- il y a 5 mois
DB - 12-10-2025
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00:00Musique
00:30Le jeune Octave Mouret est monté à Paris pour faire fortune.
00:39Ses amis Campardon lui ont trouvé une chambre dans l'immeuble où ils habitent, rue de Choiseul.
00:44C'est une maison bien sous tous les rapports, digne et heureuse.
00:48Seul problème, les filles josseront.
00:51Leur mère remutèrent pour les marier.
00:53Dans un ultime effort, elle a réussi à caser la plus jeune.
00:57Elle épousera le fils du propriétaire, Auguste Vabre.
01:03Le mariage à la mairie avait eu lieu la veille.
01:11Dès dix heures un quart le samedi, des dames attendaient dans le salon des Josserans,
01:15la cérémonie religieuse étant prévue pour onze heures.
01:19Madame Juser, toujours en soie noire, Madame d'Ambreville, Madame Duverrier,
01:24causait à voix basse au milieu de la débandade des fauteuils,
01:28tandis que dans la chambre voisine, Madame Josseran achevait d'habiller Berthe,
01:31aidait de la bonne, aidait demoiselle Donner, Hortense et la petite Campardon.
01:36Elle est parfaite.
01:38C'est surtout à la mère que je pensais.
01:40Oh, là-dessus aussi, Juvira a été formelle.
01:42La mère apparaît-il une charpente étonnante.
01:45Et je dois dire que cela nous a un peu décidé,
01:49car rien n'est plus ennuyeux que des parents infirmes qui vous tombent sur les bras.
01:52Surtout s'ils ne doivent rien vous laisser.
01:54Voilà.
01:55Quant à l'envahissement, non, je ne crois pas.
01:59Madame Josseran s'intéresse trop à ses mardes et sa fille en volée.
02:02Ce sera trop heureuse de s'y consacrer et d'essayer d'en faire quelque chose de...
02:06de potable.
02:07Je te dis qu'il est resté sur la commode.
02:10Oh, mais ce n'est pas vrai.
02:11Je l'ai vu là, il y a encore une seconde.
02:13Est-ce que tu as entêté, ma pauvre Hortense ?
02:14Qu'est-ce que tu attends ? Vas-y voir.
02:16Tiens.
02:29Tiens.
02:29Pas trop tôt.
02:33Oh, un peu de vivacité ne me déplaît pas.
02:35Rassurez-vous, ils connaîtront des difficultés.
02:39Le mariage est toujours une chose difficile pour la jeunesse.
02:42Oh, c'est bien vrai.
02:44Ce sont des teintes crépusculaires qui lui conviennent le mieux.
02:51Je suis en retard ?
02:52Pas du tout.
02:53Tant mieux.
02:54C'est la faute de Théophile.
02:56Tu sais que j'ai renvoyé Françoise ?
02:58Ce matin ?
02:59Oui, justement.
03:00Maintenant, il cherche sa cravate partout.
03:02Je me montre jusqu'à quel point elle ne l'a pas cachée avant de s'en aller.
03:05Elle en est bien capable.
03:06Je l'ai laissée dans un désordre.
03:26Nous sommes prêtes.
03:27Que trouvent-ils l'argent, ces jossereins ?
03:37Il paraît qu'ils ont tiré leur fils de l'asile pour lui faire signer l'abandon d'un petit héritage.
03:44Le notaire n'y a vu que du feu.
03:46Toutes les chances.
03:47Tu es folle, tu vas écraser ton voile.
03:51Oh, mais c'est que je n'en peux plus, moi.
03:53Ça fait deux heures que je suis debout.
03:54Ma petite, il ne fallait pas te marier.
04:02Qu'est-ce que tu as ?
04:03Ce que j'ai, ce que je ne vois pas, ce que j'ai.
04:06Voilà, c'est...
04:06Qu'est-ce qu'il se...
04:07Prends-tu là, finalement, ta cravate ?
04:08Je n'ai plus de ma cravate.
04:09Tiens, voilà ce que j'ai trouvé.
04:11Mon petit chat.
04:12Qu'est-ce qu'il y a pour te voir, pendant que tu es ?
04:14Oui, non, je t'en prie.
04:15Madame, oui, vous me dire.
04:18Mais qu'est-ce que...
04:19Où va-t-elle ?
04:30Oh, mais non !
04:31Je t'en prie, je t'en prie.
04:32Je t'en prie, je t'en prie.
04:34Je m'en fous.
04:39Je t'en prie, tu es au fur.
04:40C'est mon beau-frère qui fait tout ce raffut.
04:49Je t'en prie, calme-toi.
04:54On ne cherchait pas.
05:01Ça vient du beau méridional.
05:02Scalicot d'Occlave.
05:04La lettre est signée ?
05:05Non, non, pas du tout.
05:07Je les ai surpris hier sur les marches de Saint-Roch.
05:10Comment sur les marches de Saint-Roch ?
05:12Oui, pas à manœuvre, non ?
05:14On laisse son fils à la louise de Gèze et on file avec le monsieur par le petit passage.
05:17Ha ! Elles sont belles, les églises de Paris.
05:20Mais non, mais non, Madame Fabre est incapable d'une chose pareille.
05:25Bougez pas.
05:26Oh, mon petit, mon petit, quelle imprudence.
05:36Parlez-moi franchement.
05:37Alors, c'est vrai.
05:38Quoi ?
05:38La lettre est de monsieur Mouret.
05:39Mais pas du tout, pas du tout.
05:41Ni de lui, ni d'un autre, d'ailleurs.
05:43Pourquoi votre mari le croit-il ?
05:45Mais ce que je sais, moi.
05:46Vous l'avez vu, c'est un fou, un forcené.
05:49D'ailleurs, je lui prouverai que la lettre n'est pas de monsieur Mouret.
05:51Bon, alors vous allez rester ici.
05:53Il faut le laisser s'enferrer.
05:55Quand Octave lui aura montré deux lignes de son écriture,
05:58il restera tout bête.
05:59C'est à ce moment-là qu'il faudra agir.
06:01Ah oui ? Mais comment ?
06:02À vrai dire, je n'en sais rien.
