- il y a 4 mois
Au programme de cette nouvelle édition “En direct du Sénat”,¿¿¿émission spéciale aujourd’hui après le rejet des motions de censure ce midi à l’Assemblée nationale, Sébastien¿Lecornu échappe de justesse à un vote qui l’aurait contraint à la démission. Nous réécouterons le discours de politique générale prononcé hier au Sénat, place désormais au débat sur le budget qui s’ouvre au Parlement. Et justement qu’y a-t-il dans le projet du gouvernement ? Les ministres de l’Economie et du Budget étaient reçus en commission des Finances hier. Ils ont donné des détails sur leur ambition pour les textes budgétaires. Année de Production :
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition en direct du Sénat.
00:00:17Voici le sommaire de cette émission.
00:00:19Aujourd'hui, édition spéciale pour vivre ensemble le rejet d'émotions de censure ce midi à l'Assemblée nationale.
00:00:26Sébastien Lecornu qui échappe de justesse à un vote qui l'aurait contraint à la démission.
00:00:31Nous réécouterons le discours de politique générale prononcé hier au Sénat.
00:00:34Place désormais au débat sur le budget qui s'ouvre au Parlement.
00:00:38Et justement, qu'y a-t-il dans le projet du gouvernement ?
00:00:41Les ministres de l'économie et du budget qui étaient reçus en commission des finances hier,
00:00:45ils ont donné les détails de leur ambition pour les textes budgétaires.
00:00:48Mais d'abord, donc Sébastien Lecornu qui échappe de justesse au vote d'une motion de censure.
00:00:59Le détail du vote a été prononcé tout à l'heure par la présidente de l'Assemblée nationale.
00:01:04Seulement 271 députés ont voté pour la censure.
00:01:08Du Premier ministre, il en fallait 289.
00:01:11Cela s'est donc joué à 18 voix.
00:01:13Alors, quelle feuille de route désormais pour le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:01:17qui était au Sénat hier pour prononcer son discours de politique générale ?
00:01:22Avant d'accueillir nos premiers invités pour réagir sur ce plateau,
00:01:25voyez les extraits préparés pour Public Sénat par Mathieu Nuttarelli et Gauthier Dufossé.
00:01:29Il y a des crises et il y a le rebond.
00:01:34De la division naît le débat, du débat naît le compromis.
00:01:38Le temps du compromis est indispensable car la France a besoin de stabilité.
00:01:45Et il n'y a pas de compromis sans bicamérisme.
00:01:48Vous connaissez et représentez dans notre République les collectivités territoriales
00:01:53au sein desquelles il faut pouvoir s'entendre avec ses oppositions,
00:01:58parfois même au sein de sa majorité,
00:02:01d'autres fois encore avec les maires des communes d'à côté.
00:02:04Tous ne pensent pas comme vous, mais tous veulent servir.
00:02:10De ce qui semble une contrainte naît une intelligence locale.
00:02:14Et il faut que cette intelligence locale nous inspire nationalement.
00:02:18Le gouvernement, en mêlant les expériences et les profils,
00:02:23souhaite porter cette ambition.
00:02:24Il nous faut sortir de cette crise par le haut,
00:02:28dans le respect des convictions de toutes et tous
00:02:30et de la parole de chacun, y compris de nos oppositions.
00:02:35Nous ne l'avons sans doute pas suffisamment fait par le passé,
00:02:38il faut bien le reconnaître.
00:02:40Le gouvernement a une première mission d'urgence,
00:02:43donner un budget sérieux et fiable à la France.
00:02:47Un budget utile pour les Français,
00:02:50et donc un budget avant la fin de l'année.
00:02:53Pour réussir cette mission,
00:02:55nous aurons ensemble à redonner du sens à la politique
00:02:57et à la vie parlementaire.
00:03:00Par des paroles, sans doute,
00:03:01pour apaiser un débat qui s'est trop envenimé.
00:03:05Par des actes, surtout,
00:03:07par une nouvelle pratique du pouvoir
00:03:08qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyens
00:03:11et des résultats.
00:03:13Cette nouvelle pratique du pouvoir
00:03:15doit nous permettre de porter quelques dossiers
00:03:17que le gouvernement estime urgents.
00:03:21J'en vois huit.
00:03:22permettez-moi de vous les présenter
00:03:25en complément de ma déclaration
00:03:27qui vous a été lue hier.
00:03:29Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:03:31la priorité absolue du gouvernement,
00:03:34c'est le budget.
00:03:35Le budget de l'État,
00:03:37celui de la sécurité sociale.
00:03:39Les Français n'attendent pas moins
00:03:40de leurs représentants
00:03:41au gouvernement de le proposer,
00:03:44à nous collectivement d'en débattre,
00:03:46à vous de le voter.
00:03:47J'admets, au regard des circonstances,
00:03:51que le projet de budget
00:03:52est plus que perfectible.
00:03:55A l'instar de mon prédécesseur,
00:03:56Michel Barnier,
00:03:57qui était, il y a un an,
00:03:59dans une situation semblable à la mienne,
00:04:01j'ai choisi de déposer ses textes
00:04:03en respectant les délais constitutionnels,
00:04:06en faisant évoluer la copie
00:04:07sur les points les plus saillants,
00:04:09suite à mes nombreuses consultations.
00:04:11Mais il reste encore beaucoup de choses
00:04:13à améliorer,
00:04:14et je sais que le Sénat
00:04:16y prendra toute sa part
00:04:17en responsabilité.
00:04:20J'aurai l'occasion de vous présenter
00:04:21plus en détail ce projet de budget,
00:04:23mais vous l'avez compris,
00:04:25il repose sur un principe simple,
00:04:27une maîtrise des comptes publics
00:04:29qui, dans sa version initiale,
00:04:31réduira le déficit à 4,7% du PIB.
00:04:34Dans tous les cas de figure,
00:04:36à la fin de la discussion budgétaire,
00:04:38il devra être à moins de 5% du PIB.
00:04:41L'impératif de souveraineté
00:04:43s'impose à tous.
00:04:44Je sais que vous y veillerez.
00:04:47La trop forte dépendance
00:04:48à des prêteurs étrangers
00:04:49n'est pas acceptable.
00:04:51Aussi, dès 2025,
00:04:53nous aurons respecté
00:04:54les 5,4% de déficit prévu,
00:04:58ce qui ne constitue qu'une étape,
00:05:00mais elle est clé.
00:05:02Certains questionnent,
00:05:04à juste titre,
00:05:05notre capacité collective
00:05:07à faire de réelles économies.
00:05:08C'est pour moi une priorité
00:05:10dans la relation à nos concitoyens
00:05:12et pour le consentement
00:05:14à l'impôt.
00:05:16Le président de la République
00:05:16a fait le choix
00:05:17de ne pas transiger
00:05:18avec notre souveraineté
00:05:19et notre sécurité.
00:05:20C'est pourquoi les crédits
00:05:21consacrés aux armées
00:05:23connaîtront une augmentation
00:05:24inédite,
00:05:26non seulement le respect
00:05:27de la loi de programmation
00:05:28militaire actuelle,
00:05:29mais aussi l'accélération
00:05:31annoncée le 14 juillet dernier.
00:05:33Il en va de notre indépendance.
00:05:36De même,
00:05:37les moyens des ministères
00:05:38de l'Intérieur et de la Justice
00:05:40seront en progression.
00:05:42Mais pour le reste des ministères,
00:05:44les moyens dont ils disposent
00:05:46baisseront en euros constants.
00:05:48C'est inédit.
00:05:50Même si cet effort
00:05:51est encore insuffisant,
00:05:52il ne sera pas pour autant
00:05:53indolore.
00:05:55Cela signifie que les moyens
00:05:56des administrations
00:05:57pour conduire les politiques publiques
00:05:59baisseront en euros courants.
00:06:01A titre d'exemple,
00:06:02j'ai décidé que l'an prochain,
00:06:04les dépenses de communication
00:06:05de l'État et de ses opérateurs
00:06:07baisseront de 20%.
00:06:08Cela ne suffit pas.
00:06:11C'est pourquoi j'ai installé
00:06:12dès mon arrivée à Matignon
00:06:13cette mission État efficace
00:06:15pour faire en continu
00:06:16des propositions de rationalisation
00:06:18des dépenses publiques,
00:06:19à commencer par la suppression
00:06:20ou la fusion d'administrations
00:06:22ou d'organismes,
00:06:23en s'appuyant notamment
00:06:24sur les travaux
00:06:25que vous avez vous-même menés.
00:06:28Ce qu'il faut enfin engager,
00:06:31c'est un mouvement continu
00:06:32d'amélioration de l'efficacité
00:06:33de l'État dans un cadre
00:06:35pluriannuel, crédible,
00:06:37en revoyant le format
00:06:38de l'État central
00:06:39qui demeure trop pléthorique
00:06:41malgré les mouvements
00:06:42de décentralisation
00:06:43et de déconcentration.
00:06:45C'est aussi un chantier
00:06:46en la faveur
00:06:47de l'État déconcentré
00:06:49qui, de son côté,
00:06:50s'est trop souvent paupérisé
00:06:52ces 20 dernières années.
00:06:54Mesdames et Messieurs,
00:06:55les sénateurs,
00:06:56je veux enfin vous parler
00:06:57d'un sujet qui me tient à cœur
00:06:58et qui est aussi
00:07:00un des combats menés
00:07:01par certains sénateurs
00:07:01qui siagissent y-mêmes
00:07:02et sur lesquels
00:07:03je ne doute pas
00:07:04que nous saurons construire
00:07:05une majorité
00:07:05dans cet hémicycle.
00:07:07C'est la question
00:07:07du paritarisme.
00:07:09Le ministre de l'Intérieur
00:07:10vous l'a dit hier
00:07:11à cette tribune.
00:07:12Le gouvernement proposera
00:07:13un texte
00:07:14pour suspendre
00:07:14dès maintenant
00:07:15la réforme de 2023
00:07:16sur les retraites
00:07:17jusqu'au lendemain
00:07:18de l'élection présidentielle.
00:07:19C'est un acte
00:07:20de compromis
00:07:21pour la stabilité du pays,
00:07:23y compris pour son économie,
00:07:24comme l'a rappelé
00:07:25le nouveau prix Nobel
00:07:26Philippe Aguillon.
00:07:28Et cet acte
00:07:28devra être financé
00:07:30comme toute chose.
00:07:32Mais je veux surtout
00:07:33aller plus loin
00:07:34cet après-midi
00:07:34devant le Sénat
00:07:35et vous parler
00:07:36de l'acte de confiance
00:07:37que cela doit représenter
00:07:38pour notre démocratie sociale
00:07:39dans les semaines à venir.
00:07:41Suspendre la réforme
00:07:42n'a d'intérêt
00:07:43que si c'est pour avancer.
00:07:45J'ai donc proposé
00:07:46dans les semaines qui viennent
00:07:47une grande conférence
00:07:48sur les retraites
00:07:48mais aussi le travail
00:07:49avec les organisations syndicales
00:07:51et patronales
00:07:52mais aussi
00:07:53les milliers d'experts.
00:07:54Il aura le temps
00:07:55de la concertation
00:07:56mais je souhaite
00:07:57que la conférence
00:07:58fasse ses propositions
00:07:59d'ici le printemps.
00:08:00La gestion
00:08:01de notre système
00:08:02de retraite
00:08:03devra être
00:08:04réinterrogée.
00:08:06Toutes les propositions
00:08:07seront à étudier.
00:08:08Certains veulent
00:08:09les systèmes par points,
00:08:11d'autres
00:08:11par capitalisation,
00:08:13d'autres veulent
00:08:13abandonner
00:08:14toute référence d'âge.
00:08:15Mais ces propositions
00:08:16ne valent
00:08:17que si l'on sait
00:08:18qui est responsable
00:08:19aux partenaires sociaux
00:08:20de s'emparer
00:08:20de cette question centrale,
00:08:22qui doit avoir
00:08:23la responsabilité
00:08:24de gérer le régime.
00:08:25Ce serait
00:08:26revenir aux sources
00:08:27historiques
00:08:27de notre modèle
00:08:28de retraite.
00:08:29C'est d'ailleurs
00:08:29ce que font toujours
00:08:30la plupart
00:08:31de nos voisins européens.
00:08:32J'ai confiance
00:08:33dans la démocratie sociale.
00:08:35Le ministre du Travail
00:08:36et des Solidarités
00:08:37proposera de confier
00:08:38la gestion
00:08:39de notre système
00:08:40de retraite
00:08:40aux partenaires sociaux.
00:08:41C'est une conviction profonde
00:08:43que je partage
00:08:44avec le ministre.
00:08:45Faire confiance
00:08:46apporter ses fruits
00:08:47dans de nombreux domaines.
00:08:48C'est notamment
00:08:49le cas
00:08:49allergique Arco.
00:08:50Pourquoi ne pas développer
00:08:52ce qui fonctionne ?
00:08:53C'est le bon sens.
00:08:54Sans doute,
00:08:55là aussi,
00:08:56est-ce une rupture.
00:08:57Il faudra en débattre
00:08:58et ne pas en avoir peur,
00:08:59mesdames et messieurs
00:08:59les sénateurs,
00:09:00et le décider.
00:09:02Mesdames et messieurs,
00:09:03je veux aussi revenir
00:09:04sur les réactions
00:09:05qui ont pu suivre
00:09:06et que j'entends
00:09:07sur ces bancs
00:09:08sur l'annonce
00:09:08de cette suspension
00:09:09de la réforme des retraites.
00:09:11Je le répète,
00:09:12suspendre,
00:09:12ce n'est pas renoncer,
00:09:13ce n'est pas reculer non plus.
00:09:15Si nous savons utiliser
00:09:16ce temps
00:09:17avec intelligence
00:09:18et volonté d'avancer,
00:09:19la cohésion sociale,
00:09:21l'unité du pays
00:09:22et donc sa stabilité
00:09:23sont une force,
00:09:24la droite,
00:09:25dans le passé,
00:09:26a su le montrer,
00:09:27la division,
00:09:28elle,
00:09:28a un coût.
00:09:29L'instabilité
00:09:30aurait coûté
00:09:3112 milliards
00:09:32depuis la censure
00:09:34de décembre dernier.
00:09:35Celle de septembre
00:09:36a eu un effet direct
00:09:37sur les taux d'intérêt.
00:09:39Les agences de notation
00:09:40l'ont dit clairement.
00:09:41Le Haut Comité
00:09:42des Finances Publiques
00:09:43a évalué
00:09:43le coût
00:09:44de l'incertitude politique
00:09:45à 0,7%
00:09:46de croissance.
00:09:47Ces données
00:09:48s'imposent
00:09:48sur tout le monde.
00:09:50Je crois
00:09:50en la sagesse
00:09:51du Sénat
00:09:51pour aider
00:09:52ce gouvernement
00:09:52à calmer les tensions,
00:09:54surpasser les divisions,
00:09:56renforcer notre économie,
00:09:57maintenir les investissements locaux,
00:09:59c'est-à-dire
00:10:00trouver des compromis
00:10:01dans l'intérêt du pays.
00:10:03Monsieur le Président,
00:10:05Mesdames et Messieurs
00:10:05les Sénateurs,
00:10:07après des semaines
00:10:08difficiles,
00:10:10il est permis,
00:10:11je le crois,
00:10:11d'espérer,
00:10:12d'espérer que le Parlement
00:10:13fonctionne
00:10:14comme nos concitoyens
00:10:15nous le demandent.
00:10:16Nous pouvons faire
00:10:17plus qu'un pas
00:10:18dans les trois prochains mois.
00:10:20Nous pouvons donner
00:10:21un budget à la France,
00:10:22soutenir la croissance
00:10:23et l'emploi dans les territoires,
00:10:25renforcer la justice,
00:10:26la sécurité du quotidien
00:10:27et notre défense,
00:10:28prendre soin
00:10:29des plus vulnérables
00:10:30et de notre environnement.
00:10:31En un mot,
00:10:32redonner confiance.
00:10:34Le gouvernement
00:10:34y est prêt,
00:10:36le budget
00:10:36et les projets de loi
00:10:37sont prêts.
00:10:38Et je crois,
00:10:38Mesdames et Messieurs
00:10:39les Sénateurs,
00:10:40que le pays est prêt.
00:10:42La politique s'est parfois
00:10:43éloignée des problèmes
00:10:44de la vie quotidienne,
00:10:45qui s'est même parfois
00:10:46isolée des méthodes
00:10:47de gouvernance
00:10:48qui prévalent partout ailleurs
00:10:50dans les grandes démocraties
00:10:51parlementaires du monde
00:10:52comme dans nos conseils municipaux.
00:10:55Le débat,
00:10:56le compromis,
00:10:57le Sénat saura le trouver,
00:10:58je n'en doute pas,
00:10:59c'est son histoire
00:11:00depuis 150 ans.
00:11:02Je vous remercie.
00:11:03D'abord,
00:11:03j'ai des sentiments
00:11:04pour vos prédécesseurs.
00:11:06Je pense à Michel Barnier,
00:11:08à François Bayrou,
00:11:08qu'on n'a pas cités
00:11:10et qui ont essuyé
00:11:12les plâtres avant vous
00:11:13pour essayer
00:11:13de construire
00:11:14des budgets
00:11:15dans le compromis
00:11:17et qui ont échoué.
00:11:19Ils ont d'autant plus échoué
00:11:20qu'ils n'ont pas eu
00:11:20la faculté de renoncer
00:11:22à la réforme des retraites,
00:11:24ce qui leur aurait permis
00:11:25à l'un ou à l'autre
00:11:26d'être encore ici.
00:11:28Et puis,
00:11:35j'ai une pensée
00:11:37j'ai une pensée
00:11:38pour Manuel Valls
00:11:40qui a beaucoup travaillé
00:11:42sur les sujets
00:11:43que vous avez rappelés,
00:11:45notamment la Calédonie.
00:11:47Et j'ai une pensée
00:11:48amicale pour lui
00:11:49en ce moment précis
00:11:50parce que son expérience
00:11:51était précieuse.
00:11:53Alors,
00:11:54quand j'écoute
00:11:56mes collègues,
00:11:58je me dis que
00:11:59le problème
00:12:00depuis le début,
00:12:02c'est la méthode.
00:12:02c'est la méthode
00:12:04et c'est la confiance.
00:12:07Chacun,
00:12:08notamment dans
00:12:09ce qu'on appelle
00:12:09d'un mot barbare
00:12:10le socle,
00:12:12a annoncé son soutien,
00:12:13annoncé son soutien
00:12:14à votre gouvernement.
00:12:16Mais depuis le début,
00:12:18nous nous sommes rencontrés
00:12:20à votre invitation
00:12:20à Matignon
00:12:22et semaine après semaine,
00:12:25vous n'avez jamais voulu
00:12:26dévoiler vos intentions.
00:12:28certains ont parlé
00:12:31contrat de gouvernement
00:12:32en vain.
00:12:36On leur a dit
00:12:37dites-nous de quoi
00:12:38vous avez besoin,
00:12:39on vous dira
00:12:39comment vous en passez.
00:12:42Après,
00:12:44mes collègues
00:12:45m'ont souhaité avoir
00:12:46des engagements
00:12:47un peu plus précis.
00:12:50Ils ne les ont pas obtenus.
00:12:52Et puis,
00:12:52on est arrivé
00:12:52au bout du processus,
00:12:55au bout de la procédure.
