- il y a 3 mois
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Les Vraies Voix avec Éric Revel, économiste et éditorialiste Sud Radio ; Philippe Baudin, président d'Equip'Auto ; Aurélie Jouve, directrice générale d'Equip'Auto ; Jérôme Loubert, directeur du développement de Flexfuel Energy Development (spécialiste de la dépollution moteur et des économies de carburant) ; Francis Mele, directeur des ventes France pour le segment constructeur au sein de PPG industries France, leader mondial des revêtements ; Julien Bauer, responsable technique formation France pour PPG ; Alex Gelbcke, vice-président du Groupe ZF ; Thierry Thieulon, responsable du service entreprise (GARAC).
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-10-16##
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00:00:00En direct du salon Equipe Auto, Portes de Versailles, Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:00:10Et avec Philippe David, bonsoir Philippe David.
00:00:12Bonsoir Cécile Dominibus.
00:00:14On est très heureux d'être ici pour fêter les 50 ans d'Equipe Auto, un salon assez incroyable et je vous incite à venir ce soir, vous pouvez encore, puisque c'est ouvert jusqu'à 22h, autour de cette table.
00:00:25Eric Revelle est avec nous, bonsoir mon cher Eric, on est ravis de vous accueillir et nous avons bien entendu Philippe Boudin, le président d'Equipe Auto, comment ça va mon cher Philippe ?
00:00:35Vous ne les faites pas ces 50 ans ?
00:00:36Je sais, ce n'est pas la première fois que vous vous dites.
00:00:37Vous faites beaucoup plus.
00:00:41Il faut vous méfier, vous n'allez pas avoir affaire à un ingrat.
00:00:45Un ingrat en deux mots, bien entendu.
00:00:47En tout cas, si vous voulez passer par chez nous, ici à Equipe Auto, vous êtes bien entendu les bienvenus.
00:00:53Allez, au sommaire de cette émission, on va revenir sur ce rapport sénatorial qui alerte sur les risques d'effondrement de la filière automobile française, Philippe.
00:01:01Oui, et on vous pose cette question.
00:01:03Les mesures du Sénat peuvent-elles sauver l'industrie automobile française ?
00:01:07Eh bien, vous dites non à 69%.
00:01:09Vous voulez réagir, le 0826 300 300.
00:01:13Et moi, je dis que ces demandes sont souvent des vœux pieux, comme les droits de douane, par exemple.
00:01:17La France n'a pas son mot à dire, tout est décidé à Bruxelles.
00:01:19Et comme Mme von der Leyen défend les intérêts allemands, on est mal barré.
00:01:24Et puis, vous l'avez certainement vu, la confirmation de Sébastien Lecornu à Matignon marque la volonté de rétablir une continuité dans l'action gouvernementable.
00:01:31Mais est-ce que cette stabilité résistera aux fractures politiques et sociales ?
00:01:36Et on vous pose cette question.
00:01:37Sébastien Lecornu, confirmé.
00:01:39Allons-nous retrouver une stabilité politique ?
00:01:41Eh bien, le moins qu'on puisse dire, c'est que vous n'êtes pas optimiste, puisque vous dites non à 91%.
00:01:46Vous voulez réagir, le 0826 300 300.
00:01:49Et moi, je pense que non, on n'aura pas de stabilité, parce que quand le budget va arriver, ça sentira vraiment la censure, à mon avis.
00:01:55Allez, les mesures du Sénat peuvent-elles sauver l'industrie automobile française ?
00:01:59C'est l'objet de notre grand débat du jour.
00:02:01Ce qui est très important pour nos Français, c'est qu'on est attaché à la bagnole.
00:02:05On aime la bagnole.
00:02:06Et moi, je l'adore.
00:02:07Ah, moi, j'adore la bagnole.
00:02:08Moi, j'ai vécu avec ça, j'ai 60 ans, donc voilà, c'est quand même un outil de liberté extraordinaire.
00:02:13Ah oui, j'avoue que j'aime bien ça.
00:02:15Ce qui ne veut pas dire que j'aime polluer, mais j'aime bien la voiture.
00:02:17J'aime la voiture comme une grande majorité des Français.
00:02:20Dans le pays, il faut accompagner les gens, même les plus précaires, à pouvoir acquérir des voitures moins polluantes.
00:02:25Ça s'appelle le principe de réalité.
00:02:31Éric Revelle, l'automobile traverse une crise assez profonde.
00:02:39Et malheureusement, j'imagine qu'elle sera assez durable.
00:02:43Est-ce que l'avenir, est-ce qu'il y a des...
00:02:44Aujourd'hui, on peut réfléchir à des choses et changer le cours de cette descente aux enfers ?
00:02:50Écoutez, j'en sais rien.
00:02:52Moi, je porte un message d'espoir, mais en tant que, j'allais dire, conducteur et amoureux de la bagnole.
00:02:57Mais quand je lis, par exemple, ce que disait Luc Châtel, le président de la plateforme automobile,
00:03:01c'était dans le Figaro, il y a plusieurs semaines, où il dit que c'est minuit moins deux pour l'avenir du secteur automobile,
00:03:08Xavier Oran, le DG de mobiliance dans Valeurs Actuelles,
00:03:12qui explique que la concurrence chinoise est telle aujourd'hui qu'on se demande combien de marques, finalement, résisteront.
00:03:20à l'horizon 5-10 ans, marques européennes, marques françaises.
00:03:25Voilà. Et puis, il y a le sujet dont parlait Philippe David tout à l'heure, qui est très important,
00:03:31et qui semble, sur le point de connaître une reculade.
00:03:34C'est la fameuse fin des moteurs thermiques en 2035, puisque le chancelier allemand fait pression pour dire,
00:03:41en gros, cette année, cette date est complètement folle.
00:03:44Voilà. Mais moi, ce qui m'inquiète, mais on va écouter le président, les spécialistes,
00:03:48moi, ce qui m'inquiète, c'est la montée en puissance des voitures japonaises.
00:03:52Vous savez, il n'y a pas très longtemps, j'étais à Strasbourg, j'attendais un taxi,
00:03:56et je vois une bagnole incroyable qui arrive, et je me dis, tiens, c'est une nouvelle marque,
00:04:00c'est un nouveau modèle de Tesla.
00:04:02Je rentre, je dis au type, mais alors, qu'est-ce que c'est ?
00:04:04Il me dit, non, monsieur, ce n'est pas une Tesla, c'est une BYD, c'est une chinoise.
00:04:08C'est chinois, japonais, oui.
00:04:09Chinois. Et je me suis dit, ah, voilà.
00:04:11Donc, bon, et puis j'ai en tête le mot de Xavier Hans.
00:04:1430% du marché mondial aujourd'hui.
00:04:15Qui dit qu'en fait, aujourd'hui, les voitures chinoises sont des smartphones avec 4 roues,
00:04:21c'est-à-dire qu'ils savent tout faire.
00:04:22Voilà, c'est ça.
00:04:23Et là, on a, à mon avis, accumulé du retard.
00:04:27Justement, Philippe Baudin, vous êtes le président d'équipe auto,
00:04:3050 ans, on vient de le dire, c'est un anniversaire.
00:04:32Et pourtant, on sent ici qu'ils sont très résilients et surtout très motivés.
00:04:35Ils ne sont pas résilients, il y a une réalité marché.
00:04:40Aujourd'hui, quand on prend, on parle de la Chine 2 minutes,
00:04:43il y a 146 constructeurs chinois aujourd'hui.
00:04:45Les 146 constructeurs chinois, l'année dernière, ont fabriqué 30 millions de bagnoles.
00:04:50En 1994, c'était 250 000.
00:04:53La France en fabriquait pas loin de 3,5 millions ou 4 millions.
00:04:56On va péniblement faire 1,2 million à la fin de l'année.
00:04:58Alors, ça, c'est une réalité, c'est des chiffres.
00:05:01On est, je pense, en train de perdre ce qu'on appelle notre souveraineté industrielle.
00:05:04En France, parce que je pense qu'on n'a pas, et ça n'engage que moi à ce que je dis,
00:05:08mais on n'a pas assez écouté les industriels et les pros de l'auto.
00:05:12Je donne juste quelques chiffres de l'industrie automobile française.
00:05:15Aujourd'hui, c'est 350 000 personnes sur 4 000 sites.
00:05:19Exactement.
00:05:19Et donc, quand on regarde l'arrivée massive des Chinois,
00:05:24on peut difficilement ne faire que de le constater.
00:05:28Aujourd'hui, ils arrivent à proposer, on est allé en Chine récemment,
00:05:30et on a vu des voitures qui sortent à des prix, on va dire, entre 10 et 25 000 euros,
00:05:36qui sont proposées en Europe à 45 ou 60 ou 70 000 euros.
00:05:40La voiture, je le répète, ça reste un outil de liberté.
00:05:42Si on demande à des gens qui n'ont pas les moyens d'acheter une voiture d'occasion à 15 000 euros
00:05:46d'en acheter une neuve parce qu'elle est électrique à 40 000,
00:05:48ça ne va pas passer. Il y a un truc qui ne marche pas.
00:05:50D'un autre côté, et j'en finirai là-dessus juste pour le constat,
00:05:54c'est que le parc automobile mondial, c'est 1,5 milliard de bagnoles qui roulent.
00:05:58Il y en a 1,85 qui sont des véhicules 100% électriques.
00:06:03Alors après, je veux bien que 2035, ce soit une échéance.
00:06:05Ceci étant, il y a une réalité.
00:06:07Quand vous regardez tous les gens qui sont réunis aujourd'hui à Equipe Auto,
00:06:09c'est des pros de l'auto, d'abord c'est un salon professionnel.
00:06:12Il y a une réalité qui fait que les produits qui s'échangent
00:06:17concernent principalement des véhicules à base de thermique.
00:06:20Donc on a du mal aujourd'hui à imaginer que l'électrique serait la solution unique.
00:06:26Ce n'est pas la solution. D'abord, c'est une des solutions.
00:06:29On a eu l'occasion de le dire et de le répéter.
00:06:31Et je pense qu'il faudrait que les messages que la profession passe soient un tout petit peu plus entendus
00:06:34et que ce soit plus conforme à la réalité du marché.
00:06:37Moi, j'ai envie de dire merci au Sénat de s'intéresser enfin à un sujet
00:06:41pour lequel certains tirent la sonnette d'alarme depuis des années,
00:06:44en se faisant, dans nos amis, que ce soit Mobiliance,
00:06:47par exemple, en se faisant traiter de cassandre.
00:06:50Mais c'est vrai que les derniers temps, la priorité, c'était de féminiser la devanture du Panthéon.
00:06:54Chacun ses priorités.
00:06:55Moi, ce que je trouve absolument dingue, c'est que dans les rapports du Sénat,
00:06:59il y a quand même une réalité que j'ai rappelée,
00:07:00c'est qu'on ne décide pas la politique commerciale.
00:07:03Vous avez d'un côté la Chine qui a un marché protégé,
00:07:07alors que nous, nous pratiquons le libre-échange, on a un marché ouvert.
00:07:10Ça, c'est la première chose.
00:07:11La deuxième chose, la Chine a une monnaie sous-évaluée
00:07:13quand nous, nous avons une monnaie sur-évaluée.
00:07:16Troisième chose, ils peuvent faire leur marche sur le marché domestique
00:07:19qui fait plus d'un milliard de consommateurs, près d'un milliard et demi,
00:07:22tant il est gigantesque pour casser les prix à l'exportation.
00:07:25Et quand vous rajoutez, en plus, qu'ils ont des coûts de production beaucoup plus bas que nous,
00:07:29vous comprenez pourquoi le strike est mauvais, mais pour nous.
00:07:32Allez, on fait une petite pause.
00:07:33On revient dans un instant.
00:07:34Il y a Claude Cham de Lafièvre qui est avec nous en face.
00:07:37On va lui demander de prendre un micro et on lui posera deux, trois questions.
00:07:39Allez, à tout de suite.
