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  • il y a 6 semaines
Le vice-président RN de l'Assemblée nationale, député du Nord et vice-président du Rassemblement National était interrogé par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Claire Conruyt (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 08 février 2026.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Le Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat.
00:21Bonjour Sébastien Chenu.
00:22Bonjour Monsieur.
00:22Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:30Une quatrième candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle s'est-elle sérieusement éloignée cette semaine ?
00:37Après le réquisitoire devant la cour d'appel, nous parlerons bien évidemment du plan B comme Bardella.
00:43Après avoir applaudi l'élection de Donald Trump, Jordan Bardella explique désormais qu'il serait le meilleur défenseur du pays contre les attaques du président américain.
00:53On va en parler. Et puis dans cinq semaines, les élections municipales. Sur combien de victoires mise l'ERN ?
01:00Bienvenue dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu.
01:03À mes côtés pour vous interroger cette semaine, Périne Tarnot de Public Sénat et Claire Conruite du Figaro.
01:09Bonjour.
01:09Dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu, nous aurons aussi une séquence dédiée au Parlement, bien sûr, avec le programme qu'a exposé hier le Premier ministre.
01:17Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.
01:20Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:24C'est donc nouveau, Sébastien Chenu, pour le second tour des élections municipales.
01:29Jordan Bardella n'exclut pas des alliances au cas par cas pour empêcher la France insoumise de diriger des villes.
01:36Est-ce qu'on peut parler d'une forme de front républicain ?
01:39Je pense qu'il y a la nécessité de mettre un cordon sanitaire face à l'extrême gauche.
01:43Je dis l'extrême gauche parce que le ministère de l'Intérieur appelle désormais, classifie désormais la France insoumise comme étant l'extrême gauche.
01:52Ce que je crois juste, même si je peux dénier d'ailleurs au ministère de l'Intérieur d'opérer lui-même à ses classements.
01:59Mais la France insoumise, c'est l'extrême gauche.
02:01Vous, ça ne vous embête pas d'être d'extrême droite ?
02:02Justement, c'est pour ça que je vous dis, je dénie au ministère de l'Intérieur ses classements.
02:06Mais ce que je veux dire, c'est que la France insoumise répond aux critères de ce qu'est l'extrême gauche.
02:09C'est-à-dire un parti violent, un parti anticapitaliste.
02:13Et cette violence, effectivement, elle nous amène, elle doit nous amener à lui faire barrage.
02:17Finalement, vous voulez faire ce que vous avez toujours dénoncé contre vous ?
02:20Un front républicain ?
02:21Mais parce qu'ils ne sont pas démocrates.
02:23Parce que lorsque j'entends Emmanuel Bompard...
02:25Oui, mais il y avait les mêmes arguments contre vous.
02:27Non mais nous avons démontré et battu en brèche, et les électeurs avec nous finalement, notre parfait républicanisme.
02:32Mais lorsque j'entends Emmanuel Bompard, ces derniers jours, dire carrément, quasiment organiser des tutos pour expliquer aux dealers
02:39comment essayer de dealer en dehors des caméras de vidéoprotection, comment neutraliser des caméras de vidéoprotection,
02:46on n'est pas tout à fait dans ce qu'on attend d'élus parfaitement républicains.
02:50La France insoumise, c'est un danger pour notre pays.
02:52La France insoumise, c'est une violence.
02:54La France insoumise, c'est ce parti passionnément antisémite.
02:57Il faut le rappeler, et donc il faut mettre tous les moyens démocratiques en œuvre pour les empêcher de diriger des communes.
03:08Mais moi je ne parle que de moyens démocratiques.
03:10Justement, question sur ces alliances périnitaires.
03:12Est-ce qu'il y a déjà des échanges avec certains candidats de la droite, avec certains candidats LR ?
03:18Non, très honnêtement, il n'y a pas d'échange avec les candidats.
03:21Est-ce qu'il y a des villes que vous ciblez précisément, enfin en tout cas que Jordan Bardella cible précisément,
03:26quand il parle de ces alliances pour les municipales ?
03:28Je pense même que c'est plutôt, j'allais dire, au LR ou à la droite classique, ou même à d'autres d'ailleurs,
03:33de se positionner dans des villes dans lesquelles il y a une menace de l'extrême gauche.
03:36Je vous prends l'exemple de Roubaix, ville qui est revendiquée comme étant une possibilité de gain par la France insoumise.
03:43La candidate qui incarne l'opposition à la France insoumise, c'est Céline Saïa, la candidate du Rassemblement national,
03:51alliée à un candidat de DLF, parce que le candidat qui aurait pu incarner peut-être cette opposition,
03:56le maire de Roubaix, a été mis en examen de multiples fois, a renoncé, a même été déclaré inéligible,
04:02et qu'aujourd'hui, la résistance, la force de résistance à l'extrême gauche, c'est le Rassemblement national,
04:07c'est peut-être aux autres de se positionner.
04:08Est-ce que cette main tendue de Jordan Bardella à la droite, que vous appelez de cordon sanitaire anti-LFI,
04:16qui pourrait être aussi votre version du Front Républicain,
04:19est-ce que c'est aussi le synonyme de la fameuse Union des Droites,
04:24et même avec le centre, l'Union des Droites avec le centre ?
04:28Non mais ça va au-delà, nous on a toujours tendu la main à tout le monde en réalité,
04:32à tous ceux qui savaient se retrouver sur une plateforme politique.
04:34Marine Le Pen a toujours refusé de parler de l'Union des Droites.
04:36Elle a toujours expliqué que nous étions un mouvement qui dépassait le clivage droite et gauche,
04:41et qui s'adressait, dont le programme s'adresse à tous les Républicains,
04:45qui viennent des deux rives, de la droite et de la gauche, mais qui les dépassent,
04:49et d'ailleurs on nous en a souvent fait le procès.
04:51Mais moi je note que la France insoumise, la menace de l'extrême gauche,
04:56elle s'incarne par des candidats qui sont dangereux.
05:00Le candidat de Romy sur scène, je crois dans l'aube, a eu des propos antisémites.
05:04Le candidat de Ville Tanneuse, des propos relayant l'islam radical.
05:08Il a été exclu.
05:09Non mais le candidat, rappelez-vous, le candidat aux législatives,
05:13M. Cotino, pédophile, revendiqué, assumé, et en tous les cas poursuivi en justice,
05:19a été investi par la France insoumise.
05:20On ne peut pas laisser notre pays aux mains de gens pareils.
05:22Je reviens sur les propos de Jordan Bardella.
05:25Est-ce que cette ouverture du RN à des alliances annonce un changement de doctrine ?
05:31Et notamment pour 2027, si vous n'avez pas de majorité, par exemple,
05:35à l'Assemblée nationale après une élection présidentielle,
05:38est-ce que ça veut dire qu'il y a une forme d'ouverture qui n'existait pas jusque-là ?
05:41Non mais Jordan Bardella l'a dit très clairement.
05:44Nous on a une plateforme et on proposera une plateforme de gouvernance.
05:48Ceux qui ont envie de s'associer à cette plateforme...
05:49Là c'est pas pareil, il parle d'alliance.
05:51Il parle d'alliance ?
05:52Non, il parle d'une plateforme.
05:53Parce qu'en fait, ce qui nous intéresse, c'est le combat des idées.
05:56C'est pas du bricolage, c'est pas du débauchage.
05:58C'est de dire, est-ce que vous êtes d'accord avec nous sur un programme minimum ?
06:02C'est pas tout à fait la même chose, c'est une situation politique qui amène à la nécessité d'alliance.
06:05C'est ça, c'est écrit Jordan Bardella hier.
06:08Oui mais, alors, il faut voir ce dont on parle.
06:10Ou on parle des municipales, ou on parle des législatives.
06:13Sur les municipales, empêcher des mairies de tomber entre les mains de l'extrême-gauche et de la France insoumise
06:18nécessitera peut-être dans des seconds tours.
06:21Et Jordan l'a dit, on regardera au cas par cas des alliances,
06:24ou peut-être à d'autres de se désigner pendant sa faveur.
06:25C'est pour ça que je vous pose la question, est-ce que d'une manière plus générale pour gouverner,
06:29l'idée d'alliance pourrait faire...
06:32Moi je crois encore une fois qu'on a démontré qu'on était capable de s'allier avec des gens
06:36qui ne pensaient pas tout à fait comme nous,
06:38mais qui avaient plus de points communs que de différences.
06:40Par exemple ?
06:41Je pense aux amis d'Éric Ciotti, de l'UDR.
06:44Dans le passé, on l'a fait avec Nicolas Dupont-Aignan à l'occasion des élections présidentielles.
06:48Donc oui, c'est pas totalement nouveau.
06:49Oui, demain, on peut parler à d'autres mouvements politiques,
06:52mais pas forcément.
06:53D'ailleurs, il y a des gens qui viennent uniquement de la droite.
06:55Moi je pense qu'il y a des gens dans...
06:57Voilà, vous avez parlé de gens du centre, etc.
06:59Il y a des gens qui viennent d'autres horizons,
07:00et qui peuvent se dire que nous sommes une partie de la réponse aux inquiétudes des Français.
07:04Quels sont vos objectifs pour ces élections municipales ?
07:08Quels seraient les indicateurs d'une victoire du Rassemblement National ?
07:11D'abord que tous nos maires soient réélus,
07:13mais je n'ai pas beaucoup d'inquiétudes.
07:14Les maires Rassemblement National sortant sont en général plébiscités lorsqu'ils se représentent.
07:20Et puis gagner, gagner, gagner un maximum de mairies.
07:23De Toulon à Menton, de Lens à Denain, de Carcassonne à Tarascon, de Marseille.
07:31Marseille, vous vous rendez compte ?
07:32Nous sommes capables d'emporter la ville de Marseille.
07:34Ce serait une réponse aux deals, aux trafics, à l'insécurité,
07:38aux problèmes de logement sous lesquels s'écroule la ville de Marseille.
