- il y a 4 mois
Pour commencer, nous revenons sur les débats budgétaires à l’Assemblée nationale. Alors que les médias agitent jour après jour les mesures à la mode, tout porte à croire qu’aucun texte de consensus ne sera trouvé et que le gouvernement macroniste finira par imposer sa copie. L’économiste Philippe Murer nous livrera son analyse dans cette édition.
Également au programme, la propriété privée dans le viseur de l’Etat. La puissance publique française rogne peu à peu sur ce droit pourtant considéré comme fondamental.
Et puis nous reviendrons sur le plan social de Nestlé. Après plusieurs scandales sanitaires, le géant agroalimentaire accuse le coup… et les salariés aussi.
Également au programme, la propriété privée dans le viseur de l’Etat. La puissance publique française rogne peu à peu sur ce droit pourtant considéré comme fondamental.
Et puis nous reviendrons sur le plan social de Nestlé. Après plusieurs scandales sanitaires, le géant agroalimentaire accuse le coup… et les salariés aussi.
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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Très heureuse de vous retrouver ce soir.
00:18N'oubliez pas de m'accorder une petite seconde pour cliquer sur le pouce en l'air.
00:22C'est très important pour le référencement.
00:24Pour commencer, nous revenons sur les débats budgétaires à l'Assemblée nationale.
00:28Alors que les médias agitent jour après jour les mesures à la mode,
00:31tout porte à croire qu'aucun texte de consensus ne sera trouvé
00:34et que le gouvernement macroniste finira par imposer sa copie.
00:38L'économiste Philippe Murer nous livrera son analyse dans cette édition.
00:43Également au programme, la propriété privée dans le viseur de l'État.
00:47La puissance publique française rogne peu à peu sur ce droit, pourtant considéré comme fondamental.
00:53Et puis nous reviendrons pour terminer sur le plan social de Nestlé.
00:56Après plusieurs scandales sanitaires, ce géant agroalimentaire accuse le coup.
01:01Et les salariés aussi.
01:06Nouvelle journée de budget pour rien.
01:08Alors que les députés débattent de dispositions qui partiront bientôt en fumée,
01:12le spectre du passage en force finale devient de plus en plus évident.
01:16Le point tout de suite.
01:17L'épreuve du budget peut-elle ressembler au champ du signe d'Emmanuel Macron ?
01:22Après avoir repêché Sébastien Lecornu, faute de candidats à sa succession,
01:26le président de la République a installé durablement la situation de blocage
01:30qu'il a lui-même provoquée par la dissolution de 2024.
01:34Et les Français ne s'y trompent plus.
01:36Selon la dernière étude Odoxa, près de 8 sondés sur 10 estiment qu'Emmanuel Macron est un mauvais président.
01:43Une proportion similaire estime que ce dernier leur ment.
01:46Serait sur le gâteau, 69% des Français pensent qu'Emmanuel Macron n'est pas attaché aux valeurs démocratiques.
01:53Dommage pour le président qui s'est toujours présenté comme un recours face au chaos et l'autoritarisme.
01:59En réalité, l'essentiel de la population considère désormais qu'Emmanuel Macron n'est ni sympathique,
02:04ni compétent, ni soucieux des inquiétudes des Français.
02:07De quoi dresser le portrait d'un homme parfaitement obtu
02:10qui se marie à merveille avec la situation parlementaire actuelle.
02:13Avec un gouvernement d'extrême-centre disposant d'aucune majorité pour diriger le pays,
02:18la rédaction d'un budget qui remplisse les exigences de 40 milliards d'économies
02:22est une véritable mission impossible.
02:25En effet, avec un nombre de députés trop faible pour asseoir son propre gouvernement,
02:30la Macronie doit trouver des soutiens chez les socialistes et les républicains
02:34de tendance opposée sur les questions budgétaires.
02:37Pour l'économiste Philippe Murer, la situation actuelle semble inextricable.
02:41Le péché originel, c'est que Macron n'a pas pu constituer un gouvernement majoritaire
02:46en s'alliant avec d'autres partis politiques.
02:48Puisqu'en fait, les macronistes gouvernent avec 160 députés.
02:53Ni LR, ni PS, ni l'EPS ne sont avec le gouvernement.
02:58Donc c'est un gouvernement ultra minoritaire.
03:01Et Lecornu a lui-même précisé que ce budget,
03:03il doit être largement amendé et réécrit par l'Assemblée nationale.
03:07Ils l'ont qualifié de budget très parlementaire.
03:09Voilà. Le vrai problème, c'est qu'un budget, il n'a pas eu de vocation à être écrit par l'Assemblée nationale,
03:15et encore moins par une Assemblée nationale qui est divisée en trois blocs complètement inconciliables.
03:20Donc on a une foire d'empoigne où chaque groupe essaye de se faire voir par l'opinion publique,
03:25qui pour défendre les pauvres pour la gauche avec la taxe du Kman,
03:28qui pour défendre la baisse d'infos pour la droite avec la défiscalisation des heures supplémentaires.
03:34Parce qu'en fait, les élus ne cherchent qu'à créer des marqueurs de gauche ou des marqueurs de droite.
03:39Et on ne réfléchit pas à la réalité des choses.
