Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Avec Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID, ancien député, auteur de "Ni capitulation ni résignation" éd. Fayard


Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : www.facebook.com/SudRadioOfficiel?locale=fr_FR
▪️ Instagram : / sudradioofficiel
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————


##LE_FACE_A_FACE-2025-10-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Face à face
00:00Alors ce face à face, c'est plutôt un côte à côte
00:04avec Jean-Michel Fauverg
00:07Merci Jean-Michel Fauverg d'avoir accepté notre invitation
00:11Je suis très fier de recevoir à la fois le serviteur de l'Etat
00:16que vous avez été jusqu'au...
00:18le point le plus loin où on peut servir l'Etat
00:20c'est-à-dire presque au point de devoir pouvoir donner sa vie
00:24rencontrer la mort
00:25puisque vous avez été le patron du RAID
00:27et puis ensuite vous avez été député de la nation
00:32de 2017 à 2022
00:35sous l'étiquette La République En Marche
00:38Alors vous n'étiez plus...
00:39Vous êtes né à Bages, dans le Roussillon, en Catalogne
00:42Vous êtes français depuis 1659
00:44Mais vous avez gardé, je pense, des racines sentimentales et géographiques
00:48avec ce territoire merveilleux
00:50C'est presque la Cerdagne ou pas encore ?
00:53C'est pas tout à fait la Cerdagne
00:55mais on est dans le pays catalan
00:58on est dans le seul département catalan
00:59On y vit bien, les paysages sont...
01:02On est au pied du canigou malgré tout, d'une certaine façon
01:04Excusez-moi, je ne vous ai pas dit bonjour
01:06et je n'ai pas dit bonjour aux auditeurs
01:07donc bonjour à tout le monde
01:08Bien sûr, bien sûr
01:09Alors là, vous avez été élu député
01:11alors on a quitté la Catalogne
01:12vous êtes allé dans la Brie, en Seine-et-Marne
01:15C'était la huitième circonscription de Seine-et-Marne
01:18Si je la situe bien, c'est du côté de Roissy-en-Brie, Torigny-sur-Marne
01:22C'est exactement ça, pas très loin de chez Mickey
01:24De chez Mickey, voilà
01:26Bon, aujourd'hui vous êtes entre guillemets retraité
01:30mais ce qui vous donne du coup une liberté de parole totale
01:32et vous ne vous en privez pas
01:34dans cette somme, ce document
01:37ni capitulation, ni résignation
01:40Je recevais hier le juge Trévinique
01:42je lui ai dit ce que vous avez écrit par prémonition
01:44voilà, la justice est présumée coupable
01:48là c'est ni capitulation ni résignation
01:50en sous-titre
01:51et c'est la thématique de votre livre
01:55Osons le courage
01:57Donc votre conclusion
01:58aujourd'hui, c'est ce que vous mettez à l'origine de nos malheurs
02:03et ce n'est pas seulement récent
02:05La République a oublié ou manque de courage
02:09Allez, on va essayer de la situer
02:11Depuis Charles de Gaulle, depuis Georges Pompidou
02:13ou peut-être
02:14Vous voyez, sans être précis, en gros
02:17C'est difficile de situer ça
02:21mais je pense que c'est un long déclin
02:22c'est un long abandon
02:25de la volonté
02:26non seulement politique
02:29mais aussi de nos populations
02:30Les deux sont coupables
02:32Depuis qu'on est rentré
02:35en particulier dans une société
02:38de consumérisme
02:40où les individus ne pensent plus qu'à eux
02:43de manière tout à fait individuelle
02:45Vous dites
02:46l'idée que nous avons vécu
02:48des décennies de relatifs bien-être
02:50qui nous ont paradoxalement offert
02:52un formidable prétexte
02:54à la coardise
02:55voire à la fénantise
02:56C'est une phrase forte ça
02:57Bien sûr, c'est une phrase forte
02:58mais c'est une phrase réelle aussi
03:00C'est-à-dire que quand on s'enfonce
03:01dans le confort
03:02quand notre confort est sous assurance
03:07soit des assurances privées
03:08soit l'assurance de l'État
03:10quand le prix de la baguette augmente
03:11l'État est là derrière
03:13pour nous donner des moyens supplémentaires
03:17et bien quand on ne dépend que de ça
03:20bien évidemment
03:21qu'on ne dépend plus de l'effort
03:22qu'on ne dépend plus du courage
03:24ça c'est pour les Français
03:25et pour les politiques
03:26les hommes et les femmes politiques
03:27dont je pense qu'on est
03:29dans une situation aujourd'hui
03:31explosive
03:32c'est exactement la même chose
03:35et les hommes et les femmes politiques
03:36ont petit à petit
03:38de coardises
03:41de petites lâchetés
03:42en grosses coardises
03:44et bien sont arrivées
03:45à ce qu'on vit aujourd'hui même
03:47Vous voulez dire que
03:49l'excès d'assistance sociale
03:50qui est une conquête
03:51j'allais dire citoyenne de la République
03:53peut virer à l'assistanat
03:54et là on bascule dans un autre système
03:55L'assistanat n'est pas une conquête
03:57L'assistance sociale
04:00ne doit pas virer à l'assistanat
04:02Mais vous l'avez bien dit aussi
04:03on est arrivé dans un assistanat
04:05et où tout le monde est assisté
04:06il faut assister
04:07ceux qui doivent l'être
04:09et aujourd'hui notre pays
04:10est un des pays
04:11les plus généreux au monde là-dessus
04:13et on se flagelle tout le temps
04:15et on se fait des reproches
04:17en fait en réalité
04:18on devrait se féliciter de ça
04:20non seulement se féliciter
04:21mais en faire un bilan quand même
04:23pour savoir
04:24s'il n'y a pas des économies
04:25à faire aussi dans ce domaine-là
04:26Je vais revenir un peu
04:27sur votre parcours
04:28parce que cet engagement
04:29personnel
04:30humain
04:31que vous avez eu
04:33explique aujourd'hui
04:33votre colère
04:34et un peu de détresse
04:36mais vous ne baissez pas les bras
04:37pourquoi ?