06:04Enfin, il faudra faire quelque chose.
06:06Oh, mon Dieu, mon Dieu.
06:07Mon Dieu, quelle histoire.
06:07Eh bien, mais c'est ce que je pensais.
06:18Tout ça va très bien.
06:20Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
06:22Rassurez-vous, beaucoup de choses excellentes.
06:26Mais quoi ? Quoi ?
06:27Non.
06:29Je ne vous dirai rien.
06:30Commencez d'abord par vous calmer.
06:32Ce que je peux vous dire, c'est que...
06:35Vous rirez bien quand vous apprendrez la vérité.
06:39Mon Dieu, mon Dieu.
06:41Quelle histoire pour si...
06:42Il en aura raison.
06:45Regarde un peu comme tu es fagoté.
06:47Un véritable as de pique.
06:59Je suis très heureuse, beau.
07:01Mais dames, vite, les voitures sont en bas.
07:04Nous sommes en retard.
07:04Suivez-moi.
07:11Courre chez M. Mouret.
07:13Dis-lui de rester chez lui.
07:21C'est bien pour toi.
07:23Mais s'il se montre à l'église,
07:26je les tue tous les deux.
07:27Ouais, non, ouais.
07:28Bien.
07:30Ah, donne mon Dieu.
07:31Vous n'avez pas vu un bouton de manchette ?
07:33Attendez.
07:36Mais je crois savoir où il est.
07:37Venez.
07:47Dépêche-toi.
07:48Dépêche-toi.
07:48Tu seras encore le dernier.
07:49Mais dépêchez-vous.
07:58Ah, mais je sais pas.
08:03Dis-le-moi, monsieur.
08:07Mais c'est le vieux.
08:09Ouais, ça peut faire.
08:10Tant pis.
08:12Tant pis.
08:12Un de chaque.
08:20Le paroissien.
08:21Faites partir, Théophile, tout de suite.
08:39Gagnons du temps.
08:40Gagnons du temps.
08:41Oui, oui.
08:41Monsieur Aubray.
08:44Mademoiselle Deloison.
08:46Monsieur Étienne.
08:48Monsieur Théophile Vabre.
08:50Par là.
08:51Par là.
08:51Par là.
08:51Regarde la mariée, si elle est belle.
09:14Sous-titrage Société Radio-Canada
09:44Les amours.
10:09Vous avez les amours?
10:12C'est moi ou les orbes, je le trouve fort?
10:31Autre migraine, sans doute.
10:32Sous-titrage Société Radio-Canada
10:38Les amours!
10:38Il mourait.
11:08Tu n'as pas trouvé?
11:10Non, il n'était pas chez lui.
11:12Allons-y.
11:38Suivez-moi.
11:46J'ai à vous parler.
11:54Je vous explique.
11:56Théophile, Théophile.
11:58Voyons, on commence.
12:00Attendez la fin.
12:02Non, je ne peux pas.
12:04Voyons, faites quelque chose.
12:08Théophile.
12:10Taisez-vous.
12:12Ne lui répondez pas.
12:14C'est un malade.
12:16C'est d'accord.
12:18Monsieur.
12:20Je suis un barbre, moi.
12:22Oui, et alors...
12:24Ah, touchez-vous.
12:50Je me fais les yeux sur la fameuse propriétaire.
13:04J'en ai honte pour vous.
13:06C'est faux, archi-faux.
13:20Je vous ai vu...
13:21Où?
13:22Hier.
13:23Et où?
13:24Ici.
13:25Ici, à Saint-Roch.
13:26Ah, ben, où est le mal, en effet.
13:28J'ai rencontré Madame Vard.
13:29Et nous sommes allés voir ensemble les travaux que dirige mon ami Campardon.
13:32Pour la nouvelle crèche.
13:34Chut.
13:35C'est tout ce que vous avez trouvé.
13:37«Venis ! »
13:38C'est tout cevé.
13:54...
14:24Oh, tenez-vous, vous n'êtes qu'un lâche !
14:32Attention !
14:33Octave !
14:34Oui ? Un lâche !
14:36Vous avez peur que je vous provoque en duel ?
14:38Alors vous cherchez des alibis, des excuses, des visites à la crèche ?
14:41Non, pas du tout, si vous vous tenez, on se bat.
14:45Calmez-vous, jeune homme, hein ?
14:48Je pourrais prendre ça pour un défi.
14:49Mais prenez-le, je vous en prie.
14:51Commencez à m'ennuyer à la fin.
14:53Quand voulez-vous qu'on se batte ?
14:54Sur le cœur de vos défi.
14:56Non.
14:58Je vois à qui je suis à faire.
15:00Nous n'exagérons pas.
15:04Tenez, je vous propose une transaction.
15:07Laissez-moi vous envoyer une paire de gifles et tout sera dit.
15:09Touchez-moi, vous allez voir ce qui va vous arriver.
15:15Bravo !
15:16Vous êtes un brave.
15:18Vous êtes un brave.
15:19Il m'arrive quelquefois de corriger un poltron, je ne me bats jamais avec les braves.
15:23Les braves, je leur serre la main.
15:27Votre main, monsieur ?
15:28C'est grotesque !
15:28Mais non, mais non, c'est bien mieux comme ça.
15:30Topez-la.
15:32Vous faites bien, car il n'y a rien de vrai dans de vos soupçons.
15:34La lettre, tout de même.
15:38Quelle lettre ?
15:40La lettre.
15:41Vous n'allez pas me dire que la lettre...
15:42Mais entrez-la lui, cette lettre, qu'on en finisse !
15:45dans laquelle le Christ se donne totalement pour le salut des hommes
15:50et les rassemble dans le banquet de sa charité.
15:56C'est donc avec gravité, mais...
15:59Poussinet.
16:01C'est pas vous ?
16:02Jamais de la vie.
16:04Attendez.
16:10Vous promettez des jurés, fidélité à toutes choses,
16:15selon le commandement de Dieu.
16:18Oui.
16:22Vous promettez et jurez
16:24de garder un monsieur Auguste Vabre, votre époux,
16:29fidélité à toutes choses,
16:30comme une épouse le doit à son époux,
16:36selon le commandement de Dieu.
