- il y a 2 jours
DB - 08-02-2026
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00:30« Gabriel a fait une drôle de tête quand elle a vu l'article sur la mort accidentelle de ma mère. Mon père a d'abord cru que c'était elle qui avait fouillé. Nous nous sommes expliqués d'homme à homme. C'était la première fois. Mon père et ma mère se disputaient toujours. Sur tout le jour de l'accident, Gabriel me l'a avoué.
00:55Ça y est, j'ai rencontré Pauline à la petite fête chez les parents de Sophie. Pourquoi passe-t-elle ses vacances en Haute-Loire ? Pourquoi pas ? Je lui ai baisé la main. Je tremblais.
01:08Je voudrais en savoir plus sur elle, sur ma mère, sur moi aussi. Tout est si confus. Je viens d'apercevoir Thérèse Valky, pas du tout la femme qu'il faudrait à mon père.
01:23Pauline Faurès m'a invitée à prendre le thé. Je ne savais pas qu'elle avait une fille. C'est Béatrice.
01:28Pauline m'a reçue dans un salon moderne, plein de fleurs. Elle m'a parlé. Mon père et elle avaient mon âge quand ils se sont connus.
01:36Bonjour madame. Bonjour docteur.
01:50Alors ce petit chien ?
01:51Ben je sais pas, elle est bien malade.
01:54On va vous arranger ça.
01:55Alors ça vous ferait plaisir de revoir Gabriel et Lucia ?
02:11Sincèrement, oui.
02:14Et papa ?
02:16C'est plus difficile.
02:19Allons dépêchez-vous, il est tard.
02:21Alors seulement Gabriel et Lucia ?
02:23Je ne sais pas, peut-être un jour.
02:27Il faudrait un concours de circonstance heureux.
02:29Comme vous passez si souvent par la maison, pourquoi vous vous arrêtez pas ?
02:32Je crois que je n'oserais pas.
02:35Ben je vais ranger ça alors.
02:37Laissez-moi réfléchir Jean-Philippe.
02:39Il faut faire vite madame.
02:41Mais pourquoi rien de presse ?
02:43Si justement, papa est en vacances à partir du mois d'août et comme vous ne voulez pas le rencontrer.
02:47Nous verrons.
02:49Un jour de cette semaine ?
02:51J'avoue que je serais contente et émue de me retrouver pour quelques instants au point du jour.
02:58Vous voyez bien.
03:00Et puis ça aurait un petit côté interdit qui n'est pas fait pour me déplaire.
03:04Alors vous viendrez, c'est promis.
03:08Promettez-moi madame, je vous en prie.
03:13C'est promis.
03:14Jean-Philippe !
03:31Jean-Philippe !
03:33Prends le temps.
03:35Et le tennis ?
03:36Je ne suis pas en forme.
03:37Oh, la rosse alors.
03:41Gabriel !
03:42Lucien, demain je vous réserve une surprise.
03:45Ou ici ?
03:46Ben oui, ici.
03:47Eh ben mon gars, ta surprise, ça sera pour un autre jour.
03:50C'est pas possible.
03:51À demain, c'est mercredi, tu viens avec nous ou puis faire des courses.
03:54Qu'est-ce que tu veux que je te rapporte du chambon ?
03:56Alors tu passeras chez Vincent, prendre ma robe, et puis il rapporte une bonne fourme, bien bleue.
04:01Si j'en trouve.
04:02Oh, je vais noter tout ça parce que...
04:06Qu'est-ce que c'était ta surprise ?
04:09Ce que je te dis, ce sera plus une surprise.
04:11C'était juste pour demain ?
04:13Non, j'espère.
04:17Jean-Philippe, où t'as été traîné cet après-midi ?
04:20J'ai pas été traîné, je suis allé me promener.
04:26Maman, pourquoi es-tu venue t'enterrer dans ce bled ?
04:31Enfin, nous enterrer.
04:34Il y a plus triste, non ?
04:35Oui, mais il y a plus joyeux aussi.
04:39Pourquoi tu as accepté l'invitation des Delbans plutôt qu'une autre ?
04:42Tu as une flopée d'amis qui te sollicitent.
04:44Les Nolins à Deauville, les Ganderilleux à La Baule, les...
04:47Enfin, tu avais le choix, quoi.
04:49C'est parce que j'avais le choix que j'ai pu choisir.
04:52Un peu hâtivement, non, tu ne trouves pas ?
04:54Et qu'est-ce qui a guidé ce choix ?
04:56Le spleen de ton enfance.
05:00Si cette raison te satisfait...
05:03Je commence à comprendre pas mal de choses, tu sais.
05:08Ah oui, lesquelles ?
05:10Je veux dire coupement.
05:12Deux ou trois phrases que tu as lâchées.
05:15Ta passion foudroyante pour le chambon sur lignon, entre autres.
05:19Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
05:20Rien.
05:21C'est paradoxal.
05:23Je comprends et je ne comprends pas.
05:26Il ressemble à son père.
05:31Qui ça ?
05:32Le fils.
05:33Jean-Philippe.
05:38Un peu, oui.
05:40Il était aussi gauche ?
05:41Comment déjà ?
05:42Ah oui, Vincent.
05:44Hein ?
05:45Aussi raide ?
05:46Béatrice.
05:48Ce n'est pas parce que tu fais partie d'une jeunesse décontractée,
05:52ce n'est pas parce que tu es in,
05:53qu'il faut mal juger les gens qui n'en font pas partie.
05:57Je ne me juge pas mal, maman.
06:00Tu te moques ?
06:02Écoute, maman, tu m'as dit toi-même que quand tu avais mon âge, tu étais un petit peu folette.
06:06Oui, c'est vrai.
06:08Au fond, ça n'était pas ta vraie nature.
06:11Tu as toujours été attirée par le romantisme, le désuet, le rose pâle.
06:16Car c'est vrai, tu es une romantique.