03:41En fait, on est dans le marketing politique et on n'est pas dans une logique économique.
03:46Des intérêts partisans, donc, qui ne sont pas au service du redressement de l'économie de la France.
03:51En témoigne la mise sur le devant de la scène, d'abord de la suspension de la réforme des retraites,
03:55et maintenant de la fameuse taxe Zuckman, aussi anecdotique sur le plan budgétaire qu'Ertiquante pour la droite.
04:02Pas de capacité de changer vraiment au budget de la France, parce que même Zuckman dit que ça pourrait rapporter 15 milliards.
04:08Le problème de la France, c'est 160 milliards de déficit budgétaire.
04:11Donc déjà, c'est qu'une partie.
04:13Mais l'autre problème de la taxe Glucksmann, c'est que c'est un retour de l'impôt sur la fortune,
04:17avec des niveaux très élevés.
04:19C'est-à-dire qu'on va dire à Bernard Arnault, par exemple, emblématique du débat public,
04:24que pour ces 150 milliards d'euros dans LVMH, il doit payer 2% de 150 milliards.
04:30C'est la logique. 3 milliards d'euros.
04:32Or, Bernard Arnault, tous les 3 milliards d'euros de dividendes,
04:34donc ça voudrait dire que l'État prendrait l'intégralité des dividendes qu'il reçoit de LVMH.
04:39On est dans la spoliation.
04:40Tout ça, c'est une supercherie.
04:42On taxe les revenus, on ne taxe pas les patrimoines normalement,
04:45où on arrive à ces absurdités.
04:47Des absurdités totalement contre-productives, sauf pour le président.
04:51En effet, en confisquant les vrais débats sur les questions budgétaires
04:54au profit de quelques marqueurs qui catalysent les fractures,
04:58le temps passe sans que le texte ne puisse avancer efficacement.
05:02Une configuration qui va donc conduire à un blocage,
05:04lequel ne pourra être contourné par le 49-3,
05:07auquel Sébastien Lecornu a renoncé pour ne pas être censuré.
05:11Il n'en reste pas moins que l'exécutif pourrait tout de même passer en force.
05:14Ce budget a été déposé le 14 octobre.
05:17La logique, c'est qu'il y a 70 jours de débat au maximum.
05:21Si jamais l'Assemblée nationale ne s'est pas prononcée sur ce budget,
05:25on ne trouve pas d'accord,
05:26l'article 47 de la Constitution permet au gouvernement de passer en force
05:30à ce moment-là et de déposer le budget Lecornu,
05:34de le mettre en vigueur par des ordonnances.
05:37On va se retrouver le 23 décembre, deux jours avant Noël.
05:41Tout le monde aura été rendu fou par Macron.
05:44On aura débattu pendant des mois de ce budget pour arriver à un chantage.
05:49Ne faites pas tomber le gouvernement le 23 décembre avec une motion de censure.
05:53Sinon, nous n'aurons pas de budget pour 2026.
05:55Un chantage éculé qui fonctionne depuis plus d'un an
05:58pour éviter la rupture et le blocage complet,
06:00obligeant Emmanuel Macron à partir,
06:02à croire que le président est décidément un très bon républicain,
06:07mauvais pour gouverner, mais efficace pour durer.
06:11La propriété privée va-t-elle disparaître en France ?
06:17C'est la question que l'on peut se poser avec les dernières avancées législatives et fiscales.
06:21Explication avec Olivier Frère-Jacques.
06:23Crise immobilière, spéculation, taux d'intérêt.
06:26Lorsque l'on parle de propriété, il est souvent question de la difficulté
06:29d'y accéder en France depuis plusieurs années.
06:32Mais au-delà de ces barrières conjoncturelles,
06:34s'installe dans le débat public et à travers des mécanismes fiscaux,
06:37une petite musique qui remette en cause le concept même de propriété privée
06:42telle que nous le connaissons.
06:44Ainsi, une loi de 2014, complétée par un dispositif de novembre 2019,
06:49défendu par un député modem, Jean-Luc Laglaise,
06:52adoptée en première lecture,
06:54renforce la possibilité de dissocier le foncier et le bâti.
06:58Au Sénat, le texte n'a cependant pas encore été mis à l'ordre du jour.
07:02Ce concept consiste à dissocier le foncier, c'est-à-dire l'assise territoriale,
07:08du bâti, c'est-à-dire la construction à proprement parler.
07:12Dans des quartiers riches de grandes villes,
07:14le bâti ne représente qu'une part famélique du prix.
07:17Par exemple, à Paris, où certains biens atteignent plus de 20 000 euros du mètre carré,
07:21celui-ci vaudra 8 à 10%.
07:23Une telle déconnexion entre le bâti et le foncier est déjà mise en œuvre en France,
07:27dans des collectivités publiques,
07:28et ouvre la voie à des prédations financières dangereuses pour les propriétaires du bâti,
07:33comme nous l'explique l'avocat maître Frédéric Joachin.
07:36Elle n'est applicable qu'aux collectivités publiques dans un premier temps,
07:39dans l'attente éventuellement qu'une loi suive pour l'étendre à la propriété des personnes privées.