00:07:40Et on est très heureux avec Philippe David d'être ici pour fêter le 50e anniversaire
00:08:00de ce salon Équipe Auto, des équipementiers français.
00:08:03Autour de cette table, Eric Rebelle est avec nous, journaliste et écrivain.
00:08:07Et puis, Philippe Baudin, président d'Équipe Auto.
00:08:10Et on a récupéré Claude Cham, qui est président d'honneur de Lafièvre
00:08:14et président de la SAS Équipe Auto.
00:08:16Il traînait.
00:08:17Voilà, ça, il traînait.
00:08:18Il était par là, il cherchait l'arrêt dans les allées.
00:08:21Dans l'habitude, celui qui traînait, c'était Charles, ce n'était pas Claude.
00:08:24C'est drôle.
00:08:25Et on va revenir sur ce rapport sénatoriel qui a l'air sur les...
00:08:28Claude, il était sur le circuit du Nougaro.
00:08:30...sur les risques d'effondrement de la filière automobile française
00:08:34avec des premières propositions, le report de l'interdiction
00:08:38de la vente des véhicules thermiques, Claude.
00:08:41On essaye, on essaye, on essaye, mais on n'y croit pas, finalement.
00:08:45Si, il faut y croire.
00:08:46Il faut y croire ?
00:08:47Il faut y croire.
00:08:48Oui.
00:08:48Si, si, il faut y croire.
00:08:49Ça fait maintenant plusieurs années qu'à la fièvre, nous y travaillons
00:08:53avec l'appui d'un certain nombre.
00:08:55Et je salue quand même que là où beaucoup de gens ne pensaient pas
00:08:59que 2035 était une bêtise, on voit quand même que le chancelier allemand
00:09:05vient de faire des déclarations.
00:09:07Et donc, l'Allemagne, l'Italie, si la France appuie ce genre de propositions,
00:09:13je ne dis pas que nous repousserons l'interdiction des véhicules thermiques.
00:09:17D'ailleurs, je pense qu'il faut aller vers une certaine électrification de la mobilité.
00:09:23Vous connaissez ma thèse.
00:09:25La mobilité de demain sera multimodale.
00:09:27Il faudra de l'électrique.
00:09:29Il faudra de l'hybridation.
00:09:31Et il faudra encore des moteurs à combustion interne.
00:09:34Des moteurs à combustion interne dans lesquels, d'ailleurs,
00:09:36on peut mettre des biocarburants, on peut mettre de l'hydrogène,
00:09:39on peut faire des tas de choses.
00:09:40Ne faisons pas la bêtise d'oublier et de continuer à travailler
00:09:44sur la technologie du moteur à combustion interne
00:09:47parce que les Chinois, eux, ont décidé de continuer à chercher dessus.
00:09:51Donc, si nous voulons rester compétitifs,
00:09:53et cette clause de revoyure qui va arriver,
00:09:56j'espère que la Commission va se ranger à une vision de bon sens
00:10:02parce que le temps industriel n'est pas le temps politique.
00:10:06Deuxième chose, si je puis finir là-dessus,
00:10:08c'est que vous voyez bien que le marché dont on nous disait
00:10:12que le marché électrique allait partir comme une hyperbole,
00:10:16eh bien, aujourd'hui, il est flat.
00:10:18Et il y a une personne qu'on a oubliée, à mon avis, dans tout ça.
00:10:22C'est quand même le consommateur, le client, l'utilisateur.
00:10:26Et il démontre qu'il n'est pas si fan que ça de toutes ses idées
00:10:31qui sont de bonnes idées,
00:10:33mais qui veulent peut-être s'imposer de façon un peu trop rapide.
00:10:36Ce qui est fou, c'est comment a-t-on pu prendre une décision
00:10:40comme l'interdiction du moteur thermique,
00:10:42comme ça, d'un seul coup de plume,
00:10:44sans réfléchir aux conséquences,
00:10:46que ce soit pour l'industrie,
00:10:47que ce soit pour l'industrie automobile, bien sûr,
00:10:49que ce soit pour les sous-traitants,
00:10:51que ce soit pour tous les aspects annexes.
00:10:53Parce qu'on oublie quand même une chose,
00:10:55une des premières rentrées d'argent des États,
00:10:58c'est la TIPCE en France, ou l'équivalent,
00:11:00qui sont les taxes sur les carburants.
00:11:01Comment des gens, qui théoriquement sont la super élite,
00:11:05qui dirigent et prend les bonnes décisions,
00:11:06ont pu prendre une décision aussi stupide ?
00:11:08Si vous avez une réponse, aidez-moi, j'arrive pas à trouver.
00:11:10Philippe Audin ?
00:11:12J'ai une réponse, ça ne va pas forcément être très simple,
00:11:16mais en tous les cas, je l'ai dit tout à l'heure,
00:11:17il faudrait que les politiques se mettent à écouter les industriels.
00:11:21C'est la base.
00:11:23Il faudrait-il toujours parler au même ?
00:11:24Oui, peut-être.
00:11:25Toutes les décisions qui sont prises ne sont pas des mauvaises décisions.
00:11:28Elles ont été prises peut-être avec un recul pas suffisamment important
00:11:33pour comprendre quels étaient les enjeux et quels étaient les attentes,
00:11:36comme le disait Claude, des consommateurs.
00:11:38Un consommateur, aujourd'hui, il a envie de se déplacer du point A au point B.
00:11:41Qu'on lui impose un modèle de mobilité,
00:11:44je trouve ça déjà un petit peu compliqué dans la tête des gens.
00:11:46Après, il faut que le produit soit adapté à son besoin.
00:11:49Et on en revient toujours au même.
00:11:52Malheureusement, les constructeurs, aujourd'hui, européens,
00:11:55proposent des choses qui sont très lointaines
00:11:57de ce que les Asiatiques sont capables de faire arriver sur le marché.
00:12:01Mais est-ce qu'on pense à ces Européens, finalement, Éric Revelle ?
00:12:05Moi, cette Europe fédérale, celui-là, ne m'a jamais convaincu.
00:12:10Je suis plus pour une Europe des nations.
00:12:11L'Europe qui a le numéro de téléphone d'André Fissier, il y a 51 ans.
00:12:16Mais j'écoutais Claude Cham tout à l'heure,
00:12:17qui disait un truc intéressant.
00:12:18Il disait, voilà, l'avenir, c'est le multimodal.
00:12:22Et puis, il disait, il y a un pilier biocarburant.
00:12:27Parmi les gens qui réfléchissent fort, les élites,
00:12:30je ne sais pas si vous avez vu, dans le budget 2026,
00:12:32présenté par Sébastien Lecornu 2,
00:12:36il y a l'alignement fiscal des biocarburants.
00:12:41Il y a la fin des avantages pour l'E85, l'éthanol,
00:12:45et le B100, colza, qui vont être alignés sur l'essence et sur le gazole.
00:12:49Voilà.
00:12:51Parmi les élites qui réfléchissent,
00:12:53il y a ce petit codicide dans le budget qui fera plaisir à Claude Cham.
00:12:56Oui, bien sûr.
00:12:58Je connais trop la TICPE, comme vous venez de la rappeler,
00:13:00parce que la TICPE, ce que les gens ne savent pas,
00:13:03c'est que lorsqu'ils achètent un litre de carburant,
00:13:07ils ont essentiellement des taxes.
00:13:08On a même inventé un super concept,
00:13:12c'est la TVA sur les taxes.
00:13:13Absolument.
00:13:13Il faut quand même le faire.
00:13:15Mais on avait déjà créé la taxe sur la détaxe,
00:13:17il y a quelques années, pour les chauffeurs de taxi,
00:13:19sur les carburants.
00:13:20Ce qu'il faut dire et ajouter,
00:13:23c'est la masse que ça représente,
00:13:25ça représente 43 milliards d'euros par an,
00:13:29qui rentrent dans le budget de l'État.
00:13:31Donc il y a déjà une personne qui travaille au Trésor,
00:13:35qui a alerté le gouvernement sur la perte de taxes sur le sujet.
00:13:38Donc je ne suis pas surpris que dans les codicides...
00:13:41Ah ben c'est écrit, on verra si ça résiste au débat parlementaire, Claude.
00:13:44Mais voilà, on se dit, il faut faire du biocarburant,
00:13:47mais on va le taxer pour le même niveau que le gazole et l'essence.
00:13:50Exactement.
00:13:51Non, ce que je voudrais répondre, c'est par rapport aux deux questions.
00:13:53Allez, il nous reste 20 secondes.
00:13:54Pourquoi ?
00:13:55Eh bien pourquoi, il y a deux raisons principales.
00:13:57Il ne faut pas pleurer sur le passé.
00:13:58Il y a eu un dieselgate qui n'a pas arrangé les constructeurs automobiles.
00:14:03Il faut dire les choses telles qu'elles sont.
00:14:04Et puis par ailleurs, tant d'années de dogme anti-voiture,
00:14:09ça a amené à ce genre de décision extrême.
00:14:13Voilà.
00:14:14Merci beaucoup, Claude Cham.
00:14:16Allez tout de suite, on n'y croit pas.
00:14:18Les vraies voix sud radio.
00:14:20Et ça a été présenté mardi dernier au Parlement,
00:14:23le projet de loi de finances 2026, vous en parliez il y a un instant,
00:14:27introduit une baisse des avantages fiscaux accordés au biocarburant,
00:14:30en particulier le 85.
00:14:33Jérôme Louvert est avec nous.
00:14:34Bonsoir Jérôme, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:14:37Vous êtes directeur du développement de Flexful Energy,
00:14:39spécialiste de la dépollution du moteur et des économies de carburant.
00:14:45J'imagine qu'après les montées, les descentes, les montées, les descentes,
00:14:48là c'est encore un coup, un coup dur en tout cas pour ce carburant
00:14:53qui est quand même le carburant du pouvoir d'achat.
00:14:56Le carburant du pouvoir d'achat.
00:14:58Merci de m'avoir invité pour pouvoir en parler aujourd'hui.
00:15:01C'était une belle surprise, un beau cadeau pour le démarrage d'équipe auto,
00:15:03le jour du lancement, cet article 5 du PLF.
00:15:07On se demande objectivement si on a envie de se saborder économiquement.
00:15:12On parle de moteur thermique aujourd'hui.
00:15:14L'éthanol et le baissant font partie de cet environnement du moteur thermique,
00:15:17mais surtout de la décarbonation du moteur thermique.
00:15:20C'est important de rappeler quand même que le bioéthanol,
00:15:23c'est quand même totalement écolo aussi.
00:15:25C'est écolo, c'est surtout issu de la filière agricole.
00:15:28Ce sont nos agriculteurs qui produisent ces betteraves, ce maïs, ce colza,
00:15:33qui peuvent être utilisés pour l'éthanol,
00:15:37qui ont investi dans cette filière depuis 20 ans maintenant,
00:15:40et qu'aujourd'hui on va expliquer qu'il faut changer,
00:15:43probablement se mettre dans les batteries lithium.
00:15:45Est-ce que ça met en danger nos producteurs, nos agriculteurs ?
00:15:48Parce qu'on peut avoir malheureusement, notamment avec le Mercosur,
00:15:52de l'alcool de canne à sucre qui pourra arriver à des prix très bas.
00:15:55Mais au-delà de ça, c'est toute une filière.
00:15:56On ne parle pas que d'éthanol.
00:15:57On ne fait pas des betteraves pour faire de l'éthanol.
00:15:59On n'est pas fous au point de se dire qu'on va utiliser des champs
00:16:01pour faire uniquement du carburant.
00:16:02C'est de l'agriculture, c'est de l'agriculture vivrière,
00:16:05c'est du fourrage, c'est du sucre, c'est de l'alcool médical.
00:16:08Donc on met en péril une filière.
00:16:09C'est aussi une filière qui nous a sauvés pour un certain nombre d'entre nous
00:16:12durant le Covid, qui produisait l'alcool, le gel hydroalcoolique.
