Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Voilà Laurence Descartes qui vient de s'expliquer avec fermeté la présidente directrice du Louvre face aux sénateurs.
00:08Les questions n'ont pas manqué, elle a apporté des précisions notamment sur le système de sécurité.
00:14Elle a confirmé que les alarmes avaient bel et bien fonctionné mais en même temps elle explique qu'il va falloir forcément prendre de nouvelles mesures
00:22et notamment elle préconise l'installation d'un commissariat de police à l'intérieur même du Louvre.
00:27On va revenir sur toutes ces réactions et puis aussi ces mesures qui sont proposées.
00:33Tout d'abord Guillaume Daré, il y a la confirmation qu'elle a bien présenté sa démission à Rachida Dati, sa ministre de tutelle, la ministre de la Culture.
00:43Cette démission a été refusée, visuellement Laurence Descartes veut rester en fonction.
00:48Oui, elle explique effectivement que c'était la ministre qui a remis cette démission immédiatement après le cambriolage de dimanche
00:53mais que la ministre a refusé cette démission et elle le redit, elle est une fonctionnaire au service de la République.
00:59Elle est prête à continuer sa mission.
01:01Après, elle le dit clairement, elle vit comme une meurtrissure personnelle ce qui s'est passé
01:05mais aussi les attaques qu'elle juge personnelle depuis.
01:08Et on l'a vu vouloir répondre de façon très méthodique y compris aux informations qui ont circulé sur
01:12que fait-on au Louvre du budget de ce musée ?
01:16Qu'en est-il des rénovations des différentes salles ?
01:18Vous avez entendu qu'elle a évoqué la fameuse rénovation, dit-elle, d'une salle de réception pour un peu moins de 500 000 euros.
01:24Elle explique que c'est une salle de réception et une salle de réunion qui est mise à disposition de l'ensemble de personnel
01:29et qu'il ne s'agit pas, dit-elle, très clairement, d'une cuisine personnelle qui lui serait réservée.
01:36Alors, sur l'aspect sécuritaire, je me tourne vers vous, commissaire Lohse.
01:40Elle dit que les alarmes ont fonctionné.
01:43Le problème, c'est que les abords du Louvre ne sont pas suffisamment surveillés.
01:47On rappelle que le monte-charge est arrivé tranquillement.
01:51Les malfaiteurs avaient aussi des scooters.
01:54Tout le monde s'est garé et ils n'ont jamais été inquiétés.
01:56Le temps de ce casse.
01:58Est-ce que vous avez été convaincu lorsqu'elle dit que, finalement, le système de sécurité actuel a fonctionné ?
02:04On ne peut rien lui reprocher ?
02:06Non, je n'ai pas été convaincu.
02:07Ce n'est pas du tout une attaque personnelle.
02:10On a un sérieux problème pour appréhender les questions de sécurité dans ce pays.
02:16Je n'ai pas été convaincu.
02:18Déjà, qu'une nacelle vienne un dimanche matin à proximité du Louvre, ce n'est pas du tout convaincant.
02:25Et puis surtout, imaginons, vous voyez les trésors qu'on a au Louvre.
02:29On a 9 millions de visiteurs.
02:31On est le premier pays touristique du monde.
02:34Je crois que c'est 7 points de PIB par an.
02:36Donc, c'est une vitrine.
02:39Et en même temps, économiquement, ce n'est pas rien.
02:42Imaginez que devant la Banque de France, dans laquelle vous avez les réserves d'or, les réserves de devis d'étrangères,
02:47que vous mettez chez une nacelle un dimanche matin, avec une disqueuse, en 3 minutes, vous rentrez, vous sortez,
02:52vous embarquez des centaines de millions d'euros de lingots d'or de devises étrangères.
02:58Tout le monde dirait que c'est une folie.
03:00Alors certes, la Banque...
03:01En fait, on a mis en danger les œuvres du Louvre parce qu'on savait qu'il y avait quand même des failles.
03:06– Bien sûr.
03:07– Notamment, installer ses bijoux côté quai, finalement, facilement accessible par la rue, on l'a vu.
03:14– Alors, bien sûr que le Louvre est ouvert au public et que ce n'est pas un bunker, ma comparaison avec la Banque de France,
03:20mais quand même, quand on a...