00:12:56Il fallait bien
00:12:57un budget,
00:13:00il fallait bien
00:13:00des orientations
00:13:01et il fallait bien
00:13:02un gouvernement.
00:13:03Et puis,
00:13:04on n'a rien su
00:13:05des orientations,
00:13:06on n'a rien su
00:13:06du budget
00:13:07qu'on connaît
00:13:08depuis 48 heures
00:13:09et on n'a rien su
00:13:10du gouvernement
00:13:11qui était à 15,
00:13:12très limité,
00:13:14pour arriver
00:13:14à un gouvernement
00:13:15à plus de 30 aujourd'hui.
00:13:16Ça aurait été plus simple
00:13:17dès le départ.
00:13:19Et vous n'avez rien voulu
00:13:21dévoiler,
00:13:23problème de méthode,
00:13:24et vous vous êtes
00:13:25enfermés dans le dialogue
00:13:26avec nos collègues
00:13:28socialistes.
00:13:29C'était nécessaire
00:13:30parce qu'il fallait
00:13:30trouver un compromis.
00:13:33Et d'autres,
00:13:33d'autres l'ont fait,
00:13:35je l'ai dit,
00:13:36mais ils ne sont pas
00:13:38arrivés.
00:13:39Et il fallait
00:13:40un dialogue.
00:13:41Mais là,
00:13:41vous vous êtes
00:13:42exclusivement enfermés
00:13:43dans le dialogue
00:13:44avec les socialistes
00:13:46en oubliant
00:13:47qu'il y avait
00:13:47des forces politiques
00:13:48qui vous soutenaient,
00:13:49qui vous soutenaient
00:13:50et qui continuent
00:13:51à vous le dire.
00:13:52Mais à ce moment,
00:13:56j'ai écouté
00:13:58vos propos
00:13:58depuis hier
00:13:59et la déclaration
00:14:02d'intention
00:14:02hier qui était succincte,
00:14:04que vous avez développée
00:14:05aujourd'hui,
00:14:07là encore,
00:14:07mérite des orientations
00:14:09parce que
00:14:09vous avez théorisé
00:14:11ce que j'appellerais
00:14:13le principe
00:14:14de chevalier
00:14:15et l'aspalès.
00:14:16C'est vous
00:14:16qui voyez.
00:14:17et donc
00:14:18j'ai été
00:14:23heureux
00:14:27aujourd'hui
00:14:28de vous entendre
00:14:29repréciser
00:14:30que la dette
00:14:32était au cœur
00:14:34des préoccupations.
00:14:37C'est indispensable.
00:14:39Il faut faire
00:14:40des économies.
00:14:40On le dit
00:14:41depuis des mois,
00:14:42depuis des années
00:14:42et notre crédibilité
00:14:44internationale
00:14:45et notre souveraineté
00:14:47rend nécessaire,
00:14:49vous l'avez souligné,
00:14:50ce besoin
00:14:51de faire des économies.
00:14:53Mais
00:14:53comment pouvons-nous
00:14:55être crédibles
00:14:56aux yeux
00:14:57de nos concitoyens
00:14:58dès lors
00:14:59que nous avons
00:15:00abandonné
00:15:01une réforme majeure
00:15:03après avoir dit
00:15:05Urbi et Torbi
00:15:06qu'elle était
00:15:06indispensable ?
00:15:08Comment pouvons-nous
00:15:09faire croire
00:15:10à nos concitoyens
00:15:10qu'il est indispensable
00:15:11qu'on revienne
00:15:13à 3% du PIB
00:15:14en 2029 ?
00:15:15Cette crédibilité
00:15:17elle est endommagée,
00:15:18elle est émoussée.
00:15:20Il va falloir faire
00:15:20beaucoup
00:15:21pour être entendue.
00:15:23Avec Michel Barnier
00:15:24on était passé
00:15:25de l'horizon 2027
00:15:26à l'horizon 2029.
00:15:28Qui peut croire
00:15:29aujourd'hui
00:15:29qu'on va atteindre
00:15:303% en 2029 ?
00:15:32Personne.
00:15:33Simplement
00:15:34autant le dire
00:15:35autant le dire
00:15:36et essayer
00:15:36de le faire.
00:15:38Vous avez
00:15:39vous avez
00:15:45ce qui avait
00:15:45disparu
00:15:46ces dernières semaines
00:15:47parler
00:15:48des dépenses
00:15:48militaires
00:15:49parce qu'effectivement
00:15:50on parlait
00:15:51des 40 milliards
00:15:52je me souviens
00:15:53de l'horizon
00:15:53qui était borné
00:15:54par François Bayrou
00:15:55mais on y avait
00:15:56ajouté
00:15:57les dépenses militaires
00:15:58indispensables
00:15:59aujourd'hui
00:16:00en Europe.
00:16:01Donc
00:16:01aujourd'hui
00:16:02vous l'avez
00:16:02reprécisé
00:16:03je vous en remercie
00:16:04parce que ça fait partie
00:16:05évidemment des priorités
00:16:07mais ça fait aussi partie
00:16:09j'allais dire
00:16:10des dossiers
00:16:11qui alourdissent
00:16:12notre problème
00:16:14de dette.
00:16:15Le second point
00:16:16que je mettrai en évidence
00:16:17c'est l'équité fiscale
00:16:18parce que s'il faut
00:16:19faire des efforts
00:16:20on a bien dit
00:16:21depuis longtemps
00:16:21qu'il fallait
00:16:22qu'il soit réparti.
00:16:24Cet effort fiscal
00:16:26vous l'avez dit
00:16:27dès hier
00:16:28dans votre déclaration
00:16:29il s'agit
00:16:30de prélèvements
00:16:31supplémentaires
00:16:31évidemment
00:16:32sur ceux
00:16:33qui sont les plus
00:16:33fortunés.
00:16:35Au Sénat
00:16:35ça fait longtemps
00:16:36que nous avons fait
00:16:36des propositions
00:16:37dans ce sens
00:16:38et évidemment
00:16:39nous vous accompagnerons
00:16:41ainsi que
00:16:42s'agissant
00:16:43évidemment
00:16:44du dossier
00:16:44de la fraude fiscale
00:16:45évidemment
00:16:46qui met en joie
00:16:47ma collègue
00:16:48Nathalie Goulet
00:16:48dès que ce dossier
00:16:50est évoqué.
00:16:51La conclusion
00:16:52je reviens
00:16:53sur ce problème
00:16:54de méthode
00:16:55c'est que
00:16:56il faut qu'on sache
00:16:58où on va
00:16:58avec qui on y va
00:16:59et comment on y va.
00:17:01Bien sûr que les chiffres
00:17:01sont difficiles
00:17:02on sait que la situation
00:17:04est très compliquée
00:17:05donc aujourd'hui
00:17:07il faut simplement
00:17:08qu'on mette les choses
00:17:09sur la table
00:17:10qu'on discute
00:17:11pour trouver un compromis
00:17:12c'est pas choquant
00:17:13parce que c'est indispensable
00:17:14mais qu'on dise
00:17:16comment on le fait
00:17:17comment on finance
00:17:18jusqu'où on va
00:17:19et je me tourne
00:17:21vers nos collègues
00:17:21socialistes
00:17:22parce que
00:17:23comme c'est avec eux
00:17:25que se font le compromis
00:17:26moi j'aimerais savoir
00:17:27ce qu'eux
00:17:27ils font de leur côté
00:17:28parce que
00:17:29non mais d'accord
00:17:31mais
00:17:33c'est un contrat
00:17:35c'est un contrat
00:17:36si on veut trouver
00:17:37la stabilité
00:17:38ça peut
00:17:39ça peut pas
00:17:39être un contrat
00:17:41quotidien
00:17:42j'entendais
00:17:43le président
00:17:44Caner
00:17:44mon collègue
00:17:45à l'instant
00:17:45qui vient de parler
00:17:46qui dit
00:17:46bon ben maintenant
00:17:47on a mangé
00:17:48les retraites
00:17:49on va vous servir
00:17:51du Zuckman
00:17:52et puis quand
00:17:53vous n'aurez plus
00:17:54de Zuckman
00:17:54on va regarder
00:17:55dans le budget
00:17:56ce qui nous va
00:17:56et ce qui nous va pas
00:17:57moi
00:18:04j'ai pas
00:18:06j'ai pas de soucis
00:18:08à parler avec le président
00:18:09Caner
00:18:09et avec nos collègues
00:18:10socialistes
00:18:11puisque
00:18:12il y a un rapport
00:18:12de force
00:18:13qui est celui-là
00:18:13donc simplement
00:18:15quand on discute
00:18:16il faut savoir
00:18:17ce que chacun amène
00:18:18donc moi je vois
00:18:19ce que nous coûte
00:18:20la discussion
00:18:21concernant la stabilité
00:18:23j'entends
00:18:24mais j'aimerais savoir
00:18:25ce que de votre côté
00:18:26vous amenez
00:18:27parce que ça peut pas
00:18:28être une discussion
00:18:28quotidienne
00:18:29donc moi
00:18:37monsieur le premier ministre
00:18:38s'agissant de la méthode
00:18:40moi je suis très clair
00:18:42notre groupe
00:18:44est disposé
00:18:44à soutenir
00:18:45je l'ai dit
00:18:46dès le premier jour
00:18:46même quand on n'était
00:18:47pas très content
00:18:48on a dit qu'on soutenait
00:18:49on va pas dire le contraire
00:18:51bon
00:18:52mais on peut pas soutenir
00:18:54à n'importe quelles conditions
00:18:55et n'importe comment
00:18:56voilà
00:18:57donc
00:19:02moi je souhaite
00:19:03que les choses
00:19:04se fassent de façon
00:19:05claire
00:19:05transparente
00:19:05et sur la table
00:19:06parce que les français
00:19:07ils peuvent comprendre
00:19:08que chacun bouge
00:19:09pour obtenir la stabilité
00:19:11et pour obtenir des résultats
00:19:12mais pas nuitamment
00:19:14pas nuitamment
00:19:15donc
00:19:16moi ce que je souhaite
00:19:18ce que je souhaite
00:19:19simplement
00:19:20et je termine
00:19:21monsieur le président
00:19:21c'est que
00:19:22on se mette autour des tables
00:19:24qu'on mette les chiffres
00:19:25qu'on dise les choses
00:19:26et qu'après on dit
00:19:27si on est d'accord
00:19:28ou si on n'est pas d'accord
00:19:30c'est à ce prix là
00:19:31c'est à ce prix là
00:19:32qu'on pourra avancer
00:19:33dans la transparence
00:19:34et devant les français
00:19:35mais si nous vous en voulons un peu
00:19:37nous comprenons vos difficultés
00:19:39c'est pourquoi le Sénat
00:19:41va vous aider
00:19:41pas à faire plaisir
00:19:43aux socialistes
00:19:44mais à leur résister
00:19:45certes
00:19:46nous n'avons pas
00:19:47le dernier mot
00:19:48mais nous pouvons faire
00:19:49beaucoup
00:19:49comme nous l'avons fait
00:19:50pour le budget 2025
00:19:51nous allons d'abord
00:19:53purger le PLF
00:19:54et le PLFSS
00:19:55de tout ce qui va
00:19:55dans le mauvais sens
00:19:56nous allons leur ajouter
00:19:58tout ce qui va
00:19:58dans le bon sens
00:19:59puis nous continuerons
00:20:00le travail
00:20:01en commission paritaire
00:20:02commission mixte paritaire
00:20:04où comme l'an dernier
00:20:05les parlementaires raisonnables
00:20:06les parlementaires raisonnables
00:20:09sont plus nombreux
00:20:10que ceux
00:20:10qui sont toujours prêts
00:20:11même lorsqu'ils sont à jeun
00:20:13à dépenser plus
00:20:14que des marins ivres
00:20:15puis nous recommencerons
00:20:17en deuxième lecture
00:20:18et nous serons alors
00:20:19en fin d'année
00:20:19et parmi tous les scénarios
00:20:21possibles que vous connaissez
00:20:22celui où à la fin des fins
00:20:24la raison l'emporterait
00:20:25n'est pas du tout
00:20:26le moins probable
00:20:27voilà notre feuille de route
00:20:28des prochains mois
00:20:29comme vous le dites
00:20:30le gouvernement proposera
00:20:32nous débattrons
00:20:33nous voterons
00:20:34nous vous donnons rendez-vous
00:20:35monsieur le premier ministre
00:20:36monsieur le premier ministre
00:20:38nous voici enfin réunis
00:20:40pour pouvoir débattre
00:20:42votre déclaration
00:20:43de politique générale
00:20:44était annoncée
00:20:45pour la semaine dernière
00:20:46mais comme vous aviez
00:20:47remis votre démission
00:20:48pour ne pas rester
00:20:49premier ministre
00:20:50vous y aviez renoncé
00:20:51mais finalement
00:20:52vous êtes redevenu
00:20:53premier ministre
00:20:54vendredi soir
00:20:55et entre temps
00:20:56vous avez composé
00:20:57un gouvernement
00:20:58nous voici enfin réunis
00:21:00après ces valseux hésitations
00:21:02pour réagir à votre programme
00:21:04et nous entendons
00:21:05ô combien
00:21:06vous êtes soutenus
00:21:07par vos propres amis
00:21:09j'oserais d'ailleurs dire
00:21:11à certains
00:21:12Claude Maluret le premier
00:21:14parce que je pense que
00:21:15la charge a été lourde
00:21:16en politique
00:21:17il ne faut pas seulement
00:21:18faire des discours
00:21:19il faut prendre ses actes
00:21:21alors à celles et ceux
00:21:22qui trouvent
00:21:22que ce gouvernement
00:21:23ne répond pas à leurs attentes
00:21:24il y a demain
00:21:25une motion de censure
00:21:26qui sera votée
00:21:28à l'Assemblée nationale
00:21:29monsieur le premier ministre
00:21:30alors où je vais
00:21:31prendre la parole
00:21:32l'exercice est difficile
00:21:34puisque tous les commentateurs
00:21:35se sont entendus
00:21:37pour dire
00:21:37que la gauche
00:21:39raisonnable
00:21:40entre guillemets
00:21:41a tourné le dos
00:21:42à la gauche d'opposition
00:21:43claire à Emmanuel Macron
00:21:45pour faire le choix
00:21:46d'une forme de soutien
00:21:47sans participation
00:21:48finalement donc
00:21:49à quoi bon
00:21:50discuter ici
00:21:51puisque la censure
00:21:53ne serait pas votée
00:21:54demain
00:21:54monsieur le premier ministre
00:21:56comme vous avez vous-même
00:21:57utilisé la métaphore religieuse
00:21:59en vous définissant
00:22:00comme un moine soldat
00:22:01je vais vous rappeler
00:22:02une autre métaphore religieuse
00:22:05celle
00:22:05du péché originel
00:22:07ce péché originel
00:22:09c'est celui qui fait
00:22:10que vous êtes aujourd'hui
00:22:11premier ministre
00:22:12alors même que
00:22:13suite à des élections
00:22:14législatives anticipées
00:22:15à l'été 2024
00:22:16vous avez été battu
00:22:18certes
00:22:19aucune majorité
00:22:20absolue
00:22:21n'en est ressortie
00:22:21mais il y a
00:22:23une certitude
00:22:24votre camp
00:22:25a été battu
00:22:26et à quatre reprises
00:22:28Emmanuel Macron
00:22:29a bafoué le vote
00:22:29des électeurs
00:22:30en nommant
00:22:31un premier ministre
00:22:31de son camp
00:22:32monsieur le premier ministre
00:22:34vous nous avez beaucoup parlé
00:22:35de rupture
00:22:36de volonté
00:22:37de compromis
00:22:38de coalition
00:22:39laissant finalement reposer
00:22:41la responsabilité
00:22:42de tout ceci
00:22:42sur les forces de gauche
00:22:43or monsieur le premier ministre
00:22:45vous ne pouvez masquer
00:22:46le fait
00:22:47que le seul responsable
00:22:48du chaos politique
00:22:50et institutionnel actuel
00:22:51c'est le président
00:22:52de la république
00:22:53et de vous à moi
00:22:54les annonces
00:22:55que vous avez faites
00:22:56ne vous permettront pas
00:22:58de durer
00:22:59alors bien évidemment
00:23:00certains se satisfont
00:23:02d'un plat de lentilles
00:23:04pour prolonger
00:23:05le jour sans fin
00:23:06de la macronie
00:23:07mais quand les lentilles
00:23:08ne sont pas cuites
00:23:09le plat est indigeste
00:23:11nous sommes face
00:23:12à une réalité
00:23:13la constitution
00:23:15n'a jamais prévu
00:23:16que les gouvernants
00:23:17et les représentants
00:23:18du peuple
00:23:19ne respectent pas
00:23:20le suffrage
00:23:21de ce peuple
00:23:21nous en sommes donc là
00:23:23aujourd'hui
00:23:24et vous continuez
00:23:25tant bien que mal
00:23:26à toujours vouloir
00:23:26garder le pouvoir
00:23:27contre la vie
00:23:28de ceux qui se sont exprimés
00:23:30je veux vous le dire
00:23:31monsieur le premier ministre
00:23:32en toute sincérité
00:23:33cela ne marche pas
00:23:35et cela ne marchera pas
00:23:37voyez-vous
00:23:38nous sommes réunis
00:23:39dans un moment solennel
00:23:40celui d'une crise politique
00:23:42que nous pouvons qualifier
00:23:43de sans précédent
00:23:44depuis 1958
00:23:45et nous ne pouvons
00:23:47que regretter
00:23:48que vous n'ayez pas recours
00:23:49au vote de confiance
00:23:50sur votre politique
00:23:51et votre projet
00:23:52qui ne peut se résumer
00:23:53au discours de politique
00:23:54général
00:23:55dans un discours
00:23:56en politique
00:23:57l'essentiel
00:23:58est également souvent
00:23:59ce qui n'est pas dit
00:24:00votre projet budgétaire
00:24:02est la copie aggravée
00:24:04de ceux
00:24:04de monsieur Bayrou
00:24:05alors
00:24:06sommes-nous d'accord
00:24:08sur le gel
00:24:09de l'indexation
00:24:09des salaires
00:24:10et des pensions
00:24:11de retraite
00:24:11la diminution
00:24:12de l'APL
00:24:13des minima sociaux
00:24:15allant jusqu'à
00:24:16la non-indexation
00:24:17de l'allocation
00:24:18pour décès d'enfants
00:24:20la réponse
00:24:21est non
00:24:21sommes-nous d'accord
00:24:22sur la hausse
00:24:23des franchises médicales
00:24:24la réponse
00:24:25est non
00:24:25sommes-nous d'accord
00:24:26pour baisser de 5 milliards
00:24:28le budget