07:44Et ça consiste à créer des programmes immobiliers,
07:46je crois qu'il y en a d'ailleurs qui ont déjà été créés à Paris par Mme Hidalgo,
07:50qui vont proposer à des primo-accédants à la propriété
07:54de n'acheter que le bâti, c'est-à-dire l'appartement.
07:58Et l'emprise au sol sur lequel la copropriété est bâtie
08:02reste propriété d'une collectivité,
08:04on appelle ça des syndicats fonciers libres, je crois,
08:07et qui vont ensuite donner un bail à la copropriété
08:10ou au propriétaire de l'appartement.
08:12Donc vous pouvez acheter un appartement pour 4 ou 5 ou 10 fois moins cher
08:14que la valeur qu'il représenterait,
08:17mais vous devenez locataire finalement du foncier,
08:19c'est-à-dire de l'emprise au sol.
08:20Et vous devez verser une redevance chaque année.
08:23Donc c'est une propriété qui est très particulière,
08:25c'est quelque chose d'assez révolutionnaire en droit français,
08:29et qui, si cela ait été tendu de façon générale
08:34à de nombreux programmes,
08:36pourrait permettre que les baux,
08:37parce que c'est écrit noir sur blanc dans la loi,
08:39les baux qui portent sur l'aspect foncier de l'opération,
08:43qui sont concédés pour l'instant par des syndicats fonciers libres
08:46qui sont des émanations de la puissance publique,
08:48puissent être cessibles.
08:49C'est là qu'il y a un danger,
08:51parce qu'à qui va-t-on céder ces baux ?
08:53Si on cède ces baux à des fonds de pension
08:55ou à des gens relativement moins bien intentionnés
08:57et qui vont chercher à tirer profit de cette opération,
09:01il peut y avoir un risque de dépossession du propriétaire
09:03qui va se trouver devoir verser des démensualités
09:06ou des indemnités considérables
09:08pour avoir le droit d'avoir sa construction sur un foncier donné.
09:11Un danger potentiel à terme pour les propriétaires
09:14qui pourraient être accrus en temps de crise.
09:16L'école d'activité pourrait ainsi se délester du foncier pour récupérer des liquidités.
09:21Le foncier serait ainsi racheté par des fonds qui cherchent un maximum de rendement
09:25et augmenterait considérablement les redevances à payer pour le propriétaire des murs.
09:30Pour M. Joachin, cette faille dans le droit de propriété en France
09:33est à rechercher dans la rédaction même du Code civil
09:36qui aujourd'hui permet déjà de limiter le droit de propriété
09:39au nom de contingences écologiques par exemple.
09:42Pour bien comprendre ce qui se passe et voir comment tout était en germe depuis le début,
09:46se pencher sur l'article 544 du Code civil qui définit la propriété.
09:50Je crois que tout le monde sait que la propriété c'est le droit de jouir
09:53et disposer des choses de la manière la plus absolue.
09:55Ça c'est la définition qu'on donne de prime abord
09:57et à laquelle tout le monde se rattache.
10:00Donc ça a l'air d'être une bouée de sauvetage,
10:02quelque chose d'intangible, d'immuable
10:03et qui contrevend les marais
10:05pourra permettre de s'accrocher et de surnager sur les flots déchaînés.
10:08Mais en réalité, l'article se poursuit de la façon suivante.
10:13Pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements.
10:17Et là, le législateur napoléonien a déjà prévu
10:20que la propriété puisse être un outil à disposition de la puissance publique
10:24pour qu'en fonction de ses priorités du moment,
10:28celle-ci puisse en réduire, si vous voulez, la voilure
10:31qui deviendrait un peu à gérométrie variable.
10:34Et c'est ce qui se passe,
10:34puisque vous regardez aujourd'hui,
10:36pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois et règlements.
10:38Vous savez qu'il est interdit de louer certains logements
10:40qui n'ont pas un diagnostic de performance énergétique suffisant
10:44ou compatible avec les exigences du moment.
10:47Exigences qui sont d'ailleurs repoussées un peu d'année en année
10:49parce qu'on se rend compte que sinon, plus rien ne serait possible.
10:52Vous savez également que dans certaines zones tendues,
10:55comme par exemple les grandes villes que sont Paris, Marseille ou Lyon,
10:59et puis des communes balnéaires telles que, par exemple, Saint-Jean-Bluse,
11:02on a mis des dispositifs en place qui empêchent de louer.
11:05Une restriction au droit de louer un bien qui est encore limité,
11:09mais qui s'ajoute à toute une batterie de vexations fiscales et de taxes,
11:12notamment locales, qui écartent les Français de la propriété.
11:16Je vois dans l'avenir se multiplier des limitations au droit de propriété,
11:19des limitations de fait.
11:20Vous avez par exemple l'impôt sur la fortune,
11:22dont le seuil de déclenchement n'a pas évolué, je crois, depuis sa création,
11:26alors qu'à argent constant, 1,3 million d'euros, il y a 10 ans,
11:32représente 1,6 million d'euros, j'ai fait le calcul, je crois, aujourd'hui, en 2025.
