- il y a 3 mois
Les 1.744 amendements déposés samedi sur le site de l'Assemblée nationale promettent des luttes idéologiques, notamment sur la taxation des plus riches et les niches fiscales, lors de l'examen du budget par la commission des finances qui débute ce lundi. Le vice-président de l'Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement National Sébastien Chenu est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 20 octobre 2025.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 20 octobre 2025.
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00:007h42. Thomas Soto, RTL Matin.
00:04Et l'invité d'RTL Matin, c'est donc Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l'Assemblée.
00:08Bonjour et bienvenue sur RTL, Sébastien Chenu.
00:09Bonjour Monsieur.
00:10Le braquage des joyaux de la couronne du Louvre, est-ce que c'est un fait divers ou est-ce que c'est un fait politique ?
00:15Les deux. Les deux, mais c'est d'abord un fait qui provoque la colère et la consternation de beaucoup de Français.
00:22La colère parce que, évidemment, ça représente tout ce à quoi, enfin c'est le patrimoine du pays, un patrimoine gratuit, c'est le patrimoine de chaque Français.
00:32Et puis la consternation parce que ça dit beaucoup d'un contexte national de fragilité.
00:36On a l'impression en fait que plus rien ne tient debout.
00:38Dès que vous ouvrez une porte, un tiroir, etc., ce qu'il y a derrière est totalement affaissé, écroulé.
00:44Et on se dit que si même le Louvre est cambriolable, alors il n'y a plus rien qui est en sécurité dans notre pays.
00:50– Jordan Bardella lui a parlé d'une humiliation pour notre pays et d'un délitement de l'État.
00:54Ça ne s'appelle pas faire un peu de récup, ça ne s'appelle pas faire feu de tout bois ?
00:57– Non, parce qu'en fait, et il a raison Jordan Bardella, lorsque le président de la République, en janvier dernier,
01:02ce n'était pas il y a dix ans, en janvier dernier, promettait de sécuriser le musée du Louvre.
01:08– Il y a un plan qui a été lancé et qui est en cours.
01:10– D'accord, mais enfin, visiblement, après sur la gestion du Louvre en lui-même,
01:14parce que je rappelle que ce sont des établissements publics qui sont autonomes,
01:16il y aurait peut-être des choses à dire, visiblement, la sécurité,
01:20le Louvre n'a pas été construit l'année dernière, sur la sécurité, il y a beaucoup à dire.
01:25Et si le musée du Louvre n'est pas sécurisé, les Français peuvent considérer
01:29que donc plus rien dans le pays n'est sécurisé.
01:32– Ça ne se serait pas produit avec le Rassemblement National au pouvoir ?
01:35– Écoutez, moi je ne dis jamais que ça ne se serait pas produit parce que…
01:38– Vous faites un réquisitoire assez implacable quand même, donc on se dit…
01:41– Je pense qu'il faut être très attentif à ça, mais les questions de sécurité au sens large dans le pays,
01:51nous on ne les traite pas de la même façon qu'évidemment Emmanuel Macron.
01:54C'est dans un contexte global, je vous le disais, de fragilité du pays qu'il faut voir les choses.
01:59Je crois que les questions de sécurité n'ont jamais intéressé le Président de la République,
02:03qu'elles soient au Louvre ou qu'elles soient pour les Français dans leur quartier.
02:06– C'est un Président de la République qui a toujours beaucoup méprisé l'aspect régalien des choses
02:10et qui ne voit pas la sécurité comme une priorité.
02:12– Qui doit assumer la responsabilité de ce braquage ?
02:16On entendait tout à l'heure Yann Brossat, le sénateur communiste,
02:18qui demandait la démission de Rachida Dati, la mise de la culture.
02:20– Oui, non mais Yann Brossat, il fait de la politique parisienne,
02:23il a Rachida Dati en ligne de mire, moi tout ça, ça ne m'intéresse pas.
02:26– Mais est-ce que vous pensez qu'elle devrait quitter son poste ?
02:29– Elle doit d'abord rendre des comptes sur la façon, les rapports entre la tutelle et le musée du Louvre.
02:35Je vous disais tout à l'heure, le musée du Louvre c'est un établissement public
02:38qui est autonome, avec des choix d'investissement en particulier qui lui sont propres.
