- il y a 5 mois
A la une de cette édition, la France sans gouvernement et en plein marasme économique. Le nouveau premier ministre prend son temps pour nommer ses équipes dans un contexte de grogne sociale et politique.
Les trains n’arrivent pas à l’heure et les avions ne décollent pas toujours… Et pourtant des sociétés privées s’enrichissent avec votre argent dans un système complètement absurde que nous vous expliquons dans cette édition.
Et enfin, une page européenne avec le Parlement européen en protecteur des commandos antifas ultra-violents.
Les trains n’arrivent pas à l’heure et les avions ne décollent pas toujours… Et pourtant des sociétés privées s’enrichissent avec votre argent dans un système complètement absurde que nous vous expliquons dans cette édition.
Et enfin, une page européenne avec le Parlement européen en protecteur des commandos antifas ultra-violents.
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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir.
00:16À la une de cette édition, la France sans gouvernement est en plein marasme économique.
00:20Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu prend son temps pour nommer ses équipes dans un contexte de grogne sociale et politique.
00:27Les trains n'arrivent pas à l'heure et les avions ne décollent pas toujours.
00:31Et pourtant, des sociétés privées s'enrichissent avec votre argent dans un système complètement absurde que nous vous expliquons dans cette édition.
00:40Et enfin, une page européenne avec le Parlement en protecteur des commandos antifa ultra-violents.
00:49Sébastien Lecornu sera-t-il le dernier Premier ministre d'Emmanuel Macron ?
00:54Empêtré dans une crise politique, sociale et économique, le président se trouve face à une situation qui semble inextricable.
01:02Enfin, un record pour l'exécutif.
01:04Sébastien Lecornu est en passe de battre le record du Premier ministre, mettant le plus de temps à nommer son gouvernement.
01:10Catapulté à Matignon, dans un contexte de tumulte politique, le nouveau chef de gouvernement fait face à une situation économique déplorable,
01:18avec la dette publique qui progresse encore pour atteindre 115,6% du PIB et dépasse 3400 milliards d'euros.
01:26Un record également.
01:27Les entreprises étouffées par les réglementations européennes et menacées par une fiscalité punitive ne sont pas en confiance dans une spirale vicieuse.
01:37Sur le front social, la grogne monte.
01:39Les syndicats, unis comme rarement, appellent à des grèves massives, même si pour l'heure, les mobilisations de septembre n'ont pas franchement été un succès.
01:46Dans ce contexte, l'ancien ministre des Armées va devoir trouver un équilibre en s'appuyant sur un marchandage avec les socialistes et avec le Rassemblement National,
01:55comme nous l'explique l'historien du droit et politologue Guillaume Bernard.
01:59La grande coalition de la droite et de la gauche modérée, elle est macronienne, mais à la limite, elle cherche à continuer à exister indépendamment de Macron.
02:07Et au-delà de Macron, elle est tiraillée entre deux questions.
02:11D'un côté, il y a le Parti Socialiste, qui certes, au niveau national, n'a pas forcément beaucoup de députés,
02:17mais qui est encore une force au niveau local avec les élus locaux, ce qui est le cas d'ailleurs aussi de LR.
02:22Et ils pourraient chercher à essayer d'obtenir leur neutralité en leur faisant un certain nombre de concessions.
02:30C'est d'ailleurs dans l'intérêt du PS qui, bien sûr, cherche à continuer à exister en tant que tel
02:35et à se désolidariser ou du moins ne pas être absorbé par LSI.
02:41On peut peut-être envisager qu'il y ait un engagement sur le vote de la proportionnelle,
02:46qui intéresserait évidemment le PS pour une prochaine législative,
02:50où il pourrait avoir des candidats élus indépendamment d'une alliance électorale avec LSI.
02:56Et puis, bien évidemment, de l'autre côté, le pays se droitise,
03:00le camp national populiste est celui qui progresse incontestablement le plus.
03:05Il est aujourd'hui incarné par l'ERN.
03:07Bon, ça peut changer.
03:09On voit par exemple qu'il y a une personnalité comme Philippe de Villiers qui revient sur le devant de la scène.
03:13Mais enfin, en tout cas, aujourd'hui, c'est l'ERN.
03:15Et il est clair que le corps nu a besoin, je dirais, d'obtenir un modus vivendi avec eux.
