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  • il y a 9 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va reparler maintenant du scandale autour de Chine.
00:04Chine qui doit ouvrir un magasin au BHV après-demain, mercredi.
00:07Vous savez qu'il se retrouve sur la tour membre parce qu'on a découvert dans les ventes par correspondance sur la plateforme
00:12qu'il proposait des poupées, des poupées sexuelles avec des précisions en disant
00:18« anus vagin pour masturbation masculine ». C'est ce qui a été écrit noir sur blanc.
00:23Alors bien évidemment, ça provoque un scandale, surtout à deux jours de l'ouverture au BHV.
00:29Il y avait une manifestation des fémen aujourd'hui avec Chine, fournisseur officiel de pédocriminels.
00:37C'était ce qui était écrit sur les pancartes. Et voilà la réponse à ce scandale du patron du BHV.
00:43Nous condamnons particulièrement ce qui s'est passé. Chine a pris des actions.
00:46Ils ont immédiatement retiré la marchandise. Eux-mêmes la condamnent. Chine eux-mêmes la condamnent.
00:52Ils sont en train de mener une enquête et cette enquête va être particulièrement menée avec fermeté et exigence.
00:57Je crois que ce qui se passe là, à la fois nous le condamnons très fermement et ça rappelle la nécessité d'une boutique
01:03puisque dans un commerce physique, ce genre de situation-là ne se serait jamais produite.
01:07Tout ce qui sera vendu au BHV sera conforme, respectera la législation française et européenne.
01:14Et régulariser les marketplaces, c'est un enjeu particulièrement important.
01:17Alors Suzanne Frugier, vous êtes avec nous. Vous êtes membre de cette association Mouv'enfant
01:22qui a mené aujourd'hui une action contre Chine devant le BHV Marais.
01:26Ces poupées sexuelles, elles ont été repérées par la répression des fraudes ce week-end.
01:31Donc le parquet de Paris a été saisi. Il y a une action en justice.
01:34Chine finalement va se défendre en disant « Mais je ne suis qu'un hébergeur de produits. »
01:39Et d'ailleurs, dès que je suis au courant de ce qu'il y a sur ma plateforme, je supprime.
01:44Est-ce qu'on n'est pas en train de faire un faux procès à Chine ?
01:46Je trouve que c'est un peu trop facile.
01:49D'abord parce que ça pose la question du contrôle et de la vérification des produits en amont.
01:54Avant de les mettre en ligne.
01:55Voilà. Donc quand même, ça veut dire que c'est trop facile.
01:57Ils se dédouanent de leurs responsabilités, premièrement.
02:02Deuxièmement, là on parle de poupées à caractère pédocriminel.
02:07Ça veut dire qu'en fait, ce n'est pas légal.
02:09Voilà. Tout simplement.
02:11C'est-à-dire qu'un client qui commande ses poupées pourrait être poursuivi lui aussi alors ?
02:16Exactement. Nous, c'est ce qu'on demande.
02:18C'est une poupée.
02:18Pardon ?
02:19Ce n'est pas un être humain. C'est une poupée. Il n'y a pas d'âge.
02:21Oui, mais la description, elle est très claire.
02:23La description, c'est un jouet à vocation de masturbation masculine.
02:28Jouet.
02:29Jouet. Jouet. Oui, mais j'ai expliqué.
02:31Il n'y a pas une ambiguïté justement ?
02:33Avec anus et vagin. On va quand même très loin dans la description.
02:37Ça a le mérite d'être très clair.
02:37Donc un client peut être poursuivi ?
02:39Et on salue d'ailleurs la répression des fraudes pour le travail qu'elle a fait en saisissant justement le parquet.
02:46Donc nous, on demande effectivement qu'elle soit retirée.
02:48Elles l'ont été. Je vais y revenir quand même parce que là, la communication aujourd'hui de Cheyenne, elle nous pose problème.
02:54Ensuite, il y a la responsabilité, d'où l'action qu'on a menée aujourd'hui de BHV dans le partenariat.
02:59Ça ne sera pas vendu ?
03:00Il faut quand même dire les choses. Ça ne sera pas vendu au BHV cette semaine.
