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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-10-24##

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News
Transcription
00:00Moi j'appelle ce matin à ce que nous puissions constituer un front populaire avec des gens qui se respectent,
00:08des gens qui sont prêts aussi à faire fonctionner la démocratie en leur sein.
00:12Moi ce à quoi j'appelle ce matin c'est au rassemblement, à l'unité, à la clarté.
00:17Ce rassemblement il doit se faire sur un programme qui est un programme clair parce que c'est à ces conditions là
00:21que nous serons en mesure de proposer une véritable alternative.
00:24La crise de 29 elle a débouché sur le nazisme en Allemagne mais elle a débouché sur le front populaire en France.
00:31Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.
00:35Et c'est cette question du jour menace de censure d'Olivier Faure, le PS est-il capable de nous sortir de la crise ?
00:44Et je m'adresse à Virginie Calmels qui est dans les starting blocks justement sur cette information.
00:52Donc on entend de nouveau des liens peut-être entre la France insoumise alors qu'il y a trois semaines ce n'était pas possible.
01:01Alors écoutez, en ce qui me concerne j'avais déjà expliqué, un, je pensais que le recul sur la réforme des retraites était mortifère pour plein de raisons.
01:10Vous le savez, je défends la cause entrepreneuriale, je pense qu'on a besoin de stabilité, de visibilité mais pas à n'importe quel prix.
01:16Parce que quand on commence à revenir en arrière sur une réforme fondamentale qui était quand même, je le rappelle, la seule réforme structurelle du quinquennat Macron
01:25et qui était une façon de nous remettre un petit peu dans les clous au niveau budgétaire,
01:31déjà c'est un recul qui pour moi était incompréhensible et très dangereux.
01:36Mais comme je le craignais et Dieu sait que je l'ai dit, moi je pense qu'on aura la double peine.
01:40C'est-à-dire qu'ils ont reculé sur la réforme des retraites, mais pour autant, ce n'est pas vrai qu'il y avait une vraie stabilité.
01:48D'abord parce qu'on le voit bien, le morcellement de cette Assemblée nationale fait qu'il ne peut pas y avoir de majorité claire.
01:55Et ensuite, le soutien du PS était conditionné à tellement de choses, il n'y avait qu'à lire leur contre-budget.
02:02Ils ne se contentaient pas de dire stop sur la réforme des retraites.
02:07Bon, en plus, on ne sait plus très bien où on en est, parce que quand on entend le président de la République,
02:11on a l'impression que finalement c'est simplement un décalage d'un an.
02:14Et là, moi je pense vraiment aux entreprises qui ne savent plus où elles ont la tête.
02:17Mais je vous assure qu'en ce moment, on le voit, même les entreprises qui vont bien,
02:21je le vois au sein de mes adhérents chez Croissance Plus, qui ne sont que des entrepreneurs en croissance.
02:25On a un ralentissement du carnet de commande, on a une vraie baisse dans l'innovation,
02:29mais dans l'investissement et évidemment dans l'embauche.
02:33Donc tout ça va déboucher sur une crise économique qui est déjà là, mais qui va s'accentuer.
02:37Et pour autant, je pense que le PS ne va pas pouvoir malgré tout aller jusqu'au bout d'un soutien à ce projet de budget.
02:45Et donc on va vers une autre instabilité.
02:48On y est déjà, à mon avis, vu nos comptes publics.
02:50Quand vous voyez, on a quand même été encore déclassés, plus personne n'en parle, ça devient un non-sujet la dame.
02:56On est tellement habitués maintenant.
02:57Non mais c'est fou, je veux dire, Bayrou avait réussi en juillet quand même.
03:00Le premier déclassement, c'était sous Sarkozy, donc ça fait un bail déjà.
03:02Et là, vous vous rendez compte qu'en septembre, on avait ça, on est redéclassés.
03:05Et donc tout ça pour terminer, je pense qu'on aura la double peine et que non seulement on a fait un retrait sur la réforme des retraites,
03:12mais que derrière, on aura probablement une censure.
03:15Philippe Bilger.
03:16Je constate que ma chère Virginie est revenue, c'est clair.
03:21Dans la mesure, on sent un certain temps passer.
03:27Mais plus sérieusement.
03:29En clair, vous parlez trop.
03:31J'avais bien compris.
03:32Ça m'évite d'être long.
03:36Non, sérieusement Virginie, moi je vais...