02:42Donc je pense que Mme Descartes, qui est la présidente, je crois que c'est son titre,
02:46du musée du Louvre, devrait peut-être nous éclairer sur ses choix d'investissement.
02:49Elle avait été mise en cause dans des polémiques par le Canard Enchaîné
02:52sur des choix d'investissement passés et récents.
02:55Je pense que la première…
02:56– Elle avait alerté il y a quelques mois, elle avait dit attention, elle avait alerté le musée du Louvre.
02:58– Oui, elle avait alerté, il faut qu'elle vienne peut-être nous expliquer
03:02les choix d'investissement qui ont été faits.
03:04Le discours qu'elle a, le dialogue qu'elle a avec la tutelle.
03:06Et puis au bout d'un moment, il faut qu'il y ait quand même des gens qui assument des responsabilités.
03:10Est-ce que c'est la ministre de la Culture ?
03:12Est-ce que c'est la présidente du Louvre ?
03:13Est-ce que c'est un peu les deux ?
03:14Il faut à un moment assumer des responsabilités s'il y a eu des défaillances.
03:17Pour l'instant, la priorité c'est probablement d'essayer de retrouver ces voleurs
03:22parce que les Français ont mal au cœur.
03:23– Sébastien Chenu, le gouvernement ne tient qu'un en fil.
03:26La France se cherche un budget.
03:27Standards & Poor's a décidé de baisser la note du pays plus vite que prévu.
03:31Vous connaissez, j'imagine, la phrase de Kennedy
03:33« Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous,
03:35mais ce que vous pouvez faire pour votre pays. »
03:37Que pouvez-vous faire, vous, Sébastien Chenu, pour aider notre pays ?
03:40– D'abord, empêcher que ce budget soit voté en l'État.
03:46Ce budget, c'est un carnage.
03:47Moi, j'étais dans ma circonscription tout le week-end.
03:49– Il n'est pas écrit encore ?
03:51– Enfin, les propositions, il y a bien des propositions.
03:53– Vous avez entendu Maud Bréjon qui a dit ce week-end
03:55« Ce n'est ni le budget du Parti Socialiste, ni celui du gouvernement,
03:58ce n'est pas celui du Parlement. »
03:59– Oui, c'est celui de Bercy pour l'instant.
04:00– Non, elle dit ça celui du Parlement.
04:01– D'accord, ça c'est ce qu'elle dit, mais moi je vous dis, c'est celui de Bercy.
04:04C'est toutes les vieilles recettes qui traînent au ministère des Finances
04:07pour essayer de faire la poche des Français qui sont réactivées.
04:09C'est la baisse d'un certain nombre de financements de l'apprentissage,
04:13c'est des Français, des 200 000 nouveaux ménages français
04:15qui vont entrer dans l'impôt sur le revenu, c'est le gel des retraites.
04:18– Donc c'est non, non, non, quoi qu'il arrive, c'est non.
04:19– Ça, tout ce qui impactera, je vais vous dire, c'est assez simple,
04:22tout ce qui impacte le pouvoir d'achat des Français
04:24sans s'attaquer à la dépense, à la réforme de l'État, c'est non.
04:29On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts en priorité
04:32quand l'État lui-même continue d'engranger des dépenses,
04:36enfin, continue à laisser filer, pardon, des dépenses
04:39et ne se réforme pas, n'attaque pas les dépenses toxiques,
04:42n'ouvre pas le dossier du coup de l'immigration.
04:44– C'est aussi commode d'opposition, ce que vous faites là.
04:46– Mais non, nous avons toujours...
04:47– Vous jouez au bowling avec le gouvernement, l'idée c'est de le faire tomber ?
04:50– L'idée c'est d'avoir une dissolution pour que les Français
04:53puissent donner une majorité à ce pays, un cap à ce pays.
04:56On est totalement à l'aveugle dans ce pays.
04:59C'est le gouvernement de la godille, la porte-parole.
05:03– Mais ils sont tous nuls ?
05:04Serge Papin, ancien chef d'entreprise au PME, nul,
05:06Jean-Pierre Farandou, ancien patron de la SNCF, nul,
05:08Laurent Nouniez, ancien préfet de police...
05:10– Ce n'est pas les gens en tant que ça, ce n'est pas les individus.
