- il y a 3 mois
Le 14 octobre 2025, la commission des Affaires européennes du Sénat recevait Stéphane Séjourné commissaire européen à la Prospérité et à la Stratégie industrielle. Ce dernier a évoqué les grands progrès réalisés ces derniers mois dans l'Union en matière de politique industrielle et a rappelé la nécessité d'une production européenne forte pour assurer la souveraineté du Vieux Continent.
Au cours de son intervention, certains dossiers stratégiques majeurs ont pu être abordés, parmi lesquels la guerre commerciale avec les Etats-Unis, la taxation des petits colis et des véhicules électriques chinois, ou encore le soutien à la métallurgie et à l'industrie pharmaceutique européennes. L'occasion pour le commissaire de rappeler l'importance d'une Europe unie - dont le marché intérieur gagnerait à être développé, et l'économie à être protégée.
Revivez son intervention au sein de la chambre haute. Année de Production : 2025
Au cours de son intervention, certains dossiers stratégiques majeurs ont pu être abordés, parmi lesquels la guerre commerciale avec les Etats-Unis, la taxation des petits colis et des véhicules électriques chinois, ou encore le soutien à la métallurgie et à l'industrie pharmaceutique européennes. L'occasion pour le commissaire de rappeler l'importance d'une Europe unie - dont le marché intérieur gagnerait à être développé, et l'économie à être protégée.
Revivez son intervention au sein de la chambre haute. Année de Production : 2025
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00:00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:13l'émission qui vous fait vivre les travaux de la Haute Assemblée.
00:00:16On va parler d'industrie européenne aujourd'hui, puisque les sénateurs ont auditionné la semaine dernière
00:00:20Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne en charge de la stratégie industrielle.
00:00:26L'occasion de présenter au Sénat le plan de la Commission européenne pour relancer à l'industrie du vieux continent en crise,
00:00:33dans certains secteurs comme l'automobile et la sidérurgie, une relance industrielle à concilier avec la transition écologique.
00:00:40Je vous laisse écouter cette audition.
00:00:42Si vous le voulez bien, nous allons commencer notre réunion, puisque à 15h, il y a la déclaration de politique générale
00:00:49et nous aurons la lecture concomitante au Sénat, faite par Laurent Nunez.
00:00:54Je pense que tout le monde voudra y être.
00:00:57Mes chers collègues, nous accueillons aujourd'hui le commissaire européen français à qui nous souhaitons la bienvenue,
00:01:02Stéphane Séjourné, qui est vice-président exécutif de la Commission européenne chargée de la prospérité et de la stratégie industrielle.
00:01:10Je rappelle que cette audition est captée et diffusée sur le site Internet du Sénat.
00:01:15Et je salue également en préambule l'arrivée dans notre commission de notre collègue Bruno Belin,
00:01:19qui n'est peut-être pas encore là. Bon, il a été informé de sa rentrée, qui remplace André Reichardt.
00:01:24Et je vous avais annoncé, comme vice-président la semaine dernière, Ronan Le Gleu.
00:01:30Monsieur le commissaire, nous sommes heureux de vous recevoir aujourd'hui dans un contexte national qui est particulier.
00:01:35Nous venons de l'évoquer, marqué par la formation d'un nouveau gouvernement, le quatrième depuis septembre 2024.
00:01:40Sans commenter l'actualité nationale, en tant que commissaire européen français, j'aimerais que vous indiquiez comment la situation politique française est perçue par la Commission européenne.
00:01:51Et si, en dépit des difficultés que nous traversons, la France vous paraît autant en capacité d'exercer une influence dans les négociations européennes en cours.
00:02:00Parallèlement, j'observe que les motions de censure ne sont pas le propre de l'Assemblée nationale française.
00:02:05La Commission européenne, ayant déjà fait face à une motion de censure présentée au Parlement européen en juillet, elle en a affronté deux autres la semaine dernière.
00:02:15Si ces motions ont été de très loin repoussées, il n'en demeure pas moins que celle-ci, la Commission entre autres, est sous pression.
00:02:24Le Parlement européen se montre ainsi globalement offensif dans les relations interinstitutionnelles.
00:02:29Il l'a prouvé à propos du règlement SAIF en décidant de saisir la Cour de justice de l'Union après sa mise à l'écart du processus législatif.
00:02:40Comment ces tensions, qui reflètent pour une part les nouveaux équilibres internes au Parlement européen, sont-elles prises en compte par le Collège des commissaires ?
00:02:48Et la Commission européenne, en tant que telle, ne se trouve-t-elle pas fragilisée ?
00:02:53Ces éléments de contexte me paraissent importants, car ils conditionnent partiellement la capacité de l'Europe à être une réelle puissance,
00:02:59notamment sur le plan économique, face à des compétiteurs internationaux qui se montrent de plus en plus agressifs.
00:03:06Restaurer la compétitivité de l'Union européenne est l'un des axes majeurs de l'action de la Commission européenne au cours de cette mandature,
00:03:14et vous en êtes très largement l'incarnation en tant que vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.
00:03:21Le marché unique est en effet l'un des atouts majeurs de l'Union européenne.
00:03:26Nous ne cessons de le défendre, et nous devons ajuster nos réglementations pour en tirer le meilleur parti.
00:03:32Enrico Letta et Mario Draghi avaient dressé des constats sans appel sur la nécessité de redresser rapidement la barre.
00:03:39La Commission européenne s'y emploie aujourd'hui en présentant des paquets omnibus successifs,
00:03:44afin d'alléger les contraintes réglementaires pesant sur les opérateurs économiques.
00:03:48Je pense notamment au texte de simplification que vous avez porté en faveur des petites et moyennes entreprises,
00:03:54et des petites entreprises de taille intermédiaire.
00:03:58Au-delà, vous avez présenté la semaine dernière un plan spécifique de protection du marché européen,
00:04:03en précisant que nous le faisions avec nos valeurs et notre méthode,
00:04:07le respect du droit international et le dialogue avec nos partenaires.
00:04:11Pourriez-vous nous en dire davantage, tant sur le fond des mesures proposées,
00:04:14que sur le changement de philosophie de la Commission européenne.
00:04:18Vous êtes rendu vendredi dernier à Dunkerque.
00:04:20Désolé, je n'ai pas pu participer.
00:04:23C'est ma région, mais voilà.
00:04:27L'agenda n'était pas modifiable, en l'occurrence.
00:04:30Et nous savons que si nous ne défendons pas notre industrie,
00:04:34si nous ne protégeons pas notre base industrielle,
00:04:37nous ne serons pas en capacité de résister aux compétiteurs extérieurs
00:04:41qui ne s'embarrassent pas des mêmes contraintes que nous.
00:04:46Cela nous renvoie à la question de l'articulation entre politique industrielle
00:04:50et gestion de transition climatique et numérique.
00:04:53Nous avons adopté la semaine dernière une position nuancée sur l'objectif climatique
00:04:58proposé par la Commission à l'horizon 2040.
00:05:01La difficulté à s'accorder sur cet objectif,
00:05:03tout comme sur l'objectif 2035, illustre la difficulté à trouver les bons paramètres.
00:05:09Il faudra également, je tiens à le souligner,
00:05:10réviser le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières
00:05:13qui présente aujourd'hui des failles pour le développement de nos industries européennes,
00:05:17mais aussi réviser le cadre régissant les marchés publics,
00:05:20le Sénat ayant formulé des propositions en la matière.
00:05:24En quelques mots, en fait, il faut alléger.
00:05:29Nous attendons aussi avec impatience des propositions
00:05:31qui doivent être présentées dans les prochaines semaines
00:05:35concernant la mise en œuvre du pacte pour l'industrie propre
00:05:38et concernant l'union de l'épargne et des investissements,
00:05:43éléments absolument indispensables pour développer la compétitivité de l'union.
00:05:48Je voudrais souligner la nécessité de se doter des bons instruments de soutien
00:05:51à la compétitivité européenne à l'avenir.
00:05:54La Commission européenne, dans le cadre de la préparation du prochain cadre financier pluriannuel,
00:05:59a présenté une proposition de fonds de compétitivité fusionnant de nombreux instruments existants
00:06:04et pouvant s'appuyer sur un critère de préférence européenne.
00:06:08Vous avez qualifié ce nouveau fonds de force de frappe et d'investissement
00:06:11dans les secteurs stratégiques tout au long du cycle de développement de la recherche à la production.
00:06:17Je souhaite que vous puissiez préciser les intentions de la Commission
00:06:21et la valeur ajoutée qui est attendue de ce fonds.
00:06:25Voici quelques questions introductives, mais je ne doute pas que mes collègues en auront bien d'autres.
00:06:30Monsieur le Commissaire, je vous cède la parole pour une quinzaine de minutes, si ça vous va.
00:06:35Et puis, en fait, c'est surtout le jeu de questions-réponses qui est essentiel ici.
00:06:39Je vois qu'il y a quand même beaucoup de commissaires qui se sont libérés,
00:06:42malgré les contraintes et les informations de dernière minute.
00:06:46Merci, en tout cas, d'avoir répondu à 13h30 à cette invitation.
00:06:51Merci, Monsieur le Président.
00:06:53Et Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,
00:06:56c'est avec plaisir que je réponds à votre invitation.
00:06:59J'étais la semaine dernière, d'ailleurs, au Cortès en Espagne
00:07:03pour pouvoir jouer exactement ce jeu de questions-réponses avec l'ensemble des parlements nationaux.
00:07:08Ça fait partie également de notre responsabilité en tant que vice-président de la Commission européenne,
00:07:15puisque mon portefeuille concerne l'ensemble des États membres.
00:07:20Et je continuerai à échanger et à me prêter à l'exercice des questions-réponses
00:07:25et des auditions parlementaires dans l'ensemble des États membres.
00:07:29Je vous recommande également, avant de commencer mon propos introductif,
00:07:33de solliciter mes collègues sur d'autres types de portefeuilles.
00:07:37Je sais que les sujets agriculteurs, numériques, sont des sujets aussi dont votre Commission a tendance à examiner
00:07:45également les politiques publiques européennes.
00:07:48Et mes collègues seront ravis également de se prêter à cet exercice démocratique et de transparence.
00:07:54Peut-être pour revenir sur notre stratégie globale,
00:07:57et avant de rentrer dans les éléments de frontière entre la frontière politique nationale et européenne,
00:08:04que vous évoquiez dans votre première question,
00:08:06peut-être vous donner quelques éléments de notre stratégie industrielle et économique
00:08:13que nous devons revoir au niveau européen,
00:08:16à l'aune notamment des enjeux géopolitiques
00:08:18et des différences qui ont eu lieu depuis maintenant quelques mois dans le monde.
00:08:27Je pense, et je ne vais pas revenir trop longuement sur les enjeux géopolitiques,
00:08:30mais la guerre commerciale lancée avec Donald Trump et la nouvelle administration américaine,
00:08:37les enjeux de nouvel accord géostratégique et commercial avec la Chine,
00:08:44qui est nécessaire pour notre économie,
00:08:46avec un enjeu, c'est de ne pas nous retrouver avec toutes les surcapacités mondiales,
00:08:51d'une économie mondiale qui se ferme de plus en plus au niveau européen.
00:08:57Et donc, en quelque sorte, si je veux résumer,
00:09:01quel est le nouveau modèle économique européen,
00:09:05modèle économique et commercial européen pour les prochaines années
00:09:10et dans quelle mesure la Commission européenne répond aux enjeux économiques du marché intérieur.
00:09:16Je voudrais peut-être développer deux éléments que nous faisons en parallèle
00:09:22en termes de politique publique et de changement de doctrine.
00:09:26Le premier, il va dans l'agenda de compétitivité que vous évoquiez,
00:09:31avec la simplification, avec le travail sur le marché intérieur,
00:09:35mais également avec nos objectifs de diversification de nos exportations au niveau européen.
00:09:42Il est sur le fait de diversifier et donc de construire des accords commerciaux de nouvelle génération,
00:09:49qui soient plus précis, plus pragmatiques pour nous.
00:09:54Peut-être également sur des sujets beaucoup plus resserrés.
00:09:58On aura probablement l'occasion de reparler dans les jeux de questions-réponses des accords commerciaux.
00:10:03Mais si nous voulons avoir plus de transparence et peut-être également plus de pragmatisme
00:10:09dans le cadre de nos intérêts européens, nous avons intérêt à regarder secteur par secteur,
00:10:16matière première, secteur stratégique, quels sont nos intérêts dans ce nouveau commerce international qui se dessine.
00:10:26Et c'est pour cela que la Commission européenne a accéléré l'ensemble des accords
00:10:30pour pouvoir diversifier, ne pas être dépendant uniquement du marché américain
00:10:34ou d'un marché particulier pour un secteur particulier,
00:10:38ce qui nous rend vulnérables dans les négociations.
00:10:40On y reviendra peut-être.
00:10:42Mais l'accord qui est en préparation avec l'Inde, l'Indonésie,
00:10:47nous avons refait un tour pour pouvoir faire une nouvelle passe avec nos partenaires,
00:10:54qui sont des partenaires privilégiés, qui partagent nos valeurs,
00:10:57qui veulent respecter le commerce international, qui vivent en démocratie.
00:11:01Je pense notamment à tous les pays du G7 sur lesquels nous avons déjà des accords commerciaux bilatéraux
00:11:08entre l'Union européenne et ces pays-là, le Japon, le Canada, y compris le Royaume-Uni et l'Australie.
00:11:21Ce sont par exemple des pays sur lesquels nous pouvons approfondir nos accords commerciaux,
00:11:25regarder stratégiquement ce que nous avons besoin en Europe,
00:11:28ce que nous pouvons apporter également à leurs pays,
00:11:31et regarder comment nous pouvons, dans ce cadre-là, diversifier un certain nombre de secteurs.
00:11:37Je pense notamment à des secteurs comme les vins et les spirituels aujourd'hui,
00:11:40qui sont très dépendants de deux gros marchés,
00:11:43et qui ont besoin de trouver de nouveaux débouchés,
00:11:46si nous ne voulons pas être soumis à du chantage commercial
00:11:51par des pays qui fermeraient progressivement leurs marchés.
00:11:54Premier point.
00:11:56Le deuxième point et la deuxième réponse, c'est le marché intérieur.
00:11:58Je l'évoquais, 450 millions de consommateurs.
00:12:02C'est un marché qui est sous-exploité au niveau européen.
00:12:06Nos entreprises européennes ont souvent d'ailleurs beaucoup plus privilégié l'international à l'Europe,
00:12:14et donc notamment les entreprises françaises se sont beaucoup internationalisées avant de s'européaniser.
00:12:18450 millions de consommateurs, une classe moyenne qui est aussi en capacité aujourd'hui
00:12:24de pouvoir tirer une consommation, une capacité pour nos entreprises de grandir,
00:12:29de grossir dans ce marché européen.
00:12:32L'objectif pour nous est de renforcer ce marché,
00:12:35mais donc d'avoir une stratégie dans ce cadre-là de barrières réglementaires.
00:12:42C'est toutes les surtranspositions, M. le Président, Mesdames, Messieurs les sénatrices et sénateurs,
00:12:49qu'à la fois les parlements nationaux ont construits, mais aussi à la demande souvent des secteurs privés.
00:12:54Je l'ai dit devant les organisations syndicales et professionnelles.
00:12:58Souvent, ces réglementations nouvelles ou ces barrières internes en Europe ont été construites également par le secteur privé.
