- il y a 1 jour
DB - 13-04-2026
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00:30Après l'opération, Anna repousse les flatteries d'Hervé et sort du bloc en compagnie de Pierre.
00:35Leur amitié, leur estime mutuelle grandit.
00:37Quelques jours plus tard, dans la cour de la faculté, Christiane aperçoit Pierre et Anna.
00:41Toujours coquette, Christiane reprocha Pierre de la négliger au profit d'Anna.
00:45Pierre, pour remercier Anna, qui lui a obtenu un poste d'anesthésiste, invite la jeune femme dans un restaurant de
00:50la ville pour la semaine suivante.
00:52Il s'aperçoit un peu tard que le même jour, il doit déjeuner en compagnie du docteur Steinach et de
00:55sa fille.
00:57Légèrement confus, Pierre leur envoie un mot pour s'excuser.
01:00Jeanne est déçue, mais le vieux Steinach ne veut rien changer à son projet de déjeuner à Lausanne.
01:06Ah, je me suis courbu.
01:09Il n'y a pas un métier au monde plus fatigué.
01:12Qu'est-ce qu'il y a ma fille ? Des mauvaises nouvelles ?
01:15Pierre ne viendra pas déjeuner avec nous vendredi prochain à Lausanne.
01:18Ah, et pourquoi ?
01:20Il est pris à l'hôpital.
01:23Si ce maniaque de la science préfère le camp faire la bonne cuisine, ça le regarde.
01:27Papa, ce métier, tu le connais.
01:29Toi aussi, tu as des journées surchargées.
01:31Bah, je ne vais tout de même pas réguler mon programme, enfin, notre programme, sur son programme à lui.
01:35Je t'ai promis Lausanne, nous irons à Lausanne.
01:50Oui, on se voit partout.
01:51Une formalité à remplir, mais à ce fois, c'est terminé.
01:54Je disparais.
01:55Pour réapparaître cet après-midi en salle d'oppe.
01:57Plus vous un inconvénient ?
01:57Moi, aucun.
01:59Si le docteur Geisler t'a choisi comme anesthésiste officiel, c'est qu'il a ses raisons.
02:03Officiel, non, simplement pour quelques semaines.
02:06Tes informations sont inexactes.
02:08On raconte tant de choses que dans l'eau.
02:11Mais ce qui est sûr, c'est que tu es devenue une véritable compagnie.
02:13Cours, stages pratiques, responsabilités, bravo.
02:17Tu trouves encore le temps de vendre tes infusions dans ton herboristerie ?
02:21Monsieur, on peut pas faire.
02:22Bon, ça arrive.
02:24Le cumul, c'est une question d'organisation, non ?
02:27C'est vrai.
02:29Mais elle reconnaît que le fait d'habiter le même immeuble qu'un chirurgien distingué
02:33et qu'est une femme, ça apporte quelques avantages.
02:37Je reconnais surtout que ça décuple ta mufflerie.
02:40Et Dieu sait si sur ce point-là, tu n'as pas besoin de stimulant.
02:42C'est vrai.
03:17Merci.
03:22Merci.
03:24Merci.
03:30Merci.
03:43Vous êtes bien perplexe.
03:45Il y a trop ou n'est-ce pas suffisant ?
03:47Oui.
03:48C'est ce que j'ai acheté l'autre jour après notre tour en barque.
03:51J'ai voulu paraître plus féminine juste pour cette fois.
03:54Et avouez que j'ai très bien fait les choses.
03:58Moi, qui suis toujours à l'heure, je suis en retard.
04:02Une vraie donzelle.
04:03Oh, ce mot.
04:05Ce mot veut dire précieuse et ridicule.
04:08Vous ne l'êtes pas du tout, Anna.
04:10Mais qui c'est comme ça ?
04:12J'aime aller tout le monde.
04:14Bon, Pierre, on ne va pas parler jupon pendant tout le déjeuner ?
04:18Parlons gastronomie.
04:21Pourquoi un restaurant aussi luxueux ?
04:24Parce qu'aujourd'hui, rien n'est trop beau pour moi.
04:27Dans quelques heures, je vais gagner mon premier argent en exerçant mon métier.
04:30Tiens, vous voyez, je viens de dire mon métier.
04:32Oui, et alors, c'est votre métier ?
04:34Bien sûr.
04:36Alors, qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
04:38Ce qui me ferait plaisir...
04:40Avez-vous choisi ?
04:41Pas encore.
04:47Ce qui me ferait très plaisir, Pierre, c'est que vous preniez conscience de vos qualités et de vos dons
04:53exceptionnels.
04:55Vous possédez, entre autres, vous me l'avez démontré à plusieurs reprises, un sens aigu sur rapide du diagnostic.
05:04Votre influence...
05:06Ne surestimez pas mon pouvoir.
05:08Il est à votre apport personnel.
05:10Et c'est de lui dont je vais avoir besoin.
05:13Besoin ?
05:14Vous ?
05:15Oui.