03:40C'est une catastrophe de la part du Premier ministre d'avoir cédé au Parti Socialiste et à Olivier Faure,
03:47mais je constate sous votre contrôle que j'ai l'impression que les socialistes se sont fait flouer.
03:55Parce qu'en réalité, lorsqu'Olivier Faure menace, si rien de socialiste n'arrive jusqu'à lundi,
04:02il fera une motion, il le censurera.
04:06Je pense que ce que dit Manuel Bompard et les filles à leur sujet est totalement exact.
04:13Et j'éprouverai presque une jouissance, malgré la catastrophe de la concession faite au PS,
04:21devant le fait que les socialistes vont être floués dans les grandes largeurs.
04:26Non mais ça, je suis d'accord que les socialistes ont été floués dans les grandes largeurs,
04:29mais le symbole, la symbolique du retrait, de la réforme des retraites, est suicidaire politiquement.
04:37Moi je ne vois pas comment ce budget peut passer,
04:39parce qu'avec la pléthore d'impôts nouveaux, divers et variés,
04:44je ne vois pas comment les Républicains, sauf à se renier totalement,
04:48mais il ne serait plus un reniement prêt, peuvent le voter.
04:50Je suis d'accord avec Philippe, c'est absolument le cas.
04:53Donc, soit vous faites plaisir à Fort et Mélenchon,
04:55soit vous faites plaisir à Retailleau et à Édouard Philippe.
05:00Il faut être sérieux, il faut une grande clarification.
05:04Mais en ce moment, ça ne fait plaisir à aucun des deux.
05:05C'est ça, allez, petite pause dans ce débat, 0826 300 300, c'est Zach qui est avec nous,
05:12vous voulez commenter avec nos vraies voix du jour, vous êtes les bienvenus, on revient dans un instant.
05:16Avec autour de deux cette table, Philippe Bilger, bien entendu Philippe David, bien entendu Virginie Calmel,
05:32c'est avec nous, présidente et fondatrice de Futuraec, cette école supérieure des technologies de demain,
05:37et qui est passionnante d'ailleurs, et présidente de Croissance Plus.
05:40Et on revenait sur ce qu'a dit ce matin Olivier Faure,
05:42« Il parle d'un avertissement clair, sans évolution du budget, il y aura censure. »
05:49Et avec vous 0826 300 300, et c'est Lionel qui est avec nous, qui nous appelle de grâce.
05:55Bonsoir Lionel.
05:56Bonsoir Lionel.
05:57Bonsoir à toute l'équipe.
05:59Lionel, on est dans un moment de bascule où vous pensez que ça peut passer quand même.
06:06Moi je croyais que c'était une émission sérieuse, le vrai voix.
06:08L'actu, on pensait que c'était sérieux, en fait on se rend compte que ça ne l'est pas du tout.
06:14Comme disait Colu, j'arrêterai de faire rire.
06:16Il ne faut pas prendre l'algographie comme des infos réelles.
06:20C'est juste une plaisanterie.
06:22Après, la gauche, honnêtement, aujourd'hui, en faisant 3% des voix, moins de 3%,
06:26ils arrivent quand même à se positionner comme ceux qui peuvent faire basculer.
06:29C'est quand même assez hors politique.
06:33Je trouve ça assez malin de leur part de s'être positionnés comme ça,
06:36où en fait, ils sont un peu détenteurs de ce qui va se passer.
06:40Après, leurs idées, bon, ma foi...
06:42Mais est-ce que ce n'est pas le grand bluff, là ?
06:44C'est le grand bluff, mais de toute façon, ils n'ont même pas de programme.
06:47Ils n'ont même pas finalisé, leur programme.
06:48Donc là, ils sont en train d'aboyer.
06:50Ils veulent plus de ci, plus de ça.
06:51Mais en fait, ils ne savent même pas où ils vont.
06:53Ils n'arrivent même pas à s'entendre entre eux.
06:54Ils ne savent même pas de quel côté est-ce qu'il faut tirer.
06:56S'il faut tirer vers le LFI ou s'il faut tirer vers le centre.
06:59Comment vous voulez qu'ils gouvernent quoi que ce soit ?
07:01Ils n'ont aucune idée.
07:02Non, mais déjà, vous dites qu'ils sont à 1,7% soit.
07:05Mais quand... Désolé, j'en rigole.