03:04Certes. Et ensuite, effectivement, il y a la question des clients qui font l'acquisition.
03:09Parce que là, ce n'est pas un jouet anodin. Ce n'est pas un jouet qu'on achète pour sa fille, sa nièce ou je ne sais quoi.
03:15Voilà. Et si on prend un exemple...
03:18En gros, ce sont les pédophiles qui achètent ce genre de...
03:20Pédocriminels, s'il vous plaît.
03:21Pédocriminels.
03:22Mais voilà. Juste une actualité qui est récente.
03:25Et juste pour démontrer quand même que ça peut contribuer effectivement au passage à l'acte.
03:31Joël Le Squarnec. Chirurgien. Plus de 300 plaintes.
03:34Il y avait des poupées de ce type à son domicile.
03:37Il paraît qu'il n'y a pas que Chine.
03:38AliExpress, par exemple, propose également...
03:41Alors, on est beaucoup sur Chine parce que c'est l'actualité en ce moment.
03:44Mais il y a d'autres plateformes qui proposent ce type de poupées.
03:47Qu'est-ce qu'on peut faire contre ces plateformes ?
03:48Déjà, on applique la loi telle qu'elle existe en France, premièrement.
03:53Et puis, il y a peut-être...
03:54Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce qu'il faut les interdire, ces plateformes ?
03:56Effectivement, des trous dans la raquette.
03:58Et bien sûr qu'il faut les interdire.
04:00On l'a exclure, le ministre de l'économie a menacé de le faire si jamais Chine recommençait.
04:05Moi, les bras m'en sont tombés, en fait, quand j'ai entendu le ministre dire ça.
04:10On va l'écouter, justement.
04:11Il était ce matin l'invité d'Apolline de Manier sur RMC et BFM TV.
04:15Là, on a dépassé les bornes.
04:18Si ces comportements sont répétés, nous serons en droit, et je le demanderai,
04:23qu'on interdise l'accès de la plateforme Chine au marché français.
04:27C'est dans la loi, celle-là, nous l'avons votée.
04:29Pour des actes terroristes, pour le trafic de stupéfiants,
04:33et pour des objets pédo-pornographiques,
04:37le gouvernement est en droit de demander l'interdiction de l'accès au marché français.
04:44Alors Roland Lescure donne une seconde chance à Chine,
04:46parce qu'il a dit, si jamais il y a réitération de cette publication de coupée.
04:50Qu'est-ce qu'on peut faire, justement, vous qui êtes avocat, Rami Kabani ?
04:55Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement, juridiquement ?
04:57Juridiquement, effectivement, il y a la possibilité, en enclenchant plusieurs étapes d'une procédure,
05:04d'arriver à une suspension du site.
05:08Mais en réalité, ce qu'il faut faire, c'est remettre un petit peu tout ça dans son contexte,
05:12parce qu'on est dans un contexte de responsabilisation des plateformes en ligne,
05:16des sites de vente en ligne, et encore plus des très grandes plateformes en ligne.
05:19En fait, on leur impose, donc effectivement, de retirer des contenus qui sont illicites
05:25et qui leur ont été notifiés, mais également de mettre en place des procédures internes,
05:33des évaluations de risques internes, comment ils adaptent leur système de modération
05:37par rapport aux risques que leur plateforme représente.
05:40Et si l'ensemble de ces mesures ne sont pas en place,
05:42il y a également la possibilité d'enclencher des mesures,
05:46éventuellement la suspension du site.
05:48Mais c'est vrai que ça ne peut pas se faire pour les plateformes telles que Chine,
05:52qui à la fois vendent des produits et hébergent des produits vendus par des vendeurs tiers.
05:56Parce que ce n'est pas un produit Chine, c'est poupée, c'est un produit Chine.
05:59Exactement.
06:00Ils ne sont que hébergeurs.
06:01C'est pour ça que c'est important de le rappeler,
06:03parce que justement, si c'était un produit Chine, ça serait beaucoup plus simple
06:06et ça serait allé beaucoup plus vite.
06:07Ils peuvent être recéleurs de produits pédopornographiques.