06:19Ça ne m'étonne pas que tu ne te sois pas entendue avec papa.
06:21Lui, si objectif, si direct, si...
06:24Béatrice.
06:25Écoute, ma petite maman,
06:28quand est-ce que tu te décideras à faire une croix sur tout ce qui t'a blessée ?
06:31C'est vrai, tu vas, tu viens, tu flottes.
06:34Quand est-ce que tu te décideras à te remarier ?
06:36C'est pourtant pas les soupirants qui te manquent.
06:39Tu en as des floppés.
06:41Tiens, à propos, Richard, ce cher homme, il soupire encore plus que les autres.
06:45Il a téléphoné ce matin pendant que tu étais partie.
06:48Il a demandé à ce que tu le rappelles.
06:49Il a déjà rappelé lui-même.
06:51Un patient est prévenant, c'est l'idéal.
06:53Tu sais qu'il est pas mal, ce type-là.
06:56Tu vas le faire longtemps, Languir.
06:59Béatrice, tu m'embêtes et tu me retardes.
07:04Il est en ville ?
07:06Je ne sais pas encore.
07:08Oui, ça dépend de Richard.
07:10Ça dépend de moi aussi.
07:13Ça t'ennuie si je rentre tard ?
07:14Tu plaisantes, ça m'arrange.
07:17Tu as des projets pour ce soir ?
07:19Je sais que c'est incongru de te poser la question, mais...
07:22Non, non, pas du tout.
07:23On a découvert une discothèque qui vient de s'ouvrir dans une ferme près de Sainte-Agrève.
07:26Alors, on va aller faire un saut.
07:28La bande habituelle.
07:29Béatrice.
07:30Est-ce que tu as songé à te marier un jour ?
07:35Oh, maman, dis franchement.
07:37Est-ce que tu crois pas que j'ai le temps ?
07:38Est-ce que tu crois pas que c'est démodé à notre époque de se marier à 18 ans ?
07:41Alors, tu regrettes pas ?
07:54Non, Gabriel.
07:55Tu veux vraiment pas venir avec nous ?
07:57Non, tu sais bien, la foule, les magasins, je tiens pas.
08:00Enfin, quand j'étais petit, y'avait les jouets, mais maintenant...
08:02Ah oui, maintenant.
08:04Alors, tu poses ou tu viens ?
08:05Voilà, voilà.
08:07Enfin, puisque ton père l'a admis.
08:10Tout de même, elle a été bien soudaine, ta décision.
08:18Et surtout, n'ouvre personne.
08:20Non, t'en peux pas.
08:29Youpi !
08:35Ça me fait drôle que Jean-Philippe soit pas là.
08:40T'as à droite, Lucien !
08:41Oh !
08:42C'est d'habitude, cette sortie, c'est une fête pour ce petit.
08:47Oh, ce petit, ce petit, il grandit.
08:50Il a peut-être déjà une gamine dans la tête.
08:55Toi, tu vois le mal partout.
08:57Y'a pas de mal à ça.
09:00Mais c'est pas si bête ce que tu dis là.
09:02Attention, Carrefour, il est dangereux.
09:03Oh !
09:04Tiens, hier, quand il est rentré,
09:09il sentait le parfum.
09:12Bonjour, madame.
09:16Bonjour, madame.
09:19Madame.
09:32Hier, hier.
09:34Qu'est-ce qu'il a fait ?
09:36Tu le sais, toi.
09:38Moi, non.
09:39Ah oui, vous les hommes, vous avez votre mentalité, hein.
09:43Les idées larges.
09:44Oui, jusqu'au jour où...
09:47Même son père qui s'en mêle.
09:49Jamais Vincent n'a été aussi coulant avec son fils.
09:52Jamais.
09:53Jamais il l'a laissé aussi libre.
09:54Mais depuis qu'ils ont eu cette conversation ensemble,
10:00t'en clignotant, Lucien.
10:03Occupe-toi, si tu veux, de la conduite de Jean-Philippe,
10:05mais pas de la mienne.
10:06C'est compris ?
10:07Je suivais.
10:08Je suis là pour la Dylan.
10:12On ne peut pas faire faire faire.
10:15C'est trop compliqué.
10:16Sous-titrage Société Radio-Canada
10:47Gabriel et Lucien sont pas là
10:50Mais vous pouvez entrer quand même
10:53Je l'ai pas fait exprès vous savez
10:56Vous me croyez ?
10:59Je vous crois Jean-Philippe
11:00Et où sont-ils ?
11:02Au Puy
11:02Ils sont allés faire des courses
11:04Et entrez
11:05Rien qu'une minute
11:17Alors c'était pareil quand vous veniez ?
11:25Pareil
11:26Exactement pareil
11:27Ah non il n'y avait pas ces fleurs
11:31Ça c'est le travail de Lucien
11:33Il a vu le goût ?
11:36Vous savez papa l'aide un peu
11:37Et puis ici il y avait un arbre
11:41Un chêne je crois
11:42Oui mais on a été forcé de l'abattre
11:44Ni t'es pourri
11:45Dans la maison
11:52Rien n'a changé
11:54Enfin d'après Gabriel
11:55Il paraît qu'avant ma naissance
11:58L'immeuble était à la même place
11:59Vous voulez pas rentrer ?
12:04Oui mais très vite
12:07Sous-titres par Jérémy Diaz
12:17Sous-titres par Jérémy Diaz
12:47Sous-titres par Jérémy Diaz
13:17J'ai été vraiment très heureuse
13:40Mais maintenant il faut que je parte
13:41Déjà ?
13:43On pourrait nous surprendre
13:45On a encore du temps
13:49On peut pas arriver à la gare à 6h30
13:51Qu'est-ce que c'est que ça ?
14:10Des prunes à l'eau de vie
14:11C'est la spécialité de Gabriel
14:13Et là on faisait déjà ?
14:15Oui mais les enfants n'avaient pas le droit d'y goûter
14:17Vous allez vous rattraper
14:18Vous en voulez combien madame ?