00:13:06Et donc, c'est une responsabilité collective aujourd'hui de regarder secteur par secteur.
00:13:13Et nous avons identifié une dizaine de barrières réglementaires européennes
00:13:16qui auraient comme conséquence, si nous réglions en tout cas au niveau européen,
00:13:24nous pouvions retirer ces barrières, des conséquences économiques importantes,
00:13:29positives et importantes pour nos entreprises européennes.
00:13:32La France a souvent été mis dans le camp des sceptiques du marché intérieur.
00:13:43On a souvent protégé notre marché.
00:13:46Mais nous avons des entreprises ici, mais comme en Allemagne,
00:13:50qui sont du niveau européen et qui sont capables d'aller sur le marché européen.
00:13:55Et donc, c'est aussi un changement de culture politique pour nos entreprises
00:13:59et nos responsables politiques de se mettre dorénavant dans le camp des amis du marché intérieur,
00:14:05de renouer en quelque sorte avec l'ancien président de la Commission européenne française
00:14:14qui a inventé ce marché intérieur de l'or
00:14:17et d'avoir ce moment un peu doloriste dans notre capacité à pouvoir regarder toutes ces barrières.
00:14:25Ce sont deux stratégies que nous sommes en train de mener, vous l'avez compris, extérieures et intérieures,
00:14:32extérieures pour diversifier, intérieures pour permettre à nos entreprises d'obtenir des gains de croissance
00:14:39au moment où tous les marchés internationaux sont en train de se tendre,
00:14:44avec des incertitudes géopolitiques fortes.
00:14:47Et même si nous avons réglé une partie et stabilisé une partie de nos accords commerciaux,
00:14:53je ne suis pas encore sûr à 100% qu'il n'y a pas, dans les semaines ou les mois ou les années qui viennent,
00:15:02encore des différents commerciaux et des tensions liées notamment aux accords avec les US ou à d'autres types d'accords.
00:15:09Premier point. Le deuxième, et il est presque parallèle à ces deux éléments,
00:15:16il est la protection du marché européen.
00:15:19Et donc, nous ne pouvons pas construire le marché et enlever les barrières réglementaires entre nous
00:15:24si nous n'avons pas des éléments de protection des barrières extérieures aux frontières de l'Union européenne.
00:15:30Et donc, il faut synchroniser ces deux réformes, construire et faire avancer notre réforme des douanes
00:15:38qui est bloquée aujourd'hui au Conseil européen, trouver un accord pour pouvoir construire cet élément
00:15:47qui nous permettra d'avoir une agence des douanes, contrôle supplémentaire, taxer les petits paquets venant de Chine,
00:15:56protéger commercialement avec des mêmes régulations l'ensemble des frontières européennes
00:16:03et en même temps avoir la capacité d'offrir aux entreprises qui viennent investir en Europe
00:16:09ou à nos entreprises européennes un marché de 450 millions.
00:16:13Mais les deux vont en même temps et c'est l'effort que j'essaye de faire au niveau européen,
00:16:18resynchroniser ces réformes, oui à la construction du marché intérieur,
00:16:22mais à condition de qu'ils puissent être protégés de l'extérieur,
00:16:27notamment des entreprises ou des pays qui ne jouent pas la concurrence loyale avec les entreprises européennes.
00:16:34Si nous avons ces deux éléments, nous pouvons construire les conditions d'un nouveau modèle économique
00:16:43avec de nouvelles conditions à l'entrée sur le marché européen qu'il faut repenser.
00:16:48Je pense notamment à l'outil que j'aurai à présenter à la Commission européenne avant la fin de l'année.
00:16:56C'est un projet de loi qui sera l'accélérateur industriel.
00:16:59En quelque sorte, si je veux le synthétiser, c'est une loi d'accélération des rapports Draghi et l'État
00:17:09que nous aura à présenter dans les prochaines semaines
00:17:13et qui aura également pour vocation de construire les éléments de parallélisme à l'extérieur,
00:17:22c'est-à-dire d'investissement et les conditions d'investissement dues sur le marché européen.
00:17:29Je pense notamment aux entreprises internationales qui souhaitent venir sur le marché européen.
00:17:35On a souvent eu en Europe une stratégie pour ouvrir des marchés à l'extérieur,
00:17:41mais sans penser les réciprocités d'accès à notre marché.
00:17:44C'est ce qu'on a appelé souvent en France la naïveté européenne,
00:17:48un marché ouvert aux 80 ans et qui met en difficulté nos entreprises européennes.
00:17:54Nous souhaitons construire les conditions de cette réciprocité,
00:17:57c'est-à-dire mettre des conditions dans des investissements étrangers,
00:18:01transfert de technologies, travail avec des joint ventures européennes,
00:18:08c'est-à-dire avoir de jumelage entre les entreprises pour pouvoir construire ces réciprocités.
00:18:13Et puis des conditions également d'utilisation de toute notre chaîne de valeur.
00:18:19Je pense notamment au domaine de l'automobile.
00:18:21Monsieur le Président, on a souvent eu des tensions commerciales avec la Chine ces derniers temps
00:18:27sur les 35% de droits de douane que nous imposons aux véhicules électriques.
00:18:33Il y a une alternative à ça, c'est de faire construire la voiture électrique chinoise en Europe
00:18:39avec des conditions de transfert de technologies pour la batterie et le secteur de la batterie,
00:18:43avec également le fait de faire fonctionner notre chaîne de valeur, nos sous-traitants
00:18:48dans la construction de cette automobile,
00:18:52y compris d'enchérir en quelque sorte le prix de cette voiture,
00:18:57pas avec des droits de douane, mais avec des conditions similaires de production
00:19:00sans également l'aide d'État et les surcapacités qui peuvent en découler sur notre marché européen.
00:19:09Bref, vous voyez qu'on a un modèle économique à re-réfléchir entre nous, re-basé.
00:19:16Il y a une forme d'urgence de la situation avec une Chine de plus en plus agressive
00:19:22qui, y compris, joue de nos dépendances dans ce cadre-là.
00:19:29Et vous le savez peut-être, mais le sujet des matières premières devient maintenant critique
00:19:33pour un certain nombre d'entreprises européennes avec des licences à l'importation depuis la Chine
00:19:41de terres rares qui sont de plus en plus difficiles à obtenir,
00:19:44des conditions pour les obtenir qui sont des fois douteuses,
00:19:47avec des demandes exorbitantes qui sont demandées à nos entreprises en termes de documentation,
00:19:53de production, même de secrets industriels en contrepartie des terres rares
00:20:01ou des matières premières qui sont nécessaires à la production.
00:20:05Tout cela, il faut que ça cesse.
00:20:08Et pour que ça cesse, la stratégie de la réduction des dépendances devient une stratégie maintenant
00:20:13qui devient urgente.
00:20:17Nous avons, depuis le début du mandat, labellisé 47 projets européens
00:20:25de réouverture d'exploitation minière en Europe,
00:20:29avec un objectif à 2030 de pouvoir, sur les 17 matières critiques
00:20:33dont l'industrie européenne a besoin, pouvoir exploiter sur le territoire européen
00:20:41un minimum de 10% pour certaines autres matières, sur ces 17 matières critiques,
00:20:46aller largement au-dessus et presque devenir indépendant dans la production et dans la transformation.
00:20:52C'est un enjeu qui est énorme pour nous si nous voulons réellement
00:20:56ne plus subir du chantage commercial dans les prochaines années
00:20:59et également être dépendant dans nos facteurs de production.
00:21:03Il n'y a pas de secteur de la batterie sans indépendance stratégique
00:21:09ou diversifié dans le monde entier, mais il ne peut pas y avoir 100% de dépendance
00:21:14pour un seul pays.
00:21:17Et nous sommes dans cette situation sur la plupart des matières premières critiques
00:21:23aujourd'hui en Europe.
00:21:24On a laissé se construire ces dépendances au fil du temps,
00:21:28mais les derniers événements, le Covid, la guerre en Ukraine,
00:21:32nous ont montré que sur d'autres secteurs, notamment,
00:21:36ces dépendances étaient toujours qualifiées comme des faiblesses
00:21:39et étaient toujours exploitées par nos partenaires à la fin.
00:21:43Voilà, en quelque sorte, M. le Président, pour être peut-être un peu macro,
00:21:46pour débuter cette discussion.
00:21:49Mais vous l'avez compris, l'enjeu est à la fois en termes d'urgence,
00:21:54mais également de changement de modèle,
00:21:56puisque cela signifie de faire tomber beaucoup de tabous européens.
00:22:01le tabou de la préférence européenne dans les marchés publics,
00:22:04le tabou également de la protection des frontières,
00:22:09le tabou de ce que nous avons fait pour l'acier,
00:22:13de la protection du secteur et donc de la fermeture aux importations
00:22:17quand nos secteurs d'activité sont en difficulté.
00:22:20Je crois pouvoir vous dire que nous avons avancé en 6 mois
00:22:28plus qu'en 15 ans depuis...
00:22:31Alors, c'est dû aussi au contexte géopolitique,
00:22:34mais nous avons besoin des parlements nationaux
00:22:36et nous avons besoin de l'ensemble des États membres
00:22:38pour continuer à construire ce nouveau modèle économique,
00:22:42et compris si nous voulons garder une industrie en Europe,
00:22:48ce nouveau modèle économique ne sera qu'un point de départ.
00:22:54Sans celui-ci et sans la fin de la naïveté européenne,
00:22:57j'ai bien peur que l'ensemble de cette industrie historique
00:23:02dont j'évoquais, mais aussi de la nouvelle industrie
00:23:04qui doit se construire, soit en grosse difficulté.
00:23:08Merci, M. le Commissaire.
00:23:09Je vais passer la parole au collègue.
00:23:11Juste deux petits points que je voudrais ajouter
00:23:13peut-être à mon propos liminaire.
00:23:15Vous n'y répondrez pas tout de suite,
00:23:16mais au cours de la discussion, je n'ai aucun doute
00:23:18que des questions vous permettront d'y répondre.
00:23:22C'est un, vous avez parlé d'une loi d'accélération
00:23:24pour activer réellement les rapports Draghi et l'État,
00:23:31en tout cas les rendre opérationnels.
00:23:33J'ai juste une interrogation
00:23:36sur ce qu'on va faire en face avec le CFP,
00:23:39avec le cadre financier pluriannuel,
00:23:41parce qu'on sait très bien que ça va coûter très cher.
00:23:42Oui, si vous voulez.
00:23:48Excusez-moi, je n'ai pas répondu à votre question, Mugiaire.
00:23:52Quelques outils, le fonds de compétitivité
00:23:54étant un des outils du cadre qui est en discussion aujourd'hui.
00:24:00Cette discussion va durer deux ans.
00:24:02Nous avons le temps de construire ce cadre,
00:24:05mais surtout de lui donner des flexibilités
00:24:08pour pouvoir répondre aux urgences que nous ne connaissons pas par ailleurs.
00:24:13Et ce que nous a montré quand même par expérience
00:24:16ces cinq dernières années,
00:24:18c'est que les flexibilités nécessaires
00:24:21pour pouvoir répondre aux urgences économiques
00:24:23d'un certain nombre de secteurs
00:24:25étaient plus que nécessaires,
00:24:27puisque nous avons dû systématiquement passer
00:24:29par plusieurs mois d'attente,
00:24:32de réflexion, de co-décision,
00:24:34de négociation avec les États membres
00:24:37pour pouvoir bouger quelques milliards d'euros
00:24:39et les réorienter sur des secteurs infectés.
00:24:42Donc, un des enseignements du CFP
00:24:44et donc du fonds de compétitivité,
00:24:47M. le Président,
00:24:47ça sera de nous permettre dans les futures années
00:24:51d'avoir ces flexibilités nécessaires,
00:24:53comme vous l'avez évoqué,
00:24:55de la recherche jusqu'à
00:24:56la capacité de venir en écoutie presque
00:24:59pour les entreprises,
00:25:01ce qui n'est pas possible aujourd'hui pour la Commission.
00:25:02Oui, c'est vrai qu'on demande toujours la flexibilité,
00:25:06mais quand elle arrive,
00:25:07en fait, on craint toujours que ce soit une arnaque.
00:25:11Donc, c'est pour ça que, voilà, on y va.
00:25:13Et puis, la deuxième chose,
00:25:14mais je vous dis, vous y répondrez probablement,
00:25:17c'est le fait, vous avez parlé
00:25:19de la configuration de l'Union européenne,
00:25:23la préférence européenne sur les marchés,
00:25:26sur l'industrie.
00:25:27Bon, il faut vraiment que tout le monde joue le jeu.
00:25:29Vous savez qu'il y a des secteurs
00:25:30où on a une forme de schizophrénie sur le sujet,
00:25:35où certains d'États membres de haut niveau
00:25:37ne jouent pas le jeu dans certains domaines.
00:25:40Je ne les citerai pas là,
00:25:42mais on sait très bien qu'il faut être attentif à ça aussi.
00:25:46Et si tout le monde jouait le jeu,
00:25:47ce serait bien plus facile.
00:25:49Alors, si vous le voulez bien,
00:25:50on va prendre par trois questions.
00:25:52Il y a une belle série, les amis.
00:25:54Je vais vous demander d'être bref dans vos questions,
00:25:56précis, pour que le commissaire puisse y répondre aussi,
00:26:00lui, correctement et facilement.
00:26:03Et on va prendre par trois, ce sera plus facile.
00:26:05On commence par Jacques Fernic
00:26:07et Catherine Morin-Dosailly qui se préparent.
00:26:09Merci, M. le Président.
00:26:10M. le Commissaire, je vais essayer d'être court.
00:26:12J'ai deux points.
00:26:13D'abord, Merzvillère, dans mon département du Barin,
00:26:16donc c'est l'entreprise BDR Therméas.
00:26:19Ce n'est pas rien, c'est anciennement de l'Editriche.
00:26:21Cette entreprise va fermer, en dépit d'investissement récent,
00:26:25va fermer son usine de production de pompe à chaleur.
00:26:27C'est 320 emplois qui vont être supprimés
00:26:29et l'essentiel de la production va être délocalisé en Slovaquie.
00:26:33Donc, c'est une fermeture qui illustre vraiment
00:26:36des angles morts européens,
00:26:38le manque de coordination entre États membres,
00:26:40la compétition intra-européenne,
00:26:44un manque d'efficacité pour inciter à l'investissement
00:26:48dans les technologies propres.
00:26:49On manque cruellement d'une politique industrielle européenne
00:26:54cohérente, solidaire, organisée,
00:26:55capable de gérer la compétition interne
00:26:58sans se cannibaliser les uns les autres.
00:27:00Et vraiment, BDR Therméas en est l'exemple concret.
00:27:04Alors, est-ce que vous allez prendre cette problématique à bras-le-corps,
00:27:06au moins pour les secteurs stratégiques,
00:27:08et comment précisément comptez-vous agir ?
00:27:10C'est vraiment urgent.
00:27:12On a une fracture territoriale et sociale qui se creuse.
00:27:14Enfin, deuxième point, rapidement, face à l'IRA américain
00:27:17et aux surcapacités de production chinoise,
00:27:19comment prioriser le made in Europe ?
00:27:22Je pense aux appels d'offres publiques,
00:27:24comment privilégier davantage les entreprises européennes,
00:27:26au moins dans les secteurs prioritaires ?