06:09En fait, c'est un intermédiaire de vent.
06:11Est-ce que Chine a les moyens, et là je me tourne vers Raphaël Grabli,
06:14a les moyens de vérifier avant que ces produits soient mis en ligne sur leur site
06:20pour éviter justement ce qui s'est passé ?
06:22La question des moyens est intéressante parce qu'on voit ces images à l'écran.
06:26Déjà, il y a l'image qui est quand même assez explicite,
06:28mais pire que l'image, il y a le texte.
06:30Oui, le texte.
06:30C'est totalement explicite avec des mots qui ne cherchent pas à cacher.
06:33Je vais vous le dire clairement, voilà le descriptif sur une des poupées
06:38qui était vendue, 80 cm la poupée, vendue 187 euros.
06:42Et le descriptif est le suivant, poupée sexuelle, jouet de masturbation masculine
06:46avec corps érotique et vrais vagins et anus.
06:49Et on parle d'enfants qui sont représentés.
06:51Voilà, donc maintenant la question, c'est quand ces plateformes nous disent
06:54on met des millions d'objets en ligne, pourquoi ?
06:56Parce qu'on n'est qu'un hébergeur et que ce sont des milliers de vendeurs
06:59qui travaillent avec nous.
06:59On a des systèmes de modération extrêmement poussés avec de l'intelligence artificielle.
07:04C'est vrai qu'il y a une question qu'on peut poser,
07:05c'est ce qu'ils sont si efficaces que ça, parce que là, a priori,
07:08on peut repérer assez facilement qu'il y a potentiellement un problème.
07:13Après, il y a la question légale et vous parliez de ces sanctions.
07:17Donc vous parlez de ce qu'on appelle le Digital Service Act
07:19qui est la réglementation européenne.
07:21Mais tout ça, c'est au niveau européen.
07:22Donc c'est après enquête de la Commission européenne qui prendra des mois et des mois.
07:25Et donc c'est là où la limite, on voit la limite de ce que dit
07:29le ministre de l'Économie Roland Lescure ce matin sur BFMTV,
07:32c'est qu'il dit qu'on va potentiellement faire bloquer Chine.
07:35Ça va être très compliqué.
07:37Pourquoi ? Parce qu'en tant qu'hébergeur,
07:38et on a le même débat sur la haine en ligne, sur les réseaux sociaux,
07:41Chine n'a pas d'obligation de tout vérifier.
07:44Ils ne sont pas responsables.
07:45Par contre, ce qui est vrai, c'est que s'il y a un signalement,
07:49à ce moment-là, Chine doit agir rapidement.
07:52Ce qu'ils ont fait.
07:53Et donc ça veut dire que pour que la France puisse débuter
07:57de décider une éventuelle sanction,
07:59il faudrait que non seulement ça se reproduise,
08:02mais qu'en plus, Chine réagisse différemment,
08:04c'est-à-dire ne réagisse plus.
08:05Et ce scénario, il paraît assez peu probable.
08:07Et encore une fois, ce qui est compliqué,
08:09c'est qu'il y a un écart entre ce qui nous paraît
08:10collectivement, moralement insupportable,
08:13et l'état de la loi, qui est que Chine...
08:15Donc Chine n'est pas hors la loi, a priori.
08:16Je ne vais pas m'avancer en disant ça.
08:18Ce qui est sûr, c'est que si demain, le gouvernement dit
08:20« On bloque Chine », il va y avoir des recours juridiques
08:23au niveau français, au niveau européen,
08:25et que c'est extrêmement loin d'être acquis.
08:26Comment on peut identifier les acheteurs ?
08:28Parce que certains responsables politiques demandent
08:31qu'on identifie les acheteurs et qu'on les poursuive
08:33comme on poursuit ceux qui vont consulter
08:35des sites pédopornographiques.
08:36Il y a une possibilité pour les plateformes.
08:40Ils ont un historique des achats, des ventes.
08:42Ils ont souvent, dans leur politique de confidentialité,
08:45une information des acheteurs qui leur dit
08:46que leur données pourraient être traitées
08:48si elles doivent être communiquées à des fins d'enquête, etc.