00:24:28aux collectivités territoriales
00:24:30la réponse
00:24:31est toujours non
00:24:32sommes-nous d'accord
00:24:33pour un nouvel acte
00:24:34de décentralisation
00:24:35qui ne garantit
00:24:36ni la libre administration
00:24:37ni l'autonomie fiscale
00:24:39aux collectivités
00:24:40c'est encore non
00:24:41enfin
00:24:42pouvons-nous
00:24:43nous satisfaire
00:24:44du non-recours
00:24:44à l'article 49.3
00:24:46alors qu'il existe
00:24:47des dizaines d'autres
00:24:48super-pouvoirs
00:24:50aux mains du gouvernement
00:24:51là encore
00:24:52la réponse est non
00:24:53et pourtant
00:24:54c'est l'un des points
00:24:55clés de l'enfumage
00:24:56auquel nous assistons
00:24:58il faut le dire clairement
00:24:59l'exécutif
00:25:01garde la main
00:25:01sur le débat budgétaire
00:25:0449.3
00:25:05ou non
00:25:06ce sont les lois
00:25:07de la 5ème république
00:25:08et rappelons-en
00:25:09quelques-unes
00:25:10d'abord
00:25:11l'article 40
00:25:12qui ne permet pas
00:25:14au parlement
00:25:14d'engager des dépenses
00:25:15sans l'accord
00:25:16du gouvernement
00:25:16un second
00:25:17le vote bloqué
00:25:19par le 44-3
00:25:20nous allons continuer
00:25:22par celui
00:25:22qui implique
00:25:23la possibilité
00:25:24d'une deuxième délibération
00:25:25et nous allons
00:25:26enfin terminer
00:25:27cette liste
00:25:28non exhaustive
00:25:29par celui
00:25:30que vous avez tu
00:25:31celui
00:25:32des ordonnances budgétaires
00:25:33vous dites
00:25:34laisser du temps
00:25:35au débat
00:25:36en sachant très bien
00:25:38que le délai constitutionnel
00:25:39de 70 jours
00:25:40ne suffira pas
00:25:41les ordonnances
00:25:43sont donc
00:25:43un super 49.3
00:25:44qui vous permettra
00:25:45in fine
00:25:46d'imposer
00:25:47votre budget
00:25:48alors soyez clair
00:25:49pouvez-vous nous dire
00:25:51que vous n'aurez pas
00:25:52recours aux ordonnances
00:25:53budgétaires
00:25:54les français doivent
00:25:55le savoir
00:25:56la gauche
00:25:57doit le savoir
00:25:58parce que voyez-vous
00:25:59si demain
00:26:00certains vous épargnent
00:26:01une censure
00:26:02et vous croient
00:26:02profondément sincère
00:26:03à ne pas utiliser
00:26:04le 49.3
00:26:05ont-ils seulement réfléchi
00:26:07à votre capacité
00:26:09à utiliser
00:26:09les ordonnances
00:26:10et de contraindre
00:26:11le parlement
00:26:12à des compromis
00:26:13boiteux
00:26:13et par exemple
00:26:14monsieur le premier ministre
00:26:16vous avez déclaré
00:26:17ici
00:26:17lors de votre déclaration
00:26:18de politique générale
00:26:19tout à l'heure
00:26:20qu'il y aurait un texte
00:26:21sur la suspension
00:26:22des réformes
00:26:23vous avez déclaré
00:26:24entre 14h et 15h
00:26:26à l'Assemblée nationale
00:26:27ce même jour
00:26:28je vous cite
00:26:28je pense qu'il faut
00:26:30que le gouvernement
00:26:30dépose un amendement
00:26:31au PLFSS
00:26:32dès novembre
00:26:33vous voyez
00:26:34ce n'est pas
00:26:35que une question de mots
00:26:36c'est votre pouvoir
00:26:37celui d'organiser
00:26:38les débats
00:26:39et de contraindre
00:26:40jusqu'où vous le voudrez
00:26:42les débats
00:26:43du parlement
00:26:44monsieur le premier ministre
00:26:45la politique générale
00:26:46dévastatrice
00:26:47menée depuis 2017
00:26:48les dénis de démocratie
00:26:50successifs
00:26:51poussent nos concitoyens
00:26:52au dégagisme
00:26:52à sortir tous ceux
00:26:54qu'ils jugent
00:26:55responsables
00:26:55de la situation
00:26:56êtes-vous prêt
00:26:57à assumer
00:26:58cette exigence
00:26:59des citoyens
00:27:00sommes-nous prêts
00:27:01à repenser ensemble
00:27:02notre rapport
00:27:03à la politique
00:27:03et aux institutions
00:27:04pour réellement redonner
00:27:06le pouvoir au peuple
00:27:06qui lui seul
00:27:08détient le pouvoir
00:27:09de décider
00:27:09conformément à la constitution
00:27:11et dont nous sommes
00:27:12simplement ses représentants
00:27:13voyez-vous
00:27:14je fais partie
00:27:15de ceux qui pensent
00:27:16que seul le peuple
00:27:17est souverain
00:27:17et que seule
00:27:18sa décision m'importe
00:27:19on peut toujours
00:27:20tordre le bras
00:27:21à la démocratie
00:27:22mais à trop lui tordre
00:27:23c'est elle-même
00:27:24qui vous broie
00:27:25mesdames et messieurs
00:27:26les ministres présents
00:27:27mais qui êtes-vous
00:27:28à quoi avez-vous cru
00:27:29avez-vous réellement cru
00:27:31qu'il n'y avait pas
00:27:32de ligne rouge
00:27:32entre nous
00:27:33alors que depuis des mois
00:27:34la droite elle-même
00:27:35affirme
00:27:36comme depuis tout à l'heure
00:27:37ses propres lignes rouges
00:27:38maintien de la réforme
00:27:40des retraites
00:27:40pas de justice fiscale
00:27:42pas d'égalité supplémentaire
00:27:43avez-vous cru
00:27:44ces clivages dépassés
00:27:46mais non
00:27:47et je veux vous dire
00:27:48avec franchise
00:27:49vous ne les dépasserez pas
00:27:50car servir les intérêts
00:27:52des nantis
00:27:52c'est l'ADN
00:27:54d'Emmanuel Macron
00:27:55la censure
00:27:56de votre gouvernement
00:27:57est donc une exigence
00:27:59pour sanctionner cette politique
00:28:00qui a mis la France
00:28:01et son peuple
00:28:02à genoux
00:28:03elle est une exigence
00:28:04pour tous ceux
00:28:05et je m'adresse
00:28:06tout particulièrement
00:28:08à la gauche
00:28:09de cet hémicycle
00:28:10parce que je ne fais pas
00:28:11de procès
00:28:12en trahison
00:28:13mais je fais des procès
00:28:14en incompétence
00:28:15et à applaudir
00:28:16des premiers ministres
00:28:17qui ne déposent pas
00:28:18le matin même
00:28:19des projets de loi
00:28:20qui mettront des politiques
00:28:21progressistes
00:28:21dans notre pays
00:28:22c'est cela la réalité
00:28:24si nous voulons tourner
00:28:25clairement
00:28:25et sans ambiguïté
00:28:27la page du macronisme
00:28:28il faut ouvrir
00:28:29sans chaussetrape
00:28:30la voie de la justice
00:28:31fiscale et sociale
00:28:32et vous ne le permettrez pas
00:28:34laisser croire
00:28:35que votre gouvernement
00:28:36peut répondre
00:28:37aux aspirations populaires
00:28:39et selon nous
00:28:40une tromperie
00:28:41que nous ne pouvons accepter
00:28:43Monsieur le Premier ministre
00:28:45vous allez répondre
00:28:45que j'ai tort
00:28:46mais alors pourquoi
00:28:47ne pas avoir engagé
00:28:48comme je vous l'ai déjà dit
00:28:49et comme François Bayrou
00:28:51l'a fait le 8 septembre
00:28:52un vote de confiance
00:28:53puisque vous êtes si sûr
00:28:54de vous et de votre méthode
00:28:55celles et ceux
00:28:57qui vont voter
00:28:57la censure demain
00:28:58ne sont pas
00:28:59des irresponsables
00:29:00ils sont au contraire
00:29:01des élus
00:29:02courageux et responsables
00:29:04au regard des français
00:29:05qui veulent encore
00:29:05et toujours
00:29:06l'abrogation
00:29:06de la réforme des retraites
00:29:07et certainement
00:29:09pas une retraite
00:29:09par capitalisation
00:29:10ils sont responsables
00:29:12au regard des français
00:29:12qui n'en peuvent plus
00:29:13de se serrer la ceinture
00:29:15et qui exigent
00:29:16la justice fiscale
00:29:17ils sont responsables
00:29:18au regard des français
00:29:20et au regard du projet
00:29:21de loi de finances
00:29:21et de financement
00:29:22de la sécurité sociale
00:29:23que vous avez déposé
00:29:24avec un lot de mesures
00:29:26qui vont broyer
00:29:27les travailleurs
00:29:28que vous avez tant cités
00:29:29hier
00:29:30ce qui fait
00:29:31démocratie
00:29:32c'est en premier lieu
00:29:34le respect du vote
00:29:35si la crise du régime guette
00:29:36il faut conclure
00:29:37c'est bien que ce pilier
00:29:38fondateur de la république
00:29:40le suffrage universel
00:29:41a été bafoué
00:29:42la censure
00:29:43d'un tel affront
00:29:44démocratique
00:29:45est inéluctable
00:29:46pour ne pas prolonger
00:29:47cette politique
00:29:48au nid
00:29:48et nous y sommes prêts
00:29:49sur la feuille de route
00:29:50dite territoriale
00:29:52sur la feuille de route
00:29:53sur un certain nombre
00:29:54de politiques publiques
00:29:55je n'ai pas entendu
00:29:57de ligne rouge
00:29:58ou de stop
00:29:59dans vos interventions
00:30:00et pour cause
00:30:01nous avons largement
00:30:03pris le temps
00:30:04pendant ce mois
00:30:05j'y reviendrai
00:30:06en répondant
00:30:07au président Marseille
00:30:08de nous inspirer
00:30:09de ce que vous m'aviez dit
00:30:10et de ce que le Sénat
00:30:12les différentes formations
00:30:13politiques
00:30:13les associations d'élus
00:30:14les partenaires sociaux
00:30:15avaient pu proposer
00:30:17au gouvernement
00:30:17et donc j'en retiens
00:30:19que si l'action
00:30:20du gouvernement
00:30:21se poursuit
00:30:21en fonction de la volonté
00:30:23de l'Assemblée nationale
00:30:23les membres du gouvernement
00:30:24peuvent se rapprocher
00:30:26des parlementaires
00:30:27pour commencer
00:30:28à avancer
00:30:28et travailler
00:30:29sur ces sujets
00:30:31la deuxième des choses
00:30:33que je retiens
00:30:34et on ne peut pas faire
00:30:37Madame la Présidente
00:30:38Kuckerman
00:30:39comme si le débat
00:30:40n'aura pas lieu
00:30:40sauf s'il est interrompu
00:30:41évidemment demain matin
00:30:42lors de la motion de censure
00:30:43et auquel cas d'ailleurs
00:30:45je ne vois pas très bien
00:30:46comment des progrès sociaux
00:30:47seront à venir
00:30:48dans les temps
00:30:49qui viendront
00:30:49parce que c'est précisément
00:30:50la discussion budgétaire
00:30:51qui permet à un moment donné
00:30:53de traduire
00:30:54des politiques en actes
00:30:56c'est pas l'interruption
00:30:57des débats
00:30:57qui permettra de le faire
00:30:59nous le savons
00:30:59en tout cas ce débat
00:31:00il doit avoir lieu
00:31:01sur le budget
00:31:02et c'est vrai
00:31:03du projet de loi de finances
00:31:04pour la sécurité sociale
00:31:05c'est vrai pour le projet
00:31:06de loi de finances
00:31:07tout court
00:31:07et pour avancer
00:31:08quand le Président Patria
00:31:10dit qu'il faut faire
00:31:11attention aux Outre-mer
00:31:13ce débat
00:31:15il a déjà commencé
00:31:16tout à l'heure
00:31:16le ministre des Outre-mer
00:31:18a reçu
00:31:19un certain nombre
00:31:20de parlementaires
00:31:20ultramarins
00:31:21sur un sujet précis
00:31:22qui est ce qu'on appelle
00:31:23les outils de l'Odéum
00:31:24qui sont des outils
00:31:25d'accompagnement
00:31:26comme vous le savez
00:31:27dans les différents territoires
00:31:28d'Outre-mer
00:31:28sur lequel
00:31:29la copie initiale
00:31:30prévoit des mesures
00:31:31d'économie
00:31:32qui sont objectivement
00:31:33importantes
00:31:34sans doute trop importantes
00:31:35et des débuts
00:31:36de commencement
00:31:36d'amendement
00:31:37sont en train
00:31:37d'être rédigés
00:31:39avec les parlementaires
00:31:39d'Outre-mer
00:31:40pour rendre soutenables
00:31:41justement ces mesures
00:31:42d'économie
00:31:42mais comme on l'a
00:31:43toujours fait
00:31:44et j'y reviendrai
00:31:45aussi dans un instant
00:31:46en fait la réalité
00:31:48c'est que
00:31:49depuis plus d'un mois
00:31:50certains m'ont demandé
00:31:52de faire ma déclaration
00:31:53de politique générale
00:31:54dans un document
00:31:55entre partis politiques
00:31:56et les autres me demandaient
00:31:57de faire la présentation
00:31:58du PLF et du PLFSS
00:31:59lors de ma DPG
00:32:00et cette resynchronisation
00:32:03démocratique
00:32:03parlementaire
00:32:04politique
00:32:05elle était indispensable
00:32:06et au fond
00:32:07peut-être
00:32:08est-ce là aussi
00:32:09le corollaire
00:32:12de ce que François Bayrou
00:32:13avait fait
00:32:13avec beaucoup de courage
00:32:14en demandant justement
00:32:15ce vote de confiance
00:32:16à l'Assemblée nationale
00:32:17au début du mois de septembre
00:32:18alors que nous savions très bien
00:32:19qu'il n'y avait pas de majorité
00:32:21et que nous savions très bien
00:32:22et je dis nous
00:32:22parce que j'étais son ministre
00:32:23qu'il voulait engager
00:32:25cette responsabilité
00:32:27sur la base
00:32:28de ces deux conférences
00:32:29de presse
00:32:30et sur la nécessité
00:32:31de redresser
00:32:31les finances publiques
00:32:32et les oppositions
00:32:32ont dit
00:32:33mais non
00:32:33non
00:32:34nous ce qu'on veut
00:32:35c'est des textes
00:32:36économiques et financiers
00:32:36soit on les rejettera
00:32:38soit on les adoptera
00:32:39en tout cas on les modifiera
00:32:41et c'est ce que j'ai essayé
00:32:42de faire depuis un mois
00:32:42y compris avec
00:32:44les partenaires sociaux
00:32:44et merci au président
00:32:46Maluré de l'avoir dit
00:32:47j'ai été nommé
00:32:49le soir même
00:32:50l'agence Fitch
00:32:51dégrader la France
00:32:52j'ai été nommé
00:32:54vous aviez effectivement
00:32:55ce mouvement
00:32:56poussé par la France insoumise
00:32:58dit bloquons tout
00:32:59qui n'avait que pour seul but
00:33:01d'organiser le désordre
00:33:02le désordre dans les universités
00:33:04de s'en prendre aux forces
00:33:05de l'ordre
00:33:06que là pour le coup
00:33:08et c'est pour cela
00:33:08que j'ai marqué
00:33:09de la disponibilité
00:33:09pour les partenaires sociaux
00:33:10parce que pour le coup
00:33:11l'intersyndical
00:33:12force syndicale
00:33:13légitime
00:33:14elle organisait
00:33:15des manifestations
00:33:16dans le pays
00:33:16et ça c'est pour le coup
00:33:17son droit le plus strict
00:33:18avec le droit de grève
00:33:19le droit de manifester
00:33:20enfin il faut quand même
00:33:21bien voir
00:33:21ce qui s'est passé
00:33:22depuis le début
00:33:24du mois de septembre
00:33:25nous sommes tous
00:33:26des observateurs
00:33:26mais en plus des acteurs
00:33:27de la vie politique française
00:33:29précisément
00:33:30je n'ai pas été
00:33:31nommé Premier ministre
00:33:32Monsieur le Président Marseille
00:33:33il y a un an
00:33:33ni au mois de janvier
00:33:36et que de fait
00:33:38le fait d'être
00:33:38le troisième Premier ministre
00:33:39dans la gestion
00:33:40de cette crise
00:33:41me conduit
00:33:42à devoir
00:33:44prendre des risques
00:33:45y compris
00:33:46en décalage parfois
00:33:46avec mes propres convictions
00:33:47je le dis avec beaucoup
00:33:49d'humilité
00:33:50je pense que
00:33:53la stabilité
00:33:54de notre pays
00:33:55dans ce moment difficile
00:33:56et ça a été dit
00:33:57a malheureusement
00:33:58enfin doit conduire
00:33:59en tout cas
00:34:00à ne pas faire comme avant
00:34:01ai-je tout fait bien
00:34:03certainement pas
00:34:04est-ce que j'ai pu heurter
00:34:05y compris les miens
00:34:06je m'en excuse
00:34:07mais une fois que j'ai dit cela
00:34:09et je le dis ici
00:34:11il y a un moment
00:34:12de responsabilité
00:34:13qui n'est pas que
00:34:14pour la convoquer
00:34:15parce que souvent
00:34:16on dit il faut que le Parlement
00:34:16prenne ses responsabilités
00:34:17moi ça m'insupporte un peu
00:34:19parce que
00:34:19il y a une dimension
00:34:20un peu morale
00:34:21on n'est pas là
00:34:21pour faire la morale
00:34:22aux parlementaires
00:34:22mais au fond
00:34:24ce qu'il fallait
00:34:25ou ce qu'il faut
00:34:25en tout cas
00:34:26je vais dire ça comme ça
00:34:27c'est que les débats
00:34:28démarrent
00:34:29parce que c'est mon point
00:34:30ensuite
00:34:31c'est que moi
00:34:31je ne demande à personne
00:34:32de renier ses convictions
00:34:34à personne
00:34:35il est évident