00:16:16Donc aujourd'hui, cette filière est importante, elle est franco-française.
00:16:19Elle permet de favoriser le moteur thermique.
00:16:22Et donc aujourd'hui, le moteur thermique, ce n'est pas que polluant,
00:16:25c'est également des biocarburants bons pour la planète
00:16:29et surtout bons pour le pouvoir d'achat des Français.
00:16:30Alors ça, ce n'est pas enterriné.
00:16:32On a encore une...
00:16:33J'imagine que, en tout cas, les Français vont se bagarrer
00:16:37parce que pour ceux qui se disent...
00:16:38Parce qu'on passe à peu près de quoi ? De 0,80...
00:16:42Aujourd'hui, on est à 0,72.
00:16:43Voilà, à 1,20, c'est ça ?
00:16:45On est à 1,20, moins cher qu'un sans plan 95 aujourd'hui.
00:16:47D'accord.
00:16:47C'est 1,000 euros d'économie tous les 20 000 kilomètres.
00:16:50C'est extrêmement rentable.
00:16:51Et les Français ne peuvent pas faire leur choix
00:16:54parce qu'on change les règles du jeu tous les 6 mois, tous les ans.
00:16:57Et ils ne peuvent pas envisager des choses,
00:17:00convertir leur véhicule, prendre un choix, une décision
00:17:02pour se projeter dans le véhicule de demain.
00:17:04Alors, ce qui est important de dire, c'est que c'est quand même un carburant qui est intéressant
00:17:07puisque même la gendarmerie, aujourd'hui, a signé un partenariat sur ce genre de...
00:17:13Il y a un appel d'offres en cours.
00:17:14Un appel d'offres en cours.
00:17:15Non, mais ce qui veut dire que, quelque part,
00:17:17c'est très intéressant, en tout cas, pour les deniers de l'État.
00:17:20Alors là, ça serait étonnant, en effet.
00:17:21Équiper l'État et taxer l'État ensuite, ça serait assez surprenant.
00:17:24On n'est plus à une aberration près.
00:17:26Quels sont les recours aujourd'hui ?
00:17:28Les recours, aujourd'hui, évidemment, c'est des amendements
00:17:30pour ce projet de loi de finances.
00:17:32C'est sensibiliser le ministre des Transports, M. Tabarro.
00:17:36C'est également sensibiliser les associations.
00:17:38Je pense évidemment à 40 millions d'automobilistes.
00:17:40On est tous concernés.
00:17:41C'est notre pouvoir d'achat.
00:17:42Je rappelle quand même que c'est par là qu'ont commencé les Gilets jaunes.
00:17:45Voilà. Et derrière, j'allais dire la lucidité de l'État.
00:17:47C'est-à-dire que, quand on parle carburant,
00:17:49ça peut déboucher sur des crises majeures
00:17:51qu'ont été les Gilets jaunes.
00:17:52Donc, attention à ces sujets à tous les niveaux,
00:17:56industriels, sociaux, économiques, écologiques.
00:17:58C'est une mauvaise décision.
00:17:59Et donc, on compte sur l'État pour être raisonnable sur ce point.
00:18:03Et revenir sur cet article 5,
00:18:05on ne transigera pas là-dessus.
00:18:06Sinon, malheureusement, c'est probablement la mort de la filière éthanol.
00:18:09Merci beaucoup, Jérôme Lubert,
00:18:11directeur du développement de Flexiol Énergie Développement,
00:18:14spécialiste de la dépollution, moteur et économie de carburant.
00:18:18On vous retrouve bien sûr sur Equipe Auto.
00:18:20Vous restez avec nous.
00:18:21On fait une petite pause.
00:18:22On revient dans un instant.
00:18:24Et on va vous parler d'un autre métier,
00:18:27le métier de la peinture.
00:18:28Absolument.
00:18:29Avec notre ami Francis Mel.
00:18:31Julien Bauer.
00:18:32Absolument.
00:18:33Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps.
00:18:36Merci de donner la parole.
00:18:37Et vous êtes une radio engagée.
00:18:38Et l'information est pertinente.
00:18:40Sud Radio, parlons vrai.
00:18:42Pour Point Fait.
00:18:44En direct du salon Equipe Auto,
00:18:46Porte de Versailles,
00:18:48Les Vraies Voix Sud Radio,
00:18:4918h-20h,
00:18:50Cécile Dominibus,
00:18:52Philippe David.
00:18:54Et on est ravis de vous accueillir
00:18:55et on ne répétera jamais assez de fêter ce
00:18:58Happy Birthday to you, Equipe Auto.
00:19:00Happy Birthday to you, Equipe Auto.
00:19:03Happy Birthday to you, Equipe Auto.
00:19:06Happy Birthday to you,
00:19:08Et on les applaudit.
00:19:09Bravo, Equipe Auto.
00:19:10Bon anniversaire.
00:19:11On est très heureux d'être là.
00:19:13Il va falloir faire une chorale.
00:19:14Sud Radio, surtout papa, avec vous.
00:19:16Merci.
00:19:16Pourtant, on dit parfois que j'ai un bel organe.
00:19:20C'est pour ça que...
00:19:20Alors, c'est un peu tôt pour parler de ça, Philippe.
00:19:22Non, je parlais de ma voix, cher ami.
00:19:25En tout cas, nous sommes partenaires d'Equipe Auto
00:19:27et nous sommes très contents.
00:19:28Éric Revelle est avec nous,
00:19:30journaliste et passionné d'automobile,
00:19:31et tant mieux.
00:19:33Philippe Baudin est avec nous,
00:19:33président d'Equipe Auto.
00:19:35Et puis,
00:19:36Philippe David, bien entendu.
00:19:38Et nous avons des invités,
00:19:39puisque nous allons parler peinture, Philippe.
00:19:41Absolument.
00:19:41On va parler peinture automobile,
00:19:43parce qu'il y a plein de métiers ici
00:19:44qu'on peut venir découvrir à Equipe Auto.
00:19:47Porte de Versailles à Paris.
00:19:48Nous sommes en compagnie de Francis Mel,
00:19:50directeur des ventes France,
00:19:51constructeur de PPG France.
00:19:54Bonsoir.
00:19:55Bienvenue, Francis Mel.
00:19:56Bienvenue, Francis Mel.
00:19:57Et de Julien Boer,
00:19:58responsable technique formation France,
00:20:00chez PPG.
00:20:01Bonsoir.
00:20:02Tout à fait, bonsoir.
00:20:02Leader mondial du revêtement.
00:20:05Voilà, c'est important de le dire.
00:20:06D'ailleurs, ça se voit à la tête.
00:20:07Il y a un qui a plus de revêtement que l'autre.
00:20:11Enfin, l'autre prend le chemin aussi.
00:20:13Je transmets toute ma solidarité chauve à Francis Mel.
00:20:18Allez, quels sont les besoins en peintre automobile en France
00:20:21et quelles sont les formations pour le devenir ?
00:20:24Alors, les besoins sont énormes.
00:20:28En tout cas, on assiste à une vraie crise
00:20:30en matière d'expertise et de main-d'œuvre sur ce segment-là.
00:20:34Et les formations sont des formations qu'on a dans des lycées professionnels,
00:20:38dans des CFA, CAP, peintre carrossier, bac pro, peintre carrossier.
00:20:45Tout à fait.
00:20:45Juste un petit mot.
00:20:47Il y a de plus en plus de femmes.
00:20:48Parce que c'est intéressant de le dire.
00:20:50Effectivement.
00:20:51On voit de plus en plus de femmes qui sont d'ailleurs très performantes
00:20:55et excellentes pour la colorimétrie.
00:20:56Et presque des artistes.
00:20:58Tout à fait.
00:20:59Qui ont un œil très averti sur la colorimétrie, la couleur et le cœur de ce métier.
00:21:03Et sur la finition, elles sont beaucoup plus appliquées
00:21:05et donc bien plus performantes aussi.
00:21:07Et je tiens quand même à rappeler que les WorldSkills,
00:21:11il y a un peintre qui a été médaille d'or, je crois.
00:21:15Tout à fait.
00:21:16Voilà.
00:21:16Et ça, c'est important de le dire aussi.
00:21:17Alors, est-ce que la formation est la même pour travailler dans une usine automobile
00:21:20ou chez un carrossier ?
00:21:22Alors, non.
00:21:23Pas du tout.
00:21:23En usine, les peintures sont appliquées au robot.
00:21:27Et chez un carrossier, les peintures sont appliquées manuellement.
00:21:30Donc, c'est totalement différent.
00:21:32Et ça nécessite d'une expertise qui est totalement différente.
00:21:36En tout cas, qui est basée sur des gestes et des savoir-faire différents.
00:21:41Alors, Francis May, on peut le dire,
00:21:44c'est quand même un métier passion, quoi qu'on en pense.
00:21:47Et moi, je l'ai découvert en discutant avec les peintres aux carrosseries.
00:21:52C'est presque une œuvre d'art, souvent.
00:21:55Dans bien des cas, vous avez affaire à des gens passionnés, avant tout,
00:21:58de la remise en état et de la colorimétrie.
00:22:01Le résultat est impactant,
00:22:03puisque visuellement, vous devez retrouver intégralement la teinte originale de la voiture.
00:22:08Donc, on a besoin réel de formation, d'expertise.
00:22:11Et donc, l'objet de PPG est l'accompagnement du peintre, avant tout, dans sa démarche,
00:22:17dans les temps de productivité, sur lesquels il est rémunéré, dans bien des cas.
00:22:20Avec des produits beaucoup plus éco-responsables, aujourd'hui.
00:22:23C'est l'objectif premier de l'entreprise,
00:22:25puisque, outre le fait, à un moment donné, de remettre en peinture et de toucher des produits
00:22:29qui sont globalement polluants, nocifs.
00:22:32On préserve avant tout l'environnement du peintre,
00:22:35qui permet, un, de faire des économies d'énergie pour l'entreprise, de la productivité,
00:22:40et deux, de travailler le CO2 concept, pardon,
00:22:43qui est l'expertise de l'analyse des points de CO2 d'émission dans l'entreprise,
00:22:48dans la carrosserie, dans ses postes,
00:22:50et de mesurer la performance, afin de réduire les émissions.
00:22:52Il y a un nouvel arrivant, chez PPG, c'est Mix & Shake.
00:22:57Vous allez nous expliquer ce que c'est, mais ça n'a rien à voir avec un milkshake, faut-il le rappeler.
00:23:01Tout à fait.
00:23:02Non, mais ça donne envie quand même.
00:23:03Vous pouvez préciser.
00:23:05Elle ne pense qu'à manger.
00:23:06D'ailleurs, on vous invite tous à venir sur le stand,
00:23:08découvrir cette innovation mondiale, qui a été lancée mardi matin,
00:23:11pour Equipe Auto, en exclusivité.
00:23:12Mix & Shake est avant tout le support qui permettra, pour le peintre,
00:23:18libérer le temps d'une tâche qui est, on va dire, impartie et inutile,
00:23:22c'est-à-dire que mélanger un produit dans un support, dans un réceptacle,
00:23:28n'a pas de valeur ajoutée pour l'entreprise,
00:23:31et dans le contrat métier qui les impacte.
00:23:33Donc du coup, Mix & Shake, c'est la préparation automatisée de la teinte,
00:23:38qui libère du temps, et qui va à un moment donné,
00:23:40absurder un mélange constant du produit qui va être appliqué.
00:23:43Vous voyez, je regardais encore une fois le budget tel qu'il a été présenté hier
00:23:47par le Premier ministre Sébastien Le Cordu II,
00:23:50et je parlais des biocarburants tout à l'heure,
00:23:53c'est vrai qu'il y a une fiscalité maintenant qui s'alourdit,
00:23:55mais pour les apprentis, vous parliez des CFA, des bacs pro,
00:23:59vous avez vu que maintenant, en net, un apprenti qui ne gagnait déjà pas grand-chose
00:24:03va gagner encore moins, parce qu'on fiscalise,
00:24:05on fiscalise dans ce budget jusqu'aux rémunérations des apprentis.