16:45Oui.
16:51Il ne vous restera plus qu'à vous excuser auprès de la vie maudite
16:53de cet abominable scandale.
16:54d'invite,
16:56de ça,
16:56que je passer de l'arrêt de sa charité.
16:58C'est pas le décès.
16:59Sous-titrage Société Radio-Canada
17:00C'est parti.
17:30Ah, comme toujours, il était en colère.
17:37Pas bien grave, vous savez.
17:38Non, mais tu vois à sa place, franchement.
17:41Vous n'êtes pas à ta place, justement.
17:43Oui, moi, je comprends.
17:44Ah oui?
17:45Je l'aurais fait de même.
17:46Non.
17:48Pardonnez-moi, mon cher Octave.
17:50Madame Barbe.
17:52Vous changerez jamais.
18:00Très bien, Barbe. Très bien.
18:20Il paraît que M. Barbe a été sublime.
18:22Il a exigé que M. Mouret lui fasse des excuses.
18:26Bien qu'innocent.
18:27Oui.
18:36Empêchez-le de boire.
18:39Maman, il n'y a plus de sirop d'orge.
18:41C'est qui la lettre?
19:05Qu'est-ce qu'il y a avec lui?
19:06Qu'est-ce qu'il prend?
19:07Elle est bien de quelqu'un, dis.
19:08Mais qu'est-ce qu'il y a?
19:14Bouge-toi, qu'est-ce qu'on va aller?
19:15Ne me lâche pas, mais qu'est-ce que tu as?
19:17Tu es fou?
19:17Va, bon, voyons.
19:19Ah, ça y est.
19:20Abate tes lames, aidez-moi, si vous voulez.
19:22Vous pouvez être fiers de vous.
19:24Mais je vais tout en prie.
19:25Est-ce que vous conduisez là-dessus?
19:26Va.
19:27Va.
19:29Tss.
19:29Tss.
19:30Tss.
19:30Tss.
19:30Tss.
19:30Tss.
19:30Tss.
19:30Tss.
19:30Tss.
19:31Tss.
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19:31Tss.
19:32Tss.
19:32Tss.
19:33Tss.
19:33Tss.
19:33Tss.
19:34Tss.
19:38Eh bien, te voilà, toi.
19:46Papa et maman sont contents, je te jure.
19:47Je n'ai pas pu me libérer.
19:49Et pas être là quand on marie une de ses soeurs.
19:51C'est ça, ma vieille la politique.
19:53Il a fallu que j'accompagne mon patron à la chambre.
19:55On espérait au moins que tu viendrais avec Madame d'Ambreville.
19:58Madame d'Ambreville fait ce qu'elle veut.
19:59Et moi, je fais ce que je veux.
20:01C'est un froid.
20:03Je commence à en avoir par-dessus la tête de la mère d'Ambreville.
20:05Elle m'avait promis de me marier à la rentrée.
20:07Total, décembre, il n'y a rien de fait.
20:09Je te garde pour elle.
20:11Eh bien, elle a tort.
20:13Attention, elle arrive.
20:35Narcisse, pas de sirop, évidemment.
20:55Chère Madame, Léon est indésagréable.
20:57Est-ce que vous ne voyez pas...
20:59Qu'est-ce qui s'est passé ?
21:03C'est tout parfait.
21:04Tu ne sais rien bien.
21:07Quelles sont les nouvelles ?
21:08Eh bien, ça y est.
21:10Il a cassé le bras de sa femme.
21:11C'est pas possible.
21:12C'est toujours pareil.
21:12Le vin le détraque complètement.
21:14Le rouge le rend furieux et le blanc le fait pleurer.
21:16Le...
21:17Il fallait le dire plus tôt.
21:23Non, non.
21:25Cette bibine n'est pas pour vous.
21:29Goûtez-moi ce champagne.
21:30Champagne.
21:33Monsieur Mouret.
21:56Éccepteriez-vous de me serrer la main ?
22:03C'est déjà fait, je crois.
22:07Parce que je suis tellement malheureux.
22:10Un geste de profonde cordialité me ferait du bien.
22:13Si vous saviez.
22:25Quand elle était, jeune fille, délicate, obéissante.
22:43Tout ce qu'on pouvait lui reprocher, c'était une certaine fragilité.
22:47Les gens disaient, bah, ce n'est rien, le mariage la remettra.
22:49Ah, ben oui.
22:53Croyait pas si bien dit, hier.
22:56Le mariage ne réussit pas tout le monde.
23:01Une tigresse, monsieur.
23:04D'un seul coup, ça a été des scènes terribles.
23:06Fini la fragilité.
23:09Un souffle du tonnerre de Dieu.
23:10Et pendant que moi, pauvre innocent, cherchais qu'elle pouvait être mes torts,
23:16elle, pendant ce temps...
23:19Ouais, je vous plains.
23:28Personne ne peut savoir ce que je souffre.
23:32Parce que...
23:33Vous êtes bien, de mon avis.
23:35N'est-ce pas ?
23:37Cette lettre.
23:39Elle est accablante, hein ?
23:40Oh, vous savez, je l'ai lu si vite.
23:42Mon petit chat, que de bonheur, hier.
23:50Mon petit chat.
23:54Encore, ça ?
23:58Mais que de bonheur.
24:00C'est raide, ça.
24:01Trouez pas ?
24:04Que de bonheur.
24:08Vous avez remarqué, je suis un peu de votre avis.
24:09Dans le fond, il a regardé de plus près.
24:14Le terme est vague.
24:19Laissez-moi !
24:21Vous savez bien travailler.
24:27Elle a une crise de nerfs.
24:36Laissez-moi !
24:37Docteur, voulez-vous venir, s'il vous plaît ?
24:39Qui est-il ?
24:40Madame Vabre.
24:41Non.
24:41Excusez-moi, je...
24:43Elles sont quatre à la tenir.
24:46Faut-il qu'une femme soit platique ?
24:47Pour se sauter comme ça, sans se démarcher.
24:50A-t-elle ?
24:51Les yeux révulsés ?
24:52Je ne sais pas, mais j'ai vu que ça gorge.
24:54Ne vous inquiétez pas.