07:42Oui, nous sommes aujourd'hui, ce qui incarnons, je crois, une politique très différente.
07:46Baisse de la fiscalité, lutte contre les insécurités.
07:49Ce sont les grandes lignes de nos programmes, et nous l'avons prouvé.
07:52Chaque fois que nous avons élu, nous avons fait baisser la fiscalité locale.
07:55Nous avons lutté contre l'insécurité.
07:57J'ouvre une petite parenthèse.
07:58Sébastien Chenu, vous avez cité Denain.
08:00Votre inscription sur les listes électorales à Denain, votre terre d'élection dans le Nord,
08:04a été remise en cause par deux personnes, un militant et les filles,
08:07et l'un de vos anciens collaborateurs passés chez Reconquête.
08:10Est-ce que vous allez pouvoir voter aux élections municipales à Denain ?
08:13Non, mais je voterai là où je suis inscrit.
08:15Et je ne suis pas inscrit aujourd'hui à Denain,
08:17mais à l'époque, j'ai été inscrit parfaitement légalement, sans aucune contestation.
08:20Tout ça, ce sont des pantalonnades, là encore, des règlements de comptes politiques.
08:24Mais ils oublient, ces gentils militants, qu'un député peut être candidat partout.
08:29Il le souhaite dans sa circonscription aux élections municipales.
08:32Donc, si j'avais envie d'être candidat au municipal à Denain, je pourrais l'être.
08:35Une autre actualité dans cette campagne des municipales,
08:37c'est le retour de ce que Jordan Bardella avait lui-même baptisé les brebis galeuses.
08:42Vous, vous parlez plutôt généralement de dingue.
08:45Dernier cas en date, à Carpentras.
08:46Votre candidat a été désinvesti après la découverte par la presse de publications racistes sur les réseaux sociaux.
08:52Alors, le parti, le RN, avait expliqué qu'il avait mis en place des filtres automatiques pour scanner les réseaux sociaux.
08:57Visiblement, ces filtres ne fonctionnent pas très bien.
09:01Non, mais c'est vrai qu'on ne peut pas tout contrôler.
09:03C'est vrai que lorsque des candidats ne correspondent pas à la ligne politique qui est la nôtre,
09:07lorsqu'ils tiennent des propos que nous ne pouvons pas accepter,
09:09eh bien, que se passe-t-il ? On les désinvestit.
09:11Ce n'est pas très compliqué, quand vous avez une tête de liste, de remonter le fil de ces réseaux sociaux.
09:14Là, encore, visiblement, tout est bien en ligne.
09:16Ils ne signent pas tout sur leurs réseaux sociaux.
09:18Certains peuvent les cacher.
09:19Là, en l'occurrence, c'était des tweets sur les réseaux sociaux.
09:21Eh bien, c'est passé.
09:22Qui visait Omar Sy, qui visait Daniel Bonneau.
09:25Oui, mais puisque c'est passé à travers, quand on l'a découvert,
09:28eh bien, on a désinvesti ce monsieur, et il passera en commission des conflits.
09:32Et c'est ça, notre boulot, nous.
09:33Un parti politique responsable, c'est de dire que quand quelqu'un n'est pas dans la ligne
09:36ou qu'il a des propos pas acceptables, on le désinvestit.
09:39Je vous citais tout à l'heure des candidats de la France.
09:42Mais vous ne dites pas que ça ne marche pas bien chez vous pour filtrer ces candidats ?
09:45Eh bien, je pense que tout le monde est confronté au même problème.
09:48Je vous ai cité tout à l'heure des candidats de la France Insoumise,
09:50mais je ne vais pas rester là.
09:51Est-ce que ça veut dire que si la France Insoumise investit un pédophile,
09:55est-ce que ça veut dire que tous ses candidats sont pédophiles ?
09:58Si Renaissance investit monsieur Santini,
10:00qui est poursuivi à 85 ans pour de multiples agressions sexuelles,
10:03est-ce que ça veut dire que monsieur Gabriel Attal investit des candidats
10:06qui ont des inclinaisons problématiques ?
10:11Est-ce que LR, qui a investi longtemps, monsieur Perdriot à Saint-Etienne,
10:14qui est un délinquant notoire, qui aujourd'hui, je crois, est en prison ?
10:18Est-ce que ça veut dire que LR est habitué à investir des candidats
10:21qui soient des délinquants ?
10:22Vous voyez, on est tous confrontés aux mêmes difficultés.
10:26C'était le cas aussi pour les Verts, à Saint-Ouen,
10:28avec une candidate qui a préféré renoncer après des attaques homophobes.
10:33Je vous en parle parce qu'il y avait eu une législative
10:35où il y avait quand même un grand nombre de cas
10:37de candidats du Rassemblement national problématiques.
10:40Non, il y en a eu une dizaine et les cas étaient très différents.
10:43D'abord, il y avait beaucoup plus sur le nombre de candidats.
10:46Il y avait à la fois des candidats qui n'avaient pas forcément le niveau,
10:49mais qui ne posaient pas de problème de ligne politique,
10:51n'avaient pas le niveau pour devenir député,
10:53il avait fallu les désigner en cinq jours,
10:55et il y avait un très petit nombre de cas de candidats problématiques.
10:58Mais je vous ai parlé de candidats islamistes,
11:00de candidats pédophiles,
11:01de candidats qui commettent des agressions sexuelles,
11:04de candidats qui sont des délinquants.
11:06Ça ne fait pas pourtant la ligne politique
11:10des partis politiques qui les investissent.
11:12Vous voyez, tous les partis en réalité sont confrontés à la même chose
11:15parce que la politique intéresse
11:17ou permet à des gens de s'intéresser à des enjeux
11:22alors qu'ils n'auraient pas à le faire.
11:25Et c'est vrai que nous, notre boulot, c'est de gendarmer tout ça.
11:27Et nous le faisons, je crois, avec beaucoup de bonne volonté,
11:30beaucoup de sens des responsabilités.
11:34Et quand il y a ce type de problème,
11:36Jordan Bardella n'a pas la main qui trempe,
11:38c'est le moins qu'on puisse dire.
11:43Le procès en appel de Marine Le Pen
11:47pour l'affaire des assistants européens s'achèvera mercredi.
11:50Cinq ans d'inéligibilité ont été requis.
11:53Le jugement d'appel est attendu avant l'été.
11:55Sébastien Chenu, le destin présidentiel de Marine Le Pen
11:58s'est-il assombri cette semaine ?
12:01Non, parce que le réquisitoire, c'est la parole, j'allais dire, à l'attaque.
12:08Il va y avoir la parole, la parole à la défense va arriver.
12:11Et donc, tout ça va être confronté.
12:13Et moi, j'ai confiance dans le fait que la présidente du tribunal,
12:17une fois qu'elle aura entendu les deux parties,
12:19puisse se prononcer un jugement qui permette à Marine Le Pen d'être candidata présidentielle.
12:23Il n'y a pas un procès facile pour Marine Le Pen.
12:25Mais un procès n'est jamais facile.
12:27Un procès n'est jamais facile.
12:29Ce qui est intéressant, c'est de voir qu'il n'y a pas d'intention délibérée
12:31de Marine Le Pen de commettre une faute.
12:33Je crois qu'aujourd'hui, tout le monde s'en rend compte.
12:35Il n'y a pas d'enrichissement personnel, il n'y a pas d'emploi fictif.
12:38Et il n'y avait pas la volonté de Marine Le Pen de commettre une faute ou un délit.
12:42Ça, c'est sa défense.
12:43Oui, mais enfin, ça a été, je crois, déjà partiellement reconnu,
12:46dans le sens où un certain nombre de contrats qui étaient liés au dossier de Marine Le Pen
12:50ont été évacués, ont été sortis.
12:52On a dit non, Marine Le Pen n'est pas responsable de ces contrats.
12:54Donc vous, vous avez bon espoir ?
12:56Oui, moi j'ai l'espoir.
12:56Vous avez bon espoir qu'on relire de 5 ans d'inéligibilité à 2 ans,
13:00puisque c'est la condition pour être clair, pour que Marine Le Pen puisse se présenter ?
13:03Mais j'ai même l'espoir que Marine Le Pen ne soit pas condamnée.
13:04J'ai même l'espoir que Marine Le Pen ne soit reconnue
13:07comme étant innocente de ce qui lui était reproché, évidemment.
13:09Vous parlez toujours aujourd'hui de tyrannie des juges ?
13:11En première instance, c'était le cas.
13:13En première instance, parce que, et d'ailleurs ça a été reconnu dans ce jugement d'appel,
13:18l'exécution provisoire était un acte avec une coloration politique,
13:23puisque, je le redis, il avait été indiqué que Marine Le Pen représentait
13:27une menace à l'ordre démocratique.
13:30Pure invention, ça n'existe dans aucun code.
13:32Et donc là, il y avait un côté...
13:34C'est une peine qui existe, et que les juges peuvent prononcer.
13:38Et ça n'existe pas.
13:40Le fait de semer l'ordre, de troubles à l'ordre démocratique, ça n'existe pas.
13:44Dans aucun texte, ça, ça existe.
13:46Donc ça a été d'abord démenti, puisque l'exécution provisoire
13:48n'a pas été prononcée en appel.
13:51Et la présidente a indiqué, et même d'ailleurs, je crois, l'accusation,
13:53le parquet a indiqué qu'effectivement, tout ça n'avait pas lieu d'être.
13:58Donc nous, nous pensons qu'effectivement, il y avait une couleur,
14:01une coloration politique.
14:03Aujourd'hui, vous ne reprochez plus au juge de vouloir ou pouvoir interférer
14:07dans l'élection présidentielle.
14:08On va voir un petit peu comment se passe le procès.
14:11Moi, j'ai l'habitude de le dire, et c'est ma conviction profonde.
14:15D'abord, elle est faite aussi peut-être de mon expérience
14:17et de mon rapport à l'institution judiciaire.
14:19Je rappelle souvent que moi, je suis fils d'une fonctionnaire de justice.
