- il y a 7 mois
Allocution du Premier ministre après adoption de la loi spéciale par les députés : rendez-vous début janvier pour le budget. Sébastien Chenu député du Nord et vice-président du Rassemblement national est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 24 décembre 2025.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 24 décembre 2025.
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00:00Beaucoup Pierre Herbulouf, Céline Landreau.
00:05RTL Matin jusqu'à 9h30.
00:07Il faut un budget en janvier.
00:09Sébastien Lecornu l'a martelé hier soir en s'adressant aux Français.
00:12Il se dit persuadé que c'est possible si les calculs politiques sont mis de côté.
00:17Bonjour Sébastien Chenu.
00:18Bonjour Madame.
00:19Député RN du Nord, vice-président du parti mais aussi de l'Assemblée Nationale.
00:24Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi.
00:28C'est ce qu'a promis le Premier ministre hier soir.
00:31Vous entendez quoi ? La musique du 49-3 qui approche ?
00:33Oui bien sûr, le scénario est écrit depuis très longtemps.
00:36Sébastien Lecornu nous balade depuis très longtemps.
00:38Il sait que ça se terminera comme ça parce que les Républicains et les Socialistes ont décidé de se vendre pour pas grand chose
00:45parce qu'ils ont peur de se retrouver devant les électeurs.
00:47Donc ils ne veulent pas d'une dissolution.
00:49Donc à la fin, 49-3, dépôt de motions de censure probablement de différentes oppositions.
00:55Ça peut être le RN, ça peut être LFI, mais surtout pas de vote de ces motions de censure par LR ni le PS.
01:01Et donc le budget passe comme ça.
01:02Le scénario est écrit depuis le premier jour.
01:06En attendant, l'État va continuer à tourner avec cette loi spéciale à laquelle vous ne vous êtes pas opposé.
01:10Elle a été adoptée à l'unanimité par les deux chambres.
01:13C'était évident ?
01:14Oui, c'était évident.
01:15Personne ne veut que les fonctionnaires ne puissent pas être payés.
01:18Personne ne veut que l'État s'arrête de fonctionner.
01:20Donc nous, nous avons fait preuve de responsabilité.
01:22En revanche, nous n'acceptons pas ce budget qui fait la poche des Français.
01:27C'est quand même 20 milliards d'euros d'impôts de plus.
01:30Où sont passés d'ailleurs les grands opposants aux hausses d'impôts qui étaient les Républicains ?
01:35Où sont-ils passés ?
01:37Ils acceptent tout ça.
01:38Ils se sont vendus.
01:39Vous ne l'acceptez pas ce budget ?
01:40On l'entend, mais on a le sentiment que le RN est peut-être un petit peu le perdant politiquement de cette séquence.
01:48Vous n'êtes pas au cœur des compromis qui se nouent.
01:50Est-ce que vous n'avez pas une crainte d'avoir un peu raté le coche, d'avoir raté peut-être des occasions, de faire adopter des mesures qui vous tenaient à cœur ?
01:56Je pense au PLFSS qui, lui, a été adopté.
01:59Non, mais on a fait adopter des mesures, notamment la fin de l'abattement pour les retraités.
02:03Ça, on l'a fait adopter.
02:04Ça a été voté parce que le RN était présent.
02:08Sauf que vous n'avez pas voté l'ensemble du PLFSS, malgré tout.
02:11D'accord, mais à la fin, nous n'avons pas la majorité.
02:14Ça n'échappe à personne.
02:15D'ailleurs, personne n'a la majorité.
02:16Donc, le nœud gordien du budget, il est là.
02:20C'est-à-dire qu'il doit y avoir, pour le faire passer, des arrangements.
02:23Ils sont faits sur le dos des Français.
02:25Ils sont faits sur le dos du pouvoir d'achat des Français.
02:28C'est ça que nous n'acceptons pas.
02:30Quand j'écoute le Premier ministre, ça me fait penser, effectivement,
02:33puisque cette actualité, c'est le Père Noël, est une ordure.
02:36C'est-à-dire que, franchement, c'est les Français qui, à la fin, vont payer davantage.
02:41Il y a zéro économie, zéro baisse des dépenses,
02:44et surtout, ni le déficit, ni la dette ne vont payer.
02:47C'est-à-dire qu'en fait, ils ne règlent rien.