05:17L'opération de cet après-midi va avoir un petit côté spectacle et un tout petit peu numéro de magie.
05:25Vous voyez le genre.
05:27Cette opération va se dérouler en présence du professeur Barre, le grand pont de Lausanne, du doyen Florian, du professeur
05:35Zotelli de Berne et du professeur Eirich de Berne, lui aussi.
05:40Oh là là !
05:41Comme vous dites, j'ai horreur de ça.
05:45Je suis obligée de me plier aux exigences de la commission.
05:49C'est mon dernier test.
05:51Et si je réussis...
05:52Vous réussirez.
05:54Il y a toujours des risques.
05:56Et pourtant, si je réussis et je veux réussir, j'atteins un premier étage.
06:02Chirurgien en chef du service orthopédique.
06:05Et je profite du palier pour regarder à l'étage du dessus.
06:09Qui est la création d'un laboratoire de recherche.
06:13C'est là que vous me serez utile.
06:16Quand vous aurez votre diplôme, vous vous spécialiserez.
06:19Et je vous dirai dans quoi.
06:24Le filet de bœuf fragonard.
06:27Ça me paraît délicieux.
06:44Puisque j'avais prévu pour trois et que nous ne sommes que deux, nous allons manger comme quatre, ma petite
06:49fille.
06:50Tu lui en veux encore, à Pierre ?
06:51Moi ? Pas du tout.
06:53Tant pis pour lui, tant mieux pour nous.
07:03A Vienne, le patron, le professeur Schuller, avait travaillé et développé considérablement les méthodes de Martel avec succès.
07:11Mais nous, nous irons plus loin, beaucoup plus loin.
07:13J'ai des théories très précises sur la régénération des neurones.
07:18Je porte un tost à la réussite du docteur Gensler et Louvain.
07:23Un autre association.
07:28Mais qu'est-ce que se passe-t-il ?
07:36Je comprends pourquoi vous ne pouvez pas rencontrer vos vieux amis aujourd'hui.
07:40Mais non, laissez-moi vous expliquer.
07:41Le travail à l'hôpital, je vois, très absorbant.
07:44Oui ?
07:45Justement, aujourd'hui...
07:46Vous prenez des forces.
07:48Voilà.
07:48Très bien.
07:50Bon appétit.
08:06Vous avez l'air ennuyé de cette rencontre.
08:08Oui, ils m'avaient invité à déjeuner.
08:12J'ai préféré être avec vous.
08:15C'est incroyable qu'ils aient choisi le même restaurant.
08:18Je suis désolé, Anna.
08:22Pierre, je me suis intéressée à vous pour plusieurs raisons.
08:27Certaines professionnelles et d'autres.
08:30Vous avez été maltraité, malmené comme moi, de manière différente.
08:35La vie a été généreuse avec vous.
08:38Elle vous a fait des cadeaux et puis vous les a repris ensuite, arrachés.
08:44Vous êtes beaucoup trop sensibles.
08:47Forgez-vous une cuirasse.
08:48C'est ce qui vous manque.
08:50Et j'espère vous aider à la fabriquer.
08:55Deux grands hors d'oeuvre, deux filets de saule, deux rognons flambés.
08:59Oh non, va pas patente, pas pour moi.
09:01Tu dois manger.
09:04Deux pêches melba et votre bordeaux réserve.
09:08Bien, monsieur, merci.
09:11Vous savez pas, parce que ce petit carabin surmené nous raconte des histoires à dormir debout,
09:16qu'on ne se réveille pas de temps en temps.
09:18Et moi, quand je me réveille, j'ai faim.
09:21Toi aussi.
09:21Mais papa, Pierre dépend d'un hôpital.
09:25Quel hôpital ?
09:26On est dans un hôpital ici ?
09:28Ah, si on est dans un hôpital, la cantine a été drôlement améliorée.
09:33Ainsi, beaucoup d'amis vous entourent.
09:36Ça prouve que vous êtes attachant.
09:39Mais ne vous attachez pas, remesurez-moi, à ce qui vous fera faire du surplace.
09:44Établissez en vous une juste mesure de rationnel et d'irrationnel.
09:48Si l'un ou l'autre l'emporte en fou, vous finirez bien isolé.
09:53Et dans la bataille pour laquelle vous êtes engagé, vous ne pouvez être isolé.
09:59La médecine, avec un grand M, c'est une grande collaboration, un plus un.
10:20Docteur Gessler, si elle découpe ses malades, comme elle coupe ses cheveux.
10:28Détendez-vous.
10:30Oui, oui, oui, oui.
10:31Ne pensez plus qu'à cette opération.
10:34À partir de maintenant, ne pensez à rien d'autre.
10:37Jeanne doit...
10:38Que représente-t-elle pour vous ?
10:39Jeanne, c'est le symbole même de la bonté.
10:44Gratuite, instinctive, une générosité touchante.
10:47Oh, pardon. Excusez-moi.
10:49Par exemple.
10:53C'est complet, la femme du doyen.