00:34:37que
00:34:37vous êtes
00:34:39un certain nombre
00:34:40à vous être
00:34:41manifestés
00:34:42mobilisés
00:34:43pour une réforme
00:34:45des retraites
00:34:45que nous connaissons
00:34:46pendant que d'autres
00:34:47se sont mobilisés
00:34:49contre cette réforme
00:34:50des retraites
00:34:50bon
00:34:51et c'est là où
00:34:53il faut qu'on soit précis
00:34:54il n'y a pas d'abandon
00:34:56de la réforme des retraites
00:34:57comme je l'ai entendu
00:34:58mais non
00:34:59il faut qu'on rentre
00:35:01dans la technicité
00:35:01des débats
00:35:02c'est bien pour ça
00:35:03qu'il y aura un amendement
00:35:04du gouvernement
00:35:05au projet de finance
00:35:06pour la sécurité sociale
00:35:07pour être très direct
00:35:08et très précis
00:35:09qui permettra
00:35:10de le faire
00:35:11un amendement
00:35:13est un texte
00:35:14monsieur Jadot
00:35:15mais pardon
00:35:20de quoi parle-t-on
00:35:23si vous voulez un effet
00:35:26au 1er janvier 26
00:35:27il faut que ça soit
00:35:27dans le PLFSS
00:35:28soyez de bonne foi
00:35:29si vous ne le souhaitez pas
00:35:31vous pouvez avoir
00:35:32un texte ad hoc à côté
00:35:33mais arrêtez
00:35:34de reporter cela
00:35:35sur le gouvernement
00:35:36j'ai fait ce qu'il fallait faire
00:35:37je le crois
00:35:38on me le reproche
00:35:38par ailleurs
00:35:39ce que je veux dire par là
00:35:41c'est que
00:35:42cette affaire
00:35:43de retraite
00:35:45doit être traitée
00:35:46avec la plus grande
00:35:47des précisions
00:35:48et d'ailleurs
00:35:48je n'opposerai pas
00:35:50la question du pouvoir d'achat
00:35:51à la question des retraites
00:35:52parce que
00:35:53c'est précisément
00:35:54parce que le dialogue social
00:35:55est en panne
00:35:56et vous le savez
00:35:56monsieur le président de Marseille
00:35:57depuis la fin du mois de juin
00:35:58cette fin de conclave
00:36:00a grippé
00:36:01et vous vous connaissez bien
00:36:02les partenaires sociaux
00:36:03y compris
00:36:04les syndicats salariés
00:36:05dits réformateurs
00:36:06comme d'ailleurs
00:36:07le président du Sénat
00:36:08comme ancien ministre du travail
00:36:09il les connaît bien
00:36:09vous savez très bien
00:36:11que depuis la fin de ce conclave
00:36:12une part du dialogue social
00:36:13est complètement bloquée
00:36:14et qu'il n'est possible
00:36:15que dans le secret
00:36:16et donc au fond
00:36:18je le dis ici au Sénat
00:36:21est-ce qu'il fallait
00:36:23continuer ce blocage
00:36:24le débat est ouvert
00:36:26mais cette responsabilité
00:36:29elle ne repose pas
00:36:29que sur votre serviteur
00:36:31elle est globale
00:36:32et je crois que cette maison
00:36:33cette assemblée
00:36:34cette haute assemblée
00:36:35croit au paritarisme
00:36:37il ne s'agit pas
00:36:38que de le décréter
00:36:38il s'agissait aussi
00:36:40de le faire redémarrer
00:36:41après
00:36:42personne ne trahira
00:36:43ses propres convictions
00:36:44et chacun pourra voter
00:36:46et c'est l'engagement
00:36:47que j'ai pris hier
00:36:47à l'Assemblée nationale
00:36:48et qui a été rappelé
00:36:50par le président Cannaire
00:36:51et je le remercie
00:36:52mais une fois de plus
00:36:53je n'ai pas été nommé
00:36:55il y a un an
00:36:55et donc je suis bien tenu
00:36:57de trouver des solutions
00:36:59de déblocage
00:37:00d'ailleurs
00:37:01ces solutions de déblocage
00:37:03je n'en ai pas été
00:37:04particulièrement saisi
00:37:06ou en tout cas
00:37:07toujours nourri
00:37:08pendant ce mois de septembre
00:37:09parce que
00:37:10ce que j'ai dû constater
00:37:12aussi en interne
00:37:12et je me permets de le dire
00:37:13parce que vous
00:37:14avec beaucoup de talent
00:37:15et beaucoup de transparence
00:37:16vous l'avez fait
00:37:17et je veux vous y répondre
00:37:18au fond
00:37:20on s'est retrouvé
00:37:20dans un moment
00:37:21où les partis politiques
00:37:22voulaient ne parler
00:37:23qu'au gouvernement
00:37:24et ne voulaient pas
00:37:25se parler entre eux
00:37:25et ça
00:37:27vous m'y avez aidé
00:37:28je vous en remercie
00:37:29sans trahir le secret
00:37:30de nos réunions
00:37:31mais la réalité
00:37:32c'est qu'à un moment donné
00:37:33il faut bien
00:37:35que tout le monde
00:37:35fasse un pas
00:37:35comme on le fait
00:37:37dans nos conseils municipaux
00:37:38comme on le fait
00:37:39au conseil départemental
00:37:40comme on le fait
00:37:40dans nos intercommunalités
00:37:41et ça ne veut pas dire
00:37:42qu'il faut se trahir
00:37:43qu'il faut se renier
00:37:45je pense qu'il faut
00:37:45qu'on fasse
00:37:46dans ce moment
00:37:47très attention
00:37:48aux mots qui sont employés
00:37:50on peut ne pas être d'accord
00:37:51avec la Ve République
00:37:52mais la légitimité
00:37:54des membres du gouvernement
00:37:55repose sur la nomination
00:37:56par le président de la République
00:37:57qui virgule son responsable
00:37:58devant le Parlement
00:37:59et plus précisément
00:38:00l'Assemblée nationale
00:38:01ça veut dire que
00:38:02si l'Assemblée nationale
00:38:02décide de nous renverser
00:38:03nous serons renversés
00:38:04mais on ne peut pas dire
00:38:06que le gouvernement
00:38:07est illégitime
00:38:07parce que c'est précisément
00:38:08ça vient nourrir
00:38:09celles et ceux
00:38:10qui mettent en cause
00:38:12la démocratie représentative
00:38:14et qui disent
00:38:14parce que
00:38:15je n'ai jamais oublié ça
00:38:16du grand débat
00:38:17pendant les Gilets jaunes
00:38:18mais qui sont ces sénateurs
00:38:20qui sont ces députés
00:38:21qui sont ces maires
00:38:22qui décident en notre nom
00:38:23et donc vous avez
00:38:24toute légitimité
00:38:26à représenter ici
00:38:28celles et ceux
00:38:28qui vous ont non seulement élus
00:38:29mais celles et ceux aussi
00:38:30qui n'ont pas voté pour vous
00:38:31et je pense au fond
00:38:33qu'on peut dire
00:38:33qu'il faut changer de constitution
00:38:34mais il ne faut pas mal interpréter
00:38:36la constitution actuelle
00:38:37parce que derrière
00:38:38il emballe la défense
00:38:39de la démocratie représentative
00:38:40et ça je pense
00:38:41que c'est quelque chose
00:38:41qui peut nous réunir
00:38:42merci beaucoup
00:38:43et j'accueille en salle
00:38:44des conférences
00:38:44deux invités
00:38:45bonjour à tous les deux
00:38:46Muriel Jourdat
00:38:47vous êtes sénatrice
00:38:48LR du Morbihan
00:38:49présidente de la commission
00:38:50des lois du Sénat
00:38:51à vos côtés
00:38:51Yann Chantrel
00:38:52bonjour
00:38:52sénateur socialiste
00:38:54des Français de l'étranger
00:38:55c'est donc à quelques voix
00:38:56que ça s'est joué ce midi
00:38:57c'est à vous
00:38:58les socialistes
00:38:59que Sébastien Lecornu
00:39:00doit dire merci aujourd'hui
00:39:01Yann Chantrel
00:39:01c'est pas comme ça
00:39:03qu'on le voit
00:39:03en fait
00:39:04c'est la suspension
00:39:05de la censure
00:39:06potentielle
00:39:07si jamais nous n'avons pas
00:39:08gain de cause
00:39:09sur d'autres sujets budgétaires
00:39:11en fait c'est le début
00:39:12c'est la première passe d'arme
00:39:13en quelque sorte
00:39:14sur la question du budget
00:39:15qui va commencer
00:39:16qui va entamer
00:39:17donc sa discussion
00:39:18à travers le projet
00:39:19de loi de financement
00:39:20de la sécurité sociale
00:39:21où devrait être
00:39:22normalement la fameuse
00:39:23suspension de la réforme
00:39:24de retraite
00:39:24on va y revenir
00:39:24donc c'est un premier point
00:39:26qu'on gagne
00:39:27d'entrée de partie
00:39:28je dirais
00:39:28mais la partie est loin
00:39:29d'être finie
00:39:29parce que le projet de loi
00:39:30en l'état
00:39:31pour nous
00:39:31n'est pas acceptable
00:39:32bien évidemment
00:39:32Qu'est-ce que vous dites
00:39:33à vos partenaires de gauche
00:39:34qui ont voté la censure
00:39:35avec qui vous avez créé aussi
00:39:37une mobilisation politique
00:39:38depuis la rentrée
00:39:39en vue d'avoir
00:39:40un premier ministre
00:39:41de gauche à Matignon
00:39:42comment est-ce que ça peut être
00:39:43vécu par eux aujourd'hui
00:39:44est-ce que ça peut être
00:39:45une trahison pour eux ?
00:39:46Alors ce que je dis déjà
00:39:47c'est que sur tous les bancs
00:39:48de la gauche
00:39:48ils vont justement pouvoir
00:39:50parce qu'on a obtenu
00:39:51qu'il n'y aurait pas de 49-3
00:39:52d'avoir un vrai débat parlementaire
00:39:53et de défendre
00:39:54les raisons pour lesquelles
00:39:55on a été élus
00:39:56par les Français
00:39:56justement au Parlement
00:39:57parce que le Parlement
00:39:58est contraint
00:39:59depuis de nombreuses années
00:40:00à cause de cet article
00:40:02pour une fois
00:40:03on va pouvoir justement
00:40:04faire adopter
00:40:05défendre des propositions
00:40:07essayer d'obtenir
00:40:08des majorités
00:40:09c'est le but
00:40:09quand on est au Parlement
00:40:10c'est d'essayer de convaincre
00:40:11également les autres
00:40:12qui sont au Parlement
00:40:13sur le projet
00:40:14pour lequel nous avons été élus
00:40:16et je pense que
00:40:17l'ensemble des partenaires
00:40:18de gauche
00:40:19vont être très heureux
00:40:20de pouvoir justement
00:40:21mener la bataille
00:40:22et c'est ce qui va être
00:40:23permis maintenant
00:40:23sous dont nous
00:40:25à travers les socles communs
00:40:26que nous défendons
00:40:27que ce soit sur le pouvoir
00:40:28d'achat notamment
00:40:29et la taxation
00:40:30des plus riches
00:40:30pour que ça advienne
00:40:32pour que ce soit
00:40:32un vrai budget
00:40:33de justice fiscale
00:40:34et sociale
00:40:35pour le redressement
00:40:36justement de notre pays
00:40:37mais il ne peut se faire
00:40:38que dans la justice sociale
00:40:40et fiscale
00:40:40et c'est ce que nous allons
00:40:41défendre
00:40:42c'est ce que nous avons
00:40:42commencé à défendre
00:40:44et à obtenir en partie
00:40:45avec la suspension
00:40:46de la réforme des retraites
00:40:47et nous allons
00:40:48continuer le combat
00:40:49Muriel Jourdal et LR
00:40:50qui étaient eux aussi
00:40:51tiraillés
00:40:52certains sénateurs
00:40:53étaient hostiles
00:40:53à la participation
00:40:54dans le gouvernement
00:40:55Le Cornu 2
00:40:56mais même partisans
00:40:57d'une censure
00:40:58dès ce matin
00:40:59est-ce que c'était
00:40:59votre cas ?
00:41:01Alors d'abord
00:41:01ça n'était pas
00:41:02certains sénateurs
00:41:02qui étaient hostiles
00:41:04à la participation
00:41:05du gouvernement
00:41:06Le Cornu 2
00:41:07c'était le parti
00:41:08le bureau politique
00:41:10Bruno Retailleau
00:41:11qui donc a été confirmé
00:41:12par le bureau politique
00:41:13et les militants
00:41:14qui à 75%
00:41:15Donc c'est certains députés
00:41:15qui étaient eux
00:41:16favorables à une participation
00:41:17Donc nous avons un parti
00:41:19qui était hostile
00:41:19à la participation
00:41:20Et alors la censure
00:41:22Si vous aviez été députée
00:41:23est-ce que vous l'auriez votée ?
00:41:23Alors c'est toujours facile
00:41:24de refaire l'histoire
00:41:25mais ce que j'entends
00:41:26en tout cas de mon collègue
00:41:27Yann Chantrel
00:41:27c'est que le budget
00:41:28qui est prévu
00:41:29par ce gouvernement
00:41:30Le Cornu 2
00:41:31c'était un budget socialiste
00:41:32mais on l'a bien entendu
00:41:33lors de la déclaration
00:41:34de politique générale
00:41:35je ne crois pas
00:41:37que j'aurais approuvé
00:41:38la mise en oeuvre
00:41:39d'un budget socialiste
00:41:40pour être tout à fait clair
00:41:41et il me semble
00:41:42que la censure
00:41:43n'aurait pas été
00:41:44une position totalement stupide
00:41:45si j'avais été députée
00:41:46puisque le gouvernement
00:41:48vient devant le Parlement
00:41:50pour mettre aussi en cause
00:41:51sa responsabilité
00:41:52dans le cadre
00:41:53des procédures qui existent
00:41:55lorsque la déclaration
00:41:56de politique générale
00:41:57démontre à quel point
00:41:58nous nous éloignons
00:41:59de ce que sont
00:42:00nos marqueurs
00:42:01à droite
00:42:01c'est-à-dire
00:42:02un budget
00:42:03qui met fin
00:42:04à la réforme
00:42:05des retraites
00:42:06qui augmente
00:42:07comme si c'était
00:42:07le sujet en France
00:42:08les prélèvements
00:42:09qui sont déjà
00:42:10au maximum
00:42:11et qui en plus
00:42:12dans la déclaration
00:42:12de politique générale
00:42:13ne dit rien
00:42:13des vrais sujets
00:42:14que sont notamment
00:42:15l'immigration
00:42:16l'islam radical
00:42:18la sécurité
00:42:19je crois que
00:42:20nous ne sommes pas
00:42:21vraiment sur la même
00:42:22longueur d'onde
00:42:22passez-moi cette expression
00:42:23avec le Premier ministre
00:42:24Ce matin
00:42:25votre orateur
00:42:25pour la droite républicaine
00:42:26à l'Assemblée nationale
00:42:27Jean-Diédier Berger
00:42:28a dit
00:42:28les députés
00:42:29de la droite républicaine
00:42:30n'accorderont pas
00:42:31une confiance aveugle
00:42:32ce soutien s'existera
00:42:33texte par texte
00:42:34article par article
00:42:35amendement par amendement
00:42:36ce soutien
00:42:37dépendra du vôtre
00:42:38vous êtes un peu dedans
00:42:39un peu dehors
00:42:40non ?
00:42:41comme le chat de Schrödinger
00:42:42Alors écoutez
00:42:43moi je pense qu'au Sénat
00:42:44parce que je ne peux parler
00:42:45que pour le Sénat
00:42:46nous ne serons pas
00:42:46un peu dehors
00:42:48nous avons des lignes
00:42:49qui seront
00:42:50je pense
00:42:50tenues au Sénat
00:42:51j'en suis même sûr
00:42:52et qui ne seront
00:42:54absolument pas
00:42:54celles du budget
00:42:55annoncé par monsieur
00:42:56Lecornu
00:42:57Et alors vous
00:42:58ce que vous pensez
00:42:58c'est qu'il fallait
00:42:59une stabilité institutionnelle
00:43:00mais qu'il faut être
00:43:01exigeant maintenant
00:43:02pour la suite
00:43:03Pour tout vous dire
00:43:06je ne vois pas vraiment
00:43:06Il y a une grosse différence
00:43:07entre députés et sénateurs
00:43:08vous le reconnaissez
00:43:09Vous êtes beaucoup plus
00:43:11dans l'opposition
00:43:11que vos collègues députés
00:43:12En l'occurrence
00:43:13voilà
00:43:15il est assez difficile
00:43:16de dire ce qu'on aurait fait
00:43:17si on avait été
00:43:18quelqu'un d'autre
00:43:18mais en l'occurrence
00:43:20oui je pense que
00:43:21beaucoup de sénateurs
00:43:22pensent que
00:43:23la censure
00:43:24n'était pas
00:43:25une mauvaise réponse
00:43:26à un mauvais budget
00:43:28Bon
00:43:28alors pour le reste
00:43:30bien sûr
00:43:31ici nous nous battrons
00:43:32aussi pied à pied
00:43:33nous nous battrons
00:43:34aussi pied à pied
00:43:35nous ne sommes pas
00:43:36hostiles par nature
00:43:37ici au Sénat
00:43:38vous le savez
00:43:38à quelques gouvernements
00:43:40que ce soit
00:43:40mais
00:43:41les républicains
00:43:43ont une ligne à tenir
00:43:44une ligne qui est définie
00:43:45par notre parti politique
00:43:47et très honnêtement
00:43:48ça n'est pas celle
00:43:49d'un budget socialiste
00:43:50Alors allons
00:43:51sur le principal point d'achoppement
00:43:53c'est la suspension
00:43:53de la réforme des retraites
00:43:54on a bien compris
00:43:55que pour échapper à la censure
00:43:56le Premier ministre
00:43:57avait accepté ce geste politique
00:43:58aux socialistes
00:43:59Yann Chanterelle
00:44:00est-ce que vous êtes sûr
00:44:00de votre deal
00:44:01avec l'exécutif
00:44:02qu'est-ce que vous êtes sûr
00:44:04d'avoir obtenu exactement ?