03:21– Il n'est pas du public, les malfaiteurs, c'était pas des...
03:23– Quand on a un trésor, vous me posez la question, parce que je suis convaincu, pour moi, c'est hallucinant.
03:29C'est pour ça qu'en termes de chaîne de responsabilité historique,
03:32qu'il n'y ait personne sur un audit de sécurité qui se disent
03:35« Mais comment ça se fait qu'on installe une nacelle un dimanche, où il n'y a jamais de travaux,
03:40personne ne repère la nacelle, nacelle, il n'y a pas de caméra inférieure ? »
03:43– Déjà, il y a la vidéoprotection, on aurait dû moderniser la sécurité.
03:49Les audits de sécurité, il va falloir voir un petit peu ce qui a été mis en place.
03:53Aujourd'hui, on a l'intelligence artificielle, on l'a mis en place à l'occasion des Jeux olympiques.
03:57On a même fait une loi particulière en 2023,
04:00en respectant également les principes, l'équilibre, liberté-sécurité.
04:07Mais on a mis en place de la vidéo augmentée,
04:09parce que même si vous dites « On va passer de 1500 caméras à 3000 »,
04:13il faut qu'il y ait des gens derrière, il faut qu'ils soient vigilants.
04:14– Là, en fait, ils n'ont pas repéré, c'est ce qu'elle dit,
04:16les malfaiteurs suffisamment rapidement,
04:19le temps de prévenir le commissariat par ce dispositif Ramsès,
04:23ils étaient partis.
04:24– Non, mais c'est pour ça que le risque zéro n'existe pas.
04:28Par contre, on a des moyens modernes.
04:30La vidéo augmentée, via l'intelligence artificielle,
04:33aurait pu nous permettre une levée de doute, une alerte, etc.
04:38Un exemple, quand par exemple vous mettez une balise sous un véhicule,
04:45la police judiciaire, pour regarder où le véhicule des voyous va bouger.
04:49Vous ne passez pas votre vie à H24 derrière un écran.
04:52Aujourd'hui, il y a des logiciels alerte-démarrage qui, très vite, vous disent
04:56« Attention, parce qu'on ne pourrait pas si vous avez 10, 15, 20, 30 véhicules ».
05:00C'est pour ça que ce retard technologique,
05:03le fait de laisser un véritable trésor à ciel ouvert,
05:07c'est ou d'une naïveté confondante.
05:09– Le commissariat de police à l'intérieur du Louvre ?
05:13– Alors, on ne peut pas mettre des commissariats de police.
05:16Paris est une ville extraordinaire avec des monuments extraordinaires.
05:20Il y a des coopérations renforcées.
05:23– Mais là, ça n'a pas marché.
05:23– On peut mettre des policiers, notamment, de façon plus présente.
05:28– À Louvre, pardon, à Londres, ce sont des policiers armés
05:32qui surveillent les bijoux du Royaume.
05:35– C'est d'anciens militaires.
05:36– Et c'est des anciens militaires.
05:37Donc, visiblement, ils ont trouvé la solution.
05:38– J'allais dire, tout ça, ça fait partie des propositions.
05:42J'allais dire, je ne rejette pas a priori,
05:44sauf que je dis « Attention, qu'est-ce qu'on appelle par commissariat ».
05:47– Alors, je voudrais faire également réagir tout le monde au temps de la table.
05:50Sarah Legrain est avec nous, la députée de la France Insoumise
05:52qui dénonce plutôt les coupes budgétaires de ces dernières années.
05:55On va y revenir.
05:56Mais moi, je voudrais vous donner la parole, Margot Acerano,
05:58parce que vous êtes commissaire-priseur spécialisée dans l'expertise
06:00et la vente de bijoux.
06:02Vous étiez venue sur ce plateau vous attrister de ce qui se passe
06:05parce que ce sont quand même des trésors nationaux qui ont disparu.
06:11D'ailleurs, les malfaiteurs courent toujours.
06:13Pour l'instant, on n'a pas retrouvé les bijoux.
06:16Ce qui est hallucinant, c'est que la présidente sait qu'il y avait des failles.
06:21Elle le dit quand elle est arrivée.