10:55Oh, mais on ne l'avait pas bousculé volontairement.
10:58Non, mais j'aurais préféré ne pas la rencontrer.
11:00Pourquoi ?
11:02Anna, Hervé Dubois-Monnet se méprend sur notre amitié.
11:06J'ai eu un accrochage avec lui ce matin à ce sujet.
11:09Et je crains que Mme Florian n'apporte de l'eau à son moulin.
11:11C'est bien simple, elle l'adore.
11:12Elle ne jure que par lui.
11:14Si cette femme est idiote, au point de fondre d'admiration devant ce Dubois-Monnet,
11:18et son profil de métaille, ça la regarde.
11:21Elle en connaîtra vite le revers de cette métaille.
11:24Allez-vous cesser de trembler devant les autres,
11:26vous laisser dévorer par les autres ?
11:28Qu'est-ce qui compte pour vous ?
11:29Dites-le-moi, je ne sais plus.
11:30Dites-le-moi.
12:00Dites-le-moi.
12:30Espèce d'un poté.
12:31Dites-le-moi.
12:34Ne restez pas là comme une potiche.
12:35Dites-le-moi.
13:05Sous-titrage Société Radio-Canada
13:06Dites-le-moi que le flacon d'éterne ne s'est pas cassé.
13:08Quel balours, ce truc.
13:10On peut s'attendre à quoi, dans mon chou ?
13:11Oh, ça ne sera jamais un vrai Toubib,
13:13Herbie me l'a dit vingt fois.
13:14Mais je ne comprends pas pourquoi le docteur Gaisler l'impose comme ça.
13:17C'est son protégé.
13:19Mais à mon avis, elle gaffe.
13:41Nous avons frôlé la catastrophe à cause de ce...
13:44La catastrophe n'a pas eu lieu.
13:47Où est-il ?
13:48Vous ne l'avez pas vue ?
13:50Ah, non, mademoiselle.
13:52Tous les compliments, chère professeure.
14:20Sous-titrage Société Radio-Canada
14:36Madame Schneider, est-ce que M. Louvain est chez lui ?
14:38Ah, non, je ne crois pas.
14:40Remarquez, je ne suis pas toujours là.
14:43Je vais aller vérifier.
14:44Si vous le voyez, dites-lui, voulez-vous...
14:47Non.
14:48Venez me prévenir.
15:01Sous-titrage Société Radio-Canada
15:03Sous-titrage Société Radio-Canada
15:08Sous-titrage Société Radio-Canada
15:33Ah, vous ne l'avez pas vue ?
15:36Pas de la soirée ?
15:38Non, non, merci.
15:53Sous-titrage Société Radio-Canada
15:56Sous-titrage Société Radio-Canada
16:37Pierre, je sais que vous êtes là.
16:40Vous vous dérobez ?
16:41Je ne me dérobe absolument pas.
16:44Vous vous croyez malin ?
16:45Qu'est-ce qui se passe, Pierre ?
16:48C'est vous qui le demandez ?
16:50Oui, et j'ai autre chose à vous demander.
16:52Mais pas sur le pas de la porte.
16:53Je ne suis pas un représentant de commerce.
17:01L'incident de cet après-midi...
17:03Je sais, je sais, je sais.
17:04Je l'avais prévu.
17:05Eh bien, il s'est produit.
17:07Et c'est à cause de vous qu'il s'est produit.
17:11À cause de ces responsabilités que vous m'avez forcé à accepter
17:13et qui n'étaient pas pour moi.
17:14Oh, dans un sens oui, je vous dois un grand merci.
17:18Vous avez fourni la preuve formelle que j'étais
17:20présomptueux, bourré d'illusions,
17:24aveuglé par...
17:25belles démonstrations.
17:27Ce flacon qui vous a échappé,
17:29ce n'est tout de même pas la fin du monde.
17:30C'est la fin de bien des choses pour moi.
17:32Je sais, maintenant, j'ai compris.
17:34Ce métier, j'ai voulu le faire par orgueil,
17:35par orgueil, uniquement.
17:37Une réaction contre mon infirmité, contre...
17:41Quand vous avez décidé de devenir médecin,
17:43vous n'étiez pas infirme, Pierre.
17:44C'était déjà de l'orgueil.
17:47Le besoin d'être le meilleur,
17:48plus fort que Dubois-Monnais.
17:50Le besoin de me faire remarquer
17:51par tous ceux qui ne me regardaient même pas,
17:52de les forcer à me remarquer.
17:54Le besoin de briller.
17:56Hein, pour qui ?
17:58Pour la galerie,
17:59pour Christiane Thorne,
18:00pour la conquérir.
18:03Dépasser les autres.
18:05Une vocation, ça ?
18:07Une revanche, oui.
18:09J'ai confondu.
18:11Mais ce flacon d'éther m'a réveillé.
18:14Paradoxalement.
18:16Si c'est encore long,
18:17je peux peut-être m'asseoir.