07:07Vous demandez 15 à 20 milliards d'impôts de plus,
07:10je ne pense pas que même si on tape sur les très riches,
07:13ce soit la mesure la plus populaire qui existe.
07:15Parce que si vous mettez 15 à 20 milliards sur les très riches,
07:17je peux vous dire qu'ils partent dans les 48 heures.
07:19En fait, on est obligé de se demander si,
07:23comme l'a très bien dit notre auditeur,
07:25Lionel, pardon,
07:28si l'EPS, par la voix d'Olivier Faure,
07:32avait un projet à proposer.
07:35En réalité, on se demande si l'obsession
07:38n'était pas d'exister politiquement et médiatiquement
07:41et donner l'apparence d'une déchirure avec LFI.
07:45Virginie Calmer.
07:46Je crois que la question du grand bluff est la meilleure question aujourd'hui.
07:49parce que, pour revenir à ce qu'a dit Philippe,
07:51entre les places et la lutte des classes,
07:54la réalité, c'est qu'il y a un grand bluff,
07:56peut-être y compris du côté du président de la République.
07:59Parce que censure ne veut pas dire forcément dissolution.
08:02Donc, en fait, l'EPS peut aussi se dire,
08:05finalement, ce budget est invotable.
08:06Le LR aussi, bien sûr.
08:08Donc, à la fin, censurer.
08:10Censurer, mais ce n'est pas la fin du film.
08:13Parce que le président de la République,
08:15il peut recommencer en se disant,
08:16tiens, finalement, il y en a qu'on n'a pas essayé,
08:18c'est la gauche,
08:19et mettre un premier ministre de gauche
08:21qui sera censuré.
08:22Lucie Castel.
08:23Qui sera censuré, et ainsi de suite.
08:25Vous y croyez, Virginie ?
08:27Oui, je pense que tout est possible.
08:290826 300 300, direction Tours avec Sylvain.
08:32Bonsoir, Sylvain.
08:33Bonsoir, Sylvain.
08:33Bonsoir.
08:34Bienvenue sur Sud Radio.
08:36Quelle est votre expertise ?
08:38C'est votre avis ?
08:40Je ne suis pas expert,
08:41alors je vais avoir une expertise toute relative.
08:45Cependant, je me désolais un peu quand je vous écoute.
08:48C'est quand même qu'il y a un peu,
08:50on va dire, un manque de vision à long terme.
08:53Actuellement, le projet du PS,
08:55c'est juste que ni la gauche extrême du LFI,
08:59ni la droite, on va dire, extrême de l'autre côté,
09:02passent dans deux ans.
09:03Et dans sept ans, et dans quinze ans.
09:06C'est uniquement ça le but du jour.
09:07Alors, peut-être qu'ils vont perdre,
09:09gagner une élection législative,
09:11on s'allure avec le diable,
09:12et puis en perdre une autre
09:13en se mettant contre Macron et compagnie,
09:17maintenant, etc.
09:19On a simplement actuellement,
09:21voilà, le retour de l'UMPS,
09:23qui fait son petit théâtre,
09:25en faisant croire que nous,
09:27on n'est pas pareil que le LR,
09:28parce qu'ils ne sont pas pareils que les macronistes,
09:30parce que nous, le PS, on n'est pas pareil.
09:31Mais, à la fin, vous connaissez l'expression,
09:34c'est tous les détaillants du même grossiste.
09:37Ils ne veulent aucun changement.
09:38Ils font 3% aux élections.
09:40Mais maintenant, si vous regardez l'Assemblée nationale,
09:42si vous regardez le Sénat,
09:43si vous regardez les mairies,
09:44les conseils régionaux,
09:45ils sont très, très bien représentés.
09:47Et ces gens-là ne veulent pas forcément nous représenter.
09:51C'est juste les plus malins pour se faire élire.
09:53C'est tout.
09:54Et à la fin, il n'y aura pas de changement.
09:56Quand j'écoute Sylvain,
09:57qui dit, voilà, il n'y a pas de vision.
09:59Mais dans ce brouhaha, qui a une vision aujourd'hui ?
10:02Qui a une vision claire ?
10:03Quelle partie, de droite à de gauche,
10:06peut nous donner une ligne
10:08qui est qu'aujourd'hui remise en question et incompréhensible ?
10:11Oui, il me semble que dans la séquence assez désastreuse qu'on a vécue,
10:15LR s'est malheureusement effondrée
10:17et a perdu sa boussole.