00:44:06C'est la suspension justement
00:44:07de la réforme des retraites
00:44:08dès le 1er janvier
00:44:10voilà
00:44:10qui s'arrête au moment
00:44:12où elle en est
00:44:12c'est-à-dire à 62 ans
00:44:139 mois
00:44:14et qu'elle soit suspendue
00:44:15jusqu'au 1er janvier
00:44:172028
00:44:18comme ça effectivement
00:44:19le moment de l'élection
00:44:20présidentielle
00:44:20sera le moment
00:44:21de trancher ce sujet
00:44:22qui sera
00:44:23un des débats
00:44:24incontournables
00:44:25du coup
00:44:25de l'élection présidentielle
00:44:27qui sera au cœur
00:44:27de la discussion présidentielle
00:44:29pour qu'elle soit
00:44:30parce que nous
00:44:30ce que nous défendons
00:44:31attention
00:44:31c'est la brogation
00:44:32donc on a fait
00:44:33une partie du chemin
00:44:34on n'a pas fait
00:44:35l'entièreté du chemin
00:44:37et autre chose
00:44:38qui a été obtenue
00:44:39c'est l'effort
00:44:41entre guillemets
00:44:41nous sommes pour
00:44:42la réduction du déficit
00:44:43évidemment
00:44:44nous l'avons fait
00:44:45d'ailleurs
00:44:45quand nous étions
00:44:46au gouvernement
00:44:46mieux que ceux
00:44:47qui gouvernent
00:44:48et ceux qui avaient
00:44:49gouverné précédemment nous
00:44:50et donc ce qu'on souhaite
00:44:52c'est que déjà
00:44:52cet effort soit porté
00:44:54un peu plus dans la durée
00:44:55ce qui est le cas
00:44:55puisque plutôt que
00:44:56de faire 4,7% du PBI
00:44:58c'est 5
00:44:58c'est déjà 15 milliards
00:44:59c'est déjà 15 milliards
00:45:00qui est récupéré
00:45:02avec cet effort au moins
00:45:03ensuite il y a des efforts
00:45:05qui pourraient être faits
00:45:05en plus
00:45:06par effectivement
00:45:07ça n'est pas acceptable
00:45:09que les personnes
00:45:10qui bénéficient le plus
00:45:12et qui ont bénéficié le plus
00:45:13ces 15 dernières années
00:45:15avec des taux de bourse
00:45:16record
00:45:17où ils se sont enrichis
00:45:19comme jamais
00:45:20qu'ils ne participent pas
00:45:21au redressement
00:45:22de nos pays
00:45:22ça s'est vécu
00:45:23de manière injuste
00:45:24que quand les riches
00:45:26qui ont le plus
00:45:26ne payent pas
00:45:27c'est tous les autres
00:45:28qui payent
00:45:28Yann Chanterelle
00:45:29sur la suspension
00:45:29de la réforme des retraites
00:45:30est-ce que vous êtes sûr
00:45:31du vecteur
00:45:32parce qu'on a entendu
00:45:33hier Sébastien Lecornu dire
00:45:34qu'il allait être précis
00:45:36qu'il allait faire
00:45:37le plus possible
00:45:38et que les délais
00:45:39qui soient tenus
00:45:40et que donc on passerait
00:45:41par un amendement
00:45:42au projet de financement
00:45:43de la sécurité sociale
00:45:44vous voyez le piège
00:45:46qui se tend maintenant
00:45:46pour les socialistes
00:45:47ça veut dire que
00:45:47si vous voulez bien
00:45:48de la suspension
00:45:49alors que vous votiez
00:45:50pour toutes les autres mesures
00:45:51du projet de financement
00:45:52de la sécurité sociale
00:45:53alors non ça ne va pas
00:45:53se passer comme ça
00:45:54je peux vous le dire
00:45:54parce que cet amendement
00:45:55il n'y a aucun problème
00:45:56pour le voter
00:45:57mais après la discussion
00:45:58elle est sur tout le reste
00:45:59on n'a aucun deal avec eux
00:46:00on a dit
00:46:01on n'est pas d'accord
00:46:02avec le PLFSS
00:46:03et le budget tel
00:46:03qu'il est présenté
00:46:04et je peux vous dire
00:46:05qu'on va partir quasiment
00:46:06d'une page blanche
00:46:07parce qu'il sera remanié
00:46:08de A à Z
00:46:09ce budget
00:46:10n'a pas de majorité
00:46:11quoi qu'il en soit
00:46:12et on souhaite
00:46:13revenir dessus
00:46:13donc en fait
00:46:14il est déjà caduque
00:46:16c'est la discussion parlementaire
00:46:18qui va définir les lignes
00:46:19et qui va permettre
00:46:20justement
00:46:21de le modifier
00:46:22et si le package final
00:46:23à la fin vous ne plaît pas
00:46:23vous voterez donc
00:46:24contre le PLFSS
00:46:25le projet de financement
00:46:26de la société sociale
00:46:26même s'il y a la suspension dedans
00:46:28comme vous dit
00:46:28le package final
00:46:29d'ailleurs ne prend pas
00:46:30que le PLFSS
00:46:31il y a aussi le PLF
00:46:32et nous nous l'avons dit
00:46:33si nos autres lignes
00:46:35parce que nous avons
00:46:35d'autres lignes
00:46:36il y a aussi la question
00:46:37du pouvoir d'achat
00:46:37la taxation des plus riches
00:46:39dont je vous ai parlé
00:46:39bien évidemment
00:46:40nous n'hésiterons pas
00:46:41à censurer
00:46:42puisque c'est un package
00:46:43je vous le confirme
00:46:44actuellement
00:46:45contrairement à ce que dit
00:46:46ma collègue
00:46:47c'est très loin
00:46:48d'être un budget socialiste
00:46:49je peux vous le dire
00:46:50parce que les gels
00:46:50des pensions
00:46:51pour les retraités
00:46:51pour ceux qui ont le moins
00:46:52les retraités
00:46:54vont être abattus
00:46:55pour le projet tel qu'il est
00:46:56mais comme je vous dis
00:46:56j'ai bon espoir
00:46:57qu'il soit modifié
00:46:58il y a aussi l'impôt
00:47:00sur le revenu
00:47:00donc contrairement
00:47:01à ce qui est dit
00:47:02le gel des barèmes
00:47:02c'est l'augmentation
00:47:03d'impôts pour tout le monde
00:47:04le gel des barèmes
00:47:06pas que pour les plus riches
00:47:07pour tout le monde
00:47:07donc ça nous
00:47:08nous n'y sommes pas favorables
00:47:09les franchises médicales
00:47:10tout ce qui touche
00:47:11aux personnes
00:47:12qui sont le plus en difficulté
00:47:14et qui ont le plus souffert
00:47:15de la crise
00:47:16doit être préservé
00:47:17par contre ceux qui en ont
00:47:18le plus bénéficié
00:47:19eux il ne faut pas les préserver
00:47:20il faut aller chercher l'argent
00:47:21là où il est
00:47:22on voit l'impasse politique
00:47:23en vous écoutant tous les deux
00:47:25c'est-à-dire que
00:47:25pour que le texte passe
00:47:26il faudrait que vous puissiez
00:47:27chacun de vos groupes
00:47:28politiques respectifs
00:47:29à l'Assemblée
00:47:29voter un texte
00:47:30que voilà
00:47:31on n'arrivera pas
00:47:32à vous mettre d'accord
00:47:33sur les mesures
00:47:34vous voyez lui
00:47:34il dénonce un texte
00:47:35avec une purge budgétaire
00:47:37et vous dénoncez
00:47:37un texte socialiste
00:47:38vous voyez l'impasse politique
00:47:40comment est-ce qu'on peut sortir
00:47:41de cette impasse aujourd'hui ?
00:47:42il y a une sortie de crise possible ?
00:47:44celui qui présente le budget
00:47:45c'est le ministre
00:47:47c'est le gouvernement
00:47:49qui présente le budget
00:47:50c'est au gouvernement
00:47:52d'aller
00:47:53s'il le souhaite
00:47:54se sortir
00:47:55des griffes
00:47:56de la gauche
00:47:57dans laquelle
00:47:57il s'est mis tout seul
00:47:59puisque j'entends mon collègue
00:48:01qui dit
00:48:01nous aurons d'autres demandes
00:48:02mais je n'ai jamais pensé
00:48:03qu'il en serait autrement
00:48:04c'est-à-dire que
00:48:05bien évidemment
00:48:06quand on a commencé
00:48:07à essayer de trouver des accords
00:48:09il est évident
00:48:10que le parti socialiste
00:48:11sera monté les enchères
00:48:12et qu'il sera insatiable
00:48:13nous sommes dans une difficulté
00:48:15c'est au ministre
00:48:16de le résoudre
00:48:17voilà
00:48:17et est-ce que si le texte
00:48:18ne convient à aucun
00:48:19de vos deux groupes
00:48:20c'est pas que c'est le bon texte ?
00:48:22alors non
00:48:22moi je ne crois pas du tout
00:48:23à cette espèce
00:48:24de juste milieu
00:48:25le bon texte
00:48:26c'est celui qui répond
00:48:27aux vrais problèmes de la France
00:48:28les vrais problèmes de la France
00:48:29on a des bords
00:48:30cette question des retraites
00:48:31qui est vraiment cruciale
00:48:32je rappelle que
00:48:32la semaine dernière
00:48:33les Danois sont passés
00:48:34à 70 ans
00:48:3570 ans
00:48:35les Danois c'est un pays socialiste
00:48:37d'ailleurs il y a des socialistes
00:48:38qui sont conscients
00:48:39des difficultés
00:48:39le système par répartition
00:48:41c'est un autre problème social
00:48:41le modèle par répartition
00:48:44chacun le sait
00:48:45est un modèle
00:48:45qui repose sur la démographie
00:48:47ceux qui travaillent
00:48:48payent pour ceux
00:48:48qui sont en retraite
00:48:49on a beaucoup de gens
00:48:50qui sont en retraite
00:48:50très peu qui travaillent
00:48:51donc il faut trouver
00:48:53des solutions
00:48:54revenir en arrière
00:48:55non seulement
00:48:55ça n'est pas une solution
00:48:56mais ça va de surcroît
00:48:58rendre très difficile
00:48:59tout retour en arrière
00:49:01sur une réforme
00:49:02je pense que comparaison
00:49:03n'est pas toujours raison
00:49:04parce qu'on compare
00:49:05avec l'Espagne
00:49:05qui est à 67 même
00:49:07mais comparaison n'est pas raison
00:49:08parce qu'il s'agit d'âge
00:49:09pour l'équivalent de la France
00:49:11à taux plein
00:49:12à quel âge
00:49:13et à quel âge
00:49:14actuellement en français
00:49:15quand on n'a pas
00:49:1667 ans
00:49:17c'est la même chose
00:49:18Madame Jornet
00:49:18hier en séance
00:49:19Claude Maluret
00:49:20qui est un sénateur à Horizon
00:49:21a dit
00:49:21nous allons purger
00:49:22le PLF et le PLFSS
00:49:24donc les deux textes budgétaires
00:49:25de tout ce qui va
00:49:26dans le mauvais sens
00:49:27nous allons rajouter
00:49:27ce qui va dans le bon sens
00:49:29donc ça signifie
00:49:30que si on laisse
00:49:31effectivement la main
00:49:31au Parlement
00:49:32il peut y avoir aussi
00:49:33comme ça un bras de fer
00:49:34entre les deux chambres
00:49:35du Parlement
00:49:35comment ça va se passer
00:49:36vous qui êtes présidente
00:49:37de commission ?
00:49:39Écoutez ça ne serait pas nouveau
00:49:40chaque chambre vote
00:49:40ce qu'elle a envie de voter
00:49:41ensuite on fait une commission
00:49:42mixte paritaire
00:49:42on s'entend ou on ne s'entend pas
00:49:44Et si elle n'est pas conclusive
00:49:45l'Assemblée nationale
00:49:45aurait le dernier mot ?
00:49:47Oui si l'Assemblée nationale
00:49:48arrive à trouver une solution
00:49:49effectivement
00:49:49Et alors Yann Chantraine
00:49:50une question pour vous
00:49:51est-ce que les socialistes
00:49:52pourraient demander à la fin
00:49:53un 49-3
00:49:54pour toiletter le texte budgétaire
00:49:56et y écrire bien
00:49:57la suspension
00:49:58de la réforme des retraites
00:49:58est-ce que vous imaginez
00:50:00cette potentialité ?
00:50:01Non ça c'est pas imaginable
00:50:02parce que ça fait partie
00:50:03justement de nos demandes
00:50:05et nous-mêmes d'ailleurs
00:50:05nous avions dit
00:50:06si nous étions au gouvernement
00:50:08nous n'utiliserons pas
00:50:10le 49-3 justement
00:50:11parce qu'il faut laisser
00:50:12le débat parlementaire
00:50:13cheminer
00:50:13avancer
00:50:14Mais si à la fin
00:50:14il faut toiletter le texte
00:50:15parce qu'il n'y a pas
00:50:16d'équilibre entre les dépenses
00:50:17et les recettes
00:50:18ou des problèmes
00:50:18avec des textes
00:50:20qui sont mal rédigés
00:50:21est-ce qu'il n'y a pas besoin
00:50:22d'un 49-3 à la fin ?
00:50:23Non
00:50:23il n'y aura pas de 49-3
00:50:25en tout cas nous
00:50:25s'il y a un 49-3
00:50:26ça sera censure
00:50:27donc il n'y a pas
00:50:28à activer le 49-3
00:50:29c'est un des engagements
00:50:30du Premier ministre
00:50:31ça veut dire qu'il reviendrait
00:50:32sur un de ses engagements
00:50:32Après il faut faire confiance
00:50:34quand même aux parlementaires
00:50:35on en parle
00:50:36comme si c'était
00:50:37des irresponsables
00:50:38et comme s'ils n'étaient pas capables
00:50:40on est quand même élus
00:50:40par le peuple
00:50:41sur des revendications concrètes
00:50:43Oui
00:50:43on a élu quand dernier
00:50:44ça avait fait l'objet
00:50:45Frankenstein
00:50:45de laisser la main
00:50:46aux députés
00:50:47en fonction des majorités
00:50:48en séance
00:50:48Déjà parce qu'il y avait
00:50:49une bonne partie
00:50:49qui n'y participait pas
00:50:50de bon renaissance
00:50:51donc à eux de participer
00:50:53et je pense qu'il y aura
00:50:54une participation pleine
00:50:55en entière
00:50:55de tous les groupes politiques
00:50:56parce que pour le coup
00:50:57le débat va réellement
00:50:59se dérouler
00:50:59le Parlement va être
00:51:02de la discussion budgétaire
00:51:03sans parasitage
00:51:04de la part du gouvernement
00:51:05même si c'est juste
00:51:06il garde en partie
00:51:07la main
00:51:08en termes d'initiatives
00:51:10ou autres
00:51:10bien évidemment
00:51:11et nous serons
00:51:12très vigilants
00:51:13sur les initiatives
00:51:14qu'il prendra
00:51:15Le mot de la fin
00:51:15Est-ce qu'il y aura
00:51:16d'autres lignes rouges
00:51:16de la part des LR
00:51:17à part les retraites
00:51:18par exemple
00:51:18sur les collectivités locales ?
00:51:20Évidemment
00:51:21c'est un sujet
00:51:21qui est important
00:51:22mais qui est un sujet
00:51:22qui n'est pas clivant ici
00:51:23nous arrivons souvent
00:51:25à nous entendre
00:51:26mais sur le budget
00:51:28nous aurons
00:51:29vraisemblablement
00:51:30beaucoup de lignes rouges
00:51:31pour avoir un budget
00:51:32qui je crois
00:51:33doit fixer
00:51:35les prélèvements obligatoires
00:51:36tels qu'ils sont aujourd'hui
00:51:37voire les baisser
00:51:37et baisser les dépenses
00:51:39de l'État
00:51:39et surtout ne pas revenir
00:51:41sur une réforme des retraites
00:51:42qui a été si dure à obtenir
00:51:43et qui est si nécessaire
00:51:44On l'entend
00:51:44C'est un marathon budgétaire
00:51:46particulièrement difficile
00:51:48qui s'ouvre ces jours-ci
00:51:49au Parlement
00:51:50On va suivre ça
00:51:50bien entendu
00:51:51très précisément
00:51:52sur les chaînes parlementaires
00:51:53et sur Public Sénat
00:51:54Merci à tous les deux
00:51:55d'avoir accepté
00:51:55de débattre sur cette antenne
00:51:57Avant d'avoir un second débat
00:51:58dans cette émission
00:51:59retour sur l'audition
00:52:01des ministres de l'économie
00:52:02et du budget
00:52:02Roland Lescure
00:52:03et Émilie de Montchalin
00:52:04C'était hier matin
00:52:05en commission des finances
00:52:06du Sénat
00:52:07On regarde
00:52:07La période que nous traversons
00:52:09a beaucoup, beaucoup
00:52:10usé les mots
00:52:11jusqu'à parfois
00:52:12les vider de leur sens
00:52:13Sachez que je pèse
00:52:15chacun des miens
00:52:15et que je prononce
00:52:17devant vous
00:52:17des mots qui m'engagent
00:52:20L'instabilité
00:52:21de notre situation politique
00:52:22rend plus pressante encore
00:52:23notre responsabilité
00:52:25aujourd'hui
00:52:26Celle d'assurer
00:52:27stabilité
00:52:28visibilité
00:52:30et confiance
00:52:31aux Français
00:52:31aux ménages
00:52:32aux entreprises
00:52:33aux investisseurs
00:52:34Vous y avez vous aussi
00:52:35fait référence
00:52:36Monsieur le Président
00:52:37Cela suppose
00:52:38c'est un bon début
00:52:39de doter la France
00:52:41d'un budget pour 2026
00:52:42Cette exigence
00:52:44de responsabilité
00:52:45elle est collective
00:52:45Chacun
00:52:46de là où il est
00:52:48doit tenir sa part
00:52:49Notre premier devoir
00:52:51était de déposer
00:52:52devant vous
00:52:53ce projet de budget
00:52:54dans le respect
00:52:55des délais
00:52:56prévus par la Constitution
00:52:58Nous sommes aujourd'hui
00:53:00dans les temps
00:53:00pour permettre
00:53:01que les 70 jours
00:53:02de débat parlementaire
00:53:03aillent jusqu'à leur terme
00:53:04Ce projet de budget
00:53:06c'est un travail
00:53:07c'est le fruit
00:53:08pardon
00:53:08d'un travail
00:53:09de longue haleine
00:53:09Chère Amélie
00:53:11je voudrais te remercier
00:53:12pour le travail
00:53:13exceptionnel
00:53:14que tu as accompli
00:53:15depuis que tu as été nommé
00:53:16le 23 décembre dernier
00:53:17et je souhaite aussi
00:53:19saluer le travail
00:53:20exemplaire
00:53:21des agents
00:53:22de nos ministères
00:53:23Certains sont présents
00:53:24dans la salle aujourd'hui
00:53:25d'autres nous écoutent
00:53:26Ils ont œuvré
00:53:27sans relâche
00:53:28à la préparation du texte
00:53:30que nous vous présentons
00:53:31aujourd'hui
00:53:31malgré les soubresauts
00:53:33du calendrier politique
00:53:34de ces derniers mois
00:53:35Ce budget
00:53:37il propose
00:53:37un point d'équilibre
00:53:38possible
00:53:39sans exclure
00:53:40que d'autres
00:53:40soient envisageables
00:53:41Il constitue
00:53:42un point de départ
00:53:43et certainement pas
00:53:45le point d'arrivée
00:53:46vous nous l'avez rappelé
00:53:47monsieur le Président
00:53:47S'ouvre donc
00:53:49le chapitre
00:53:50des discussions parlementaires
00:53:51le Premier ministre l'a dit
00:53:52nous serons
00:53:53à l'écoute
00:53:54de vos propositions
00:53:55Le Premier ministre
00:53:57s'est engagé
00:53:57à ne pas recourir
00:53:58à l'article 49
00:53:59alinéa 3
00:54:00pendant les débats
00:54:01Nous sommes donc
00:54:02tous garants
00:54:03de l'aboutissement
00:54:04d'un compromis
00:54:05si nous voulons doter
00:54:06la France
00:54:06d'un budget
00:54:07pour 2026
00:54:08Mais concession
00:54:10ne veut pas dire
00:54:11des raisons
00:54:12Justice fiscale
00:54:14ne veut pas dire
00:54:15surenchère fiscale
00:54:16Je tiens
00:54:17à être clair
00:54:18le compromis politique