18:18Non, non, vous pouvez vous asseoir, je finis.
18:22Car j'imagine que vous avez à me...
18:34En tout cas, ce que je n'ai pas compris,
18:36Anna, c'est...
18:36c'est votre attitude.
18:40Dès le début, ma mère avait vu juste.
18:42Dès le début, le professeur Florian
18:43m'avait prévenu que je moisirais
18:44dans un coin poussiéreux
18:45à trier de la paperasse.
18:46Il n'a pas triché, lui.
18:48Moi non plus ?
18:49Oh si, Anna, un peu.
18:53Vous saviez très bien de quoi j'étais capable
18:54et cependant, vous n'avez cessé
18:56de m'encourager, de me couvrir de fleurs.
18:57Encore tout à l'heure, pendant le déjeuner,
18:58vous avez porté un toast à notre association.
19:01Pourquoi elle ne tient plus ?
19:02Vous plaisantez ?
19:03Non.
19:04Vous avez parlé d'une spécialité
19:06à laquelle je devrais songer.
19:07Laquelle ?
19:07Casseur de vaisselle ?
19:09Vous savez fini.
19:11Quoi ?
19:12Toutes ces lamentations, ça m'exaspère.
19:14Je vous ai laissé vous défouler,
19:15je crois que ça suffit.
19:17Je ne fais pas passer ma vie
19:18à vous convaincre que vous avez de la valeur.
19:21Si vous n'en êtes pas convaincu vous-même,
19:24si vous aimez rester dans vos petits drames,
19:25eh bien, restez-y.
19:27Et si vous aimez mieux être la cible
19:28plutôt que la flèche,
19:29jamais, en effet, vous ne serez médecin.
19:31Dommage.
19:32Mais Anna, jamais je ne pourrais soigner
19:34un malade convenablement.
19:35Si.
19:36Comment ?
19:39Avec vos deux mains, simplement.
19:41Avec ?
19:43Je vous avais dit que
19:45ce qui s'est passé cet après-midi,
19:46je l'avais prévu et je m'y attendais.
19:48Je le souhaitais presque.
19:50Oui, je m'y préparais en le souhaitant.
19:52J'espérais qu'il se passerait bientôt
19:54quelque chose de déterminant.
19:56Eh bien, je suis soulagée.
19:57Laissez-moi continuer.
19:59J'ai une proposition à vous faire.
20:01Il y a des mois que j'y pense.
20:03Vous n'étiez pas conditionnée.
20:05Aujourd'hui, vous l'êtes.
20:07Montrez-moi votre bras.
20:12Non, dégagez la manche.
20:14Je vais vous examiner.
20:17Si ça peut vous faire plaisir.
20:22Tout le monde l'a vu, vous savez.
20:23Le doyen, le docteur Jesse,
20:25même le professeur Barr, il y a deux ans.
20:28Pouché, faut toi.
20:32L'auriculaire.
20:32Encore.
20:37Au maximum.
20:40Votre bras aussi.
20:42Allons, essayez.
20:44Détentez-le.
20:45Allons, détentez-le.
20:49Là.
20:56Vous pouvez vous rappuyer.
21:04Pierre.
21:05Chef, voudrais que vous me laissiez opérer votre bras.
21:10C'est inutile.
21:11J'ai déjà entendu une douzaine de diagnostics.
21:13Pas le mien.
21:15Je ne mets pas en doute votre talent.
21:17Loin de là, mais...
21:17Chez-leur, mon patron, à Vienne,
21:19a déjà réussi la transplantation des tendons.
21:21L'intervention n'est pas courante,
21:23mais je veux tenter une ténotomie à mon tour.
21:27Écoutez, Anna.
21:29Le professeur Barr lui-même m'a dit
21:30que les chances d'amélioration étaient inexistantes.
21:33Et encore en cas de succès.
21:35Sinon...
21:36Il n'y a pas d'étanché grave.
21:37Le professeur Barr a raison.
21:39Sur un point, évidemment.
21:41Si j'échoue, vous pouvez définitivement perdre votre bras.
21:44Mais si je réussis,
21:46quelle formidable équipe,
21:47alors nous fommerons,
21:48vous en pleine possession de faux moyens...
21:50Et vous ?
21:50Oh, moi.
21:54Quel triomphe pour moi.
22:03Je vous remercie, je vous remercie, je vous remercie, je vous remercie.
22:45Quelques semaines d'immobilisation, M. Louvain.
22:47Qu'est-ce que c'est ?
22:48Rien.
22:49Vous attendrez couché, le résultat de votre final.
22:51Voilà tout.
22:51Et sans trop vous faire de soucis, j'en suis persuadé.
22:55Je voulais simplement vous dire que...
22:57Enfin, il est hors de question pour moi d'ouvrir un cabinet.
22:59Dans ma situation, mon seul débouché, c'est d'être assistant.
23:01Eh bien, vous le savez.
23:02Mais les places sont très demandées et rares.
23:04Ah, ne vous inquiétez donc pas.