06:22Elle voyait bien que c'était une urgence absolue.
06:24Et on a laissé quand même ces bijoux finalement là, à la merci de tous.
06:30– Effectivement, je pense qu'il faut qu'il y ait une prise de conscience
06:32sur tous ces objets qui sont dans les musées, qui sont dans des matériaux précieux.
06:37On le sait, on en parle énormément, le cours de l'or ne cesse d'augmenter,
06:40de tous les métaux, de l'argent, du bronze.
06:43– Donc ce sont les cibles ?
06:44– Ce sont les cibles privilégiées, on le voit.
06:46Il y a eu un vol aussi, il y a à peine un an, à Paris-le-Mognal,
06:48d'un chef-d'œuvre de l'orfèvre Joseph Chomet, pardon,
06:52qui était magnifique, qui était en or, qui était merveilleux.
06:56Il est sans doute fondu à l'heure à laquelle on parle.
06:59Donc c'est tragique et il faut vraiment qu'on prenne conscience de ça.
07:02Nos musées, les œuvres en métal précieux sont en danger.
07:04Et j'irais même plus loin, je dirais même que les œuvres qui sont en bronze
07:09sur les places publiques, etc., tout ce qui est en métal précieux est en danger
07:13et il faut qu'on prenne la mesure de tout ça.
07:15– Mais pourquoi sont-ils en danger ?
07:17C'est ça la vraie question que j'aimerais quand même approfondir.
07:21Parce que depuis plus de dix ans, on a complètement démissionné
07:25sur tout ce qui est art, culture et histoire, notamment.
07:28En fait, quand le président de la République, en 2017, a osé dire
07:32« il n'y a pas d'art français », il a dit aussi « il n'y a pas de culture française ».
07:36Vous vous rendez compte ?
07:37– C'est celui quand même qui porte l'opération Louvre Renaissance,
07:42qui va moderniser le Louvre.
07:43– Il a compris ça au bout de dix ans.
07:45– D'ailleurs avec cette présidente en question.
07:47– Il a fallu dix années pour comprendre l'importance de la culture,
07:50de l'histoire de France, et c'est ce que je pointe justement
07:54dans mon dernier livre, où je mets pas mal de responsabilités.
07:59Effectivement, il y a une hiérarchie des valeurs
08:01qui est complètement oubliée en France.
08:03C'est-à-dire que nous, en France, on est quand même le pays
08:05qui avons rayonné à travers le monde entier,
08:09et on préfère justement donner de l'argent
08:12dans des projets complètement hallucinants.
08:16Le projet de la grande porte du Louvre, parlons-en.
08:19On voit bien que c'est Macron qui va absolument imprimer sa marque
08:22comme François Mitterrand le faisait.
08:24Tout le monde le dit, la porte d'entrée par les colonnes,
08:27la grande entrée des colonnes, n'a pas à être retouchée
08:30pour faire une entrée Macron.
08:31– Donc l'argent qu'on va consacrer à modifier l'accès au Louvre,
08:34on pourrait peut-être déjà le mettre sur la sécurisation
08:37des bijoux et des œuvres.
08:38– Et ensuite, regardez, il y a eu plusieurs alertes.
08:40Le musée, les six kilos d'or qui ont été dérobés
08:44au musée d'histoire naturelle,
08:46le cas, ça a duré pendant trois heures.
08:48Pendant trois heures, il n'y a eu aucune intervention
08:50du service de sécurité.
08:52On voit bien que tout ce qui est musée, culture et histoire
08:55est complètement négligé en France.
08:56– Sarah Legrin, est-ce que vous avez été convaincue
08:58par les explications de Laurence Descartes ?
09:00– Pas tellement, mais surtout ce qu'il faut aller chercher,
09:02c'est les responsabilités au long cours,
09:04parce que vous n'attendez pas qu'il y ait un incendie
09:07pour commander des extincteurs.
09:09Voilà, pour reprendre cette expression banale.
09:11Là, c'est pareil, c'est qu'est-ce qui s'est passé
09:12toutes ces dernières années.