03:22L'ERN et le PS en arbitre, mais le premier a le temps pour lui et progresse scrutin après scrutin,
03:28tandis que le second risque de s'effondrer sans sa coalition à gauche.
03:32Les oppositions, chauffées à blanc, ne mâchent pour l'heure pas leurs mots.
03:35À gauche, Jean-Luc Mélenchon veut faire tomber le nouveau gouvernement et même le président,
03:40tandis que Marine Le Pen, à droite, fustige un technocrate déconnecté des réalités.
03:44Même au sein de la majorité présidentielle, des voix discordantes émergent,
03:47craignant un effondrement électoral aux prochaines élections, surtout en cas de dissolution.
03:52Au-delà des calculs politiques, la situation du pays pourrait changer la donne
03:56avec une succession de crises et d'instrumentalisations de crises,
03:59notamment par le chef de l'État, véritablement acculé après avoir déjà nommé 5 premiers ministres
04:05depuis le début de son deuxième quinquennat.
04:07Il y a un deuxième niveau d'analyse, me semble-t-il.
04:09Il y a le niveau, je dirais, de la situation du pays.
04:12La banqueroute qui pointe son nez, la situation géopolitique qui est gravissime,
04:18parce qu'on sait bien qu'il y a des velléités de la part de l'Union européenne
04:22de s'engager dans une guerre avec la Russie.
04:26Et là, effectivement, on peut imaginer que des stratèges politiques comme Macron ou d'autres
04:32puissent envisager de sortir par le haut, de manipuler, d'acheter d'une certaine manière l'opinion publique
04:40en proposant un gouvernement d'union ou d'unité nationale,
04:45y compris avec le Rassemblement national considéré comme étant, je dirais, faisant partie de l'arc républicain.
04:51Donc ça n'est sans doute pas pour les jours qui viennent, mais je pense qu'il faut déjà se projeter à plusieurs mois
04:58et envisager une possibilité de ce type. Il ne faut en tout cas pas l'exclure par principe.
05:04Ne rien exclure alors que la situation nationale, comme la situation internationale,
05:08pourrait permettre au président de trouver un alibi pour tenter une pirouette politique,
05:12alors que depuis quelques années, l'imprévu et la surprise semblent dominer dans un monde
05:16où tout va très vite, Covid, guerre en Ukraine, dissolution.
05:20Le président Macron est capable de tout et pourrait jouer son va-tout avec une nouvelle dissolution.
05:26Le fait qu'il ait dit qu'il ne ferait pas à nouveau de dissolution, ça ne veut pas dire qu'il ne le fera pas.
05:31Il avait bien annoncé que les Français seraient consultés par référendum, semble-t-il,
05:36avant la fin de l'année 2025 et puis on ne voit rien venir et il n'y aura vraisemblablement rien.
05:42Donc, il est parfaitement envisageable qu'il fasse une dissolution.
05:47Moi, je fais partie plutôt de ceux qui pensent qu'a priori, il va tout faire pour l'éviter.
05:52Mais en revanche, justifier qu'ensuite on fasse un gouvernement d'unité nationale,
05:58y compris en essayant de mouiller le RN, en l'associant aux affaires et donc pour lui faire porter le chapeau,
06:04et donc pour lui faire perdre la prochaine présidentielle,
06:07eh bien ça, en revanche, ça n'est pas totalement inenvisageable.
06:10Tout envisagé face à un président qui semble prêt à tout à deux ans et demi de la fin de son règne.
06:15Les prochains jours, nous en dirons plus sur les perspectives à moyen terme,
06:18avec tout d'abord l'annonce du gouvernement, puis la présentation du budget,
06:22qui nous montreront vers qui le nouveau Premier ministre est décidé ou est poussé à faire un pas.
06:27Bruxelles protège les antifas.
06:33Le Parlement européen vient en effet de prolonger l'immunité d'une eurodéputée italienne d'extrême-gauche
06:38que la Hongrie veut juger pour avoir commandité des attaques extrêmement brutales à Budapest.
06:44Nicolas de Lamberterie.
06:45Une fois de plus, les institutions européennes brillent dans leur deux poids deux mesures
06:50et se posent en gardien de la terreur des antifas.