05:13Je ne sais pas ce qu'ont fait, messieurs Papin, Farandou et autres,
05:16probablement dans leur vie professionnelle, des choses très bien.
05:18C'est la ligne politique qu'ils suivent, la catastrophe qu'ils suivent.
05:22Quand vous pensez que la contribution à l'Union Européenne va encore augmenter,
05:25que le dossier du coût de l'immigration n'est jamais abordé,
05:28et que la seule réponse est de dire aux Français, serrez-vous la ceinture,
05:32un grand plus, donc oui, la ligne politique qu'ils suivent est nul vu le résultat.
05:35– Quand le Premier ministre dit, c'est au Parlement de composer la copie,
05:39quand il dit, il n'y aura pas de 49-3,
05:41quand Maude Bréjean, la porte-parole, dit, il n'y aura pas d'ordonnance non plus,
05:44est-ce que vous, vous ne fuyez pas vos responsabilités ?
05:46Est-ce que ce n'est pas plus utile de se mettre autour de la table et dire,
05:48ok, on n'est pas d'accord sur tout, ça ne sera pas notre budget,
05:51mais essayons au moins d'offrir un peu de stabilité à ce pays.
05:54– Je vous rappelle que ça, nous l'avons déjà fait.
05:55Nous avons protégé les Français de la désindexation des retraites,
05:58en empêchant le budget Michel Barnier.
06:00Nous avons laissé François Béroud construire un budget.
06:04Nous savons être responsables.
06:05Nous disons simplement, pour éviter l'entourloupe du budget,
06:09notamment le faux gel de la réforme des retraites,
06:11qui est plutôt un décalage en réalité aujourd'hui,
06:14– On disait que vous étiez contre cette réforme des retraites.
06:16– Bien sûr, mais nous disons…
06:17– On est d'accord que c'est pour sa suspension.
06:17– Mais moi, je ne crois pas ce que raconte…
06:19– Donc vous votez sa suspension ou pas ?
06:22– Ce n'est pas la suspension qui nous intéresse, c'est l'abrogation.
06:24On la votera, si on peut la décaler,
06:26deux, trois mois, deux, six mois, etc.
06:27On la votera, on reviendra au point de départ.
06:29– Vous la votera ? – Car il y a une entourloupe.
06:30Oui, mais nous, on est contre cette réforme.
06:32Il faudra l'abroger.
06:33Il y a une entourloupe.
06:34Il faut que le Premier ministre livre une lettre rectificative
06:39pour pouvoir acter le fait que cette réforme des retraites
06:42ne vivra pas, ne sera pas effective.
06:45Il faut qu'il l'acte dans le projet de loi de finances
06:47de la sécurité sociale.
06:49On se dit Marine Le Pen, la première qui a fait cette demande.
06:51Et je suis ravi que le président de la Commission des finances
06:52souscrive à une demande du Rassemblement national.
06:55Parce qu'aujourd'hui, la Macronie dit tout et n'importe quoi.
06:58Beaucoup menti, il continue d'ailleurs de beaucoup mentir
07:00de Bruno Le Maire à Roland Lescure sur l'état des finances du pays.
07:03– On a l'impression qu'il suffirait que Sébastien Lecornu dise
07:05« il pleut » pour que vous disiez « il fasse beau » et inversement, non ?
07:08– Mais non, mais vous voyez l'état du pays ?
07:09Ces gens nous ont raconté n'importe quoi,
07:11on nous les a présentés comme des Mozart de la finance,
07:13ils ont ruiné la France.
07:14Donc si vous voulez, on a un peu de réserve
07:15sur ce qu'ils nous racontent matin, midi et soir.
07:17On leur dit, écoutez, sur le gel de la réforme des retraites,
07:20on est prêt à vous croire
07:22si vous actez une lettre rectificative,
07:24c'est-à-dire si vous gravez quelque part dans le marbre
07:26du projet de loi de finances de la Sécurité sociale,
07:29cette volonté.
07:29Le reste aboutira, et Gérard Larcher,
07:32hier, a ouvert un peu la porte au micro de RTL,
07:34aboutira à évidemment la mise en place d'ordonnances
07:37pour faire passer ce sujet.
07:37– Quand sera la prochaine motion de censure déposée par l'ERN ?
07:40– On verra.