00:54:19que nous atteindrons
00:54:20ne fera pas
00:54:21de lui-même
00:54:22disparaître
00:54:23notre dette
00:54:24Donc laissez-moi
00:54:25vous prévenir
00:54:26je serai intraitable
00:54:27sur notre trajectoire
00:54:28budgétaire
00:54:29Nous conserverons
00:54:31l'objectif
00:54:32d'un déficit inférieur
00:54:33à 3%
00:54:34du produit intérieur brut
00:54:35en 2029
00:54:36Non pas
00:54:38pour faire plaisir
00:54:39à Bruxelles
00:54:40J'étais jeudi
00:54:41et vendredi
00:54:41en l'occurrence
00:54:42à Luxembourg
00:54:43avec mes collègues
00:54:44européens
00:54:45Ils sont préoccupés
00:54:47par la situation française
00:54:48mais ils soutiennent
00:54:50nos efforts
00:54:50de redressement
00:54:51et je pense
00:54:52qu'ils nous font
00:54:52confiance
00:54:53Ce n'est pas non plus
00:54:55pour faire plaisir
00:54:56au marché financier
00:54:57même si c'est important
00:54:58pour notre souveraineté
00:54:59mais parce que 3%
00:55:01en 2029
00:55:02en fait
00:55:03en dessous
00:55:04de 3%
00:55:04en 2029
00:55:05c'est le niveau
00:55:06qui permet
00:55:07de stabiliser
00:55:07notre dette
00:55:08d'arrêter
00:55:09sa hausse inexorable
00:55:11je répète
00:55:12stabiliser
00:55:13alors que notre objectif
00:55:14à toutes et à tous
00:55:15ça doit être
00:55:16ça décru
00:55:17Voilà donc
00:55:19la vision
00:55:19que je défendrais
00:55:20sans relâche
00:55:21adopter un budget
00:55:22qui mette un coup d'arrêt
00:55:23à la hausse de la dette
00:55:24et rétablisse
00:55:25nos comptes publics
00:55:26en préservant la croissance
00:55:28en préservant l'emploi
00:55:29et en préservant
00:55:31la transition écologique
00:55:32qui est un impératif
00:55:33absolu
00:55:34avec un effort
00:55:36équitablement réparti
00:55:38il en va de la pérennité
00:55:40de nos services publics
00:55:41comme de celle
00:55:43de notre modèle social
00:55:44il en va de la préservation
00:55:46de notre souveraineté
00:55:46de la signature
00:55:47de la France
00:55:48la crédibilité
00:55:49de nos engagements
00:55:49envers nos partenaires
00:55:51européens
00:55:51et internationaux
00:55:53il en va
00:55:54de notre responsabilité
00:55:56face aux générations futures
00:55:58je connais bien le Sénat
00:55:59ça fait 8 ans
00:56:00que nous travaillons
00:56:01avec vous
00:56:01dans mes diverses fonctions
00:56:02je sais que cette notion
00:56:04de responsabilité
00:56:05elle est inhérente
00:56:06à la manière
00:56:07dont vous travaillez
00:56:08donc je sais que ce travail
00:56:09il sera fait
00:56:10avec vous
00:56:11Pierre Moscovici
00:56:13vous l'avez dit
00:56:13monsieur le président
00:56:14premier président
00:56:14de la cour des comptes
00:56:15président du Haut Conseil
00:56:16des finances publiques
00:56:17vous a dit
00:56:18que ce budget
00:56:20relève un peu
00:56:20d'une construction parfaite
00:56:21d'un plan d'architecte
00:56:23c'est vous
00:56:23c'est vous
00:56:24qui en serez
00:56:25les bâtisseurs
00:56:26et afin de partager
00:56:28cette responsabilité commune
00:56:30et afin que nous soyons
00:56:31au même niveau
00:56:32d'information
00:56:33Amélie de Montchalin
00:56:34et moi-même
00:56:35vous transmettrons
00:56:36régulièrement
00:56:36des informations
00:56:37sur l'impact
00:56:38des dispositions
00:56:39qui ont été votées
00:56:41en commission
00:56:41comme en séance
00:56:42en dépenses
00:56:44en recettes
00:56:45et en déficit
00:56:46ces chiffres
00:56:47seront évidemment
00:56:48des estimations
00:56:49certains amendements
00:56:50ne pourront pas
00:56:50être chiffrés
00:56:51en temps réel
00:56:51mais ça permettra
00:56:53je pense
00:56:53d'éclairer
00:56:54vos débats
00:56:55ces chiffres
00:56:56devront être
00:56:57la boussole
00:56:58de notre responsabilité
00:57:00collective
00:57:00dans les semaines à venir
00:57:01le fil d'Ariane
00:57:03des compromis
00:57:04qui émergeront
00:57:05en 2025
00:57:07nous tous
00:57:08je l'étais à l'époque
00:57:09parlementaire
00:57:10avons été au rendez-vous
00:57:12en adoptant
00:57:13un budget
00:57:14nous avions voté
00:57:15une cible de déficit
00:57:17à 5,4%
00:57:18du PIB
00:57:18à ce stade
00:57:19de l'année
00:57:20cet objectif
00:57:20est à portée de main
00:57:21et notre responsabilité
00:57:23c'est de nous assurer
00:57:24que ce chiffre
00:57:25soit tenu
00:57:25et je dois saluer
00:57:27les collectivités
00:57:28territoriales
00:57:29qui ont contribué
00:57:30à cet effort
00:57:30c'est important
00:57:33elles ont fait
00:57:35les efforts
00:57:35et vous les connaissez
00:57:36bien
00:57:37et je vous demande
00:57:39de les remercier
00:57:39de notre part
00:57:40les efforts
00:57:41ont été significatifs
00:57:42ça veut pas dire
00:57:43qu'il va falloir
00:57:44s'arrêter là
00:57:45mais je pense
00:57:46que toutes
00:57:47les administrations publiques
00:57:49ont des efforts
00:57:50à faire
00:57:51et elles ont été
00:57:52rendez-vous
00:57:52en 2025
00:57:53je voudrais saluer
00:57:55ici l'action
00:57:56de mon prédécesseur
00:57:57Eric Lombard
00:57:58qui avec Améline
00:57:59Montchalin
00:58:00a permis
00:58:00de faire voter le budget
00:58:01et d'avoir
00:58:02un pilotage renforcé
00:58:04de nos finances publiques
00:58:05nous poursuivrons
00:58:06cet effort
00:58:07de maîtrise
00:58:07de l'exécution
00:58:08du budget
00:58:08et de transparence
00:58:10renforcée
00:58:10auprès des représentants
00:58:12de la nation
00:58:12fait important
00:58:15la croissance
00:58:16à résister
00:58:16avec un acquis
00:58:17de croissance
00:58:18vous savez ce que c'est
00:58:19à l'issue du deuxième trimestre
00:58:21de 0,6%
00:58:22combiné à des prévisions
00:58:24de croissance
00:58:25de la Banque de France
00:58:25et de l'INSEE
00:58:26de 0,3%
00:58:27au troisième trimestre
00:58:29ça veut dire
00:58:30que la prévision
00:58:31de croissance
00:58:31de 0,7%
00:58:33pour 2025
00:58:34je vous la confirme
00:58:36elle est conforme
00:58:37à la prévision
00:58:38du gouvernement
00:58:38actualisée au printemps
00:58:39à titre de comparaison
00:58:41la croissance
00:58:42allemande
00:58:42sera sans doute
00:58:43de 0,2%
00:58:45notre taux de chômage
00:58:47reste stable
00:58:47à 7,5%
00:58:49proche de son plus bas niveau
00:58:50depuis 40 ans
00:58:52la crise inflationniste
00:58:53est définitivement
00:58:54derrière nous
00:58:55l'inflation devrait
00:58:56s'établir
00:58:56à 1,1%
00:58:58contre 2%
00:58:59en 2024
00:59:00cela a permis
00:59:01que cette année
00:59:02encore
00:59:02le pouvoir d'achat
00:59:03des français
00:59:03progresse de 0,8%
00:59:05à près de 2,6%
00:59:07en 2024
00:59:08mais malgré
00:59:10ces améliorations
00:59:10notables
00:59:11en 2025
00:59:12nous ne sommes pas
00:59:13tirés d'affaires
00:59:14loin s'en faut
00:59:15le contexte international
00:59:17vous le savez
00:59:18est très incertain
00:59:19et constitue
00:59:20un aléa
00:59:21important
00:59:21pour l'année prochaine
00:59:22nous entrevoyons
00:59:24certes
00:59:24une lueur d'espoir
00:59:25au Proche-Orient
00:59:26depuis deux jours
00:59:28mais la guerre
00:59:29persiste
00:59:30aux portes de l'Europe
00:59:32et le climat
00:59:33d'incertitude
00:59:34internationale
00:59:34affectent notre économie
00:59:36sans compter
00:59:37les secousses
00:59:38des droits de douane
00:59:38imposés par les Etats-Unis
00:59:40et les pressions
00:59:41agressives
00:59:42exercées par la Chine
00:59:43vous l'avez dit aussi
00:59:45monsieur le Président
00:59:45cela engendre
00:59:46des comportements
00:59:47plus attentistes
00:59:47de la part des ménages
00:59:49des entreprises
00:59:50dont l'investissement
00:59:51a fléchi
00:59:52cette année
00:59:52pour autant
00:59:54les fondamentaux
00:59:55de notre économie
00:59:56sont sains
00:59:57pour l'année
00:59:582026
00:59:58je vous annonce
00:59:59que nous prévoyons
01:00:00une croissance
01:00:00de 1%
01:00:01soit une légère
01:00:03accélération
01:00:03tirée
01:00:04là vous l'avez dit
01:00:05aussi monsieur le Président
01:00:05par la demande domestique
01:00:06grâce à une inflation
01:00:08maîtrisée
01:00:091,3%
01:00:10nettement inférieure
01:00:12à la moyenne européenne
01:00:13nous tablons
01:00:13sur un redressement
01:00:14de la consommation
01:00:15des ménages
01:00:16en 2026
01:00:16je vous rappelle
01:00:17que le taux d'épargne
01:00:19il atteint
01:00:1918%
01:00:20en 2025
01:00:21soit 4 points
01:00:22de plus
01:00:23qu'avant la crise
01:00:24de la Covid
01:00:25c'est un élément
01:00:26très important
01:00:27de notre prévision
01:00:27parce que derrière
01:00:29ce taux d'épargne
01:00:29il y a de l'inquiétude
01:00:31et derrière la baisse
01:00:32du taux d'épargne
01:00:33modeste que nous prévoyons
01:00:34il y a un rétablissement
01:00:35de la confiance
01:00:36et vous le savez
01:00:37les incertitudes politiques
01:00:39génèrent de l'inquiétude économique
01:00:41et notre capacité
01:00:43à faire voter
01:00:44un budget
01:00:45en temps et en heure
01:00:46sera un gage très fort
01:00:48pour les marchés
01:00:49pour nos partenaires européens
01:00:50mais avant tout
01:00:51pour nos concitoyens
01:00:53gardons en tête
01:00:56à tout moment
01:00:56de nos débats
01:00:57la réalité
01:00:58des faits
01:00:59le point faible
01:01:00de notre pays
01:01:01ce n'est pas
01:01:02notre économie
01:01:02ce sont nos finances publiques
01:01:04plus précisément
01:01:05nous avons
01:01:06un problème
01:01:07de dépenses
01:01:08quelques rappels factuels
01:01:09pour nous situer
01:01:10notre déficit public
01:01:12est le plus élevé
01:01:12de la zone euro
01:01:13en 2024
01:01:14le troisième
01:01:15le plus élevé
01:01:15de l'Union Européenne
01:01:16après la Roumanie
01:01:17et la Pologne
01:01:17et nous serons
01:01:18les derniers
01:01:19de la zone euro
01:01:19avec la Belgique
01:01:20a passé en dessous
01:01:22de 3% en 2029
01:01:23notre dette
01:01:24à la fin du premier trimestre
01:01:26s'élevait à 114%
01:01:27de PIB
01:01:28la troisième
01:01:29la plus élevée
01:01:29derrière la Grèce
01:01:30et l'Italie
01:01:31au cours des deux
01:01:33dernières années
01:01:33nous avons été dégradés
01:01:35par les principales
01:01:36agences de notation
01:01:36le 12 septembre
01:01:38Fitch a retiré
01:01:40la France
01:01:40de la catégorie
01:01:41des investisseurs
01:01:42de très haute qualité
01:01:43pour les investisseurs
01:01:44internationaux
01:01:45mesdames
01:01:45messieurs
01:01:46les sénateurs
01:01:47nous avons changé
01:01:48de division
01:01:49le coût
01:01:51de notre dette
01:01:52a augmenté
01:01:53significativement
01:01:54le taux
01:01:55de nos obligations
01:01:56à 10 ans
01:01:56dépasse de plus
01:01:57de 80 points
01:01:58de pourcentage
01:01:59celui de l'Allemagne
01:02:00nous nous endettons
01:02:02nettement plus cher
01:02:03que nos voisins
01:02:03même si depuis hier
01:02:05ça va un peu mieux
01:02:06notons-le également
01:02:07les marchés financiers
01:02:09ont eux aussi
01:02:10vu que la stabilité
01:02:11politique
01:02:12en tout cas son espoir
01:02:13était un gage
01:02:14de stabilité
01:02:15tout court
01:02:15la charge de la dette
01:02:17de l'ensemble
01:02:18de nos administrations
01:02:19publiques
01:02:19c'était 60 milliards
01:02:20l'année dernière
01:02:2265 milliards
01:02:24cette année
01:02:24l'année prochaine
01:02:26on sera pas loin
01:02:27de 74 milliards
01:02:29d'euros
01:02:29mesdames messieurs
01:02:31les sénateurs
01:02:32ces indicateurs
01:02:33ils sont inquiétants
01:02:33ils ne sont pas
01:02:34irrémédiables
01:02:35ils nous invitent
01:02:37à une action
01:02:38résolue
01:02:38et immédiate
01:02:39d'autres avant
01:02:40d'autres avant nous
01:02:42pardon
01:02:42l'ont fait
01:02:43le Canada
01:02:44la Suède
01:02:44dans les années 90
01:02:45plus récemment
01:02:46la Grèce
01:02:46le Portugal
01:02:47l'Espagne
01:02:47et l'Italie
01:02:48je pense que nous sommes
01:02:49dans un moment
01:02:49dont nous sentons tous
01:02:51que politiquement
01:02:51il est nouveau
01:02:53il est nouveau
01:02:54puisque je crois
01:02:55qu'il est temps
01:02:55d'assumer le fait
01:02:56que nous n'avons pas
01:02:57de majorité absolue
01:02:58et que c'est bien
01:03:00au Parlement
01:03:00d'avoir toutes ces prérogatives
01:03:02dans un moment
01:03:02où le monde
01:03:04d'une certaine manière
01:03:04a changé
01:03:05pour assurer la stabilité
01:03:08et la prospérité
01:03:08du pays
01:03:09vous le savez
01:03:10je suis souvent venu
01:03:11vous le dire
01:03:11ces derniers mois
01:03:12il nous faut
01:03:13trouver un chemin
01:03:14d'efficacité
01:03:16et surtout
01:03:17un chemin
01:03:17d'humidité
01:03:18les français
01:03:19ne veulent pas
01:03:20monsieur le sénateur
01:03:24je commence mon propos
01:03:25depuis 20 secondes
01:03:26donc je souhaite
01:03:27pouvoir le poursuivre
01:03:29avec les principes
01:03:30et les valeurs
01:03:30qui sont les miennes
01:03:31de beaucoup d'humidité
01:03:33puisque nous avons
01:03:35la responsabilité
01:03:35de trouver des solutions
01:03:36de trouver des compromis
01:03:37et surtout
01:03:38de trouver un budget
01:03:39qui soit celui
01:03:40de la nation
01:03:40avant le 31 décembre
01:03:41vous allez avoir
01:03:43comme vous l'avez eu
01:03:44en 2025
01:03:45en février
01:03:46beaucoup de pouvoir
01:03:48celui de nous aider
01:03:50pas nous gouvernement
01:03:51mais nous aider
01:03:52nous pays
01:03:52à bâtir ce compromis
01:03:54nous l'avons fait une fois
01:03:56et je pense
01:03:57que nous pouvons le refaire
01:03:58vous me connaissez
01:03:59depuis quelques mois
01:04:00la méthode
01:04:01qui était la mienne
01:04:02c'était de vous dire
01:04:03toute la vérité
01:04:04et surtout
01:04:05d'être la plus transparente
01:04:06possible avec vous
01:04:07cette transparence
01:04:09a permis de bâtir
01:04:09le compromis
01:04:10du mois de février
01:04:11et depuis
01:04:12par les comités d'alerte
01:04:14par les auditions
01:04:15et je tiens à remercier
01:04:15monsieur le président
01:04:16monsieur le rapporteur général
01:04:17les nombreux moments
01:04:18d'échange
01:04:19que nous avons pu avoir
01:04:19nous avons un résultat
01:04:22et là aussi
01:04:22avec beaucoup d'humilité
01:04:23je ne présente
01:04:24que le résultat
01:04:24qui me semble être celui
01:04:25que nous avons bâti ensemble
01:04:27c'est celui
01:04:28d'avoir réussi
01:04:29à tenir
01:04:29notre cible
01:04:30déficit en 2025
01:04:31nous sommes
01:04:33Pierre Moscovici
01:04:34vous l'a dit
01:04:35de manière assez solide
01:04:36crédible et réaliste
01:04:37à ce stade
01:04:38et avec beaucoup d'humilité
01:04:39il peut encore se passer
01:04:40beaucoup de choses
01:04:41ici à fin d'année
01:04:41à 5,4% de déficit
01:04:44c'est pas un miracle
01:04:45c'est pas de la magie
01:04:46c'est de la méthode
01:04:47un compromis
01:04:48et ensuite
01:04:49tous les mois
01:04:50avec Éric Lombard
01:04:51un suivi des recettes
01:04:52des dépenses
01:04:53vous en rendre compte
01:04:55tenir informé
01:04:56le Parlement
01:04:57des décisions
01:04:58des ajustements
01:05:00et enfin
01:05:01arriver là où nous
01:05:02voulions être
01:05:03et je pense que c'est
01:05:03un point absolument
01:05:05essentiel
01:05:05de confiance
01:05:06entre nous
01:05:07pour bâtir
01:05:08le compromis suivant
01:05:09ce budget
01:05:11est un projet
01:05:13ça tombe bien
01:05:13sur tous les documents
01:05:14il y a écrit
01:05:14projet de loi de finances
01:05:15c'est donc pas
01:05:17le point d'arrivée
01:05:18c'est un projet
01:05:19qui nous semble
01:05:20être une base
01:05:22pour garder
01:05:23notre souveraineté
01:05:24garder notre souveraineté
01:05:25en réduisant
01:05:26une nouvelle fois
01:05:27notre déficit
01:05:28en ayant bien conscience
01:05:29que ce n'est qu'une nouvelle étape
01:05:31avant beaucoup d'autres
01:05:32pour nous amener
01:05:34à stabiliser
01:05:34puis un jour
01:05:35baisser
01:05:36je le crois
01:05:36notre dette
01:05:37par rapport à notre PIB
01:05:38c'est aussi un double engagement
01:05:40celui de concilier
01:05:42les priorités stratégiques
01:05:43du pays
01:05:43j'y reviendrai
01:05:44et celle du quotidien
01:05:46des français
01:05:46il y a dans ce budget
01:05:48des choix forts
01:05:49d'abord c'est d'acter
01:05:50qu'il nous faut
01:05:50réinvestir dans notre défense
01:05:526,7 milliards de plus
01:05:55pour nos armées
01:05:55600 millions de plus
01:05:57pour le ministère de l'Intérieur
01:05:58200 millions de plus
01:05:59pour le ministère de la Justice
01:06:00sur des priorités
01:06:02que vous connaissez
01:06:03la criminalité organisée
01:06:04la lutte contre le narcotrafic
01:06:05et l'insécurité
01:06:07nous assumons aussi
01:06:08de poursuivre
01:06:09nos investissements
01:06:09pour l'éducation nationale
01:06:11en recrutant
01:06:12au niveau de la licence
01:06:13et non pas du master
01:06:14les jeunes
01:06:14pour pouvoir mieux les former
01:06:16nous assumons
01:06:17d'investir dans
01:06:17la recherche
01:06:18ce ne sont pas
01:06:20des hausses
01:06:21énormes
01:06:21mais c'est un choix politique
01:06:23de poursuivre
01:06:24ce soutien
01:06:25nous assumons
01:06:26de continuer
01:06:27notre soutien
01:06:27à la transition
01:06:28écologique et énergétique