08:50Donc la police pourrait demander à Chine
08:52les adresses des acheteurs ?
08:55Ce n'est pas exclu si, effectivement,
08:58le contenu qui est en ligne est considéré
09:00comme illicite et du coup que les achats sont illicites.
09:04Mais juste un point pour rebondir sur votre remarque,
09:07c'est que le DSA responsabilise de manière générale
09:10les très grandes plateformes.
09:12C'est vrai que la Commission européenne a des pouvoirs spéciaux
09:13pour les très grandes plateformes,
09:14mais l'ARCOM en France peut également,
09:17avec la coordination de la DGCRF et de la CNIL,
09:19en fait, ils sont tous les trois...
09:21L'ARCOM peut intervenir aussi ?
09:22L'ARCOM pourrait intervenir.
09:24C'est là le communiqué, un peu étonnant,
09:26le communiqué de la DGCRF qui parle notamment de l'ARCOM,
09:28mais l'ARCOM, c'est de la modération.
09:29Il mentionne en fait davantage que la vente de ces poupées.
09:32Il mentionne en fait les images,
09:34donc c'est-à-dire que c'est plus le fait de montrer les photos
09:36que de les vendre.
09:38Et donc, effectivement,
09:40et après, il y a la possibilité d'aller au niveau européen,
09:42mais on voit bien, il y a des enquêtes qui ont été lancées
09:43contre Twitter, contre TikTok.
09:45Pour le moment, il ne s'est rien passé,
09:47parce que c'est...
09:48Parce qu'il n'y a pas de chien qui propose ces poupées, ceux-là ?
09:50Alors déjà, mais après sur d'autres sujets,
09:52par exemple, sur la haine en ligne,
09:55sur l'incitation au suicide sur TikTok,
09:57il y a beaucoup d'enquêtes qui sont lancées au niveau européen,
09:59et ça prend énormément de temps.
10:01Donc c'est sûr que ce n'est pas...
10:02Demain, on n'aura pas la Commission européenne
10:03qui va faire faire machine.
10:04On va écouter justement ce que disait
10:06la haute-commissaire à l'enfance,
10:07Sarah Lahiri, à ce propos.
10:10Il y a bien des consommateurs,
10:11il y a bien des hommes
10:12qui ont acheté ces poupées
10:13sur notre territoire en France.
10:15Et donc, la question qui se pose,
10:17c'est jusqu'où on va ?
10:18La justice est saisie.
10:19Moi, je souhaite, pour cette fois-ci,
10:20pour protéger les enfants,
10:21parce qu'on sait à quel point
10:22la détention d'images pédocriminels
10:24fait malheureusement passer à l'acte
10:25et s'est condamnée dans notre pays,
10:29engagent les mêmes responsabilités.
10:31Mon combat, il est là.
10:32Puisque quand vous avez...
10:33Vous faites les achats d'objets
10:34aussi ignobles que ça
10:36ou quand vous détenez
10:37des images pédocriminels,
10:38alors oui, il y a un risque
10:39absolument accru de passer à l'acte.
10:42Et donc, les enfants
10:42qui sont dans les environs
10:44ou aux alentours
10:45ont vocation à être protégés.
10:47Oui, ce qu'il y a dit,
10:49c'est intéressant.
10:50Et en fait, il y a un précédent en France.
10:51C'était en 2020.
10:53Sur Amazon, il y a eu des poupées sexuelles
10:56de la même nature
10:56qui ont été mises en vente.
10:57Là encore, par ce qu'on appelle
10:58un vendeur tiers,
11:00il se trouve que la justice
11:01a retrouvé un acheteur,
11:03parce qu'apparemment,
11:04il y a peu d'acheteurs,
11:05on peut peut-être s'en réjouir,
11:06ils ont retrouvé un acheteur
11:07de cette poupée
11:08par Amazon
11:09et il a été identifié,
11:12il est passé au tribunal,
11:13au tribunal de Dieppe,
11:14en 2023.
11:16Il a été condamné,
11:16alors il a été condamné
11:17à trois mois de prison
11:18avec sursis.
11:19Mais par contre,
11:20ce qui est intéressant,
11:21c'est qu'Amazon
11:21a été mis hors de cause.