11:37Donc ça permet à l'État de capter beaucoup plus de personnes,
11:41de particuliers dans la NAS, dans le filet,
11:43parce que les mailles du filet s'élargissent un peu
11:45et tout le monde peut finalement y entrer du fait de cette non-évolution,
11:48de cette non-actualisation du seuil de déclenchement de l'IFI.
11:51Vous avez énormément de choses comme ça,
11:53l'impôt foncier qui augmente considérablement,
11:55qui rend finalement la détention d'une propriété,
11:58la conservation d'une propriété quasiment impossible.
12:01Nous avions en moyenne nationale une augmentation de 9,7%
12:04et dans une commune comme Paris,
12:06pour satisfaire les délires créatifs de la maire de Paris,
12:10une augmentation, ou plus exactement,
12:11essayer de compenser les dettes considérables qu'a accumulée la ville,
12:16nous avons subi une augmentation de 50% de la taxe foncière.
12:19Et dans le même temps, alors que la taxe d'habitation était supprimée,
12:22un grand renfort de promotion et de publicité,
12:26comme si on allait ainsi alléger la charge, le fardeau,
12:28desserrer le collier qui pèse sur le citoyen,
12:32dans le même temps, on supprimait la taxe d'habitation,
12:35mais on la maintenait pour les résidences secondaires,
12:38et on la maintenait en l'augmentant de façon considérable.
12:40Il y a des communes dans lesquelles la taxe d'habitation
12:43est augmentée de 60% en une année.
12:45En plus de ces restrictions du vivant,
12:47apparaît ensuite le matraquage successoral,
12:49qui vient taxer le fruit du travail des contribuables,
12:52tout en portant atteinte au principe de libre disposition des biens.
12:55Autant d'éléments qui font dire à Maître Joachin
12:57que déjà aujourd'hui, le droit de la propriété
13:00se limite à la durée de la vie,
13:01et perd donc son aspect transcendantal de transmission
13:04entre les générations.
13:06Si en droit de succession, vous héritez un bien qui vaut un million,
13:09et que vous êtes obligé pour avoir le droit de conserver ce bien,
13:12de laisser, mettons, 30% à l'État,
13:14et en ligne directe, vous laissez 30% à l'État,
13:16est-ce qu'on vous pouvait dire que le droit de propriété
13:18n'est pas massacré quelque part ?
13:20Si, parce que la propriété, c'est le droit de transmettre,
13:25sinon ça ne s'appelle plus de la propriété,
13:26ça s'appelle de la jouissance viagère,
13:29juste pour la durée de votre vie.
13:30C'est ce qu'on appelle l'usufruit, par exemple,
13:32ou un droit de jouissance.
13:33Donc, en Angleterre, on achète un droit de jouissance
13:35pour 99 ans, par exemple.
13:37Mais en France, on a un droit de propriété qui est absolu.
13:40Et si on limite, en pompant un pourcentage sur cette somme,
13:44l'équivalent argent de ce que vous héritez,
13:46on porte atteinte à la notion de transmission,
13:48parce que celui qui reçoit ne reçoit pas l'intégralité
13:51de ce qu'il aurait dû recevoir de son père,
13:53de son grand-père, enfin de son auteur.
13:55Donc, en réalité, c'est juste un droit
13:57pour la durée de votre vie, la propriété, aujourd'hui.
14:02...
14:03Nestlé au régime.
14:05Le groupe agroalimentaire suisse,
14:07au multiple scandale,
14:08va supprimer plusieurs milliers d'emplois.
14:10Une annonce qui pourrait concerner aussi
14:12des entreprises françaises
14:13dans un climat économique de plus en plus pessimiste.
14:16Renaud de Bourleuf.
14:17Le géant de l'agroalimentaire grignote ses effectifs.
14:20Jeudi 16 octobre,
14:21le directeur général du groupe Nestlé
14:23a annoncé la suppression de 16 000 postes dans le monde.
14:26C'est une réduction de près de 6% de ses effectifs
14:29qui va se dérouler au cours des deux prochaines années.
14:31Le groupe suisse Nestlé compte 277 000 salariés
14:34et comprend 2 000 marques,
14:36dont les cafés solubles Nescafé,
14:38la poudre chocolatée Nesquik,
14:39ou encore les bars chocolatées KitKat.
14:42L'économiste Laurent Isard revient sur les raisons
14:44qui ont pu amener un tel groupe
14:45à un plan social aussi important.
14:47Je crois qu'il faut tout d'abord préciser
14:48que Nestlé est loin d'être que ce groupe multinational
14:51à mettre en œuvre un vaste plan de suppression des effectifs.
14:53D'autres l'ont fait récemment,
14:54comme Microsoft, Goldman Sachs, Ford,
14:58Thyssen, STMicroelectronics,
14:59et dans l'agroalimentaire, Unilever ou Danone.
15:02Alors ça s'explique par des facteurs internationaux,
15:05le ralentissement de la croissance mondiale,
15:08une pression concurrentielle internationale
15:09de plus en plus forte,
15:11une augmentation du coût des matières premières,
15:13de l'énergie.
15:13Et puis aussi, pour certaines entreprises,
15:16une baisse de la demande des produits de grandes marques
15:18au profit des marques de distributeurs.
15:21Comment on peut expliquer 16 000 suppressions de postes ?