01:06:29et celui aussi
01:06:31de regarder en face
01:06:32le coût du vieillissement
01:06:33qui va nous amener
01:06:34à augmenter
01:06:35nos dépenses de santé
01:06:36de 5 milliards d'euros
01:06:37santé et autonomie
01:06:38l'année prochaine
01:06:39et j'y reviendrai
01:06:40aussi sur nos dépenses
01:06:41de retraite
01:06:42mais pour faire ces choix
01:06:44et bien il nous faut
01:06:45retrouver des marges
01:06:46de manœuvre
01:06:47des marges de financement
01:06:48et donc nous assumons
01:06:49là aussi
01:06:50de réallouer
01:06:51de retrouver
01:06:52des marges de manœuvre
01:06:53dans notre dépense publique
01:06:54pas avec un rabot
01:06:55généralisé
01:06:56ce budget
01:06:57assume effectivement
01:06:58des choix
01:06:59nous n'avons pas mis
01:07:00moins x% sur tout
01:07:01chacun se débrouille
01:07:02ce n'est pas ce que nous faisons
01:07:04d'abord nous différencions
01:07:05dans chaque ministère
01:07:06vous le verrez
01:07:06chaque ministre
01:07:07pourra vous présenter
01:07:08où est-ce qu'il y a
01:07:09des moyens en plus
01:07:09et où est-ce qu'il y a
01:07:10des moyens en moins
01:07:11pas pour faire des plus
01:07:13et des moins
01:07:13arithmétiques
01:07:14ou boutiqués
01:07:14mais parce que
01:07:15nous avons voulu remettre
01:07:16les politiques publiques
01:07:17au centre des arbitrages
01:07:19il y a des choses
01:07:20parfois difficiles
01:07:21mais ce sont des choix
01:07:22et cela amène
01:07:24à une baisse
01:07:25des crédits
01:07:26des ministères
01:07:28hors défense
01:07:29c'est-à-dire aussi
01:07:31une baisse
01:07:31des dépenses
01:07:32de fonctionnement
01:07:33en valeur
01:07:33hors ministère régalien
01:07:34c'est aussi une baisse
01:07:36de choses
01:07:36qui peuvent avoir
01:07:37l'air symboliques
01:07:37mais qui ne le sont pas
01:07:3820% de moins
01:07:39sur les dépenses
01:07:40de communication
01:07:40ou encore évidemment
01:07:42une baisse des crédits
01:07:43grâce à la lutte
01:07:44contre la fraude
01:07:45je pense en particulier
01:07:45aux personnes de formation
01:07:46sur la sécurité sociale
01:07:49le choix
01:07:50est d'arriver
01:07:50à stabiliser
01:07:51notre dépense
01:07:52de santé
01:07:52dans le PIB
01:07:53je le dis
01:07:54nous avons gagné
01:07:55presque un point
01:07:55de PIB
01:07:56de dépense de santé
01:07:57depuis le moment
01:07:58du Covid
01:07:59cette année encore
01:08:01la dépense de santé
01:08:02dans le PIB
01:08:02augmente
01:08:03elle augmente
01:08:04parce que
01:08:05les médicaments
01:08:06ont une dynamique
01:08:07très dynamique
01:08:07très forte
01:08:09elle augmente
01:08:09parce que
01:08:10nous avons aussi
01:08:11sur les arrêts maladie
01:08:12les indemnités journalières
01:08:13près de 6%
01:08:14de croissance
01:08:15sur un an
01:08:16à nouveau
01:08:16c'est-à-dire
01:08:17plus de 25%
01:08:18de croissance
01:08:19en quelques années
01:08:19et nous avons
01:08:20évidemment encore
01:08:22à travailler
01:08:22sur ce projet
01:08:25de loi
01:08:25de la sécurité sociale
01:08:26mais là aussi
01:08:27nous cherchons
01:08:28à maîtriser
01:08:28nos dépenses
01:08:29et puis sur les retraites
01:08:30et les prestations
01:08:31il faut dire
01:08:32que nous avons
01:08:33effectivement fait
01:08:34le choix
01:08:34de ne pas revaloriser
01:08:36de l'inflation
01:08:36qui sera
01:08:37serait de 1,3%
01:08:39l'année prochaine
01:08:39mais sur les seules retraites
01:08:41la seule démographie
01:08:43amènera
01:08:44à ce que nous mettions
01:08:456 milliards de plus
01:08:46d'argent public collectif
01:08:48dans nos retraites
01:08:49puisque nous avons
01:08:50à peu près
01:08:51330 000 retraités
01:08:52en plus
01:08:53entre ceux
01:08:54qui arrivent
01:08:55à la retraite
01:08:55et ceux
01:08:56malheureusement
01:08:56qui décèdent
01:08:59c'est 330 000 retraités
01:09:00par la pension moyenne
01:09:03fois 12 mois
01:09:03ça coûte 6 milliards d'euros
01:09:05et là aussi
01:09:05il nous faut je crois
01:09:06assumer
01:09:07ce que sont
01:09:07nos obligations
01:09:08vis-à-vis des générations
01:09:09qui arrivent
01:09:10à la retraite
01:09:11mais assumer aussi
01:09:12et le dire franchement
01:09:13quels sont les coûts
01:09:14de ce virage démographique
01:09:15coûteux
01:09:16qui est devant nous
01:09:16pour les collectivités
01:09:18si l'état
01:09:20s'impose
01:09:20un zéro valeur
01:09:21hors défense
01:09:22nous avons
01:09:23dans ce projet
01:09:24proposé
01:09:25que les dépenses
01:09:27de fonctionnement
01:09:27augmentent
01:09:28de 2,4 milliards
01:09:29que les recettes
01:09:30totales
01:09:31des collectivités
01:09:31augmentent
01:09:32de 4,2 milliards
01:09:33et que la différence
01:09:34entre les deux
01:09:35c'est à peu près
01:09:352 milliards
01:09:36soit consacrée
01:09:36aux investissements
01:09:37ou à l'épargne
01:09:38c'est donc un budget
01:09:39où les contributions
01:09:40des collectivités
01:09:41sont effectives
01:09:42effectivement
01:09:43la croissance
01:09:44des dépenses
01:09:45de fonctionnement
01:09:45sera limitée
01:09:46à l'inflation
01:09:47mais c'est une croissance
01:09:49c'est une croissance
01:09:50moindre par rapport
01:09:51aux années précédentes
01:09:52mais c'est une croissance
01:09:53on ne peut pas dire
01:09:54qu'il y ait de saignées
01:09:55que j'entends
01:09:55parfois
01:09:56dans les derniers jours
01:09:57une saignée
01:09:58voudrait dire
01:09:58que nous serions
01:09:59en baisse nette
01:10:01je le redis
01:10:01hausse de 2,4 milliards
01:10:03des dépenses
01:10:03de fonctionnement
01:10:04hausse de 4,2 milliards
01:10:05des recettes totales
01:10:06des collectivités
01:10:07et nous faisons
01:10:08un effort
01:10:08de simplification
01:10:09des normes
01:10:10vous m'avez souvent
01:10:11interrogé
01:10:11sur le décret tertiaire
01:10:12souvent interrogé
01:10:14sur des normes
01:10:14qui créent
01:10:15des dépenses contraintes
01:10:16nous avons
01:10:17pour à peu près
01:10:18une valorisation
01:10:18d'1,6 milliards
01:10:20un certain nombre
01:10:21de normes
01:10:21que nous voulons revoir
01:10:22pas pour faire partir
01:10:24à volo les objectifs
01:10:25mais pour que nous simplifions
01:10:26la manière
01:10:27par exemple
01:10:27de rénover
01:10:28les bâtiments publics
01:10:29ou de rénover
01:10:29les écoles
01:10:29aujourd'hui
01:10:30les surcoûts
01:10:32liés à l'excès
01:10:33de normes
01:10:34découragent d'ailleurs
01:10:34les maires
01:10:35de s'engager
01:10:35dans ces grands projets
01:10:36nécessaires
01:10:36et puis enfin
01:10:38il y a la fiscalité
01:10:39nous aurons
01:10:40ensemble
01:10:41de très nombreux débats
01:10:42et je les aurai
01:10:43avec vous
01:10:43évidemment
01:10:44dans la plus grande
01:10:44transparence possible
01:10:45ce que nous cherchons
01:10:47c'est au fond
01:10:47de proposer
01:10:48une fiscalité adaptée
01:10:49et il y a 4 sujets
01:10:50sur lesquels je crois
01:10:51que nous pourrons
01:10:52nous retrouver
01:10:52un
01:10:53de mettre fin
01:10:54à une forme
01:10:56de dérive
01:10:57qui est liée
01:10:58au maniement
01:10:59par certains
01:10:59contribuables
01:11:00de ce que sont
01:11:01les holdings
01:11:02en un mot
01:11:03le détournement
01:11:04d'une fiscalité
01:11:05qui a été pensée
01:11:06pour le monde
01:11:07de l'entreprise
01:11:07pour se constituer
01:11:09un patrimoine
01:11:09personnel
01:11:10si on veut
01:11:11se constituer
01:11:12un patrimoine
01:11:12personnel
01:11:13il y a une fiscalité
01:11:13qui est connue
01:11:14le PEA
01:11:15l'assurance vie
01:11:15le PFU
01:11:16et donc
01:11:17nous avons
01:11:18une proposition
01:11:19d'une taxe
01:11:20au fond
01:11:21sur les actifs
01:11:21qui sont dans
01:11:22les holdings
01:11:22et qui ne sont pas
01:11:23investis
01:11:23dans les PME européennes
01:11:25qui ne sont pas
01:11:26investis
01:11:26dans des entreprises
01:11:27qui ne sont pas
01:11:28investis
01:11:28au service
01:11:29de l'innovation
01:11:30deuxième proposition
01:11:32qui je pense
01:11:32peut nous rassembler
01:11:33c'est la taxe
01:11:33sur les petits colis
01:11:34on a longuement parlé
01:11:36il n'est pas acceptable
01:11:38que tous les commerces
01:11:39de tous nos centres-villes
01:11:40de toute la France
01:11:40des villes moyennes
01:11:41ou des centres-villes
01:11:42de métropole
01:11:43se retrouvent aujourd'hui
01:11:45confrontés
01:11:45à une concurrence
01:11:46très déloyale
01:11:47de l'inondation
01:11:49de ces biens
01:11:50produits
01:11:50dans des circonstances
01:11:51sociales
01:11:51environnementales
01:11:52très dégradées
01:11:53et par ailleurs
01:11:54qui à 80%
01:11:56sont des produits
01:11:57non conformes
01:11:58non conformes
01:11:59pour leur sécurité
01:11:59non conformes
01:12:00pour leur qualité
01:12:01non conformes
01:12:01pour leur prix
01:12:02et des contrefaçons
01:12:03sur les niches
01:12:04fiscales et sociales
01:12:05sujet là aussi
01:12:06où nous aurons des débats
01:12:07ce que nous proposons
01:12:09ce n'est que le strict reflet
01:12:11parfois de 20 ans
01:12:13de rapports
01:12:14parlementaires
01:12:15de la Cour des comptes
01:12:16du Conseil des prélèvements
01:12:17obligatoires
01:12:18sur des niches
01:12:19fiscales et sociales
01:12:20qui sont considérées
01:12:21comme obsolètes
01:12:21ou mal ciblées
01:12:22nous aurons les débats
01:12:23et enfin
01:12:24nous luttons
01:12:25contre la fraude
01:12:26activement
01:12:27et notamment
01:12:28la fraude sociale
01:12:28en musclant
01:12:30notre arsenal juridique
01:12:32pour rejoindre
01:12:33les besoins
01:12:35et la réalité
01:12:36aujourd'hui
01:12:36de la fraude
01:12:36en conclusion
01:12:37ce budget propose
01:12:39un déficit
01:12:41à 4,7%
01:12:42ce budget propose
01:12:43une forme
01:12:44de choix
01:12:46pour réconcilier
01:12:47nos besoins
01:12:48et nos moyens
01:12:49nos nécessités
01:12:51et nos décisions
01:12:52réconcilier aussi
01:12:54les contraintes
01:12:55d'aujourd'hui
01:12:55et la protection
01:12:56de demain
01:12:57des générations futures
01:12:59et de chercher
01:13:00une forme d'équité
01:13:01entre les générations
01:13:03entre les secteurs publics
01:13:05entre les acteurs publics
01:13:06c'est un projet
01:13:07dans ce cadre posé
01:13:09les équilibres
01:13:10peuvent changer
01:13:11la manière de faire
01:13:12peut changer
01:13:13et vous me trouverez
01:13:14comme vous le savez
01:13:15au banc
01:13:15pour accompagner
01:13:17ce qui sera
01:13:17je crois
01:13:18un moment de compromis
01:13:19nous aurons donc
01:13:20des débats
01:13:21je n'en ai aucun doute
01:13:22sur le pouvoir d'achat
01:13:22sur les entreprises
01:13:23sur la fiscalité
01:13:24sur les services publics
01:13:25sur la transition écologique
01:13:26ministre désormais
01:13:28de la fonction publique
01:13:29et bien
01:13:30je m'engagerai résolument
01:13:31pour que nous mettions
01:13:32toujours
01:13:33du concret
01:13:34dans nos décisions
01:13:35et j'accueille en salle
01:13:36des conférences
01:13:36deux nouveaux invités
01:13:37Yann Brossat
01:13:38sénateur communiste de Paris
01:13:39porte-parole du PCF
01:13:40bonjour
01:13:41bonjour
01:13:41également Loïc Hervé
01:13:42sénateur centriste
01:13:43de la Haute-Savoie
01:13:43vous êtes vice-président
01:13:45du Sénat
01:13:45déjà une réaction de chacun
01:13:46à ce résultat
01:13:48du vote ce midi
01:13:49la motion de censure
01:13:50qui n'a recueilli
01:13:51que 271 voix
01:13:52sur les 289 nécessaires
01:13:54Yann Brossat
01:13:55Sébastien Lecornu
01:13:56il a dû sentir
01:13:56le vent du boulet
01:13:57non ?
01:13:58Oui en tout cas
01:13:59il n'est pas passé
01:14:00très très loin
01:14:01de la censure
01:14:01il est d'une certaine manière
01:14:02en sursis
01:14:03pour encore quelques semaines
01:14:05je regrette que la censure
01:14:06n'ait pas été votée
01:14:06pour deux raisons
01:14:07d'abord
01:14:08pour une raison démocratique
01:14:09je pense que
01:14:10ces gens ne sont pas
01:14:11légitimes à gouverner
01:14:12au regard du résultat
01:14:14des dernières élections
01:14:14législatives
01:14:15il y a quelque chose
01:14:16d'absurde
01:14:17à voir
01:14:17les macronistes
01:14:18continuer à truster
01:14:19la grande majorité
01:14:21des postes au gouvernement
01:14:22moins ils sont influents
01:14:23dans la société
01:14:24plus ils sont influents
01:14:25au gouvernement
01:14:25on a le sentiment
01:14:26que la vie est ailleurs
01:14:27d'une certaine manière
01:14:28Votre première réaction
01:14:28ce n'est pas de vous en prendre
01:14:29à vos collègues socialistes
01:14:30qui n'ont pas voté
01:14:31cette censure
01:14:32c'était eux
01:14:33qui ne faisaient pas la censure
01:14:34je ne m'en prends à personne
01:14:35et je suis persuadé
01:14:36vous n'êtes pas déçu
01:14:37de leur vote
01:14:37je suis déçu
01:14:38et je regrette
01:14:39qu'ils n'aient pas voté
01:14:39la censure
01:14:40mais je pense que
01:14:41cela ne doit pas augurer
01:14:42de difficultés
01:14:44pour les combats à venir
01:14:45et je suis persuadé
01:14:46que nous serons unis
01:14:47pour contester
01:14:48les orientations
01:14:49de ce budget
01:14:50parce que
01:14:50et on y reviendra sans doute
01:14:51c'est un budget
01:14:52qui est très néfaste
01:14:53pour la France
01:14:54et en particulier
01:14:54pour les classes populaires
01:14:55et les classes moyennes
01:14:56qu'est-ce qu'on peut dire
01:14:57le Kervé aujourd'hui
01:14:58aux français qui nous écoutent
01:14:59c'est sur le cornu
01:15:00c'est acheter
01:15:01quelques jours
01:15:02quelques semaines de répit seulement
01:15:04on peut le dire
01:15:04écoutez l'affaire
01:15:05de cette nouvelle motion de censure
01:15:07est derrière nous maintenant
01:15:08il s'agit de passer
01:15:10à l'examen budgétaire
01:15:11vous savez le Sénat
01:15:11est quelque part
01:15:13l'une des victimes collatérales
01:15:14de toute cette affaire
01:15:15nous sommes une assemblée fonctionnelle
01:15:16prête à aborder le budget
01:15:18le budget de la sécurité sociale
01:15:20prête aussi à aborder
01:15:21les différents textes de loi
01:15:22qui sont à l'ordre du jour
01:15:24donc ma foi
01:15:25ce qui est de la compétence
01:15:27de l'Assemblée nationale
01:15:28et de leur vote
01:15:28c'est leur problème
01:15:29si on avait eu une censure votée ce matin
01:15:31on ne siégerait sans doute plus
01:15:34puisqu'on pourrait imaginer
01:15:36que le président de la république
01:15:37ait prononcé assez rapidement
01:15:38une dissolution
01:15:39mais qu'est-ce que ça dit
01:15:40juste de la majorité
01:15:41dont dispose désormais
01:15:42Sébastien Lecornu
01:15:43c'est le bloc central
01:15:44plus la non-censure du PS
01:15:46et la défiance des LR
01:15:48qu'est-ce que c'est
01:15:48comme assise politique
01:15:49dont il dispose
01:15:50c'est une assise politique
01:15:51d'autant plus faible
01:15:53que même dans les partis
01:15:55qui jusque-là soutenaient
01:15:56le président de la république
01:15:57et l'action du gouvernement
01:15:59on commence à sentir
01:16:00et je peux vous en faire
01:16:01moi-même le témoignage
01:16:03un certain nombre
01:16:04de prises de liberté
01:16:05le passage par le Sénat hier
01:16:08montre quand même
01:16:08qu'il y a encore
01:16:09du Premier ministre
01:16:10il y a quand même
01:16:11un certain nombre
01:16:12d'améliorations à trouver
01:16:13et quand je dis améliorations
01:16:15c'est un euphémisme
01:16:16c'est-à-dire qu'en fait
01:16:17cette copie budgétaire
01:16:18elle ne convient à personne
01:16:19j'imagine qu'elle ne convient pas
01:16:20à Yann Brossat
01:16:21mais elle ne me convient pas non plus
01:16:22On l'a entendu
01:16:23dans le premier débat
01:16:23de cette émission
01:16:24mais on voit que
01:16:24tout s'est joué
01:16:25autour de la suspension
01:16:26de la réforme des retraites
01:16:27et c'est vrai que lorsque
01:16:29hier le Premier ministre
01:16:30est venu au Sénat
01:16:31il y a eu un brouhaha
01:16:32ici de la droite et du centre
01:16:33lorsqu'il a évoqué
01:16:34cette question
01:16:34qu'est-ce que vous avez
01:16:35envie de dire vous
01:16:36aux socialistes
01:16:37qui ont topé
01:16:38avec l'exécutif
01:16:39sur une suspension
01:16:40est-ce qu'ils ont raison
01:16:41de leur faire confiance ?
01:16:42D'abord je pense
01:16:43qu'il ne faut jamais
01:16:44faire confiance à Emmanuel Macron
01:16:46en l'occurrence
01:16:46il a décidé
01:16:47depuis les dernières élections
01:16:49législatives
01:16:50depuis la dissolution
01:16:50qu'il a voulu lui-même
01:16:51ne pas écouter
01:16:53le verdict des urnes
01:16:54d'ailleurs
01:16:54si on avait écouté
01:16:55les Français
01:16:55cette réforme des retraites
01:16:57aurait été abrogée
01:16:58puisqu'aux dernières élections
01:16:59législatives
01:16:59les Français ont voté
01:17:00pour des partis
01:17:01certes fort différents
01:17:02mais qui majoritairement
01:17:03s'engageaient à abroger
01:17:05la réforme des retraites
01:17:06pour le reste
01:17:06il y a un certain nombre
01:17:07de questions qui se posent
01:17:08la première c'est
01:17:09est-ce que véritablement
01:17:11cette réforme
01:17:12sera suspendue
01:17:13jusqu'à l'élection présidentielle ?