04:38parce que vous êtes un soldat
04:39d'abord je vais le dire
04:40je me permets
04:40vous êtes un vrai flic
04:41vous avez fait l'école de police
04:43vous êtes un policier
04:44dans l'âme
04:45vous avez cette fonction
04:47dans le sang
04:47vous l'avez fait
04:48on convient par conviction
04:49citoyenne et sociale
04:50c'est un flic républicain
04:52que j'ai en face de moi
04:53et vous êtes très imprégné
04:54par les valeurs
04:55de la République
04:56vous commencez au GIPN
04:58à Noumé
04:58enfin vous commencez
04:59entre autres
04:59en 1991
05:00pour vous dire
05:00les étapes fortes
05:01que vous avez eues
05:02vous dirigez le GIPN
05:04en 1994
05:04vous passez ensuite
05:06par des services sécurité
05:08des ambassades
05:09et puis
05:10en 2013
05:11vous êtes nommé
05:12à la tête
05:12du RAID
05:13recherche, assistance
05:15intervention
05:16et dissuasion
05:17le RAID
05:18vous vous succédez
05:19à morir du haut de cloche
05:21je dis ça parce que
05:21c'était le petit-neveu
05:22du maréchal Leclerc
05:23donc le RAID
05:23a quand même toujours
05:24j'allais dire
05:25des gens courageux
05:26et alors
05:27l'histoire
05:28la politique
05:29la situation
05:30vous rejoint
05:31vous êtes
05:32en première ligne
05:33je me souviens très bien
05:34de vous
05:34de vos images
05:35je vous associe
05:36à ces images
05:38la tragédie de 2015
05:39janvier
05:40janvier
05:41charlie
05:42le Pierre Cacher
05:44avec Koulibaly
05:45on croit que c'est terminé
05:47manifestation
05:48le président de la République
05:50dit ça y est
05:51on va s'armer
05:51et puis
05:52deuxième couche
05:53si je peux m'exprimer ainsi
05:54le 13 novembre
05:55au Bataclan
05:56et là vous raconterez
05:57dans votre
05:57j'ai du mal à en parler
06:00parce que
06:00j'en ai frémi
06:02j'ai eu des tas de témoignages
06:04des gens qui sont rentrés
06:04vous vous racontez
06:05vous rentrez dans les locaux
06:07l'odeur du sang
06:08vous glissez sur le sang
06:10et vous voyez une scène
06:11indescriptible
06:12je pense que vous ne le décrivez pas totalement
06:14et je crois comprendre
06:16que cette image
06:16restera fixée
06:17dans votre esprit
06:18jusqu'à votre dernier jour
06:19vous avez vécu ça
06:21en 2013
06:23en 2015 pardon
06:24à une époque
06:25où on s'est dit
06:25on est à l'abri
06:26ce sont des barbaries
06:27d'une autre époque
06:29et vous l'avez vécu
06:30en 2015
06:31au coeur de Paris
06:32dans un endroit
06:33où on va juste
06:34écouter de la musique
06:35oui
06:35et le Bataclan
06:37je l'écris aussi
06:38c'est ce qu'une société
06:39le maximum
06:41de ce qu'une société
06:42civilisée
06:43peut
06:43peut
06:44subir
06:45et l'idée
06:47c'était quand même
06:48pour ce livre-là
06:49l'idée c'était de dire
06:50dès le départ
06:51voilà
06:51nous sommes intervenus
06:54à la fois sur le Bataclan
06:55et
06:56sur l'hypercachère
06:58mais surtout
06:58le Bataclan
06:59parce qu'on va fêter
07:00les 10 ans
07:00malheureusement
07:01fêter
07:01le mot est mauvais
07:03célébrer
07:03commémorer
07:04commémorer
07:05les 10 ans
07:06et ce jour-là
07:09nous sommes
07:10tous les policiers
07:11les flics
07:12qui avaient sur place
07:13les services
07:13les services
07:14de sécurité
07:15les services
07:16de
07:18les pompiers
07:21les hospitaliers
07:22tout le monde
07:23est intervenu
07:24avec courage
07:24pas seulement eux
07:25aussi
07:26on a vu des situations
07:27de courage
07:28de la part des citoyens
07:30qui ont sauvé
07:31d'autres personnes
07:31et qui ont risqué
07:33leur peau
07:35leur vie
07:35et donc
07:36ce jour-là
07:37tout le monde
07:37a été courageux
07:38la population
07:39a été courageuse
07:40nous portait courageusement
07:41les hommes et les femmes
07:42politiques
07:43pendant cette époque-là
07:45ont été
07:45très forts
07:46j'ose le dire
07:48ont été très forts
07:48à 7h
07:49c'est indéniable
07:50mais
07:51l'idée c'est de se dire
07:53mais
07:53d'accord
07:54mais
07:54qu'est-il devenu
07:55ce courage-là
07:56où en sommes-nous
07:57et je fais
07:58un espèce de parallèle
08:00avec
08:00le livre de
08:02Marc Glock
08:02qui est
08:03l'étrange défaite
08:04alors vous le citez
08:05énormément
08:05on va en parler
08:06bien sûr
08:06qui est un héros
08:07qui est un héros
08:08et qui a tiré
08:11les conséquences
08:12de la situation
08:13après la défaite
08:15éclair de la France
08:16et qui s'est dit
08:18il y a eu
08:19une énorme lâcheté
08:19on n'a été soutenu
08:20par personne
08:21ni les politiques
08:22ni les organisations
08:25syndicales
08:25qui préféraient
08:26se battre
08:27contre le grand capital
08:28et les patrons
08:31plutôt que de se battre
08:31contre l'ennemi
08:32ni la population
08:35qui a demandé
08:35l'ouverture
08:36des villes
08:39de 20 000 habitants
08:40pour pas
08:40voilà
08:41il y a une énorme
08:43couardise
08:44un énorme
08:44Jean-Michel Fauvert
08:45vous convenez
08:46qu'on sortait
08:4720 ans avant
08:48du pire conflit
08:49en termes
08:50de champ de bataille
08:51la guerre de 1914
08:52c'était du plus jamais ça
08:53et quand on lit
08:54les témoignages
08:55Marc Bloch
08:56a été un officier
08:57quand on lit
08:58les témoignages
08:58dans les tranchées
08:59on comprend
08:59qu'à un moment donné
09:00on va pas remettre ça
09:01on va pas mourir
09:02pour Danzig
09:02le fait est que
09:03on en a abouti
09:04à la phrase
09:05de Winston Churchill
09:05vous a préféré
09:06le déshonneur
09:07pour éviter la guerre
09:08vous aurez eu
09:08le déshonneur
09:09et la guerre
09:09est-ce qu'aujourd'hui
09:10vous considérez
09:11qu'au sommet de l'état
09:12et dans l'appareil
09:14de l'état en général
09:15il y a des gens
09:16qui choisissent
09:16le déshonneur
09:17pour éviter la guerre
09:18et ils auront
09:18le déshonneur
09:19et la guerre
09:20c'est tout l'exemple
09:21d'aujourd'hui
09:22de ce qui se passe
09:22ces derniers jours
09:23et peut-être
09:24et peut-être avant aussi
09:26vous avez des situations
09:30d'hommes et de femmes
09:30politiques
09:31qui sont
09:31qui sont
09:32intolérables
09:33insupportables
09:35pour la population
09:35vous avez
09:36une ancienne
09:38première ministre
09:38qui renonce
09:39à tout ce qu'elle a fait
09:40pour
09:42pourquoi ?
09:43pour garder sa place
09:44pour un plat de lentilles
09:44pour garder sa place
09:46vous avez
09:46un ministre
09:49qui est revenu
09:50rapidement
09:51prendre un poste
09:53alors qu'il avait dit non
09:54pourquoi ?
09:56pour avoir cette place là ?
09:57vous avez
09:58des hommes
09:59et des femmes
10:00politiques
10:00aujourd'hui
10:01qui se
10:02qui se
10:05gorge
10:05de frais
10:07de représentation
10:08mais
10:08pourquoi ?
10:09pourquoi faire ?
10:10c'est l'argent
10:11du contribuable
10:12vous convenez
10:13Jean-Michel Fauvert
10:14qu'ils ne sont pas
10:14tous comme ça
10:15et vous en avez été
10:16vous savez bien
10:16mais vous êtes en train
10:17de nous expliquer
10:18il y en a trop
10:19à des postes
10:19trop importants
10:21oui bien sûr
10:21mais il y a
10:22on a
10:23moi je
10:23j'ai été élu député
10:25de 2017
10:26à 2022
10:27j'ai plein de potes
10:28j'ai plein de copains
10:29et de copines
10:29qui sont
10:30qui sont encore élus
10:32plein de talent
10:33il faut arrêter
10:35de toujours prendre
10:36les mêmes
10:36et de
10:37il faut nous prendre
10:38des gens
10:38il faut
10:39il faut prendre des gens
10:40qui pensent à la France
10:41voilà
10:41et pas
10:42et pas à eux
10:43et à la France
10:45avant tout
10:46au bien commun
10:46et à l'intérêt
10:46et aux français après
10:47et à l'intérêt général
10:48et aux français après
10:49Jean-Michel Fauverg
10:50on fait une petite pause
10:51et je vous retrouve
10:52dans quelques instants
10:53il est l'ancien patron du RAID
10:55il est l'auteur
10:56de ni capitulation
10:57ni résignation
10:58publié aux éditions Fayard
10:59posez-lui toutes vos questions
11:01on est en direct
11:02jusqu'à 14h
11:03avec Jean-Michel Fauverg
11:050826 300 300
11:06à tout de suite
11:07la France dans tous ses états
11:09Jean-Michel Fauverg
11:10nous sommes avec
11:11Jean-Michel Fauverg
11:12ancien patron du RAID
11:13auteur de ni capitulation
11:14ni résignation
11:15osons le courage
11:16aux éditions Fayard
11:17Jean-Michel Fauverg
11:19je reviens un instant
11:20sur l'épisode de 2015
11:21vous coordonnez également
11:23l'assaut
11:23de l'appartement de Saint-Denis
11:25où se sont réfugiés
11:26trois terroristes islamistes
11:29qui vont y laisser la vie
11:317 heures de scène de guerre
11:33on peut dire
11:33on se fait des images
11:34petite polémique de cornucu
11:38je vois qu'on vous reproche
11:39d'avoir utilisé 1576 balles
11:42et que c'était disproportionné
11:43par rapport à l'armement
11:44dont disposaient les terroristes
11:46alors qu'est-ce que c'est
11:48que cette histoire ?