02:49Ce gouvernement est dans une fuite en avant.
02:52Mais qu'est-ce qu'il y a à mettre à votre crédit, à l'issue de cette séquence,
02:55Sébastien Chenu, pardon, mais même la suspension de la réforme des retraites,
02:58on ne peut pas dire quel est de votre fait ?
03:00C'est-à-dire que ce qu'il y a à mettre à notre crédit,
03:02c'est d'avoir fait reculer le gouvernement sur un certain nombre de choses.
03:05Nous, on a participé, en votant, notamment, la fin de la fiscalisation des indemnités journalières,
03:11on a participé à faire reculer le gouvernement sur un certain nombre de mesures
03:15dans ce musée des horreurs qui est celui du budget.
03:19Mais ce n'est évidemment pas satisfaisant.
03:21On n'a pas réussi sur tous les coups,
03:23et ce gouvernement revient avec une copie qui est inacceptable.
03:26Et encore une fois, je crois que vraiment, non seulement c'est inacceptable pour les Français,
03:31mais ça ne résout rien.
03:32Et c'est peut-être là où Sébastien Lecornu est assez malhonnête avec les Français,
03:37c'est qu'il leur fait les poches, mais il ne résout aucun des problèmes.
03:41Moi, je pense qu'on est reparti pour, malheureusement, un tour.
03:45Vous avez commencé cet entretien en disant
03:46« La fin de l'histoire est déjà écrite, il y aura 49.3 ».
03:49Pendant des semaines, vous nous avez aussi dit
03:51« La fin de l'histoire est déjà écrite, il y aura une dissolution ».
03:54Vous ne l'avez pas eu pour Noël, est-ce que vous espérez que le Président vous offre ce retour aux urnes
04:00d'ici la prochaine présidentielle ? Vous y croyez encore ?
04:02Mais ce serait à la fois logique par rapport à la situation politique bloquée,
04:06et ce serait la grandeur d'un Président de la République que de dire « La situation est bloquée ».
04:10Et pour qu'il y ait 49.3, il faut que Sébastien Lecornu acte qu'il n'y a pas de consensus à l'Assemblée nationale.
04:15Et bien donc, s'il n'y a pas de consensus, si la machine est bloquée, il faut la débloquer.
04:19Et moi, je pense qu'Emmanuel Macron a l'occasion, avec les élections municipales,
04:22de déclencher une élection législative anticipée,
04:25et pour cette dernière année, de donner une majorité à l'Assemblée nationale.
04:30Pourquoi ? Parce qu'on va arriver bientôt en 2027.
04:32Que se sera-t-il passé de 22 à 27 ?
04:35Rien. Le pays aura décliné, le pays se sera abîmé,
04:38les finances publiques auront été excessivement abîmées par la Macronie et ses alliés LR et socialistes.
04:44Aucune réforme d'ampleur en 5 ans, rien du tout.
04:46Le bilan est catastrophique.
04:48Il y a une année encore à sauver.
04:49Et bien nous, on dit, Emmanuel Macron, nous on est prêts à sauver cette dernière année.
04:53C'est l'une des informations de la nuit, Sébastien Chenu.
04:55Les Etats-Unis ont décidé de sanctionner et d'interdire de séjour 5 personnalités européennes
05:00qui étaient engagées contre la désinformation en ligne.
05:02C'est le cas du français Thierry Breton qui dénonce un vent de maccartisme.
05:05Est-ce que vous comprenez, vous, ce matin, la décision de l'administration Trump ?
05:08Non, pas du tout.
05:10Pour moi, d'ailleurs, les Etats-Unis...
05:11Parce que vous n'avez pas toujours défendu Thierry Breton, donc...
05:13Oui, d'accord, mais ce n'est pas Thierry Breton en lui-même qui pose problème,
05:16qu'on aime ou qu'on n'aime pas Thierry Breton.
05:18Pour moi, les Etats-Unis, c'est un pays de liberté.
05:20Et je trouve que cette façon de faire de l'administration Trump
05:24face à quelqu'un qui se penche sur la régulation des plateformes,
05:27en fait, c'est ça que fait Thierry Breton,
05:28il se penche sur la régulation des plateformes,
05:31eh bien, ça sonne mal à mon oreille.