11:23Alors, Chine sera convoquée
11:24devant les députés
11:26sous 15 jours,
11:27c'est ce qu'a dit le rapporteur
11:28de la mission de l'information
11:29sur ces sites.
11:30Vous êtes,
11:31Yann Rivaud-Allan,
11:32président de la Fédération
11:33du prêt-à-porter féminin.
11:35On parle beaucoup de Chine
11:35ces derniers et ces derniers jours,
11:37parce que Chine arrive
11:38dans nos magasins
11:40à partir de cette semaine.
11:42Chine qui vend des produits
11:43illicites,
11:44qu'est-ce que vous en pensez ?
11:45Ah, pour reprendre
11:46toutes les actions
11:47illégales de Chine
11:49depuis maintenant
11:50des mois et des années.
11:51Là, encore,
11:52ce que vient de faire Chine
11:53avec cet objet sexuel
11:55qui est vendu,
11:55c'est de la préméditation.
11:57La force de Chine,
11:58c'est de faire
11:59de la production à la demande.
12:00Donc, ils savent pertinemment,
12:02parce que ce sont les forts,
12:03les plus forts
12:03en intelligence artificielle,
12:05ils savent comprendre
12:06ce que veulent les clients,
12:07quels produits
12:08leur présenter,
12:09quel descriptif mettre.
12:10Le descriptif ignoble
12:11que vous avez donné,
12:12c'est un descriptif écrit
12:14pour vendre un maximum.
12:16Et donc,
12:16toute la stratégie de Chine
12:18de se défendre en disant
12:19« je ne suis qu'un hébergeur »,
12:21elle est complètement fausse.
12:22Parce que quand vous allez
12:23sur le site de Chine,
12:25aucun d'entre nous
12:26n'aura le même site
12:26parce que Chine sait
12:28ce que vous voulez,
12:29ce que vous voulez,
12:29et ainsi de suite.
12:31Et donc, de ce fait,
12:32le côté de Chine
12:33qui est « j'ai fait une erreur,
12:34promis, je ne recommencerai plus »,
12:35elle est totalement fausse.
12:37Au contraire,
12:37c'est un acte prémédité.
12:39Et donc, il faut agir
12:40dans ce sens,
12:41y compris légalement.
12:42Il faut reprendre aussi
12:43toutes les actions
12:44illégales que Chine
12:45met en place
12:45depuis maintenant des années.
12:47Si je reprends,
12:48par exemple,
12:48sur le vol de nos données,
12:50c'est un vol caractéristique
12:51de tous les cookies,
12:52de toutes nos informations
12:53personnelles,
12:54qui ont été faits,
12:55une amende de 150 millions
12:56qui a été donnée.
12:57C'est des rabais
12:58qui sont complètement faux
12:59sur le site de Chine.
13:0157% des prix
13:02en rabais étaient faux.
13:04Là encore,
13:04une amende de 40 millions
13:05qui a été donnée.
13:06Les contrefaçons
13:07qui sont perpétuelles
13:09et quasiment tous les jours,
13:10un procès de Lacoste
13:11qui est mis en place.
13:12Et donc, Chine
13:13est une société mafieuse
13:14qui met en place
13:15des actions.
13:16– Mafieuse ?
13:16– Ah mais clairement,
13:17parce que quand on ment
13:18à ses clients,
13:19quand on vend des produits
13:20cancérigènes,
13:21vendre en fait
13:22un objet sexuel,
13:23évidemment,
13:23c'est ignoble,
13:24mais vendre des chaussures
13:25pour enfants
13:26avec une tente quantité
13:27de plomb
13:27qui est capable
13:28de donner le cancer.
13:29Là aussi…
13:30– C'est très grave
13:31ce que vous dites.
13:31– Bien sûr,
13:32mais j'assume complètement.
13:32Est-ce que ça a été prouvé
13:33de manière sanitaire
13:35et autre ?
13:36– Vous pensez bien
13:36en fait de tout ce que…
13:37– Là, vous allez prendre
13:38un poisson de diffamation.