23:07J'ai eu avec le docteur Gessler une longue conversation à votre sujet.
23:11Ayez confiance en elle.
23:12Je ne parle pas de l'opération.
23:14Je parle de ce qui vous concernera après l'opération.
23:17Ayez confiance en moi, que diable !
23:19Ne pensez qu'à votre diplôme.
23:21Ne vous laissez pas distraire par...
23:24Des problèmes qui n'en sont pas, vous verrez.
23:36Mais qu'est-ce qu'il y a là ?
23:37Mais attends, attends, ne lis pas par-dessus mon épaule, j'aime pas ça.
23:40Mais ben dis alors, tu fais des roules à bien...
23:42Pierre a passé son examen, le dernier.
23:44Et comme il faut, il est content.
23:46Il sera reçu, va.
23:48Il le mériterait.
23:50Ah mais alors, quand il aura les résultats,
23:51il pourra peut-être venir chez nous ?
23:53Hein ?
23:54Ben non.
23:56Ben non, pourquoi ?
23:57Pas tout de suite.
23:59Il y a un docteur, un grand docteur,
24:01qui veut voir si on ne peut pas faire quelque chose pour son bras.
24:04Tiens.
24:06Ce serait bien si c'est notre gars.
24:25Une petite auberge qui vient de s'ouvrir.
24:29C'est vrai ?
24:30À Blaudet, au-dessus de Montreux.
24:33Nous y serons divinement bien.
24:35Quand ?
24:36Samedi soir.
24:40Ah, c'est faible de joie.
24:49Ah, c'est toi, Louvin ?
24:51Bien, ce sera tout, mademoiselle.
24:52Et vous n'oubliez pas mes feuilles de régime, n'est-ce pas ?
24:55Non, non, monsieur.
25:01Tout est prêt pour ton admission.
25:04Voyons.
25:05Où est-ce ?
25:08Ah, voilà.
25:11J'ai eu de la chance qu'on ait pu te trouver une chambre dans le service d'Anna Gessler.
25:15Nous sommes débordés de cas très intéressants.
25:18Je suis tout à fait conscient de la significance du mien.
25:21C'est pas ce que j'ai voulu dire.
25:22Tu prends très mal.
25:24Non, j'ai voulu dire que...
25:25Bon, tu y vas les yeux fermés, c'est normal.
25:28Anna a réussi des prouesses.
25:31Mais ton bras, Louvin, ton bras...
25:33Sans espoir, je sais.
25:35Mais j'ai pensé que c'était un moyen comme un autre de me reposer.
25:38Et puis surtout, j'ai pas voulu la contrarier.
25:40Ah ben, toi, au moins, t'es décontracté.
25:42Voilà.
25:43Voilà le mot qui convient.
25:45J'ai un avis à te faire, oui.
25:46Je n'avais jamais réussi à définir la notion exacte de vos rapports à tous les deux.
25:53Oui, il y a des choses que je comprenais pas.
25:57Maintenant, je comprends.
25:59C'est le cas clinique qui l'intéresse en toi, plus que l'homme.
26:04Les cobayes, on les prend où, on peut ?
26:06En tout cas, tu as su la manoeuvrer.
26:08Elle ira loin, crois-moi.
26:11Et des appuis comme le sien, ça pèse lourd dans la balance.
26:15Alors tu aurais dû t'estropier.
26:17Bon, excuse-moi, j'ai encore pas mal de choses à faire.
26:20On est hospitalisés, je comprends ça.
26:22Bon, tu vas remplir ça.
26:24Nom, prénom, âge.
26:32Et ces examens ?
26:33Ah, alors là, j'ai de l'espoir.
26:35Tu as les dents longues, hein ?
26:38Pas toi ?
26:40Oh, moi.
26:41J'ai hérité ça de mon père.
26:43Il s'arrêtera jamais.
26:45Tu sais ce qu'il entreprend dans la vallée d'Orbe, là-haut chez nous ?
26:48C'est colossal.
26:49Tout bonnement colossal.
26:51J'en ai entendu parler, oui.
26:53C'est un programme immobilier de tout premier ordre.
26:55Ça veut faire du bruit.
26:58Et moi aussi, je veux faire du bruit.
27:00Je ne veux pas qu'on dise, ah, c'est le docteur Machin, c'est le fils du fameux Dubois
27:04-Monnais.
27:05Je veux qu'on dise, ah, c'est le fameux docteur Hervé Dubois-Monnais.
27:09On le dira, sois sans crainte.
27:12Tu as du talent, de l'argent, des relations, la clientèle féminine, tout pour plaire et pour convaincre.
27:17Ben, il faut tirer parti de tout.
27:22Personnellement, je ne néglige pas les salons, loin de là.
27:26Mais tu ne te débrouilles pas trop mal non plus.
27:30Tu as tapé dans le mille avec Anna.
27:34Entrer directement dans sa chambre à coucher, ça fait gagner du temps.
27:39Attends d'avoir les deux bras, tu auras davantage de chance.