06:53Ce mardi 23 septembre, la Commission des affaires juridiques du Parlement européen
06:58était réunie pour discuter de la demande de levée d'immunité parlementaire de plusieurs députés,
07:03certaines étant demandées par la justice hongroise.
07:06La Commission des affaires juridiques était invitée à donner son avis
07:09avant qu'un vote final n'ait lieu en session plénière du Parlement européen en octobre.
07:14Le dossier le plus important était celui de l'eurodéputée italienne d'extrême-gauche,
07:19Ilaria Salis.
07:20Cette dernière s'est fait connaître du grand public début 2023,
07:24lorsqu'elle a supposément été la meneuse et la coordinatrice de commandos
07:29qui ont perpétré plusieurs agressions extrêmement violentes dans les rues de Budapest.
07:34En effet, en février 2023, de nombreux antifas étrangers s'étaient rendus à Budapest
07:39pour protester contre un rassemblement commémorant la bataille de Budapest 1945
07:44et en ont profité pour commettre de très nombreuses agressions dans les rues de la capitale.
07:49Un homme qui n'avait rien à voir avec ce rassemblement
07:52et qui se rendait simplement au travail, mais avait l'air un peu nationaliste,
07:57a été agressé par une dizaine d'antifas dans ce qui peut quasiment s'assimiler à une tentative de meurtre
08:03et a été laissé dans un état épouvantable.
08:05Son visage ne ressemblant guère plus qu'à une plaie.
08:08L'antifasciste italienne Ilaria Salis a été identifiée par les enquêteurs hongrois
08:14comme la coordinatrice présumée de ces attaques,
08:16a été arrêtée à Budapest et incarcérée en février 2023.
08:21Pour obtenir sa libération, l'extrême-gauche italienne est parvenue à la faire élire député européen,
08:27ce qui lui a permis de sortir de prison et de Hongrie.
08:29Depuis lors, les autorités hongroises demandent la levée de son immunité
08:33afin qu'elle puisse être jugée des faits extrêmement graves et solidement documentés
08:38qui lui sont reprochés.
08:40Mais jusqu'à présent, le Parlement européen a fait obstruction à la justice hongroise.
08:44Les faits dont il est question sont tout de même très graves.
08:48C'est-à-dire qu'il s'agit d'une véritable expédition punitive.
08:51En Hongrie, certaines personnes parlent même d'actes terroristes.
08:54En tout cas, des personnes dans la rue, au seul motif qu'ils étaient hongrois,
08:58ont été attaquées à coups de matraque par derrière, bien évidemment.
09:02Comme c'est assez fréquent de la part de ces groupuscules antifascistes.
09:07Et un jeune homme a fini dans un état gravissime.
09:12Il y a des photos qui circulent.
09:14C'est absolument terrible.
09:17Ça concerne la Hongrie.
09:18Donc tout est permis à Bruxelles, au Parlement européen.
09:22C'est un bras d'honneur gigantesque aux hongrois
09:26qui voudrait que toute la lumière soit faite sur cette histoire.
09:28Donc tout est permis.
09:29Imaginons à un seul instant que ce ne soit pas une militante antifasciste
09:35qui était impliquée dans une histoire pareille,
09:37mais un militant nationaliste.
09:38Là, vous imaginez bien que dans toutes les capitales ouest européennes
09:41et dans toute la presse bien tensante,
09:45à Paris, à Berlin, à Bruxelles,
09:47on aurait titré sur les nationalistes suspects hongrois, etc.
09:53Alors que là, étant donné que c'est une antifasciste italienne,
09:56députée européenne, membre du groupe auquel appartient aussi
09:59la mouvance de M. Mélenchon,
10:01bien évidemment, tout est permis.
10:03Dans le cas d'Hilaria Salis,
10:05la Hongrie disposera toutefois de quelques recours
10:07devant la Cour de justice de l'Union européenne.
10:10Et l'affaire n'est donc pas terminée.
10:11Et le même jour, deux députés européens hongrois d'opposition,
10:15dont la justice hongroise demandait la levée de l'immunité,
10:18ont également été protégés par le Parlement européen.
10:21Parmi ces deux cas, celui de Peter Magyar,
10:24eurodéputé et chef principal de l'opposition en Hongrie,
10:27qui est poursuivi dans une affaire de vol et d'agression
10:29à l'encontre d'une personne qu'il filmait.