14:24Oh une suffira
14:24Merci
14:27Tu t'es au-dessus ?
14:29Oui
14:30Merci
14:35Merci
14:36Bon maintenant il faut que je parte
14:57Vous m'avez fait un plaisir extraordinaire
15:06Un peu
15:08Mais vraiment extraordinaire
15:11C'est trop
15:29C'est parti
15:32Sous-titrage MFP.
16:02...
16:32Bonjour, papa.
16:35Bonsoir, mon garçon.
16:37Tu nous as pas entendu arriver ?
16:38Non, j'étais dans ma chambre.
16:40Ça s'est bien passé, Gabriel ?
16:42Fatigant, hein ?
16:44Jean-Philippe, quand tu veux au salon, n'oublie pas de refermer la porte.
16:55Je suis allé chercher un livre, papa.
16:59Il faudrait aérer cette pièce plus souvent.
17:01Bonsoir ?
17:03Aérer ?
17:04Ça va bien aérer, moi.
17:07Hum ?
17:08Ça sent ?
17:10Oui, ça sent.
17:12Oui, ça sent.
17:14Comme c'est de la stire que Lucien a rapporté.
17:16Du chimique, elle vaut rien du tout.
17:18L'odeur n'est pas désagréable, mais un peu entêtante.
17:20Papa, il n'y a plus de paquet dans la voiture ?
17:22Non, non, tout est là.
17:23Mifni a dû en profiter.
17:26Qu'est-ce que tu as fait, hein, cet après-midi ?
17:29Hein ? Mifni ?
17:31Qu'est-ce que tu as fait, sale bête ?
17:33Moumou !
17:43Jean-Philippe ?
17:44Hum ?
17:45T'as pas bougé d'ici, toi ?
17:48Non.
17:49Tu t'es fait bien élégant.
17:51Quoi, le gant, non ?
17:53J'ai mis du dimanche.
17:55Ben, j'avais transpiré dans l'autre, alors.
17:56J'ai mis celle-ci, mais c'est la première qui m'est tombée sous la main.
17:59Transpirer ?
18:01Ben, tu sens bien la transpiration, hein.
18:04Et dans le salon, en plus, ça sent pas la transpiration.
18:07Pourquoi ?
18:08Ni la cire.
18:19Eh, bonjour, Sophie.
18:21Bonjour, siens.
18:22Il est là ?
18:23Il est là ?
18:24Alors ?
18:25Déjà hier ?
18:28Ah, oui, c'est...
18:30C'est Sophie.
18:31Enfin, non, c'est sa mère qui m'a donné un échantillon de parfum pour homme, alors.
18:34Ah, ben tiens, je lui ai demandé pour moi.
18:36J'ai fini mon autre cologne.
18:37Oh, oui, Jean-Philippe ?
18:40Il est ici, Sophie.
18:42Euh, Sophie, j'ai trouvé un très bon réparateur pour ta raquette de tennis.
18:45Mais qu'est-ce que...
18:45Dis-moi !
18:46Qu'est-ce que tu fais ?
18:49Qu'est-ce que tu racontes ? La raquette est toute neuve, qu'est-ce que...
18:51Oui, je fais.
18:53Qu'est-ce que tu fais ?
18:54Ah, puis, je pouvais t'empêcher de parler avec Gabriel.
18:58Pourquoi ?
18:59Pour éviter une catastrophe.
19:00Une ?
19:01D'abord, le parfum, c'est toi.
19:02Quoi ?
19:03Oui.
19:04Quel parfum ?
19:05Enfin, c'est ta mère.
19:06Mais qu'est-ce que tu racontes ?
19:08Ben oui, elle en a plein.
19:09Maman, mais maman...
19:10Ben oui, alors elle le donne à tout le monde.
19:12À qui ?
19:13Ben à tout le monde, je te dis. Enfin, non. À moi.
19:16T'es complètement...
19:18Faudrait savoir, Sophie, t'es avec moi ou pas ?
19:22Ça dépend.
19:24Faudrait savoir où tu vas.
19:27Tu m'as l'air de t'empatouiller dans un bidule drôlement compliqué, toi.
19:31Ouais.
19:33T'es toujours bouche cousue ?
19:36Toujours. Mais j'ai pas de secret pour toi, Sophie.
19:39Qu'est-ce qu'il te faut ?
19:40Enfin...
19:43Je te dis que tu sauras tout.
19:45Mais seulement quand moi, je saurais tout.
19:47Tu me fais confiance ?
19:49Tout quoi ?
19:51La réponse à quelque chose que je recherche.
19:54Mais la vraie réponse.
19:55C'est une chose qu'on veut pas m'expliquer, pas jusqu'au bout.
19:58Mais je trouverai.
20:00Seulement, faut pas que mon père s'en doute.
20:01Gabriel a la rigueur, mais encore.
20:03Mais mon père, surtout pas.
20:09Allô, oui.
20:10Ah, Daniel, comment vas-tu ?
20:14Me voir ?
20:15Mais quand tu voudras.
20:16Viens te dîner ce soir.
20:19Comment ?
20:20T'as des choses intéressantes à me dire ?
20:23À huit heures, d'accord ?
20:25À tout à l'heure.
20:25Et si c'est important que ça ?
20:31Ça peut l'être, oui.
20:32Ah.
20:34Tu sais, Sophie, les garçons ont des problèmes que les filles n'ont pas.
20:37Tu étais venus pour quoi, au juste ?
20:41Pour savoir si t'avais trouvé quelqu'un qui pourrait réparer ma raquette qui n'en a pas besoin.
20:46Et à part ça ?
20:47Tu sais, toi, tu me laisses somber.
20:50Alors t'as rien compris.
20:51Oh, si, si, bah.
20:53Mais on organise un pique-nique au barrage de la Valette.
20:56On fera de la voile, tout ça, quoi.
20:59Qui, on ?
21:00Pas, maman.