09:13Et du coup, je note aussi certaines hypocrisies,
09:15y compris dans les personnes qui sont actuellement
09:16en train d'accuser, d'attaquer très fortement
09:19Mme Laurence Descartes, parce que c'est des gens
09:20qui ont permis, toutes ces dernières années,
09:23par leur vote, ou qui ont même parfois décidé
09:25quand ils étaient en responsabilité dans des gouvernements,
09:27et bien qu'il y ait moins 25% des agents
09:30d'accueil, de surveillance, de magasinage
09:33en 10 ans pour tout le secteur d'accueil.
09:34– Mais les agents d'accueil, ce n'est pas leur rôle
09:35d'intervenir contre des voleurs.
09:37– Si, en fait, c'est une même catégorie,
09:38c'est agents d'accueil, surveillance, magasinage,
09:41mais on ne peut prendre que les agents de surveillance
09:42si vous voulez, mais en gros, ces chiffres-là…
09:43– Mais d'ailleurs, ils n'ont rien fait,
09:44ils étaient là, mais ils ne sont pas intervenus.
09:45– Et ça me permet d'ailleurs de saluer,
09:47c'est-à-dire qu'ils ont fait un travail
09:48absolument exemplaire-là, mais ce qu'ils ont expliqué,
09:51ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient,
09:52tout ce qu'ils devaient faire à ce moment-là,
09:54mais en réalité, ce qu'ils ont expliqué,
09:56c'est qu'ils sont en baisse d'effectifs
09:58et que les alertes avaient été données
10:00non seulement par la Cour des comptes,
10:01on parle beaucoup du rapport de la Cour des comptes,
10:02mais aussi par une grève qui a eu lieu en juin dernier
10:05qui n'a absolument pas été entendue
10:06et où ils ont dit, on est dans des baisses d'effectifs.
10:08Et moi, j'ai envie d'interpeller tous ces sénateurs,
10:11mes collègues députés qui sont tous là
10:13en train de dire, mon Dieu, c'est la honte pour la France.
10:15Ne participez pas à la honte de la France.
10:16Qu'est-ce que vous allez faire pour le budget ?
10:18Parce que là, le budget qui s'annonce,
10:20c'est 200 millions en moins pour le patrimoine.
10:22Le budget qui s'annonce, c'est 5 millions en moins pour le Louvre.
10:24– Oui, mais je comprends, vous dites toujours plus d'argent,
10:26mais pardon, le budget du Louvre,
10:31on ne trouve pas quelques millions d'euros pour simplement sécuriser une fenêtre
10:34ou simplement se dire, ces bijoux qui sont finalement facilement accessibles,
10:38on ne les met pas dans cette salle, on les met ailleurs,
10:40est-ce que ce n'est pas du bon sens ?
10:41– Bien sûr que tout cela, il faut la ranger.
10:42– Pardon, mais on a l'impression qu'on a des réponses technocratiques
10:45par des hauts fonctionnaires, alors chacun essaie de se couvrir,
10:47de dire, mais si on a…
10:49Il manque un peu de bon sens finalement.
10:51Quand on sait qu'il y a des fragilités,
10:53on essaie tout de suite de trouver des solutions.
10:55– Sauf que le bon sens, écoutez, y compris la directrice,
10:57la présidente directrice du Louvre, qui est très critiquée
10:59et qui a sans doute des choses à se reprocher.
11:01– Mais qui est très sondage aussi.
11:02– Les premières choses qu'elle a dites, c'est
11:03« je découvre des énormes problèmes de sécurité ».
11:05– Oui, mais c'était en 2021 qu'on est arrivé.
11:06– Et il y a des problèmes de budget.
11:07– Avec 4 ans qu'elle est là.
11:08– Oui, mais où est-ce qu'à ce moment-là,
11:10on a vu arriver le budget sur la table ?
11:12Moi, ce que je vous dis, c'est que toutes ces dernières années,
11:14on a des budgets qui, quand vous comparez à l'inflation, qui baissent,
11:16et là, cette année, ils baissent franchement,
11:18c'est-à-dire même sans comparer à l'inflation.
11:19– Non, mais il n'y a pas simplement des histoires de budget,
11:21et on nous sort des lotos du patrimoine de Stéphane Berne,
11:25parce que c'est comme ça qu'on va sauver le patrimoine en France.