13:39– Ah mais je l'attends
13:40avec plaisir
13:40parce que…
13:41– Vous pouvez le démontrer.
13:42– Tout ce que fait Chine,
13:43et je le répète
13:44depuis maintenant des années,
13:45est illégal
13:46et chaque fois qu'ils se font
13:47topé, ils disent…
13:48– Alors pourquoi Chine
13:50est aussi populaire ?
13:51– Parce que quand on est
13:53une société comme eux
13:54qui font la concurrence
13:55des loyales
13:56et qui ne payent ni TVA
13:57ni ses employés
13:58et qui se débrouillent
14:00pour envoyer des produits
14:01qui sont toxiques,
14:02eh bien on arrive
14:03à vendre des t-shirts
14:03à 3 euros.
14:04– Donc au BHV,
14:05il va y avoir
14:05des produits toxiques ?
14:06– Alors c'est simple,
14:06au BHV,
14:07on va voir un truc très simple,
14:08c'est avec des produits spéciaux
14:09qui vont être faits,
14:10qui vont être justement
14:11plus ou moins conformes,
14:12qui vont être beaucoup plus chers.
14:13– Plus ou moins conformes ?
14:14– Bah oui,
14:14parce que ça dépend
14:16du niveau de conformité.
14:17On va se dire
14:18« Ah, le produit a l'air bien »
14:19et puis on va se dire
14:20« Où est-ce qu'il a été fabriqué ? »
14:21Et puis quand on va creuser
14:22au bout du bout,
14:23en fait,
14:24on va, je pense,
14:25avoir des surprises.
14:25– Parce qu'ils n'arrivent pas
14:26qu'au BHV,
14:27ils arrivent dans 5 ou 6 villes
14:28de France, là, à Chine.
14:29– Bien sûr,
14:29mais là encore…
14:30– Ils avaient des produits
14:30un peu plus chers.
14:31– Ces quantités
14:32vont être ridicules.
14:33Au BHV,
14:33il va être vendu
14:34grosso modo 1000-2000 produits
14:35maximum par jour.
14:36– Mais à des prix
14:37ultra compétitifs, toujours.
14:38– Non, du tout,
14:38au contraire,
14:39ça va être plutôt cher.
14:39– Cher par rapport à Chine.
14:41– J'ai visité le pop-up
14:42il y a à peine 3 semaines.
14:43– Il faut expliquer
14:44ce que c'est qu'un pop-up.
14:44– Un pop-up,
14:45c'est un magasin éphémère
14:46qui est ouvert pendant
14:46quelques jours.
14:47Eh bien, je vais dans le pop-up
14:49et quand je scannais les produits,
14:51je ne m'apercevais qu'en ligne,
14:52ils étaient 2-3 fois moins chers.
14:54– C'est-à-dire qu'ils passent
14:55de 1,50€ à 3€ ?
14:57– Voilà, par exemple,
14:57c'est un blouson
14:58qui facialement était à 50€.
15:00Quand je scannais l'étiquette
15:02sur le site,
15:03il était à 20€.
15:04– Donc en fait,
15:04ils vont se servir de ça
15:05pour faire une vitrine respectable,
15:07pour dire, regardez,
15:08Chine c'est formidable,
15:09on est quand même
15:10un peu moins chers,
15:11mais ce n'est pas
15:11ce que vous nous racontez,
15:12ils sont tous les plateaux télé,
15:13on n'est pas dans
15:14une concurrence éloyale.
15:15C'est très habile.
15:16Mais quel est, justement,
15:18qui représentez
15:19le prêt-à-porter féminin français ?
15:20C'est quoi la réponse
15:21à leur apporter ?
15:22Parce qu'on est dans
15:23un secteur concurrentiel,
15:24libre,
15:25qu'est-ce qu'on peut faire
15:26contre Chine ?
15:27– Alors, il est libre
15:28si justement,
15:29on permet aux mafieux
15:31de travailler au même niveau
15:32que les sociétés qui sont
15:33dans les règles de la loi.
15:34– Donc on devrait
15:35interdire Chine,
15:35si je vous comprends bien,
15:36si c'est la mafia
15:36pour l'interdire ?