00:27:28On a le règlement NZIA en ce sens,
00:27:31ce qui ne va pas encore assez loin.
00:27:34Est-ce que vous réfléchissez à l'idée
00:27:35d'une clause de préférence européenne
00:27:37à chaque argent public dépensé ?
00:27:39Monsieur le Commissaire, pourquoi n'en pas renforcer
00:27:41les critères de localisation du règlement NZIA ?
00:27:44Catherine Morin-De Sailly,
00:27:46se prépare Martha de Sidrac.
00:27:47Je vais prolonger la question de mon collègue.
00:27:49Vous avez dit vouloir lever le tabou
00:27:52de la préférence communautaire.
00:27:53Donc, concrètement, est-ce que ça va passer
00:27:55par une réforme en profondeur des trois directives
00:27:59qui définissent les règles régissant les marchés publics ?
00:28:03Nous avons conduit une commission d'enquête ici au Sénat
00:28:06sur la commande publique,
00:28:07qui établissait quand même que la commande publique,
00:28:09c'est quelque 400 milliards d'euros par an.
00:28:12C'est un levier majeur de soutien au tissu économique,
00:28:15à une nouvelle stratégie industrielle.
00:28:17Donc, il y a urgence à agir,
00:28:19d'autant que dès novembre 2023,
00:28:22le rapport de la Cour des comptes européennes
00:28:24portait un jugement sévère sur ces directives.
00:28:27Les rapports Draghi et l'État également.
00:28:30Donc, concrètement, qu'êtes-vous prêt à faire,
00:28:33notamment dans le domaine de la commande publique
00:28:36liée au numérique ?
00:28:37Nos dépendances sont devenues extrêmement dangereuses.
00:28:40Je ne vous apprends rien.
00:28:42C'est cette dépendance actuelle aux solutions numériques
00:28:45qui sont agitées aux droits extraterritoriales européens.
00:28:48Vous le savez.
00:28:49Êtes-vous prêt, du coup, à développer le tissu économique
00:28:53des TPE et des PME,
00:28:55tel que le préconise d'ailleurs notre commission,
00:28:58avec un véritable small business act ?
00:29:01On en parle ici au sein de cette commission depuis 2013.
00:29:042013 que l'idée a été mise sur la table.
00:29:06Êtes-vous prêt à aller vraiment dans ce sens ?
00:29:08Parce que c'est ça, levé le tabou de la commande publique.
00:29:10Merci, Marta.
00:29:13Merci, Président.
00:29:14Monsieur le Commissaire, dans votre portefeuille,
00:29:17vous êtes en charge du pacte industrie propre.
00:29:19Vous en avez touché un mot déjà,
00:29:21dont l'objectif, évidemment, est de soutenir
00:29:23la transition du secteur industriel.
00:29:25Vous avez aussi, dans votre portefeuille,
00:29:28la mise en œuvre, vous devez mettre en œuvre,
00:29:30le règlement industrie zéro émission net,
00:29:33dont l'objectif, en réalité, est de produire au moins 40 %
00:29:37de tout ce qui est technologie nécessaire à la décarbonation.
00:29:43Alors moi, j'avais une question, en fait, une double question.
00:29:46D'abord, en quoi consiste, selon vous, cette mise en œuvre ?
00:29:49Qu'est-ce que vous comptez réellement, concrètement,
00:29:51mettre en œuvre pour y arriver ?
00:29:53Parce que l'ambition est forte.
00:29:54Donc, j'aimerais pouvoir vous entendre là-dessus.
00:29:57Et la question dans la question, vous l'avez évoquée un tout petit peu,
00:30:01il y a un sujet, en fait, de flux carbone,
00:30:03fuite de carbone d'un côté, importation de carbone de l'autre.
00:30:06Comment comptez-vous y arriver en équilibrant, en fait,
00:30:09ces flux qui circulent sur un tas de produits,
00:30:12de denrées, plastiques et autres ?
00:30:14Je vous remercie.
00:30:17Merci beaucoup.
00:30:20Bon, d'abord, pour répondre très précisément,
00:30:22je vais regarder le sujet précis de l'entreprise.
00:30:28Mais il doit être répondu,
00:30:30et toucher exactement du doigt à ce qu'il faut,
00:30:33notre travail et notre devoir, là,
00:30:34pendant les cinq prochaines années,
00:30:36c'est de construire une politique industrielle à 27.
00:30:39Et ne plus avoir de politique industrielle uniquement nationale,
00:30:44sans avoir réfléchi la stratégie.
00:30:46C'est un des enseignements, d'ailleurs, du rapport Draghi.
00:30:50Et dans le rapport Draghi,
00:30:51vous avez un outil qui est sous ma responsabilité
00:30:54pour être mis en œuvre,
00:30:55c'est l'outil de coordination des politiques nationales,
00:30:58et qui doit permettre une coordination,
00:31:00y compris avec les États membres,
00:31:04dans ce cadre-là de délocalisation,
00:31:07de réorganisation des productions, etc.
00:31:09On est en train de construire cet outil à la Commission européenne
00:31:13pour pouvoir avoir cette coordination nationale
00:31:15et d'avoir, par rapport à quelques doctrines
00:31:19et au tabou que j'ai évoqués,
00:31:21une vraie politique industrielle européenne.
00:31:23C'est un défi,
00:31:25mais je crois que le Conseil européen,
00:31:28en tout cas chez les leaders,
00:31:29les ministres de l'économie et de l'industrie,
00:31:32il y a une volonté, maintenant,
00:31:33de construire cette politique industrielle
00:31:36et de se coordonner sur ces secteurs stratégiques.
00:31:40Je regarderai précisément pour voir
00:31:42s'il n'y a pas des éléments, en plus,
00:31:44que je peux vous apporter sur ces sujets-là.
00:31:47Sur les clauses européennes,
00:31:52très clairement,
00:31:54c'est encore un combat à mener au niveau européen.
00:31:59Je suis convaincu.
00:32:01Nous allons proposer d'ici 2026
00:32:06une révision des marchés publics
00:32:08et donc des directives en question.
00:32:11Il y a huit textes,
00:32:14huit directives,
00:32:1564 règlements sectoriels
00:32:18et donc une obligation déjà pour nous
00:32:21de simplifier les choses,
00:32:22y compris pour les pouvoirs adjudicateurs
00:32:24qui ont à passer les marchés
00:32:27et qui, souvent,
00:32:28n'y comprennent pas grand-chose.
00:32:31Ils n'y comprennent pas grand-chose,
00:32:32donc le critère prix devient
00:32:34un élément important
00:32:36dans leurs décisions
00:32:38et de leur sécurité juridique,
00:32:39de leur marché.
00:32:40Et pour toutes ces raisons-là,
00:32:41il y a un travail déjà de simplification à faire.
00:32:44Deuxième travail étant d'introduire
00:32:47dans un certain nombre de secteurs
00:32:48la préférence européenne.
00:32:52J'étais à Dunkerque
00:32:54et donc l'idée est bien que
00:32:55la commune de Dunkerque,
00:32:57si elle souhaite refaire une école
00:33:00ou construire un bâtiment,
00:33:02qu'elle puisse mentionner dans son marché
00:33:05que 75% de l'acier
00:33:07qui sera utilisé dans le cadre
00:33:10des travaux publics,
00:33:12sera issue de l'acier bas carbone européen
00:33:15avec un label à la clé.
00:33:18Donc c'est vraiment ça notre objectif,
00:33:19construire y compris
00:33:20les conditions de la demande
00:33:21et donc aussi du carnet de commande
00:33:24des industries européennes
00:33:26qui sont soumises
00:33:26à des différences de compétitivité
00:33:28avec des entreprises extérieures
00:33:30qui ne fabriquent pas
00:33:31dans les mêmes conditions sociales
00:33:33et environnementales.
00:33:33Et puis offrir également aux collectivités
00:33:38la capacité de montrer
00:33:41qu'elles font vivre également
00:33:42leur système et leur écosystème
00:33:46économique régionaux.
00:33:50Donc ça sera un des grands enjeux
00:33:51dans les prochains mois
00:33:53et évidemment très ouvert
00:33:57à avoir de nouvelles contributions,
00:33:59idées sur cette réforme
00:34:00des marchés publics.
00:34:01C'est 2 000 milliards d'euros par an
00:34:04de dépenses,
00:34:05donc à peu près 15% du PIB européen.
00:34:08C'est pour ce qui nous concerne
00:34:10au niveau des textes européens
00:34:13un peu plus de 700 milliards d'euros
00:34:15qui sont couverts par le droit
00:34:17des marchés publics européens.
00:34:19Donc c'est plus que le budget européen.
00:34:22Donc si vous changez des critères,
00:34:24vous réorientez des marques d'argent
00:34:27et vous pouvez doper des secteurs
00:34:28et vraiment avoir les outils
00:34:30d'une politique industrielle.
00:34:33Et donc le budget européen
00:34:34est un de nos outils.
00:34:36J'évoquais avec le président
00:34:37le fonds de compétitivité.
00:34:41L'outil réel également
00:34:42de notre politique industrielle
00:34:44sera les marchés publics.
00:34:46Quand faut-il que ces critères
00:34:47soient bien positionnés,
00:34:48les secteurs stratégiques bien choisis
00:34:50et que les pouvoirs adjudicateurs,
00:34:53ceux qui passent les marchés,
00:34:54puissent utiliser les bons critères.
00:34:56Et donc la simplicité
00:34:57de la rédaction
00:34:59sera aussi clé
00:35:00si on veut une utilisation
00:35:02des nouvelles clauses
00:35:03que nous mettons à disposition.
00:35:06Évidemment que dans ce cadre-là,
00:35:10il y aura un débat
00:35:10sur qu'est-ce qui est stratégique,
00:35:12pas stratégique,
00:35:12ce qui est du domaine
00:35:13domestique ou pas.
00:35:15Et certains États membres,
00:35:18certains secteurs,
00:35:20pousseront pour qu'on puisse
00:35:22privilégier le prix
00:35:24et donc l'utilisation,
00:35:28la bonne utilisation
00:35:28de l'argent public,
00:35:29ce qui est un vrai argument
00:35:30en soi dans un certain
00:35:32nombre de secteurs.
00:35:34Mais encore une fois,
00:35:35ce débat politique
00:35:36doit être ouvert
00:35:37et j'aurai à l'ouvrir
00:35:39début 2026
00:35:40avec toutes les contributions
00:35:41que nous aurons eues entre-temps.
00:35:45Pour ce qui est
00:35:47des entreprises,
00:35:50et notamment des petites
00:35:52et moyennes entreprises,
00:35:54un des premiers omnibus
00:35:56de simplification,
00:35:57puisque maintenant
00:35:57le terme est consacré,
00:36:00qui permet en réalité
00:36:02d'aller de texte en texte
00:36:03et de simplifier
00:36:04des dispositifs
00:36:05dans divers textes européens,
00:36:08un des omnibus
00:36:09de simplification
00:36:10concernait
00:36:11les petites
00:36:12et moyennes entreprises.
00:36:14Notre objectif était
00:36:15simple,
00:36:15relever le seuil
00:36:17de ces petites
00:36:19et moyennes entreprises,
00:36:20pour permettre
00:36:21à peu près
00:36:2250 000 entreprises
00:36:23en plus
00:36:25d'être exemptées
00:36:26et de rentrer
00:36:27dans la catégorie
00:36:28des petites entreprises
00:36:30de certaines obligations
00:36:32européennes.
00:36:32Donc c'était
00:36:32un acte
00:36:33de simplification
00:36:34qui permettait
00:36:36de régler
00:36:37un certain nombre
00:36:38de problèmes bureaucratiques
00:36:39pour des petites entreprises
00:36:40qui n'avaient pas
00:36:41ni le staff
00:36:43ni les moyens
00:36:43ou qui demandaient
00:36:46souvent des avis
00:36:47de conseils extérieurs
00:36:49et donc de cabinets
00:36:50d'audits extérieurs
00:36:52pour pouvoir
00:36:54régler
00:36:55les contraintes
00:36:56communautaires
00:36:56et les contraintes
00:36:57européennes
00:36:58sur un certain nombre
00:36:59de textes.
00:37:00Nous avons fait
00:37:01cette proposition,
00:37:02elle est en discussion
00:37:02au Parlement européen
00:37:03à ce stade
00:37:04et la proposition
00:37:06je crois
00:37:07du Parlement européen
00:37:08est d'augmenter
00:37:10ce seuil.
00:37:11La commission
00:37:12avait fait
00:37:13une proposition
00:37:14à 700
00:37:14d'augmenter
00:37:16ce seuil
00:37:17à 1 000
00:37:17et donc
00:37:19d'exemper
00:37:21plus d'entreprises
00:37:22qu'avant.
00:37:24Je suis plutôt
00:37:25toujours favorable
00:37:26à partir du moment
00:37:27où ça crée
00:37:27les conditions
00:37:28de la simplification
00:37:29mais ça ne sera pas
00:37:31suffisant
00:37:33à avoir
00:37:33une vraie stratégie
00:37:35pour les entreprises
00:37:36et toute
00:37:36notre stratégie
00:37:38de compétitivité
00:37:39va s'adosser
00:37:40pas uniquement
00:37:40sur la simplification
00:37:41mais aussi
00:37:42sur l'accession
00:37:43aux dispositions
00:37:45et aux dispositifs
00:37:46de la commission.
00:37:48C'est pour ça
00:37:48que le fonds
00:37:49de compétitivité
00:37:50est clé aussi
00:37:50puisqu'il vient
00:37:51rassembler
00:37:5214 fonds
00:37:53européens
00:37:54et qui donnent
00:37:55beaucoup plus
00:37:55de lisibilité
00:37:56aux petites
00:37:57et moyennes entreprises
00:37:58dans l'accès
00:37:59à ces fonds
00:38:00avec un guichet
00:38:01unique
00:38:02avec un passeport
00:38:03PME
00:38:04où l'entreprise
00:38:05n'aura pas
00:38:06à approuver
00:38:08son statut
00:38:08de petite
00:38:10ou moyenne
00:38:10entreprise
00:38:11systématiquement
00:38:11à chaque fois
00:38:12qu'elle fait
00:38:12une démarche
00:38:13européenne.
00:38:15Bref,
00:38:15nous avons une vraie
00:38:16stratégie
00:38:17pour l'accès
00:38:18des PME
00:38:20et des TPE
00:38:21aux dispositions
00:38:22et aux dispositifs
00:38:23européens
00:38:24qui doit être
00:38:26pensé
00:38:28et le point
00:38:29de départ
00:38:29étant
00:38:30la définition
00:38:31des small
00:38:32mid-cap
00:38:33donc des petites
00:38:34et moyennes
00:38:34entreprises
00:38:35que nous sommes
00:38:36en train
00:38:36de débattre
00:38:37au Parlement
00:38:38européen
00:38:38et au Conseil.
00:38:45Je n'ai pas eu
00:38:46tout à fait
00:38:46les réponses
00:38:47monsieur le commissaire
00:38:48à ma question.
00:38:49Si,
00:38:49pardon
00:38:50de vous relancer.
00:38:51Excusez-moi,
00:38:52je l'avais
00:38:52dans la stratégie
00:38:59globale
00:39:01la décarbonation
00:39:02est une stratégie
00:39:04économique.