24:55Elle l'a dégraffée de haut en bas.
24:58Pardon, monsieur.
24:59Devenez, docteur.
25:00Ah oui.
25:01Pardon, monsieur.
25:03S'il vous plaît, monsieur.
25:04Ah, c'est impressionnant, cette gorge qui se soulève.
25:09Venez voir, débarque.
25:10S'il vous plaît.
25:11Ah !
25:15Ah !
25:16Ah !
25:17Ah !
25:19Ah !
25:21Ah !
25:22Ah !
25:24Ma chérie, ma chérie, ma chérie.
25:26Ma chérie.
25:27Comment vont les affaires de Valérie ?
25:29Tu es au courant ?
25:30Mais tout le monde.
25:33Sauf papa.
25:34Tu devrais le lui dire à papa.
25:35Ça lui donne l'air niais de ne rien savoir.
25:37Quand je m'échine à cacher la chose.
25:39Ah, bon, tout le monde, ça change tout.
25:43Je m'en vais te leur miser d'une jolie manière.
25:45Attends un peu.
25:53Dites-moi, vous avez lu le dernier livre de notre voisin ?
25:56Oh, je n'ai jamais lu une ligne de ce monsieur.
25:59Il paraît que c'est d'un cru.
26:00Laissez-nous coupons renverses Gervaise.
26:02Oh, horrible.
26:03Il y a là des détails.
26:05C'est là, d'après ce qu'on dit.
26:10Ça va mieux.
26:12Vous pouvez entrer.
26:14Alors, petite madame, comment nous sentons-nous ?
26:18Un peu mieux, merci.
26:19Merci, docteur.
26:20Oh !
26:22Oh, non !
26:35Non !
26:36Ne faites pas !
26:38Non !
26:39Non !
26:41Laissez-moi !
26:43Mais c'est moi !
26:44Mais chut, non !
26:45Alphandre !
26:47Ah, le nom !
26:48Qu'elles me disent le nom !
26:50Le nom !
26:50Qu'elles me disent le nom !
26:52Dites-moi, ça va encore durer longtemps ?
27:01Depuis ce matin que vous nous embêtez ?
27:02C'est mon affaire !
27:03C'est la mienne aussi.
27:04Maintenant, je suis de votre famille.
27:06Je peux vous dire ce que je pense.
27:07Eh bien, laissez-moi vous dire que vous êtes le dernier des goujasses.
27:09Madame !
27:09Je pèse mes mots !
27:11Non, mais ma parole, il n'y en a que pour vous, ici.
27:13Et ma fille, dans l'histoire, qu'est-ce qu'elle devient ?
27:15Vous vous imaginez que j'ai dépensé une somme pareille
27:18pour vous permettre de faire le guignol ?
27:20Un peu moins fort, s'il vous plaît.
27:23Les bonnes, par exemple !
27:25Après tout le bruit que vous avez fait.
27:27Moi, j'ai fait du bruit.
27:28Comme si vous l'ignoriez.
27:30Vous êtes un cabotin, monsieur.
27:31Oui, un cabotin, vous feriez n'importe quoi
27:33pour vous rendre intéressant.
27:35J'ai peut-être fait exprès de trouver cette lettre.
27:37Oui, je ne dirais pas jusque-là.
27:38Mais que vous l'ayez trouvée hier
27:40et que vous ayez attendu ce matin pour faire votre éclat,
27:42oui, je le crois, vous en êtes tout à fait capable.
27:46Quelle histoire !
27:47Alors qu'il était si simple de dire que la lettre était...
27:52pour la bonne.
28:01Est-ce qu'une femme innocente, ça baisse à donner des explications ?
28:06Mais moi, je peux parler.
28:08C'est trop bête à la fin.
28:10La lettre a été perdue par Françoise.
28:13Là.
28:15Françoise ?
28:16Votre bonne.
28:18Comment Françoise aurait-il perdu une lettre dans l'armoire de ma femme ?
28:20J'en ai trouvé jusque sous ma porte.
28:23Tout le monde en a trouvé ici.
28:24Mais il n'y a que vous
28:26pour en faire un scandale.
28:35Dites à l'orchestre de jouer quelque chose.
28:36N'importe quoi, mais que ça fasse du bruit.
28:38Hum ?
28:39Ah, oh !
28:41...
29:11...
29:25Vous y croyez-vous, à Françoise ?
29:28Oui, la lettre à Françoise, ma bonne !
29:32Bien entendu !
29:35Évidemment, quand on y repense...
29:37Et là, les expressions, mon petit chat, que de bonheur, c'est d'une crudité.
29:44Il me semble qu'on écrit des choses pareilles qu'à une bonne.
29:47Bien sûr !
29:48Avec une femme du monde, on gaze, on gaze.
29:52Oui, vous voyez bien.
29:55Venez là.
29:57Voici un mari qui veut reconnaître cet art.
30:07Non, je ne veux pas le voir.
30:09Ne soyez pas déraisonnables à votre tour !
30:12Non, je ne veux pas le voir.
30:14Valérie...
30:15Non ?
30:16Non, je ne veux pas le voir.
30:17Alors, vous n'allez tout de même pas nous gâcher définitivement notre soirée. Valérie...
30:21Bon, c'est vraiment pour vous faire plaisir.
30:28Ah...
30:29Embrassez-la.
30:31Ah, voilà !
30:36Je suis bien heureux.
30:38Puis, je vais présenter mes devoirs à ma prétendue complice.
30:42Vous pouvez le remercier. Il a vaillamment défendu votre cause.
30:46Alors, embrassez-la. Pour montrer que je ne suis pas le vilain Jalou Kondi.
30:52Oh !
30:55Merci. Je vous refondrai ça.
31:16Merci.
31:25Comme tout est simple.
31:28Heureux âge.
31:29Hum, hélas.
31:31Venez.
31:32Vous ne trouvez pas qu'Achille se dérange beaucoup en ce moment ?
31:46En quoi ?
31:48Il s'absente. Il rentre tard.
31:54Trop de travail, tant d'eux ?
31:55Il y a autre chose.
31:59C'est plus grave, j'ai l'impression, qu'il traverse une crise morale.