10:19Mais il y en a quand même deux
10:20qui ont tiré à peu près leur épingle du jeu.
10:22C'est David Lysnard,
10:23qui a resté très clair sur une vision libérale,
10:27baisse de la dépense publique, baisse des impôts,
10:29relance par la croissance.
10:31Mais très peu connue du public.
10:33Probablement.
10:34Et Éric Ciotti,
10:35qui tire un peu les marrons du feu en disant,
10:37regardez, finalement,
10:38LR s'est devenu n'importe quoi,
10:40soit la béquille,
10:41enfin, il le dit lui,
10:43béquille du macronisme,
10:45voire du socialisme,
10:46en ne comprenant absolument pas la position de Wauquiez.
10:49Je veux dire, je pense que personne ne l'a comprise.
10:51Mais même peut-être pas lui.
10:52Donc on est...
10:53Non, mais tout ça pour dire que je suis d'accord avec Cécile
10:55sur la question de la vision.
10:57Il n'y en a plus beaucoup qui ont une vision très claire.
10:59Et on sent que les extrêmes,
11:01c'est un peu compliqué,
11:02parce qu'on sent que ça tiraille,
11:03y compris notamment au Rassemblement National.
11:05Donc moi, je dirais les deux gagnants de la séquence,
11:08c'est Lysnard et Ciotti.
11:09Mais la réalité,
11:10c'est que dans ce brouhaha de l'Assemblée Nationale,
11:13le président de la République lui-même,
11:15on ne sait plus où est la vision.
11:17Ils sont partis, non ?
11:18Moi, je dirais, mais encore une fois,
11:22mon savoir n'est pas celui de Virginie.
11:24Il me paraît difficile aujourd'hui,
11:27depuis même la dissolution calamiteuse,
11:30d'avoir une vision.
11:33Et pourtant, c'est ce que les gens attendent.
11:34Vous avez raison,
11:36mais même le politique le plus génial,
11:39David Lysnard, je l'aime beaucoup,
11:41mais il est LR,
11:42tout en n'y étant pas, bien sûr.
11:44Il n'est pas député,
11:46donc il peut avoir des visions détachées
11:48du corporatisme politique.
11:50C'est très dur d'avoir une vision aujourd'hui
11:53dans le maquis politique
11:56qui a été mis en oeuvre par Emmanuel Macron.
11:58Mais vous savez ce que disait Winston Churchill,
12:00un homme politique pense à la prochaine élection,
12:02un homme d'État pense à la prochaine génération.
12:05C'est toute la différence.
12:06C'est là qu'est le souci,
12:07c'est qu'aujourd'hui,
12:08quand je parlais de la lutte des places,
12:11tout le monde sait,
12:11enfin, ce n'est pas moi qui le dis,
12:12Gabriel Attal a dit à Macron,
12:15tu dissous, on revient à 30.
12:17Donc évidemment,
12:18la majorité ne veut pas de dissolution.
12:20Au PS,
12:22s'ils ne vont pas unis à LFI,
12:24et on ne sait pas comment ça va se passer,
12:26parce que certains verts veulent aller avec LFI,
12:28d'autres veulent aller avec le PS,
12:29ils n'auront pas au deuxième tour,
12:31ils auront leur poste à perdre.
12:32Donc là, on ne raisonne pas en intérêt du pays,
12:35on raisonne en intérêt personnel.
12:38C'est toute la différence.
12:38Mais ce n'est pas méprisable,
12:40c'est là le...
12:41Ah si, c'est méprisable.
12:42Non, ça n'est pas méprisable.
12:45La politique a des contraintes.
12:48Voilà.
12:48Ah d'accord.
12:51Quand je vois ce que c'est,
12:5220 secondes pour Philippe Bilger,
12:54je suis sûr.
12:54Non, mais Philippe,
12:55je ne suis pas d'accord avec vous,
12:56parce qu'une vraie coalition
12:57aurait pu à minima
12:59traiter des sujets
13:00comme le logement,
13:01comme l'éducation,
13:02comme la santé,
13:03en mettant de côté
13:04l'immigration et la fiscalité
13:06qui sont des chiffons rouges,
13:07on pouvait trouver
13:08des sujets de coalition
13:10pour le bien des Français.
13:11que la classe politique
13:12n'y arrive pas,
13:13c'est quand même assez inquiétant.
13:15On n'y croit pas.
13:16Merci.
13:17Merci.
13:18Merci.
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