11:49vous savez
11:49c'est très simple
11:51c'est toujours le principe
11:52de la proportionnalité
11:53c'est-à-dire que ce principe
11:54de la proportionnalité
11:55certains
11:56vu de l'extérieur
11:57les faits sur leur chaise
11:59en ayant le recul
12:01nécessaire
12:02et pas dans l'action
12:04vont vous dire
12:05attendez
12:06je ne comprends pas
12:07vous vous êtes fait tirer
12:0810 fois dessus
12:09pourquoi vous n'avez pas
12:10répondu 10 fois
12:11c'est pas comme ça
12:11que ça fonctionne
12:12pas du tout
12:12comme ça que ça fonctionne
12:13sur Saint-Denis
12:17l'idée c'était
12:18de rentrer très très vite
12:20dans l'appartement
12:21je rappelle que
12:22ceux qui intervenaient
12:23au RAID
12:23et moi-même d'ailleurs
12:25à la tête du RAID
12:25avec la Béry
12:27je crois en même temps
12:28non pas sur Saint-Denis
12:29non c'est le RAID seul
12:31on était au Bataclan
12:343 jours avant
12:36et on a vu
12:37le massacre du Bataclan
12:38et donc il fallait aller vite
12:40pour interpeller
12:40ces individus
12:42qui eux aussi
12:43avaient des gilets explosifs
12:45donc on fait exploser les portes
12:47malheureusement
12:48il y a un explosif
12:48qui ne fonctionne pas
12:50et la porte ne s'ouvre pas
12:51donc à partir de ce moment-là
12:52on se met en configuration
12:54j'ordonne qu'on se mette
12:55en configuration
12:56non pas assaut
12:57puisqu'il n'y avait plus de surprise
12:58mais configuration
13:00pour empêcher
13:00ces terroristes
13:02de se coller à la paroi
13:04c'était pas une paroi porteuse
13:05c'est une paroi
13:06de se coller à la paroi
13:08et de se faire exploser
13:09et donc de me mettre
13:10la moitié de la colonne au tapis
13:12parce qu'on n'avait pas de recul
13:14donc voilà pourquoi
13:15on fait des tirs de barrage
13:16et voilà pourquoi
13:17on dépense
13:17autant de cartouches
13:19tout simplement
13:20c'est donner cet ordre-là
13:21pour faire en sorte
13:23de ne pas mettre
13:24inutilement
13:25la vie de maison en jeu
13:26il me semble que
13:27dans d'autres activités
13:28en agriculture
13:29ça s'appelle
13:29le principe des précautions
13:30on abat tout le troupeau
13:31parce qu'il y a une seule vache
13:32de contaminés
13:33là c'est la vie humaine
13:34dont vous parlez
13:34donc effectivement
13:35il n'y a pas de prix
13:35il n'y a pas de prix
13:36et si ça avait été
13:383000 ou 4000 balles
13:39il fallait les mettre
13:40bien sûr
13:40c'est comme un ministre de la santé
13:42qui ne comprendrait pas
13:43assez de vaccins
13:43on dirait
13:44ah il n'a pas commandé
13:45assez de vaccins
13:45il a commandé plus de vaccins
13:47qu'il ne fallait
13:47est-ce qu'il va aller en commander moins
13:48est-ce que là
13:49il fallait tirer moins de balles
13:51parce que c'était disproportionné
13:52d'où est venue la polémique
13:53qui peut engendrer
13:55aujourd'hui en France
13:56le fait de dire
13:57il n'a pas eu la main légère
14:00vous avez des médias spécialisés
14:02pour ça
14:02toujours les mêmes
14:03oui d'accord
14:03je ne sais pas si on va les citer là
14:05mais ce sont toujours les mêmes
14:06qui vont chercher
14:08qui sont reprises
14:09alors il y a un trio infernal
14:12là-dessus
14:12et dès que ça commence à fonctionner
14:14c'est-à-dire dès que ça bouillonne
14:15dès que la mayonnaise
14:16commence à prendre un peu
14:17un temps soit peu
14:18pense-t-il
14:18et bien malheureusement
14:20vous avez les médias traditionnels
14:21qui se mettent derrière
14:22et qui embrayent là-dessus
14:23en disant
14:24mais oui il faut effectivement
14:25on fête
14:25mais sans demander l'avis
14:27des uns et des autres
14:27et là on a eu un ministre de l'Intérieur
14:29Bernard Cazeneuve
14:30à l'époque
14:31à l'époque
14:31qui lui
14:34lui
14:35a mis
14:39j'allais dire un autre mot malpoli
14:41mais il met tout son courage
14:42sur la table
14:43oui d'accord
14:43il a mis toute sa virilité
14:45sur le plateau
14:47et a dit leur vérité
14:49aux journalistes
14:52il leur a dit
14:53vous êtes derrière vos ordinateurs
14:56tout va bien pour vous
14:57la prochaine fois
14:59mettez-vous dans la colonne d'assaut
15:00pour utiliser votre jargon
15:01au moment crucial
15:02où on est à l'instant
15:04T de la tragédie
15:06l'autorité
15:07comme on dit chez vous
15:08l'autorité est là ou non ?