15:24C'est avant tout le résultat
15:26d'une volonté de réorganisation de l'entreprise.
15:30Nestlé a pratiqué, depuis quelques années,
15:33une stratégie de croissance externe
15:35en rachetant de très nombreuses entreprises
15:37de l'agroalimentaire,
15:38comme Purina ou Nespresso.
15:40Et du coup, ça a engendré un organigramme complexe
15:43avec de nombreux doublons.
15:44Alors logiquement, il y a une volonté aujourd'hui
15:46de rationaliser l'organisation,
15:49de la rendre plus agile.
15:51Et ça passe par une suppression de postes.
15:52Sur ces 16 000 suppressions de postes,
15:54il s'agit principalement d'emplois tertiaires
15:56et même de cadres.
15:58Alors il y a aussi 4 000 postes plus
16:00liés à la production
16:01et qui sont liés à l'automatisation des tâches.
16:03Voilà, moi je pense que c'est avant tout
16:05une volonté stratégique,
16:06même si c'est vrai que les résultats financiers,
16:09sans être mauvais,
16:10ne sont pas excellents pour Nestlé.
16:12Le groupe Nestlé a été éclaboussé
16:14par quelques scandales sanitaires.
16:15D'abord l'affaire des pizzas butonies contaminées
16:17en 2022.
16:18Des pizzas à pâte crue de la gamme Fresh Up
16:20auraient causé la mort de deux enfants
16:22et l'intoxication de dizaines d'autres
16:23par la bactérie Echiriacoli.
16:25En mars 2022,
16:26le groupe avait rappelé ces pizzas
16:27et fermé les deux lignes de production
16:29de l'usine butonie de Caudry dans le Nord.
16:31Le mois suivant,
16:32la préfecture y avait interdit toute activité.
16:34Les autorités sanitaires y ont établi un lien
16:36avec la consommation des pizzas Fresh Up.
16:38L'affaire avait entraîné
16:39une chute importante de ces ventes.
16:41Il y a eu ensuite l'affaire
16:42Nestlé Waters en 2024.
16:44L'association Foodwatch dénonce
16:46des filtrages interdits
16:47pour les eaux de sources et minérales
16:49sur des eaux destinées
16:53à être mises en bouteille
16:54et vendues sans que les consommateurs
16:55n'en soient avertis.
16:57Concrètement,
16:57Nestlé Waters faisait croire
16:58à ses consommateurs
16:59qu'il leur vendait de l'eau minérale naturelle
17:00alors qu'ils vendaient
17:01de l'eau anciennement contaminée
17:02qui avait été traitée
17:03de façon illégale.
17:05Ils étaient notamment concernés
17:06les eaux Perrier, Contrex, Vittel et Épart.
17:08Rappelons qu'au scandale sanitaire,
17:10s'était ajouté un scandale politique.
17:11L'Elysée était au courant
17:12de ses pratiques depuis 2022.
17:14C'est dans ce contexte
17:15que le secrétaire général de l'Elysée,
17:17Alexis Colleur,
17:18a été convoqué
17:18à une commission d'enquête au Sénat.
17:20Il s'est défilé
17:21invoquant le prétexte
17:22de la séparation des pouvoirs.
17:24Mais si ces deux affaires
17:25ont installé de la méfiance
17:26des consommateurs envers Nestlé,
17:28ce pourrait ne être
17:28qu'une cause secondaire
17:30dans le plan social annoncé
17:31il y a quelques jours.
17:32Je ne pense pas
17:32que ce soit la cause première.
17:34Évidemment,
17:35l'image du groupe
17:36s'est détériorée.
17:37C'est absolument certain.
17:39Et puis,
17:39il y a eu aussi
17:40une crise au niveau
17:41de la direction.
17:42On a évincé,
17:43pour des raisons
17:44un petit peu compliquées,
17:45mais personnelles,
17:46l'ancien directeur général,
17:48il a été remplacé
17:49par Philippe Navratil
17:50récemment.
17:51Et c'est ce nouveau CEO,
17:52si vous voulez,
17:53qui met en place
17:54ce plan
17:55qui vise quand même
17:57à réaliser
17:573 milliards d'économies.
17:59Ce n'est pas rien.
17:59Donc,
18:00il y a vraiment
18:01une volonté
18:02de réorganisation
18:03et de recentrage
18:04stratégique avant tout.
18:05Notons que le groupe
18:06Nestlé compte
18:07plus de 8000 emplois
18:08en France.
18:08Les détails du plan social
18:09ne sont pas encore connus.
18:11Mais alors que le pays
18:12bat des records
18:12en matière
18:13de défaillantes entreprises,
18:14d'autres vagues
18:14de licenciements
18:15sont à craindre
18:16dans les mois à venir,
18:17dans divers secteurs,
18:18notamment l'automobile.
18:19On a une économie
18:21aujourd'hui
18:21qui marche au ralenti
18:23et je pense
18:24qu'on risque
18:24d'avoir
18:25de mauvais résultats
18:26chiffrés
18:27qui vont bientôt arriver,
18:29à la fois sur l'emploi,
18:30sur la croissance.
18:31Ce n'est pas un hasard
18:32si la note de la France
18:33a été dégradée
18:34par les principaux
18:35organismes de notation.