00:24:11Comment est-ce que vous voulez encourager cette jeunesse qui a déjà du mal
00:24:14à faire des travaux manuels parce qu'elle est montrée du doigt,
00:24:17si en plus elle n'a pas de logement pour être apprentie en région,
00:24:20et qu'on fiscalise sa rémunération ?
00:24:22Alors nous on a une réponse, on a des partenariats avec des écoles,
00:24:25le GARAC qui est présent ici,
00:24:27très grande école, très renommée,
00:24:31et un vrai vivier d'experts pour la profession.
00:24:33Qui sera avec nous d'ailleurs tout à l'heure.
00:24:34Oui absolument.
00:24:35Le CFA de la Fédération Française de Carrosserie,
00:24:38et on sollicite la fondation PPG pour équiper les écoles avec nos solutions digitales.
00:24:43Mais vous avez vu ça, c'est quand même inquiétant, c'est quand même délirant.
00:24:46C'est tout à fait anormal,
00:24:50puisque je l'ai expliqué, on est en manque de main-d'oeuvre qualifiée criante
00:24:54depuis des départs en retraite énormes,
00:24:57et donc des jeunes qui arrivent sur le marché,
00:25:00qui n'ont pas l'expérience, qui n'ont pas l'expertise,
00:25:03et donc qui ne répondent pas aux besoins des réparateurs.
00:25:05Je rebondis sur Philippe Baudin, sur la pluralité des métiers.
00:25:08Sur moi ?
00:25:09Je rebondis, pas physiquement.
00:25:13Je crois que votre femme est en face.
00:25:16Et elle n'a pas l'air commode.
00:25:18Non, non, elle est très sympathique.
00:25:20Elle n'est pas prêteuse.
00:25:22Juste dire l'importance de la pluralité de ces métiers
00:25:25dans la filière automobile.
00:25:27En tous les cas, pour Equipe Auto,
00:25:29encore une fois, il y a deux choses.
00:25:31Il y a le lancement des nouveautés
00:25:33que vient de faire notamment PPG,
00:25:35qui est extrêmement important pour nous depuis 50 ans.
00:25:37Il y a eu tellement de produits qui ont été présentés sur Equipe Auto
00:25:39qu'on est très fiers de ça
00:25:41et des gens comme PPG contribuent évidemment.
00:25:44De notre côté, on a aussi un besoin de passer des messages aux jeunes.
00:25:48Et ce que disait Eric tout à l'heure,
00:25:50c'est que les jeunes aujourd'hui, ils viennent découvrir un marché.
00:25:53C'est comme pour la mobilité, ce que j'évoquais tout à l'heure,
00:25:55c'est qu'ils sont à peine arrivés sur le marché du travail
00:25:57et que ça devient compliqué.
00:25:59Ça devient compliqué dans la formation, dans la formation continue.
00:26:01Et là, c'est un vrai problème.
00:26:03On en entend parler tous les jours de ce sujet.
00:26:05Quand on entend les gens de PPG dire
00:26:07« On est obligé de faire appel à la fondation PPG
00:26:09pour aller contribuer à informer des jeunes »,
00:26:11C'est hallucinant.
00:26:12Encore une fois, on est en train de marcher sur la tête.
00:26:15Est-ce qu'on peut parler salaire de ces métiers ?
00:26:19Bien sûr.
00:26:19Oui ?
00:26:20Bien sûr.
00:26:20C'est quoi aujourd'hui la grille des salaires ?
00:26:22Il y a plusieurs zones et donc des salaires qui sont variables.
00:26:27Forcément, si vous êtes peintre en Ile-de-France,
00:26:30dans l'agglomération de Bordeaux, de Lyon,
00:26:33vous arrivez à des salaires qui sont très bien payés, clairement.
00:26:38Des salaires de peintre qui vont jusqu'à 2 500, 3 000 euros par mois.
00:26:42D'accord.
00:26:43C'est moins vrai, voire plus.
00:26:45Voire plus.
00:26:45C'est vrai.
00:26:46On va rester dans des moyennes.
00:26:47Et je ne parle pas effectivement des à-côtés,
00:26:49en tout cas dans des zones plus retirées.
00:26:53Les salaires sont plus bas.
00:26:54Mais on est bien, de par cette rareté,
00:26:56en fait, on a fait en sorte d'avoir des salaires
00:26:58qui sont en objet de s'aligner, en fait.
00:27:00Et allez-y.
00:27:02Si je peux juste te dire un peu.
00:27:02Bien sûr, vous pouvez.
00:27:03En fait, aujourd'hui, on a un problème dans notre profession,
00:27:06c'est le recrutement.
00:27:07Oui.
00:27:07Et lorsque vous rentrez particulièrement sur la carrosserie
00:27:10et la peinture, pour les peintres,
00:27:12enfin les gens qui ont des sociétés de carrosserie et de peinture,
00:27:15c'est un cauchemar pour trouver des collaborateurs.
00:27:17Ou alors dès que les gens arrivent,
00:27:18évidemment, alors ceux qui sont déjà surqualifiés ou qualifiés,
00:27:21mais vous le vivez tous les jours,
00:27:23ce sont des gens qui se prennent tous pour Medigliani
00:27:25parce que dès qu'ils ont un peu une coup de patte,
00:27:27un coup de patte pour aller taler la peinture,
00:27:29ils savent le faire, ils savent se vendre.
00:27:30Mais il y a des jeunes qui arrivent
00:27:31et c'est très compliqué de les recruter et de les former.
00:27:34Donc encore une fois, c'est quelque chose qu'il faut mettre,
00:27:36en tous les cas, en point très positif de la part de gens comme PPG
00:27:40parce que plus on est au contact des jeunes,
00:27:42plus on leur explique qu'il peut y avoir une accessibilité
00:27:44à de très belles carrières dans l'automobile.
00:27:45C'est ce qu'on essaie de faire sur l'équipe photo.
00:27:48Je pense que tout ça, c'est positif,
00:27:49mais il faut qu'au bout, le jeune et l'entrepreneur soient aidés.
00:27:53Et aujourd'hui, il est freiné.
00:27:54Il n'est pas aidé, il est freiné.
00:27:55Francis Bell !
00:27:56Non, non, je rebondisais juste.
00:27:58C'est pour ça que l'important, c'est l'orientation scolaire.
00:28:02C'est-à-dire que quand des enfants ou des jeunes veulent aller tout de suite
00:28:05rentrer dans la vie active, il faut savoir bien les orienter
00:28:08et bien leur montrer les métiers qui existent aujourd'hui
00:28:11et qui sont pérennes.
00:28:12Et c'est ça qui est important.
00:28:14Je pense sincèrement que plus que de la pérennité,
00:28:17il faut impérativement orienter.
00:28:19Pendant des années, on a abandonné cette fonction, entre guillemets,
00:28:22d'apprentissage.
00:28:23On a voulu faire des balscholiers et la pénurie,
00:28:26aujourd'hui, elle est valable aussi bien en mécanique,
00:28:28elle est très ponctuelle, mais vraiment très accélérée
00:28:32sur la partie carrosserie-peinture.
00:28:34Partons de ce principe-là, aujourd'hui, de les encourager
00:28:36avec une digitalisation, avec un environnement propre,
00:28:39avec de la considération, fait totalement la différence
00:28:42dans l'aspect du métier.
00:28:43Et parfois de la mobilité.
00:28:45Et de la mobilité.
00:28:46Quand on est directeur des ventes, en général,
00:28:47un salon comme Équipe Auto, c'est pour rencontrer les clients,
00:28:50mais ça permet aussi de recruter, de voir des jeunes qui disent
00:28:53« Moi, je cherche un métier, nous, on peut vous former, etc. »
00:28:55Julien Boer.
00:28:57Évidemment, on rencontre les clients.
00:28:58Ça, c'est énorme bien.
00:28:59C'est bien entendu.
00:29:01On a tous les acteurs de la filière qui sont présents sur le salon.
00:29:05Le samedi est un endroit, un moment peut-être un peu plus privilégié pour ça.
00:29:09Et nous, on encourage les jeunes, puisqu'on les forme aussi.
00:29:12Quand je parlais de partenariat avec le GARAC,
00:29:14c'est qu'on intervient au GARAC.
00:29:15On forme les enseignants et les formateurs du GARAC
00:29:19et d'autres écoles, bien sûr.
00:29:21Et donc, on va au contact des jeunes très régulièrement
00:29:24et on les incite à postuler,
00:29:28c'est-à-dire aussi à postuler dans des structures comme les nôtres
00:29:32en tant que fabricants et en tant que distributeurs de peinture.
00:29:35Eh bien, merci beaucoup, Francis Mel, directeur des ventes France
00:29:37pour le segment constructeur au sein de PPG Industrie France,
00:29:41je rappelle, leader mondial des revêtements.
00:29:43Et merci beaucoup, Julien Boer, responsable technique Formation France
00:29:46pour PPG.
00:29:47Je vous ai dit que je ne pouvais pas vous voir en peinture.
00:29:49Ça, je n'ai pas osé la faire.
00:29:52Mais j'aurais marvant, je vais vous en faire d'autres,
00:29:55ne vous inquiétez pas.
00:29:56Parce que là, vous m'avez mis en poudre,
00:29:58comme c'est de la peinture en poudre.
00:29:59Oui, pas de survanne, Philippe.
00:30:01Allez, on fait une pause et on revient dans un instant.
00:30:04On est là jusqu'à 20h.
00:30:05Sud Radio.
00:30:06Sud Radio.
00:30:07Parlons vrai.
00:30:08Parlons vrai.
00:30:08Sud Radio.
00:30:09En direct du salon Equipe Auto, Portes de Versailles.
00:30:13Les vraies voix Sud Radio, 18h-20h,
00:30:16Cécile Dominibus, Philippe David.
00:30:20Et vous souhaitez la bienvenue en direct de Equipe Auto,
00:30:24dont on fête le 50e anniversaire avec toute l'équipe aujourd'hui.
00:30:28Autour de cette table, Éric Revelle, qu'on est ravis d'accueillir.
00:30:31Et bien, c'est un grand plaisir.
00:30:33Vous êtes de tous les déplacements, mon cher Éric.
00:30:35Oui, et puis j'aime la bagnole.
00:30:36J'aime la bagnole.
00:30:37J'ai mes souvenirs, avec Gérard Larousse,
00:30:40d'avoir fait le circuit des 24 heures du Mans dans une Porsche 900, je ne sais pas quoi.
00:30:44Oui.
00:30:44Et Gérard avait déjà 80 balais, mais il conduisait encore absolument incroyablement.
00:30:48Les yeux fermés, tout va bien.
00:30:49Et puis, un peu de quelques spéciales du Monte Carlo.
00:30:53Ah, avec Christian Vela, notre journaliste Christian Vela, sur une visa 1000 pistes.
00:30:57Ah, c'est génial, j'adorerais.
00:30:58Vous voyez, on n'a pas été loin, mais au bout de la piste.
00:31:03Philippe David, bien entendu aussi, et Philippe Bodin qui est avec nous,
00:31:06qui est le président de ce magnifique salon dont on fête le 50e anniversaire.
00:31:11Je vais y arriver, Equipe Auto, sachant que si vous êtes dans le coin,
00:31:14c'est ouvert jusqu'à 22h ce soir.
00:31:1723h.
00:31:1723h ?
00:31:1823h.
00:31:18Ah, dis donc.
00:31:19On a poussé l'écran.
00:31:20Ah ouais, c'est bien, j'adore.
00:31:22Avec notre invité, Alex Gueldequeux, est-ce que je le dis bien ?
00:31:27Parfaitement.
00:31:27Voilà, merci en tout cas d'être avec nous.
00:31:29Vous êtes vice-président du groupe ZF, pour dire,
00:31:32présent dans 30 pays, le groupe technologique s'impose comme un acteur mondial de la mobilité durable.