27:49T'as oublié de signer.
28:04Ce n'est pas idyllique, tous les deux.
28:06Ils me tapent sur les nerfs.
28:14Monsieur le maire.
28:15Madame.
28:16Est-ce que ce que l'on dit au suivi du docteur Gessler et de vous-même est exact ?
28:20Que dit-on, madame ?
28:22Eh bien, que vous ne vous quittez pratiquement jamais.
28:25Je travaille dans son service.
28:26En dehors de l'hôpital.
28:28On vous voit partout ensemble.
28:29Et moi-même, je...
28:30Madame.
28:31Le docteur Gessler a eu la bonté de ne pas me laisser en quarantaine.
28:34Et je reconnais que j'ai été sensible à cette marque de mensuétude à laquelle j'étais peu habitué.
28:39Mais vous habitez le même immeuble.
28:41Le même immeuble.
28:42Pas le même appartement.
28:44Vous ne trouvez pas cette promiscuité fâcheuse ?
28:46Je me rends compte qu'elle le devient.
28:47Il paraît aussi que le docteur Gessler a décidé de vous opérer.
28:51Croyez-vous que ce soit superflu, madame ?
28:52Non, sans doute.
28:54Bien qu'un peu...
28:56D'après ce que je l'ai entendu dire.
28:58Déraisonnable en l'état actuel de la chirurgie.
29:01Le docteur Gessler a toute ma confiance.
29:03Mais Réphine, je ne le nie pas.
29:05Et un conseil, docteur Louvain.
29:07Ne vous affichez pas tant sa compagnie.
29:10Beaucoup, ici, en ville, pensent que vos relations dépassent un peu trop visiblement le cadre de la vie professionnelle.
29:20Ce sont de tristes ragots, madame.
29:22Le docteur Dubois-Monnais n'est pas de cet avis.
29:25Dans votre intérêt, il a jugé bon de m'en informer.
29:28Je vous le disais.
29:29De tristes ragots.
29:31Sinon, le docteur Dubois-Monnais en aurait directement informé le professeur Florian.
29:34Mais vous m'arrivez à l'être.
29:37À Lausanne, on est très intransigeants sur la moralité des membres du corps médical.
29:42Ah.
30:00Eh bien, mademoiselle, vous rêvez ?
30:03Non, madame.
30:04Quelle chambre ?
30:05Oui, quatre.
30:18Alors ? Prêt ?
30:21Prêt.
30:38Prêt pour demain, trois serres.
30:42Ah.
30:43Chaque fois que Julia met de l'ordre, moi, je ne trouve plus rien.
30:54Déjà ?
30:55Oui.
30:57Tu vas te coucher bientôt depuis quelque temps.
30:59Je suis fatiguée.
31:02Mais qu'est-ce que tu me couvres, toi ?
31:04Rien.
31:05Viens ici.
31:08Fais-moi voir ta langue.
31:09Fais-moi voir ta langue.
31:10Non, tu sais très bien ce que j'ai.
31:12Ah, nous n'allons pas recommencer.
31:14Ah, nous n'allons pas recommencer.
31:16Un affront est un affront et un menteur est un menteur.
31:20Pierre n'allons pas.
31:20Pierre n'a pas menti.
31:21C'est un malentendu.
31:22Un sacré culot avec ses grimaces de timide.
31:25Il s'est excusé.
31:26Il s'est justifié, expliqué.
31:28Mais toi, tu as refusé de répondre à ses lettres, de le rencontrer.
31:31Tu lui as écrit.
31:32Bon.
31:33Moi, j'avais des malades en pagaille.
31:34Pas plus que d'habitude, papa.
31:37Et maintenant, Pierre est à l'hôpital.
31:39C'est maintenant qu'il aurait besoin de savoir qu'on pense à lui.
31:41C'est maintenant qu'il aurait besoin de recevoir des confitures, des gâteaux, quelque chose de nous.
31:47Il s'est laissé embobiner.
31:49Je t'ai appris, ma petite fille.
31:51Tu m'as aussi appris qu'avoir des amis, ça permet de faire des kilomètres en plus, même quand on
31:56est à bout de force.
31:57Justement, les amis.
31:59Oui, papa, justement.
32:01Quand Pierre est passé devant chez nous, il nous a trouvés.
32:04Et ça lui a permis d'aller plus loin, jusqu'à Lausanne.
32:07Et là-bas, il a trouvé quelqu'un d'autre qui lui permet d'aller encore plus loin.
32:10Une aventurière du scalpel.
32:12Le docteur Gessler attend au moins le résultat de l'opération.
32:15Le résultat ?
32:16Mais le résultat, je l'attends, ma petite fille.
32:19Je l'attends et je le redoute.
32:22Mais enfin, ce docteur Gessler risque sa réputation.
32:26Oh, une réputation, ça se refait, oui.
32:28Tandis que Pierre, dans cette affaire, lui...
32:33Oh, dont est passé mon bloc d'ordonnance ?