18:37C'est un indicateur
18:38tout à fait pertinent
18:39et on voit bien
18:40que notre économie
18:41aujourd'hui
18:41est à l'arrêt.
18:42On voit bien
18:43que les perspectives
18:44sont plutôt mauvaises.
18:46Les indicateurs
18:47sont globalement rouges,
18:48même si on arrive encore
18:49à avoir
18:50une certaine croissance.
18:51On n'a pas,
18:52si vous voulez,
18:52de raison
18:53de penser
18:54que les choses
18:55vont s'améliorer
18:56à court ou moyen terme
18:58et la concurrence
18:59chinoise
19:00devient de plus
19:01en plus intense.
19:02Les entreprises chinoises
19:03comme BYD
19:04par exemple
19:04vont proposer
19:05et commencent
19:06à proposer
19:06aujourd'hui
19:07des voitures
19:07qui sont 30%
19:09moins chères
19:09que les voitures
19:10françaises
19:10malgré les droits
19:11de douane
19:11pour une qualité
19:12équivalente
19:12supérieure.
19:13C'est quelque chose
19:14qui n'est pas
19:15compatible
19:16avec une évolution
19:18positive
19:18de nos entreprises
19:19automobiles.
19:19Et l'on poursuit
19:24avec Renaud de Bourleuf
19:25cette fois
19:25pour l'actualité
19:26en France
19:26en bref.
19:30Macron inexistant
19:32face au Mercosur.
19:33Ce mardi,
19:3444 organisations
19:35dont des ONG
19:36environnementales
19:37et agricoles
19:37ont publié
19:38une lettre
19:38appelant Emmanuel Macron
19:39à clarifier
19:40la position de la France
19:41sur l'accord commercial
19:43entre l'Union Européenne
19:44et le Mercosur.
19:45Elle demande au président
19:46de s'engager
19:47à bloquer le texte
19:48qu'elle juge
19:48incompatible avec
19:49les engagements
19:50climatiques et agricoles
19:51de la France.
19:52Cette initiative
19:52met en lumière
19:53les tensions croissantes
19:54autour de ce dossier
19:55qui engendre
19:55une concurrence déloyale
19:56de plus en plus dramatique
19:57pour les agriculteurs français
19:58notamment en raison
19:59de déséquilibre
20:00entre les normes sanitaires.
20:02Il n'en reste pas moins
20:03que le Mercosur
20:03est entre les mains
20:04de Bruxelles
20:05et que le Parlement français
20:06à l'instar du président
20:07n'a visiblement
20:08plus aucun pouvoir
20:09pour l'empêcher.
20:09Une criante démonstration
20:11de notre perte
20:11de souveraineté.
20:13La précarité énergétique
20:14explose en France
20:15selon dernier baromètre
20:16du médiateur national
20:17de l'énergie
20:1836% des foyers français
20:19déclarent avoir eu
20:21des difficultés
20:21pour payer leurs factures
20:22d'électricité
20:23ou de gaz cette année
20:24un record
20:25depuis la création
20:26de l'enquête.
20:27Plus alarmant encore
20:27près de trois quarts
20:28des ménages
20:29ont réduit leur chauffage
20:30pour tenter
20:30de limiter leurs dépenses.
20:32Une réalité
20:32qui touche de plein fouet
20:33les classes moyennes
20:34confrontées à la flambée
20:35généralisée des prix
20:36dans un contexte
20:37de stagnation
20:37des ressources.
20:39Face à cette situation
20:40le médiateur appelle
20:41à renforcer
20:41la protection des consommateurs
20:43et à garantir
20:44un accès minimal
20:44à l'énergie
20:45même en cas d'impayé.
20:47Une déclaration
20:47qui devrait aboutir
20:48à ce que les classes moyennes
20:49respectueuses des règles
20:50et du droit
20:50paient encore un peu plus
20:52pour ceux qui refusent
20:53de payer.
20:53Les vols et profanations
20:56dans les églises
20:56se suivent et se ressemblent.
20:57Dimanche dans le nord
20:58des objets liturgiques
20:59ont été volés
21:00dans l'église de Dourlet.
21:01A quelques kilomètres
21:02des profanations
21:03ont été constatées
21:03dans l'église de Liès
21:04avec un tabernacle fracturé
21:06et des hosties renversées.
21:07Plus tôt dans le mois
21:08trois personnes
21:08avaient été arrêtées
21:09dans l'enquête
21:09sur la série de cambriolages
21:11visant des églises
21:12des Hauts-de-France
21:12et de la Marne.
21:13Ils ont été mis en examen
21:14pour recel d'objets religieux.
21:16La série continue
21:17et sévit dans le reste
21:18de la France.
21:18Hier et lundi
21:19dans les Landes
21:19trois individus ont comparu
21:21devant le tribunal
21:21correctionnel de Dax
21:22pour vols de biens
21:24dans des édifices
21:24affectés au culte
21:25accompagnés d'actes
21:26de dégradation.
21:27Ils auraient commis
21:28au moins 27 vols
21:29dans les églises
21:29des Landes
21:30et des Pyrénées-Atlantiques
21:31le plus souvent
21:32accompagnés d'actes
21:32de profanation.