00:31:38Et on va parler de cette belle entreprise, mon cher Philippe.
00:31:40Absolument, grosse entreprise allemande, ZF.
00:31:44Alors, c'est un des principaux constructeurs de boîtes de vitesse.
00:31:48Absolument.
00:31:48Comment ZF s'adapte-t-elle au risque de la fin du moteur thermique en Europe, sachant que les moteurs électriques n'ont pas de boîte de vitesse ?
00:31:56Alors, ZF, c'est avant tout une boîte d'ingénieurs.
00:31:59Oui.
00:32:00On a commencé il y a 110 ans, effectivement, avec des roues dentées.
00:32:02On est passé par la boîte de vitesse.
00:32:04Aujourd'hui, on est dans la mobilité électrique aussi.
00:32:07Donc, l'entreprise a en permanence travaillé sur tous les défis technologiques.
00:32:11Et on est prêt pour toutes les étapes suivantes.
00:32:13On est déjà fournisseur de beaucoup de véhicules électriques.
00:32:16Et hybrides.
00:32:17Et hybrides.
00:32:18Y compris des véhicules chinois.
00:32:20Donc, véritablement international.
00:32:22Quels sont les objectifs, pardon, pour une entreprise comme ZF quand elle vient à un salon équipe auto ?
00:32:27Faire du relationnel avec ses clients ?
00:32:29Trouver d'autres clients ?
00:32:30Chercher des jeunes, par exemple, pour les former ?
00:32:33C'est quoi les objectifs quand on vient dans un beau salon où il y a beaucoup de monde comme équipe auto ?
00:32:37Voilà.
00:32:37Alors, pour nous, aujourd'hui, parce qu'on n'est pas suffisamment présents en France...
00:32:41Outrevoir Philippe Baudin, évidemment.
00:32:42Mais ça, ça s'impose.
00:32:44Philippe, absolument.
00:32:45C'est la première personne que je vois le matin.
00:32:47Je prends mon premier café avec lui.
00:32:48Mais non, c'est trouver de nouveaux clients.
00:32:51C'est du relationnel.
00:32:52C'est donner une image à ZF un petit peu moins germanique que celle qu'on a pu donner.
00:32:57Donc, moi, je suis depuis 4 mois dans l'entreprise.
00:32:59Et on a volontairement mis de nouveaux cadres internationaux et non germaniques dans l'entreprise.
00:33:08Quels sont les enjeux aujourd'hui pour une entreprise comme la vôtre,
00:33:12quand on voit effectivement la concurrence, énormément de concurrence sur ce secteur ?
00:33:16J'imagine aussi quelque chose d'un peu d'innovation aussi ?
00:33:20Il y a beaucoup d'innovation.
00:33:21Il y a énormément de nouvelles pièces.
00:33:23On sort 12 000 références par an.
00:33:25Ça en fait quand même 48 par jour.
00:33:26Donc, c'est une grosse machine à sortir des pièces.
00:33:29Mais c'est aussi beaucoup de solutions technologiques.
00:33:31On a gagné hier le prix de l'innovation digitale.
00:33:35On investit dans le digital.
00:33:36On investit dans toutes les solutions qui peuvent aider à garder la mobilité active
00:33:40et à un prix accessible.
00:33:43En tout cas, vous êtes ici jusqu'à 23h ce soir.
00:33:46Et vous avez un stand ici.
00:33:47Donc, merci en tout cas d'avoir accepté notre invitation.
00:33:50Et tout de suite, ici, j'étais ministre.
00:33:52Si j'étais ministre et si vous étiez ministre de l'alternance, vous en avez touché un mot tout à l'heure.
00:34:06Éric Revelle, le décret du 22 février 2025 modifie donc le montant de lait d'un lambeau chez des apprentis.
00:34:12Et on parlait vous, il y a quelques instants, puisque Thierry Thiolon, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:34:18Vous êtes responsable du service entreprise de l'école GARAC, qui est l'école nationale des professions de l'automobile.
00:34:26Donc, je vais vous appeler monsieur le ministre, si vous étiez monsieur le ministre.
00:34:30Quelle serait, selon vous, la première mesure que vous mettriez en place ce jour de nomination pour vous ?
00:34:38Moi, ce serait de maintenir, je dirais, la dynamique de l'apprentissage qui a été mis en place depuis 2018.
00:34:44Et donc, de maintenir les aides pour les entreprises.
00:34:48Parce que si je vois au niveau du GARAC, aujourd'hui, le taux d'insertion au niveau de l'apprentissage,
00:34:52je parle, parce que nous avons un lycée privé aussi, mais au niveau de l'apprentissage, 98% de taux d'insertion en fin de cursus.
00:35:00Eric Revelle, vous voulez agir sur l'apprentissage que vous en avez parlé ?
00:35:02Oui, oui, je réagissais, parce que je rappelais, parmi les mesures fiscales,
00:35:08je rappelle que ce budget 2026 concocté par le Cornu Sébastien II, c'est 14 milliards d'euros d'impôts supplémentaires.
00:35:15C'est 14 milliards d'impôts supplémentaires.
00:35:17Et il y a notamment une fiscalisation qui va toucher directement les apprentis.
00:35:21Donc, on était tout content, il y a quelques mois, il y a quelques années, de se dire, ça y est, on a démarré sur l'apprentissage.
00:35:27On rattrape les Allemands.
00:35:29Et aujourd'hui, on s'aperçoit que, en fait, ce budget-là ne favorise pas l'apprentissage.
00:35:34Alors qu'on a besoin d'apprentis, notamment dans le secteur automobile,
00:35:37et des apprentis qui sont déjà en face d'autres problèmes.
00:35:41Vous voyez, par exemple, quand vous êtes apprenti, vous avez besoin de passer souvent votre permis de conduire.
00:35:46Ça tombe mal, parce qu'il n'y a pas assez d'inspecteurs pour faire passer les permis de conduire en ce moment.
00:35:50Ils ont manifesté il y a 15 jours.
00:35:52Vous avez besoin d'un logement.
00:35:54Ça tombe mal, parce que souvent, les apprentis sont logés extrêmement loin et à des coûts élevés.
00:35:59Et là, dans le budget 2026, on en rajoute une louche, si j'ose dire,
00:36:03et on fiscalise un peu plus, notamment la rémunération nette des apprentis qui va tomber.
00:36:08Je trouve ça dingue.
00:36:08Ça veut dire qu'aujourd'hui, Philippe Baudin, certains alternants ne pourront pas avoir d'école,
00:36:15ne pourront pas se payer peut-être d'école ?
00:36:17En résumé, c'est ça.
00:36:18Moi, j'aime bien la première mesure du nouveau ministre.
00:36:22Elle me va bien.
00:36:22Mais en tous les cas, oui, c'est le risque.
00:36:25On le disait tout à l'heure.
00:36:27Et je pense que le GARAC est aussi un acteur important pour nous au niveau du salon,
00:36:33parce que d'abord, il forme des centaines, pour ne pas dire des milliers de jeunes, tous les ans.
00:36:38Ils leur font goûter à la profession.
00:36:40Il y a des gens qui sortent de cette école avec des véritables intentions pour trouver des jobs.
00:36:45Et c'est compliqué pour eux.
00:36:46Donc, on est toujours en boucle sur le même sujet.
00:36:48Pourquoi aller fiscaliser ? Pourquoi aller freiner ?
00:36:52Quelque chose qui fonctionne.
00:36:53Quelque chose qui fonctionne, je trouve.
00:36:55Encore une fois, je trouve que c'est dommage, parce qu'on a beaucoup de jeunes.
00:36:58J'en vois souvent, et je discute, je passe du temps aussi avec les jeunes,
00:37:01parce que c'est important de leur passer les bons messages.
00:37:04La première question qui leur vient, c'est, maintenant, je sors de l'école, il faut que je trouve un job.
00:37:09Ou là, il faut que je poursuive ma formation.
00:37:10Et là, encore une fois, il y a quelques petites contraintes qui font que c'est juste dommage.
00:37:16Merci en tout cas, monsieur le ministre.
00:37:18Vous étiez, avant d'être ministre, non, je présente.
00:37:20Vous représentez, vous êtes responsable du service entreprise École Nationale des Professions de l'Automobile.
00:37:26Ça s'appelle Garac.
00:37:27Et je vous incite à regarder sur leur site internet, parce qu'il y a plein de métiers fascinants.
00:37:31Merci beaucoup, Philippe Baudin, d'avoir passé cette heure avec nous.
00:37:34Je vous en prie, c'est un vrai plaisir.
00:37:35Dans quelques instants, Aurélie Jouve sera avec nous, directrice générale de Equipe Auto.
00:37:42Et puis, le coup de gueule de Philippe David.
00:37:44Alors, mon coup de gueule, ça va parler d'automobile, vous vous en doutez ? Automobile.
00:37:48Le gouvernement a encore trouvé une nouvelle astuce pour nous faire les poches.
00:37:52Allez, et tout de suite, Thomas Binet.
00:37:54Oui.
00:37:54Nous nous retrouvons, comme tous les jeudis soir, avec notre consultante, Catherine Baudenot,
00:38:14directrice marketing, offre et communication chez Alta Profi, pour parler gestion de patrimoine.
00:38:20Bonsoir, Catherine.
00:38:21Bonsoir, Thomas.
00:38:22Catherine, on a beaucoup parlé du système des retraites ces dernières semaines, pour mieux s'y préparer.
00:38:27Et parmi les solutions proposées, vous avez le fameux PER, le plan épargne-retraite,
00:38:32qui se distingue comme un outil clé.
00:38:34Alors, avec ses avantages fiscaux intéressants, il séduit déjà quand même plus de 11 millions de Français.
00:38:39Réduire ses impôts tout en préparant sa retraite, c'est la promesse du fameux PER.
00:38:43Mais attention, comment en profiter pleinement sans mauvaise surprise, Catherine ?
00:38:47Alors, le PER, c'est un outil d'épargne pour sa retraite, et c'est aussi un outil fiscal,
00:38:53puisque chaque versement peut, si vous le souhaitez, être déduit de vos revenus en respectant certains plafonds.
00:39:00Le résultat, c'est une baisse immédiate de votre impôt sur le revenu.
00:39:04Mais attention, l'avantage fiscal d'aujourd'hui implique une fiscalité demain,
00:39:10au moment où vous allez récupérer votre capital une fois la retraite.
00:39:13Bien sûr. Il y a quand même la très grande majorité des détenteurs du PER qui choisissent l'avantage fiscal à l'entrée.
00:39:20Est-ce la meilleure option ?
00:39:21En fait, tout dépend de votre situation.
00:39:23L'indicateur clé qu'il faut prendre en compte, c'est le taux marginal d'imposition.
00:39:27Si vous êtes dans une tranche élevée à 30% et plus,
00:39:32et que vous prévoyez une baisse de vos revenus une fois la retraite,
00:39:35ce qui, sincèrement, sera le cas, vu le taux de remplacement aujourd'hui,
00:39:39alors la déduction à l'entrée devient avantageuse.
00:39:43Et en plus, ça va vous permettre de faire fructifier les sommes que vous aurez économisées
00:39:48grâce à la réduction d'impôt, de les faire fructifier sur la durée.
00:39:50Alors, vous avez parlé de tout remplacement.
00:39:52Rappelons quand même que c'est le rapport entre notre première pension de retraite
00:39:56et son dernier salaire d'activité.
00:39:58On est bien d'accord ?
00:39:59Tout à fait.
00:39:59Alors, vous avez un exemple chiffré sur l'impact fiscal que ça produit ?
00:40:03On va prendre un exemple.
00:40:04Si vous investissez 5 000 euros sur un plan épargne-retraite chaque année,
00:40:09et que vous êtes à une tranche marginale d'imposition de 30%,
00:40:12on va d'abord regarder les 5 000 euros investis.
00:40:15Si on prend un taux prudent à 3%, un rendement de 3%,
00:40:19au bout de 10 ans, vous aurez un capital d'environ 65 000 euros.