15:10c'est-à-dire
15:10l'autorité
15:11on dit toujours
15:12oui voilà
15:12l'autorité est là
15:13ou là vous agissez
15:15là vous avez
15:16une marge de manœuvre
15:17ou c'est vous qui décidez
15:18seul dans votre méconscience
15:19ou malgré tout
15:20vous demandez l'autorisation
15:21vous savez ce qui est à la fois
15:22de dur
15:22et d'agréable
15:25je n'ai pas peur des mots
15:27au commandement du raid
15:28et d'unité de ce type là
15:31c'est que le raid va
15:32là où plus personne d'autre ne va
15:34et quand vous êtes
15:35face à l'ennemi
15:36et face à des situations
15:39de ce type là
15:39vous n'avez personne
15:41pour vous embêter
15:42vous parlez de vos guerriers
15:43on n'est plus policiers
15:44là on est guerriers
15:45non je parle des autorités
15:46oui oui
15:47mais vous vous êtes guerrier
15:47à ce moment là
15:49oui bien sûr
15:49bien évidemment
15:50mais vous êtes le meilleur
15:52pour faire le job
15:53vous êtes les meilleurs
15:54pour faire le job
15:55vous avez été entraîné pour ça
15:55vous avez une stratégie
15:56vous avez technicité
15:57vous avez le matériel
15:59et l'homme politique
16:01qui était Bernard Cazeneuve
16:03je le recite
16:04donc vous sentez
16:05que l'autorité politique
16:06vous soutient
16:06vous pouvez y aller
16:07d'autant qu'on en avait parlé avant
16:09bien sûr
16:09et que ces stratégies là
16:12avaient été définies avant
16:13et que
16:13avec moi
16:15et le chef du GIGN
16:17du GIGN
16:18on était d'accord
16:19et que le ministre
16:20nous a dit oui
16:21la prochaine fois
16:21ça se passera comme ça
16:22et il nous a donné
16:23tous les feux verts
16:25qu'on demandait
16:25vous voulez dire
16:26Jean-Michel Fauvert
16:27vous insinuez
16:28que ça pourrait ne pas
16:28toujours être le cas
16:29et qu'il est arrivé
16:30que dans des situations
16:31à peu près similaires
16:32le pouvoir politique
16:33se dérobe
16:33et dit non
16:34on n'y va pas
16:35boire politique
16:37ou les représentants
16:38du pouvoir politique
16:39et bien évidemment
16:39bien évidemment
16:40qu'à un certain moment
16:42ils ont aussi
16:44cette tendance
16:45à une absence de courage
16:46pas tous
16:47bien sûr
16:48mais
16:48c'est dommage
16:50que les décideurs
16:51ne soient pas
16:52formés
16:53formés au courage absolu
16:56vous faites allusion
16:57à Michel Debré
16:57qui à un moment donné
16:58vous expliquez clairement
17:00qu'on ne donne pas
17:01les mots exacts
17:02pour définir la situation
17:03on utilise d'autres termes
17:04pour ne pas
17:05aggraver la situation
17:06oui on peut parler
17:08de cette opération
17:09à Roubaix
17:10en 95
17:11à Roubaix
17:15où le RAID
17:15intervient
17:17sur ceux qui étaient
17:19des djihadistes
17:20qui revenaient
17:20donc de l'ex-Yougoslavie
17:23et il y a une fusillade
17:25qui s'ensuit
17:26avec des blessés
17:28très très lourds
17:29au RAID
17:29et ces djihadistes
17:34qui préfèrent
17:34mourir dans le feu
17:36de l'appartement
17:37que de sortir
17:38et là on a
17:41un ministre
17:42de l'intérieur
17:43de l'époque
17:43Michel Debré
17:45qui dit
17:48de manière péremptoire
17:50il s'agit
17:52d'une affaire
17:54de criminalité
17:55et non
17:56de radicaliser
17:58et de djihadistes
18:00et là c'est
18:00le premier acte
18:01lui
18:02et le président
18:03de l'époque
18:03c'était Jacques Chirac
18:04c'est le premier acte
18:05de l'HET
18:06dans ce domaine là
18:08et qui se sont répétés
18:09après
18:09et on a
18:10de l'HET
18:11en l'HET
18:11de grosse l'HET
18:12en petite couardise
18:14et bien on arrive
18:15à la situation
18:15dans laquelle
18:16on a été
18:18Jean-Michel Fauver
18:19que vous vous souvenez
18:19qu'en janvier 2015
18:21l'exécutif
18:22je vais donner
18:24le nom du président
18:24de la république
18:25François Hollande
18:26met un certain temps
18:27à mettre le mot islamiste
18:29c'est terroriste
18:29très longtemps
18:30on dit
18:30attendez quel terrorisme
18:32on dirait que c'est
18:32un terrorisme abstrait
18:33et à un moment donné
18:34il est obligé de dire
18:35le terrorisme islamiste
18:36parce que bon
18:37évidemment
18:37on dit toujours
18:38ça va stigmatiser
18:38une certaine population
18:40vous avez un chapitre
18:41là-dessus
18:42sur le courage
18:42de dire les choses
18:44avec les mots
18:45qu'il faut
18:46est-ce qu'aujourd'hui
18:47c'est une vraie souffrance
18:48pour vous
18:49de voir l'autorité politique
18:51ne pas utiliser
18:52les bons mots
18:52pour désigner
18:53les grandes catastrophes ?
18:55C'est une souffrance
18:56sans doute
18:57pour tous les Français
18:58qui entendent ça
18:59c'est-à-dire que
19:00ne pas d'abord
19:02admettre la situation
19:03telle qu'elle est
19:04c'est la première des choses
19:05admettre la situation
19:06analyser la situation
19:07telle qu'elle est
19:08pour pouvoir
19:08ensuite s'y remédier
19:10et ensuite
19:11ne pas
19:11prendre
19:12les gens
19:14pour des imbéciles
19:14d'une manière générale
19:15c'est-à-dire
19:16tourner autour du pot
19:17et aujourd'hui
19:20on est dans une situation
19:20où on nous prend
19:23un peu pour des cons
19:23votre livre est parfaitement
19:25séquencé
19:25avec une thématique centrale
19:27on a dit que c'était
19:28le courage
19:28qui est le titre
19:29à chaque fois
19:29ou le sous-titre
19:30des chapitres
19:30on prend le premier
19:32puisqu'on était dans
19:32le sujet en question
19:33islamisme et terrorisme
19:35le courage
19:36de ne plus
19:37se mentir
19:38vous voulez dire
19:39qu'on continue un peu
19:40à se mentir encore
19:40sur cette question-là ?
19:42Il y a eu
19:43il faut le reconnaître
19:43une vraie prise de conscience
19:44et cette prise de conscience-là
19:46reconnaissons-le
19:47aussi
19:48elle vient
19:49du discours
19:50d'Emmanuel Macron
19:52et on enchaîne
19:54sur la loi
19:55ensuite la loi
19:56sur les séparatismes
19:58c'est 2022
20:001921
20:00ou 1922
20:012021
20:01dans ce discours-là
20:05Emmanuel Macron
20:07vise
20:07les ennemis
20:09de la France
20:09il vise
20:10tous ceux qui
20:11favorisent
20:13le terreau
20:13du terrorisme
20:14il vise
20:15les frères musulmans
20:16bien avant
20:16le rapport
20:17le très bon rapport
20:18qu'on vise
20:19il ne désigne pas
20:21il les désigne
20:22il en parle
20:23le wahhabisme
20:25il utilise les mots
20:26qu'il faut
20:26il utilise les mots
20:28qu'il faut
20:28et ensuite
20:28il y a une loi
20:29et alors là
20:30moi cette loi
20:33elle me ravissait
20:34en tant qu'ancien
20:35patron du RAID
20:37chargé de combattre
20:39la radicalisation
20:40et le terrorisme
20:42cette loi
20:42elle me ravissait
20:43il y avait un certain
20:44nombre de choses
20:44qui étaient mises
20:45dans cette loi
20:45qui a été votée
20:47par la majorité
20:48mais qui n'a pas été votée
20:50par un grand nombre
20:50d'oppositions
20:51qui pourtant
20:52montraient ses muscles
20:53en disant
20:54vous allez voir
20:54ce que vous allez voir
20:55nous
20:55quand on sera au pouvoir
20:57on combattra
21:00la radicalisation
21:01pour ne pas les citer
21:03à l'époque
21:04j'ai été très déçu
21:06du groupe PR
21:10LR pardon
21:12à l'Assemblée nationale
21:14qui pourtant
21:15sont assez fervents
21:16sur ces ordres là
21:17ils sont assez virils
21:19ils n'ont pas
21:20mâché leur mot
21:21quand il fallait
21:21légiférer
21:22de façon plus émère
21:23la problématique
21:23c'est qu'ils ont voté
21:24contre cette loi là
21:25ils ont voté
21:26contre pourquoi ?
21:27pour un prétexte
21:29fallacieux
21:29qui était
21:30le voile
21:31alors certes
21:32c'est un problème
21:33important
21:33le port du voile
21:34mais pour autant
21:36on n'abandonne pas
21:37une loi de ce type là
21:38qui amène des moyens
21:39aux flics de terrain
21:40on n'abandonne pas ça
21:42en race campagne
21:42ils ont eu tort
21:43de faire ça
21:44et j'ai plein de potes
21:45qui étaient au LR
21:47avec qui je discutais
21:49évidemment
21:49qui étaient déçus
21:52aussi
21:52ils devaient respecter
21:54un sens du vote
21:56et la discipline du groupe
21:58et qui étaient déçus de ça
21:59ça a été une faute
22:01ça a été une vraie faute
22:02là dessus
22:02on a besoin
22:03sur la lutte
22:04sur certaines luttes
22:05la lutte contre
22:06le terrorisme
22:08et l'islamisme
22:09sur la lutte
22:10contre les stups
22:12sur le danger
22:14que représente
22:15la guerre en Europe
22:16on a besoin
22:16d'un consensus
22:17on y revient
22:17dans quelques instants
22:18Jean-Michel Favre
22:18à tout de suite
22:19je suis trop long
22:20non ?