32:05Quelque chose de très profond.
32:07Achille.
32:09J'ai découvert, par hasard, dans sa bibliothèque, toutes les œuvres de Monsieur Zola.
32:14C'est de son âge. Il a le droit de lire ce qui lui plaît, non ?
32:17Pourquoi me le cache-t-il ?
32:20Non, je le sens bien.
32:22Il s'éloigne de moi. Il m'échappe.
32:27J'en suis toute bouleversée.
32:34Ça vous choque ?
32:36On ne voit pas du tout.
32:39Mais les autres...
32:41C'est que les autres résonnent en gens bien portants.
32:45Et moi, on infirme.
32:48Voilà.
32:58Bonsoir, ma petite chérie.
33:01Ma reine.
33:03Bonsoir.
33:05Encore un imbécile qui m'a retenu une heure devant la porte.
33:07Elle est là ?
33:09Tu es toujours sûre de bien le vouloir ?
33:12Puisque je te l'ai demandé.
33:14Oui, elle est là.
33:15Mais qu'elle entre donc, cousine !
33:16Comme je suis heureuse !
33:17On oublie tout, n'est-ce pas ?
33:18On oublie tout, n'est-ce pas ?
33:19Pourquoi tout ? Nous avons de bons souvenirs.
33:20Ceux-là sont sacrés.
33:21Nous allons reparler de plaçance.
33:22Comment vont tes parents ?
33:23Très bien.
33:24Et les tiens ?
33:25Très bien, merci.
33:26L'idée n'est pas de moi, c'est rose.
33:27Tous les matins, va la chercher.
33:28Va la chercher, va la chercher.
33:29J'ai fini par céder.
33:30Je suis heureuse.
33:31Je suis heureuse.
33:32On oublie tout, n'est-ce pas ?
33:33On oublie tout, n'est-ce pas ?
33:35Pourquoi tout ? Nous avons de bons souvenirs ?
33:38Ceux-là sont sacrés.
33:39Nous allons reparler de plaçance.
33:40Comment vont tes parents ?
33:41Très bien.
33:42Et les tiens ? Très bien, merci.
33:43L'idée n'est pas de moi, c'est rose.
33:44Tous les matins, va la chercher, va la chercher.
33:45J'ai fini par céder.
33:46Elle est tellement bonne.
33:47Moi, je ne vous cacherai pas que ça m'embêtait plutôt.
33:48L'une à droite, l'autre à gauche, c'était parfait.
33:49Oui, mais on ne sait jamais, il y a de telles surprises.
33:50Comme dit le voisin, la vie est la vie.
33:51Et on n'y peut rien changer.
33:52D'ailleurs, ces idées donnent beaucoup de couleurs et de mouvements à ces livres.
33:53Oui, on le dit.
33:54Au point même que je me demande si je ne vais pas m'en inspirer pour ma crèche.
34:08La vie est la vie, et on n'y peut rien changer.
34:11D'ailleurs, ces idées donnent beaucoup de couleurs et de mouvements à ces livres.
34:16Oui, on le dit.
34:17Au point même que je me demande si je ne vais pas m'en inspirer pour ma crèche.
34:22Vous allez faire une crèche naturaliste ?
34:25Je me tape.
34:28Achille m'a dit, mais ça ne va pas mieux ?
34:31Oh non. Je mange, je dors, mais ça ne se remet pas.
34:36Ça ne s'en remettra même jamais.
34:39Allons.
34:41Eh bien, eh bien, Rose.
34:43Rose, pourquoi pleures-tu ?
34:44Tu ne souffres pas.
34:46Tu sais, c'est déjà beaucoup.
34:47Aussi, je souffre.
34:49L'essentiel, c'est d'être aimée.
34:51Et tu vois, nous sommes là, tous autour de toi.
34:54Ce n'est pas si simple.
34:55Mais pourquoi ?
34:56Tu es ma femme, Gaspardine est ma...
34:58Elle est ma...
34:59Votre cousine.
35:00C'est ma cousine, rien de plus simple.
35:02Madame Esservier.
35:09Voilà.
35:13Je ne sais plus ce que je dis.
35:14Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
35:17Enfin, il ne s'agit d'un repas.
35:19Ça passera vite.
35:20Je vous en prie.
35:21Je vous attendais pour rentrer.
35:32Il faut que je vous demande pardon.
35:33Pardon ?
35:34Grand Dieu, pourquoi ?
35:36Vous n'aimez pas Gaspardine.
35:39Ce n'est pas tant ça,
35:40mais la voyant toute la sainte journée.
35:42Précisément, vous allez être déçus.
35:44Je lui ai demandé d'habiter chez nous.
35:47Et votre mari à Dakar ?
35:49Il y en sait encore bien,
35:50nous comptons lui faire la surprise à son retour.
35:52Qu'en pensez-vous ?
35:54Moi, personnellement ?
35:55Eh bien, ça m'arrangerait plutôt, oui.
35:59Je ne savais pas très bien comment vous le dire,
36:00mais je désirais reprendre ma liberté.
36:03Et voilà un prétexte tout indiqué.
36:04Si je ne prends plus mes repas chez vous,
36:06nous dirons que c'est à cause de Gaspardine.
36:09Vous êtes fâchée ?
36:10Ah non, je vous jure que non.
36:11Au contraire, moi, je vous suis très reconnaissant
36:12pour tout ce que vous avez fait pour moi.
36:14Cache-t-il, je ne vous ai pas porté bonheur.
36:16Mais pourquoi dites-vous ça ?
36:17Vous avez oublié.
36:19L'aveugle et le paralytique,
36:21ça ne doit pas donner grand-chose.
36:23Ah ben, j'avance.
36:26Ah.
36:26Oui.
36:28Avez-vous jamais vu travailler un potier ?
36:31Eh ?
36:31Mais c'est déroutant.
36:33Oui, il tire des tas de formes de sa glaise.
36:35Et on se demande s'il n'a pas oublié
36:37ce qu'il voulait faire, en fait.
36:38Puis subitement, le vase se trouve achevé.
36:42Eh bien, moi, c'est un peu pareil.
36:43Moi aussi.