14:23Ma mère a été longtemps greffiée au tribunal de Beauvais.
14:26J'ai vu ce que le petit peuple de la justice, en accompagnant les magistrats,
14:31était capable de faire et de dévouement.
14:33Donc moi, j'ai un profond respect de l'institution.
14:35Il n'empêche qu'au sein de cette institution, il y a aussi des gens très politisés.
14:39Le syndicat de la magistrature nous le démontre,
14:41qui n'ont qu'une obsession faire de la politique et non pas rendre la justice.
14:45Donc on saura au moment du jugement si Marine Le Pen peut ou pas se présenter pour 2027.
14:50Est-ce que vous dites aujourd'hui que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont interchangeables ?
14:55Non, je n'ai jamais pensé qu'ils étaient interchangeables.
14:58Vous ne l'êtes pas davantage avec vos collègues ?
15:01Non, vous ne l'êtes pas avec vos confrères, pardon.
15:03Personne n'est interchangeable.
15:04Mesdames, vous n'êtes pas interchangeables.
15:06Vous êtes différents les uns les autres.
15:09Ils sont différents, mais ils portent les mêmes idées.
15:11Leur parcours est différent, leur personnalité est différente.
15:15Leur rapport, probablement à la société d'aujourd'hui, est différent.
15:19Mais ils portent les mêmes idées.
15:20Celles du patriotisme, du souverainisme, du fait que la France ne puisse pas être effacée.
15:25Mais en attendant, dans l'hypothèse où Marine Le Pen pourrait se présenter,
15:29est-ce qu'elle reste la mieux placée ?
15:31On a vu dans un sondage au Doxa pour le Figaro que presque 5 sympathisants du RN sur 10
15:37Il s'estime que Jordan Bardella serait un meilleur candidat que Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2027.
15:43Donc la question se pose.
15:43Nous, nous avons organisé, c'est un peu original dans la vie politique française, un ticket finalement.
15:51Marine Le Pen se prépare pour être présidente de la République et mener la campagne présidentielle.
15:56Elle a plusieurs campagnes à son actif.
15:58Est-ce qu'elle est encore la mieux placée aujourd'hui ?
16:00Ou est-ce que Jordan Bardella n'a pas plutôt les faveurs de votre électorat ?
16:03Mais ils n'ont pas le même passé, donc ils n'ont pas le même rapport à ce qu'est une campagne présidentielle.
16:09Marine Le Pen en a fait quelques-unes, donc elle est forcément plus expérimentée de ce côté-là.
16:12Donc elle a plus d'expérience que Jordan Bardella, pour qui ça reste donc une faiblesse ?
16:15Dans la campagne présidentielle, pour une campagne présidentielle.
16:18Mais Jordan Bardella, vous l'avez dit, une popularité très forte, très importante.
16:22Oui, mais comme présidentiable, comme présidentiable.
16:24Absolument, et il apporte avec lui, j'allais dire quelque part, aussi un vent d'air frais dans la vie politique française,
16:30qui est un peu, il faut bien le dire, une espèce d'usine à recycler toujours les mêmes,
16:34quand on voit que les autres partis politiques essayent d'encycler les Édouard Philippe, les Michel Barnier et autres,
16:39Jean Castex, puisque parfois on parle de ces gens-là.
16:42Nous, au moins, on a fait un pari qui est d'allier l'expérience à la jeunesse.
16:47Vous soulignez quand même que la jeunesse de Jordan Bardella, son inexpérience,
16:50c'est aujourd'hui quand même une petite faiblesse pour lui, pour ce candidat-là ?
16:53Non, il a un autre type d'expérience.
16:55Jordan Bardella, il a gagné deux fois les élections européennes.
16:58Il a mené par deux fois le Rassemblement National à la victoire des élections européennes.
17:02Mais ça, ce n'est pas une expérience nationale.
17:03Ah non, mais c'est une expérience de campagne électorale que certains nous envieraient largement.
17:08Si vous connaissez d'autres leaders politiques qui ont gagné deux fois les élections présidentielles,
17:12les élections européennes, vous pouvez me les citer.
17:15Je crois que c'est une élection européenne, c'est une élection nationale.
17:18Donc Jordan Bardella, il a cette expérience.
17:20Leurs expériences sont différentes, leur force est la même, leur combativité est la même.
17:24Sébastien Chenu, vous m'avez dit, ils ne sont pas interchangeables.
17:27Voilà, sans jouer au jeu des sept différences.
17:30Mais quelles sont les différences entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
17:32Bon, alors il y en a une que vous voyez rapidement, c'est le sexe.
17:35Vous en avez une seconde, c'est l'âge.
17:37Voilà, et j'attends la troisième.
17:40Ah ben, les expériences électorales ne sont pas les mêmes.
17:44Marine Le Pen connaît l'expérience des campagnes présidentielles.
17:47Jordan, celle des élections européennes.
17:49Sur les idées ou sur la personnalité ?
17:51Non, sur les idées, je pense qu'ils ont exactement les mêmes idées.
17:54Je pense qu'ils ont un rapport, je vous le disais tout à l'heure, à la souveraineté,
18:00un rapport au peuple qui est très semblable.
18:04Et je pense que...
18:05Le programme présidentiel serait exactement le même,
18:07que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?
18:10Ou est-ce qu'il n'y a quand même pas des nuances,
18:11notamment en termes de programme économique ?
18:13Le programme présidentiel de demain n'est pas encore écrit.
18:18Donc le programme présidentiel sera,
18:20de toute façon qu'il soit porté par Marine Le Pen ou par Jordan Bardella,
18:23sera différent de la dernière fois, un peu différent,
18:26pas totalement, parce que la société a bougé aussi.
18:28Et cette attente judiciaire vous empêche justement d'avancer
18:30sur ce programme présidentiel ?
18:32Non.
18:32Vous n'êtes pas coincé jusqu'à l'été prochain ?
18:33Non, on travaille beaucoup, Marine Le Pen se prépare beaucoup
18:36à cette élection présidentielle.
18:38Jordan se prépare beaucoup à prendre les rênes d'un gouvernement,
18:42à la tête d'un gouvernement.
18:43Il se prépare chacun, tous les deux.
18:45Et vous savez, ce temps qui passe, nous on le met à profit
18:48avec le groupe politique que préside Marine à l'Assemblée nationale.
18:52C'est aussi une façon de préparer les choses.
18:53Lorsqu'on avance sur des sujets sur lesquels on était peut-être,
18:56à l'époque où il y a quelque temps encore,
18:58ou peu crédible ou peu audible.
18:59Je pense par exemple aux logements, qui sont des thématiques sur lesquelles
19:02on avance, à la santé, qui sont des problématiques qui intéressent beaucoup les Français.
19:07Je crois qu'on est en train de se muscler et de montrer que nous avons des réponses
19:11à toutes les inquiétudes des Français qui traversent le pays.
19:15Et qui, je dois le dire, les Français vivent très mal ces 15 ou 16 derniers mois
19:21qui semblent totalement inutiles, parce que dans un Parlement bloqué,
19:27dans un Parlement incapable...
19:28On reviendra sur le programme du Parlement ensuite, Sébastien Chenu.
19:31Mais auparavant, Périne évoquait la sensibilité plutôt libérale,
19:34plus libérale en tout cas, de Jordan Bardella.
19:37Elle est aussi incarnée, cette sensibilité, par Marion Maréchal,
19:40qui est de retour dans la famille RN.
19:43Est-ce une nouvelle génération qui pourrait bientôt prendre les commandes du parti ?
19:48Je ne sais pas si on peut parler d'être plus libérale.
19:50Pour Marion Maréchal, oui, elle est plus libérale,
19:52comme Éric Ciotti, notre allié, il est plus libéral.
19:54Jordan, lui, il dit toujours, je reprends ces termes,
19:57tout pour les PME, les TPE.
19:59Donc, il a un souci de l'efficacité économique.
20:02C'est-à-dire ne pas faire en sorte d'écrouler le monde économique
20:07qui crée de l'emploi, les PME, les TPE, par des charges supplémentaires.
20:10Vous avez amené sur le retour de Marion Maréchal.
20:12Qu'est-ce qu'il faut y voir, ce retour dans la galaxie du RN ?
20:15Que les trahisons sont oubliées ?
20:17L'envie de gagner, la volonté qu'on a tous ensemble de gagner,
20:21nous, d'unir largement nos forces, effectivement.
20:27Est-ce qu'elle est complémentaire ?
20:28Parce que, par exemple, elle est plus conservatrice.
20:31Oui, elle est plus conservatrice que moi, par exemple, Marion Maréchal.
20:34Mais ce n'est pas très dur en même temps.
20:35Mais oui, elle est une pièce dans le puzzle,
20:40une pièce supplémentaire qui amène sa réflexion.
20:42Elle peut servir aussi à contrer l'ascension de Sarah Knafow,
20:45qu'on voit beaucoup dans les médias,
20:47et qui joue aussi sur cette carte, parfois, de la droite,
20:50de l'extrême droite plus conservatrice.
20:52Écoutez, je ne crois pas qu'il faille le lire comme ça.
20:54Moi, je pense que Mme Knafow,
20:57au-delà de l'expression du mouvement Reconquête
21:01et du programme d'Éric Zemmour,
21:05je ne suis pas sûr qu'elle incarne autre chose que cela.
21:08Et elle le fait à sa façon,
21:10mais elle poursuit surtout un agenda personnel.
21:13Marion Maréchal l'a dit,
21:15elle s'est mise au service de Marine Le Pen,
21:18de sa victoire, au service de nos idées.
21:21Ses députés siègent avec nous,
21:22ses trois députés siègent avec nous.
21:24Nous, on ne fait pas de la figuration.
21:26Mme Knafow, quelque part, elle fait de la figuration.
21:29Si on veut gagner, il n'est plus temps
21:32pour ceux qui seraient tentés de se faire plaisir.
21:34À Paris, c'est moins de figuration que votre campagne.