01:17:15Est-ce que
01:17:16à l'issue d'une CMP par exemple
01:17:17tout cela
01:17:18ne finira pas
01:17:19par revenir
01:17:20par la fenêtre ?
01:17:21Et puis deuxièmement
01:17:21quel est le coût
01:17:22pour les Français
01:17:23de cette suspension
01:17:24de la réforme des retraites
01:17:25quand on lit
01:17:26le PLFSS
01:17:27quand on voit
01:17:28les grandes orientations
01:17:29qui sont présentées
01:17:30le gel des prestations sociales
01:17:31le blocage
01:17:32des pensions de retraite
01:17:33tout ça sera
01:17:34extrêmement douloureux
01:17:36pour les Français
01:17:36et comme
01:17:37le Premier ministre
01:17:38en bon macroniste qu'il est
01:17:39ne veut pas s'en prendre
01:17:40aux grandes fortunes
01:17:41aux grandes entreprises
01:17:42c'est aux Français eux-mêmes
01:17:43qu'il fait payer
01:17:44ce recul sur la réforme des retraites
01:17:46Et alors au cœur des débats
01:17:47il y a le véhicule législatif
01:17:48pour suspendre
01:17:49cette réforme
01:17:50pourquoi est-ce que
01:17:51le fait de passer
01:17:52par voie d'amendement
01:17:53dans le projet de financement
01:17:54de la sécurité sociale
01:17:55c'est si crucial
01:17:56selon vous
01:17:57De fait parce que
01:17:58C'est un piège
01:17:59tendu aux socialistes
01:17:59par l'exécutif
01:18:00Vous pouvez expliquer ça
01:18:01aux Français qui écoutent ?
01:18:02Pour une raison assez simple
01:18:03c'est que
01:18:04si les socialistes
01:18:05veulent maintenir
01:18:06jusqu'au bout
01:18:06cette avancée
01:18:07cela signifie
01:18:08qu'ils sont condamnés
01:18:09à voter le PLFSS
01:18:11dans son ensemble
01:18:11Or dans ce projet
01:18:13de loi de finance
01:18:13de la sécurité sociale
01:18:14il y a des mesures
01:18:15qui sont extrêmement douloureuses
01:18:17une fois de plus
01:18:17le blocage de
01:18:19le gel
01:18:19en tout cas la non-indexation
01:18:20de l'ensemble
01:18:22des prestations sociales
01:18:23les allocations familiales
01:18:24l'allocation adulte handicapé
01:18:26bref
01:18:27tout ça sera
01:18:28extrêmement dur
01:18:29et je ne vois pas comment
01:18:30quand on est de gauche
01:18:31on peut voter un PLFSS
01:18:33avec des orientations pareilles
01:18:34Il pense pouvoir l'amender
01:18:35c'est ce que nous a dit
01:18:36Yann Chantrel tout à l'heure
01:18:36Oui je l'entends
01:18:37et en tout cas
01:18:38je pense qu'il faudra
01:18:39qu'on soit très très déterminé
01:18:40et très très combatif
01:18:41mais je pense qu'il faut aussi
01:18:42qu'on soit un peu prudent
01:18:43et un peu vigilant
01:18:44Oui Loïc Hervé
01:18:44vous êtes vice-président du Sénat
01:18:45vous avez l'habitude
01:18:46de mener des débats
01:18:47au sein de l'hémicycle
01:18:48qu'est-ce qui va se passer
01:18:49est-ce qu'il y a le risque aussi
01:18:50d'avoir une séance
01:18:51où comme ça
01:18:52on est complètement perdu
01:18:54dans ce qui est voté
01:18:55tellement les majorités
01:18:56sont maigres
01:18:57à l'Assemblée nationale
01:18:58On va d'abord voir
01:18:59ce qui va se passer
01:18:59à l'Assemblée nationale
01:19:00le fait que le Premier ministre
01:19:02ait annoncé
01:19:02qu'il ne recourrait plus
01:19:03du tout
01:19:04à l'article 49
01:19:06aligné à 3
01:19:06de la Constitution
01:19:07va donner
01:19:09une forme de
01:19:11de liberté
01:19:12entre guillemets
01:19:13à nos collègues députés
01:19:15que feront-ils
01:19:16de cette liberté ?
01:19:18Le risque réel
01:19:20la présence en séance
01:19:21elle est indispensable
01:19:22puisqu'il n'existe pas
01:19:24de système de délégation
01:19:25de vote
01:19:25à l'Assemblée nationale
01:19:26donc ils doivent être
01:19:27physiquement présents
01:19:28Ils ont des séances
01:19:28jusqu'à 3h du matin
01:19:29et des fois qu'ils reprennent
01:19:30à 9h
01:19:30Parait-il que le président
01:19:32du groupe socialiste
01:19:32les a déjà préparés
01:19:34au fait qu'ils devraient
01:19:34être présents tous
01:19:35tout le temps
01:19:36donc on verra ça
01:19:36et puis nous au Sénat
01:19:38on verra ça
01:19:38dans un deuxième temps
01:19:39et on verra
01:19:40quelle copie
01:19:41nous sera envoyée ici
01:19:42est-ce que c'est une copie
01:19:43qui est la copie du gouvernement
01:19:44parce que l'Assemblée nationale
01:19:45n'a pas voté le texte
01:19:47ou est-ce que c'est la copie
01:19:48du gouvernement
01:19:49amendée à l'Assemblée nationale
01:19:50et sur laquelle
01:19:51on sera amené
01:19:51à travailler ?
01:19:52Mais je suis quand même
01:19:53très surpris
01:19:54qu'hier
01:19:56alors que le Premier ministre
01:19:57est venu ici
01:19:57et avant-hier encore plus
01:19:59on ne parle que de cette affaire
01:20:00de la suspension
01:20:00de la réforme des retraites
01:20:02de Mme Borg
01:20:03parce qu'en vrai
01:20:05le contenu même
01:20:06du projet de loi de finances
01:20:09et du projet de loi de financement
01:20:10de la sécurité sociale
01:20:11tels qu'ils ont été présentés
01:20:13ont un ensemble de mesures
01:20:15qui sont éminemment contestables
01:20:18et qui posent des difficultés
01:20:19je rejoins
01:20:19A tous les groupes politiques
01:20:20vous le pensez ?
01:20:21Mais bien sûr
01:20:21Yann Bransard
01:20:23c'est cette affaire des retraites
01:20:24si vous avez une désindexation
01:20:25de l'augmentation des retraites
01:20:26si vous avez un certain nombre
01:20:28de mesures dites paramétriques
01:20:29qui font que
01:20:30d'une manière ou d'une autre
01:20:31on va aller récupérer
01:20:32une partie du financement
01:20:36Et justement
01:20:38lorsqu'on a écouté
01:20:38le président du groupe centriste
01:20:39hier
01:20:39on a le sentiment
01:20:40que le bloc central
01:20:41il n'y a plus de confiance
01:20:42entre vous
01:20:43que Hervé Marseille
01:20:44il demandait à l'exécutif
01:20:45d'arrêter de louvoyer
01:20:46et d'assumer
01:20:47ses choix politiques
01:20:48c'est le cas
01:20:49vous pouvez le dire
01:20:50il y a une crise de confiance
01:20:51Je pense qu'Hervé Marseille
01:20:52a dit dans l'hémicycle
01:20:55les leçons qu'il a tirées
01:20:57des semaines de discussion
01:20:59avec le Premier ministre
01:21:00depuis qu'il a été nommé
01:21:00c'est-à-dire depuis
01:21:01la préparation du gouvernement
01:21:02Lecornu 1
01:21:03il y a eu trois semaines
01:21:04de discussion
01:21:05avec la gauche
01:21:06avec la droite
01:21:07avec le centre
01:21:08avec tout un tas
01:21:09de formations politiques
01:21:10ce qui est ressorti
01:21:11de ces discussions
01:21:12c'est quand même
01:21:13pas grand chose
01:21:13et donc
01:21:14le président Hervé Marseille
01:21:16aimerait avoir plus
01:21:18de force politique
01:21:20dans ce que
01:21:20le Premier ministre
01:21:21annonce
01:21:21et ça
01:21:23c'est quelque chose
01:21:24qui nous manque
01:21:25qui nous manque vraiment
01:21:26il l'a dit
01:21:26avec ses mots hier
01:21:27et je partage assez
01:21:28l'analyse de mon président de groupe
01:21:29Alors
01:21:30les ministres présents
01:21:31au Sénat ont présenté
01:21:32la copie budgétaire
01:21:33avec beaucoup de mesures
01:21:33on le dit depuis le début
01:21:34de ce débat
01:21:34qui pourrait crisper
01:21:35dans ce budget
01:21:36gel des pensions de retraite
01:21:37suppression de l'abattement
01:21:38de 10% pour les retraités
01:21:39hausse des franchises médicales
01:21:41suppression des niches fiscales
01:21:42pour les frais de scolarité
01:21:42des enfants
01:21:43taxation des trites
01:21:44restaurants
01:21:44chèques vacances
01:21:45Yann Brossat
01:21:46qu'est-ce qui va se passer
01:21:47avec ce budget
01:21:48s'il ne plaît à personne
01:21:49est-ce que c'est pas
01:21:49qu'au final c'est un bon budget ?
01:21:51Heureusement que les macronistes
01:21:52ont fait toute la campagne
01:21:53des dernières élections législatives
01:21:54en disant qu'ils n'augmenteraient
01:21:56pas les impôts
01:21:56parce que quand même
01:21:57la réalité de tout ce que vous décrivez
01:21:59ce sont des augmentations d'impôts
01:22:00ce sont des augmentations de taxes
01:22:02d'ailleurs
01:22:02pour l'essentiel
01:22:03Vous êtes plus pour l'augmentation
01:22:03des impôts ?
01:22:04Moi je suis favorable
01:22:05à la justice fiscale
01:22:06c'est-à-dire que les petits
01:22:07payent petits
01:22:08et que les gros payent gros
01:22:09pas pour qu'on aille
01:22:10par exemple
01:22:10s'en prendre
01:22:11aux revenus des apprentis
01:22:12qui sont quand même
01:22:13les plus modestes
01:22:14des plus modestes
01:22:15dans notre société
01:22:16et qui bossent
01:22:16et qui ont des revenus
01:22:17Ils n'auront plus d'aide à l'embauche
01:22:18et il n'y aura également
01:22:18plus d'aide
01:22:19pour passer le permis de conduire
01:22:21Mais c'est honteux
01:22:21c'est honteux
01:22:22de s'en prendre aux apprentis
01:22:24c'est vraiment
01:22:24des économies
01:22:25de bouts de chandelles
01:22:26qui ont quelque chose
01:22:27de profondément mesquin
01:22:28et on ne peut pas dire
01:22:29d'un côté
01:22:29qu'on veut valoriser le travail
01:22:31et de l'autre
01:22:31s'en prendre aux apprentis
01:22:32donc oui
01:22:33il y a des choses
01:22:33qui me choquent profondément
01:22:34dans ce budget
01:22:35mais je vais vous dire
01:22:35l'équation politique
01:22:36La politique dans laquelle
01:22:37nous sommes depuis 2024
01:22:38n'a pas fondamentalement changé
01:22:40Ceux qui ont perdu
01:22:41les dernières élections législatives
01:22:42continuent à gouverner
01:22:43et à mener la même politique
01:22:44parce que
01:22:45le président de la République
01:22:46souhaite continuer comme ça
01:22:47moyennant quelques aménagements
01:22:49avec la suspension
01:22:50de la réforme des retraites
01:22:51Pour le reste
01:22:51c'est la même politique
01:22:52et donc
01:22:53ça ne pourra pas tenir
01:22:54on peut tous faire semblant
01:22:55La réalité
01:22:56c'est qu'il n'y a pas
01:22:57de censure aujourd'hui
01:22:58mais si véritablement
01:22:59on continue
01:23:00sur cette orientation politique-là
01:23:02avec cette copie budgétaire-là
01:23:03inévitablement
01:23:04on va vers la censure
01:23:05Et très rapidement
01:23:06vous vous dites
01:23:06il faut passer par la taxation
01:23:07des plus fortunés en France
01:23:08c'est l'un des totems absolus
01:23:11qu'il faut revoir aujourd'hui
01:23:12Ce n'est pas un totem
01:23:12c'est une exigence
01:23:13de justice fiscale
01:23:14et ça n'est d'ailleurs
01:23:15pas seulement
01:23:15une obsession de la gauche
01:23:17c'est ce que disaient
01:23:17y compris les Gilets jaunes
01:23:18il y a encore quelques temps
01:23:19maintenant
01:23:20c'est-à-dire l'exigence
01:23:21dans notre société
01:23:22de plus de justice sociale
01:23:23faire en sorte
01:23:24que ceux qui ont des petits revenus
01:23:25soient moins taxés
01:23:26et que ceux qui en revanche
01:23:27se gavent depuis maintenant
01:23:29de nombreuses années
01:23:30contribuent davantage
01:23:30à la solidarité nationale
01:23:32Les centristes
01:23:32est-ce que vous pourriez voter
01:23:33une telle mesure ?
01:23:36Vous aviez pu proposer
01:23:38des taxes
01:23:39sur les très hautes fortunes
01:23:40et sur certaines catégories
01:23:42de privilégiés en France
01:23:44ça pourrait être le cas cette année ?
01:23:45Il n'y a absolument aucun tabou
01:23:47dans le groupe
01:23:48auquel j'appartiens
01:23:49qui est le groupe
01:23:49de l'Union centriste
01:23:50à avoir une fiscalité spécifique
01:23:53sur ceux qui
01:23:54depuis une vingtaine d'années
01:23:55ont vu leur patrimoine
01:23:57exploser
01:23:58Est-ce que ça fait ta taxe Zuckman ?
01:23:59Alors la différence
01:24:01que nous avons avec
01:24:02non mais avec Gabriel Zuckman
01:24:05c'est la question
01:24:06de la taxation
01:24:07sur l'outil de production
01:24:08c'est-à-dire qu'en fait
01:24:09dans l'entreprise
01:24:11et notamment singulièrement
01:24:11dans des entreprises
01:24:12qui sont assez récentes
01:24:14start-up qui ont beaucoup grossi
01:24:16parce que
01:24:16c'est beaucoup Mistral
01:24:17par exemple
01:24:18la valorisation boursière
01:24:20ne correspond pas
01:24:21à la réalité
01:24:22de la valeur de l'entreprise
01:24:23et taxer l'outil de production
01:24:25reviendrait quand même
01:24:25à risquer d'affaiblir
01:24:28les entreprises
01:24:28qui sont dans des domaines
01:24:30de très forte croissance
01:24:31mais c'est un débat
01:24:32c'est un débat économique
01:24:33mais sur le fond
01:24:35il pourrait y avoir
01:24:35une majorité
01:24:36qui se dégage
01:24:36sans les LR
01:24:37avec la gauche
01:24:37et les centristes
01:24:38il pourrait y avoir
01:24:39sur la base
01:24:39d'une taxe
01:24:41qui ne soit pas
01:24:43une taxe
01:24:45qui ait trop
01:24:45d'impact économique
01:24:48sur les entreprises
01:24:49en question
01:24:50et qui vise bien
01:24:51le patrimoine
01:24:52et l'accumulation
01:24:52du patrimoine
01:24:53il peut y avoir
01:24:53une voie de sortie
01:24:54oui évidemment
01:24:55il reste une minute
01:24:55qu'est-ce qui va se passer
01:24:56dans les prochaines semaines
01:24:57est-ce qu'on va avoir
01:24:58un désaccord
01:24:59entre les deux chambres
01:25:00du Parlement
01:25:00un désaccord
01:25:01en commission mixte paritaire
01:25:027 députés
01:25:037 sénateurs
01:25:03qui doivent se mettre d'accord
01:25:04et donc le dernier mot
01:25:05à l'Assemblée nationale
01:25:07149.3
01:25:08qu'est-ce que ça peut donner
01:25:09Yann Brossard ?
01:25:10on n'a plus l'habitude
01:25:10depuis 2022
01:25:11tous les budgets
01:25:12ont été adoptés
01:25:12la vraie question pour moi
01:25:14est de savoir
01:25:14si le gouvernement
01:25:15Sébastien Lecornu
01:25:16est sincère
01:25:17lorsqu'il dit
01:25:18qu'il souhaite
01:25:18laisser le Parlement
01:25:20travailler
01:25:20ou est-ce que
01:25:21en réalité
01:25:22derrière tout cela
01:25:23il y a l'intention
01:25:24du gouvernement
01:25:25de passer en force
01:25:26pour imposer
01:25:27une même orientation politique
01:25:29si c'est le cas
01:25:29la censure
01:25:30arrivera de mon point de vue
01:25:31de manière assez inévitable
01:25:32et du vote en 30 secondes
01:25:34pour finir
01:25:34en réalité
01:25:35il y a un certain nombre
01:25:37de votes
01:25:38qui vont avoir lieu
01:25:38à l'Assemblée nationale
01:25:39je ne parle même pas
01:25:39des votes des amendements
01:25:40mais par exemple
01:25:41le vote de la partie recette
01:25:42le vote de l'article d'équilibre
01:25:44le vote de la partie dépense
01:25:45le vote sur l'ensemble
01:25:46du texte
01:25:47chaque fois
01:25:47la question
01:25:48que Yann Brossard
01:25:50vient d'évoquer
01:25:50qui est cette question
01:25:51précise
01:25:52de
01:25:52est-ce qu'on est d'accord
01:25:54avec la copie ou pas
01:25:56va poser
01:25:56sans doute des difficultés
01:25:58en fonction de ce qui aura été
01:25:58voté à l'intérieur
01:26:00et donc
01:26:00il y a un risque réel
01:26:02de voir
01:26:03ce qui s'est passé
01:26:03aujourd'hui
01:26:04être anéanti
01:26:06par un de ces votes là
01:26:08et en un mot
01:26:09vraiment
01:26:09est-ce que vous croyez
01:26:10qu'il est possible
01:26:10d'avoir un budget
01:26:11avant la fin de l'année ?
01:26:13un mot
01:26:13oui ou non ?
01:26:13j'ai du mal à y croire
01:26:14mais on verra
01:26:15et vous ?
01:26:15on fera tout ce qui est
01:26:16en notre pouvoir
01:26:17pour le faire
01:26:17et bien merci
01:26:18on suivra ça
01:26:19c'est que le début
01:26:19de ce marathon budgétaire
01:26:20qu'on va suivre
01:26:21très précisément
01:26:22sur l'antenne de Public Sénat
01:26:23merci à tous les deux
01:26:23voilà
01:26:28c'est la fin de cette émission
01:26:29merci à vous
01:26:30de l'avoir suivi
01:26:30n'hésitez pas
01:26:31à lire les décryptages
01:26:32à voir les replays
01:26:33c'est sur notre site
01:26:33publicsénat.fr
01:26:34prochain rendez-vous
01:26:35avec l'info
01:26:36dans quelques minutes
01:26:37à 18h
01:26:38pour Sens Public
01:26:39présenté ce soir
01:26:40par Steve Jourdain
01:26:41très belle suite
01:26:41de programmes
01:26:42sur Public Sénat
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