32:40Oh...
32:58Oh...
33:00Oh...
33:02Oh...
33:04Oh...
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33:20Oh...
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40:36Je vous demande pardon, c'est tellement...
40:40tout ce que vous m'avez donné, Anna.
40:42Je vous ai dit que j'aime réussir.
40:45Jamais je ne pourrai vous remercier.
40:47Si, bientôt, en travaillant avec moi, notre association.
40:54Bon, quand j'aurai obtenu satisfaction et quand vous serez un peu rodé,
41:00je veux que vous vous occupiez de la partie pathologique de mes recherches.
41:05Vous vous acquitterez de votre dette de cette manière ?
41:08Reposez-vous maintenant.
41:10Maintenant.
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44:10Une tisane de temps en temps et beaucoup de viande en sauce.
44:15Et puis, il y a ce projet de M. Dubois-Monnet dans la vallée.
44:19Vous avez vu ?
44:20J'ai vu, oui.
44:21Papa n'a pas pu empêcher le déboisement, mais il voudrait au moins que ça s'arrête là, que les
44:26immeubles ne soient pas construits.
44:29Alors, il court à droite, à gauche, et multiplie les démarches avec M. Don Pierre, le père de Georges.
44:35Georges, vous vous souvenez ?
44:36Jeanne, je voudrais vous demander, vous allez dire à votre père que je suis venu ?
44:41Oui, bien sûr. Ça vous ennuie ?
44:44Pas du tout, au contraire.
44:58Je n'ai pas le temps.
45:00Vous les lirez dans le train. Il y a des choses très instructives.
45:04Quelle page ? Facilitez-moi la tâche.
45:06Rubrique indiscrétion.
45:09Oui, je sais, vous méprisez ce genre de lecture.
45:12Mais il n'y a pas de fumée sans feu.
45:14Le comportement d'Anna Gessler et de Pierre Louvain est tout à fait scandaleux.
45:18Docteur.
45:19Pardon ?
45:20Docteur Gessler, docteur Louvain.
45:23Ils étalent leur entente avec un sans-gène qui devient de plus en plus entente que vous cautionnez, d'ailleurs.
45:31Au début, quand vous avez pris le docteur Louvain dans votre service, j'ai été la première à m'étonner.
45:37À présent, tout le monde pense que cette promotion a été bien rapide.
45:43Justifié.
45:44Et que ce jeune homme bénéficie de privilèges divers, excessifs.
45:49Votre façon de le soutenir ouvertement et de fermer les yeux sur les relations qu'il entretient avec Mademoiselle Gessler...
45:56Ne mélangez pas, je vous prie, les manigances modènes avec mes constats professionnels.
46:00Le docteur Gessler vient de pratiquer et de réussir une intervention chirurgicale qui est un événement en soi.
46:06Ses théories, ses travaux font autorité.
46:08Ce sont des gens comme elle qui font progresser la médecine et la chirurgie.
46:10Donc, je la respecte.
46:12Quant au docteur Louvain, je n'ai qu'à me féliciter de sa collaboration.
46:16Vous ne trouvez pas votre attitude vis-à-vis d'Hervé et des Obligeantes ?
46:20Louvain et mon assistant, je ne veux pas s'y être des Obligeants.
46:24J'ignore la qualité exacte des sentiments qui rapprochent M. Louvain de Mademoiselle Gessler et je veux continuer à l
46:29'ignorer, si ça ne m'intéresse pas.
46:30Mais n'oubliez tout de même pas, ma chère, que si le docteur Louvain peut exercer son métier pleinement, c
46:34'est grâce au docteur Gessler.
46:57Merci.
47:03Merci.
47:07Merci.
47:09Merci.
47:31Je voudrais te parler d'Alain Pilar.
47:32Alain Pilar ?
47:33Le jeune patient du lit numéro 7.
47:36Bien.
47:38Il présente des symptômes de respiration curieux.
47:41Tu as trouvé ça tout seul ?
47:43Son état empire.
47:44Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?
47:45Que tu essaies de le guérir, de le soulager au moins.
47:47On a fait tout ce qu'on a pu.
47:49Sauf de trouver ce qui n'allait pas.
47:50Le diagnostic n'est pas clair.
47:51Si.
47:52Bon, d'accord.
47:53Anémie pernicieuse.
47:54Non.
47:55En PM.
47:56Tiens.
47:57Parfaitement.
47:59Et si l'on ne lui fait pas une ponction du poumon, dans quelques heures, il sortira les pieds devant.
48:01Qui t'a demandé ton avis ?
48:03Personne, mais je crois utile de le donner.
48:05Bon, alors tu le donneras à Florian quand il rentrera de son congrès de Berne.
48:08Il sera sans doute trop tard.
48:10Souviens-toi de ta position.
48:13C'est un caprice du doyen qui t'a amené ici.
48:15Il y a un tas de gens qui pensent que ce n'est pas ta place.
48:25Quand il rentrera, dis-le lui.