21:36Le sablier est renversé.
21:37Non, mais je veux dire, le sablier, il est renversé.
21:39Je le dis souvent aux électeurs qui pourraient me dire
21:42« Ah, mais oui, mais on est aussi intéressés
21:43par les propos d'autres candidats. »
21:46Le sablier est renversé.
21:47Le vote utile, c'est le vote du Rassemblement National,
21:50au municipal ou au présidentiel.
21:52Si vous voulez vraiment changer le cours des choses,
21:54il ne faut pas se disperser.
21:55Je rappelle que si Éric Zemmour avait fait un point de plus
21:57et Marine Le Pen un point de moins,
21:59c'était Mélenchon contre Macron la dernière fois.
22:01Alors, on n'a pas le temps de se faire plaisir.
22:03Est-ce que c'est un danger aussi pour Jordan Bardella,
22:05cette ascension de Sarah Knafow ?
22:07Ils sont tous les deux jeunes.
22:09Ils ont tous les deux beaucoup d'ambition, peu de doute.
22:11Est-ce que vous faites partie de ceux au RN
22:12qui disent à Jordan Bardella
22:14« Méfie-toi de Sarah Knafow ? »
22:17Non, je crois qu'il n'a pas à se méfier
22:19de qui que ce soit.
22:20Je crois qu'il faut, dans ces cas-là,
22:21il faut tracer son chemin,
22:23exactement comme on croit devoir le faire.
22:24ne pas se soucier de ceux qui sont là
22:27en fait pour permettre au système de se survivre.
22:30Parce que Mme Knafow,
22:31le seul intérêt qu'elle a pour le système,
22:33pour les gens qui nous font face,
22:35c'est d'essayer de nous empêcher, nous, de gagner.
22:37Donc, traçons notre route,
22:39que Marine trace sa route pour les présidentielles,
22:41que Jordan organise notre future majorité,
22:44notre futur gouvernement.
22:46Il y a beaucoup de pain sur la planche.
22:48Ce que tu es en train de dire,
22:49c'est que Sarah Knafow est là pour vous parasiter.
22:51Oui, bien sûr.
22:52Oui, bien sûr.
22:52Je pense que la candidature de Sarah Knafow
22:54parasite la candidature de la candidate
22:57du camp national, du camp patriote.
23:00Bien entendu, ce sont des candidatures
23:01comme l'était Éric Zemmour,
23:02de parasitage politique, oui.
23:07Et toujours le même principe,
23:10des réponses par oui ou par non,
23:11pour ou contre, donc rapide.
23:13Tout d'abord, un courrier
23:13pour tous les jeunes de 29 ans,
23:15Sébastien Chenu,
23:16pour les informer sur la fertilité.
23:17Est-ce que c'est une bonne
23:18ou mauvaise initiative du gouvernement
23:20pour redonner envie de faire des enfants ?
23:23Bon, je ne sais pas trop
23:23ce qu'il y a dans ce courrier.
23:24Ça dépend de ce qu'on leur dit
23:25dans le courrier.
23:26Les informer que les enfants,
23:28ça se fait entre un âge et un autre âge.
23:31À peu près, relativement jeunes.
23:32Vraiment, on aura infantilisé les gens
23:34jusqu'au bout dans cette période.
23:35Moi, je crois que ce qu'il faut,
23:36ce sont des politiques familiales
23:38dignes de ce nom.
23:39François Hollande a beaucoup abîmé
23:40les politiques familiales.
23:42Les politiques familiales,
23:43c'est aussi de la fiscalité,
23:44c'est aussi du logement,
23:45c'est aussi concevoir des rapports
23:47au travail qui soient aménagés.
23:49Et je pense que de ce côté-là,
23:51rien n'a été tenté.
23:52Nous, on avait d'ailleurs indiqué
23:54qu'on souhaitait flécher
23:55les 3 milliards d'euros d'impôts
23:57qu'on aurait collectés
23:58à travers un impôt sur la fortune
24:00improductive que proposait le Modem
24:01vers la politique familiale
24:03pour une part supplémentaire
24:05à partir du deuxième an.
24:06Donc la réponse, c'était mauvaise idée.
24:07Non, c'est brasser du vent
24:09pour pas grand-chose.
24:10Périne Tarnot.
24:10Alors, est-ce que vous voterez
24:11la nouvelle proposition de loi
24:12déposée par le sénateur
24:14et l'air Laurent Duplomb
24:15pour autoriser le retour
24:16de deux insecticides ?
24:17Alors, il n'y a pas que ça là-dedans.
24:19Il y a aussi tout un volet
24:21sur le stockage de l'eau, etc.,
24:23qui me semble évident.
24:24Moi, j'ai voté la première fois
24:26pour la loi Duplomb.
24:27Je la voterai également la seconde fois
24:29parce que je pense
24:30que nos agriculteurs
24:31sont mis en concurrence
24:32avec des pays
24:33qui peuvent utiliser
24:34un certain nombre de produits
24:37qui ne sont pas utilisés ici
24:38et qu'on les met
24:39dans une position totalement déloyale.
24:42Mais encore une fois,
24:42dans la loi Duplomb,
24:43il y a plusieurs choses.
24:44Le stockage de l'eau
24:45en fait partie,
24:46mais oui, oui, bien sûr.
24:47Faut-il informer les Français
24:49du coût exact
24:50des prestations de santé
24:51dont ils bénéficient ?
24:53C'est une proposition
24:53de l'Institut Montaigne
24:54dans le but
24:56d'une prise de conscience ?
24:58Ah, mais je pense
24:59que c'est toujours important
25:00que les Français sachent
25:01ce que tout cela coûte, oui.
25:05Mais vous parlez du coût
25:06de la santé
25:07et de ce que les Français
25:09peuvent avoir comme information.
25:10Moi, j'en suis ravi
25:11parce qu'on a vu
25:12que le Conseil d'État
25:13dernièrement a élargi,
25:14enfin demande qu'on puisse élargir
25:15l'accès aux soins gratuits
25:17pour les réfugiés.
25:19Écoutez, moi je pense
25:21qu'au moment où les Français
25:22ont beaucoup de mal
25:24à se soigner
25:24ou beaucoup renoncent
25:25à un certain nombre de soins,
25:26on a de l'autre côté
25:27le Conseil d'État
25:28qui dit qu'il faut encore élargir
25:29et permettre de soigner
25:31le monde entier.
25:31Dans le même temps,
25:32le Premier ministre
25:32Sébastien Lecornu
25:33dans une interview
25:33qui est publiée aujourd'hui
25:34dans la presse quotidienne régional
25:35dit qu'il va limiter
25:37quand même le recours
25:38à l'AME,
25:39l'aide médicale
25:39pour les étrangers.
25:41On nous chante ça
25:42depuis combien de temps
25:43que l'AME va être limitée ?
25:45Le débat a eu lieu
25:46plusieurs fois.
25:47Est-ce que c'est selon vous
25:47une bonne chose déjà
25:48cette limitation
25:49annoncée par le Premier ministre ?
25:51Non mais une limitation,
25:52c'est ridicule.
25:53Il faut en finir
25:53avec l'aide médicale d'État
25:55qui coûte un milliard et demi
25:56au bas mot aujourd'hui par an
25:57pour la remplacer
25:58par une aide médicale d'urgence
26:00pour les gens
26:01qui sont à l'article de la mort
26:02ou qui peuvent porter
26:03une pandémie
26:04et qu'on puisse faire
26:06les économies attendues.
26:08Enfin je veux dire
26:09à un moment
26:09le Conseil d'État
26:10dit qu'il faut élargir
26:11la prise en charge
26:11des soins aux réfugiés
26:13alors qu'on a tant de Français
26:14qui renoncent eux-mêmes.
26:16On vit dans un monde de fous.
26:17Le Premier ministre
26:17devrait plutôt se pencher là-dessus.
26:19Une dernière question
26:19je n'ose pas dire express.
26:21Pour ou compte
26:21la proportionnelle
26:22aux prochaines élections législatives ?
26:24Il y a une tribune ce matin
26:25avec plusieurs dizaines de signateurs.
26:27Oui c'est la tribune
26:28des gens qui n'ont jamais demandé
26:29la proportionnelle
26:30qui ont toujours détourné le regard
26:33lorsque nous nous en parlions
26:34et qui se disent
26:34ah c'est peut-être un moyen
26:36de limiter
26:37la possibilité
26:38pour le Rassemblement National
26:39d'avoir une majorité absolue
26:40à l'Assemblée.
26:42Je leur dis.
26:42Donc maintenant
26:43vous êtes contre la proportionnelle ?
26:44Non non
26:45nous on est toujours
26:45pour la proportionnelle
26:46mais on n'est pas
26:47pour les bidouillages
26:48d'avant-élection.
26:49D'abord il y a une tradition
26:49en bibliothèque française.
26:51Donc pas avant 2027 alors ?
26:52Mais on ne change pas
26:53les règles du jeu
26:53avant une élection
26:54un an avant.
26:56On est bientôt
26:56à un an de future législative.
26:58Tout ça ne se fait pas.
26:59La proportionnelle
27:00c'est un exercice
27:01c'est une réforme d'ampleur
27:03qui se réfléchit
27:04à plusieurs formes
27:04de proportionnelle.
27:05Balancer la proportionnelle
27:06comme ça
27:07c'est quoi ?
27:07Est-ce qu'il y a
27:07une prime majoritaire ?
27:10Est-ce qu'il n'y en a pas ?
27:11C'est un vrai débat de fond.
27:13Ça doit se réfléchir
27:14avec aussi
27:14le cumul des mandats
27:16à mon avis
27:16et donc par conséquent
27:17Provenir sur le cumul ?
27:19Sur les petites communes
27:20oui pour qu'on puisse cumuler
27:21lorsqu'on est maire
27:21de petites communes.
27:22Ce sont encore
27:23les bidouillages socialistes
27:25à la sauce
27:26François Hollande
27:26et Elisabeth Borne
27:27qui sont mis en exergue.