05:34Je pense que l'administration Trump,
05:36non seulement se trompe sur le fond,
05:38mais se trompe sur la forme, sur l'image
05:39qu'elle renvoie des Etats-Unis au monde entier.
05:43Sébastien Chenu, on termine aujourd'hui le calendrier de l'Avent.
05:45Il y a un autre compte à rebours
05:46qui est enclenché dans 20 jours.
05:47Maintenant, s'ouvre le procès en appel de Marine Le Pen.
05:50C'est l'affaire des assistants parlementaires du FN.
05:53Marine Le Pen, condamnée à deux ans de prison ferme
05:55et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate
05:58au terme d'un premier procès,
05:59mais présumée innocente, on le rappelle,
06:01puisqu'elle a fait appel.
06:03Vous êtes un proche de Marine Le Pen.
06:04Comment elle l'aborde, ce nouveau procès ?
06:07Comme elle l'est aujourd'hui.
06:08Elle est sereine et combative.
06:10Sereine parce que je pense qu'elle a confiance
06:11dans l'institution judiciaire.
06:13Elle se dit que sa culpabilité n'est pas prouvée.
06:18Son innocence doit être prouvée, elle, en appel.
06:22Et donc, elle est sereine, elle est combative.
06:24Mais est-ce qu'elle va garder la même stratégie de défense,
06:25celle qui n'a pas fonctionné, on le rappelle,
06:27lors du premier procès ?
06:28C'est à elle de le choisir.
06:29On n'en avait pas parlé.
06:30Ce n'est pas à moi, en tous les cas,
06:31de dévoiler la stratégie de Marine Le Pen.
06:34Mais je crois que Marine Le Pen a pour elle cette sincérité.
06:36Vous savez, la sincérité est aussi une stratégie,
06:39écrivait Jean Hanouil.
06:40Eh bien, je crois que c'est cette sincérité de Marine Le Pen
06:42devant la justice française qui lui permettra,
06:45au final, de rencontrer les Français
06:46au moment de l'élection présidentielle.
06:48Et elle n'a pas changé d'avis.
06:49Si l'inéligibilité est confirmée
06:52au terme de ce procès en appel,
06:54elle n'attendra pas la décision de la Cour de cassation
06:56pour se retirer et laisser la place à Jordan Bardella
06:58en vue de la prochaine présidentielle ?
06:59Bien sûr, parce qu'une décision de Cour de cassation
07:01arriverait quelques mois avant la présidentielle,
07:03ce qui rendrait l'élection présidentielle en elle-même,
07:06en tout cas pour notre candidat,
07:08pour nos idées, pour notre time politique,
07:09beaucoup plus compliqué.
07:11Donc Marine Le Pen, ce qu'elle veut,
07:12c'est que nos idées soient au pouvoir.
07:14Elle est aujourd'hui celle qui doit les porter.
07:16Nous, on est tous rangés derrière elle.
07:18Et je crois qu'on peut le faire
07:19avec beaucoup de confiance aujourd'hui.
07:21Il a assez d'énergie.
07:22Jordan Bardella, pour prendre la suite,
07:24choisissement à dessein,
07:25le Premier ministre lui-même s'en amusait hier
07:27à l'Assemblée nationale.
07:28Mesdames et Messieurs les députés,
07:30Madame la Présidente Marine Le Pen,
07:32je me demande où est-ce que vous trouvez
07:34toute cette énergie ?
07:36Pour ceux qui n'ont pas les sous-titres,
07:38on rappelle que ça fait référence
07:40à une séquence télé sur le plateau
07:41de Quelle Époque,
07:42dans laquelle Jordan Bardella est, disons,
07:44moquée par Roselyne Bachelot
07:45pour son manque d'imagination.
07:46On lui demande en fait la question
07:48qu'il aimerait poser à plusieurs personnalités.
07:50séquence qui a beaucoup tourné
07:51sur les réseaux sociaux,
07:52humiliation, on dit certains.
07:55Est-ce que vous le voyez comme ça
07:56ou est-ce qu'au contraire,
07:56ça ne sert pas là aussi votre candidat ?
07:59Non, mais je crois que Mme Bachelot
08:00est plus efficace dans le registre
08:01des grosses têtes
08:02que dans le registre de la politique
08:04et qu'elle aurait pu faire preuve
08:05d'un peu plus d'élégance.