36:51Octave s'était donné six mois pour réussir auprès de Mme Edouin.
36:55Quatre mois étaient déjà passés et il n'avait guère avancé.
36:58Cependant, une espèce d'intimité s'était établie entre eux.
37:02C'était des liasses de factures où leurs mains se rencontraient.
37:05Des chiffres dont il s'effleurait la peau avec l'air haleine.
37:09Des abandons devant la caisse à la suite d'une recette heureuse.
37:12Sa tactique était même de la toucher dans sa nature de bonne commerçante
37:16et de la vaincre un jour de faiblesse
37:19au milieu de la grosse émotion, ne quelque vente imprévue.
37:22Et qu'est-ce que tu fais là ?
37:24Hein ?
37:25Je ne fais rien.
37:26Ben, vous le met le damas.
37:28Oh, mais il est très beau, là.
37:30C'est pas une raison pour coucher avec.
37:32Je vous demande pardon.
37:34J'ai toujours eu cette habitude.
37:36Quand j'aime quelque chose, je dors avec.
37:38C'était mon polochon, maintenant c'est les étoffes.
37:42Plus tard, je ne sais pas.
37:43Tu te trouveras, va.
37:46Bon, verran, je vois ça.
37:54Oui, entrez.
38:08Pensez-vous ?
38:09Oui, j'ai fait un petit tour.
38:10Oh, histoire de surveiller un peu les garçons.
38:13Bon, je ne crois pas qu'ils recommencent.
38:20Et moi, je faisais le point de la saison.
38:22Ah, c'est bon.
38:24Même les petits lénages.
38:27Ils ont boudé au début et...
38:29Oui, oui, il est mal apprendu.
38:33C'est incroyable.
38:35Seulement le 15 octobre, et les voilà parties.
38:37Ah, si nous avions de la place.
38:44Ah, ça fait 10 ans.
38:46Comment ?
38:49Comme ça.
38:53Non, j'ai une idée.
38:55Depuis longtemps dont je voudrais vous parler.
38:58Permettez que je prenne la carte.
38:59Regardez ce quartier.
39:04Voilà.
39:05Achetez cette maison-là.
39:07Donnez congé aux marchands de parapluies,
39:09aux liégeurs,
39:10et vous triplez d'un coup la superficie du magasin.
39:13Vous ruinez la concurrence.
39:15Avouez, les soirées de M. Vabre, en ce moment,
39:18elles vous font du tort.
39:20Développez vos vitrines.
39:21Créez un rayon spécial.
39:22Allez, en deux ans, vous le coulez.
39:27Ça coûte cher.
39:29Oui, mais pensez à la rue du 10 décembre.
39:30C'est décidé.
39:31J'ai vu M. Camparon tout à l'heure
39:32qui m'a dit qu'elle se fait.
39:34Ou alors, rien que ça,
39:35ça va emballer les affaires.
39:38Mon oncle acceptera-t-il ?
39:40À vous de le convaincre.
39:43Vous êtes bien entreprenant.
39:45Oui.
39:52Ah, c'était pour ça.
39:59Oui, mais croyez-moi, je vous assure,
40:02je vous aime, voilà.
40:04Aidez-moi, je ferai de grandes choses.
40:06Oh, je connais le refrain.
40:08Décidément, tous les jeunes gens se ressemblent,
40:10mais je vous croyais plus intelligents que les autres.
40:13Vous êtes très dur.
40:15C'est que je ne suis pas une femme, ici.
40:17Ce magasin a besoin d'ordre,
40:19et ce que vous proposez nous dérangera du matin au soir.
40:21Mais nous, au contraire...
40:22Vous en prie.
40:26Voyons, vous qui êtes si bien organisés,
40:29comment n'avez-vous pas senti
40:30que je ne ferai jamais une chose pareille ?
40:31Parce que c'est bête d'abord, inutile ensuite,
40:34et que pour finir, je n'en ai pas la moindre envie.
40:39Bon, je vais partir.
40:40Je ne vous chasse pas.
40:42Raison de plus.
40:43Mais non, mais non,
40:44nous n'allons pas vous fâcher pour une bagatelle.
40:47Il ne s'est rien passé, c'est fini.
40:50Oui, entrez.
40:51Je ne retrouve pas ses factures.
41:07Elles doivent être chez M. Deleuze.
41:10M. Mouray nous quitte.
41:13C'était un excellent collaborateur.
41:15Nous le regretterons.
41:16Préparez-lui un certificat très chaleureux.
41:21Nous avons des modèles, n'est-ce pas ?
41:23Oui, madame.
41:23Bonsoir.
41:45Bonsoir.
41:47Qui est-il ?
41:47Rien, je quitte le bonheur.
41:51Octave.
41:52Et c'est de ta faute.
41:53Sans toi, rien ne serait arrivé.
41:55Comment ?
41:55Écoute, Marie, je n'ai pas envie de parler.
41:57Crois-moi, je vous dirai des choses très désagréables,
41:59alors laisse-moi.
41:59Oh non, non, tu en as trop dit, il ne m'accepte pas.
42:04Reste.
42:06Assieds-toi.
42:07Commande ma faute.
42:13Oui.
42:14Depuis que je te connais, moi, tout va mal.
42:17Ce n'est pas vrai.
42:17Bon, la preuve.
42:20Tu es renvoyé ?
42:21Oui, mais ça...
42:22Ah mais non, écoute, j'ai le droit de savoir.
42:24Tu m'accuses, j'ai le droit.
42:27Bien, je m'étais mis en tête de séduire Mme Edouard.
42:31Voilà.
42:33Tu es contente, maintenant ?
42:35Oh non.
42:36Moi non plus.
42:38Depuis que je te connais, moi, je ne me reconnais pas.
42:40J'ai ni griffes, ni dents.
42:41Je suis comme un mouton.
42:44Pourquoi veux-tu être un loup ?
42:45Ah, puis-tu, de quoi m'en discuter ?
42:47Par ambition ?
42:49Non, mais c'était effarant.
42:50De tout temps, les provinces sont venues à Paris pour se déniaiser.
42:52Moi, j'ai fait exactement le contraire.