27:29Et décidément
27:30ces gens-là ont un problème
27:31avec la démocratie.
27:31Sébastien Chenu
27:32nous allons marquer une pause
27:33dans ce grand jury.
27:35Je rappelle que vous êtes
27:36vice-président
27:37du Rassemblement National
27:38et on va parler notamment
27:38de la démission
27:40de Jack Lang
27:40dans quelques instants
27:41et puis de Trump
27:42et le Rassemblement National.
27:43A tout de suite.
27:53Suite du Grand Jury
27:54présenté par Olivier Bost.
27:57Sébastien Chenu
27:58vice-président
27:59du Rassemblement National
28:00député du Nord
28:00et vice-président
28:01de l'Assemblée Nationale
28:02et notre invité
28:03Perrine Tarnot
28:04de Public Sénat
28:05et Claire Conruite
28:06du Fidiaro
28:07sont à mes côtés
28:08pour vous interroger.
28:10Le Grand Jury
28:11l'actualité de la semaine
28:13Dans l'actualité de la semaine
28:15il y a l'ancien ministre
28:16Jack Long
28:17qui a proposé
28:18sa démission
28:18de l'Institut du Monde Arabe
28:20au ministère
28:21des Affaires Étrangères.
28:22Le nom de l'ancien ministre
28:23apparaît plus de 600 fois
28:25pour ses relations
28:26avec le trafiquant sexuel
28:27Jeffrey Epstein.
28:29Vous dites
28:29Sébastien Chenu
28:30il était temps ?
28:32Ah oui je vous dis
28:33qu'il était temps
28:33vous savez
28:34la vie de Jack Lang
28:36ça commence
28:37comme un film
28:38de Truffaut
28:39et ça se termine
28:39par fait entrer l'accusé.
28:41Donc il y a un côté
28:42très glauque
28:42dans ce qu'on découvre
28:44de Jack Lang
28:45on découvre deux choses
28:46des relations
28:48des inclinaisons
28:49avec Epstein
28:50qui sont douteuses
28:51et qui jettent l'opprobre
28:53sur sa présidence
28:54de l'Institut du Monde Arabe
28:57et puis on découvre
28:57et c'est l'enquête
28:59qui a été déclenchée
29:00par le parquet national financier
29:01une capacité probable
29:04peut-être
29:04supposée
29:05avoir monté
29:06des sociétés offshore
29:07pour se soustraire
29:09finalement
29:10à l'impôt.
29:11Je vous ai déjà devenu plus prudent
29:12sur des mises en cause personnelles
29:14en général
29:14vous dites
29:14il faut attendre l'enquête
29:16Je vous ai dit
29:17la réalité des choses
29:18c'est-à-dire qu'il y a
29:19un soupçon de société offshore
29:21qui me semble être gravissime
29:23mais ça c'est mon appréciation personnelle
29:25et donc je pense
29:26que Jack Lang
29:26ne pouvait pas se maintenir
29:27à la tête de l'Institut du Monde Arabe
29:29et ça dit d'autres choses
29:31d'ailleurs
29:32ce qu'on découvre
29:33de Jack Lang
29:34de cet homme
29:35de 86 ans
29:36qui vit sur la bête
29:37depuis 60 ans
29:38en réalité
29:39qui vit sur l'argent public
29:40depuis 60 ans
29:41on découvre aussi
29:42son incapacité
29:43à avoir géré
29:44l'Institut du Monde Arabe
29:45je pense qu'il faut aussi
29:46qu'on regarde ça
29:47ce monsieur qui a été nommé
29:48renommé
29:48plusieurs fois
29:49à la tête de cet institut
29:51par le pouvoir politique
29:53en général
29:53laisse un institut du Monde Arabe
29:55exsangue financièrement
29:56avec un coût d'exploitation
29:58déficitaire
29:59je pense
29:59je fais référence
30:00au rapport de la Cour des Comptes
30:01qui est peut-être un peu moins sévère que vous
30:03qui est très sévère
30:04un institut du Monde Arabe
30:05qui devait être financé
30:06à 40%
30:08par les pays
30:08du Monde Arabe
30:10et à 60%
30:11par l'État français
30:11qui désormais
30:12est financé
30:14quasiment globalement
30:15par l'État français
30:1612 millions d'euros
30:17avec une fréquentation
30:18en baisse
30:18donc en fait
30:19Jack Lang
30:20a peut-être
30:21peut-être
30:21fraudé l'impôt
30:22était peut-être
30:23peut-être
30:24probablement
30:25ami de Jeffrey Epstein
30:27et en plus
30:27il a ruiné
30:29l'Institut du Monde Arabe
30:30à bon débarras
30:31est-ce que plus globalement
30:32il faut une commission d'enquête
30:34sur l'affaire Epstein
30:35et ses ramifications
30:36en France
30:36c'est ce que propose
30:37la France insoumise
30:38oui moi je n'y vois pas
30:39d'inconvénient
30:39d'ailleurs on n'entend pas
30:40beaucoup
30:40les élus socialistes
30:41sur le cas de Jack Lang
30:43à ça quand Trump
30:44était nommé
30:44X fois
30:46dans les rapports
30:47dans les échanges
30:48avec Epstein
30:49on a entendu la gauche
30:50mais là dites donc
30:50la gauche
30:51on ne l'entend pas beaucoup
30:53on ne l'entend pas fort
30:54on a notamment entendu
30:57Olivier Faure
30:57qu'il parle plus fort
30:59Olivier Faure
31:00parce que
31:00la gauche
31:01a toujours des
31:02comment dire
31:04en l'occurrence
31:05ils ont été assez explicites
31:06écoutez
31:07moi je trouve
31:08qu'on ne les entend pas
31:09beaucoup
31:09mais tant mieux
31:10parce que je pense
31:11que des gens
31:11comme Jack Lang
31:12font beaucoup de mal
31:13finalement
31:14à la vie politique
31:15française
31:16à l'idée
31:16qu'on se fait
31:17du service
31:18de la nation
31:20et sincèrement
31:22bon débarras
31:22Jack Lang
31:23à 96 ans
31:24n'a plus rien à faire
31:24dans la sphère publique
31:25Marine Le Pen
31:26et Louis Alliot
31:26sont également cités
31:27dans ses correspondances
31:29d'Esteen
31:29pas pour des faits criminels
31:31mais pour le financement
31:32du Front National
31:33pour les Européennes
31:33de 2019
31:34financement supposé
31:36est-ce que votre parti
31:37a bien cherché
31:38des financements américains
31:39pour moins dépendre
31:40de ces financements
31:41de l'époque
31:41avec la Russie
31:42non alors la réalité
31:43c'est pas exactement
31:44c'est pas Epstein
31:45qui cite
31:46le Rassemblement National
31:47c'est Bannon
31:47qui parle à Epstein
31:48du Rassemblement National
31:49parce que Bannon
31:50avait rencontré Alliot
31:51qui lui disait
31:52en France
31:52on nous interdit
31:53d'avoir des prêts
31:54ça aussi
31:55c'est le contenu
31:56ça n'a pas été le cas
31:59ça n'a pas été le cas
32:00vous dites aujourd'hui
32:01il n'y a pas eu du tout
32:03de financement du
32:04sinon on n'aurait pas eu
32:05à aller vers d'autres pays
32:07et prendre des prêts
32:09tchéco-rus
32:10un prêt tchéco-rus
32:11qui a été remboursé
32:12avec un taux d'insérêt
32:12extrêmement fort
32:13bah oui
32:13parce qu'on ne trouvait pas
32:14à l'époque
32:15regardez
32:16à l'époque
32:17on ne nous prête pas
32:18en France
32:18scandale démocratique
32:19personne ne s'en émeut
32:21mais scandale démocratique
32:21on ne prête pas
32:22au premier parti politique
32:23de France
32:23on interdit
32:24de pouvoir prêter
32:26aussi
32:26que les banques européennes
32:28puissent nous prêter
32:28nous nous tournons
32:29vers des banques
32:30extra-européennes
32:31on galère énormément
32:32et on trouve
32:33une banque
32:33qui nous prête
32:34à un taux d'intérêt
32:36extravagant
32:37le scandale
32:38il est là
32:38c'est qu'on ne prête pas
32:39au premier parti politique
32:41de France
32:42on attend toujours
32:42d'ailleurs
32:43la banque de la démocratie
32:44de M. Macron
32:45et de M. Bayrou
32:45au passage
32:46puisqu'on parle
32:48des Etats-Unis
32:49est-ce que vous comprenez
32:50ce que fait
32:50Donald Trump
32:51qu'avez-vous pensé
32:52de la publication
32:53par le président américain
32:54cette semaine
32:55d'une vidéo
32:56montrant le couple Obama
32:58en singe
32:58avant de l'enlever
32:59sans vraiment s'excuser
33:01je trouve ça répugnant
33:02si vous voulez tout savoir
33:03je trouve ça répugnant
33:04inutilement blessant
33:08vulgaire
33:09raciste
33:10je ne comprends pas
33:12que le président
33:12des Etats-Unis
33:13qui représente
33:14un grand pays
33:16puisse s'abaisser
33:18à ça
33:18sincèrement
33:19je trouve ça répugnant
33:21est-ce que vous regrettez
33:21aujourd'hui
33:22tous les compliments
33:23que vous avez adressés
33:24vous et l'ensemble
33:25du Rassemblement National
33:26à Donald Trump
33:27au moment de son élection
33:29notamment
33:29est-ce que vous avez tardé
33:30à finalement
33:31à prendre la mesure
33:32de la menace Trump
33:32non
33:33alors il y a plusieurs choses
33:34que Donald Trump
33:36incarne
33:37un sentiment
33:38de force
33:39un sentiment
33:40de liberté
33:41une capacité
33:42à dire non
33:43à ses adversaires politiques
33:44etc
33:45et que ça puisse
33:45être séduisant
33:46oui évidemment
33:47moi je trouve
33:48que quelqu'un
33:49qui tombe
33:50qui revient
33:51contre le système
33:52qui bat une candidate
33:53dont tout le monde
33:54ici en France
33:55disait qu'elle allait être élue
33:56la candidate démocrate
33:56souvenons-nous
33:57moi je me souviens
33:58il y a deux ans
33:59la candidate démocrate
34:00était formidable
34:01très intelligente
34:02exceptionnelle
34:02bon c'était une nullité
34:03en réalité
34:04auquel les américains
34:05n'ont pas voulu
34:06faire confiance
34:06sauf qu'aujourd'hui
34:08Donald Trump
34:08c'est une certaine violence
34:09c'est un mépris
34:11de la justice
