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  • il y a 5 mois

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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:0419h19 sur Europe 1 pour commenter cette situation politique inédite.
00:09Je suis avec Antonin André. Bonjour, cher Antoine.
00:11Bonsoir, Pierre, bonsoir à tous.
00:12Chef du service politique du journal du dimanche. Bonsoir, Catherine Ney.
00:17Bonsoir, Pierre, bonsoir.
00:18Catherine Ney, vous nous entendez ? Oui.
00:20Oui.
00:20Voilà, éditorialiste politique et grande voix d'Europe 1.
00:24Je possède la voix. Bonsoir, Charles Millon.
00:25Bonsoir.
00:26Merci d'être avec nous. Vous êtes ancien ministre de la Défense, cofondateur de l'Institut Thomas More.
00:30Et je le salue également parce qu'il est au téléphone avec nous.
00:33Monsieur Patria, bonsoir, monsieur le sénateur.
00:36Bonsoir à tous.
00:37Bonsoir, monsieur.
00:38Sénateur Renaissance de Côte d'Or, ancien ministre de l'Agriculture.
00:43J'ai une question un peu provocatrice pour vous, monsieur Patria.
00:45Qu'est-ce qu'il y a dans la tête d'Emmanuel Macron ?
00:48Il y a la volonté.
00:50Pour répondre à l'intervention d'hier qui était excellente, j'ai trouvé de Sébastien Lecornu,
00:54qui a la volonté de trouver un chemin pour faire en sorte que nous ayons une seule chose qui importe pour moi,
01:01c'est-à-dire avoir un budget.
01:03Avoir un budget parce que les entreprises l'attendent, parce que l'économie l'attendent, parce que les Français l'attendent,
01:08et parce que si nous n'avions pas de budget et que nous entrions dans une année spéciale,
01:12ça coûterait beaucoup, beaucoup de milliards.
01:13Puisque vous parlez de budget, monsieur Lecornu en a promis un pour lundi prochain, en tout cas un projet de budget,
01:20je reviens sur cette intervention que vous avez jugée remarquable, ou en tout cas très bonne, de Sébastien Lecornu.
01:26Il a quand même dit cette phrase, il y a 210 députés qui sont contre une dissolution.
01:32Pardonnez-moi, mais ça fait 367, si je compte bien, qui sont soit sans opinion, soit pour.
01:37Ça me fait un peu sourire. J'ai dit que c'était une bonne intervention parce qu'elle a été appréciée par les Français.
01:43Il ne nous a pas échappé que depuis hier, Sébastien Lecornu a gagné 14 points de confiance.
01:48Donc je le salue parce que je trouve qu'il a fait œuvre à la fois d'humilité et de sobriété,
01:53qui cherche un chemin, qui discute et qui négocie.
01:56Alors, quant au nombre de députés qui ne veulent pas hôter là, je souris.
01:59Et j'ai souri hier soir à l'heure de l'annonce, parce que j'ai rarement vu dans une assemblée
02:03des parlementaires, des députés s'emballer pour être dissous.
02:07Donc je vois que le RN qu'il souhaitait vraiment aujourd'hui, peut-être à l'EFI,
02:12mais il me semble que dans les autres parties, de gouvernement et autres,
02:16je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de députés qui soient dissous.
02:20Et d'ailleurs, s'ils ont répondu comme cela, c'est parce que le président a mis la pression
02:24en leur demandant de trouver un accord sous deux jours, sinon qu'il prendrait sa responsabilité.
02:30Quand on vous entend, dans le fond, d'ailleurs on regrette, c'est vrai qu'on l'a trouvé très bon,
02:34M. Lecornu, et on se dit, c'est dommage qu'il s'en aille.
02:37Et alors peut-être qu'il va rester, selon vous ?
02:40Moi, je plaide, je plaide et je parie pour un Lecornu 2.
02:45Je pense que s'il a trouvé les voies de dialogue, s'il a trouvé les accords,
02:49comme certains le disent aujourd'hui, je ne sais pas, je ne connais pas la réalité,
02:53mais s'il a trouvé les accords et qu'il a déjà négocié,
02:55on gagnera du temps dans les négociations pour avancer.
02:56Donc vous ne croyez pas à l'hypothèse Borloo ?
03:00Non, je n'y crois pas beaucoup, non, je ne crois pas aux autres hypothèses,
03:03l'idée syndicaliste, j'entends parler de M. Revelle ce soir,
03:06et je connais bien par ailleurs, je reste, et que j'apprécie,
03:10mais je reste sur l'idée que Lecornu 2 serait quelque chose qui me donnerait satisfaction
03:16et qui pourrait faire avancer les choses.
03:18Charles Millon, qu'est-ce que vous pensez de tout cela ?
03:21Je pense que la situation est grave, je vais même dire dramatique,
03:26et qu'il faut en tirer les conséquences.