00:39:05Je voudrais que
00:39:05tout le monde
00:39:05ici
00:39:06et je pense
00:39:07qu'en Europe
00:39:08tout le monde
00:39:08l'a bien en tête
00:39:10et bien
00:39:10a s'éliminé
00:39:11puisque c'est
00:39:12une question
00:39:12avant toute
00:39:13de dépendance
00:39:14et nous importons
00:39:15450 milliards
00:39:17d'hydrocarbures
00:39:18en Europe.
00:39:19C'est 450 milliards
00:39:20d'euros
00:39:20qu'on peut dépenser
00:39:21par ailleurs
00:39:22sur d'autres
00:39:23secteurs
00:39:24mais qui partent
00:39:26et qui grèvent
00:39:26notre balance
00:39:27commerciale
00:39:28européenne
00:39:28et donc
00:39:30la stratégie
00:39:30de décarbonation
00:39:31est une stratégie
00:39:32aussi économique.
00:39:34Elle est environnementale
00:39:35mais elle est aussi
00:39:36économique
00:39:37et nous devons
00:39:39la poursuivre
00:39:40et c'est la stratégie
00:39:41de la Commission.
00:39:42Pour ce faire,
00:39:43nous allons proposer
00:39:44un plan
00:39:44qui est le Clean
00:39:45Industrial Deal
00:39:46donc la stratégie
00:39:47de décarbonation
00:39:48européenne
00:39:50avec ma collègue
00:39:51Teresa Ribeira
00:39:52la vice-présidente
00:39:54de la Commission
00:39:55socialiste
00:39:57en charge
00:39:57de ces questions-là.
00:39:58Nous avons proposé
00:39:59également
00:40:00d'augmenter
00:40:01tous les fonds
00:40:03qui permettent
00:40:04d'aider
00:40:05avec différents outils
00:40:06la garantie,
00:40:08la subvention,
00:40:09la décarbonation.
00:40:10d'ailleurs,
00:40:11les sites,
00:40:13les assieries,
00:40:14les cimenteries
00:40:15pourront être aidés
00:40:17financièrement
00:40:18dorénavant
00:40:19et ce sont des prix
00:40:20considérables.
00:40:22Je ne parle même pas
00:40:23de la chimie.
00:40:23Un vapeau-cracker
00:40:24pour être modernisé
00:40:25et pour décarboner
00:40:27une partie
00:40:27de sa production,
00:40:29un vapeau-cracker,
00:40:30ça coûte
00:40:311,5 milliard.
00:40:33Donc,
00:40:34ce sont des montants
00:40:35très importants.
00:40:37Deuxième point,
00:40:37j'y crois beaucoup
00:40:38parce que ça nous permet
00:40:40de moderniser
00:40:40notre industrie
00:40:41et en réalité,
00:40:43notre stratégie
00:40:43de décarbonation
00:40:44va nous rendre
00:40:45plus compétitifs
00:40:46puisque les investissements
00:40:48qui sont faits
00:40:48par nos industriels
00:40:49auront
00:40:51comme objectif
00:40:54d'avoir
00:40:55un appareil productif
00:40:57des plus modernes
00:40:58du monde.
00:41:01Je pense notamment
00:41:02à la question
00:41:03de la chimie.
00:41:03Aujourd'hui,
00:41:04nos vapeau-cracker
00:41:04ont plus de 40 ans d'âge
00:41:05et deviennent,
00:41:07y compris
00:41:07en termes de compétitivité
00:41:09sur le marché international,
00:41:10deviennent
00:41:11non compétitifs
00:41:13et on perd
00:41:13des parts de marché
00:41:14aussi à l'étranger.
00:41:16Donc,
00:41:16tout ce qui peut aider
00:41:17à la modernisation
00:41:18de notre appareil
00:41:19productif
00:41:20et aux industries
00:41:21et qui nous permet
00:41:22de décarboner
00:41:23est à prendre.
00:41:24Après,
00:41:24le dispositif réglementaire.
00:41:27Pour ce qui est
00:41:27du dispositif réglementaire,
00:41:29c'est le MACF,
00:41:30le CIBAM
00:41:31en langage bruxellois
00:41:34qui doit permettre
00:41:37notamment
00:41:37de régler ce problème
00:41:38de flux de carbone
00:41:40qui permet également
00:41:41de régler
00:41:42le problème
00:41:42de l'exportation
00:41:43pour ne pas mettre
00:41:44en difficulté
00:41:45nos industriels
00:41:46par rapport
00:41:47au reste du monde
00:41:48et donc
00:41:49en situation
00:41:50défavorable.
00:41:52Pour cela,
00:41:52mon collègue
00:41:53Uxtra,
00:41:56qui est commissaire
00:41:56avec moi,
00:41:57qui est un collègue
00:41:58néerlandais,
00:42:00aura à présenter
00:42:00avant la fin de l'année
00:42:01la réforme
00:42:03du MACF.
00:42:04La réforme
00:42:05du MACF
00:42:06doit nous permettre
00:42:07de combler
00:42:07tous les trous
00:42:08dans la raquette
00:42:08que nous avons
00:42:09identifiés
00:42:10ces deux dernières années
00:42:11avec ce dispositif
00:42:13de taxe carbone
00:42:13et donc
00:42:15de traiter
00:42:15les produits
00:42:16en aval,
00:42:17tous les produits
00:42:18qui sont
00:42:18transformés
00:42:19en quelque sorte
00:42:20mais qui ont
00:42:20du contenu
00:42:22de l'acier,
00:42:23qui ont
00:42:24du contenu
00:42:26qui est produit
00:42:27dans des conditions
00:42:28différentes
00:42:29et qui est très
00:42:30carboné
00:42:30mais qui ne rentre
00:42:32pas aujourd'hui
00:42:32dans ce dispositif
00:42:34et pour autant
00:42:35qui est autorisé
00:42:36à l'importation
00:42:37en Europe.
00:42:38Donc,
00:42:38tous ces trous
00:42:40dans la raquette
00:42:41seront couverts
00:42:42et nous allons
00:42:43rajouter sur le scope
00:42:44un certain nombre
00:42:45de matières premières
00:42:46et de produits
00:42:47pour pouvoir
00:42:47aller plus loin
00:42:48sur cette taxe carbone
00:42:50qui est l'outil
00:42:51important
00:42:52pour la Commission européenne
00:42:54et en quelque sorte
00:42:55aussi
00:42:55participe à la stratégie
00:42:58que j'évoquais
00:42:59dans l'équilibre
00:43:00des deux blocs
00:43:02de la protection
00:43:03du marché européen.
00:43:06Donc,
00:43:06on aura
00:43:07à faire
00:43:09une cette proposition
00:43:10et je serai ravi
00:43:11de vous la présenter
00:43:11dès que mon collègue
00:43:12aura fini ses travaux.
00:43:15Merci.
00:43:16Il nous reste
00:43:16huit questions
00:43:17donc je propose
00:43:17de les scinder
00:43:19en quatre,
00:43:20série de quatre.
00:43:21On commence par
00:43:21Christine Lavarde
00:43:22et Bernard Jomi
00:43:23à se prépare.
00:43:24Oui, merci.
00:43:25Deux questions.
00:43:26La première,
00:43:26tout à l'heure,
00:43:26vous avez évoqué
00:43:28la nécessité
00:43:28de se protéger
00:43:29de l'extérieur
00:43:30et vous avez parlé
00:43:31de la taxe
00:43:31sur les petits colis
00:43:32mais est-ce qu'il ne serait
00:43:33pas plus efficace
00:43:34de mettre en place
00:43:36un vrai mécanisme
00:43:37d'ajustement carbone
00:43:37aux frontières
00:43:38parce que finalement
00:43:39ce n'est pas tant
00:43:39la taille du colis
00:43:40qui nous pénalise
00:43:41que nos différentiels
00:43:43de compétitivité
00:43:43avec d'autres économies
00:43:45qui ont une production
00:43:46carbonée
00:43:47sur la base
00:43:48du cycle de vie
00:43:49plus importante
00:43:49que la nôtre.
00:43:50Et toujours
00:43:51dans la même
00:43:52continuité d'idées,
00:43:53vous avez évoqué
00:43:54les matériaux critiques.
00:43:56Aujourd'hui,
00:43:57l'Union européenne
00:43:58essaie de développer
00:43:58la filière
00:44:00de l'économie circulaire
00:44:03et on voit bien
00:44:04que pour un certain nombre
00:44:05de ces matières
00:44:06à seconde vie,
00:44:08elles sont aujourd'hui
00:44:08non compétitives
00:44:09car beaucoup plus chères.
00:44:11Est-ce que la Commission
00:44:12envisage de mettre
00:44:13en place
00:44:14des obligations
00:44:15de taux d'incorporation
00:44:16dans les nouveaux produits
00:44:17pour ces matières recyclées ?
00:44:21Bernard Jaumier
00:44:22et Didier Marit.
00:44:23Merci Monsieur le Président.
00:44:26Merci pour vos explications.
00:44:28Moi, je voudrais poursuivre
00:44:28sur le même thème
00:44:29à propos de l'industrie
00:44:30du médicament
00:44:31puisque c'est un enjeu lourd
00:44:33de réintroduire,
00:44:35de réimplanter
00:44:36des industries
00:44:37du médicament
00:44:38en Europe.
00:44:38Alors,
00:44:39la Commission
00:44:40est très active
00:44:41sur ce sujet
00:44:42depuis un moment.
00:44:43Il y a eu la révision
00:44:44en cours toujours
00:44:44du paquet pharmaceutique.
00:44:47Il va bientôt y avoir
00:44:47une proposition de règlement
00:44:48sur les médicaments critiques
00:44:50sur laquelle on travaille également.
00:44:52Et en même temps,
00:44:52je suis un peu perplexe
00:44:54parce que vous avez posé
00:44:56des grands principes.
00:44:57Par exemple,
00:44:57la préférence européenne.
00:44:58Mais dans les textes
00:44:59dont je vous ai parlé,
00:45:00on ne lit nulle part
00:45:02en fait ce principe
00:45:03de préférence européenne
00:45:04comme étant un outil.
00:45:06Et dans le texte
00:45:07sur le fond de compétitivité,
00:45:09la version initiale
00:45:10en liste des critères
00:45:12à remplir
00:45:13et la version actuelle,
00:45:15c'est plus qu'une possibilité.
00:45:16Donc, on est plutôt en recul
00:45:17de ce qui semble indiquer
00:45:18les débats
00:45:20auxquels vous y références
00:45:21au sein de l'Union
00:45:22sur cette question.
00:45:23Donc, voilà,
00:45:24quand même,
00:45:24première interrogation.
00:45:25Deuxième interrogation,
00:45:26la simplification
00:45:28et la compétitivité.
00:45:31On ne sera jamais compétitif
00:45:32vis-à-vis de l'Inde
00:45:33ou de la Chine.
00:45:34Je ne sais pas comment on fait.
00:45:35Moi, j'étais il y a 15 jours
00:45:36à Nairobi.
00:45:37Je suis allé visiter
00:45:37une usine
00:45:38d'industrie du médicament.
00:45:40Le directeur disait
00:45:40qu'on risque de devoir fermer
00:45:42parce qu'on ne peut pas
00:45:43être compétitif.
00:45:44Alors, si eux ne peuvent pas l'être
00:45:45avec leur législation sociale,
00:45:47environnementale et de sécurité,
00:45:48nous, on n'y arrivera jamais.
00:45:50Et donc, j'en arrive à ma question.
00:45:51On est dans un monde
00:45:52où d'un côté,
00:45:53il y a Trump,
00:45:54voilà,
00:45:55qui prépare une hausse
00:45:56des médicaments en Europe
00:45:57à travers
00:45:57le bras tordu
00:46:00aux industries du médicament
00:46:02pour baisser leur prix
00:46:04aux États-Unis.
00:46:05Et cette industrie,
00:46:05donc, va se récupérer
00:46:06sur l'Europe.
00:46:08Donc, va faire monter
00:46:09les coûts
00:46:10pour nos pays.
00:46:11et la Commission européenne,
00:46:14elle,
00:46:14elle prépare,
00:46:15vous nous l'avez confirmé,
00:46:16un accord de libre-échange
00:46:17avec l'Inde.
00:46:18Un accord de libre-échange
00:46:19avec l'Inde
00:46:20dans le domaine
00:46:21des produits pharmaceutiques.
00:46:24C'est la destruction totale.
00:46:27Donc, j'ai eu mal
00:46:28à lire précisément
00:46:30comment vous comptez obtenir
00:46:32une réimplantation,
00:46:34une réindustrialisation
00:46:35sur le médicament en Europe.
00:46:36Merci.
00:46:38Donc, Didier-Marie
00:46:38et Cyril.
00:46:42Merci.
00:46:43Merci, monsieur le commissaire,
00:46:44pour vos propos
00:46:46introductifs,
00:46:47notamment,
00:46:48et les réponses
00:46:48que vous apportez
00:46:49à nos collègues.
00:46:50Donc, un certain nombre
00:46:51de sujets ont déjà été évoqués.
00:46:52Je n'y reviendrai pas.
00:46:54Simplement,
00:46:55dans votre propos introductif,
00:46:56j'étais assez étonné
00:46:58que vous ne citiez pas
00:46:59la question
00:47:00de la transition climatique.
00:47:03Depuis,
00:47:03vous êtes intervenu
00:47:04sur la question
00:47:05de la décarbonation.
00:47:06mais il y a d'autres sujets
00:47:08qui peuvent nous préoccuper,
00:47:11notamment les décisions
00:47:13qui sont aujourd'hui prises
00:47:14dans le cadre
00:47:15des textes omnibus.
00:47:18Je pense notamment
00:47:19à la question
00:47:21de la CSRD
00:47:24et de la CS3D
00:47:25qui, au nom de la simplification,
00:47:30tendent plutôt
00:47:31vers la dérégulation.
00:47:33Et d'ailleurs,
00:47:35la présidente
00:47:36de la commission,
00:47:37madame Van der Leyen,
00:47:38lors du sommet de Copenhague,
00:47:40a estimé que l'Union européenne
00:47:41a besoin de dérégulation.
00:47:43Et donc,
00:47:44je voudrais que vous puissiez
00:47:44nous préciser
00:47:45comment vous voyez
00:47:47la différence
00:47:48de simplification
00:47:48et jusqu'où l'on va
00:47:50pour éviter la dérégulation
00:47:52et remettre en cause
00:47:53l'ensemble des acquis
00:47:54qui ont pu être
00:47:55réalisés
00:47:57ces dernières années
00:47:58par la commission européenne
00:48:01et notamment
00:48:01sous l'impulsion
00:48:02du Parlement.
00:48:04J'ai la même inquiétude
00:48:05sur le texte
00:48:08concernant
00:48:09l'industrie chimique
00:48:10qui doit réouvrir
00:48:13plusieurs règlements
00:48:14européens
00:48:15sur les règles
00:48:17des dictages,
00:48:18sur les produits cosmétiques
00:48:20enlevant les restrictions
00:48:21sur les substances
00:48:22dangereuses,
00:48:24sur les règles
00:48:26qui sont prévues
00:48:26par le règlement REACH
00:48:27pour la mise en place,
00:48:29par exemple,
00:48:29du marché des fertilisants,
00:48:30etc.
00:48:31Ça, c'était ma première question.
00:48:33Deuxième question.
00:48:35Effectivement,
00:48:35le monde change
00:48:36et nous ne pouvons
00:48:37que partager
00:48:37vos constats
00:48:39dans le domaine.
