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  • il y a 3 mois
Alban Vialla, cofondateur de TaTonDef', était l'invité de Sandra Gandoin dans Le Pitch de l'émission Good Morning Business, ce mardi 28 octobre. Ils sont revenus sur ce défibrillateur pour particuliers qui révolutionne les standards de traitement des arrêts cardiaque, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:03Le pitch, et on va parler de sauver des vies.
00:06Aujourd'hui, c'est Alban Vialak, nous recevons cofondateur de Taton Def.
00:10Alban, vous avez une minute pour pitcher Taton Def.
00:13Bonjour, chez Taton Def, notre mission est simple, sauver des vies.
00:17Aujourd'hui en France, plus de 40 000 personnes sont victimes d'arrêts cardiaques chaque année,
00:20ce qui en fait la deuxième cause de mortalité dans notre pays.
00:23C'est pourquoi nous avions décidé au départ de construire notre propre défibrillateur,
00:27mais nous avons découvert cette innovation australienne, déjà certifiée,
00:33ce qui nous a permis de gagner du temps sur le déploiement et la prise en charge de l'arrêt cardiaque.
00:39Mais sauver des vies, ce n'est pas qu'une question de matériel, c'est aussi une question d'organisation.
00:44Aujourd'hui en France, sur les organisations sportives ou les stations,
00:49les secours sont souvent privés et il est difficile de savoir qui appeler.
00:52C'est aussi pourquoi nous avons développé deux applications,
00:54Safe Race et SOS Montaigne dans le but de donner le bon numéro au bon moment
01:00avec une géolocalisation intégrée pour que les gens sachent qui appeler au bon moment.
01:05Aujourd'hui, Taton Def a pour objectif de faire de chaque citoyen un élément crucial du maillon de la chaîne des secours.
01:12Voilà pour le pitch Taton Def, ton défibrillateur.
01:16Question d'Anthony Morel.
01:17Montrez-le bien parce qu'on ne l'a pas vu du tout en fait.
01:19Montrez-le bien à la caméra.
01:20C'est tout petit, il faut le décrire pour ceux qui nous écoutent, c'est une petite tablette en fait.
01:25C'est un peu plus gros qu'un smartphone ou la taille d'une tablette de chocolat.
01:28C'est ça.
01:29Il fait 450 grammes, donc c'est l'ultra portabilité qui nous a permis de développer d'autres choses à côté
01:35pour pouvoir équiper des coureurs par exemple sur des événements sportifs.
01:38On peut les faire courir avec et les faire déclencher justement via l'application Safe Race
01:43pour venir sécuriser les événements sportifs.
01:45Mais c'est un coureur qui va partir sur une course, il va porter ça dans sa...
01:49Sur la base du volontariat, on a mis ça en place en juin dernier dans le département de la Loire
01:54où on a eu 37 personnes qui ont décidé de courir avec ce défibrillateur
01:59et potentiellement alertables via l'application Safe Race sur le parcours
02:02pour justement être beaucoup plus rapide sur la prise en charge de la RECA.
02:06C'est-à-dire que ce que vous préconisez, c'est que finalement n'importe qui se balade
02:10avec un défibrillateur sur lui dans la rue.
02:12On n'en a pas besoin tous les jours non plus.
02:14On ne va pas se trimballer avec ça même si ça tient dans la poche tous les jours.
02:18L'idée justement, c'est d'arriver à le démocratiser.
02:20C'est vraiment notre mission et démocratiser les gestes de secours.
02:23Pourquoi ? Parce que sur un arrêt cardiaque, si on veut être efficace,
02:25il faut intervenir dans les trois premières minutes.
02:27Si on vient alerter, masser, défibriller dans les trois premières minutes,
02:31on va passer les chances de survie de la victime de 5 à 70% de chances de survie.
02:35Eva, j'ai plusieurs questions parce qu'on voit que c'est une toute petite boîte.
02:38Vous ne nous avez pas trop expliqué comment ça fonctionnait.
02:40Alors en fait, on va venir l'ouvrir et l'action de le casser va venir le mettre en route
02:45et après, il va venir vous guider pas à pas en fait.
02:47Tous les défibrillateurs que vous avez sur le territoire français
02:49vont vous expliquer comment coller les électrodes,
02:52vous dire quand ils vont analyser, choquer et délivrer le choc si besoin.