03:28On ne peut pas continuer ainsi durant les semaines et les semaines.
03:33On voit des hommes politiques qui ne s'intéressent même plus à leur pays,
03:38qui pensent qu'une seule chose, c'est à sauver leur siège.
03:41C'est triste, c'est même un peu affligeant,
03:46de voir que, alors que la situation économique est étonnement dramatique,
03:53que la situation politique est préoccupante,
03:57que la démocratie est ébranlée.
04:00On a vu un président de la République par deux fois,
04:04qui a refusé de reconnaître qu'il avait été défait,
04:08défait aux européennes, défait aux législatives,
04:10et qui continuent à vouloir garder le pouvoir quoi qu'il arrive,
04:14et qu'aujourd'hui, il faut en tirer les conséquences.
04:16Alors, je souhaite que les responsables politiques de la droite
04:23réfléchissent à ce qui se passe,
04:26et prennent les décisions qui doivent s'imposer.
04:27Antoine André.
04:28Il y avait une question pour M. Lecornu,
04:30pour M. Patria, pardon, M. le sénateur.
04:34Il reste que ça semble très improbable,
04:37la réussite d'un budget,
04:38notamment parce qu'il y a cette question des retraites
04:40qui est très éruptive.
04:41Est-ce que vous, vous recommandez aux partenaires du socle commun,
04:46et notoirement aux groupes macronistes,
04:48en ce moment pour la République,
04:50de renoncer à cette réforme des retraites,
04:52de l'abroger, de la suspendre ou de l'abroger,
04:55au risque d'effacer le seul bilan,
04:58le maigre bilan d'Emmanuel Macron sur ce quinquennat,
05:00et de se renier d'une certaine façon ?
05:02Alors, je pense qu'effectivement, pour qu'il y ait un budget,
05:06il faut qu'il y ait un accord de non-censure.
05:09Cet accord de non-censure peut porter sur moi,
05:11sur des points que j'avais évoqués depuis trois semaines,
05:13qui étaient un aménagement de la réforme pour la pénibilité
05:16et pour les femmes,
05:16qui était une imposition sur les plus riches,
05:21des mesures pour la santé,
05:22des mesures pour pouvoir d'achat.
05:23Il semble que ça n'a pas suffi.
05:25Ça n'a pas suffi.
05:26Donc, je pense qu'il faut aller plus loin.
05:29Moi, je pense que peut-être qu'il y a...
05:31Comme dirait quoi qu'il nous en coûte ?
05:33Non, mais quoi qu'il nous en coûte,
05:35c'est les Français qui l'ont demandé,
05:36c'est les Français qui l'ont demandé.
05:37Mais sur la suspension de la réforme des retraites,
05:39vous, vous y êtes favorable ?
05:41Moi, je ne suis pas favorable à ce qu'on touche
05:43à la réforme des retraites, à titre personnel.
05:45Je ne sais pas quel est l'enjeu.
05:47Si vous voulez, aujourd'hui, il faut savoir...
05:49C'est la pierre régulière, pourtant, de tout le problème.
05:51Non, j'entends bien.
05:54Moi, je me suis exprimé sur le sujet.
05:56Je pense que le fait de revenir sur la réforme des retraites,
05:59ce n'est pas tant les acquis de ce qu'on a pu faire.
06:01Et c'est une réforme très courageuse.
06:03La preuve, c'est qu'elle a suscité beaucoup de débats.
06:04Et c'est le signal que nous donnerions,
06:06à la fois aux Français,
06:07le fait qu'on pourrait revenir sur la retraite,
06:09et dans le même temps,
06:10qu'on pourrait donner le signal au marché
06:12que la France est incapable de faire des réformes courageuses,
06:15ce qui est dramatique en termes d'économie,
06:17d'emploi pour demain matin.
06:18Mais sur les retraites, vous dire un dernier mot,
06:20moi, je pense que si on devait discuter de la réforme des retraites,
06:25je serais pertinent de revenir à la retraite par poids et par répartition,
06:28qui a déjà été votée à l'Assemblée nationale.
06:32Mais là, est-ce que vous pensez que Mme Borne a agi seule,
06:37ou en accord avec le Président,
06:39ou au moins avec le Premier ministre ?
06:41Ce qu'on me dit, ce que j'en sais,
06:45je ne sais rien d'officiel,
06:46c'est qu'elle aurait pris cette décision seule,
06:49sans doute parce qu'elle pense qu'elle est responsable de ce texte-là,
06:53qu'elle l'a porté, qu'elle en est l'auteur,
06:54enfin la maire,
06:55et que dans le même temps,
06:56elle écoute ses collègues parlementaires à l'Assemblée nationale.
07:01Donc, je voudrais demander à M. le ministre,
07:03à M. le ministre, à Charles Mignon,
07:04quand il entend dire que la droite doit prendre ses responsabilités,
07:07ça veut dire quoi ?
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