15:37– Évidemment.
15:38– Donc M. Lescure,
15:40qui commence à dire peut-être
15:41qu'il faut qu'il aille plus loin,
15:42M. Lescure,
15:43il faut qu'il interdise.
15:43– M. Lescure, justement,
15:44il faut qu'il fasse
15:45son travail avec les douanes,
15:47parce que les douanes en France
15:48ont zéro.
15:49Vraiment,
15:50pour contrôler les produits,
15:51on contrôle quoi ?
15:510,2% des produits,
15:53grand maximum.
15:54Donc de ce fait,
15:55c'est de plus en plus compliqué
15:56et on le voit clairement
15:57aux Etats-Unis,
15:58c'est remonté,
15:58mais on n'en parle pas en France,
15:59la drogue aussi
16:00passe par ses petits colis.
16:02Donc le but,
16:03c'est clairement
16:03de mettre une taxe
16:04sur tous les petits colis,
16:05de donner un maximum
16:06d'argent aux douanes
16:07pour stopper
16:08tous ces produits
16:09qui sont dangereux
16:10pour les consommateurs
16:11et évidemment
16:12de stopper
16:12toutes les choses
16:13en plus qui sont sorties,
16:15comme ces fillettes par exemple
16:16ou évidemment aussi la drogue.
16:17– Là, il faut reconnaître
16:18que c'est la répression
16:18des fraudes
16:19qui a alerté
16:20le parquet de Paris.
16:21Donc là, pour le coup,
16:22le système de régulation
16:24a fonctionné.
16:24– Tout à fait.
16:25Par contre,
16:25quand même,
16:27on ne peut pas mettre
16:27au même niveau
16:28des produits dangereux
16:30parce que c'est là
16:31que Shane a été
16:32régulièrement…
16:33– Épinglé pour cela.
16:35– Voilà.
16:36Là, on parle en fait,
16:37on va revenir quand même,
16:38c'est important,
16:39de produits
16:41à caractère pédocriminel.
16:44Donc…
16:45– Donc il ne faut pas
16:45tergiverser,
16:46vous dites,
16:46il faut interdire.
16:47– Oui, on ne peut pas
16:47tergiverser.
16:48En fait, le problème,
16:49c'est quoi ?
16:49C'est la culture
16:50de la pédocriminalité.
16:52Et ça, malheureusement,
16:53en France,
16:53on est très très bon là-dessus.
16:55– Tout le monde est choqué
16:57par ces images.
16:58– Tout le monde est choqué,
16:59ok, concrètement,
17:00il se passe quoi ?
17:01– Vous avez dit
17:01qu'on est très très bon
17:02sur quoi ?
17:03– Sur la culture
17:03de la pédocriminalité
17:05et aussi de la culture
17:06de l'impunité.
17:06Je vais l'expliquer.
17:08Je vais l'expliquer.
17:09On n'a pas de politique publique
17:10dédiée en France,
17:12clairement,
17:12pour protéger les enfants.
17:14– On a une haute commissaire
17:15à l'enfance maintenant.
17:15– On a une haute commissaire
17:16effectivement à l'enfance,
17:18Sarah et Laéry,
17:19certes,
17:19sauf que nous,
17:20on a demandé
17:20un ministère dédié
17:21et pire que ça,
17:25parce qu'à Mouve-Enfant,
17:27on est essentiellement
17:27des survivantes
17:28et des survivantes
17:28de violences sexuelles
17:29dans l'enfance.
17:30Il y a eu le rapport
17:30de la civise,
17:3182 préconisations,
17:33aucune d'entre elles
17:34aujourd'hui
17:34n'a été mise en place.
17:36Le rapport,
17:36il a été rendu
17:37en novembre 2023.
17:38Donc ça veut dire quoi ?
17:39Ça veut dire
17:40qu'il n'y a pas de volonté
17:41en fait.
17:42Et là,
17:43on voit bien,
17:44il a fallu
17:45qu'effectivement
17:46qu'il y ait du bruit,
17:48que nous,
17:48on se mobilise
17:49pour que les politiques
17:51commencent enfin
17:52à réagir.
17:53Enfin.
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