21:02Oui.
21:03Elle, il sera, ta Pauline.
21:05C'est vrai ?
21:06Puis y'aura sa fille, les copains, elle.
21:09Chouette !
21:11C'est bon ?
21:15C'est pas net.
21:20C'est pas net.
21:21Quoi encore ?
21:23Jean-Philippe, tu montras pas de l'idée.
21:26Je n'ai pas l'intention de t'ôter quoi que ce soit, mais tu tournes la boule pour derrière.
21:31Oh, derrière.
21:32Ça va.
21:39Et pour mon père, motus, il y aura ta famille et c'est tout.
21:43Et s'il apprend ?
21:45Le barrage est à tout le monde, on peut lui faire des rencontres.
21:48D'accord.
21:56Il vaudrait mieux que ce soit toi qui lui demande.
22:06Bouge pas, je vais te chercher.
22:07Et si, Thérèse, je vous en prie, croyez-moi, je ne veux pas vous décevoir et...
22:24Un instant.
22:27Il fallait que je vous en avertisse, Thérèse.
22:30J'ai trop d'estime pour vous et...
22:33Je me sens incapable de tricher.
22:35Du reste, vous vous en seriez vite aperçus et...
22:38Voilà.
22:46Entrez !
22:47Ah, c'est toi.
22:52C'est bien ?
22:54Le téléphone, c'était Mme Thérèse Vallier.
22:56Valkier, oui.
22:58Et c'est moi qui l'ai appelé, tu lui vois un inconvénient.
23:01J'aurais dû te demander ton autorisation, peut-être.
23:03Pas mon autorisation, mais...
23:05Mais si tu te remaries.
23:07Alors, si je me remarie ?
23:08Je veux bien que tu m'en parles.
23:09Allons-y.
23:11Oui, un peu.
23:12Ça me regarde.
23:14Oui, écoute, Jean-Philippe, sois gentil, laisse-moi.
23:16Pas assez sérieux.
23:19Si tu te remaries, maintenant, pour choisir, on est deux.
23:21On est deux ?
23:22Oui, réfléchis.
23:23Quand un monsieur et une dame se marient, ils ont un enfant.
23:26Bon, il n'a plus rien à dire.
23:27Ses parents, c'est son père et sa mère.
23:30Mais quand la mère est morte, que l'enfant est déjà né,
23:34que le père veut lui en donner une nouvelle,
23:37j'ai l'impression qu'il a son mot à dire.
23:42C'est un point de vue à considérer.
23:43Tu ne trouves pas ?
23:44Alors, ton avis sur madame Thérèse Valkier ?
23:48Ah.
23:52C'est...
23:53Mais c'est pas ça.
23:57Je vois.
24:01Écoute, nous en reparlerons le moment venu.
24:04Mais le moment n'est pas encore venu, Jean-Philippe.
24:07Je me demande même s'il viendra un jour.
24:09Tu es rassuré ?
24:10Je suis même content.
24:11Parce que tu sais, Thérèse Valkier...
24:13Madame Thérèse Valkier, oui, ben je sais, j'ai compris.
24:16À propos, papa,
24:17il y a Sophie qui m'a invité pour demain
24:19un pique-nique avec ses parents,
24:20au barrage de la Valette.
24:22On va faire du bateau et...
24:23T'en as envie ?
24:24Plutôt, oui.
24:26Bon, ben allez, on va voir ça.
24:28Sophie, dans le parc.
24:29Oui, t'attends.
24:29Gabriel, ce soir, vous mettrez un couvert de puce.
24:36Monsieur Akelman vient dîner.
24:37Oh, celui-là ?
24:38Jean-Philippe, on voit là des façons.
24:40Sinon, aujourd'hui, personne ne te plaît.
24:51Alors,
24:52où en es-tu avec Thérèse Valkier ?
24:56Décidément, c'est la journée.
24:57Non, pourquoi ?
25:00J'ai une nouvelle à t'apprendre au sujet de Thérèse.
25:02Ah !
25:04Jean-Philippe prétend qu'elle ne me convient pas,
25:06ou plus exactement,
25:07qu'elle ne lui convient pas.
25:09Qu'est-ce que tu lui reproches ?
25:11De manquer de charme.
25:12Ah.
25:13Cet âge-là, avoir déjà une opinion aussi définitive,
25:15c'est inouï, non ?
25:16On ne trouve pas.
25:17C'est une question de réceptivité.
25:21Et en dehors de ça,
25:22où en es-tu, toi, avec lui ?
25:26Sensiblement au même point.
25:27J'y verrai plus clair la semaine prochaine,
25:30puisque je serai en vacances.
25:32Par conséquent, là, en permanence.
25:35Qu'est-ce qu'il fait de ces journées ?
25:37Oh, il va, il vient.
25:39Il fait du vélo,
25:40du tennis avec Sophie.
25:42Où, du tennis ?
25:43Chez un couple installé ici depuis peu.
25:46Les Delban ?
25:46Tu les connais ?
25:47Non, vaguement.
25:51C'est là qu'habite cette merveilleuse Pauline dont je t'avais parlé.
25:55Tu te souviens ?
25:56Je me souviens.
26:00À propos, tu l'as revue ?
26:02Oui.
26:02Oh, à peine.
26:05Elle est très difficile à cerner, à expliquer.
26:10Terriblement attirante.
26:13Terriblement déroutante.
26:14Je ne sais pas.
26:16Je ne sais plus très bien.
26:19Tu n'es plus séduit.
26:22Comment ne pas l'être ?
26:24C'est une créature de rêve.
26:27Et j'ai l'impression qu'elle en avait rêvé beaucoup.
26:31Demande à ton fils.
26:33Pardon ?
26:34Mon fils ?
26:35Oui.
26:36En jouant au tennis chez les Delban,
26:38il l'a rencontré.
26:39Alors ?
26:40Pauline ?
26:47Tu es fou, Daniel.
26:50En fait, tu imagines ?