00:40:24Vous avez donc une économie d'impôt de 30%, donc 1 500 euros chaque année.
00:40:29On va imaginer que ces 1 500 euros, vous allez les investir aussi tous les ans.
00:40:33Encore une fois, on va prendre un taux prudent à 3%.
00:40:36Au bout de 10 ans, vous aurez, en plus de votre capital, les 65 000 euros,
00:40:41vous aurez 20 000 euros supplémentaires.
00:40:43Donc, ce n'est vraiment pas neutre.
00:40:44Non, ce n'est pas neutre, comme vous le dites.
00:40:45Mais vous serez fiscalisé quand même à la sortie, du coup ?
00:40:48Oui, tout à fait.
00:40:49Mais vous serez fiscalisé au taux qui sera le vôtre une fois la retraite.
00:40:53Donc, si vos revenus ont baissé, votre taux marginal devrait baisser également.
00:40:58Donc, vous êtes gagnant.
00:40:59Et pour optimiser la fiscalité à la sortie,
00:41:02ce qu'on conseille de faire, c'est de faire des sorties fractionnées,
00:41:05plutôt que de tout retirer d'un coup.
00:41:08Ça va vous permettre, en fait, de lisser l'impact fiscal.
00:41:11Et surtout, les sommes qui restent investies sur le PER continuent de fructifier.
00:41:14Alors, restons un instant quand même sur le cas où il est intéressant de défiscaliser à l'entrée.
00:41:19Vous avez évoqué des plafonds pour la déductibilité.
00:41:22Quels sont-ils ?
00:41:23En fait, vous pouvez déduire de vos revenus jusqu'à 10% de vos revenus de l'année précédente.
00:41:30Et sans pouvoir dépasser un montant qui est fixé chaque année en fonction du plafond de la Sécurité sociale.
00:41:37Bref, pour 2025, c'est un peu plus de 37 000 euros.
00:41:40Et pour les travailleurs non salariés, il y a une majoration de ce plafond.
00:41:45Ensuite, il y a trois subtilités à connaître.
00:41:47La première, c'est que ces plafonds de déduction sont mutualisables entre conjoints ou partenaires de PAX.
00:41:53Donc, c'est important quand vous avez des revenus qui sont très différents au sein du couple.
00:41:57La deuxième subtilité à connaître, c'est que les plafonds non utilisés peuvent être reportés jusqu'à 3 ans.
00:42:05Donc, ça, ça va être utile pour tous ceux qui ont des revenus qui varient fortement d'une année à l'autre.
00:42:11Et le troisième avantage, j'en ai un troisième.
00:42:13Le troisième qu'il faut connaître, c'est que ces avantages fiscaux ne rentrent pas dans le plafonnement des niches fiscales.
00:42:20Et ça, c'est important de le savoir pour les foyers très imposés,
00:42:23puisqu'on va pouvoir cumuler cet avantage fiscal avec d'autres réductions d'impôts.
00:42:27Alors, si je résume sous votre contrôle, Catherine, le PER, le plan d'épargne-retraite,
00:42:31est un outil d'épargne pour se constituer un capital pour la retraite à sortie d'avantages fiscaux potentiellement très intéressant ?
00:42:37Exactement. Alors, comme toujours, il faut le manipuler selon la situation de chacun.
00:42:42Et quand il y a un avantage fiscal, il y a toujours une contrepartie.
00:42:45Là, c'est le fait que l'argent va être bloqué jusqu'à votre retraite.
00:42:49Donc, il faut avoir cette capacité à bloquer son argent jusqu'à la retraite, sauf cas exceptionnels de sortie.
00:42:54Merci Catherine pour votre éclairage sur le PER.
00:42:57On vous retrouve jeudi prochain pour un autre numéro d'Ose investir des incontournables de gestion de patrimoine.
00:43:01Et pour ce qui me concerne, je vous donne rendez-vous dimanche matin dès 9h27 dans la matinale week-end.
00:43:06Sud Radio, les incontournables de la gestion de patrimoine.
00:43:10Thomas Binet.
00:43:11Avec Alta Profit, assurance vie, retraite immobilier.
00:43:14Le meilleur de l'épargne en ligne depuis plus de 25 ans.
00:43:17Le conseil en plus.
00:43:19Sud Radio.
00:43:20Parlons vrai.
00:43:20Parlons vrai.
00:43:21Sud Radio.
00:43:22Parlons vrai.
00:43:22Sud Radio.
00:43:23Parlons vrai.
00:43:24En direct du salon Equipe Auto Porte de Versailles.
00:43:29Les vrais voix Sud Radio.
00:43:3018h-20h.
00:43:31Cécile Dominibus.
00:43:33Philippe David.
00:43:33Et nous sommes ici très bien accueillis avec Philippe David pour fêter ses 50 ans du salon Equipe Auto Porte de Versailles à Paris.
00:43:42Ouvert ce soir, je le rappelle, jusqu'à 23h.
00:43:45Donc vous pouvez faire demi-tour et non pas sur l'autoroute, mais bien entendu, et venir nous rejoindre.
00:43:50Ce sera un grand plaisir avec notre ami Éric Revelle qui est là.
00:43:53Oui, Cécile.
00:43:54Oui, Philippe.
00:43:55Et nous avons vendu Philippe de Baudin contre Aurélie Jouvre qui est la directrice générale d'Equipe Auto.
00:44:02Merci d'être là avec nous Aurélie.
00:44:04Bonsoir.
00:44:05Avant le coup de gueule de Philippe David, un petit mot.
00:44:08Réussite totale, puisque je vois que dans tous les sens, il y a un monde de dingue.
00:44:13Les allées sont pleines.
00:44:14Exactement.
00:44:15Oui, alors avant de déclarer que c'est une réussite, nous on a toujours tendance à dire qu'on attend le dernier jour.
00:44:19Oui.
00:44:19Mais pour le moment, à mi-parcours, à mi-chemin, enfin on a fait déjà trois jours et trois belles journées.
00:44:26Avec vraiment une très très belle journée aujourd'hui.
00:44:29Mais surtout, les allées sont pleines, la quantité est là, mais la qualité surtout est au rendez-vous.
00:44:35On est un salon professionnel et ce qui compte pour nous, c'est qu'on est des acheteurs, des décideurs.
00:44:40Et nos clients nous disent qu'a priori, ils ont rencontré leurs clients et ils ont fait des affaires.
00:44:44Alors voilà, en tout cas, la messe est dite comme on dit.
00:44:47Et tout de suite, il y a toujours un qui râle.
00:44:50C'est toujours le même, c'est Philippe David.
00:44:54Comme d'habitude, je vais remettre le clocher au milieu du village.
00:45:00Un village qui se situe dans le 12e arrondissement de Paris.
00:45:03Pourquoi le 12e arrondissement de Paris ?
00:45:05Parce que c'est dans cet arrondissement, en bord de Seine, que se trouve le ministère des Finances qui,
00:45:10s'il existait un prix Nobel fortement rémunéré pour inventer de nouveaux impôts,
00:45:15pourrait racheter d'un seul coup d'un seul les 3 400 milliards de dettes de la France,
00:45:19rien qu'avec sa créativité en termes d'impôts visant les automobilistes.
00:45:23Ainsi, le 1er janvier 2026 va entrer en vigueur le malus écologique pour les voitures d'occasion.
00:45:30Vous avez bien entendu, le malus écologique qui peut être confiscatoire,
00:45:34puisqu'il peut atteindre la somme pharaonique de 70 000 euros, ne sera plus réservé aux véhicules neufs,
00:45:40mais également aux véhicules d'occasion qui pèsent plus de 1800 kg
00:45:44ou qui émettent plus de 131 grammes de CO2 par kilomètre.
00:45:49Cette nouvelle taxe concernant les véhicules immatriculés après le 1er janvier 2015
00:45:53qui n'ont pas payé le malus écologique.
00:45:56Dès lors, plusieurs questions se posent.
00:45:58Comment le malus va-t-il être calculé ?
00:46:00Et lors d'une vente entre particuliers, comment sera-t-il perçu ?
00:46:04Lors de l'établissement de la nouvelle carte grise ?
00:46:07Bref, une nouvelle usine à gaz, quand on apprend que ce malus ne dépendra pas du barème 2026,
00:46:12mais de celui en vigueur l'année de première immatriculation du véhicule
00:46:16et qu'un abattement dégressif sera appliqué en fonction de l'âge.
00:46:21Plus le véhicule est ancien, plus la taxe sera réduite.
00:46:24On attend avec impatience le nouveau barème que vont nous pondre les technocrates de Bercy.
00:46:29Mais le pire dans tout ça est l'appellation utilisée « malus rétroactif »
00:46:34car rappelons qu'une loi rétroactive est toujours une loi scélérate.
00:46:38Le summum de l'intelligence est que cette taxe va frapper des véhicules d'occasion
00:46:43très majoritairement européens puisqu'il s'agit des SUV et des grosses berlines
00:46:48et que, selon son montant, il sera peut-être plus intéressant d'acheter un véhicule chinois neuf.
00:46:53Mais si la France était gérée sur des critères d'efficacité et de cohérence économique, ça se saurait.
00:47:00Aurélie, oui Aurélie, Aurélie Jouve, quand on voit encore une mesure pour nous attaquer au porte-monnaie,
00:47:10on ne s'arrête plus, il y en a un petit peu trop.
00:47:13Et d'ailleurs, tout l'écosystème, que ce soit la Mont-Laval, subit un petit peu tous ces aléas politiques
00:47:23qui perturbent énormément la filière.
00:47:26Donc on espère un jour que les choses vont changer.
00:47:28On attend beaucoup de nouvelles de la part notamment de la Commission européenne
00:47:32qui est censée faire quelques annonces sur la clause de revoyure.
00:47:36Mais c'est vrai que là, comme on dit, le millefeuille devient un peu trop chargé.
00:47:41C'est un 10 millefeuille là.
00:47:41Éric Revelle.
00:47:43Ah, il va râler, Éric Revelle.
00:47:44Un malus rétroactif.
00:47:46Ah bah oui, non, non, j'invente rien.
00:47:47Non, mais je vous crois.
00:47:48Mais attendez, moi je vais vous dire une chose définitive,
00:47:51je vais synthétiser ma pensée pour ne pas montrer trop ma colère.
00:47:54Je préfère définitivement l'intelligence artificielle à la bêtise naturelle des petits hommes.
00:47:59Rit de Bercy.
00:48:00Voilà, tac, pilier.
00:48:02Non mais franchement, Éric Revelle.
00:48:03En plus, je suis concerné, je viens d'apprendre un truc, je suis concerné.
00:48:06Moi, j'ai un SUV qui date un peu.
00:48:09Donc en plus, je dis, non mais c'est...
00:48:11Non mais il y en a ras-le-bol de ce pays.
00:48:14Franchement, je vais pas s'envoyer dans le public.
00:48:15Et j'ai l'impression qu'on s'adresse toujours à tous ces gens qui n'ont pas les moyens de changer de voiture.
00:48:21Donc on s'adresse encore toujours au même.
00:48:23Mais bien sûr.
00:48:23Ah mais c'est ça.
00:48:24Et le pire, c'est que ça va...
00:48:25Parce que là, qui va être taxé avec des SUV et des berlines depuis 2015 ?
00:48:29Il n'y avait pas de voiture chinoise en 2015, 16, 17.
00:48:32Ça va être donc des berlines européennes.
00:48:34Et vous allez peut-être vous dire, bah tiens, plutôt que d'acheter une voiture d'occasion européenne,
00:48:37je vais aller acheter un véhicule chinois neuf.
00:48:39Un véhicule chinois.
00:48:39Ce qui est vraiment très bien pour le déficit commercial.
00:48:41La France a un excédent commercial de pharaonique.
00:48:44Il faudrait que les petits hommes gris de Bercy se parlent entre eux.
00:48:47Vous voyez qu'ils ouvrent la porte du bureau d'en face.