42:55Avant, j'étais un garçon plutôt déluré.
42:57En quatre mois, je me suis enniaisé un poids.
43:01J'accumule les échecs.
43:03C'est drôle.
43:05Tout le monde disait que tu te faisais une place énorme au bonheur.
43:08Oui, c'est possible.
43:10Tu continuais, tu aurais bientôt dirigé la maison.
43:13Bon, mettons, je ne veux pas réussir de cette façon-là.
43:16Ah ?
43:17Oui, bonne mine, bonne conduite, je trouve ça bon pour les femmes.
43:20Moi, je veux réussir par la ruse, la malice, les calculs.
43:23Je ne veux rien devoir qu'à ma cervelle.
43:25Comme les héros des livres que tu me prêtes ?
43:30Rastignac ?
43:31Julien Sorel ?
43:32Si tu veux.
43:36Tu es un homme.
43:38Oui, à cause de toi.
43:40Rose m'avait bien prévenu.
43:41On ne se méfie jamais assez de ces victimes.
43:43C'est méchant.
43:44Mais non, ce n'est pas méchant.
43:46Je veux dire, je suis trop sensible à ton charme.
43:48Tu m'as apaisé, adouci.
43:50Je ne suis plus bon à grand-chose maintenant.
43:53Il faut que je me reprenne.
43:58Tu m'as dit une chose un jour qui m'a beaucoup plu.
44:01Un quoi ?
44:02Tu m'as dit, j'aimerais avoir une cage à oiseaux
44:05où il n'y aurait pas d'oiseaux.
44:09Pourquoi dis-tu ça ?
44:10Parce que je vois que tu prépares beaucoup de cages.
44:14Mais est-ce que tu seras heureux un jour
44:15s'il n'y a personne dedans ?
44:18Oh, bonsoir, monsieur.
44:38Bonsoir, Lisa.
44:39Madame est là ?
44:40Madame est dans sa chambre.
44:41Bien.
44:44Voilà.
44:45On est sorti.
44:48Déjà ?
44:53C'est un reproche.
44:54Oh, tu penses un reproche.
44:56J'ai pu gagner un jour.
44:58Comment va mon petit chou ?
44:59Très bien.
45:00Et toi, le voyage s'est bien passé ?
45:01Mon Dieu, le voyage, oui.
45:02Pas trop mal.
45:03Grosse-tu ?
45:04Gaspary.
45:07Ne nous gronde pas.
45:09Tu seras arrivé demain.
45:11Tu seras en or.
45:11Tout quoi ?
45:12On vient.
45:13Mon bureau.
45:21La chambre de Gasparine.
45:23Tu veux dire que Gasparine va habiter ici ?
45:27Tu travailleras dans la chambre du fond.
45:29Je peux encore m'en aller.
45:30Non, non, non.
45:31Puisque Rose le veut, c'est très bien.
45:33J'avais tellement peur qu'il te fasse...
45:36Mais pourquoi ?
45:37Non, tu veux ta cousine, tu prends ta cousine.
45:40C'est normal, c'est tout à fait normal.
45:42Alors embrasse-la.
45:43Que j'embrasse Gasparine.
45:45Si ça vous déplaît.
45:47Non, non, non, c'est pas ça.
45:49Je veux embrasser ma cousine, j'embrasse ma cousine.
45:51C'est normal, c'est tout à fait normal.
45:53Et voilà, on va aller le tableau.
46:04Tiens, une récompense pour Achille.
46:16Hein ?
46:17Non, c'est pas...
46:19C'est pas...
46:19Oui, c'est peut-être ça.
46:22C'est ça.
46:22Et voilà.
46:29Quel clown !
46:34Vous aimez beaucoup les récompenses ?
46:40Pour une fois, vous croyez.
46:42Après tout, j'ai risqué ma vie, moi, en montant sur cette échelle.
46:46Il faut tenir compte.
46:47Oui, c'est ce que c'est.
46:48C'est une lettre que j'attends.
46:49Reviens.
46:49Voilà, voilà, voilà !
46:53Non, non, laissez, laissez-les, laissez-les, je m'en charge.
46:57Monsieur l'abbé.
46:58Je vous dérange, mon cher, en cité ?
46:59Entrez, monsieur l'abbé, entrez.
47:03Oh, pardon, excusez-moi.
47:04Non, non, laissez-les-y.
47:05Nous verrons bientôt en trouver une autre plus solide.
47:09Vous parlez sérieusement, monsieur l'abbé ?
47:11Alors, cette crèche...
47:13Elle avance, monsieur l'abbé, elle avance, pardon.
47:15Pas ici, tenez.
47:20Voilà.
47:21C'est là ?
47:21C'est là, oui.
47:23Pardon.
47:25Non, non, non, non, non, monsieur l'abbé.
47:28Asseyez-vous.
47:28Là.
47:29Tout ce que je vous demande, c'est de faire le vide dans votre esprit.
47:33Le vide ?
47:33Oui, s'il vous plaît.
47:34J'ai besoin d'un spectateur sans idée préconcie.
47:38Ah !
47:39Là.
47:41Êtes-vous prêt ?
47:42Prêt.
47:42Prêt.
47:43Le rideau se lève sur une pauvre étable de Judée.
47:48Il est minuit.
47:49Heure, lieu décor, je ne change rien.
47:51Restez assis, monsieur l'abbé.
47:53Encore heureux.
47:54L'endroit, comme il se doit, est dégoûtant.
47:56Voyez-vous, j'ai poussé même le souci du détail
47:58jusqu'à y ajouter de véritables crottes de poule.
48:01Oh, vous croyez, les crottes de poule ?
48:02Ça fait plus vrai, oui.
48:03Moi, la vérité, je ne connais que ça.
48:05C'est comme pour les rois mages.
48:06Vous ne verrez pas d'inconvénients, j'espère,
48:08à ce que je les couvre d'ordures.
48:10Pourquoi cela ?
48:11Réfléchissez.
48:12Ils viennent de faire des centaines de kilomètres en plein hiver.
48:15Sans compter qu'à marcher comme ça,
48:16le nez en l'air à suivre une étoile,
48:18ils ont bien dû s'étaler plusieurs fois.