48:37Mademoiselle, si on a besoin de moi, on pourra me joindre.
48:40Chez vous, monsieur ?
48:41Oui, euh...
48:42Non, chez le docteur Gessler.
49:11Pierre, qu'est-ce qu'il y a ?
49:12On n'a pas farté sur notre compte ?
49:14C'est le dernier de mes soucis.
49:17Bravo ! Quel est le premier ?
49:21Je suis... oh, je ne sais pas, déçu.
49:24Par quoi ? Par qui ?
49:28Par... bon...
49:30Simplement, disons que j'apprécie mon introduction à la médecine mécanisée.
49:34Ah.
49:35Les heures que je passe à faire joujou avec des métabolismes basales et des éprouvettes
49:39sont extrêmement divertissantes, mais elles...
49:41Non, Anna, non.
49:43Enfin quoi, quand je colle mon oreille à la poitrine d'un malade,
49:45je peux dire exactement en cinq minutes de quoi il souffre.
49:48Hum, hum, la poitrine, mais tout le reste.
49:51L'oreille ne suffit pas toujours, Pierre.
49:53Le reste appartient à un système que je ne comprends pas, que j'admets,
49:56mais auquel on donne trop d'importance.
49:58Plus on avance et plus on détruit la personnalité,
50:00le don d'inspirer confiance, le crédit accordé à un diagnostic exact.
50:04On se réfugie derrière une forêt de diagrammes, de calculs, de graphiques.
50:09Les diagnostics, c'est très bien.
50:10Mais trouver la cause du mal, ce n'est rien, nul, zéro,
50:13si on ne peut et on ne sait le combattre.
50:15Il est essentiel d'acquérir un point de vue plus scientifique de votre travail.
50:20Et le point de vue humain, je dois l'abandonner.
50:22Pour l'instant, oui, pourquoi pas.
50:23Il a peu d'importance.
50:25Le docteur Louvain le découvrira quand il se mettra à la pathologie.
50:28Dans l'instant, un homme est en train de mourir
50:30parce que ce ne sont pas des hommes qui l'ont examiné, mais des machines.
50:33Et les machines ont décrété qu'il était condamné.
50:35Il ne faut pas refuser les armes modernes de la médecine.
50:37Il ne faut pas refuser les bras, les mains, les doigts.
50:41Les miens vibrent, vivent quand ils touchent ou frôlent un malade,
50:44pas quand ils actionnent une manette.
50:48Personne ne vous interdit de vous en servir
50:50quand vous le jugez nécessaire.
51:11Je vais déménager Anna.
51:14L'appartement en face du vôtre est libre.
51:16Mme Schneider me loup.
51:19Entre nous, il n'y aura plus qu'un palier.
51:21De quoi alimenter les ragots de journalistes, non?
51:29Mademoiselle, apportez-moi les radios.
51:30Mais docteur...
51:30Vite, s'il vous plaît.
51:36Pourquoi vous êtes-vous là?
51:37On ne savait pas ce qui arrive.
51:38Le docteur Louvain veut absolument qu'on lui apporte les radiographies d'un filet.
52:02Je n'ai pas besoin d'un filet.
52:03Je n'ai pas besoin d'un filet.
52:09Je n'ai pas besoin d'un filet.
52:29Qu'est-ce que tu as prêté à faire?
52:30C'est fait, une fonction.
52:34Il n'avait pas le droit d'intervenir.
52:35Il me fallait ta permission pour lui sauver la vie.
52:41Tu ne trouves pas qu'il respire déjà mieux?
52:45Tu as pris tes risques.
52:47Prends-lui jusqu'au cou.
52:48Bien sûr.
53:03Merci, messieurs.
53:11Ah, Louvain, je vais vous dire un mot.
53:18Asseyez-vous.
53:21Nous allons tous constater que le jeune Pilat, grâce à votre intervention énergique et judicieuse,
53:28est sorti l'affaire.
53:29J'en suis heureux, monsieur.
53:32Le conseiller de discipline a rendu son verdict.
53:35Vous avez reçu un blague.
53:39Avec félicitations.
53:42Quand cette nouvelle sera connue,
53:44vous bénéficierez d'une excellente publicité.
53:48Elle sera moins bonne pour le docteur Dubois-Monnais.
53:51Croyez bien que je le regrette.
53:53Il est évident que pendant mon séjour à Berne,
53:55il aurait dû suivre plus attentivement l'évolution des symptômes chez ce jeune malade.
54:00Mais je vous demande d'être, malgré tout,
54:03à l'avenir, plus respectueux des hiérarchies.
54:17Merci.
54:25Merci.
54:28Merci.
54:37Merci.
54:39Merci.
54:41Merci.
54:42Merci.
54:48Merci.
54:49Merci.
54:56Merci.
54:58Merci.
54:59Merci.
55:01Merci.
55:01Merci.
55:02Merci.
55:03Merci.
55:03Merci.
55:03Merci.
55:03Merci.
55:04Merci.
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