00:48:49Parce qu'en même temps qu'on apprend qu'il va y avoir un malus rétroactif,
00:48:51on apprend qu'il y a une fiscalité contraignante maintenant sur les biocarburants.
00:48:55Oui, c'est ça.
00:48:56Non mais les gens sont dingues.
00:48:58Ce pays est dingue.
00:48:59En fait, il faut osciller entre différentes choses.
00:49:03Et finalement, on se fait toujours avoir, quoi qu'il en soit.
00:49:05Bon, allez, vous restez avec nous.
00:49:07On revient dans un instant avec la question du soir,
00:49:09la confirmation de Sébastien Lecornu à Matignon.
00:49:11Est-ce, en tout cas, une stabilité annoncée pour le gouvernement,
00:49:16en tout cas pour la France ?
00:49:16On en parle dans un instant.
00:49:17Pour le moment, vous dites non à 91%.
00:49:20Vous voulez réagir ?
00:49:21Le 0-826-300-300.
00:49:23Et pour moi, la censure, c'était pas ce matin.
00:49:25Mais ce sera très bientôt.
00:49:26Allez, à tout de suite.
00:49:28Sud Radio.
00:49:28Sud Radio.
00:49:29Parlons vrai.
00:49:30Parlons vrai.
00:49:30Sud Radio.
00:49:31En direct du salon Équipe Auto, Porte-le-Versaille.
00:49:35Les vraies voix Sud Radio.
00:49:3718h-20h.
00:49:38Cécile Dominibus.
00:49:40Philippe David.
00:49:42Et nous sommes jusqu'à 20h en direct d'Équipe Auto
00:49:45pour souhaiter ce bel anniversaire 50 ans.
00:49:48Et on dit que l'automobile, c'est un truc de garçon.
00:49:52Mais pas du tout.
00:49:52Mais pas du tout.
00:49:53Regardez, moi, j'adore ça.
00:49:54Et avec Aurélie Jouve, qui est directrice générale d'Équipe Auto.
00:49:58Ça y est, nous sommes en parité grâce à vous, Aurélie, sur ce plateau.
00:50:00On est en bon équilibre.
00:50:01Voilà, c'est ça.
00:50:02Et vous n'avez qu'à vous tenir tranquillement, M. Éric Revelle et M. Philippe David.
00:50:06Je ne sais pas ce qui vous permet de m'appeler monsieur, mais je ne bouge que pas.
00:50:09Je ne moufte pas.
00:50:10Je ne mouvre pas.
00:50:12Je regarde le capot, je lève le capot de ma bagnole, je lève le moteur.
00:50:17Mettez bien votre ceinture parce que ça va décoiffer.
00:50:20Allez, on va revenir sur...
00:50:21Non, ça ne va pas décoiffer.
00:50:23C'est vrai, pour vous, je ne peux plus rien faire, Philippe.
00:50:25On va revenir sur la confirmation de Sébastien Lecornu à Matignon et de savoir si on va éventuellement
00:50:30avoir une stabilité avec cette question du jour, Philippe.
00:50:33Oui, Sébastien Lecornu confirmé.
00:50:35Allons-nous retrouver une stabilité politique ?
00:50:37Eh bien, vous dites encore et toujours non à 91%.
00:50:40Eh bien, écoutez, moi, je pense que non.
00:50:43La censure, c'est pour avant la fin de l'année.
00:50:45Je mets un petit pari dessus.
00:50:47Allez, tout de suite, la question du soir.
00:50:49Vous savez, la France va mal.
00:50:50La France est en crise.
00:50:51Alors, pour la sauver, grande idée.
00:50:53J'ai décidé de remanier le gouvernement.
00:50:55Vincent l'a déjà fait.
00:50:56Et puis là, on va le faire mieux.
00:50:57Je censurerai tous les gouvernements jusqu'à obtenir la dissolution.
00:51:02Je constate que quelques rats quittent le navire.
00:51:04À un moment donné, les Français vont finir par le voir.
00:51:06Oui, mais les Français...
00:51:07Gabriel Attal, c'est la création d'Emmanuel Macron.
00:51:11Ah oui !
00:51:12Ah oui !
00:51:12Ah oui !
00:51:13Sans lui, il n'est rien.
00:51:14Mensonges, manipulation, aversion accusatoire, trahison.
00:51:18On n'est pas une station de prêt-à-porter,
00:51:20mais le président de la République est habillé pour l'hiver.
00:51:23Les vraies voix Sud Radio.
00:51:27Et on remercie Marie, notre réalisateur,
00:51:30Tris, pardon, en direct de Sud Radio, bien entendu,
00:51:33pour ce talent.
00:51:35Avec vous, Aurélie Jouve,
00:51:37forcément l'instabilité politique pour les acteurs.
00:51:40Aujourd'hui, en tout cas, la filière française,
00:51:43ça devient très compliqué en matière de stratégie, d'anticipation.
00:51:47Ça coûte de l'argent, c'est compliqué.
00:51:49Est-ce qu'on en parle ici, sur ce salon d'équipe auto ?
00:51:52On en parle forcément, et c'est bien dommage,
00:51:54parce qu'on voit là que, contrairement à ce qu'on peut penser,
00:51:57la filière automobile est bien présente et bien dynamique.
00:52:00Je rappelle juste quelques chiffres, en fait, sur cette filière aval dont on parle, en fait.
00:52:05Ce milieu de la pré-vente automobile et des services,
00:52:07c'est plus de 500 000 emplois en France, 180 000 entreprises,
00:52:11des emplois non délocalisables.
00:52:12Ça aussi, c'est très important,
00:52:14ce qui n'est pas forcément le cas de la partie industrielle, malheureusement.
00:52:18Donc, on voit que ça fourmille d'innovation.
00:52:22Donc, ça veut dire des stratégies à long terme, avec des investissements colossaux.
00:52:26Et forcément, cette instabilité politique,
00:52:28elle crée aussi beaucoup d'attentisme, de flou.
00:52:31Et elle coûte cher, surtout, parce que ça veut dire pédaler, rétro-pédaler,
00:52:34revenir sur des décisions stratégiques qui auraient pu être prises.
00:52:38Donc, tout ça crée beaucoup de flou,
00:52:40beaucoup d'angoisse aussi.
00:52:41Beaucoup d'angoisse pour les entrepreneurs et les chefs d'entreprise.
00:52:44Donc, oui, il est temps que les choses puissent un petit peu se mettre en place
00:52:49et devenir un peu plus visibles.
00:52:51Je me tourne vers le grand économiste Éric Revelle.
00:52:54Deux choses, vous, la voiture et l'économie,
00:52:56forcément, c'est un peu votre dada, si je puis dire.
00:52:59Qu'est-ce qu'on peut imaginer ? Qu'est-ce qu'on peut penser ?
00:53:02Est-ce qu'aujourd'hui, les entreprises passent outre
00:53:05ou, finalement, elles naviguent à vue ?
00:53:08Non, mais non, elles ne passent pas outre du tout.
00:53:10Alors, ce qui est vrai pour le secteur automobile,
00:53:12qui, à mon avis, est quand même devant une inquiétude majeure.
00:53:16C'est-à-dire, vous avez raison de dire
00:53:17qu'il y a un certain nombre d'emplois de la filière
00:53:19qui ne sont pas délocalisables.
00:53:21Mais dès l'instant où les chaînes de production de voitures
00:53:23vont être ailleurs,
00:53:25alors il va y avoir un sujet pour les jobs
00:53:28qui sont non délocalisables.
00:53:29Parce que si vous avez moins de voitures à peindre,
00:53:31à chausser, à réparer,
00:53:34par définition, ça va être compliqué.
00:53:35Moi, sur le fond, je pense...
00:53:38Allez-y, allez-y, Aurélie.
00:53:39Non, oui, oui, oui.
00:53:40Mais on a quand même un parc roulant
00:53:42de plus de 40 millions de véhicules
00:53:44avec un âge moyen du véhicule
00:53:47qui ne fait qu'augmenter.
00:53:48Donc, il faut s'en occuper.
00:53:49Il faut les réparer.
00:53:51Il faut décarboner.
00:53:52Parce que ça, c'est une réalité.
00:53:54Donc, pour le moment,
00:53:55on est loin d'avoir une réduction,
00:53:57je pense, des emplois sur ce segment-là, en tout cas.
00:53:59Mais juste, Cécile, pour répondre plus complètement,
00:54:01il y a le secteur automobile dont on parle là,
00:54:03mais tous les secteurs sont à l'arrêt.
00:54:05Bien sûr, bien sûr.
00:54:05Parce que quand vous n'avez pas de stabilité politique,
00:54:07vous n'investissez pas.
00:54:08Si vous n'investissez pas,
00:54:09vous ne participez pas à la croissance économique.
00:54:11Et si la croissance économique s'étiole,
00:54:13c'est les emplois qui se cassent la figure.
00:54:14Surtout que les autres avancent
00:54:16pendant que nous, on est en stagne.
00:54:17Ça, c'est important aussi, Philippe.
00:54:18Non, mais je crois sur le fond...
00:54:20Et en l'occurrence, la Chine.
00:54:21Ça va difficilement tenir.
00:54:23Alors aujourd'hui, on ne s'est pas passé à 18 voix,
00:54:26donc 9 députés.
00:54:27Si 9 députés avaient changé leur vote,
00:54:29on était match nul.
00:54:31Vous voyez ce que je veux dire ?
00:54:31Et à 10, le gouvernement était renversé.
00:54:33Moi, je crois que la question,
00:54:34ça ne peut pas tenir,
00:54:35parce que déjà,
00:54:36la suspension de la réforme des retraites,
00:54:38comment est-ce qu'on fait pour la suspendre ?
00:54:40Et puis, question,
00:54:41pour faire un dossier de retraite,
00:54:42ça prend 6 mois.
00:54:43Les personnes font leur dossier
00:54:44pour repartir en retraite.
00:54:45On prend quelle réforme ?
00:54:46L'actuelle ?
00:54:47Celle suspendue ?
00:54:48Celle d'avant telle année ?
00:54:50Celle qui tombera après ?
00:54:51C'est ingérable.
00:54:52Mais je pense à la filière automobile,
00:54:54parce que là, on est sur équipe auto-feu,
00:54:57Eric Revelle.
00:54:58Mais je pense à toutes les entreprises
00:54:59qui aujourd'hui se disent
00:55:00et je pense au DRH,
00:55:02aux ressources humaines,
00:55:04de se dire,
00:55:04est-ce qu'ils partent en retraite ?
00:55:06Est-ce qu'ils ne partent pas ?
00:55:06Est-ce qu'il faut les remplacer ?
00:55:07Et ça, ça va être un vrai sujet aussi.
00:55:09Non, bien sûr.
00:55:10Vous avez tout à fait raison de le souligner.
00:55:12Il y a une espèce de casse-tête
00:55:14administrataux, politico-économico
00:55:18qui désespèrent les Français.
00:55:20Puis quand même,
00:55:21un petit chiffre qu'il faut avoir en tête.
00:55:23Moi, je suis plutôt là pour...
00:55:25Enfin, j'aime l'optimisme.
00:55:27On a plein d'atouts dans ce pays.
00:55:28Il ne faut jamais cesser de le répéter.
00:55:30Mais un petit chiffre,
00:55:31vous avez eu pratiquement 7000 faillites
00:55:34d'entreprises au mois de septembre en France.
00:55:35Record de faillite, mois après mois.
00:55:37Record depuis 2009.
00:55:40Et c'était la suite de la crise des subprimes.
00:55:42Voilà.
00:55:43Donc si vous voulez,
00:55:43il y a quand même un...
00:55:44Voilà.
00:55:44Et n'oublions jamais que ce sont
00:55:45les PME et les TPE
00:55:47qui font l'emploi dans ce pays.
00:55:49Les PME et les TPE,
00:55:50ce n'est pas les grands groupes du CAC 40.