22:22Sud Radio
22:23Sud Radio
22:24parlons
22:24midi 14h
22:26Sud Radio
22:28la France
22:29dans tous ses états
22:30oui la France
22:30dans tous ses états
22:31et l'état
22:32dans lequel
22:32nous raconte
22:33la France
22:34Jean-Michel Fauvert
22:36nous fait quelquefois
22:37froid dans le dos
22:38nous sommes
22:38avec l'ancien patron du RAID
22:41qui a écrit
22:41ni capitulation
22:42ni résignation
22:43édité
22:44chez Fayard
22:45avec comme thème
22:46aux encourages
22:47je reviens un petit peu
22:48on poursuit la conversation
22:49que nous avions
22:50juste avant la pause
22:51vous racontez une anecdote
22:53j'allais dire
22:54cocasse et pitoyable à la fois
22:56on est en 2019
22:57il y a une loi
22:59anti-casser
23:00qui est
23:01comme ça arrive souvent
23:02taclée
23:02par le conseil constitutionnel
23:04cette
23:05j'allais dire
23:06cette institution
23:07cette instaure supplémentaire
23:09qui revient
23:09sur les décisions
23:10de la représentation nationale
23:12au terme que ce n'est pas
23:13conforme à la constitution
23:14on ne va pas ouvrir le débat
23:15ça sera peut-être le sujet
23:16d'une prochaine émission
23:17donc comme c'est taclé
23:19la loi ne passe pas
23:20et vos collègues
23:22de l'UDI
23:23centriste
23:24avec Jean-Louis Borloo
23:25justement
23:26remettent
23:27parce que c'est urgent
23:28ils remettent sur le couvert
23:29le projet de loi
23:30et là il y a
23:31Christophe Castaner
23:32qui est le patron du groupe
23:34et vous vous êtes ravis
23:35on va pouvoir faire passer
23:36la loi qui vous dit
23:37non parce qu'on ne vote pas
23:38avec les oppositions
23:39non mais je rêve
23:40non vous rêvez pas
23:42ça se fait depuis très longtemps
23:43alors là c'est effectivement
23:44c'est une anecdote
23:45que je raconte
23:47sur la loi
23:48sur la loi
23:49anti-casseurs
23:50Christophe Castaner
23:52était aux manettes
23:52il était ministre de l'intérieur
23:54et c'est lui qui poussait
23:55pour effectivement
23:56avoir des interdictions
23:58de manifestation
23:59de la part des casseurs
24:00ça a été
24:00recassé
24:03par le conseil constitutionnel
24:04par ces fameux sages
24:06du conseil constitutionnel
24:07qui à mon avis sont tous
24:08sauf sages
24:09et deux ans après
24:12l'UDI
24:13dans sa niche parlementaire
24:14nous remet ça
24:15en disant
24:16voilà on va vous remettre
24:17en prenant
24:18les précautions d'usage
24:19pour que ça rentre
24:21dans le...
24:21en corrigeant
24:22ce que le conseil constitutionnel
24:23avait taclé
24:23lui du coup
24:24devient président du groupe
24:25et là Christophe Castaner
24:27qui est devenu président du groupe
24:28il dit
24:29on prend les sens
24:29moi je suis ravi
24:30je dis ça va
24:31c'est bon
24:32qu'elle aubaine
24:33qu'elle aubaine
24:34Alice Toureau
24:35ma collègue aussi
24:36qui portait la loi
24:37anti-casseurs
24:38était ravie aussi
24:39il nous dit
24:40mais non
24:40il est hors de question
24:42de voter un texte
24:43d'une opposition
24:44mais on lui dit
24:45mais attends
24:46tu défendais ce projet là
24:48tu le défendais toi même
24:49ben non
24:51pas question
24:51au moins
24:52donne-nous notre liberté
24:54de vote
24:54sur le groupe
24:55non plus
24:56donc du coup
24:57ben on n'a pas voté
24:58et le truc n'est pas passé
25:01alors ça
25:02ça veut dire quoi
25:03ça veut dire que
25:03dans notre système
25:05parlementaire actuel
25:06je vais vous tacler deux secondes
25:07vous auriez pu avoir
25:07le courage de passer outre
25:09qu'est-ce que vous risquiez
25:10vous étiez exclus du groupe
25:12oui bien sûr
25:12je vais vous expliquer
25:13ma mentalité
25:14moi je suis flic
25:15j'arrive dans
25:15je suis flic
25:17vous êtes discipliné quand même
25:19oui
25:19j'obéissais
25:20je suis discipliné
25:21on a un groupe
25:21je dois pas mal de choses
25:24au groupe
25:24beaucoup de choses
25:25au président de la république
25:26je n'ai pas voté contre
25:27alors donc je me suis
25:28abstenu
25:28mais bon
25:30je risquais rien
25:31surtout
25:32ça n'aurait rien changé
25:34de toutes les manières
25:34c'est pas votre voix
25:35qui aurait changé quelque chose
25:36si ça avait l'élui
25:37peut-être que vous l'auriez fait
25:37ça veut dire une chose
25:38une chose très simple
25:39c'est que nous
25:40quand on a été élu
25:41rappelez-vous
25:42quand on a été élu en 2017
25:44on s'est dit plusieurs choses
25:45d'abord
25:46on va l'évoquer
25:48non non
25:49parce que voilà
25:50un
25:50on ne
25:52on ne
25:52on ne
25:52on ne va pas faire carrière
25:53dans la politique
25:53parce qu'on vient du monde civil
25:55deux
25:56on
25:57quand il y a des trucs intelligents
25:59de part et d'autre
26:00on les prendra
26:01on ne les a pas pris
26:02on les a fait comme les autres
26:03et là
26:04et là
26:04et là
26:05le principe de fonctionnement
26:07de l'Assemblée Nationale
26:08c'est
26:09quand on est
26:10dans la majorité
26:11on lève la main
26:12quand le gouvernement
26:13demande de lever la main
26:15et quand on est dans l'opposition
26:16on lève la main contre
26:17de la même manière
26:18d'une manière tout aussi idiote
26:20on est contre
26:21parce qu'on est dans l'opposition
26:23c'est un fonctionnement débile
26:25donc le bien commun
26:26et l'intérêt général
26:27sont les dernières valeurs
26:29mises en place
26:30ni pour les uns
26:31ni pour les autres
26:32à quelques exceptions
26:33en tout cas
26:34cet épisode vous a refroidi
26:35on va prolonger la conversation
26:37je prends juste
26:38Cécile
26:38qui nous appelle
26:39d'un merveilleux endroit
26:40qui est
26:41Cahors
26:41sur les hauteurs
26:42du Lot
26:44avec
26:45avec le pont
26:46Val-André
26:46qui est une beauté
26:47Cécile
26:48vous écoutez
26:49Jean-Michel Fauverg
26:50quel est votre grade
26:51Jean-Michel Fauverg
26:52dans la police
26:53vous êtes commentaire
26:53je suis commissaire général
26:54commissaire général
26:55vous avez eu un titre militaire
26:56à un moment donné
26:56ou non ?
26:57non non
26:58le commissaire général
26:59c'est l'équivalent de général
27:00entre deux et trois étoiles
27:01dans la police
27:01d'accord
27:02donc vous êtes un officier général
27:03de la police nationale
27:05de la police
27:05on peut en dire
27:06donc vous êtes
27:06mes respects mon général
27:07donc Cécile
27:08Cécile va vous poser une question
27:09on vous écoute Cécile
27:10oui bonjour
27:12donc vous êtes quelque part
27:13pour moi
27:14quelqu'un d'exemplaire
27:15et vous incarnez
27:16de par votre carrière
27:17et votre engagement
27:18des valeurs qu'on apprécie
27:20plus particulièrement
27:21chez les gendarmes militaires
27:23c'est-à-dire le courage
27:24la notion de bien commun
27:26et l'amour de la nation
27:27ma question est double
27:28alors outre l'aspect
27:31nouveauté du mouvement
27:33de la Macronie
27:33en 2017
27:34qu'est-ce qui vous a
27:36attiré à l'époque
27:36et selon vous
27:38après huit ans de recul
27:40quelles sont les valeurs
27:41qu'incarne la Macronie
27:42aujourd'hui ?
27:43merci Cécile
27:43c'est la question
27:44que j'allais poser
27:45merci de la poser
27:45à ma place
27:46allez Jean-Michel Fauvergue
27:47la réponse
27:48merci Cécile
27:49de ces questions-là
27:51la première réponse
27:52sur la première partie
27:53d'autres questions
27:54c'est que
27:57moi je me suis engagé
27:59en politique
27:59d'abord j'arrivais
28:00à la fin de ma carrière
28:02et je me suis engagé
28:04en politique
28:05parce qu'il m'a semblé
28:06qu'à cette époque-là
28:08comme à beaucoup de français
28:09il y avait une nouveauté
28:11un homme nouveau
28:12et il m'a semblé
28:13que je pouvais
28:14continuer ma vocation
28:16c'est-à-dire celle
28:16de protéger les français
28:17je pouvais la continuer
28:19en politique
28:21en travaillant
28:23sur des programmes
28:23et en travaillant
28:24sur des textes
28:25et c'est ce que j'ai
28:25en partie fait
28:26en particulier
28:27en portant la loi
28:29avec ma collègue
28:30Alice Toureau
28:30la loi sur la sécurité globale
28:32qui est une belle loi
28:33qui est sur les pouvoirs
28:37de la police municipale
28:37qui ont été strafés
28:38là aussi
28:39par le conseil constitutionnel
28:40et les pouvoirs
28:41des sociétés
28:43de sécurité privées
28:44qu'on a vues
28:45à l'oeuvre
28:46de manière correcte
28:49pendant les Jeux Olympiques
28:50ça c'est la première chose
28:51maintenant la deuxième chose
28:52c'est quoi
28:53que reste-t-il
28:53à Macronie
28:54c'est ça que vous me dites
28:54c'est-à-dire
28:56Cécile vous demande
28:57ce que j'allais vous demander
28:58pourquoi vous avez choisi
28:59ce camp-là en 2017
29:00alors on sait
29:01tous les espoirs
29:01que ça supposait
29:02toutes les énergies
29:03que ça rassemblait
29:04aujourd'hui
29:05je vous demanderai le bilan
29:06je pense qu'il doit être
29:06ce qu'il est
29:07mais parce qu'en 2017
29:09ce camp-là
29:10était le seul camp ouvert
29:12le reste était
29:12complètement sclérosé
29:14fermé
29:14par des professionnels
29:16de la politique
29:17et ça il faut reconnaître
29:19quand même
29:19qu'il y a eu une ouverture
29:21il y a eu un appel d'air
29:22qui a été extraordinaire
29:23après ce qu'on en a fait
29:24c'est différent
29:25mais il y a un appel d'air
29:26qui a été extraordinaire
29:27et ça représentait
29:28un espoir pour tous
29:29ceux qui ont été élus
29:30comme ceux
29:31qui voyaient ça
29:33d'un bon oeil
29:34malheureusement
29:35ça a fait long feu
29:36en particulier
29:37sur le domaine régalien
29:38en particulier
29:39dans mon domaine
29:39à moi
29:40et c'est pour ça
29:41que je ne
29:42j'ai pas
29:43il y avait pas
29:44j'ai trouvé
29:45qu'il n'y avait pas
29:45d'avenir dans le job
29:46assez rapidement
29:47idéologiquement
29:48sans donner votre
29:49bulletin de vote
29:50vous êtes plutôt
29:51dans le camp de l'ordre
29:52ou dans le camp du progrès ?
29:55Je suis dans
29:55les deux camps
29:56on peut être dans
29:57les deux camps
29:57on peut être dans
29:58le camp de
29:59je suis évidemment
30:00dans le camp
30:00de l'ordre
30:02mais d'un ordre
30:03compréhensible
30:04et clair
30:04et dans le camp
30:07du progrès
30:07parce qu'on est
30:08dans une situation
30:08de progrès
30:09et on peut avoir
30:10de l'ordre
30:10dans le progrès
30:11et du progrès
30:11dans l'ordre
30:12Cécile
30:13vous êtes satisfaite
30:14par la réponse
30:14de Jean-Michel Fauvergue ?
30:17Il était assez douloureux
30:18pour lui
30:18de rester aussi longtemps
30:19Bien sûr
30:21bien sûr
30:22vous voyez mais
30:22on a affaire
30:23à un homme
30:24il disserte
30:25sur le courage
30:26et on sait
30:28qu'il n'en a pas manqué
30:29et il pourrait
30:30servir des ans
30:31bon
30:31il est commissaire général
30:32c'était son devoir
30:33d'être courageux
30:34Le devoir
30:35et les droits
30:36c'est un thème
30:38qui vous fait réfléchir
30:40vous avez l'air
30:41d'excrire dans votre bouquin
30:41qu'il y a beaucoup
30:42beaucoup de droits
30:43on oublie que parce
30:44qu'il y a des droits
30:45il y a des devoirs
30:46et qu'il n'y a pas
30:47de droits sans devoirs
30:48Mais bien évidemment
30:49tout ce que vous dites
30:50est d'une évidence folle
30:52tout le monde le sait
30:53aujourd'hui
30:53tout le monde en fait
30:54ce constat
30:54on a plus de droits
30:57que de devoirs
30:58on réclame
30:59de plus en plus
30:59de droits
31:00et quand on revient
31:01sur un certain nombre
31:02de droits
31:02parce qu'ils sont arrivés
31:03à terme
31:04ou parce que
31:05ce n'est pas logique
31:07de les maintenir
31:07et bien à ce moment-là
31:09vous avez
31:09des levées de boucliers
31:11et plus aucune manette
31:13pour pouvoir bouger
31:14tout ça
31:15non moi ma boussole
31:17ma boussole c'est avant tout
31:18d'abord un la France
31:19et ensuite les valeurs
31:21qu'incarne la démocratie
31:22mais une démocratie
31:23pas une démocratie
31:25en chewing-gum
31:26pas une démocratie
31:28en papier buvard
31:28une vraie démocratie
31:30une démocratie forte
31:31capable de se faire respecter
31:33vous dites à un moment donné
31:35quand vous êtes élu député
31:36voilà le cul posé
31:38sur mon volet au rouge
31:38je me sentais
31:39moins utile
31:41que lorsque j'étais
31:42en première ligne
31:43avec mes hommes
31:44ça veut dire que
31:45l'engagement politique
31:47la voie parlementaire
31:48n'apporte pas aujourd'hui
31:50les réponses
31:51auxquelles vous pensiez
31:52quand vous êtes engagé
31:52en politique
31:53vous êtes élu député
31:54avec la République En Marche
31:55on est en 2017
31:56le macronisme
31:57c'est les espoirs
31:58l'ancien monde va dégager
31:59on va avoir une nouvelle donne
32:01on va casser le clivage
32:02droite-gauche
32:03les gens qui travaillent
32:05travaillent pour gagner plus
32:05c'était ça
32:06on reprenait quasiment
32:08un thème sarkoziste
32:10et la méritocratie
32:11va revenir
32:11au devant de la scène
32:13la méritocratie
32:13elle en est où
32:14aujourd'hui
32:14Jean-Michel Fauvergue
32:15vous le voyez aujourd'hui
32:17avec ceux qui sont nommés
32:19renommés
32:20renommés
32:21à la même place
32:22qui arrivent de loin
32:23qui repartent d'aussi loin
32:24assez rapidement
32:25vous repartiriez à l'Assemblée
32:26si vous aviez le sentiment
32:27là du coup
32:28que vous pourriez faire bouger
32:29les choses
32:29que vous pourriez
32:30non
32:31non parce que
32:31ce dont je me suis aperçu
32:33et je m'en doutais un peu
32:35mais ce dont je me suis aperçu
32:36pendant les 50 politiques
32:37il y a beaucoup de politiques
32:38dans ce bouquin-là
32:39il y a beaucoup de politiques
32:39énormément
32:40pas de popole
32:40pas de la politique politicienne
32:42de la vraie politique citoyenne
32:45ce dont je me suis aperçu
32:46et que vos auditeurs doivent savoir
32:48c'est que l'homme politique
32:49aujourd'hui
32:50quand il est élu
32:51y compris de la majorité
32:52ou quand il est dans un gouvernement
32:53et bien
32:54il se heurte
32:56à des contre-pouvoirs
32:57qui eux
32:57ont pris le pouvoir
32:58et en France
32:59il va falloir
33:00faire le ménage là-dessus
33:02il va falloir revenir
33:03à une situation
33:04plus sereine
33:05pour que
33:06les hommes
33:07qui sont élus
33:07par le peuple
33:08quel qu'il soit
33:09de quel côté qu'il soit
33:10ne soit pas contrés
33:12par des juges
33:14par des ONG
33:15par des autorités
33:17administratives indépendantes
33:18du style l'Arcôme
33:19du style l'ACNIL
33:20du style la défenseur
33:22des droits
33:22etc etc
33:23aujourd'hui
33:24l'homme
33:25et la femme politique
33:26qui sont aux manettes
33:28n'ont plus
33:28de manettes
33:29vous êtes de ceux
33:31qui commencent à avoir
33:31des doutes
33:32sur la pureté
33:32de notre démocratie
33:33sur la pureté
33:34de notre démocratie
33:34on y revient
33:35dans quelques minutes
33:35nous poursuivons
33:44cet échange prégnant
33:45avec Jean-Michel Fauverg
33:46en sapatron du RAID
33:47et auteur de
33:49ni capitulation
33:49ni résignation
33:50nous ont le courage
33:51aux éditions Fayard
33:52nous avons Franck
33:53qui nous appelle
33:53de Valence
33:54dans la Drôme
33:55Franck vous avez
33:56une question à poser
33:58à Jean-Michel Fauverg
33:59oui bonjour
34:00Péricault
34:01bonjour
34:01bonjour
34:02alors je ne sais plus
34:04quel est votre grade
34:05mais je crois pouvoir dire
34:05commissaire général
34:06voilà
34:07vous pouvez dire
34:08mon général
34:08ça ne sera pas déplacé
34:11non mais je ne me rappelais plus
34:12si monsieur Fauverg
34:13avait été patron du GIGN
34:15ou du RAID
34:15c'est du RAID
34:16c'est du RAID
34:17d'accord
34:17donc alors
34:18général
34:19qui fête cette année
34:20ses 40 ans
34:21c'est ça
34:21en 85
34:23quand on l'a créé
34:24on s'est dit
34:24qu'il n'allait pas
34:25beaucoup servir
34:26il était plus
34:27dans la dissuasion
34:28oui
34:28il a beaucoup servi
34:30il a beaucoup servi
34:31on vous écoute Franck
34:32alors écoutez
34:33déjà deux remarques
34:34la première
34:35alors bonjour
34:36à tous les deux
34:36bien évidemment
34:37mais la première remarque
34:38c'est par rapport
34:38à la démocratie
34:39donc vous avez tenu
34:41à nous préciser
34:42votre attachement
34:43à la démocratie
34:44alors la démocratie
34:45mon général
34:46je ne vous apprends rien
34:48en vous disant
34:48que c'est le gouvernement
34:49du peuple
34:49par le peuple
34:50et pour le peuple
34:51je pense qu'actuellement
34:52notre démocratie
34:52si vous me permettez
34:53de mon point de vue
34:54elle est confisquée
34:55par rapport à tout
34:56ce qui se passe
34:56on est toujours
34:57bien évidemment
34:58en démocratie
34:58et c'est une fierté
35:00et c'est un honneur
35:01de pouvoir être
35:02en démocratie
35:02parce qu'on peut dire
35:03ce qu'on pense
35:04ce qu'on veut
35:04et on peut toujours
35:05aller voter
35:06et on ne nous met pas
35:07un couteau
35:08sous la gorge
35:09pour aller voter
35:10voilà
35:11on est encore libre
35:12de vivre
35:13mais pour autant
35:14concernant la situation
35:16actuelle
35:17politique
35:18il y a un malaise
35:21au niveau de la démocratie
35:22premier point
35:23et deuxième point
35:23je voudrais avoir
35:24votre avis alors
35:25sur quelque chose
35:26qui est un dossier
35:26extrêmement sensible
35:28c'est notre relation
35:29si on peut appeler ça
35:30toujours une relation
35:31avec l'Algérie
35:31le président de la république
35:33est allé en Algérie
35:34il a déclaré
35:35la France a commis
35:36un crime contre l'humanité
35:37je pense que
35:38je n'ai pas les mots
35:39pour décrire
35:40ce qu'il a dit
35:41tellement c'est insupportable
35:42par rapport à notre histoire
35:43par rapport à ce qu'on a fait
35:44en Algérie
35:45des choses bien
35:46et des choses pas bien
35:47certes
35:47mais par rapport au pouvoir
35:48en place
35:49une véritable dictature
35:50pour pas dire plus
35:51que ce pays
35:53se permette
35:54de nous humilier
35:55comme il le fait
35:56de s'essuyer
35:57sur la France
35:58comme une serpillère
35:59à l'image d'un Jean-Michel Barraud
36:01le ministre du Quai d'Orsay
36:02qui va là-bas
36:03et qui est humilié
36:05en permanent
36:05j'aimerais avoir
36:06votre avis
36:07alors je précise
36:09sans haine
36:10évidemment
36:10parce que je crois
36:11que c'est un sujet
36:12extrêmement sensible
36:13la fracture n'est pas refermée
36:15ne se refermera
36:16à mon sens pas
36:16mais pour autant
36:17par rapport
36:18à ces mots
36:19du président de la république
36:21qu'en pensez-vous
36:21monsieur Fauverg
36:23message reçu
36:23Franck
36:24Jean-Michel Fauverg
36:25vous répond
36:25il y a là aussi
36:27deux questions
36:28merci Franck
36:29de ces questions-là
36:30alors sans haine
36:31je vais vous répondre
36:32sans haine
36:32la haine
36:33c'est pas
36:33mon habitude
36:34et même
36:35dans les aspects
36:36les plus noirs
36:37de mes interventions
36:39il ne me semble pas
36:40avoir déployé de haine
36:41pour qui que ce soit
36:42juste du professionnalisme
36:44je pense
36:45deux choses
36:47la démocratie
36:48d'abord
36:49est-ce qu'on est
36:50en démocratie
36:52est-ce qu'il y a
36:52un malaise
36:52de la démocratie
36:53moi je dirais
36:53aujourd'hui
36:54que la démocratie
36:56est toujours
36:56il ne faut pas mettre
36:57la faute sur la démocratie
36:58il faut mettre
36:59la faute sur
37:00les personnes
37:01qui sont
37:02élues
37:03et peut-être même
37:04la faute sur
37:05les gens
37:06qui élisent
37:06ces personnes-là
37:07et de savoir
37:09ce qu'elles en font
37:10du pouvoir
37:11aujourd'hui
37:12c'est quand même
37:14extraordinaire
37:15de revoir
37:16que toutes
37:17ces personnes-là
37:17n'arrivent pas
37:18à se mettre d'accord
37:19sur une seule boussole
37:20qui devrait être
37:21la leur
37:22c'est la France
37:23et c'est la grandeur
37:24de la France
37:24et ça
37:25ça me fait mal
37:26ça me fait mal
37:27d'une manière
37:28extrêmement
37:29appuyée
37:31sur cette affaire-là
37:31de la même manière
37:32et je vais répondre
37:33à votre deuxième question
37:34que vous avez
37:36tout à fait raison
37:37dans ce que vous dites
37:37par rapport
37:38à la relation
37:38avec l'Algérie
37:39arrêtons
37:40arrêtons
37:41en tout cas
37:42pour l'instant
37:42les relations
37:43avec l'Algérie
37:44de cette manière-là
37:45puisque
37:46effectivement
37:47on a en face
37:48de nous
37:49un mur
37:49on a en face
37:50de nous
37:51d'ailleurs
37:51un pays
37:52qui manque lui
37:54pour le coup
37:54cruellement
37:55de démocratie
37:56et c'est inutile
37:58de continuer
37:59à s'entêter
38:00de cette manière-là
38:01on a d'autres choses
38:02à faire
38:03avec d'autres
38:03avec d'autres pays
38:05du Maghreb
38:05en particulier
38:06qu'avec l'Algérie
38:07ils sont tombés
38:07pour l'instant
38:08jusqu'à ce que ça aille mieux
38:09Jean-Michel Fauver
38:10il y a un chapitre
38:11de votre livre
38:11qui touche à cette thématique
38:12c'est l'immigration
38:13vous appelez ça
38:13le courage des vérités
38:15on ne dit pas la vérité
38:16sur l'immigration
38:17alors l'immigration
38:19est un de ces nombreux sujets
38:20comme les stups
38:21on va unir
38:22qui est un sujet
38:23éminemment politique
38:24c'est un artefact politique
38:26dont se sert la droite
38:26la gauche
38:27qu'est-ce qui vous fait mal
38:29dans l'immigration ?