08:06Au-delà de ça,
08:07Jordan Bardella,
08:08pour revenir sur votre question,
08:10à l'énergie,
08:11la capacité,
08:12les épaules,
08:13la carure
08:13pour s'engager dans des combats.
08:15il en a gagné déjà
08:15un certain nombre
08:16contrairement à d'autres.
08:19Je pense qu'il a gagné
08:20d'ailleurs plus d'élections
08:20que Mme Bachelot.
08:23Jordan Bardella,
08:24adoubé
08:24par Nicolas Sarkozy
08:26qui dit que
08:27votre président
08:28lui fait penser
08:29au RPR
08:29du temps de Chirac
08:30se rappelle
08:32aux années 70-80.
08:34C'est une nostalgie
08:35que vous partagez ?
08:35C'est plutôt
08:36un compliment
08:37parce que
08:38le RPR
08:38de ces années-là,
08:40c'était un grand mouvement
08:41populaire
08:41qui rassemblait
08:42de l'ouvrier
08:43au chef d'entreprise,
08:45tous les Français
08:46dans leur diversité
08:47et je pense
08:48que c'est plutôt
08:49l'énergie
08:51pour y revenir
08:52qu'avait Chirac
08:53à cette époque,
08:54ce qu'était le RPR
08:55à cette époque
08:55et plutôt
08:56ce qui peut manquer
08:57au pays aujourd'hui.
08:58Vous-même,
08:58vous avez des liens
08:59avec Nicolas Sarkozy,
09:00Sébastien Chenu,
09:01vous lui avez écrit
09:02plusieurs fois
09:02lorsqu'il était en prison,
09:03une lettre chaque semaine,
09:04il le raconte
09:05dans son livre,
09:06parle de
09:06missives assez longues,
09:09contenus sensibles,
09:10personnels,
09:11humains.
09:11Pourquoi vous lui avez écrit ?
09:13Parce que dans ma philosophie,
09:15d'abord,
09:15on ne se renie pas.
09:17Moi,
09:17j'ai été sarkoziste
09:18pendant les années Sarkozy,
09:20ce n'est pas un mystère.
09:22J'ai quitté
09:22l'UMP
09:23parce que
09:24ce parti politique
09:25avait pris
09:25une tendance
09:27libérale
09:28et européiste
09:29qui ne me plaisait pas.
09:30J'ai rejoint
09:30avec beaucoup de bonheur
09:31Marine Le Pen
09:32il y a 13 ans
09:33maintenant
09:34et je pense aussi
09:35que c'est lorsque
09:36quelqu'un
09:37à un genou à terre
09:38est victime
09:38d'une injustice.
09:39Moi,
09:39je déteste l'injustice
09:41et Nicolas Sarkozy
09:42comme d'autres Français
09:43peuvent en être victimes
09:44était victime
09:44et victime
09:45d'une injustice.
09:46C'était ma façon
09:47à moi
09:47de lui dire
09:48que j'étais là
09:50dans ma petite place
09:53en tous les cas
09:54et de lui témoigner
09:54un soutien.
09:55On a pu lire dans la presse
09:56que vous aviez même hésité
09:57à vous rendre
09:57à une séance
09:58de dédicaces
09:59dans ces livres.
10:00Vous êtes fan à ce point-là ?
10:01Non, je ne vais pas hésiter
10:02à me rendre
10:02à une séance
10:03de dédicaces
10:04je présidais une séance
10:06à l'Assemblée
10:06ce jour-là
10:07donc ça aurait été compliqué
10:08mais je ne suis pas fan
10:10vous savez
10:10je vous l'ai dit
10:11dès le début
10:11moi je ne me renie pas
10:12j'ai été sarkozyste
10:16ça fait partie
10:17de mon histoire politique
10:18je ne me renie pas
10:19certains veulent essayer
10:21de faire oublier
10:21ce qu'ils ont été
10:22dans le passé
10:22moi je pense que dans la vie
10:23il faut tout assumer.
10:25Merci beaucoup Sébastien.
10:25Joyeux Noël !
10:26Belle fête de fin d'année
10:28Joyeux Noël
10:28effectivement à vous aussi
10:30député RN du Nord
10:32vice-président du parti
10:33vice-président aussi
10:34de l'Assemblée Nationale
10:35merci d'être venu répondre
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