00:48:40Le président de la République
00:48:41a considéré
00:48:42que la réaction
00:48:43de la commission
00:48:44avait été
00:48:44trop timide
00:48:45par rapport
00:48:46aux USA
00:48:47et ma question
00:48:49est simple,
00:48:50c'est comment est-ce
00:48:50que l'on peut concilier
00:48:51que l'on va
00:48:53permettre,
00:48:54faciliter
00:48:55l'investissement
00:48:56de 600 milliards
00:48:58d'euros
00:48:58aux Etats-Unis
00:48:59en trois ans,
00:49:01plus 750 milliards
00:49:02d'euros
00:49:02d'achat de gaz
00:49:03et de pétrole
00:49:03et en même temps
00:49:05vouloir renforcer
00:49:06notre marché intérieur
00:49:07dont les besoins
00:49:08sont estimés
00:49:08par M. Draghi
00:49:09à 800 milliards
00:49:10par an
00:49:10alors que
00:49:12vous n'avez
00:49:13en portefeuille
00:49:14si l'on peut dire
00:49:16que 410 milliards
00:49:18pour le fonds
00:49:19de compétitivité.
00:49:20Et enfin,
00:49:21sur ce fonds
00:49:21de compétitivité,
00:49:23notre crainte,
00:49:23c'est bien évidemment
00:49:24que la fusion
00:49:25de près de 12
00:49:26ou 14 programmes
00:49:27ne se fasse
00:49:29au détriment
00:49:30d'un certain nombre
00:49:31de ces programmes.
00:49:33Et donc là aussi,
00:49:34j'aimerais que vous puissiez
00:49:35nous dire
00:49:35comment est-ce que
00:49:36s'articule
00:49:37le maintien
00:49:38d'un certain nombre
00:49:39de politiques
00:49:39qui ont porté
00:49:41leurs fruits
00:49:42avec cette volonté
00:49:45de fusion
00:49:46des moyens.
00:49:48Je vous remercie.
00:49:49Cyril.
00:49:50Merci M. le Président,
00:49:51M. le Commissaire.
00:49:51En juin dernier,
00:49:52la Commission européenne
00:49:54a présenté un nouveau
00:49:54paquet opnimus
00:49:55de simplification
00:49:55consacré
00:49:56à la défense européenne.
00:49:58Si l'ensemble
00:49:59des États membres
00:49:59semblent s'accorder
00:50:00sur la nécessité
00:50:01de renforcer
00:50:01nos moyens
00:50:01en matière de défense,
00:50:02des divergences persistent.
00:50:04Les divisions
00:50:05avec l'Allemagne
00:50:05sur l'avenir du SCAF
00:50:06interrogent également
00:50:07de même
00:50:08que le financement
00:50:09du programme européen
00:50:10pour l'industrie
00:50:10de la défense.
00:50:11Il est pourtant essentiel
00:50:12de renforcer
00:50:13notre autonomie stratégique
00:50:14commune.
00:50:15Dans ce contexte,
00:50:16quelles sont les perspectives
00:50:17de la Commission européenne
00:50:18pour renforcer
00:50:18les projets communs
00:50:20européens
00:50:21et l'industrie
00:50:21de défense européenne ?
00:50:23Je vous remercie.
00:50:26Merci.
00:50:28D'abord,
00:50:28Monsieur le Président,
00:50:29la précision
00:50:30et la connaissance
00:50:31des dossiers européens
00:50:32de la part
00:50:32de vos commissaires
00:50:33est impressionnante.
00:50:36On se croirait
00:50:37dans une audition
00:50:38de parlementaire européen.
00:50:39Donc,
00:50:39félicitations à vous tous
00:50:41pour la pertinence
00:50:42de vos réactions.
00:50:44peut-être commencer
00:50:46sur le volet commercial
00:50:48et deux chiffres.
00:50:5180%
00:50:51des petits colis
00:50:53qu'on appelle
00:50:54et donc les petits colis
00:50:54ce sont les colis
00:50:55à moins de 150 euros
00:50:59qui arrivent
00:50:59sur le territoire européen.
00:51:0280%
00:51:03seraient
00:51:05puisque c'est une projection
00:51:06par rapport
00:51:06à des échantillons
00:51:07de contrôle
00:51:09soit
00:51:11produites
00:51:12dans les conditions
00:51:12qui ne sont pas
00:51:15réglementairement
00:51:16acceptables
00:51:17pour l'Union européenne
00:51:19soit défectueux
00:51:20soit les deux.
00:51:22Et donc,
00:51:22vous voyez l'enjeu
00:51:23que nous avons.
00:51:25Le deuxième chiffre,
00:51:26c'est
00:51:26le taux de contrôle
00:51:28entre deux ports
00:51:29d'arrivée
00:51:31en Europe.
00:51:33Je ne citerai pas
00:51:34les deux ports
00:51:35mais ils sont dans
00:51:36deux
00:51:36pays différents.
00:51:39Un en France
00:51:40un autre
00:51:41qui est plutôt
00:51:43dans le nord
00:51:43de l'Europe.
00:51:45En France
00:51:46dans un port français
00:51:47bien connu
00:51:48il y a un produit
00:51:49pour 2000
00:51:50qui est rejeté
00:51:51par nos douanes
00:51:52pour les motifs
00:51:54que j'évoquais.
00:51:56Dans le nord
00:51:57de l'Europe
00:51:57il y a un produit
00:51:58pour 2 millions
00:51:58qui est rejeté.
00:52:01Donc soit il y a
00:52:01problème
00:52:02de produits
00:52:03trop défectueux
00:52:04qui arrivent
00:52:04dans le port français
00:52:05soit il n'y a pas
00:52:05de contrôle
00:52:06dans le port
00:52:07des voisins.
00:52:09Et je crois
00:52:10que ces deux chiffres
00:52:11correspondent bien
00:52:12aux enjeux
00:52:13à faire face
00:52:14dans les prochaines
00:52:15années
00:52:16et prochains mois.
00:52:18Il est maintenant
00:52:18urgent d'agir
00:52:19et c'est la proposition
00:52:20qui est sur la table
00:52:21au Conseil.
00:52:22Donc la proposition
00:52:23existe.
00:52:24Maintenant la Commission
00:52:25fait en sorte
00:52:25d'avoir un compromis
00:52:26entre les États membres
00:52:28sur cette question.
00:52:29Création d'une autorité
00:52:30des douanes
00:52:31une agence
00:52:33pour pouvoir
00:52:34justement
00:52:35s'assurer
00:52:36que ces contrôles
00:52:37sont équivalents
00:52:38que personne
00:52:38joue du dumping
00:52:39entre les aéroports
00:52:43et les ports
00:52:43européens
00:52:44qui devient presque
00:52:46une bannière commerciale
00:52:47puisque je rappelle
00:52:48qu'une partie
00:52:50des droits de douane
00:52:51consacrés
00:52:52vont à l'État membre
00:52:5425% en l'occurrence
00:52:56et donc c'est un petit jeu
00:52:57entre nous
00:52:58qu'il faut arrêter
00:53:00rapidement.
00:53:01Et donc une partie
00:53:02de la réponse
00:53:02se retrouve
00:53:03dans l'agence
00:53:07des douanes.
00:53:08Le deuxième point
00:53:09c'est que
00:53:09cette proposition
00:53:10intègre également
00:53:11la fin de l'exemption
00:53:13douanière
00:53:14pour les colis
00:53:15de moins de 150.
00:53:17Donc il est urgent
00:53:18aujourd'hui
00:53:19de supprimer
00:53:21cette exemption.
00:53:24Elle est sur la table
00:53:25nous l'avons fait
00:53:26et j'attends
00:53:28également
00:53:29un accord
00:53:30entre les États membres
00:53:31sur cette question
00:53:33mais
00:53:34l'enjeu est important
00:53:37puisque
00:53:37tous ces
00:53:38petits colis
00:53:40devraient
00:53:40de manière exponentielle
00:53:42arriver à peu près
00:53:43à 6,5 milliards
00:53:44de petits colis
00:53:45pour l'année prochaine
00:53:46en projection.
00:53:47Autant vous dire
00:53:48si nous n'agissons pas
00:53:50maintenant
00:53:50sur ces deux facteurs
00:53:51une partie
00:53:54du commerce
00:53:55européen
00:53:56va mourir
00:53:57petit à petit
00:53:58du fait
00:54:00de ce phénomène.
00:54:04La circularité
00:54:05ce sont
00:54:07les marchés porteurs
00:54:08et donc
00:54:08une des stratégies
00:54:10est aussi
00:54:11d'utiliser
00:54:11les marchés publics
00:54:13pour créer
00:54:13des éléments
00:54:14de circularité
00:54:15d'avoir
00:54:16l'intégration
00:54:17et l'incorporation
00:54:19de recyclage
00:54:20dans le produit fini
00:54:21est un des objectifs.
00:54:23Encore une fois
00:54:24il faudra
00:54:25le coupler
00:54:26à de la simplification
00:54:28parce que le gros risque
00:54:29que nous avons
00:54:30et je le dis
00:54:31d'expérience
00:54:31je reviendrai
00:54:32sur les omnibus
00:54:32et les questions
00:54:33que vous m'avez posées
00:54:34mais
00:54:35partons d'un bon principe
00:54:38et
00:54:39après il faut calculer
00:54:40ce principe
00:54:41mais ça crée du reporting
00:54:42pour les entreprises
00:54:44et donc
00:54:45pour calculer
00:54:46le principe
00:54:46et pour être sûr
00:54:48d'avoir un contrôle
00:54:49effectif
00:54:50de la part
00:54:50de la commission
00:54:51pour savoir
00:54:51quel est le taux
00:54:52de recyclage
00:54:53dans chaque produit
00:54:54il va falloir
00:54:57soit qu'on fasse
00:54:57du contrôle
00:54:57a posteriori
00:54:58et donc
00:54:59changer la logique
00:55:00du contrôle
00:55:01a priori
00:55:03et donc
00:55:04faire confiance
00:55:05aux entreprises
00:55:06et aller après
00:55:07contrôler
00:55:07si besoin
00:55:08c'est une
00:55:10des options
00:55:10qu'on peut choisir
00:55:12notamment
00:55:13pour les marchés
00:55:13porteurs
00:55:14ou les critères
00:55:15de recyclabilité
00:55:16ou sinon
00:55:18simplifier au maximum
00:55:19les reportings
00:55:20qui sont demandés
00:55:20pour les entreprises
00:55:21parce que remettre
00:55:22une couche
00:55:22là-dessus
00:55:23sera à mon avis
00:55:24très mal vécu
00:55:25et on essaye plutôt
00:55:27d'avoir un phénomène inverse
00:55:28c'est-à-dire
00:55:28rendre plus vivable
00:55:30l'application
00:55:31des règles européennes
00:55:32pour les entreprises
00:55:34je viens donc
00:55:35au phénomène
00:55:36des omnibus
00:55:37de simplification
00:55:38et qu'est-ce qui est
00:55:39le domaine
00:55:39de la simplification
00:55:40et ce qui est le domaine
00:55:41de la dérégulation
00:55:42c'est fixer un objectif
00:55:46à la commission européenne
00:55:47garder les textes
00:55:48puisque la dérégulation
00:55:49serait les supprimer
00:55:50un amendement
00:55:51de suppression
00:55:52au parlement
00:55:54avec un texte
00:55:54de suppression
00:55:55des réglementations
00:55:56c'était une option
00:55:57qui était possible
00:55:58c'est pas l'option
00:55:59qui a été retenue
00:56:00donc c'est garder
00:56:01les objectifs
00:56:02que nous sommes fixés
00:56:03que ça soit
00:56:04dans les textes
00:56:05que je vous évoquiez
00:56:06CSRD, CS3D
00:56:07mais aussi
00:56:08sur les textes
00:56:10omnibus
00:56:11liés à la cosmétique
00:56:13par exemple
00:56:14je ne suis pas
00:56:15de changer
00:56:16les règles
00:56:17pour les produits
00:56:18dangereux
00:56:19mais de regarder
00:56:20les délais
00:56:21qui sont imposés
00:56:22aux entreprises
00:56:23pour pouvoir changer
00:56:24les produits
00:56:25une fois qu'ils ont été
00:56:26détectés
00:56:27et rendre
00:56:27les process
00:56:29plus simples
00:56:30c'est aussi
00:56:32une question
00:56:32d'effectivité
00:56:33et de réalisme
00:56:35économique
00:56:36par rapport
00:56:36à ce que nous ont
00:56:37remonté
00:56:37les entreprises
00:56:38ces textes là
00:56:39ils ont été
00:56:39pour la première fois
00:56:41à la commission
00:56:42vraiment produits
00:56:43avec les entreprises
00:56:44les syndicats
00:56:45de ces entreprises
00:56:47les associations
00:56:48de consommateurs
00:56:49ont été consultés
00:56:50pour trouver
00:56:51le bon équilibre
00:56:52mais évidemment
00:56:53quand nous avons
00:56:54volonté de simplification
00:56:56il faut retirer
00:56:57des choses
00:56:57et donc la simplification
00:56:59c'est pas de rajouter
00:57:00des contraintes
00:57:01et donc
00:57:01oui
00:57:02on assume
00:57:03de retirer
00:57:04soit du reporting
00:57:05quand il n'est pas nécessaire
00:57:07soit simplifier
00:57:08les procédures
00:57:09soit allonger
00:57:09les délais
00:57:10c'est ce que nous avons
00:57:11fait dans tous les textes
00:57:12mais on joue
00:57:13sur ces questions là
00:57:14et pas sur l'équilibre
00:57:16et les objectifs
00:57:18des réglementations
00:57:19en question
00:57:20d'ailleurs ça nous est
00:57:21suffisamment reproché
00:57:22de l'autre côté
00:57:24par certains
00:57:25dans le secteur privé
00:57:27qui auraient souhaité
00:57:28plutôt
00:57:29des régulations
00:57:30et donc
00:57:31en même temps
00:57:33de me faire engueuler
00:57:34à la fois
00:57:35d'un côté
00:57:36comme de l'autre
00:57:36montre peut-être
00:57:37que nous sommes
00:57:38dans le bon équilibre
00:57:40je ne sais pas
00:57:41mais je le perçois
00:57:43comme ça
00:57:43en tout cas
00:57:44au parlement européen
00:57:45puisque
00:57:46pour passer
00:57:47pour avoir
00:57:48un accord politique
00:57:49j'ai besoin
00:57:50à la fois
00:57:50du groupe socialiste
00:57:51des verts
00:57:52mais aussi
00:57:52des libéraux
00:57:55des conservateurs
00:57:55toute ressemblance
00:57:59par rapport
00:58:00à la vie politique
00:58:00française
00:58:01n'est pas forcément exact
00:58:03mais l'hémicycle
00:58:05ressemble très fortement
00:58:06à l'Assemblée nationale
00:58:07SCAF
00:58:09je ne rentrerai pas
00:58:10dans le dispositif
00:58:12qui est un dispositif
00:58:13État membre
00:58:14et pas commission
00:58:15donc c'est un
00:58:16programme
00:58:17intergouvernemental
00:58:23pardon
00:58:23donc la commission
00:58:24n'a pas de vrai rôle
00:58:26dans la gouvernance
00:58:27d'ailleurs
00:58:28on incite plutôt
00:58:29à avoir
00:58:30un projet
00:58:31intergouvernemental
00:58:32qui permette
00:58:33d'avancer
00:58:34et de construire
00:58:35aussi des ponts
00:58:35pour pouvoir après élargir
00:58:37dans l'objectif
00:58:39d'avoir
00:58:40une Europe
00:58:41de la défense
00:58:42la commission
00:58:42n'a pas de compétences
00:58:44en la matière
00:58:45mais
00:58:45a des moyens
00:58:46de financer
00:58:47l'ensemble des programmes
00:58:50on peut parler
00:58:50de DIP
00:58:51on peut parler
00:58:51de beaucoup
00:58:52de fonds
00:58:53qui sont mis en place
00:58:55mon objectif
00:58:57étant
00:58:57et notre objectif
00:58:59maintenant je peux parler
00:59:00au nom de la commission
00:59:01européenne
00:59:02d'intégrer
00:59:04la composante
00:59:06du made in Europe
00:59:07et donc de la préférence
00:59:08européenne
00:59:08dans ces fonds
00:59:10pour permettre
00:59:11également
00:59:12à l'industrie européenne
00:59:13de se développer
00:59:14et de profiter
00:59:14de l'argent public
00:59:15européen