34:12mépris de la presse
34:14le racisme
34:15ne ressemble pas
34:16à la société française
34:17le leader politique
34:18américain
34:18Donald Trump
34:19ne ressemble pas
34:20tant mieux
34:20au leader politique
34:21français
34:21donc pour vous
34:22c'est juste
34:22un petit décalage
34:22culturel
34:24il porte en lui
34:26une forme de violence
34:27dont on vient
34:29de parler
34:30mais il porte en lui
34:32aussi quelque chose
34:33qui manque
34:33chez nous
34:34c'est un patriotisme
34:35totalement abouti
34:37échevelé
34:38et sans aucun
34:40complexe
34:41et c'est là
34:42où Donald Trump
34:43est un président
34:44avec lequel il faut
34:46établir un rapport
34:46de force
34:47je rappelle ce que
34:47avait dit
34:48Jordan Bardella
34:49un rapport de force
34:50s'impose
34:50parce que Donald Trump
34:52défend
34:52mais avant lui
34:53les autres présidents
34:54américains le faisaient
34:54peut-être avec plus d'élégance
34:55plus de distance
34:56etc
34:57mais défend uniquement
34:58sans aucun
35:01complexe
35:02un patriotisme
35:03sans aucun
35:03complexe
35:04qui donne visiblement
35:05lieu à des dérives
35:06c'est à dire
35:07vous ne pouvez pas
35:08séparer
35:08si vous voulez
35:09une forme de
35:11patriotisme
35:12théorisé
35:13dans la violence
35:14américaine
35:15des dérives
35:16que cela donne
35:16j'ai commencé ma phrase
35:18en disant qu'il portait
35:18en lui une forme
35:19de violence
35:19Donald Trump
35:21mais ce qu'il a
35:22c'est qu'en fait
35:22il se lève le matin
35:24en disant
35:24les intérêts des américains
35:26avant toute chose
35:26quels que soient
35:27les contextes
35:29quels que soient
35:29les rapports de force
35:31quels que soient
35:31les partenaires
35:33quels que soient
35:33le droit international
35:35les intérêts américains
35:37avant toute chose
35:38alors il faut faire face
35:38avec ça
35:39mais je vous rappelle
35:40le patriotisme
35:41que vous reconnaissez
35:42à Donald Trump
35:43il finit
35:44dans une forme
35:45de nationalisme
35:46c'est parce qu'il est
35:48probablement mal employé
35:49qu'il est lié aussi
35:50à la personnalité
35:51de Donald Trump
35:51mais je vous disais
35:52les présidents américains
35:53ont toujours défendu
35:54les intérêts américains
35:55parfois sans cette violence
35:56mais c'est un truc
35:57un marqueur
35:59des présidents américains
36:00donc juste pour résumer
36:01vous dites quand même
36:02il y a des choses
36:02à prendre chez Donald Trump
36:03il y a des choses intéressantes
36:04son patriotisme
36:05moi je trouve
36:06qu'en tous les cas
36:06parler la langue patriote
36:09défendre les intérêts
36:10de son pays
36:11c'est toujours
36:11effectivement mieux
36:12que ce qu'on voit ici
36:13c'est à dire
36:14l'absence de défense
36:15de nos intérêts
36:16mais je vous rappelle une chose
36:17nous avons condamné
36:19Donald Trump
36:20lorsqu'il a utilisé
36:21lorsqu'il s'est référé
36:22finalement
36:22à la théorie
36:23Monroe
36:23pour le Venezuela
36:25c'est à dire
36:25tout pays
36:26qui est dans ma sphère
36:27d'influence
36:27doit finalement
36:28tomber quelque part
36:29sous mon escarcelle
36:30je dois décider
36:31qui dirige
36:31etc
36:32et on m'avait dit
36:33à l'époque
36:33certains de vos gouvernements
36:34m'ont dit
36:34vous êtes maintenant
36:35moins trumpiste
36:36que Emmanuel Macron
36:37ou que Gabriel Attal
36:39je rappelle que
36:40tous ces gens là
36:40se félicitaient
36:41que Donald Trump
36:42est sorti Maduro
36:43nous on n'a pas
36:43une larme pour Maduro
36:45c'était un salaud
36:45tout le monde est très content
36:46mais la même logique
36:47amène au Groenland
36:48la même logique
36:49amène à des rapports
36:50de force brutaux
36:51vous condamnez finalement
36:51toutes ces actions
36:52les droits de douane
36:53le Groenland
36:53le Venezuela
36:54je n'admire pas
36:55Donald Trump
36:56je dis qu'il a quelque chose
36:57d'un leader politique
37:00extrêmement volontariste
37:02extrêmement défenseur
37:04des intérêts
37:04des américains
37:05qui est intéressant
37:08dans le sens où
37:08il met les intérêts
37:10des américains
37:11au cœur de sa politique
37:11mais en revanche
37:12il le fait à notre détriment
37:14et ne pas le regarder
37:15ne pas le voir
37:16ne pas le reconnaître
37:17et ne pas se donner
37:17les moyens de le contrer
37:19est une faute politique
37:20faute commise par Emmanuel Macron
37:21il affiche ouvertement
37:23et clairement son mépris
37:24pour l'Europe
37:25est-ce que son projet
37:26et le projet de ses proches
37:27notamment Steve Bannon
37:28qu'on a cité tout à l'heure
37:29est aussi de faire élire
37:31l'extrême droite
37:32au pouvoir en Europe
37:32notamment de faire élire
37:33Marine Le Pen en France
37:35c'est un projet assumé
37:36est-ce que c'est embarrassant
37:37pour vous ?
37:38Non mais nous
37:38on ne s'occupe pas
37:39de ce que veut faire Donald Trump
37:40et on lui dénie
37:42le fait de pouvoir
37:43d'une quelconque ingérence
37:45dans la vie politique française
37:46mais les français
37:46ne sont pas sensibles
37:48à ce que pourraient
37:48à des consignes de vote
37:50venant de l'extérieur
37:51nous ce que nous croyons
37:53c'est que si la France
37:54veut résister à Donald Trump
37:55il peut y avoir des influences
37:56il peut y avoir des ingérences
37:57dans tous les cas
37:57nous ce qu'on dit
37:59c'est que si la France
38:00veut être force
38:01face à Donald Trump
38:02parce qu'il faut en revenir là
38:02c'est ça l'intérêt
38:04comment on résiste à Donald Trump
38:05comment on défend
38:06nos intérêts
38:07et bien c'est en ayant
38:08un pays qui fait de la croissance
38:09je vous rappelle que
38:10la zone euro
38:11je ne parle même pas de la France
38:12la zone euro
38:12on est à 1,1% de croissance
38:14quand les Etats-Unis
38:15sont à 4,3% de croissance
38:16la zone euro
38:18est aujourd'hui bien faible
38:20on a une Europe
38:21qui croule
38:22sous les dettes
38:22en tout cas un pays
38:23la France
38:23qui croule sous les dettes
38:24et sous l'immigration
38:25comment voulez-vous
38:26qu'on fasse face
38:27au sein de l'Europe
38:28avec l'Europe
38:29à Donald Trump
38:30il faut évidemment
38:30qu'on retrouve
38:31des moteurs de croissance
38:32qu'on retrouve une énergie
38:34à un prix acceptable
38:35qu'on retrouve
38:35notre souveraineté
38:37et qu'on repense
38:39une politique
38:39d'immigration
38:40qui ne soit pas celle
38:41que nous subissons
38:42évidemment
38:43et là on pourra
38:44commencer à résister
38:45à Donald Trump
38:46est-ce que vous condamnez
38:48fermement
38:49les meurtres récents
38:50de deux américains
38:50par l'ICE
38:51la police de l'immigration
38:52aux Etats-Unis
38:53est-ce que vous condamnez
38:54d'une manière plus générale
38:55les méthodes de cette police
38:56parce qu'on a pu entendre
38:57par exemple Marion Maréchal
38:59parler d'accidents malheureux
39:00moi je pense que
39:02quand il y a une bavure policière
39:03quand il y a ce type de choses
39:05ça doit être durement réprimandé
39:07parce que pour qu'une police
39:08soit respectée
39:09elle doit être exemplaire
39:09je note aussi que l'ICE
39:11a été créé sous monsieur Obama
39:12voilà
39:14c'est pas un jugement
39:16pas avec les mêmes instructions
39:17c'est pas un jugement
39:19c'est que tout ça
39:20il faut tout dire
39:21dans ces cas-là
39:22ça a été créé par Obama
39:23Trump l'a probablement
39:25un peu dopé
39:26ou équipé autrement
39:27mais c'est pas du tout
39:28le modèle qu'on veut
39:28pour notre pays
39:29nous on veut une police
39:30qui soit
39:31et elle est
39:32parfaitement républicaine
39:33parfaitement équipée
39:34soutenue par les pouvoirs publics
39:36comme elle est soutenue
39:37par les français
39:37pas une police
39:39qu'on insulte
39:40que certains leaders politiques
39:41insultent à longueur de journée
39:42nous on soutient la police
39:43et évidemment
39:44on sanctionne
39:45les bavures policières
39:47ce que vous êtes en train
39:47de nous promettre
39:48Sébastien Chenu
39:49c'est que si vous êtes élu
39:50vous ferez du trumpisme soft
39:52non mais je
39:53c'est bizarre que vous ayez
39:55cette comparaison
39:55est-ce que vous trouvez
39:56que les Etats-Unis
39:57c'est un pays comparable
39:58à la France
39:58vous reprenez
40:00tous les objectifs
40:01de Donald Trump
40:02et vous les faites
40:02votre
40:03enfin vous les partagez
40:04en tout cas
40:04vous dites qu'il y a des choses
40:06intéressantes
40:06chez Donald Trump
40:08et après c'est juste
40:09un problème d'exécution
40:09non je vous dis
40:12les modèles ne sont pas duplicables
40:14et Trump n'est pas notre modèle
40:15d'abord les Etats-Unis
40:16ne ressemblent pas à la France
40:17les Etats-Unis c'est un pays
40:18dans lequel le religieux
40:19a une place très importante
40:20c'est un pays
40:21dans lequel
40:21le rapport
40:22à l'économie
40:24à la réussite
40:25etc.