21:33Un phénomène qui suscite
21:34peu d'attention
21:35des pouvoirs publics.
21:36Fin septembre
21:3685 sénateurs
21:37ont signé une tribune
21:38appelant le gouvernement
21:39au respect des lieux
21:40de culte chrétiens
21:41et à une meilleure protection.
21:43Retour à la normale
21:44après une circulation
21:45ferroviaire perturbée
21:46dans le sud-est
21:47de la France.
21:48Dans la nuit
21:49de dimanche à lundi
21:50des incendies volontaires
21:51au sud de Valence
21:51ont endommagé
21:52des câbles ferroviaires.
21:53La circulation
21:54a été affectée
21:54pendant toute la journée
21:55de lundi
21:56principalement pour les TGV
21:57entre Paris et Montpellier,
21:58Nîmes, Perpignan et Barcelone.
22:00De très nombreux trains
22:00étaient supprimés
22:01et d'autres accusés
22:02jusqu'à 5 heures de retard.
22:03J'ai été averti
22:04ce matin
22:05de l'annulation
22:06de notre insulte
22:08aux actes de vandalisme
22:10et j'ai donc trouvé
22:11une solution
22:12bus
22:13pour me rendre
22:14en ASOS
22:15étant donné
22:16que la totalité
22:17des trains
22:17et de la circulation
22:19du TGV
22:19est interrompue
22:20pour aujourd'hui
22:21compromise également
22:22pour demain
22:23au vu du nombre
22:24important de passagers
22:26qui vont prendre le train.
22:28On a pris un train
22:29à 7h10
22:30des arbres à Guignan
22:32et en fait
22:33on s'est retrouvé
22:34en plein milieu du train
22:35à nous dire
22:36on vous évacue
22:37à Marseille
22:38à Charles de Gaulle
22:39donc voilà.
22:41Du coup Paris
22:41a annulé
22:42pour le moment.
22:42on a essayé de voir
22:44pour un train
22:44pour demain
22:45ils sont déjà tous complets.
22:47J'ai reçu un mail
22:48au dernier moment
22:48comme quoi
22:50mon train
22:50était annulé
22:51et je cherchais
22:53à prendre un autre train
22:54et tout était complet.
22:56Et j'attends
22:57là
22:57je suis là
22:59depuis 6h
23:01et le seul train
23:03que j'ai pu obtenir
23:04c'est un train
23:05à midi
23:05pour arriver à Lyon
23:07et je ne suis même pas sûr
23:08que mon train
23:09n'est pas annulé.
23:10Alors du coup
23:10je suis dans la tente.
23:11Une enquête est ouverte
23:12par la gendarmerie
23:13pour déterminer
23:13les circonstances exactes
23:15de l'incendie
23:15et les motivations
23:16des auteurs.
23:17Notons que des faits similaires
23:18ont eu lieu en septembre
23:19sur la ligne Bordeaux-Toulouse.
23:21Quatre incendies
23:22avaient été déclenchés
23:23à proximité des rails
23:24en Gironde
23:24provoquant de nombreuses
23:25annulations de trains.
23:26Et continuons
23:31avec l'actualité
23:32internationale.
23:35Une nouvelle alliance
23:37stratégique
23:37sur les terres rares
23:38pour Washington.
23:40Ce mardi
23:40les Etats-Unis
23:41et le Japon
23:42ont signé
23:42un accord
23:43visant à sécuriser
23:44leur approvisionnement
23:45en terres rares
23:46essentiel
23:47pour les technologies
23:48de pointe
23:48et la défense.
23:49L'accord prévoit
23:50un renforcement
23:51de la coopération
23:52dans l'extraction
23:53et le traitement
23:54de ces matériaux stratégiques.
23:56Cette initiative
23:57s'inscrit dans un contexte
23:58de tensions géopolitiques
24:00croissantes
24:00entre l'oncle Sam
24:01et la Chine,
24:02principale fournisseur mondiale.
24:04Elle fait aussi écho
24:05aux récentes annonces
24:06de Donald Trump
24:07à Kuala Lumpur
24:08en Malaisie
24:09où il a obtenu
24:09des engagements
24:10d'une majorité
24:11de pays de l'ASEAN
24:12pour sécuriser
24:13les approvisionnements
24:14régionaux
24:15et protéger
24:16les chaînes
24:17d'approvisionnement
24:17américaines.
24:18Rappelons que
24:19le président américain
24:20et le président chinois
24:22Xi Jinping
24:22vont se rencontrer
24:23jeudi au Japon.
24:24Elon Musk
24:26a à l'offensive
24:27contre Wikipédia.
24:29Le patron de Tesla
24:30mais aussi de Xx Twitter
24:32a décidé de lancer
24:33Groquipédia,
24:34sa propre encyclopédie
24:36en ligne
24:37intégrée
24:37à son réseau social.
24:39L'objectif,
24:40proposer une alternative
24:41à Wikipédia
24:42que le milliardaire
24:43accuse d'être
24:43idéologiquement biaisé
24:45et dominé
24:46par une élite
24:47progressiste.
24:48Groquipédia
24:49sera donc alimenté
24:50par son intelligence
24:51artificielle Grock
24:52censé garantir
24:53une information
24:54libre et non filtrée.