26:54Jean-Philippe,
26:56troublé, bouleversé même par...
26:58par Pauline ?
27:00Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit.
27:02Enfin, il y a un instant, tu viens de me dire...
27:04Mais attends, attends, Vincent.
27:06Reprenons par le commencement.
27:09Pauline.
27:10Tu l'appelles par son prénom déjà ou depuis longtemps ?
27:17Depuis très longtemps.
27:27Alors, c'était elle, ton sublime amour de jeunesse ?
27:30Ne plaisante pas.
27:31Je ne plaisante pas.
27:33Il me semble que sublime est le terme qui convient.
27:37J'ai encore dans les oreilles les mots, les superlatifs que tu employais pour me parler d'elle.
27:43C'était Pauline.
27:44Merci de ta confiance, Vincent.
27:48Je t'ai dit tout ce qu'un ami peut dire.
27:50Oui, sauf son nom.
27:53Je ne t'en ai jamais vu l'utilité.
27:57Même lorsque tu m'as vu résolu à lui faire la cour ?
28:01Oh, Daniel, ça n'a plus d'importance.
28:07Ce qui est passé est passé.
28:10Mais tu ne cherches même pas à savoir pour quelle raison elle est ici.
28:13Tu ne cherches même pas à la revoir.
28:14Qu'est-ce que tu veux que je passe ?
28:15Que j'aille sonner à sa porte et lui dise « Coucou, me voilà » ?
28:19Le seul jour où j'aurais pu la voir, c'était chez les Béreaux, à leur garden party.
28:25C'est donc qu'il y a une espèce de...
28:27fatalité.
28:36Le comble, c'est que ce soit Jean-Philippe qui l'a rencontré.
28:42D'ailleurs, la revoir dans quel but ?
28:44Est-ce qu'elle a cherché à me revoir, elle ?
28:47Qu'aurions-nous à nous dire ?
28:48Nous apitoyer sur nos souvenirs ?
28:51Ou en rire ?
28:54Non, nous avons eu la possibilité de faire une longue route ensemble.
28:57Nous ne l'avons pas faite, c'est raté.
29:00C'est fini, n'en parlons plus.
29:04Je reste en juger par ton enthousiasme.
29:08Pauline ne doit pas être en peine de choisir d'autres distractions plus excitantes
29:11que celles qui consistent à bavarder avec un ami d'enfance.
29:14Il y a en effet beaucoup d'hommes qui lui font la cour.
29:18Ah, tout.
29:19Elle est très belle.
29:21On ne peut pas leur en vouloir.
29:23Ni à eux, ni à moi, ni à ton fils d'ailleurs.
29:26Jean-Philippe ?
29:28Enfin, Daniel, c'est un enfant.
29:30Il n'a même pas vu grandir, mon pauvre Vincent.
29:32C'est un enfant.
29:42Pan, pan, pan, pan, pon, pan.
29:44Pan, pan, pan, pan, pan.
29:46Pan, pan, pan.
29:49Rebel, hier, ressalant cette odeur, c'était de la cire ou du parfum ?
29:54C'est vous du parfum ?
29:56C'était de la cire parfumée.
30:11Laisse-moi faire, tu vas tout écraser.
30:13Tu m'as préparé trop de trucs ?
30:15Oui, la voile sacheuse.
30:16Je serai bien content de trouver mes trucs, comme tu dis.
30:19Et puis surtout, mange après ta sang.
30:22Parce que si tu tombes à l'eau, l'estomac plein...
30:25La valette, c'est pas le pacifique.
30:27Non, c'est de l'eau quand même.
30:29Je sais nager, Gabriel.
30:31Tu vas encore inventer pour ne pas faire du mauvais sang.
30:33Il n'y avait pas assez du vélo. La voile, maintenant.
30:52Non, merci, je préfère les miennes.
31:02Quelle fourbi !
31:05Jean-Philippe, tu ne veux pas m'aider ?
31:07Si, attends.
31:08Oh non, ça, jamais je porterai de gain.
31:10Ah, t'es pas doué, toi.
31:11Non, regarde, c'est pas comme ça.
31:12Non, c'est pas comme ça.
31:13Non, c'est pas comme ça.
31:14Tu fais un nœud comme ça, là.
31:15Oui, mais tu ramènes ça de haut pour ne pas avoir trop froid.
31:17Ben, écoute, t'es pas plus doué que moi.
31:21C'est comme ça.
31:30Tu fais un nœud comme ça.
31:31Là.
31:32Tu fais un noeud comme ça, là.
31:34Oui, c'est...
31:35Tu ramènes ça devant pour ne pas avoir trop froid.
31:39Oui, mais écoutez, pas plus doué que moi.
31:41Oh non !
31:42C'est comme ça, tu fais un noeud, là, puis tu passes.
31:46Et avec un peu de chance, je vous ramène une carpe.
31:49Enfin, une carpe, quoi.
31:52Il n'y a jamais de chance, la pêche n'est qu'un prétexte pour faire la sieste.
31:56Accompagnez-moi, vous pourrez témoigner que je ne quitte pas le bouchon des yeux une seule seconde.
32:01Vous savez, moi, je ne suis pas pour l'espoir violent.
32:03Bâti que vous l'êtes, allons, venez, vous m'accrocherez les verres.
32:06Voyons, chéri, laisse monsieur.
32:31Quel homme délicieux.
32:34Votre mari ?
32:36Oui, aussi.
32:37Mais je parlais de Richard.
32:39Il paraît avoir pour vous une adoration.
32:43Il le dit.
32:45Monsieur Béraud était exactement comme lui quand nous nous sommes connus.
32:49Il me dévorait des yeux.
32:51Maintenant, il pêcha la ligne.
32:52On est bien.
33:14Ah, non !
33:18Ah, maman !
33:19Ah, protégez-moi !
33:22Minute, commandant !
33:25Allez, on y va !
33:36Attends pas trop vite !
33:38Béatrice !