40:26est très différent
40:26d'une autre
40:27tous les parlementaires américains
40:29sur leur fiche
40:30vous pouvez regarder
40:30on affiche leur religion
40:32donc on n'est pas
40:33dans un pays comparable
40:34on n'a pas les mêmes
40:35boussoles
40:36et donc par conséquent
40:37on n'a pas les mêmes solutions
40:38maintenant dire qu'on doit faire
40:39de la croissance
40:40dire qu'on doit faire
40:40du patriotisme économique
40:41pour s'en sortir
40:42dire qu'on doit limiter
40:43l'immigration
40:44oui c'est ça
40:45ou sinon on va crever
40:45vous parliez de liberté
40:47tout à l'heure
40:47il y a eu une perquisition
40:48cette semaine
40:49dans les locaux de Hicks
40:50le réseau social
40:51d'Elon Musk
40:52à Paris
40:52l'enquête porte notamment
40:53sur des soupçons
40:54d'ingérence étrangère
40:55sur la diffusion
40:56de contenus
40:57pédopornographiques
41:00de propos négationnistes
41:01et de deepfakes
41:01à caractère sexuel
41:03est-ce que
41:04c'est ça la liberté
41:06d'expression
41:06que vous défendez
41:07ou pas ?
41:08de pouvoir tout faire
41:09tout dire
41:10non mais je ne vais pas
41:11la liberté d'expression
41:13elle est bordée
41:13par une loi
41:14dans notre pays
41:15et c'est très bien ainsi
41:16donc moi je ne vais pas
41:17m'immiscer dans ce que
41:19la justice fait
41:20si la justice
41:20a des soupçons
41:21elle doit enquêter
41:22la liberté d'expression
41:23est une question en France
41:24elle peut le devenir
41:26j'ai vu que dernièrement
41:27Emmanuel Macron
41:27par exemple
41:28n'excluait pas
41:29d'interdire les jeux vidéo
41:30au moins de 15 ans
41:31on voit qu'il y a
41:33évidemment une volonté
41:34quand M. Macron
41:34veut labelliser les médias
41:36moi ça me gêne
41:37mais est-ce que vous êtes
41:38par exemple
41:38pour un encadrement
41:39plus rigoureux
41:40des réseaux sociaux
41:41et pour leur interdiction
41:42au moins de 15 ans ?
41:43on l'a voté
41:44donc oui
41:44parce qu'il faut protéger
41:45les mineurs
41:46et c'est le boulot
41:46du politique
41:47de protéger les mineurs
41:48voyez-vous
41:48moi je m'étais questionné
41:49très sincèrement sur ça
41:50je me suis dit
41:51quand même
41:51on est encore
41:52en train d'essayer
41:53mais c'est facile
41:54de se questionner
41:55lorsqu'on n'est pas mis
41:55dans une réalité
41:57qui est celle
41:58d'avoir des enfants
41:59d'avoir des mineurs
41:59chez soi
42:00qui ont accès à ça
42:01bah oui je pense
42:01qu'il faut protéger
42:02les mineurs
42:02c'est la priorité
42:03est-ce que vous êtes
42:04gêné par certains contenus
42:05que vous voyez aujourd'hui
42:06sur les réseaux sociaux
42:07qu'ils soient violents
42:08qu'ils soient racistes
42:09qu'ils soient
42:10pédopérographiques
42:12je ne sais pas si on trouve
42:12dessus comme ça
42:13raison pour laquelle
42:13nous avons voté
42:14cette loi
42:15mais en revanche
42:16je pense qu'attention
42:17toucher à la liberté
42:19d'expression
42:20à la liberté
42:21d'aller et venir
42:23à la liberté
42:24de circulation
42:25sur les réseaux sociaux
42:26est à prendre
42:27avec beaucoup de précaution
42:28mais est-ce que pour ça
42:29il ne faut pas
42:30que les réseaux sociaux
42:30et notamment X
42:31soient plus transparents
42:32oui probablement
42:33il y a toujours des efforts
42:34à faire
42:34mais probablement
42:35mais attention
42:36à ne pas verser
42:37vous savez on passe vite
42:38de l'autre côté
42:38et moi je trouve
42:39qu'Emmanuel Macron
42:40a une inclinaison
42:41qui est celle
42:42de vouloir labelliser
42:43de l'information
42:44interdire
42:45interdire
42:46puis interdire
42:46après les réseaux sociaux
42:48c'est les jeux vidéo
42:48attention
42:49à ne pas basculer
42:50du mauvais côté
42:51les français sont attachés
42:52à la liberté
42:53ça fait partie
42:53évidemment
42:54de notre triptyque
42:55et en tous les cas
42:57nous on est attachés
42:58à cette liberté
42:59et la liberté
43:00n'est pas l'ennemi
43:01de la protection des mineurs
43:02si je vous pose
43:03toutes ces questions
43:04sur la liberté d'expression
43:05c'est parce que cette semaine
43:05le groupe
43:06les Patriotes
43:06des députés RN
43:07groupe dirigé par
43:08Jordan Bardella
43:09a co-organisé à Bruxelles
43:11un sommet transatlantique
43:12sur la liberté d'expression
43:14et il y avait
43:14dans ce colloque
43:16plusieurs figures
43:17de la sphère
43:18de Donald Trump
43:18il y avait des personnalités
43:19qui sont ouvertement
43:21contre l'avortement
43:21contre l'homosexualité
43:23il y avait des chrétiens
43:23fondamentalistes
43:24est-ce que
43:25ce rassemblement
43:27vous a gêné ?
43:28on n'est pas à l'initiative
43:30on n'est pas comptable
43:30des propos qui sont tenus
43:31voyez-vous
43:32je le dis parce que
43:33quand par exemple
43:33on peut parler du Parlement européen
43:35quand les macronistes
43:36élisent la présidente
43:37du Parlement européen
43:37qui est anti-avortement
43:38ça ne veut pas dire
43:39que les macronistes
43:40sont anti-avortement
43:41ou alors j'ai manqué
43:42un épisode
43:43vous avez co-organisé quand même
43:43ils ont élu
43:44c'est pas un débat madame
43:45c'est pas juste un débat
43:46parce que moi je suis pour le débat
43:47la liberté d'expression
43:48la liberté de débattre
43:49débattre avec des gens
43:50qui pensent l'inverse de vous
43:51je trouve ça très intéressant
43:52et je pense que
43:53ça ne vous engage pas
43:55sinon à faire valoir
43:56vous-même des prises
43:56des positions
43:57ça vous engage
43:58vous-même
43:59à vous positionner
44:00sur un certain nombre de choses
44:01mais c'est pas parce que
44:02vous débattez
44:02que vous validez
44:03vous savez très bien
44:04les propos qui sont tenus
44:05sur ce type de tribune
44:06et avec ce type d'invités
44:07mais quel est le problème
44:09de débattre ?
44:10quel est le problème
44:10d'avoir des gens
44:11qui pensent l'inverse de vous ?
44:13c'est moins problématique
44:13que de lire
44:14donc vous pensez qu'il faut
44:14par exemple rouvrir
44:15le débat sur l'avortement alors ?
44:17bah non
44:17je ne pense pas
44:18qu'il faille rouvrir ce débat là
44:19on est très attaché
44:20au droit à l'avortement
44:21Marine Le Pen l'a rappelé
44:23à chaque campagne électorale
44:24moi j'y suis très attaché
44:25personnellement
44:26donc non
44:27il n'y a pas de débat
44:27à ouvrir
44:28vous savez moi je suis très attaché
44:29au droit
44:29et aux libertés individuelles
44:31je suis très attaché
44:32au mariage
44:33pour les couples de même siècle
44:34je suis attaché
44:34au droit
44:36à l'avortement
44:36à ces droits
44:37et libertés individuelles
44:38qui n'empêchent rien
44:40pour les autres
44:41et qui permettent
44:42aux individus
44:43de vivre mieux
44:44Sébastien Chenu
44:45un mot sur l'Iran
44:46quelques semaines
44:47après le massacre
44:47de plusieurs dizaines
44:49de milliers d'Iraniens
44:50par le régime des Mollah
44:51que peut faire la France
44:53est-ce qu'une action militaire
44:54comme l'a envisagé
44:55ou comme l'envisage toujours
44:56Donald Trump
44:57est exclue ?
44:59Bon on a un devoir moral
45:00vis-à-vis de l'Iran
45:00je vous rappelle
45:01que c'est dans notre pays
45:02qu'en 79
45:03l'Ayatollah Khomeini
45:05a été accueilli
45:06on a un devoir moral
45:07vis-à-vis du peuple d'Iran
45:08on n'entend pas là-haut non plus
45:11beaucoup la gauche
45:11vous allez me dire
45:12peut-être qu'on a entendu
45:12dans un couloir
45:13quelques leaders de gauche
45:15à part ceux de la France
45:15qui disaient que c'était
45:16une problématique
45:17de pouvoir d'achat
45:18mais je termine mon propos
45:22la gauche aussi
45:23au lieu de dire
45:23que c'est des problématiques
45:24de pouvoir d'achat
45:24devrait ouvrir les yeux
45:26c'est pas des problématiques
45:26de pouvoir d'achat en Iran
45:27on est sous des régimes
45:28moyenâgeux, tortionnaires
45:30qui empêchent
45:30la liberté d'expression
45:31et la liberté tout court
45:33intervenir pas militairement
45:34parce qu'on a vu
45:35que les interventions militaires
45:36on peut tenir
45:37on peut avoir
45:38on peut regarder
45:39les conséquences
45:40de ce qui a été fait
45:40dans le passé
45:41n'aboutissent pas forcément
45:42à l'installation
45:43d'une démocratie
45:44en revanche
45:44aider
45:45aider comment ?