10:31Peter Magyar est vraiment complètement, si vous voulez,
10:36protégé par les élites bruxelloises.
10:40Et on a l'impression qu'il peut faire à peu près n'importe quoi
10:44et que jamais rien ne lui arrivera.
10:46Pour prendre ce même problème par un autre bout,
10:50il faut aussi bien dire que, même si encore une fois,
10:53ça peut paraître une décision anecdotique,
10:56cette affaire n'est qu'une pierre de plus
10:59apportée à un édifice maintenant gigantesque,
11:05prouvant que ce que la Commission européenne,
11:07le Parlement européen nous raconte sur le respect des règles de droit,
11:12sur l'état de droit, sur toute une série de critères juridiques.
11:16En fait, tout ça est un peu très clairement de la poudre aux yeux.
11:21On voit bien que le Parlement européen,
11:23peut-être que c'est même son rôle,
11:25puisqu'il s'agit d'une assemblée remplie d'hommes politiques.
11:29Pour la Commission européenne, là, j'ai quand même plus de doutes,
11:32parce que c'est censé être un organe assez technique,
11:35et en premier temps, ces institutions fonctionnent de manière politique.
11:39Et quand il s'agit de la Hongrie,
11:41eh bien, on est dans une logique de sanctions politiques,
11:44et je crois même qu'on peut le dire depuis maintenant plus de dix ans,
11:47dans une logique de cabale politique.
11:49En revanche, le même jour,
11:51la même Commission des affaires juridiques du Parlement européen
11:54s'est prononcée en faveur de la levée de l'immunité parlementaire
11:57de deux députés polonais conservateurs,
12:00poursuivie par la justice polonaise
12:02depuis que les euromondialistes de Donald Tusk
12:05sont de retour au pouvoir.
12:06Un deux poids de mesure qui a au moins le mérite
12:09d'être assumé en plein jour et en pleine lumière
12:11par la majorité du Parlement européen.
12:14Il n'est toutefois pas certain que ces décisions
12:16seront de nature à gêner le succès politique de Viktor Orban en Hongrie.
12:20En effet, cela ne peut que renforcer sa posture de défenseur
12:24des intérêts hongrois face à la bureaucratie bruxelloise
12:27auprès de ses électeurs,
12:29ce qui est l'une des clés de son succès politique depuis 15 ans.
12:32Mais en attendant, une fois de plus,
12:34Bruxelles rappelle que l'euromondialisme protège les siens,
12:38même lorsqu'ils ont du sang sur les mains,
12:40mais traque sans répit et sans aucun respect des règles de droit
12:44ses contradicteurs.
12:45Des avions qui ne décollent pas,
12:50mais des sociétés privées qui s'enrichissent avec votre argent.
12:54En France, le fonctionnement des aéroports est déconnecté
12:56des attentes des usagers.
12:58Et ces derniers sont victimes d'une gestion opaque Renault-de-Bourleuf.
13:02Les aéroports se crachent avec l'argent de vos impôts.
13:05170 millions d'euros par an jetés par les fenêtres
13:08pour des aéroports quasiment vides.
13:10En France, environ deux tiers de ces établissements sont déficitaires.
13:13Pour être bénéficiaires, il faut au moins 1 million de passagers par an.
13:17Une trentaine d'entre eux n'en comptent que 10 000 par an.
13:20Sur les 86 aéroports métropolitains,
13:22moins d'une quinzaine accueillent un volume de trafic suffisant
13:25pour être rentable.
13:26Et pourtant, les sociétés privées y trouvent un moyen
13:28de gagner de l'argent sur le dos de ces structures
13:31qui appartiennent à l'État et donc aux contribuables.
13:33Jacques Losterman, ancien pilote de l'armée de l'air
13:35et commandant d'Air France, nous décrit les conséquences
13:38de l'abandon par l'État de nombreux aérodromes
13:40en les mains de sociétés privées.
13:41L'État s'occupait avant des gros aérodromes,
13:44ces gros aéroports, ils s'en occupent toujours.
13:46L'État s'occupait des petits ou des moyens aérodromes,
13:49à laquelle il n'y avait pas d'activité commerciale.