33:49Bob et Luc aussi, n'oubliez pas les enfants !
33:52Oh, laissez !
33:53Oh, mais maman, on ne peut pas monter à plus de trois !
33:56Arrangez-vous !
34:00Bon, Sophie, Jean-Philippe, venez !
34:03Et comment on va faire ?
34:04Ouais, il faut équilibrer.
34:06On en prend deux.
34:07Non, maman, tu vas là-bas.
34:08Bon, allez, Jean-Philippe, viens avec moi !
34:10D'accord !
34:11Bon, allez, Jean-Philippe, viens avec moi !
34:41C'est quoi, le foc ?
34:42C'est quoi, le foc ?
34:45C'est le truc triangulaire, là, à l'avant !
34:47Allez, on ne va pas jouer une salle de balle, ici !
34:49Allez, on vire !
34:50On vire !
34:51Non, je fais !
34:52Allez !
34:53Je ne sais pas, moi !
34:54Assez-toi de me sauter, là !
34:56Avec moi !
34:57Allez, là !
34:58C'est formidable !
34:59Ah ouais !
35:00Oh, c'est le pied !
35:02Formidable !
35:03C'est pas la vie, hein !
35:05Il y a des bonnades, hein !
35:06Ouais !
35:07Là, c'est bon, on va y aller !
35:08On va être bon, attends !
35:10C'est ici que je viens promener ma tristesse, chez des amis, et que, lentement, au soleil, le long des fleurs, je m'adoucis et je me traîne.
35:28Il s'inquiète de mon cœur et de sa peine, et je ne sais pas trop ce qu'il faut leur répondre.
35:38Ça m'aura ?
35:40Non, madame.
35:42Allez, on retourne !
35:44Bon, alors, attention, on va virer vent debout, hein !
35:46Angle à 90 degrés !
35:48Tu... tu changeras de bord quand je te le dirai !
35:50Attention !
35:52Allez, vas-y !
35:54Eh, Miss, pas de panique, là-haut !
35:56Ah !
35:57Eh, Miss, pas de panique, là-haut !
35:58Ah, tu vois !
36:00Voilà, parfait !
36:02Oh, là, là, là, le film, il ferme !
36:04Qu'est-ce que tu veux dire ?
36:09J'ai pas vu qu'il soit rien arrivé, ce gars-là !
36:12Ce que tu veux qu'il lui arrive, il est pas seul !
36:14Chut ! Il va tout de même pas rentrer après son père !
36:18Mais tu te fais donc pas de bille ! Pendant qu'il fait de la rouelle, il pense pas à autre chose !
36:34Tu sais
36:48A
36:50Ou
36:54Ou
36:55Ou
36:57Applaudissements
36:58Je n'ai pas été un instant seul avec vous.
37:11Vous êtes injuste, Richard.
37:14Vous m'emmenez au restaurant ce soir, n'est-ce pas ?
37:16Alors ?
37:18Et puis je me dois à ces gens qui sont si charmants.
37:21Vous devez aussi un peu à moi.
37:24Vous êtes tellement impatient.
37:27Voyez-vous d'autres hommes ?
37:28À mes côtés ?
37:29Non.
37:32Mais...
37:33Mon premier mariage n'a pas été une réussite.
37:36Je veux que le second en soit une.
37:39Alors ne précipitons rien.
37:42Jouissons du moment qui passe.
37:45Il est si beau.
37:48Très bien ?
37:49Très, très bien.
37:50Alors, bien passé ?
37:51Fantationnel !
37:52J'ai dénoué comme un champion !
37:54Oh, j'ai fait quelques bêtises, mais ça s'est bien passé quand même.
37:57Dis-donc, tu me promets que la prochaine fois, tu me laisses à venir la barre, hein ?
38:01Pas si vite, hein, pas si vite !
38:03Tu l'as dit trois, maintenant ?
38:05Ça va, ça te fait sympa.
38:07C'est coincé.
38:08On se retrouve à la maison.
38:37Oui, c'est bon ?
38:37Oui, c'est bon.
38:39Il est temps de raccompagner Jean-Philippe et on boit à la dernière heure ?
38:42C'est gentil, d'accord.
38:43Volontiers.
38:44Alors, je vous attends à la maison, hein ?
38:458h au central, ça va ?
38:48Ça va, ok.
38:49Allez, salut !
38:49Salut !
38:50Salut !
38:52D'accord.
38:54Jean-Philippe, une autre ?
38:56Oui ?
38:57Non, viens avec moi, je suis toute seule.
38:58Viens.
38:59D'accord.
38:59Béatrice !
39:07Oh, écoute, quand on a un coéquipier doué, on le garde !
39:09Oh !
39:21Oh, écoute, quand on a un coéquipier doué, on a un coéquipier doué.
39:51C'est bon, Madame Ferry.
39:52C'est bon, c'est bon.
40:07Et croyez bien, cher monsieur, que ça m'a beaucoup coéquipier de vous appeler.
40:10Mais j'ai pensé qu'il était de mon devoir de vous avertir, n'est-ce pas ?
40:13À très bientôt.
40:14Oh, tout de même.
40:17Jean-Philippe ?
40:18Oui, Antoine.
40:19Voilà ce que de nos jours, on voit dans les endroits les plus paisibles et les plus fréquentés.
40:23Ou du moins, qui l'était.
40:24Mais cet enfant est livré à lui-même, alors.
40:40Reste un peu, s'il te plaît.
40:44Bonsoir, papa.
40:45Monte à mon bureau, j'ai deux mois de dire.
40:47Il s'agit de tout autre chose, va.
40:57Pourquoi n'étais-tu pas rentré avec M. et Mme Béraud ?
41:00Parce que...
41:00Jean-Philippe ne ment pas.
41:03Qu'est-ce que c'est que cette jeune personne d'un genre un peu contestable qui t'a ramené en voiture ?
41:07Beatrice Lindsay.
41:08On ne connaît pas, tout sort-elle.