07:41– Vous n'avez pas un calendrier en tête ?
07:42– Non, mais on n'est pas pavloviens,
07:43vous voyez, on n'a pas l'espèce de réaction immédiate.
07:48On écoute, on voit, on tire, on prend acte,
07:50on tire les conséquences de ce qu'ils font.
07:52Mais aujourd'hui, ce budget, il est inadmissible.
07:54– Sébastien Chenu, au frontière de la politique et de la justice,
07:56Nicolas Sarkozy va entrer en prison demain,
07:58la prison de la santé.
07:59Ses enfants ont lancé un appel pour soutenir leur père,
08:01un rassemblement sera d'ailleurs organisé
08:03dans le 16e arrondissement demain matin.
08:05Est-ce que vous pourriez y participer ?
08:06– Non, parce que c'est un appel qui concerne, je veux dire,
08:08la famille politique de Nicolas Sarkozy,
08:10dans laquelle je ne suis pas aujourd'hui.
08:13J'ai été, il y a longtemps, adhérent de l'UMP.
08:15Mais d'abord, sur le fond, moi, j'ai été choqué
08:17du jugement et de l'idée de cette exécution provisoire
08:20qui envoie le président Nicolas Sarkozy
08:22en prison à partir de demain.
08:24– C'est sincère ou c'est une solidarité de condamner ?
08:27Parce qu'on sait que Marine Le Pen aussi est sous le coup de...
08:28– Non, mais quand on a des principes,
08:29nous, on pense que l'exécution provisoire
08:31telle qu'elle est présentée,
08:32c'est la négation de la deuxième juridiction d'appel.
08:36Il y a un côté humiliant à vouloir envoyer Nicolas Sarkozy
08:39sous les barreaux et moi, je ne souscris pas à ça.
08:42J'ai exprimé à titre personnel mon soutien.
08:45– Vous avez échangé avec lui récemment ?
08:46– Je lui ai exprimé, oui, dernièrement,
08:48mon soutien par rapport à l'épreuve
08:49qui a traversé.
08:50– Qu'est-ce qui vous a répondu ?
08:51– Je l'ai trouvé solide et assez serein.
08:57Voilà, je pense que...
08:58– Ça peut devenir un allié politique pour l'ERN demain ?
09:00– Non, mais Nicolas Sarkozy ne fait plus de politique
09:02en tant que tel.
09:03– Vous aussi ?
09:03– Non, ce n'est pas un allié politique,
09:05on ne défend pas les mêmes choses.
09:07Donc, je crois qu'il ne faut pas tout mélanger.
09:09Il y a des questions de principe.
09:11L'appel, dans notre droit,
09:13c'est quelque chose d'important.
09:15Cette exécution provisoire nie l'appel.
09:17– À propos d'allié politique potentiel,
09:19on a appris via la tribune dimanche
09:20que Marine Le Pen avait rencontré Vincent Bolloré
09:22il y a quelques jours.
09:23Quel sens politique faut-il donner à cette rencontre ?
09:25On sait que Vincent Bolloré, il aime beaucoup
09:26Philippe Devilliers, Sarah Knafot.
09:28Est-ce que vous entrez dans la même famille politique ?
09:31– Il faut parler à tout le monde dans la vie politique.
09:33Je pense que Marine Le Pen rencontre
09:34tous les présidents de structures,
09:36de communication, de médias, etc.
09:39Donc, elle a rencontré Vincent Bolloré.
09:41– Et votre spectre, il va de Philippe Devilliers,
09:43Sarah Knafot à Marine Le Pen ?
09:44– Il va bien plus loin.
09:45Il va bien plus loin.
09:46Je ne mets pas, d'ailleurs,
09:48Philippe Devilliers, Sarah Knafot
09:49sur le même plan.
09:52Mais je pense qu'il faut parler à tout le monde
09:53et je pense que Marine Le Pen serait ravie un jour
09:54d'avoir un échange avec la patronne
09:56du service public de l'audiovisuel
09:57pour lui expliquer notre projet de privatisation.
09:59– Et bien, je ne doute pas qu'elle écoute RTL,
10:01Delphine Ernotte.
10:02Elle pourra donner suite à votre appel.
10:03Merci beaucoup Sébastien Cholins.
10:04– Sous-titrage FR 2021
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