13:52Et ils ont, par délégation de services publics,
13:54donné la charge de l'entretien et de la gestion
13:57de ces petits aérodromes ou ces moyens aérodromes,
14:00comme Ex-les-Milles, comme Laval, comme Angers,
14:03comme par exemple le Riac ou le Havre,
14:05à une entité qui s'appelle Enedis,
14:08qui est par délégation de services publics.
14:10Ces gens reçoivent des subventions
14:12et doivent, en contrepartie,
14:14assurer la gestion de l'érodrome,
14:16la maintenance des hangars
14:18et d'autres activités spécifiques à l'activité aérienne.
14:23Ce sont des machinasseries qui reçoivent des subventions,
14:25publient des comptes en déficit,
14:27et en fait, on s'aperçoit qu'ils rétribuent
14:30leur actionnariat avec les subventions qu'ils reçoivent,
14:33sans que les travaux qui étaient prévus contractuellement
14:36d'être réalisées par ces sociétés le soient.
14:39Je vous donne un exemple,
14:40EDS a pompé 15 millions d'euros de subventions en 2018,
14:45dont 1 million d'euros et demi, par exemple,
14:47pour le terrain d'Aix-en-Provence.
14:49En échange, ils devaient améliorer la qualité des prestations,
14:53les hangars, les parkings,
14:55même construire un hangar, etc.
14:57Bon, ça n'a pas été fait.
14:58Un sujet dont les pouvoirs publics ont bien pris connaissance.
15:01En 2022, la Chambre régionale des comptes d'Orléans
15:03a publié un rapport accablant sur l'aéroport de Tours.
15:07En 2020, les subventions publiques sont de 1,26 millions d'euros de la région,
15:111 million du département et 1,27 millions de la métropole.
15:14Paradoxe de la situation,
15:16le syndicat mixte pour l'aménagement et le développement de l'aéroport,
15:19émanation de ces trois collectivités,
15:21a versé au-delà de ses obligations contractuelles
15:23plus de 2 millions d'euros à son délégataire, EDS,
15:26sans aucune contrepartie,
15:27et permettant même à ce dernier de distribuer des dividendes,
15:30alors que l'exploitation réelle est déficitaire.
15:33Mais les délégataires de services publics comptent aussi
15:35sur les clients de jets privés pour des revenus,
15:37des fois qui se font au détriment d'une aviation de loisirs
15:40composée de passionnés possédant leur ULM ou leur avion.
15:42Ils taxent les utilisateurs du terrain,
15:46qu'ils soient propriétaires d'avions, d'ULM ou d'avions d'amateurs,
15:50et dans des proportions qui sont à la fois totalement inacceptables,
15:57et ils font signer des conventions d'occupation temporaire à ces gens-là,
16:03qui, lorsqu'on les présente à des juristes,
16:06disent « c'est insignable, ne signez jamais un truc comme ça ».
16:10C'est ce qui justifie le mouvement de colère contre Edeïs,
16:13dans plusieurs terrains aujourd'hui en France.
16:16À Exemil, par exemple, en trois ans, ils doublent les tarifs,
16:20et sans qu'il y ait vraiment de contrepartie,
16:23puisque les hangars sont dans un très mauvais état,
16:26et dans la signature de la convention d'occupation temporaire,
16:30par exemple, ils vous disent « vous, vous êtes propriétaire d'un avion,
16:33où on vous donne une place de parking qu'on va vous facturer 500 euros par mois
16:38pour un avion, un petit avion de tourisme,
16:40ce ne sont pas des grands avions, ce ne sont pas des gens riches qui ont ça,
16:44ce ne sont pas des avions à un million d'euros, ça compte le prix d'une bagnose ».
16:47Et, écoutez, si les portes des hangars ne peuvent plus coulisser,
16:52c'est vous qui êtes responsable de l'entretien,
16:53c'est-à-dire que vous allez monter à 6 mètres de haut
16:56pour graisser les coulissants d'une porte qui pèse une tonne et demie.
16:59Donc, c'est évidemment inacceptable.
17:00Les gens sont extrêmement mécontents,
17:02et surtout, ils sont en train de ruiner cette aviation générale.
17:05Donc, tout ça s'est fait en dépit du bon sens,
17:08s'est fait d'une façon déraisonnable,
17:10et il est évident que c'est une pompe à fric.