00:59:16en l'occurrence
00:59:16pour pouvoir grandir
00:59:18donc ça c'est
00:59:19tout ce que nous avons
00:59:20déployé
00:59:21en termes de capacité
00:59:23si d'influence
00:59:24en interne
00:59:24à la commission
00:59:25ces derniers mois
00:59:26pour obtenir des résultats
00:59:27puisque déjà 65%
00:59:28de l'argent
00:59:30qui doit être dépensé
00:59:31doit être européen
00:59:32et contenir
00:59:33dans les chaque produits
00:59:3465%
00:59:35de composants
00:59:35européens
00:59:36ce qui fait
00:59:36que logiquement
00:59:38on est arrivé
00:59:39à un résultat
00:59:40qui est bon
00:59:41à la fois
00:59:41pour l'industrie
00:59:42européenne
00:59:42et le développement
00:59:43de nos projets
00:59:43communs
00:59:45pour ce qui est
00:59:46de
00:59:47reach
00:59:48les omnibus
00:59:49en
00:59:50en
00:59:52dans le
00:59:55sur le volet
00:59:57de la
00:59:57des cosmétiques
00:59:59je vous ai répondu
01:00:00j'ai entendu
01:00:02beaucoup de choses
01:00:03sur le sujet
01:00:04juste
01:00:05encore une fois
01:00:07tout ce qui est
01:00:07cancérigène
01:00:08restera interdit
01:00:09nous ne touchons pas
01:00:11ni aux substances
01:00:12ni à la dérèglementation
01:00:14des substances
01:00:14nous
01:00:16nous mettons
01:00:19des délais
01:00:19supplémentaires
01:00:20aux entreprises
01:00:21pour trouver
01:00:22des alternatives
01:00:23mais ces délais
01:00:24sont très clairement
01:00:25raisonnables
01:00:26au vu des discussions
01:00:28que nous avons
01:00:28avec les scientifiques
01:00:29et la faisabilité
01:00:32de ces transformations
01:00:33et donc
01:00:34vraiment
01:00:34l'objectif
01:00:35est de garder
01:00:35un haut
01:00:36degré
01:00:37de
01:00:38de protection
01:00:40notamment
01:00:40dans le domaine
01:00:41de la santé
01:00:41et en même temps
01:00:43ne pas décrocher
01:00:44totalement
01:00:45par rapport
01:00:46à l'international
01:00:47et accompagner
01:00:47nos boîtes
01:00:48dans
01:00:48dans les transformations
01:00:51et dans les interdictions
01:00:52successives
01:00:52qui arrivent
01:00:53d'un certain nombre
01:00:54de produits
01:00:55on aura également
01:00:56à réfléchir
01:00:57sur l'avenir
01:00:58de REACH
01:00:58et donc
01:01:00du texte
01:01:01global
01:01:01avec les parlementaires
01:01:03européens
01:01:03j'ai engagé
01:01:04cette discussion
01:01:05depuis maintenant
01:01:07quelques semaines
01:01:07et donc
01:01:08on aura
01:01:08également
01:01:09à trancher
01:01:10quel est l'équilibre
01:01:11du futur texte
01:01:12dans les prochaines
01:01:15semaines
01:01:16pour ce qui est
01:01:18de l'accord
01:01:18des US
01:01:19enfin des US
01:01:20pardon
01:01:21le accord
01:01:21avec les Etats-Unis
01:01:24excusez-moi
01:01:24de l'anglicisme
01:01:25800 milliards
01:01:31c'est le chiffre
01:01:32qui était
01:01:33effectivement
01:01:34dans le rapport
01:01:35Draghi
01:01:35évidemment
01:01:36c'est pas 800 milliards
01:01:37d'argent public
01:01:37et donc
01:01:40y compris
01:01:41le fonds de compétitivité
01:01:42si je prends
01:01:43après le volet
01:01:44recherche
01:01:45et développement
01:01:46du fonds
01:01:47Horizon
01:01:48qui va être doublé
01:01:49qui arrive
01:01:50à 200 milliards
01:01:51d'euros
01:01:52sur la période
01:01:53ce qui est un bon signe
01:01:54que les Européens
01:01:55investissent
01:01:56dans leur recherche
01:01:57dans cette période
01:01:59nous permettra
01:02:01quand même
01:02:01de débloquer
01:02:02presque 450 milliards
01:02:03d'euros
01:02:03sur cette période
01:02:04450 milliards
01:02:05d'euros
01:02:05M. le Président
01:02:07s'ils sont bien utilisés
01:02:10et permettent
01:02:11le levier
01:02:11dans le secteur privé
01:02:13donc le déclenchement
01:02:14d'investissements
01:02:15supplémentaires
01:02:16il peut
01:02:17clairement arriver
01:02:18on peut arriver
01:02:19à 1000 milliards
01:02:20voire même
01:02:20plus de 1000 milliards
01:02:21d'euros
01:02:21en investissement
01:02:22net
01:02:23liés
01:02:25à ce fonds
01:02:26de compétitivité
01:02:27juste
01:02:29avec le bon déclenchement
01:02:31la bonne garantie
01:02:32le bon dispositif
01:02:33sachant que
01:02:34le meilleur moyen
01:02:35d'utiliser l'argent
01:02:36européen
01:02:37pour l'instant
01:02:37en termes
01:02:38de levier
01:02:39dans le secteur privé
01:02:40a été la garantie
01:02:41InvestEU
01:02:42c'est un dispositif
01:02:44de garantie publique
01:02:45qui est utilisé
01:02:47par la BEI
01:02:48avec de l'argent européen
01:02:50mais aussi avec nos partenaires
01:02:51nationaux
01:02:53donc les banques publiques
01:02:54auxquelles on prête
01:02:55pour pouvoir être
01:02:57au plus proche du terrain
01:02:58sur des projets
01:02:59spécifiques
01:03:00et qui permettent
01:03:01de déclencher
01:03:02des taux de rendement
01:03:03très forts
01:03:04pour de l'argent européen
01:03:05puisque 1 euro investi
01:03:06peut aller jusqu'à
01:03:07presque 20 euros
01:03:08levé
01:03:08dans le secteur privé
01:03:10vous voyez
01:03:11les marges
01:03:12qu'on a en tout cas
01:03:12pour pouvoir investir
01:03:14ce qui est important
01:03:15pour nous
01:03:15c'est qu'au moment
01:03:17où il y a tout un débat
01:03:18sur l'Europe
01:03:20sur la contribution
01:03:21sur l'argent européen
01:03:22sur comment il est bien investi
01:03:24c'est qu'il puisse
01:03:25également servir
01:03:26à pouvoir faire
01:03:27un effet levier
01:03:28sur le privé
01:03:29et donc démultiplier
01:03:31ces capacités
01:03:32et c'est ça que
01:03:32nous allons essayer
01:03:34de poursuivre
01:03:36dans ce cadre là
01:03:37pour ce qui est
01:03:39des investissements
01:03:39qui sont mentionnés
01:03:40pas en juridique
01:03:42mais en indicateur
01:03:43dans l'accord
01:03:44avec les Etats-Unis
01:03:46évidemment
01:03:46c'est des éléments indicateurs
01:03:47puisque la plupart
01:03:48des compétences
01:03:49sont des compétences
01:03:50nationales
01:03:51notamment dans le mix
01:03:51énergétique
01:03:52ou dans la capacité
01:03:54de produire
01:03:54de l'énergie
01:03:55importation du LNG
01:03:57ce sont uniquement
01:03:58des projections
01:03:59de besoins européens
01:04:01qui ont été faits
01:04:02qui ont été faites
01:04:03et donc il n'y a pas
01:04:05d'obligation
01:04:06de la part
01:04:07des entreprises
01:04:08d'acheter
01:04:09américains
01:04:12dans ces cadres là
01:04:13mais une évaluation
01:04:14par la commission
01:04:16des besoins européens
01:04:17et de ce qui serait
01:04:18possible de faire
01:04:19j'ai envie de dire
01:04:21à réglementation constante
01:04:23voilà
01:04:24donc pas de panique
01:04:26j'ai envie de dire
01:04:26sur ce sujet là
01:04:28j'ai entendu
01:04:30beaucoup de choses
01:04:31mais nous allons pas
01:04:32investir de l'argent public
01:04:34aux Etats-Unis
01:04:35contrairement à ce que
01:04:37j'ai pu entendre
01:04:38sur un certain nombre
01:04:39de médias en France
01:04:40c'est uniquement
01:04:43de l'investissement
01:04:44et nous avons également
01:04:44besoin
01:04:45et nos entreprises
01:04:46européennes
01:04:47ont besoin
01:04:47d'investir
01:04:48y compris
01:04:48dans les marchés
01:04:49ailleurs
01:04:50on a besoin
01:04:52d'investissement
01:04:53européen
01:04:53aux Etats-Unis
01:04:54aussi
01:04:54privés
01:04:56dans ce cadre là
01:04:58et c'est ce que
01:04:58nous souhaitons
01:04:59également
01:05:00pour les entreprises
01:05:02européennes
01:05:02avec une vraie
01:05:04stratégie
01:05:06également
01:05:06de partenariat
01:05:07pour ce qui est
01:05:08du reste
01:05:09de l'accord
01:05:09la plus grosse
01:05:13demande
01:05:14de la part
01:05:15des européens
01:05:15et notamment
01:05:16du secteur privé
01:05:17était la stabilité
01:05:18des droits de douane
01:05:20je crois qu'on a touché
01:05:21un point important
01:05:22en tout cas
01:05:23tous les secteurs
01:05:24sont stabilisés
01:05:24sur leurs droits de douane
01:05:27ma vraie préoccupation
01:05:29c'est que cet accord
01:05:30soit amené à changer
01:05:32dans les prochains mois
01:05:34ou les prochaines années
01:05:34et donc là
01:05:36tous nos efforts
01:05:37diplomatiques
01:05:38sont pour stabiliser
01:05:39cet accord
01:05:40et que
01:05:42la partie
01:05:43américaine
01:05:45ne vienne pas rajouter
01:05:46des éléments
01:05:47en plus
01:05:48dans cet accord
01:05:49qui nous
01:05:50déstabiliserait
01:05:52les secteurs
01:05:52et qui n'aurait pas
01:05:53le seul argument
01:05:55sur lequel nous avons
01:05:56assumé des droits
01:05:57de douane
01:05:57asymétriques
01:05:58c'était au nom
01:05:59de la stabilité
01:05:59et donc si cette stabilité
01:06:01n'existe plus
01:06:02y compris l'accord
01:06:03à une fragilité
01:06:04supplémentaire
01:06:05sur le médicament
01:06:08vous n'avez pas répondu
01:06:09alors le médicament
01:06:10je
01:06:11d'abord
01:06:13le réglementaire
01:06:15est chez mon collègue
01:06:16hongrois
01:06:16et donc moi
01:06:18j'ai la partie
01:06:18uniquement compétitivité
01:06:19industrielle
01:06:20avec tous les facteurs
01:06:21de compétitivité
01:06:22qui sont
01:06:22probablement les mêmes
01:06:24que de l'industrie
01:06:25historique
01:06:25le prix de l'énergie
01:06:26les questions
01:06:27notamment de permitting
01:06:29de surcapacité
01:06:31et de commerce extérieur
01:06:32pour ce qui est
01:06:33de la réglementation
01:06:34en tant que tel
01:06:35avec mon collègue
01:06:37hongrois
01:06:38nous essayons
01:06:39de coordonner
01:06:40pour pouvoir
01:06:41aussi protéger
01:06:41le marché
01:06:42nous avons introduit
01:06:43en début de mandat
01:06:45la préférence européenne
01:06:46dans le texte
01:06:47et dans la stratégie
01:06:48qui n'était pas
01:06:49une chose facile
01:06:50en interne
01:06:51de la commission
01:06:52maintenant il faut pouvoir
01:06:52le mettre en application
01:06:53et
01:06:54en réalité
01:06:56envisager
01:06:58ce marché du médicament
01:06:59comme un marché
01:07:00presque domestique
01:07:02et ça va être
01:07:03européen
01:07:04ça va être l'enjeu
01:07:06si nous l'envisageons
01:07:07tel quel
01:07:07sur un certain nombre
01:07:08de secteurs
01:07:09ça veut dire
01:07:10réindustrialisation
01:07:12c'est à dire
01:07:13marché
01:07:15européen
01:07:17mais aussi
01:07:18capacité d'export
01:07:19et donc c'est là
01:07:20où l'équilibre
01:07:21entre
01:07:22la préférence européenne
01:07:25et notre capacité
01:07:26d'export
01:07:27se joue
01:07:28puisque d'autres
01:07:28industriels
01:07:30sont aussi
01:07:31sur le marché
01:07:31européen
01:07:32ils viennent
01:07:33importer
01:07:33et on importe
01:07:34aussi du médicament
01:07:35sur un certain
01:07:35nombre
01:07:36de secteurs
01:07:37et tout l'équilibre
01:07:38est là
01:07:40par contre
01:07:40sur le reste
01:07:42du
01:07:43du secteur
01:07:45très attentif
01:07:46à ce qui se passe
01:07:47aux Etats-Unis
01:07:47puisque c'est ça
01:07:48qui peut nous
01:07:48déstabiliser totalement
01:07:50le marché
01:07:52et là dessus
01:07:53on est en train
01:07:54d'élaborer
01:07:55un plan
01:07:56et ça reste
01:07:57y compris dans
01:07:57les discussions
01:07:58avec les US
01:07:58en ce moment
01:07:59avec les Etats-Unis
01:08:00en ce moment
01:08:00dans le cadre
01:08:01des derniers accords
01:08:02et des derniers
01:08:03serrages de boulons
01:08:04de l'accord
01:08:05avec les Etats-Unis
01:08:06Ok
01:08:08On reprend une série
01:08:10Ahmed Lawetch
01:08:10y va
01:08:11et Franck Rabonneau
01:08:12se prépare
01:08:12Merci monsieur le président
01:08:13monsieur le commissaire
01:08:14vous êtes vice-président
01:08:15exécutif de la commission
01:08:16européenne
01:08:16chargé de la prospérité
01:08:18et de la stratégie
01:08:18industrielle
01:08:19et vous piletez le pacte
01:08:20pour une industrie propre
01:08:21à ce titre
01:08:22vous souhaitez
01:08:22introduire davantage
01:08:23une made in Europe
01:08:24dans les appels
01:08:25d'offres publiques
01:08:26vous affirmez également
01:08:27que la compétitivité
01:08:28et la décarbonisation
01:08:29ne sont pas opposées
01:08:31pour sauver
01:08:32le secteur automobile
01:08:33vous proposez
01:08:34d'investir dans les batteries
01:08:35le recyclage
01:08:36et introduire
01:08:37des exigences
01:08:37de contenu européen
01:08:38dans les véhicules
01:08:39vous confirmez aussi
01:08:41la date de 2035
01:08:42pour la fin des ventes
01:08:43de véhicules thermiques
01:08:44tout en ménageant
01:08:45en clause
01:08:46une de révision
01:08:46en 2026
01:08:47j'aurais à ce propos
01:08:48deux questions
01:08:49à vous poser
01:08:49sur la compétitivité
01:08:51du secteur automobile
01:08:52comment comptez-vous
01:08:54accompagner les PME
01:08:54et les filières
01:08:55encore très dépendantes
01:08:56des importations
01:08:57pour qu'elles ne soient pas
01:08:58les oubliées
01:08:59de la transition
01:08:59et enfin
01:09:00la clause de révision
01:09:01de 2026
01:09:02sur la fin
01:09:02des véhicules thermiques
01:09:03pourrait ouvrir la voie
01:09:04à une certaine flexibilité
01:09:06quels critères écologiques
01:09:07contraignants
01:09:08entendez-vous retenir
01:09:08pour éviter qu'elles ne conduisent
01:09:10à un recul
01:09:11des ambitions climatiques
01:09:12européennes
01:09:12je vous remercie
01:09:13oui merci président
01:09:19monsieur le vice-président
01:09:21dans le cadre des accords
01:09:23signés avec les Etats-Unis
01:09:26je ne reviendrai pas
01:09:27sur les conditions
01:09:29simplement
01:09:31on se pose
01:09:31des problèmes
01:09:32très sérieux
01:09:33pour nos industriels
01:09:34à savoir
01:09:35lorsque des produits
01:09:36sont exportés
01:09:37aux Etats-Unis
01:09:38ils subissent 15%