11:26– Vous dites quoi, il y a le discours du Président de la République
11:27sur le patrimoine français,
11:30et derrière, il faut regarder le…
11:32– Alors en fait, on n'en parle jamais.
11:33La culture, on n'en parle jamais,
11:34et elle est devenue juste l'occasion, à certains moments,
11:36de faire des éléments de communication,
11:37parce que les présidents, et moi, j'aimerais revenir effectivement
11:40à la responsabilité au plus haut niveau du Président Macron
11:42et des gouvernements qu'il a eues,
11:44parce que c'est des orientations budgétaires,
11:45mais c'est aussi de dire,
11:46eh bien, la culture, il faut que ce soit quelque chose
11:49qui me permet à l'international de rayonner,
11:51de pouvoir montrer tel ou tel projet,
11:52de faire des grands projets l'ouvre,
11:54de faire des choses comme le loto du patrimoine, etc.,
11:56qui donne l'impression qu'on soutient notre patrimoine,
11:58alors que derrière, c'est l'effondrement du service public de la culture.
12:01Et si vous regardez toute l'année qui vient de s'écouler,
12:03il y a eu des mobilisations dans tous les secteurs de la culture.
12:05La bibliothèque nationale, les musées, le spectacle vivant,
12:09c'est toute la culture qui est en train de crever la bouche ouverte,
12:12et qui le dit clairement depuis des mois,
12:14et en fait, on attend qu'il y ait un drame
12:16qui en fait nous met la honte à l'international,
12:18pour tout d'un coup parler de la culture.
12:19Et d'ailleurs, dans tout ça,
12:20on ne parle pas de la question de l'accès des personnes,
12:22parce qu'évidemment que ce n'est pas un bon cœur,
12:24et qu'il faut que les gens accèdent à la culture,
12:25et que les vrais sujets qu'on devrait se poser,
12:27c'est comment on fait qu'on augmente les budgets,
12:29de façon à ce que ce ne soit pas non plus le prix du Louvre
12:32qui augmente le prix de l'entrée.
12:33Pardon, Mme Legrand, mais tant qu'on n'a pas sécurisé,
12:36il faut cacher les bijoux.
12:37Enfin, je suis désolé, parce que là, les bijoux...
12:39D'accord, mais ce n'est pas satisfaisant.
12:40J'imagine que les malfaiteurs...
12:41Vous voulez que les Françaises et les Français
12:42et les gens du monde entier puissent à un moment les voir ?
12:44Je pense que là, ce qui s'est passé, c'est encore moins satisfaisant.
12:48C'est-à-dire que ces bijoux, on ne va peut-être jamais les retrouver,
12:50c'est 80 millions d'euros.
12:50Dans ce cas-là, mûrons tous les musées de France.
12:53Non, mais ce que je veux vous dire...
12:54On ne va pas voler l'âge de France,
12:56je pense que c'est plus compliqué.
12:57Les bijoux, c'est plus facile à écouler.
12:58Mais pourquoi ces bijoux sont notre fierté ?
13:00Pourquoi c'est notre fierté ?
13:00C'est parce que c'est historique en France.
13:03Ça date d'ailleurs de la Révolution française.
13:05C'est-à-dire qu'on a dit, tous les biens qu'on a,
13:06on ne les laisse pas dans des palais royaux
13:08et on les montre au peuple du monde entier.
13:09Non, non, non, là, je m'inscris en faux.
13:11Louis XIV avait déjà permis, Louis XV aussi,
13:14chaque Français, chaque sujet du roi
13:17avait le droit d'aller visiter les collections royales.
13:19C'est quelque chose qui a été amplifié à la Révolution française.
13:23Et tous ces bijoux sont des bijoux du roi de France,
13:26ce n'est pas des bijoux de la République.
13:27Oui, mais c'est un patrimoine commun.
13:29L'idée, c'est que c'est le monde entier qui prend le propriétaire.
13:30Mais c'est quand même la République qui les a vendus en 1887, la troisième.
13:34D'ailleurs, la plupart ont été rachetés ensuite,
13:36puisqu'ils avaient été vendus par la République.
13:39Merci à tous.
13:41On verra les suites, bien sûr, de cette audition
13:43et si les travaux de sécurité sont vite entrepris au Louvre.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations