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  • il y a 5 mois
A la Une de cette édition, les 27 sont au Danemark pour tenter de gonfler les muscles face à Moscou.

En Suisse, l’enfer digital est désormais une réalité avec une votation validant une identité numérique facultative, tandis qu’au Royaume-Uni, celle-ci sera obligatoire.

Et enfin aux Etats-Unis, c’est reparti pour un “shutdown”, une paralysie budgétaire faute d’accord entre Républicains et Démocrates.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Les 27 au Danemark pour tenter de gonfler les muscles face à Moscou en Suisse.
00:22L'enfer digital est désormais une réalité avec une votation validant une identité numérique facultative.
00:28Tandis qu'au Royaume-Uni, celle-ci sera obligatoire.
00:32Et enfin, aux Etats-Unis, c'est reparti pour un shutdown.
00:35Une paralysie budgétaire, faute d'accords entre républicains et démocrates.
00:43Après la guerre des drones, la riposte verbale de l'UE.
00:47Les 27 se retrouvaient ce mercredi au Danemark pour un sommet dit informel sur la défense européenne.
00:53Être impuissant ensemble, c'est le slogan qui pourrait rassembler les 27.
00:58Alors que les chefs d'Etat et de la diplomatie des pays membres de l'UE se retrouvaient à Copenhague au Danemark mercredi
01:05pour un sommet informel sur la défense européenne, dans un contexte marqué par des tensions accrues avec la Russie.
01:12Un contexte bien difficile à envisager puisqu'il est question de survol de drones, notamment au Danemark,
01:18sans que des preuves formelles de la provenance de ces drones ne puissent être établies.
01:23Ces survols, qui ont entraîné la fermeture temporaire de plusieurs aéroports, dont celui de Copenhague, le plus grand d'Europe du Nord,
01:30poussent ainsi Bruxelles à renforcer la sécurité du continent.
01:33La présence d'une frégate allemande de classe Sashsen déployée sous commandement de l'OTAN dans la mer Baltique
01:39et l'envoi de matériel antidrone par la France, la Suède, les Pays-Bas, l'Ukraine et les Etats-Unis
01:44témoignent de la mobilisation internationale pour sécuriser cet événement.
01:48Les autorités danoises, dirigées par le Premier ministre Mette Frederiksen, ont interdit les vols de drones civils jusqu'à vendredi
01:56pour éviter toute confusion avec des engins hostiles.
01:59Cette mesure, couplée à un appel à la vigilance citoyenne pour signaler les activités aériennes suspectes,
02:05vise à garantir la sécurité des chefs d'État et de gouvernement.
02:09Au cœur des discussions européennes figurent quatre priorités.
02:12La défense de l'espace, le renforcement du flanc est, la défense antimissile et la création d'un mur antidrone.
02:18Ces initiatives répondent à une menace russe perçue comme croissante,
02:22illustrée par des incursions de drones en Pologne et en Estonie, là encore pas établie formellement comme étant russe.
02:28Ainsi que, par l'attaque de 49 drones contre l'Ukraine dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre,
02:34attaque qui pour le coup provient réellement de l'armée russe.
02:37Toute la difficulté pour l'UE et les chefs des diplomaties résident dans le besoin de vendre à la population
02:43une nécessaire défense européenne contre Moscou, tout en affirmant que la Russie n'est pas si puissante que cela.
02:50Ainsi, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barraud, joue sur les deux tableaux.
02:55Tout le monde le sait, tout le monde le voit, la Russie est en échec, militairement, politiquement, économiquement.
03:01Le président Trump l'a dit la semaine passée, c'est un tigre de papier.
03:04Un tigre de papier, en effet, si Moscou a réalisé des prises territoriales assez mineures,
03:09en dépit de trois ans et demi de guerre, il convient néanmoins de noter que la Russie tient en respect la coalition occidentale qui défend Kiev.
03:16Quant à la question de l'échec économique prétendu de la Russie,
03:20elle rappelle des mots déjà prononcés par l'ancien ministre de l'économie, Bruno Le Maire, avec le résultat qu'on connaît.
03:25Sur la détermination européenne sur ce sujet, nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie.
03:35Nous allons donc provoquer l'effondrement de l'économie russe.
03:38En matière d'unité, il faudra se mettre d'accord avec les États membres qui ne partagent pas tous un même passif avec la Russie.
03:45Et surtout, pour les otaniens les plus forcenés, il s'agit d'imprimer l'idée que la Russie se trouve bien derrière les vols de drones au-dessus d'États membres.
03:52Pour Barraud, c'est déjà un fait acquis.
03:55Les provocations récentes de Vladimir Poutine aux frontières de l'Europe ont accru leur détermination.
04:01Une détermination qui pourrait être renforcée par le soutien américain,
04:04puisque Donald Trump semble changer son fusil d'épaule dans l'affaire.
04:08Mais il convient de noter que si c'est le cas, l'UE devra passer à la caisse,
04:12car Washington ne fera pas dans le soutien gratuit.
04:15Le sommet abordera également le financement de l'aide à l'Ukraine,
04:18alors que le soutien américain s'essouffle justement,
04:21et que le contexte économique n'est pas propice aux largesse.
04:23Une proposition clé concerne l'utilisation des 210 milliards d'euros d'avoirs russes gelés
04:28au prêt d'Euroclear pour financer un prêt de 140 milliards d'euros à Kiev.
04:33Ce prêt, dont les modalités restent en discussion,
04:36ne serait remboursé que si la Russie accepte de payer des réparations de guerre,
04:40autant dire jamais.
04:41Par ailleurs, les négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'UE, bloquées par la Hongrie,
04:46seront évoquées avec une proposition d'Antonio Costa pour contourner ce veto
04:50via un vote à la majorité qualifiée,
04:53histoire de bien montrer qu'aucune tête ne doit dépasser dans cette Europe bruxelloise.
04:57L'enfer digital avance ses pions.
05:03En Europe, la Suisse a validé une identité numérique facultative
05:07et le Royaume-Uni vient d'annoncer son caractère obligatoire.
05:10Nicolas de Lamberterie.
05:1120 000 voix sur plus de 2,7 millions,
05:16c'est ce qui a manqué à l'initiative populaire en Suisse
05:19pour faire échouer une deuxième fois le projet de mise en place d'une identité numérique.
05:25Avec 50,39% de oui et 49,61% de non,
05:30la votation de ce dimanche 28 septembre
05:33est l'une des plus serrées de l'histoire de la Confédération helvétique.
05:37Cette votation faisait suite à une première votation de mars 2021 sur le même sujet
05:43et qui avait été rejetée par 64% des électeurs.
05:47Cela a obligé le Parlement suisse à revoir sa copie
05:50et à proposer une nouvelle loi qui renforce la protection des données,
05:55exclut les acteurs privés de la gestion des données
05:58et rend le dispositif uniquement facultatif.
06:02C'est donc cette nouvelle loi qui a été approuvée d'extrême justesse
06:05par la votation de ce dimanche.
06:06Malgré son adoption, le résultat est une surprise
06:10car les observateurs s'attendaient à une approbation assez large
06:13et non pas à un résultat serré.
06:16L'adoption de justesse de l'identité électronique en Suisse
06:20dépasse le simple débat technique sur le numérique.
06:23Elle révèle une tension profonde entre innovation et souveraineté.
06:28La première version rejetée en 2021
06:31montrait déjà la méfiance des citoyens
06:33face à l'influence des acteurs privés dans la gestion de données personnelles stratégiques.
06:39La révision du projet par l'État, garantissant un contrôle public,
06:43n'a convaincu qu'une majorité très mince,
06:46témoignant que la prudence des citoyens reste intacte.
06:49Le résultat met en lumière un paradoxe suisse.
06:53Une population très connectée et ouverte aux innovations technologiques,
06:56mais profondément attachée à l'autonomie et au contrôle national,
07:01refusant que le numérique devienne une obligation invisible
07:05ou une dépendance silencieuse.
07:07Si l'on observe un clivage ville-campagne,
07:10il mérite d'être nuancé.
07:12Six villes, dont la Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel,
07:16ont refusé l'EID,
07:18montrant que l'opposition ne se limite pas aux zones rurales.
07:21De plus, certaines personnes âgées, peu habituées aux nouvelles technologies,
07:26ont probablement renforcé le camp du non.
07:29Cette votation fragilise l'idée selon laquelle l'État pourrait imposer
07:33des solutions technologiques sans débat public ni contrôle citoyen.
07:37Elle invite à une réflexion plus large.
07:40L'innovation numérique ne peut être dissociée de l'indépendance politique
07:44et du respect des choix des citoyens.
07:46L'EID ne doit pas devenir un outil de dépendance,
07:49mais rester un instrument au service de la souveraineté,
07:53permettant aux Suisses de participer à la modernité
07:55sans perdre le contrôle de leur vie et de leurs données.
07:59En somme, cette votation illustre que l'adhésion au progrès technique
08:03doit passer par la confiance dans les institutions nationales
08:06et le respect des libertés individuelles
08:09et que toute tentative de l'imposer trop rapidement
08:11risque de provoquer un rejet citoyen.
08:14Un recours a par ailleurs été déposé,
08:16sur la base du fait que plusieurs entreprises numériques suisses
08:20contrôlées par l'État ont versé des dons à la campagne
08:23en faveur de l'adoption du projet à hauteur de près de 200 000 euros.
08:28Si le recours a des chances limitées d'être accepté,
08:31cela pourrait toutefois retarder encore un peu
08:33la mise en application de la loi sur l'identité numérique en Suisse
08:37et renforcer le contrôle citoyen sur la façon dont elle est mise en application.
08:41D'autres n'auront pas une telle chance,
08:44puisque seule la Suisse dispose d'un tel outil de démocratie directe
08:47et de votation fédérale permettant de contester une loi votée par le Parlement.
08:52C'est ainsi qu'au Royaume-Uni, le Premier ministre Kerr Starmer
08:55vient d'annoncer la mise en place d'une identité digitale
08:59et le caractère obligatoire de cette dernière
09:01pour pouvoir travailler d'ici la fin de la décennie 2020.
09:05La mesure a immédiatement fait bondir de nombreux Britanniques,
09:08puisque plus de 2,6 millions de citoyens ou résidents britanniques
09:13ont d'ores et déjà signé une pétition s'opposant à ce projet.
09:16Nigel Farage, qui est devenu le principal opposant au gouvernement
09:20et qui a de bonnes chances de remporter les prochaines élections législatives britanniques,
09:25a affirmé son opposition nette à ce projet,
09:28tout comme il avait à l'époque critiqué le pass Covid.
09:31Certains analystes se demandent d'ailleurs
09:33si ce passage en force de Kerr Starmer
09:35ne serait pas une tentative désespérée d'apparaître comme plus ferme
09:39sur l'immigration que Nigel Farage lui-même.
09:41Pas certain que cela suffise toutefois à sauver Starmer,
09:45qui a une impopularité record
09:47et est sur le point d'entraîner le parti travailliste
09:50vers le score le plus bas qu'il n'ait jamais enregistré depuis plus d'un siècle.
09:54Du côté de l'Union Européenne, en revanche,
09:56pas de problème de popularité, d'élection ou de votation citoyenne,
10:00puisque la Commission Européenne n'est pas élue
10:03et n'a pas à se soucier de contingences démocratiques.
10:06Ursula von der Leyen avait annoncé dès septembre 2020
10:09son intention de mettre en place une identité numérique européenne,
10:13citant dans son discours l'exemple de pouvoir payer ses impôts
10:16ou louer un vélo avec cette identité numérique.
10:19En effet, payer des impôts et circuler à vélo
10:22sont d'excellents exemples du projet de vie des dirigeants européens pour leurs citoyens.
10:26D'ores et déjà, plusieurs États membres mettent en place progressivement
10:29l'identité numérique dans leur pays.
10:31C'est ainsi qu'en Hongrie, pays pionnier parmi les États membres,
10:34des étapes ont déjà été mises en œuvre.
10:36Le gouvernement hongrois a expliqué officiellement
10:39que même si elle restera facultative,
10:41l'identité numérique permettra l'accès rapide à certains services.
10:44Pour le dire plus clairement,
10:46ceux qui ne prendront pas l'identité numérique
10:48risquent fortement de devoir attendre plusieurs semaines
10:51pour effectuer certaines démarches
10:53ou obtenir certains documents officiels
10:55alors qu'on les obtiendra de façon immédiate
10:57via l'identité numérique.
10:59En prenant les devants sur l'identité numérique européenne,
11:02la Hongrie devrait toutefois,
11:03comme elle le fait souvent,
11:04se garder quelques marges de manœuvre nationale
11:06dans sa mise en application,
11:08à défaut de pouvoir y échapper.
11:09En tout état de cause,
11:11les dirigeants européens ont,
11:12à des degrés plus ou moins avancés,
11:15l'ambition de transformer les sociétés européennes
11:17en euro-goulag numérique
11:19et de faire entrer les pires dystopies
11:21dans la réalité quotidienne des citoyens.
11:24Mais comme on a pu le voir en Suisse
11:26ou maintenant au Royaume-Uni,
11:27l'opposition n'est pas impossible
11:29et elle n'est pas non plus nécessairement vaine.
11:31Les Etats-Unis face à la paralysie budgétaire,
11:38faute d'accords entre républicains et démocrates,
11:40les dépenses de fonctionnement sont bloquées.
11:42Explication Renaud de Bourleuf.
11:44Fournir les services essentiels au peuple américain,
11:47c'est tout ce que nous proposons.
11:48Et le refus des démocrates de le faire
11:50montre à quel point leur position est déraisonnable.
11:53Et je pense que nous nous dirigeons vers un shutdown
11:55parce que les démocrates refusent de faire ce qu'il faut.
11:58C'est le fameux shutdown ou blocage budgétaire.
12:01Dans la nuit de mardi à mercredi,
12:02à minuit heure de Washington,
12:04démocrates et républicains n'avaient toujours pas trouvé d'accord
12:06pour le budget du gouvernement des Etats-Unis.
12:09Dès lundi, le vice-président J.D. Vence
12:11avait annoncé la couleur après une réunion
12:13avec les deux principaux chefs démocrates au Congrès,
12:15Chuck Schumer et Hakim Jeffries.
12:18D'un côté, les républicains proposent une extension du budget actuel jusqu'à fin novembre,
12:21de l'autre, les démocrates veulent obtenir le rétablissement
12:23de centaines de milliards de dollars en dépenses de santé,
12:25notamment dans le programme d'assurance santé Obamacare.
12:28Après le blocage appelé shutdown,
12:30les services essentiels tels que la protection des frontières,
12:32les soins médicaux hospitaliers, le maintien de l'ordre
12:34ou encore la maintenance du réseau électrique
12:36continuent de fonctionner,
12:38mais les salaires des fonctionnaires de ces services sont suspendus.
12:41Par ailleurs, de nombreux agents se retrouvent au chômage technique,
12:43sans salaire.
12:44D'autre part, de nombreuses entreprises sont affectées,
12:46les administrations n'ayant plus de carnet de chèques
12:48pour payer leurs fournisseurs.
12:49Gérald Olivier, journaliste spécialiste de la politique américaine,
12:53nous décrit les conséquences de ce shutdown.
12:55Le gouvernement doit régulièrement dépenser de l'argent
12:58pour payer les fonctionnaires, pour payer les soldats,
13:00pour payer certains retraitres,
13:02pour tout un tas de traites qui sont celles du gouvernement.
13:05Or, c'est le Congrès qui a l'autorité pour approprier les fonds.
13:09Et donc, habituellement,
13:10normalement, ça devrait d'ailleurs se faire tous les mois,
13:13tous les mois, douze fois par an,
13:14vous avez une simple résolution du Congrès
13:16qui approprie les fonds nécessaires
13:19pour la France minente.
13:20Il se trouve que, régulièrement,
13:22il y a un combat, justement, sur le budget,
13:24sur les dépenses,
13:25et que, souvent, les élus du Congrès
13:28préfèrent repousser l'échéance
13:31plutôt que de prendre la décision,
13:33jusqu'à ce qu'on en soit à discuter quasiment
13:36l'ensemble des budgets,
13:37non plus douze fois par an,
13:39mais une fois par an,
13:40avec des conséquences.
13:42Si on ne vote pas la résolution,
13:44le gouvernement se trouve à court de fond.
13:47Et ça s'est déjà produit par le passé,
13:49ça se produit aujourd'hui,
13:51et c'est rentré un petit peu
13:53dans le cadre des outils politiques de certains.
13:57Si vous opposez la politique budgétaire du gouvernement,
14:02eh bien, vous refusez de financer ce budget,
14:06et si vous refusez de financer le budget,
14:09le gouvernement se trouve à court de fond.
14:12Aux États-Unis,
14:13les Républicains ont la majorité dans les deux chambres.
14:15Mais pour le budget,
14:16alors que la majorité simple
14:17suffit à la Chambre des représentants,
14:19il faut l'approbation de 60% des sénateurs.
14:22Alors que l'administration Trump
14:23ne compte que 53 élus sur 100,
14:26il faut trouver les voix
14:26d'au moins 7 sénateurs démocrates.
14:29Reste à savoir combien de temps
14:30le blocage va durer.
14:31Ça peut durer plusieurs jours,
14:32voire plusieurs semaines,
14:34d'autant que c'est une sorte d'argument
14:37qui peut se retourner contre ses auteurs.
14:39Actuellement, ce sont les démocrates
14:41qui seraient responsables d'un shutdown,
14:44parce que c'est eux
14:45qui refusent de s'associer
14:46au projet de budget tel qu'il est là.
14:48Le paradoxe, côté démocrate,
14:50c'est qu'ils refusent de financer le budget
14:53parce que pour eux,
14:54le budget ne dépense pas assez.
14:56Ils demandent 2 000 milliards de dépenses supplémentaires
14:59sur un certain nombre de services,
15:01alors que le pays a déjà une dette
15:03de 37 000 milliards de dollars.
15:06Rappelons-le.
15:06Donc, il y a un tout petit peu d'austérité
15:08dans le budget actuel
15:09et les démocrates refusent tout simplement
15:11d'accepter cette austérité.
15:14Maintenant, le problème,
15:15c'est qu'on l'a vu depuis que l'administration Trump
15:18est arrivée en place.
15:20L'un des éléments qui a été évoqué
15:22pour faire des économies budgétaires
15:24était de réduire les effectifs
15:26d'un certain nombre d'administrations.
15:28C'est ce que le fameux département Doge,
15:30un temps dirigé par Elon Musk, a fait.
15:33avec les difficultés qu'on a constatées.
15:36Or, ce que l'administration Trump menace de faire
15:39en cas de paralysie gouvernementale,
15:42c'est tout simplement que tous les fonctionnaires
15:44qui seraient suspendus faute de pouvoir les payer
15:47verraient leur poste supprimé définitivement.
15:51Si le pays arrive à fonctionner un certain temps
15:54sans ses fonctionnaires,
15:55c'est qu'ils ne sont pas nécessaires.
15:57Donc, on voit les démocrates
15:58qui sont en train de se tirer une balle dans le pied.
16:00Chacun des deux camps renvoie la faute sur l'autre.
16:02Un scénario bien connu en France.
16:04À la fin de l'année 2024,
16:05le gouvernement Barnier tentait d'éviter la censure
16:07en évoquant le risque d'un shutdown à l'américaine.
16:10Un faux prétexte,
16:11non seulement il ne s'est rien passé
16:12à la suite du Premier ministre,
16:13mais en plus le système états-unien
16:14est très différent du système français.
16:16En cas d'absence de majorité,
16:18ce qui était le cas l'an passé,
16:19on peut néanmoins présenter un budget
16:22qui peut être passé justement
16:24pour éviter que les activités du gouvernement
16:26ne cessent qu'il y ait une sorte d'interruption.
16:29Et cette protection-là,
16:30elle n'existe pas aux États-Unis.
16:32C'est la première chose.
16:33Et puis la deuxième chose,
16:34l'autre différence fondamentale,
16:36c'est que le système parlementaire américain
16:39est basé sur le concept du Congrès.
16:42Et le concept du Congrès,
16:43ce n'est pas un concept où les partis dictent leurs lois,
16:47mais un concept justement
16:48où chaque élu est affilié à un parti,
16:52mais va prendre une position à son âme et conscience.
16:54Passons à présent à l'actualité en bref en France.
17:03La réindustrialisation sous l'ère Macron.
17:05Stellantis a annoncé mardi
17:07la mise à l'arrêt temporaire
17:08de son usine alsacienne de Mulhouse en Leorrain
17:10du 27 octobre au 2 novembre,
17:12affectant environ 2 000 des 4 700 salariés du site.
17:15Cette usine qui produit les Peugeot 308 et 408
17:17ainsi que la DS7
17:19subit cette mesure pour adapter la production
17:21à un marché européen qualifié de difficile par le constructeur.
17:25Stellantis cherche également à optimiser la gestion de ses stocks
17:28avant la fin de l'année.
17:29Cette décision fait suite à l'annonce récente
17:30de la suspension pour trois semaines en octobre
17:32de l'usine de Poissy dans les Yvelines
17:34où 2 000 salariés seront placés en chômage partiel
17:36ou en congé.
17:37Toujours pas de gouvernement,
17:39mais l'Assemblée nationale fait sa rentrée.
17:40Ce mercredi, la Chambre basse a démarré
17:41la bataille de la répartition des postes clés.
17:44La gauche entendait bien garder sa prépondérance
17:46sur le bureau de l'Assemblée nationale.
17:47Rappelons que l'an passé, le bloc de gauche,
17:49bien que minoritaire,
17:51avait obtenu la majorité au bureau de l'Assemblée,
17:53remportant 13 postes sur 22.
17:54La question des 6 vice-présidents
17:56a été au cœur du vote,
17:57une répartition équitable aboutissant,
17:59en toute logique,
18:00à 2 vice-présidents de gauche,
18:012 vice-présidents du bloc macroniste
18:02et 2 vice-présidents du RN.
18:04Demain jeudi,
18:04les présidences des 8 commissions
18:05seront soumises au vote.
18:07La France s'enfonce dans la répression politique.
18:11Mardi, le tribunal correctionnel de Paris
18:12a condamné 6 membres
18:13d'une organisation d'activistes antimusulmans
18:16répandant au nom d'Action des forces opérationnelles
18:19à 2 ans d'emprisonnement ferme
18:20pour association de malfaiteurs terroristes.
18:22Âgés de 39 à 76 ans,
18:24ces hommes devront purger leur peine à domicile
18:25sous brassée électronique.
18:27Le groupe, fondé vers 2017
18:28par un retraité de la police,
18:30aurait compté 16 membres,
18:31dont 3 femmes,
18:32et se présentait comme un club
18:33de patriotes survivalistes.
18:35Les prévenus
18:35auraient planifié des actes violents
18:37contre les communautés musulmanes en France,
18:39comme empoisonner de la nourriture à l'âle
18:40avec du cyanure,
18:41ou tuer des imams
18:42et attaquer des mosquées.
18:43En réalité, l'organisation n'a fait aucune victime,
18:46et il sera bien compliqué de savoir
18:47si les personnes impliquées
18:48avaient une quelconque détermination
18:50à passer à l'acte.
18:51Une icône de gauche dans la tourmente.
18:53Mardi, le psychanalyste Gérard Miller
18:55a été placé en garde à vue
18:57par la brigade de protection des mineurs de Paris.
18:59Il est accusé par une cinquantaine de femmes
19:01de viol et d'agression sexuelle.
19:02Certaines étaient mineures au moment des faits.
19:05Selon certaines plaignantes,
19:05Gérard Miller aurait fait des attouchements
19:07lors de séances d'hypnose.
19:08Souvent présent à la télévision,
19:10notamment sur les chaînes du service public,
19:11Gérard Miller est notoirement proche de la gauche.
19:14En 2022, il soutenait Jean-Luc Mélenchon,
19:15critiqué après une investiture
19:16aux législatives d'un militant accusé de viol.
19:19Un sujet dont il semble être un fin connaisseur.
19:20On a un cheminement à faire.
19:21Vous avez vu à quel point
19:22certaines femmes qui ont été abusées
19:24ont mis des années avant de parler.
19:25Donc, en cinq jours,
19:28quand on dit
19:28« M. Mélenchon a soutenu »,
19:30en cinq jours,
19:31M. Boiff n'était plus candidat.
19:32Mort d'un diplomate sud-africain à Paris.
19:35Mardi, l'ambassadeur d'Afrique du Sud
19:36a été retrouvé sans vie
19:37au pied d'un hôtel
19:38du 17e arrondissement de la capitale.
19:40Il se serait defenestré du 22e étage.
19:42Sa disparition avait été signalée
19:44la veille par son épouse.
19:45Il aurait quitté son domicile parisien
19:46lundi en fin d'après-midi,
19:47disant se rendre à un cocktail.
19:49En réalité, il allait dans un hôtel
19:50d'où il a envoyé un message à son épouse
19:52manifestant son intention de se suicider.
19:54Selon les premiers éléments de l'enquête,
19:56aucune trace de lutte
19:57ni de consommation de drogue
19:58n'a été détectée.
19:59L'actualité internationale en bref.
20:09Volodymyr Z serait impliqué
20:10dans le sabotage des gazoducs Nord Stream.
20:13Ce n'est pas un élément de langage
20:14de propagande anti-ukrainienne,
20:16mais bel et bien l'identité d'un Ukrainien
20:18arrêté en Pologne mardi
20:19pour son implication présumée
20:21dans le sabotage des gazoducs Nord Stream
20:23en septembre 2022 en mer Baltique.
20:26Interpellé à Prusko en Masovie
20:28dans l'est du pays,
20:28suite à un mandat d'arrêt européen
20:30émis par l'Allemagne,
20:31ce plongeur conteste son extradition.
20:34Les explosions qui ont endommagé
20:35trois des quatre pipelines
20:37relant la Russie à l'Europe
20:38ont coupé les livraisons de gaz,
20:40aggravant alors la crise énergétique.
20:42L'enquête allemande progresse
20:43visant plusieurs complices
20:45après une autre arrestation en Italie
20:47en août 2025.
20:48Kiev nie toute implication
20:50dans une affaire aux ramifications
20:51dépassant très probablement
20:53le seul giron ukrainien.
20:55Une affaire qui, en plus d'être très obscure
20:57est désormais cocasse avec un accusé
20:59dont on connaît seulement le prénom
21:01et la première lettre du nom,
21:02qui s'avèrent être les mêmes
21:03que ceux du président ukrainien
21:05Bolidimir Zelensky.
21:06L'armée est faite pour se battre.
21:09Hier 30 septembre,
21:10Pete Exet, secrétaire américain
21:12à la Défense,
21:13a tenu un discours à Quantico
21:15prônant une armée recentrée
21:16sur la létalité
21:17plutôt que sur la diversité
21:19raciale ou de genre.
21:20Critiquant les règles
21:21d'engagement politiquement correctes
21:23et les soldats en surpoids,
21:24y compris les généraux et amiraux
21:26dans les couloirs du Pentagone,
21:27il a exigé des normes physiques
21:29plus strictes
21:30et des uniformes pour hommes et femmes,
21:32inspirés des standards
21:33des années 90.
21:34Exet a dénoncé le ministère du WOC
21:36et les plaintes anonymes
21:37promettant de mettre fin
21:38à des décennies de déclin.
21:40Il a également justifié
21:41des frappes létales récentes
21:43contre les trafiquants de drogue
21:44dans les Caraïbes
21:44et invité les officiers
21:46en désaccord à démissionner
21:47après plusieurs limogèges
21:48de hauts responsables.
21:50Au moins 60 morts
21:51et d'importants dégâts.
21:53Un séisme de magnitude 6-9
21:55a frappé le centre des Philippines
21:56un mardi 30 septembre.
21:58L'épicentre situé
21:59près de l'île de Sébou
22:00a déclenché plus de 300 répliques
22:02compliquant l'arrivée des secours.
22:04A Bogo, proche de l'épicentre,
22:06un hôpital débordé
22:07soigne les blessés sous détente.
22:09Une église ancienne
22:10et une école
22:10se sont effondrées
22:11à Bantayan
22:12ainsi qu'un restaurant
22:13McDonald's
22:14à Bogo.
22:15Les routes
22:15et l'électricité
22:16ont été affectées
22:17bien que le courant
22:18soit rétabli.
22:19Les habitants choqués
22:20décrivent des scènes de panique.
22:22Les Philippines
22:22sur la ceinture de feu
22:23du Pacifique
22:24subissent fréquemment
22:25des séismes.
22:26Un autre tremblement de terre
22:28a touché l'Indonésie
22:29le même soir.
22:29Ce soir,
22:34Bistro Liberté
22:35est passé présent
22:36demain jeudi
22:37dès 7h.
22:38Zoom avec le grand reporter
22:39Jean-Louis Tremblay
22:40pour évoquer ses 25 ans
22:42de carrière
22:42de l'Ukraine
22:43à la Palestine.
22:44C'est la fin de cette édition.
22:45Merci de votre fidélité.
22:47À jeudi.
22:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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