00:55:52Donc voilà,
00:55:52tout ça,
00:55:53c'est comme des signaux d'alarme.
00:55:54Bon, restons positifs.
00:55:55Mais vous avez raison, Cécile.
00:55:57On est quand même dans une sorte d'impasse.
00:56:00Est-ce qu'il aurait fallu aujourd'hui
00:56:03la dissolution, Éric Revelle,
00:56:05pour remettre tout à plat
00:56:06et se dire arrêtons de tirer sur la...
00:56:08Vous voulez, la dissolution,
00:56:10d'abord,
00:56:11les deux motions de censure
00:56:12dont parlait Philippe David
00:56:14qui ont été repoussées,
00:56:15celle du RN et celle du LFI,
00:56:17il faut voir quand même
00:56:18le peu de participation.
00:56:20Il y avait beaucoup de députés
00:56:21qui avaient piscine.
00:56:22Ils avaient piscine, c'est vrai.
00:56:23Vous voyez, courage, fuyons.
00:56:23Assemblée nationale, vide.
00:56:24Mais oui, je crois qu'il y a...
00:56:25La deuxième,
00:56:26il n'y a que 25% de députés
00:56:27qui ont voté.
00:56:29Donc ça veut dire que les autres,
00:56:30ils n'ont pas voulu...
00:56:32Voilà.
00:56:32Mais en fait,
00:56:32ils défendent leur job,
00:56:34les députés.
00:56:34Donc la dissolution,
00:56:35eux, la plupart,
00:56:36ne la voulaient pas.
00:56:36Mais c'est parce qu'on leur demande.
00:56:37Mais bien sûr,
00:56:38c'est parce qu'on leur demande.
00:56:39Mais ils ne la voulaient pas.
00:56:39Donc si vous voulez,
00:56:40c'est ce que disait De Gaulle,
00:56:41la petite soupe sur le petit feu
00:56:42qu'on fait cuire,
00:56:43c'est exactement ça.
00:56:45Maintenant, la dissolution,
00:56:46si c'est pour retrouver
00:56:46une chambre indéguérnable,
00:56:48trois blocs,
00:56:49c'est un autre sujet.
00:56:51Après, la question
00:56:51qui se pose derrière,
00:56:52moi, il faut le dire,
00:56:54c'est un constat,
00:56:55ce n'est pas une position politique.
00:56:57Bien que je penserais
00:56:58que ce n'est pas la bonne chose,
00:56:59mais la question du maintien
00:57:00du chef de l'État à l'Élysée
00:57:01se posera
00:57:02s'il y a une nouvelle dissolution
00:57:03et qu'il y a un nouveau
00:57:04Premier ministre en l'Océ.
00:57:05Mais ça, je suis bien d'accord.
00:57:06Mais il y a une question
00:57:07qui se pose quand même
00:57:08sur ce budget.
00:57:09On en a beaucoup parlé
00:57:10depuis le début de cette émission.
00:57:12On est le pays
00:57:13le plus taxé au monde.
00:57:15Le pays le plus taxé au monde.
00:57:17Donc, il y a des sources d'économie.
00:57:19Ça, ce n'est pas possible autrement.
00:57:21Ou alors,
00:57:21c'est qu'on est vraiment
00:57:22une exception française
00:57:23qui vise à être
00:57:25encore plus socialiste
00:57:27que l'ex-Union soviétique.
00:57:28D'accord ?
00:57:28Je ne parle pas
00:57:29de la Corée du Nord
00:57:30pour ne pas être outrancier.
00:57:32Regardez.
00:57:33Qu'est-ce qu'on dit ?
00:57:33On dit,
00:57:34on va mettre une taxe
00:57:35sur les voitures d'occasion.
00:57:36On va taxer le bioéthanol.
00:57:38On va taxer le B100.
00:57:40Il n'y a pas une piste d'économie
00:57:42qui est envisagée.
00:57:43Moi, ce que j'attendrais
00:57:44dans le pays le plus taxé au monde
00:57:46et avec un déficit
00:57:47et une dette exponentielle,
00:57:49c'est qu'on ait des gens
00:57:50qui aient le courage
00:57:51de regarder le dossier,
00:57:52de dire, bon, là,
00:57:53on peut gagner tant de milliards.
00:57:54Là, on peut gagner tant de milliards.
00:57:56Les agences d'État
00:57:57qui font doublons,
00:57:58triplons, quadruplons,
00:57:59ça coûte plus de 80 milliards.
00:58:01Et on n'arriverait pas
00:58:02à trouver 30 milliards comme ça
00:58:03autrement qu'en augmentant les impôts.
00:58:05Mais on est chez les dingues.
00:58:07On est chez les dingues.
00:58:08Et le pire,
00:58:08c'est que certains disent,
00:58:09ah mais il faut d'autres impôts,
00:58:11il faut mettre une taxe
00:58:12sur les véhicules d'occasion,
00:58:13il faut mettre,
00:58:14alors le grand n'importe quoi
00:58:16qu'on nous a chanté
00:58:17comme une mélopée
00:58:18pendant des jours entiers
00:58:19à la télévision et à la radio
00:58:21sur la fameuse taxe Huckman
00:58:22qui est un grand n'importe quoi.
00:58:25On prend le problème
00:58:26complètement à l'envers.
00:58:28Il ne faut pas créer des impôts,
00:58:29il faut baisser les dépenses.
00:58:31Et une fois qu'on a pas compris ça,
00:58:32une fois qu'on a compris ça,
00:58:33on peut quand même avancer.
00:58:34Éric Revelle,
00:58:35rappelons qu'aussi,
00:58:36la voiture est un objet de travail
00:58:38pour la plupart.
00:58:39Et quand je dis objet de travail,
00:58:41c'est celui qui vous emmène au bureau
00:58:42ou celui qui vous permet
00:58:44d'avoir vos outils dans la voiture ?
00:58:46Ben oui,
00:58:47il ne faut jamais l'oublier,
00:58:48notamment dans nos territoires,
00:58:49la plupart des gens ont deux voitures,
00:58:52des couples non pas pour se faire plaisir,
00:58:54mais parce qu'ils ont besoin
00:58:55d'avoir deux voitures
00:58:56pour aller à leur job.
00:58:57Il y a des transports en commun
00:58:58qui ne sont pas très efficaces,
00:59:00donc il faut deux bagnoles.
00:59:01Parfois, il n'y en a pas du tout
00:59:02en province,
00:59:02il faut le rappeler aussi.
00:59:03Bien sûr.
00:59:04Donc vous imaginez la difficulté aujourd'hui.
00:59:08Les questions de pouvoir d'achat
00:59:09sont énormes dans ce pays.
00:59:11On a une crise sociale qui est latente.
00:59:13Bon, voilà,
00:59:14tout ça,
00:59:14c'est quand même à mettre sur la table.
00:59:15Je vous avais promis d'être optimiste.
00:59:17Ah oui, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
00:59:18Donc je le suis,
00:59:19mais si vous voulez,
00:59:19non, il y a quand même,
00:59:20pardon,
00:59:21mais il y a quand même des sujets
00:59:21qui s'accumulent.
00:59:22Oui.
00:59:23Et qui, depuis huit ans,
00:59:24suivez-moi regarde,
00:59:25n'ont fait que s'accumuler.
00:59:27Absolument.
00:59:28Aurélie Jouve,
00:59:29ce qui est important de dire,
00:59:30c'est que cette filière automobile
00:59:31des équipementiers,
00:59:32il y a des grands groupes,
00:59:33mais il en parlait tout à l'heure,
00:59:34il y a des très petites entreprises.
00:59:36Il y a des petites
00:59:36et des moyennes entreprises
00:59:37qui, aujourd'hui,
00:59:39sont ou à l'intérieur d'un groupe,
00:59:41mais ou aussi,
00:59:42ce qu'on appelle encore aujourd'hui,
00:59:43des commerces de proximité.
00:59:44Oui, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
00:59:46En fait,
00:59:46il y a une très, très grande diversité
00:59:47dans la filière automobile
00:59:48et encore une fois,
00:59:49et toujours, surtout,
00:59:50sur cette filière
00:59:51de la distribution,
00:59:54des services
00:59:54et de la pré-vente automobile.
00:59:57Et donc, sur Equipe Auto,
00:59:57c'est vrai qu'on accueille
00:59:58aussi bien
00:59:59de très grands équipementiers,
01:00:01de très grands groupes internationaux,
01:00:02mais de très petites entreprises.
01:00:05Et aussi, d'ailleurs,
01:00:05un salon, ça sert à ça,
01:00:06ça fait émerger parfois
01:00:07de belles petites pépites.
01:00:09On en découvre beaucoup.
01:00:11Et donc, voilà.
01:00:12Et dans nos visiteurs,
01:00:14évidemment,
01:00:14on accueille aussi
01:00:15des acheteurs internationaux,
01:00:17mais aussi des garagistes,
01:00:19des distributeurs,
01:00:21des garagistes
01:00:21qui viennent en famille.
01:00:22Donc, une très grande diversité
01:00:24à l'image de ce qu'est
01:00:25la filière automobile en France.
01:00:26Alors, ce qu'est...
01:00:27En 2017, Emmanuel Macron
01:00:29avait dit que c'était
01:00:29le quinquennat des femmes.
01:00:31Est-ce que cette filière
01:00:32se féminise ?
01:00:34Ça, quand même,
01:00:35ça commence à arriver.
01:00:36Alors, on est en pleine journée
01:00:37de la mixité sur Equipe Auto.
01:00:38Eh ben, voilà.
01:00:39Je dis pas, pas ça.
01:00:40C'est pour ça qu'on est en parité
01:00:42sur le store de Sud Radio.
01:00:42Mesdames, bonjour, bienvenue.
01:00:43Pour la première fois sur Equipe Auto,
01:00:46on a dédié, en tout cas,
01:00:48on a, voilà, grâce à Wave,
01:00:50les ailes de l'auto,
01:00:51on a effectivement consacré
01:00:53une journée non pas aux femmes
01:00:54dans la filière automobile,
01:00:55mais bien à la mixité,
01:00:56puisque c'est bien l'objet,
01:00:58enfin, le sujet,
01:00:59qui est cette parité
01:01:01et cette mixité
01:01:02dans toutes les filières.
01:01:03Alors, on est encore
01:01:04qu'à 30% de femmes
01:01:06dans la filière automobile.
01:01:07Mais ça grimpe.
01:01:07Ça grimpe.
01:01:08Mais ça grimpe.
01:01:09Il y en a de plus en plus.
01:01:10On en voit de plus en plus
01:01:10dans les allées.
01:01:11On en voit de plus en plus
01:01:12à la tête des entreprises
01:01:13ou dans les départements.
01:01:15Mais moi, j'ai envie de dire
01:01:15aux femmes, oser, en fait.
01:01:17Oser envoyer votre CV.
01:01:18Oui, oui, tout à fait.
01:01:19Et l'écart des salaires
01:01:20se réduit un peu
01:01:21à compétences égales
01:01:22et à postes égales
01:01:23dans votre secteur ?
01:01:24Alors, là, joker,
01:01:26parce que moi, moi...
01:01:27Ah !
01:01:27De toute façon, on a tout temps.
01:01:28Vous voyez, c'est pas le tout
01:01:28de mettre des femmes en place.
01:01:30Il faut bien les payer.
01:01:31Il faut bien les payer.
01:01:32Le plus grand féministe
01:01:34qu'on ait jamais vu,
01:01:34Éric Revelle.
01:01:36Allez, vous restez avec nous
01:01:37dans un instant
01:01:38une directrice générale
01:01:39et une vice-présidente.
01:01:42Continental et Valéau.
01:01:43Absolument.
01:01:44Eh bien, voilà.
01:01:44C'est la fête des femmes
01:01:45dans un instant.
01:01:46Absolument.
01:01:46Allez, à tout de suite.
01:01:46Merci beaucoup, Arrugio.
01:01:47Et vous restez avec nous.
01:01:48Allez, à tout de suite.
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