45:47on peut geler des devoirs financiers
45:48de dirigeants iraniens
45:50on peut aider
45:50contre la censure
45:51à travers le développement
45:52de certains VPN
45:53là on peut aider
45:55et on peut aider
45:56le peuple iranien
45:57à se libérer lui-même
45:58car je vous le rappelle
45:58c'est au peuple
45:59de se libérer
46:00de leurs tortionnaires
46:01on peut les aider
46:02mais c'est au peuple
46:03de choisir
46:04leurs dirigeants
46:05si demain les iraniens
46:06veulent les descendants
46:07du chat
46:08ou un autre
46:08ou un autre
46:10ce sont aux iraniens
46:11c'est aux iraniens
46:12de le décider
46:13le grand jury
46:15ça se passe au parlement
46:17on va revenir
46:18à la politique nationale
46:19le premier ministre
46:20dresse ce matin
46:21dans la presse régionale
46:22ce qu'il veut faire
46:22à Matignon
46:23maintenant que le budget
46:24a été adopté
46:25alors première question
46:26Sébastien Chenu
46:27cela veut dire
46:28que toutes vos tentatives
46:29pour accélérer le calendrier
46:31avec une dissolution
46:32ou avec même
46:33une démission
46:34d'Emmanuel Macron
46:34tout ça a échoué
46:36Ah bah effectivement
46:37puisque les républicains
46:39et les socialistes
46:40ont décidé de s'allier
46:41en fin de mandat
46:42à la Macronie
46:43pour éviter
46:44d'aller aux élections
46:45législatives
46:46vous savez
46:46le marqueur
46:47de ces vieux partis pourris
46:48du système
46:49le PS et les républicains
46:50c'est qu'ils ont peur
46:51des français
46:51et peur de leur jugement
46:52ils en ont tellement peur
46:53d'ailleurs ils ont raison
46:53d'en avoir peur
46:54parce que si vous regardez
46:55les législatives partielles
46:56qui ont donné un député
46:57UDRRN de plus
46:59sur les bancs
47:01de l'Assemblée nationale
47:01en Haute-Savoie
47:02montrent que leurs électeurs
47:04vont les sanctionner
47:05très durement
47:06mais effectivement
47:07ils ont essayé de gagner du temps
47:08ils gagnent du temps
47:09et la dissolution s'éloigne
47:11mais surtout
47:11ce qui s'éloigne
47:12c'est avoir 15 mois
47:14utiles pour le pays
47:15car l'agenda de Sébastien Lecornu
47:17me semble un peu léger
47:18Justement dans le calendrier
47:20de Sébastien Lecornu
47:21il y a la programmation
47:22pluriannuelle de l'énergie
47:23c'est-à-dire la feuille de route
47:24pour la production
47:25de l'électricité
47:26pour les années à venir
47:27le Premier ministre
47:28va publier un décret
47:30d'ici la fin de la semaine prochaine
47:31donc sans vote
47:33du Parlement
47:34est-ce que c'est toujours
47:35un motif de censure
47:36pour le Rassemblement national ?
47:38Mais bien sûr
47:38c'est à l'Assemblée nationale
47:41c'est éminemment stratégique
47:42de se prononcer
47:43à travers un vote
47:44sur ce plan pluriannuel
47:46de l'énergie
47:46enfin pourquoi contourner
47:48le Parlement ?
47:49Alors je sais que
47:49la Macronie
47:50il n'y a pas de consensus politique
47:52Non mais des débats
47:52ce n'est pas un vote madame
47:53Il n'y a pas de consensus politique
47:54Il y a un Parlement
47:55Non mais d'accord
47:56mais le
47:56Non mais d'accord
47:57c'est pas qu'il n'y a pas
47:58de consensus politique
47:59c'est qu'il n'y a pas de majorité
48:00probablement
48:01pour ce plan pluriannuel
48:02de l'énergie
48:03La Macronie ne gouverne pas
48:05sans le peuple
48:06elle gouverne
48:06contre le peuple
48:08et contre ses représentants
48:09la Macronie
48:10seul système minoritaire
48:12qui gouverne
48:13Donc ça veut dire
48:14que vous êtes contre
48:15par exemple
48:15les 6 nouveaux EPR
48:16qui vont être inscrits
48:17pour le nucléaire
48:18les 8 supplémentaires
48:19en option etc
48:20Non nous avons toujours dit
48:21que nous étions pour la montée
48:22en puissance du nucléaire
48:24donc favorable à ça
48:24mais il n'y a pas que ça
48:26il n'y a pas que ça
48:27dans ce plan pluriannuel
48:28il y a une montée en puissance aussi
48:29des énergies intermittentes
48:31or notamment
48:32l'éolien
48:33et le solaire
48:34Nous ce que nous souhaitons
48:36c'est qu'on puisse ouvrir
48:36le débat sur une énergie intermittente
48:38qui soit notamment
48:39la biomasse
48:40qui soit l'hydrogène
48:41et dans lesquelles
48:42on ne voit pas ces efforts
48:43donc on veut un vote
48:45et on veut une ligne
48:46qui soit claire
48:46pas dû en même temps
48:47l'éternel
48:48en même temps
48:49Vous allez censurer le gouvernement ?
48:51On verra
48:52on ne s'interdit rien
48:53pourquoi on s'interdirait quelque chose
48:54mais aujourd'hui
48:55de toute façon
48:56il n'y a pas de vote prévu
48:57un débat n'est pas un vote
48:59Vous pouvez déclencher
49:00une motion de censure
49:02quand vous le voulez
49:02Non mais on ne s'interdit rien
49:03et en revanche
49:04Vous l'envisagez la motion de censure ?
49:06On ne s'interdit rien
49:07en revanche
49:07la conséquence de tout ça
49:09c'est une hausse
49:10des tarifs de l'énergie
49:11probablement multipliée par deux
49:13Jean-Philippe Tanguy
49:14a fait des propositions
49:15Jean-Philippe Tanguy
49:16Pas du tout ce que dit Sébastien
49:17le corps du dit
49:17son objectif c'est la stabilité du prix
49:19Non mais d'accord
49:20il ne dit jamais ça
49:20à la fin
49:20je vous donne un exemple
49:21Stellantis
49:22puisque je suis élu du Nord
49:23ça parle à tout le monde
49:24Stellantis perd 22 milliards d'euros
49:27est en train de se fracasser
49:29sur le mur
49:30des obligations européennes
49:32de 90% des véhicules électriques
49:36à 2035
49:38donc il nous avait dit
49:39il n'y aura pas de problème
49:39on est en train de voir
49:40qu'on est en train de tuer
49:41la filière automobile française
49:42donc ils nous disent toujours avant
49:44il n'y aura pas de problème
49:45et après on voit un pays
49:46qui se désindustrialise
49:47j'ai zéro confiance
49:48dans ce que raconte
49:49M. Lecornu
49:50Est-ce que vous avez
49:51pardon
49:51Claire Convite
49:52Est-ce que vous avez
49:53je reviens simplement au budget
49:55est-ce que vous avez compris
49:55pourquoi le Premier ministre
49:56avait saisi lui-même
49:57le Conseil constitutionnel
49:58sur le budget de 2026 ?
50:02Non je n'ai pas vraiment compris
50:05mais de toute façon
50:06ce budget est incompréhensible
50:08incompréhensible dans sa logique politique
50:10incompréhensible dans son acceptation
50:13puisqu'il est le fruit
50:16d'une espèce de consensus
50:18de gens qui sont censés pourtant
50:20ne pas voir la vie de la même façon
50:22et donc ce budget fait perdre
50:24du temps à la France
50:26A la fin il n'y a pas d'augmentation
50:26d'impôts pour les Français
50:27il n'y a pas d'alourdissement
50:29pour les Français
50:30d'une manière générale
50:30pour la très très grande majorité
50:33des Français
50:33il n'y a absolument pas
50:34de conséquences sur les impôts
50:35et sur la santé
50:36les dépenses de santé
50:37notamment non plus
50:37Non écoutez
50:39les taxes sur les mutuelles
50:40les taxes sur les petits colis
50:41la hausse de la CSG
50:44sur des produits d'épargne
50:45si vous trouvez
50:47que ce n'est pas des attaques
50:47aux pouvoirs d'achat
50:48et aux économies des Français
50:49et si ce n'est pas
50:50des impôts déguisés
50:51je ne sais pas ce que c'est
50:51tout ça c'est dans le budget
50:52voté par les LR
50:54et voté par les socialistes
50:55main dans la main
50:55avec les macronistes
50:56donc on est bien dans un budget
50:58qui alourdit la facture
50:59qui ne règle rien de la dette
51:00qui ne règle rien du déficit
51:01et qui l'année prochaine
51:02sera encore plus dure
51:03car ce sera la même logique
51:05qui va les habiter
51:06on va voir comment
51:07M. Lecornu
51:08qui nous dit grosso modo
51:09dans l'interview
51:10qu'il se prépare
51:11à aller jusqu'au terme
51:11du mandat d'Emmanuel Macron
51:12ce qu'il nous prépare
51:13pour le budget 2027
51:15Merci beaucoup
51:16Sébastien Chenu
51:17pour ce grand jury
51:18Bon dimanche à tous
51:19merci de votre fidélité
51:20et on se retrouve
51:21la semaine prochaine
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