38:29la non-intégration ?
38:31le nombre illimité ?
38:34d'abord il faut
38:36arriver à
38:37à mon avis
38:37serrier
38:38ce qu'est l'immigration
38:39il n'y a pas une seule
38:40immigration
38:40vous en avez un minima
38:41trois
38:42j'en liste trois
38:42la première
38:43c'est l'immigration agressive
38:44c'est-à-dire
38:45ces gens qui sont immigrés
38:47qui sont sur le territoire
38:48en situation régulière
38:49ou irrégulière
38:50et qui font
38:51des agressions multiples
38:53et variées
38:53il ne se passe pas une semaine
38:55sans qu'il y ait des agressions
38:56de ce type-là
38:57et ça il faut là
38:58je fais assez vite
39:00et ça c'est de la responsabilité
39:02de notre état
39:03de notre nation
39:04d'être ferme là-dessus
39:05et de les virer
39:07de les renvoyer
39:09ça avait été mis
39:10dans les notes
39:10que j'ai fait en 2017
39:11pour le président
39:12de la république actuelle
39:13ça a été mis en 2022
39:15dans les mêmes notes
39:15je n'étais pas le seul
39:16à faire ces notes-là
39:17c'est-à-dire
39:17quel pourcentage
39:18a été retenu de ces notes ?
39:20quel pourcentage ?
39:20a été retenu de ces notes ?
39:22peu
39:22sur le régalien
39:23très peu
39:24très peu
39:24la deuxième chose
39:26vous avez une immigration
39:27qui est une immigration
39:28submersible
39:28à un certain moment
39:29vous avez des quantités
39:31de personnes
39:32qui arrivent en Europe
39:33de toutes parts
39:35et là
39:35il faut arriver
39:37à réguler ça
39:38alors il y a une nouvelle loi
39:39qui s'était fait
39:39une loi européenne
39:40qui va dans ce sens-là
39:42mais pas assez vite
39:43il faut qu'on arrive
39:43à réguler ça
39:44et ça il faut utiliser
39:46les moyens de l'Europe
39:47je crois beaucoup
39:47aux moyens de l'Europe
39:48pour réguler
39:49réguler
39:50régulariser
39:51surtout pas
39:52mais réguler
39:53quitte à régulariser ensuite
39:55voilà
39:55mais d'abord
39:56la régulation
39:57réguler ça
39:58de manière
40:00au niveau
40:01de la communauté européenne
40:03de l'Union européenne
40:04pardon
40:04et donc
40:05il y a les moyens
40:07on peut arriver à le faire
40:08et de ce point de vue-là
40:09l'évolution
40:10de l'Europe
40:11poussée
40:13il faut le reconnaître
40:13par les
40:15par les
40:16par la Hongrie par exemple
40:17par les pays populistes
40:18et par les majorités
40:19qui s'inquiètent
40:20par les majorités
40:21qui ont été
40:22qui sont maintenant représentées
40:24mais l'Allemagne l'a fait aussi
40:24à un moment donné
40:24madame Merkel
40:25quand elle est allée trop loin
40:26elle a su fermer ses frontières
40:27c'est surtout son successeur
40:30Merkel n'a pas fait grand chose
40:31elle a posé le problème au départ
40:33elle les a ouvertes au départ
40:35et ensuite elle a compris
40:36elle a posé le problème inverse
40:36au départ
40:37c'est une vraie catastrophe
40:38on est bien d'accord
40:38donc oui
40:38il faut se servir de ça
40:40il faut arriver à contrôler
40:41nos frontières européennes
40:43quitte à réexpulser les gens
40:44et quand on ne peut pas
40:45les réexpulser chez eux
40:46peut-être à les réexpulser
40:47dans des pays tiers
40:48comme essayent de le faire maintenant
40:50certains nombres de pays
40:52européens en particulier
40:53et les Pays-Bas en particulier
40:55vers le Soudan
40:56vers l'Ouganda
40:58la notion de QTF
41:00et la troisième chose
41:03et la troisième chose
41:04c'est le corollaire des deux premières
41:05il faut une immigration sélective
41:07c'est-à-dire qu'il ne faut pas
41:08surtout pas fermer nos frontières
41:10comme disent un certain nombre de personnes
41:12on a besoin d'une main d'oeuvre
41:13si demain vous fermez nos frontières
41:14vous n'avez pas de main d'oeuvre
41:15vous n'avez plus de restaurant
41:16vous n'avez plus de PTP
41:17allez sur les chantiers
41:19regardez
41:19vous n'avez plus de PTP
41:21vous n'avez personne
41:22malheureusement pour vider vos poubelles
41:24parce qu'on n'en veut pas
41:26ne recevoir que des gens
41:27qu'on pourra accueillir dignement
41:28ne recevoir que ces gens-là
41:30qui ont une compétence
41:31et même d'ailleurs
41:32une compétence de haut niveau
41:33un talent de haut niveau
41:34des docteurs aussi
41:35et ça ne s'arrête pas
41:36justement
41:37je vais citer les eubouers
41:39ça ne s'arrête pas
41:39évidemment
41:40Jean-Michel Fauvert
41:41il reste une minute
41:42on ne peut pas se passer
41:43de sujet de la drogue
41:45je n'aurais posé que la moitié des questions
41:47donc vous allez revenir
41:48ça c'est acquis
41:48la lutte contre les stupéfiants
41:51vous appelez ça
41:51le courage de l'unité nationale
41:53il n'y aurait pas d'unité nationale
41:54sur l'enjeu de la drogue
41:55les stupéfiants
41:57soyons clairs
41:57moi j'ai été chef des stupes
41:59en Seine-Saint-Denis
42:01dans les années 90
42:02fléau majeur
42:03on est bien d'accord
42:03fléau majeur
42:04aujourd'hui c'est pire
42:05que ce que j'ai vécu
42:05c'est ce que je vous dis
42:06ça ne cesse de s'accroître
42:09partout en France et ailleurs
42:10et donc c'est un fléau
42:12c'est un fléau majeur
42:13il n'y a jamais eu
42:15de stratégie globale
42:18proposée par notre pays
42:19ni d'autres pays d'ailleurs
42:20et qui a eu un consensus politique
42:23ça devrait être un consensus
42:24et non pas l'objet de querelles
42:26et non pas l'objet de querelles
42:27droite-gauche
42:28qui se servent de ça
42:29donc un sujet pour la prochaine présidentielle
42:32évidemment
42:32Jean-Michel
42:34je vous assure que vous revenez
42:35parce que j'ai des questions à poser
42:37et nos auditeurs
42:37ont envie de vous entendre
42:38merci infiniment
42:41je vous dis
42:41ça a été une fierté
42:42de vous avoir parmi nous
42:43aujourd'hui
42:43pour écouter cette émission
42:45rendez-vous sur
42:46sudradio.fr
42:47youtube
42:47deezer
42:48spotify
42:48toutes nos plateformes
42:49n'hésitez pas à vous abonner
42:50au passage
42:50et nous on se retrouve
42:52à Perico lundi
42:53en direct
42:53sur Sud Radio
42:54bonne journée à tous
42:55Sud Radio
42:56Sud Radio
Commentaires
1
david lucchiniil y a 7 mois
en demo crassie

Recommandations