01:09:39mais s'ils contiennent
01:09:40de l'acier et de l'aluminium
01:09:42ils ont
01:09:43une taxation
01:09:44différenciée
01:09:45et le calcul
01:09:46de cette taxation
01:09:47est semble-t-il
01:09:49un vrai casse-tête
01:09:51pour les industriels
01:09:52européens
01:09:53donc je ne sais pas
01:09:53quelle est votre position
01:09:55par rapport à ça
01:09:56et puis je reviens
01:09:57sur le volet
01:09:58là
01:09:58hydrocarbures
01:10:00vous avez dit
01:10:00450 milliards
01:10:01d'euros
01:10:02payés par l'Europe
01:10:03ce qui est beaucoup trop
01:10:04bien évidemment
01:10:04alors dans l'accord
01:10:05il est stipulé quand même
01:10:06que l'on va
01:10:07acheter
01:10:08pour 700 milliards
01:10:09d'euros
01:10:10d'hydrocarbures américains
01:10:12est-ce qu'on ne transforme
01:10:14pas une dépendance russe
01:10:15vers une dépendance américaine
01:10:16et dans le cadre
01:10:18de notre compétitivité
01:10:19aussi
01:10:20est-ce qu'il ne faudrait pas
01:10:22privilégier plus
01:10:22le nucléaire
01:10:23notamment les SMR
01:10:25et ces questions-là
01:10:25sont à mon avis
01:10:26de grande actualité
01:10:27Florence prépare
01:10:30Gisèle Jourdain
01:10:30et on prendra
01:10:31Karine Daniel
01:10:31en dernier
01:10:32je clôt les débats
01:10:33merci monsieur
01:10:36le président
01:10:37monsieur le commissaire
01:10:39donc je voulais
01:10:40vous interroger
01:10:41sur des questions
01:10:42de compétitivité
01:10:43et de distorsion
01:10:44de concurrence
01:10:45tout d'abord
01:10:45dans le secteur
01:10:49du silicium
01:10:50évidemment
01:10:51vous n'êtes pas
01:10:52sans savoir
01:10:52et j'imagine
01:10:53que vous avez
01:10:53été alerté
01:10:55par la situation
01:10:56de la filière
01:10:57qui est confrontée
01:10:58à des droits
01:10:59de douane
01:10:59américain
01:11:00très important
01:11:01et à
01:11:02un marché
01:11:04inondé
01:11:05par des produits
01:11:06chinois
01:11:07à faible prix
01:11:08donc cette filière
01:11:10est absolument
01:11:11stratégique
01:11:12pour notre pays
01:11:13que ce soit
01:11:13pour la défense
01:11:14que ce soit
01:11:15pour la transition
01:11:16écologique
01:11:17et c'est vraiment
01:11:18une question
01:11:19de souveraineté
01:11:20donc j'ai interpellé
01:11:21avec des collègues
01:11:22députés européens
01:11:24également
01:11:25la présidente
01:11:27de la commission
01:11:28je crois
01:11:29qu'il y a
01:11:29aujourd'hui
01:11:30urgence
01:11:30à prendre
01:11:31des mesures
01:11:32pour cette filière
01:11:33qui a plusieurs entreprises
01:11:35dans ma région
01:11:35la région
01:11:36Verne-Rhône-Alpes
01:11:36donc j'y suis
01:11:37très attentive
01:11:38donc voilà
01:11:39quelles mesures
01:11:40pour permettre
01:11:42restaurer
01:11:42la compétitivité
01:11:45de cette filière
01:11:45et également
01:11:47quelles mesures
01:11:47d'urgence
01:11:48aujourd'hui
01:11:49pour protéger
01:11:50l'emploi
01:11:50dans cette filière
01:11:51un autre secteur
01:11:53sur lequel
01:11:55on peut aussi
01:11:56avoir des interrogations
01:11:58c'est le secteur
01:11:59aérien
01:12:00le règlement
01:12:02Refuel Europe
01:12:03impose
01:12:05à nos compagnies
01:12:07d'incorporer
01:12:08des carburants
01:12:09durables
01:12:10et c'est
01:12:11tout à fait souhaitable
01:12:13et nous souhaitons
01:12:13que cela
01:12:14se renforce
01:12:15et bien entendu
01:12:16ça renchérit
01:12:18le coût
01:12:18des vols
01:12:19intra-européens
01:12:20donc ces objectifs
01:12:21je le dis bien
01:12:21sont indispensables
01:12:23pour obtenir
01:12:23nos objectifs
01:12:24climatiques
01:12:25mais ça crée
01:12:26évidemment
01:12:27une distorsion
01:12:27de concurrence
01:12:28avec les acteurs
01:12:30extra-européens
01:12:32ça détourne
01:12:33aussi une partie
01:12:35du trafic
01:12:36dans des hubs
01:12:37en dehors
01:12:37de l'Europe
01:12:38et on a également
01:12:40une fuite
01:12:40de carbone
01:12:41donc est-ce que
01:12:43sur ce sujet
01:12:44la commission envisage
01:12:45un travail concret
01:12:47finalement
01:12:47sur la possibilité
01:12:49d'étendre
01:12:50le mécanisme
01:12:51d'ajustement
01:12:52carbone
01:12:52au transport
01:12:53aérien
01:12:54parce que c'est
01:12:55une possibilité
01:12:55qui est envisagée
01:12:57parce que ça me semble
01:12:57relativement indispensable
01:12:59je vous remercie
01:13:00Gisèle et Karine
01:13:02merci
01:13:02monsieur le commissaire
01:13:03moi je souhaiterais
01:13:04donc
01:13:05vous
01:13:07interpeller
01:13:09sur ce que
01:13:10vous avez
01:13:11à un certain moment
01:13:12dit
01:13:13et exprimé
01:13:14vous avez
01:13:15donc
01:13:15fait du fond
01:13:17européen
01:13:17pour la compétitivité
01:13:20une force
01:13:21de frappe
01:13:22industrielle
01:13:23vous l'avez
01:13:23présenté
01:13:24donc comme cela
01:13:25c'est une ambition
01:13:26mais
01:13:27quels sont
01:13:28les moyens
01:13:28de cette ambition
01:13:29et au niveau
01:13:30justement
01:13:31de cette frappe
01:13:32donc
01:13:33force de frappe
01:13:34industrielle
01:13:35moi je souhaiterais
01:13:36vous interpeller
01:13:38sur un sujet
01:13:38qui m'est cher
01:13:39c'est que
01:13:39effectivement
01:13:40développer nos industries
01:13:42être compétitifs
01:13:43avancer
01:13:45au sein de l'Europe
01:13:46cette influence
01:13:47donc française
01:13:48je partage
01:13:49complètement
01:13:49en revanche
01:13:50je suis très liée
01:13:51au problème
01:13:53donc d'environnement
01:13:54et au problème
01:13:55donc de
01:13:55de pollution
01:13:56et de dépollution
01:13:58et je souhaiterais
01:13:59savoir
01:13:59dans
01:14:00ce qui fait
01:14:02donc
01:14:02votre investissement
01:14:04quelle est
01:14:06donc la part
01:14:07que vous attribuez
01:14:08et que
01:14:08vous
01:14:09consacrez
01:14:10au fait de dire
01:14:11oui
01:14:12on soutient
01:14:13les industriels
01:14:13mais attention
01:14:14qu'on n'est pas
01:14:15des facteurs
01:14:16générateurs
01:14:17de pollution
01:14:18industrielle
01:14:19ou
01:14:20parce qu'on sait bien
01:14:21que la pollution
01:14:23ne s'arrête pas
01:14:23aux frontières
01:14:24on sait qu'elle va
01:14:25beaucoup plus loin
01:14:26donc moi c'est vraiment
01:14:27un réel questionnement
01:14:29lorsqu'on sait
01:14:30qu'au niveau européen
01:14:31la directive
01:14:32liée donc
01:14:33à la pollution
01:14:35et dépollution
01:14:35des sols
01:14:36a toujours été
01:14:37ajournée
01:14:38et n'a jamais
01:14:39donc n'a jamais
01:14:41été mise
01:14:41à l'ordre du jour
01:14:42voilà mon questionnement
01:14:44monsieur le commissaire
01:14:45merci monsieur le commissaire
01:14:47moi j'ai une question
01:14:48sur un sujet particulier
01:14:50qui préoccupe
01:14:51des territoires
01:14:52qui sont concernés
01:14:53par les
01:14:53baisses d'investissement
01:14:55et les licenciements
01:14:56chez ArcelorMittal
01:14:58et notamment sur les sites
01:14:59de Dunkerque
01:14:59et Bassindre
01:15:00vous êtes exprimé
01:15:02récemment
01:15:02sur le sujet
01:15:04il semblerait
01:15:05pour avoir rencontré
01:15:06les acteurs locaux
01:15:07d'ArcelorMittal
01:15:08en Loire-Atlantique
01:15:09récemment
01:15:11que la concurrence
01:15:13soit organisée
01:15:14au sein même
01:15:15d'ArcelorMittal
01:15:17entre les sites
01:15:18qui sont hors
01:15:19de l'Union Européenne
01:15:20et évidemment
01:15:21pas à l'avantage
01:15:23des sites
01:15:23qui sont dans
01:15:23l'Union Européenne
01:15:24donc j'aurais
01:15:25voulu savoir
01:15:26si vous pouvez
01:15:27nous éclairer
01:15:27sur ce sujet
01:15:28si vous avez
01:15:29des informations
01:15:30à mettre
01:15:31à notre disposition
01:15:32en dix minutes
01:15:33monsieur
01:15:34merci monsieur le président
01:15:35question qui
01:15:38une audition entière
01:15:40ici on est fort
01:15:40mais on est aussi
01:15:41les rois du challenge
01:15:41merci
01:15:42alors de manière
01:15:43peut-être un peu
01:15:44télégraphique
01:15:45mais pour répondre
01:15:46à l'ensemble
01:15:47de vos questions
01:15:47d'abord sur l'automobile
01:15:49nous avons l'objectif
01:15:51de jouer sur l'offre
01:15:52et la demande
01:15:53des mesures
01:15:54d'offre
01:15:56puisque
01:15:56des mesures de demande
01:15:59puisque
01:15:59un des objectifs
01:16:01est d'avoir
01:16:02à la fois
01:16:04booster le carnet
01:16:05de commande
01:16:06sur le remplacement
01:16:06des flottes
01:16:07professionnelles
01:16:08et donc
01:16:08un certain nombre
01:16:09de mesures
01:16:09d'incitation
01:16:11et de réglementation
01:16:12européenne
01:16:12devront arriver
01:16:14arriver si peu
01:16:16sous peu de temps
01:16:18pour inciter
01:16:20l'achat
01:16:21de véhicules électriques
01:16:23dans le cadre
01:16:24d'achat d'entreprises
01:16:25et donc de flottes
01:16:26professionnelles
01:16:27un véhicule sur deux
01:16:28neuf
01:16:29est un véhicule
01:16:30professionnel
01:16:31vendu en Europe
01:16:33vous voyez
01:16:34les capacités
01:16:36aussi de pouvoir
01:16:37rajouter du carnet
01:16:38de commande
01:16:39deuxièmement
01:16:40sur capacité chinoise
01:16:41je l'évoquais déjà
01:16:42dans mon
01:16:43dans une des vos questions
01:16:45mais ce sont
01:16:46les conditions
01:16:46de fabrication
01:16:49des véhicules
01:16:50sur le territoire
01:16:51européen
01:16:51qui seront mis
01:16:52sur la table
01:16:53également
01:16:53par rapport
01:16:54à la concurrence
01:16:54des loyales
01:16:55ou le droit de douane
01:16:57je vous avoue
01:16:58que le droit de douane
01:17:00étant plutôt
01:17:00l'outil
01:17:01qui a été choisi
01:17:02par l'administration
01:17:03américaine
01:17:04pour réindustrialiser
01:17:06je ne pense pas
01:17:07qu'il correspond
01:17:07ni à nos valeurs
01:17:09ni à notre désir
01:17:11de respecter
01:17:12le droit international
01:17:14au niveau européen
01:17:16donc
01:17:16un des outils
01:17:17de la réindustrialisation
01:17:18seront
01:17:19les conditions
01:17:21de production
01:17:23et d'accès
01:17:24au marché
01:17:24européen
01:17:25pour les entreprises
01:17:27étrangères
01:17:27ça c'est
01:17:29une petite révolution
01:17:30et un autre tabou
01:17:31qu'il faudra
01:17:33faire tomber
01:17:33et puis l'offre
01:17:35je vous l'évoquais
01:17:35avec ses conditions
01:17:36et ses droits de douane
01:17:39le secteur
01:17:40de l'automobile
01:17:40en réalité
01:17:42c'est tout le secteur
01:17:44qu'il faut sauver
01:17:46mais y compris
01:17:47les fabricants
01:17:48les sous-traitants
01:17:49les fournisseurs
01:17:50et donc avec
01:17:52les conditions
01:17:53d'investissement
01:17:54étrangers
01:17:54et le fonctionnement
01:17:55de notre chaîne de valeur
01:17:56on répond aussi
01:17:57au carnet de commandes
01:17:58même si des constructeurs
01:17:59pourraient arriver
01:18:00sur le marché
01:18:01en faisant du
01:18:02made in Europe
01:18:03on a un deuxième sujet
01:18:04qui est la sécurité
01:18:05qui est très long
01:18:06à développer
01:18:07mais aujourd'hui
01:18:08la voiture électrique
01:18:10connectée
01:18:11peut être déconnectée
01:18:13depuis
01:18:14l'étranger
01:18:16ce qui pose un problème
01:18:17de sécurité nationale
01:18:18pour l'ensemble
01:18:18des états membres
01:18:19mais le bouton
01:18:20étant à Austin
01:18:21pour la Tesla
01:18:22ou à Shenzhen
01:18:23pour la BYD
01:18:24ça nous pose un problème
01:18:26de nationalité
01:18:27de l'entreprise
01:18:28qui peut appuyer
01:18:29sur le bouton
01:18:29alors c'est pas un problème
01:18:31quand il y a
01:18:32100 000 véhicules
01:18:33en route
01:18:33sur les routes
01:18:34d'autoroutes
01:18:35et départementales
01:18:37partout en Europe
01:18:37ça devient un vrai problème
01:18:38à partir du moment
01:18:39où il y a des millions
01:18:39de véhicules
01:18:40qui peuvent être stoppés
01:18:41à n'importe quel moment
01:18:42théoriquement
01:18:43évidemment
01:18:44mais ça veut dire
01:18:45mettre du composant européen
01:18:47y compris dans des marchés
01:18:48privés
01:18:48et donc des obligations
01:18:50de composants européens
01:18:51dans le secteur
01:18:53de la voiture
01:18:53c'est une vraie réflexion
01:18:54qu'on a
01:18:55sur la volée sécurité
01:18:57notamment
01:18:58un des autres tabous
01:19:02qui est tombé
01:19:02c'est le tabou
01:19:03un peu du nucléaire
01:19:04ces derniers temps
01:19:04du fait de la crise
01:19:07aussi énergétique
01:19:08par probablement
01:19:10pragmatisme
01:19:11de beaucoup
01:19:12d'états membres
01:19:13mais nous avons passé
01:19:15beaucoup de textes européens
01:19:18depuis le début
01:19:18de cette mandature
01:19:19en passant
01:19:20du green au clean
01:19:22donc du vert
01:19:25au bas carbone
01:19:26en quelque sorte
01:19:27dans les textes européens
01:19:28et donc nous allons
01:19:29accentuer
01:19:30cet objectif
01:19:32de passer
01:19:33du vert
01:19:33au bas carbone
01:19:34pour pouvoir
01:19:35introduire
01:19:35progressivement
01:19:36l'énergie nucléaire
01:19:38dans tous les dispositifs
01:19:39européens
01:19:40en tout cas
01:19:40c'était plutôt ma volonté
01:19:41on l'a fait
01:19:42progressivement
01:19:42dans tous les textes
01:19:44et les stratégies
01:19:45que vous voyez sortir
01:19:46de la commission
01:19:47depuis
01:19:48le début
01:19:50de cette nouvelle commission
01:19:51systématiquement
01:19:52vous vérifierez
01:19:54mais ce terme
01:19:55a été modifié
01:19:56et changé
01:19:57et nous allons
01:19:58l'amplifier
01:19:59dans les prochains mois
01:20:01silicium
01:20:02c'est bien identifié
01:20:03madame la sénatrice
01:20:04pour tout vous dire
01:20:06une première enquête
01:20:07a été négative
01:20:09de la part
01:20:09de la commission
01:20:10pourquoi ?