41:10Elle habite chez l'Edelban.
41:11Chell'Edelban ?
41:13Alors, villa doit être grande.
41:15Il me semble que depuis un certain temps, beaucoup de monde habite chez l'Edelban.
41:18Hein ?
41:18Comment ?
41:20Oui, il y a déjà une Mme Pauline Fourez qui séjourne, non ?
41:24Oui, c'est sa fille.
41:25Quoi ? Béatrice est la fille de...
41:29Oui.
41:30Ah, est-ce que l'a une fille ?
41:32Oui.
41:34Béatrice Lindsay est la fille de Mme Fourez.
41:36Oui.
41:39Elle était avec vous à la valette ?
41:42Oui, on se rencontrait là-bas, on était plusieurs.
41:46Il y avait qui encore ?
41:47Il y avait Béatrice, il y avait...
41:49Enfin, Mme Fourez.
41:51Hein ? Elle était là, elle aussi ?
41:52Oui, avec un monsieur.
41:54Ah.
41:56Une fille ?
41:57Bob et Luc, deux copains à Béatrice.
41:59Oui, une vraie carmesse.
42:01Monsieur et Mme Bérou étaient là, au moins ?
42:03Bien sûr, avec sa fille.
42:05Pourquoi Béatrice t'a-t-il raccompagnée ?
42:07Ça, c'est fait comme ça.
42:09Tu t'es donné en spectacle aux côtés d'une fille
42:11qui, paraît-il, avait une allure positivement impudique.
42:14Papa, il faisait chaud, il venait de faire de la voix.
42:15Elle aurait pu se changer ou se rhabillée.
42:19On s'envoie, elle conduit sa voiture comme une...
42:21rouge de surpain.
42:23Pourquoi rouge ? Pour que ça se voit mieux.
42:25Comme une esservelée, mais encore, elle manque d'écraser Mme Ferry.
42:28Là, Mme Ferry, exagère, on l'a...
42:30C'est toi qui exagères, tu t'évergondes.
42:33Cette année, tu as des vacances comme jamais.
42:34Je te laisse une liberté comme jamais, tu en abuses.
42:36Je te donne ça et tu prends ça.
42:39Tu peux envoyer les grands moyens en croyant les grands moyens.
42:41Tu restes dans ta chambre.
42:43Dans ma chambre ?
42:43Tu travailleras tes maths.
42:46Tu pourras te dégourdir les jambes dans le parc,
42:48mais tu ne sentiras de la propriété sous aucun prétexte.
42:52Va te préparer pour le dîner.
43:06Tu vois que j'avais pas tort, hein ?
43:11Quelque chose me disait que ça allait se gratter.
43:15Y'a rien qui te dit que ton rôti brûle ?
43:17faut-
43:26Qu'est-ce que tu es ?
43:28Qu'est-ce que tu, c'estçon, tu t'est pas mal ?
43:29Tu prends tes, comment teadı ?
43:33C'est parti.
44:03C'est parti.
44:33C'est parti.
44:34C'est parti.
44:35C'est parti.
44:36C'est parti.
44:37C'est parti.
44:38C'est parti.
44:39C'est parti.
44:58C'est parti.
44:59C'est parti.
45:00C'est parti.
45:01C'est parti.
45:02C'est parti.
45:03C'est parti.
45:04C'est parti.
45:05C'est parti.
45:06C'est parti.
45:07C'est parti.
45:08C'est parti.
45:09C'est parti.
45:10C'est parti.
45:11C'est parti.
45:12C'est parti.
45:13C'est parti.
45:14C'est parti.
45:15C'est parti.
45:16C'est parti.
45:17C'est parti.
45:18C'est parti.
45:19C'est parti.
45:20C'est parti.
45:21C'est parti.
45:22C'est parti.
45:23C'est parti.
45:24Oh là là, parce que j'ai choqué la grenouille de bénitier du coin.
45:28Béatrice, tout le monde n'apprécie pas ta désinvolture.
45:32Moi non plus d'ailleurs.
45:34Puis nous ne sommes pas dans une station balnéaire ici.
45:37Je crois bien que personnellement je le regrette.
45:43Écoute maman, les vacances ne sont déjà pas marrantes dans ce patelin.
45:47Alors si en plus on doit marcher sur la pointe des pieds et les paupières baissées pour recevoir les compliments du jury,
45:51moi j'aime autant avaler un tube de somnifère et ne pas me réveiller jusqu'au jour de notre départ.
45:55Bon, excuse-moi mes bobes m'attends.
45:57Quel égoïsme.
45:59Enfin, on n'a pas déclenché un tremblement de terre, non ?
46:01Si, un peu.
46:03Et finalement la victime c'est Jean-Philippe.
46:05Mais qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?
46:07Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse si son père écoute tous les ragots ?
46:09Rien.
46:13C'est toi qui devrais intercéder en faveur de Jean-Philippe.
46:16C'est toi qui devrais faire sauter sa colle.
46:18Moi ?
46:19Oui, ça te donnerait l'occasion de revoir Vincent Messmain.
46:24Mais...
46:26Mais tu ne parles pas sérieusement ?
46:29Pourquoi pas ?
46:31Sophie ! Sophie !
46:34Oui ?
46:35Qu'est-ce que tu as mis comme robe ?
46:37Ma robe rouge !
46:38Parfait, presse-toi s'il te plaît.
46:40J'arrive.
46:49Oui maman, puisqu'on passe devant chez Jean-Philippe. Tu ne pourrais pas...
47:09Mais si. Je voulais trouver une fumesse main. D'autant plus je me sens un peu coupable. J'aurais dû assister davantage pour que Jean-Philippe entre avec nous. Attends-moi là.
47:19C'est un enfant. Ce qu'il a fait n'est pas bien grave. Et au fond, qu'a-t-il fait ? Rien, vous savez ?