24:55Une offensive
24:56qui s'inscrit
24:56dans la croisade
24:57d'Elon Musk
24:58contre les institutions
24:59jugées woke
25:00et politiquement orientées.
25:02C'est donc
25:03une nouvelle étape
25:03de la guerre culturelle
25:04qui s'ouvre
25:05pour à minima
25:06remettre de la pluralité
25:07sur ses outils numériques.
25:11Washington
25:11de plus en plus agressive
25:13à l'égard de Caracas.
25:14Rick Scott,
25:15sénateur républicain
25:16de Floride,
25:17a menacé
25:17le président vénézuélien
25:18Nicolas Maduro
25:19dans un entretien
25:21sur CBS
25:22expliquant que
25:23ses jours étaient comptés.
25:24Le sénateur lui a ensuite
25:25conseillé de fuir
25:26en Russie ou en Chine.
25:27Ces déclarations
25:28interviennent
25:29après une montée
25:29de tensions
25:30dans les relations
25:30entre les Etats-Unis
25:31et le Venezuela
25:32au prétexte
25:33de lutte
25:34contre le trafic de drogue.
25:36Le gouvernement
25:36vénézuélien
25:37a d'ailleurs récemment
25:38affirmé avoir démantelé
25:39une cellule criminelle
25:40financée par la CIA.
25:42Selon Caracas,
25:43l'objectif aurait été
25:44d'organiser une attaque
25:45contre un navire
25:46de guerre américain
25:46dans les Caraïbes
25:47pour justifier ensuite
25:49une prétendue riposte
25:50de Washington.
25:51Une attaque
25:52sous faux drapeaux
25:52en somme.
25:53Tout porte à croire
25:54que l'offensive américaine
25:55contre le président
25:56héritier d'Hugo Chavez
25:57n'est plus qu'une question
25:58de temps
25:59et d'arguments.
26:01Score écrasant
26:02pour la réélection
26:03d'Alassane Ouattara
26:05en Côte d'Ivoire.
26:06Pour son quatrième mandat
26:07à l'âge de 83 ans,
26:09le président ivoirien
26:10affiche un score
26:11de 89,77% des voix.
26:15Un raz-de-marée
26:15à relativiser
26:16puisque la participation
26:17à l'élection
26:18serait d'environ 50%
26:19et que les principaux
26:21opposants au président
26:22en place
26:22ont été écartés
26:23du scrutin,
26:24engendrant donc
26:25une forme de boycott
26:26dans la population.
26:27Point positif,
26:28l'appel aux urnes
26:29a été marqué
26:30par beaucoup moins
26:31de morts
26:31que lors des précédentes élections.
26:33En 2010,
26:33plus de 3000 personnes
26:34avaient perdu la vie
26:35et 85 en 2020.
26:37Cette fois,
26:38seuls 6 Ivoiriens
26:39seraient morts
26:40pendant la campagne,
26:41dont 3 le jour
26:42du scrutin.
26:46Et voilà,
26:47c'est déjà la fin
26:47de cette édition.
26:49Dès à présent,
26:49retrouvé Choc du Monde,
26:50Edouard Chaneau
26:51reçoit le lieutenant-colonel
26:52Rémi Bernier
26:53pour évoquer l'histoire
26:54d'une unité
26:55de force spéciale française,
26:56le premier RPIMA.
26:59La traque
26:59des criminels de guerre
27:00issus de ce conflit
27:02de Bosnie.
27:03Donc,
27:04il y a une liste secrète
27:05qui avait été établie
27:06conjointement,
27:07par le tribunal pénal
27:09international de l'AE
27:09et qui a été confiée
27:11conjointement
27:12aux Allemands
27:12et aux Français.
27:14Et donc,
27:14les unités spéciales
27:15le tout jeune KSK allemand,
27:17les forces spéciales
27:18allemandes,
27:19étaient aussi
27:20impliqués dans cette liste,
27:23dans cette traque.
27:24Et les Français,
27:24bien sûr,
27:25c'est le COS qui a...
27:26Et nous,
27:27le premier RPIMA,
27:28bien sûr,
27:28on a participé
27:29tout de suite
27:30à cette...
27:33Je ne dis pas une chasse,
27:34mais il fallait quand même
27:35faire un travail
27:36de policier
27:36dans un pays étranger
27:39et ne pas toujours
27:40protégé juridiquement
27:41à la juste mesure.
27:43Voilà.
27:43Donc,
27:43c'est vrai que nous,
27:45ce n'était pas simple.
27:47Il fallait appréhender.
27:49Le terme juridique
27:50était exactement ça.
27:51Mais...
27:52Et remettre aux autorités
27:53de l'AE
27:55les gens
27:58qui avaient été suspectés
27:59d'être...
28:00Enfin,
28:00qui étaient recherchés
28:01par le tribunal.
28:02Voilà.
28:03Et voilà,
28:03Président,
28:03c'est le moment de se quitter.
28:04Merci à tous
28:05pour votre fidélité.
28:06Rendez-vous demain
28:07pour une nouvelle page d'actualité.
28:09Portez-vous bien.
28:10Bonsoir.
28:10– Sous-titrage ST' 501
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