01:20:11parce qu'il y avait
01:20:12une aide d'état française
01:20:13qui venait compenser
01:20:14le déficit
01:20:16notamment sur l'énergie
01:20:17et donc qui a un peu
01:20:18faussé
01:20:18les statistiques
01:20:19et l'évaluation
01:20:20du secteur
01:20:22sachant que
01:20:23cette entreprise
01:20:24représente à elle-même
01:20:25l'ensemble du secteur
01:20:27je vais pousser
01:20:29pour qu'il y ait
01:20:30une nouvelle
01:20:30évaluation
01:20:32le plus rapidement possible
01:20:33ça veut dire
01:20:33que la France
01:20:34nous sollicite
01:20:35sur cette question là
01:20:36on va solliciter
01:20:37le ministre de l'industrie
01:20:39et le ministre
01:20:40de l'économie
01:20:40et des finances
01:20:41pour accélérer
01:20:42cette demande
01:20:42à partir du moment
01:20:43où je suis saisi
01:20:44d'une nouvelle demande
01:20:45je peux accélérer
01:20:45et donc évidemment
01:20:48une sauvegarde
01:20:48est probablement justifiée
01:20:50au vu de
01:20:51première analyse
01:20:52du marché
01:20:54maintenant
01:20:55on puisse
01:20:55l'étayer
01:20:56et ça va durer
01:20:57quelques temps
01:20:58quelques mois
01:20:59ça se compte
01:21:013-4 mois
01:21:03pour pouvoir
01:21:03mettre d'accord
01:21:04toutes les commissions
01:21:04de la commission
01:21:05mais le problème
01:21:08c'est que cette évaluation
01:21:09d'abord
01:21:10a été
01:21:10faussée
01:21:11par une aide d'état
01:21:12sur l'énergie
01:21:13qui nous a posé
01:21:14et qui nous retarde
01:21:15un tout petit peu
01:21:15mais le sujet
01:21:17est très identifié
01:21:18de notre côté
01:21:19je ne veux pas
01:21:19me substituer
01:21:20au ministre
01:21:21de l'industrie
01:21:22ou de l'économie
01:21:23puisque ma responsabilité
01:21:24c'est plutôt
01:21:24de donner le cadre
01:21:25réglementaire
01:21:26mais pour ce qui est
01:21:27du cadre réglementaire
01:21:28clairement
01:21:28on va pousser
01:21:29sur le fonds
01:21:32de compétitivité
01:21:33notre objectif
01:21:39il est assez simple
01:21:40le fonds de compétitivité
01:21:42c'est d'avoir
01:21:43à la fois la capacité
01:21:44de venir
01:21:44en écoutie
01:21:46c'est-à-dire
01:21:47directement
01:21:47rentrer au capital
01:21:48des entreprises
01:21:49quand c'est nécessaire
01:21:51je pense
01:21:51à une nouvelle économie
01:21:53et à une nouvelle industrie
01:21:54qui ont besoin
01:21:55d'aide européenne
01:21:57et
01:21:58si nous ne pouvons pas avoir
01:22:0027 politiques industrielles
01:22:02il faut qu'à un moment
01:22:03la commission
01:22:04se dote
01:22:04de nouveaux instruments
01:22:05de cette politique industrielle
01:22:07et un des nouveaux instruments
01:22:08de la politique industrielle
01:22:09ce sera
01:22:10de rentrer au capital
01:22:11des entreprises
01:22:13aujourd'hui c'est impossible
01:22:14de notre côté
01:22:15on le fait de manière détournée
01:22:16pour les batteries
01:22:17puisque nous avons récupéré
01:22:19presque 2 milliards d'euros
01:22:21pour pouvoir booster
01:22:22la filière de la batterie
01:22:23on voit bien
01:22:24qu'il nous manque
01:22:24un instrument
01:22:25important
01:22:27entre la garantie
01:22:28la subvention
01:22:29pour pouvoir réellement
01:22:30avoir un impact
01:22:31sur ces filières là
01:22:32et donc
01:22:34de la recherche appliquée
01:22:36en passant par
01:22:37le scale-up
01:22:38et donc la mise
01:22:39à l'échelle industrielle
01:22:40et l'entrée au capital
01:22:42pour pouvoir
01:22:42faire venir
01:22:44de nouveaux investisseurs
01:22:45et donc donner
01:22:46le signal
01:22:48que la commission européenne
01:22:49soutient
01:22:50ça sera
01:22:51un réel outil
01:22:53pour nous
01:22:53de politique industrielle
01:22:55et qui permettra
01:22:56également
01:22:56de ne pas en avoir
01:22:5927
01:23:00différentes
01:23:01et d'avoir
01:23:02une fenêtre nationale
01:23:03qui permet
01:23:05aux états membres
01:23:05de mettre de l'argent
01:23:06au niveau de la commission
01:23:07pour pouvoir
01:23:08le faire
01:23:09au niveau européen
01:23:10pour ça
01:23:11si si
01:23:12c'est ce que nous faisons
01:23:13d'ailleurs
01:23:14dans le cadre
01:23:14aujourd'hui
01:23:15de manière détournée
01:23:16et donc
01:23:17on rentre
01:23:19par des acteurs locaux
01:23:20BPI
01:23:21BEI
01:23:22ou européens
01:23:24pour pouvoir
01:23:25utiliser cet argent
01:23:26mais
01:23:26je n'ai pas d'agence
01:23:27de participation
01:23:28de la commission
01:23:29à ce stade
01:23:30comme
01:23:31comme Versy peut avoir
01:23:33en termes
01:23:35en termes
01:23:35d'outils
01:23:35pour conclure
01:23:39très rapidement
01:23:40quotas carbone
01:23:41évidemment
01:23:42que l'objectif
01:23:43est de faire
01:23:44utiliser
01:23:45les quotas carbone
01:23:46pour pouvoir
01:23:46réinvestir
01:23:47dans la décarbonation
01:23:48et donc
01:23:50de pouvoir
01:23:50avoir
01:23:51ce cercle
01:23:52là
01:23:53et puis
01:23:54sur l'acier
01:23:55pour être
01:23:56complet
01:23:57je pense
01:23:58c'est une bonne
01:23:59nouvelle
01:24:01que nous avons
01:24:02annoncé
01:24:03on parlait
01:24:05des tabous
01:24:05tombés
01:24:06des tabous
01:24:06étant de
01:24:07fermer
01:24:08en partie
01:24:08le marché
01:24:09puisque
01:24:09nous avons
01:24:11consacré
01:24:12avec la clause
01:24:13de sauvegarde
01:24:14uniquement
01:24:1510%
01:24:17du marché
01:24:17de l'acier
01:24:18reste ouvert
01:24:19à l'importation
01:24:20aujourd'hui en Europe
01:24:21avec cette clause
01:24:22de sauvegarde
01:24:22ce qui évite
01:24:24le phénomène
01:24:25que vous évoquez
01:24:26c'est à dire
01:24:26du dumping
01:24:28entre les sites
01:24:28puisque les quotas
01:24:30sont fermés
01:24:31et que les droits
01:24:32de douane
01:24:32sont montés
01:24:33à 50%
01:24:34que la clause
01:24:35de sauvegarde
01:24:35est restreinte
01:24:36de 50%
01:24:37supplémentaire
01:24:38qui donne accès
01:24:39uniquement à 10%
01:24:40du marché
01:24:40il n'y a pas
01:24:41d'exception
01:24:42à cette règle
01:24:43sauf si les parlementaires
01:24:45qui ont maintenant
01:24:45analysé la proposition
01:24:46législative
01:24:47au niveau du Parlement
01:24:49européen
01:24:49viendraient à modifier
01:24:50et à mettre
01:24:51quelques exceptions
01:24:52mais il n'y a pas
01:24:53d'exception
01:24:54à cette règle
01:24:54et nous avons
01:24:56quand même joué
01:24:57beaucoup sur l'offre
01:24:58et donc pour empêcher
01:25:00l'acier
01:25:00sur-subventionné
01:25:02d'arriver
01:25:04en Europe
01:25:04qui était en train
01:25:05de tuer totalement
01:25:06notre industrie
01:25:07européenne
01:25:08je ne pouvais pas
01:25:09répondre
01:25:10à deux
01:25:11demandes
01:25:13qui sont
01:25:14souvent paradoxales
01:25:15c'est à dire
01:25:16un acier pas cher
01:25:17et en même temps
01:25:17garder nos sites
01:25:18de production
01:25:19donc il a fallu faire
01:25:19trancher les chefs
01:25:20d'état et de gouvernement
01:25:21sur ce sujet là
01:25:22en Europe
01:25:23mais on ne peut pas
01:25:24avoir aujourd'hui
01:25:25l'acier le plus bas
01:25:26le moins cher du monde
01:25:28avec la crise énergétique
01:25:30que nous avons
01:25:30et en même temps
01:25:31sauvegarder nos sites
01:25:32industriels
01:25:33et notre capacité
01:25:33de production
01:25:34il fallait trancher
01:25:35nous avons tranché
01:25:36dans le sens
01:25:37de la protection
01:25:37du marché
01:25:38je pense que c'est
01:25:39une bonne chose
01:25:39maintenant il faut
01:25:40travailler sur la
01:25:40compétitivité
01:25:41du secteur de l'acier
01:25:43parce qu'il y a encore
01:25:43des gains de compétitivité
01:25:44à aller chercher
01:25:45sur de la nouvelle
01:25:46technologie
01:25:47sur des modes
01:25:48de production
01:25:48sur un alliage
01:25:51un peu particulier
01:25:52qui sont en transformation
01:25:53il y a de la R&D
01:25:54beaucoup dans ce secteur là
01:25:55il faut qu'on puisse être moteur
01:25:58dans le monde
01:25:59et il y aura encore
01:26:01une place
01:26:02pour l'exportation
01:26:03d'acier
01:26:03européen
01:26:04dans le monde
01:26:05si on travaille
01:26:06sur ces aspects
01:26:07de compétitivité
01:26:07mais en attendant
01:26:09la fermeture
01:26:10du marché
01:26:11était nécessaire
01:26:12on l'a fait
01:26:13on l'assume
01:26:14on a franchi aussi
01:26:17un tabou
01:26:18qui nous permettra
01:26:18de le faire
01:26:19dans d'autres secteurs
01:26:20si nécessaire
01:26:20et j'espère que
01:26:22notamment le secteur
01:26:23de la chimie
01:26:24qui aujourd'hui
01:26:25est en grosse difficulté
01:26:26et qui a
01:26:27pour certaines molécules
01:26:29particulières
01:26:30exactement le même problème
01:26:31que le secteur
01:26:34de l'acier
01:26:34voilà monsieur le président
01:26:35à peu près
01:26:36pour être assez rapide
01:26:37dans les questions
01:26:37j'essayais d'être
01:26:38le plus détaillé
01:26:39et évidemment
01:26:41je suis à disposition
01:26:41du Sénat
01:26:42de manière générale
01:26:43pour échanger
01:26:45avec vous
01:26:45quand vous le souhaitez
01:26:46voilà pour cette audition
01:26:48au Sénat
01:26:49de Stéphane Séjourné
01:26:50le vice-président
01:26:51de la commission européenne
01:26:52en charge de la stratégie industrielle
01:26:54l'occasion de présenter
01:26:55le plan de la commission
01:26:56pour relancer
01:26:57l'industrie européenne
01:26:58en crise
01:26:58dans certains secteurs
01:26:59comme l'automobile
01:27:00et l'acier
01:27:01une relance industrielle
01:27:03à concilier bien sûr
01:27:04avec la transition écologique
01:27:05c'est la fin de cette émission
01:27:06merci de l'avoir suivie
01:27:08continuez à suivre
01:27:08l'actualité politique
01:27:09et parlementaire
01:27:10sur notre site internet
01:27:11publicsénat.fr
01:27:12je vous souhaite
01:27:13une très bonne suite
01:27:14des programmes
01:27:14sur Public Sénat
01:27:15Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:20Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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