47:29Il ne veut pas passer pour un tyran. Enfin, la punition n'aura pas été inutile. Il a fait quelques devoirs de vacances. Et il fallait que Jean-Philippe apprenne qu'il y a des limites à ne pas franchir.
47:50Jean-Philippe !
47:51Jean-Philippe !
47:52Oui ?
47:53Tu vas descendre.
47:54J'arrive.
47:55Madame Ferry est trop susceptible. Tout à fait entre nous. Son coup de téléphone n'a pas été très charitant.
48:00Bonjour madame.
48:01Bonjour Jean-Philippe.
48:02Tu es à nouveau libre. Tu peux remercier cette charmante ambassadrice. Son intervention a été convaincante.
48:07Merci madame.
48:08Je vais dire bonjour à Sophie. Elle est derrière la grille. J'y vais. Vous ne voulez pas entrer d'instant ?
48:23Vous êtes très aimable mais nous allons à la ferme. Sophie ? Sophie ? Tu sais que t'es chic toi.
48:33Oh, je trouvais pas juste que tu sois enfermé dans ta chambre. Alors on a tous comploté pour que t'en sortes.
48:38Tous ?
48:39Oui. Moi, papa, Pauline et maman qui a parlé à ton père. On t'aime bien quoi. Tous quoi.
48:47Et Béatrice ?
48:49Oh, celle-là s'en manque pas mal. Elle s'occupe que d'elle.
48:53Pardon.
48:56Béatrice est une jeune fille moderne, vive, insouciante, mais bien élevée. D'ailleurs, sa mère, madame Fourez, était désolée. Si elle vous avait connue, elle serait venue elle-même vous demander d'excuser l'imputiosité de sa fille. Vous devriez la rencontrer. C'est une femme qui a beaucoup de classe. Pourquoi ne pas vous joindre à nous, monsieur Messma ? Nous projetons toute une série de
49:23promenades en plus de la voile. Et nous formons un petit groupe très sympathique.
49:27Je n'en doute pas.
49:29Il ne manque plus que vous.
49:32Dis donc, il a fait des progrès. Ton père est laissé venir.
49:35Oui.
49:36Mais il n'a pas peur que tu me revondes, permettant de revenir au tennis ?
49:39Non, on m'a simplement dit de faire attention et de ne pas trop me faire remarquer.
49:42Oh, ben au fond, il n'est pas bien méchant. Il grogne, mais il mord pas. Un ours, quoi.
49:47Oui, c'est ça.
49:48Il n'a pas d'amis ?
49:50Si. L'aniel a quel mal, le dernier ?
49:52Non, mais je veux dire d'amis eux.
49:54Non, je pense pas. On voudra bien qu'il en ait une, mais je crois pas qu'il veuille.
49:58Ah oui, je vois. Il a dû avoir du chagrin à la mort de ta mère, non ?
50:02Peut-être.
50:03Mais c'est pas une réponse, ça, peut-être.
50:05Si. Mais justement, je le sais pas.
50:08Excuse-moi. Tu as dû te faire de la peine en me parlant de ta mère.
50:13Non, tu sais, je la connaissais pas vraiment. J'avais à peine trois ans quand elle est morte.
50:18Et toi, tu as des camarades de ton âge, ici ?
50:21Ici, non. Au collège, forcément.
50:24Ben, tu as Sophie.
50:25Non, c'est pas pareil, Sophie. C'est comme ma petite sœur.
50:28Et chez toi ?
50:30Ah oui, c'est vrai. Tu as moi, j'oubliais.
50:32Moi, j'oubliais pas. Il y a toi et ta mère. Tu sais qu'elle est vraiment formidable.
50:40Oui, je sais. D'ailleurs, tu n'es pas le seul à le dire.
50:43Qui d'autre encore ? Ce... Ce Richard ? Qui est-ce, au juste ?
50:49Un type qui fait des projets d'avenir avec elle.
50:52Elle va se remarier ?
50:54Oui, il en est question.
50:56Avec lui ? Probable.
50:59Avec ça.
51:01Mais qu'est-ce qu'il a, Richard ? Il a une tête qui te revient pas ?
51:04Ah non, pas tellement.
51:05Oh, t'es marrant, toi.
51:06Tu sais, tu pourrais peut-être en avertir maman.
51:09Elle est peut-être aveuglée par ses sentiments.
51:11Tu crois pas qu'elle mérite mieux que ça, non ?
51:13Tu sais, moi, pourvu que maman soit heureuse.
51:15Écoute, tu préviens Bob Ellume que j'arrive tout de suite, hein ?
51:20Ah, des photos.
51:26Allô ?
51:45Ah, tu es là.
52:00Tu les as regardées ?
52:01Oui, quelques-unes.
52:03Comment tu les trouves ?
52:06Maman est très belle.
52:10Elle est toujours belle sur les photos.
52:12Elle est toujours belle partout ?
52:14Ça m'étonne pas que tu puisses pas encadrer Richard, toi, tiens.
52:17Tu comprends rien du tout.
52:19Oh, mais te fâche pas, écoute.
52:21Allez, viens.
52:22Viens.
52:24Tu crois que ça lui ferait plaisir si je lui ai osé agrandir une ?
52:27Oui, c'est possible.
52:28Laquelle ?
52:29Oh, que t'es casse-pieds.
52:31Tiens, celle-là.
52:35Non, tu n'es pas casse-pieds.
52:37Tu es...
52:38Béatrice.
52:39Oui ?
52:40Qu'est-ce que tu veux ?
52:41Toi.
52:42Toi.
52:43Béatrice.
52:44Oui ?
52:45Qu'est-ce que tu veux ?
52:47Toi.
52:48Tu es trop tôt.
52:49Tu es trop tôt.
52:51Tu es trop tôt.
52:53Puis-ce pas tes rèches.
52:54Ooh ?
52:55Tu es trop tôt.
52:57Non, tu es trop tôt.
52:58C'est trop tôt.
52:59Non, tu es trop tôt.
53:00C'est parti.
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