02:57Et après, on va avoir un métronome qui va venir vous guider
03:00pour la réalisation des compressions thoraciques.
03:02Donc là, vous parlez des particuliers.
03:04Est-ce que vous avez pour but de vous adresser à des entreprises ou à des collectivités ?
03:08Alors en France, nos premiers clients, c'est les collectivités avec des polices municipales,
03:12par exemple, comme la police municipale d'Auban qui est nos premiers clients.
03:15Le particulier, on va y venir, mais pas tout de suite.
03:18On n'a pas encore cette culture de je veux avoir un défibrillateur à la maison.
03:21C'est assez anxiogène, donc ça fait un peu peur.
03:23Peut-être pour l'avoir, cette culture, on peut peut-être rappeler le taux de survie sans défibrillateur
03:27et le taux de survie avec quand il y a un arrêt cardiaque.
03:29Actuellement, aujourd'hui, en France, on a à peu près 5% de chances de survie sur le territoire français
03:33si on fait un arrêt cardiaque sur la voie publique,
03:35contre 40% dans les pays anglo-saxons.
03:38Et si vraiment on veut être très bon sur la prise en charge,
03:42il faut alerter et masser et défibriller, comme je vous disais, en moins de 3 minutes.
03:45Et là, on va passer les chances de survie de 5 à 70%.
03:47Chaque minute qui passe sur un arrêt cardiaque, si rien n'est fait, on perd 10% de chances de survie.
03:52C'est vrai, il n'y a pas de doute sur le fait qu'il faut plus de défibrillateurs dans l'espace public.
03:56Mais après, la question, c'est sur le fait de l'avoir sur soi ou de l'avoir à la maison.
04:01Je sais qu'il y a des études qui ont été faites qui montraient que le risque-bénéfice n'était pas si important que ça.
04:06Même si, c'est vrai que si on en a besoin, c'est clair que c'est bien qu'il soit là.
04:10Mais en réalité, à l'échelle d'une population globale, ce n'est pas forcément si évident que ça.
04:14Ce n'est pas si évident parce qu'on communique très peu sur les chiffres.
04:17Mais ça reste quand même la deuxième cause de mortalité dans notre pays.
04:19Et aujourd'hui, on a des gens qui vivent avec des défibrillateurs implantables de part des pathologies
04:26ou qui ont déjà su d'autres, des sportifs de haut niveau.
04:28On en a vu médiatiser il y a peu de temps, des joueurs de foot.
04:31Donc, il y a un réel intérêt.
04:33Mais après, oui, vraiment, l'objectif, c'est d'arriver à faire de la communication sur le sujet.
04:37Très vite, à voir.
04:37Au niveau du prix du marché, vous êtes situé comment ?
04:39On est à peu près deux fois moins cher que ce qui se fait actuellement.
04:44On va être à 499 euros de TTC pour ce modèle de défibrillateur.
04:49Donc, on est sur un prix quand même assez accessible.
04:51Les applis sont gratuites sur Android et sur iOS ?
04:55Oui, les deux applications sont gratuites.
04:57Pour revenir sur ce que disait Anthony, finalement, est-ce qu'il ne faut pas cibler justement
05:01les événements sportifs, les grands rassemblements, ce genre de choses absolument,
05:05et pas l'individu réellement ?
05:06C'est ce produit qui nous a permis justement de développer Safe Race et SOS Montaigne.
05:11Donc, Safe Race, c'est vraiment pour la prise en charge de l'arrêt cardiaque
05:13et aussi de donner le bon numéro de secours aux participants.
05:17Parce qu'ils ont le numéro sur le dossard, mais dans la panique,
05:19on sait que le téléphone devient une extension de la main.
05:21Donc, c'est peut-être plus facile d'avoir le numéro.
05:23Et pareil, dans les stations de ski, parce qu'on sait tous qu'il y a des pisteurs,
05:25mais comment les appeler, où je suis, etc.
05:27Donc, c'est pour ça qu'SOS Montaigne sera disponible en station d'ici le début de saison.
05:32Le défibrillateur pour tous.
05:34Marcel Banviala, merci d'être venu cofondateur de Taton Def dans le pitch de la matinale.
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