48:20Je ne vois pas l'enfant Jésus.
48:24Je le supprime.
48:25Vous supprimez l'enfant Jésus ?
48:27Je le supprime.
48:28Mais pourquoi cela ?
48:29Parce qu'il m'embête.
48:30Sans compter que c'est très difficile à représenter l'enfant Dieu.
48:33Pourtant, il était là.
48:34Eh oui, d'accord, mais on n'est pas obligé de le voir.
48:36On peut très bien le deviner dans un coin, là, voyez-vous,
48:40caché par l'âne et le bœuf.
48:42Il faut craindre que le spectateur ne soit déçu.
48:43Au contraire, on fait appel à son imagination, c'est bien plus fort.
48:48Qu'en pensez-vous ?
48:50Oui, ma foi, il faut que j'en parle à monseigneur.
48:53Mais vous, personnellement, qu'en pensez-vous ?
48:55Oui.
48:56Remarquez, j'ai une autre idée.
48:58Je ne sais pas si vous l'aimeriez, mais moi, personnellement, je l'aime beaucoup.
49:02Ce serait de donner un vice, tout au moins un défaut, à Saint-Joseph.
49:07Un vice à Saint-Joseph ?
49:08Rassurez-vous, une touche, quoi, histoire de souligner son humanité.
49:13Et quel défaut voudriez-vous lui donner ?
49:15Vous ne devinez pas ?
49:16Non.
49:18Il boit.
49:18Oh, par exemple, rien ne vous autorise à supposer une chose pareille.
49:22Vous savez, monsieur l'abbé, ça serait discret.
49:24Je ferais simplement le nez rouge, c'est...
49:26C'est peu...
49:29Mon cher Campardon, je ne dis pas que votre œuvre soit sans mérite, mais elle risque de choquer.
49:37Aujourd'hui, allons-donc, tout le mouvement des idées va dans ce sens.
49:40Vous croyez ?
49:40Regardez, regardez la littérature.
49:43Ah, voilà.
49:44Voilà, voilà, voilà, où vous avez pris votre inspiration, les naturalistes, où vous avez voulu faire une crasole.
49:49Mais non, mais non, monsieur l'abbé, je cherche à me rapprocher de la vie, c'est tout.
49:52Oui, enfin, disons la vôtre.
49:53Et je crains qu'elle ne soit exagérément réaliste.
50:07Votre cousine loge ici ?
50:10Ma femme a tenu à ce qu'elle habite ici.
50:13Mon cher Campardon, un prêtre peut tout excuser, tout pardonner, il est là pour ça.
50:19Mais on ne saurait lui demander de cautionner un scandale.
50:21Monsieur l'abbé, l'état de santé de Rose excuse bien des choses.
50:24Vous êtes sur une mauvaise pente.
50:27On commet une faute, on s'y entête, on lit des livres d'inspireux.
50:31Voilà où ça nous mène.
50:33On supprime l'enfant Jésus et on couvre les rois mages d'ordures.
50:37Triste, infiniment triste.
50:51Monsieur Mouraille.
51:12Alors, c'est vrai ce qu'on raconte ?
51:14On dit tant de choses.
51:15Entrez, une seconde s'il vous plaît, entrez.
51:22Il paraît que vous quittez la maison Edouin ?
51:24Ah oui.
51:26Auguste !
51:26Oui.
51:27C'est bon.
51:28Tu voulais parler à Monsieur Mouraille, je crois.
51:33Oui, en effet.
51:35Berthe vous a dit ?
51:36Non, non, rien encore.
51:38Voilà, nous aimerions vous avoir avec nous.
51:41Même avantage qu'au bonheur.
51:42Mais avec l'obligation de chanter dans les cœurs de ma belle-sœur.
51:46L'idée est d'elle, naturellement.
51:48Remarquez que ce serait tenir une promesse déjà faite.
51:50Elle tient absolument à vous avoir.
51:52Et comme c'est elle qui nous a signalé que vous étiez libres,
51:54nous avons dû lui promettre de vous en parler.
51:58Alors, c'est oui ?
52:00Pourquoi pas.
52:41Madame Hélard ?
52:46Ah, madame.
52:48Oui, bien sûr.
52:56Comme c'est gentil.
52:58Venez, nous allons pouvoir travailler.
52:59Mon mari est absent.
53:00Mais comment on se porte, Monsieur Duverrier ?
53:02Comme tout homme surmené.
53:05Vous avez entendu parler de cette affaire, rue de Provence ?
53:08Non, c'est lui qui s'en occupe.
53:10Plateur, n'est-ce pas ?
53:11Toute une prostitution clandestine,
53:14des enfants de 14 ans livrés à de hauts personnels.
53:17Il faut un magistrat d'un doigté exceptionnel pour étouffer ça.
53:21Je ne sais pas s'il y arrivera,
53:22mais il y a au bout un bel avancement.
53:26Oui, il le mérite.
53:28En tout cas, ce soir, il n'étouffera pas nos voix.
53:30Quelle est votre tessiture ?
53:33Ma foi, euh...
53:35Eh bien, nous allons voir.
53:38Vous déchiffrez ?
53:39Je lis mes notes.
53:41Parfait, je vous donne l'air.
53:42Sous-titrage Société Radio-Canada
53:54Mais surtout, allez-y, n'hésitez pas, donnez tous vos moyens.
54:13Nous sommes seuls, nous ne dérangeons personne.
54:15Allons-y.
54:15Du moment qu'on s'aime
54:27Tout devient si doux
54:33Et je suis moi-même
54:39Et je suis moi-même
54:44Plus tremblant que vous
54:48Et je suis moi-même
54:54Plus tremblant que vous
54:58Un baryton
55:23Cinq ans que j'en cherche
55:25C'est rare
55:26Rare ici, surtout parmi les jeunes gens de la société
55:30Les abus, sans doute
55:31Eh bien, voulez-vous que nous reprenions ?
55:35Mais cette fois-ci, avec plus de sentiments
55:38L'explosion, le paroxysme du sentiment
55:40Allons-y
55:41L'amour, le paroxysme du sentiment
55:42C'est le sentiment
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