17:12Des arrangements qui ne trouvent finalement que très peu de gagnants,
17:15mais beaucoup de perdants,
17:16entre usagers attaqués au portefeuille et contribuables dont l'argent est jeté par les hublots.
17:23L'actualité en bref en France.
17:25Retour à la case prison, symbolique pour Nicolas Sarkozy.
17:31Jeudi, l'ancien président de la République a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris
17:35à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs.
17:39Les juges ont prononcé un mandat de dépôt à effet différé,
17:43ce qui signifie qu'il sera convoqué dans un délai d'un mois par le parquet
17:46qui lui signifiera sa date d'incarcération.
17:49Mais le tribunal a assorti cette peine d'une exécution provisoire,
17:53donc un appel éventuel ne suspendra pas cette mesure de sûreté.
17:56Nicolas Sarkozy est accusé d'avoir noué en 2005 un pacte de corruption
18:00avec le chef d'État libyen, Muammar Kadhafi,
18:02pour que ce dernier finance la campagne présidentielle de 2007.
18:06Malgré l'absence de preuves formelles,
18:08dix ans d'enquête ont permis de rassembler un faisceau d'indices.
18:11Notons que Nicolas Sarkozy est relaxé pour les accusations de recel
18:14de détournement de fonds publics et corruption passive.
18:17Il reste que l'ancien chef d'État est âgé de 70 ans.
18:20Or, à partir de cet âge, tout condamné a la possibilité
18:23de demander une libération conditionnelle.
18:26L'ancien président arrive souvent à s'en sortir
18:28malgré le déshonneur posé par ses condamnations.
18:31En effet, en mai 2023, il a été condamné à trois ans de prison,
18:33dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence
18:36dans le cadre de l'affaire des écoutes liée à l'affaire Kadhafi.
18:40Son année de prison a été aménagée sous bracelet électronique
18:43qu'il n'aura porté que trois mois en raison de son âge.
18:47Renaud va-t-il se tourner vers une activité militaire ?
18:51Face aux rumeurs persistantes, la marque au losange a adressé
18:54mercredi une note interne censée être confidentielle
18:56à ses salariés pour apaiser leur crainte
18:59sur un possible virage vers la défense.
19:01Contacté par le ministère des Armées,
19:03le groupe confirme des discussions en cours
19:05avec la DGA sur la production de drones
19:07pour les armées françaises et ukrainiennes,
19:09en partenariat avec une PM spécialisée.
19:11Sans rien arrêter, la direction envisage favorablement
19:14un complément d'activité sur des sites en France
19:17et une opportunité économique rentable.
19:20Reste qu'une telle activité ouvre aussi la voie
19:22à des risques en matière de sécurité et de cybersécurité.
19:26Le MEDEF aussi veut sa démonstration de force.
19:29Le syndicat patronal a annoncé, je cite,
19:31un énorme meeting patronal le 13 octobre.
19:35C'est son patron Patrick Martin qu'il a annoncé
19:37à la sortie de son entretien avec le Premier ministre
19:39Sébastien Lecornu mercredi.
19:41Face à la mobilisation syndicale prévue le 2 octobre,
19:44ce rassemblement vise à rééquilibrer le débat public
19:48saturé par les pistes fiscales pour 2026
19:50comme la taxe Zuckman.
19:52L'initiative positive et joyeuse embarque le MEI
19:56et des fédérations comme le bâtiment,
19:58mais la CPME hésite, l'UDEP refuse et la FEP temporise.
20:03Le lieu du rassemblement n'a pas été dévoilé pour le moment.
20:07Une première motion de censure contre Sébastien Lecornu.
20:10La France Insoumise a appelé mercredi les autres groupes de gauche
20:13à rejoindre sa motion de censure contre le Premier ministre Sébastien Lecornu
20:17qui sera déposée le 1er octobre à l'ouverture de la session parlementaire.
20:21Le parti de Jean-Luc Mélenchon entend ainsi continuer
20:25de mener la danse à gauche et à se placer en plus dix ans
20:28de ce côté de l'échiquier politique.
20:30La motion n'a cependant aucune chance d'aboutir.
20:32En effet, le PS se dissocie depuis plusieurs semaines
20:34des troupes mélenchonistes.
20:36Par ailleurs, sans le soutien du RN,
20:38le gouvernement ne peut pas tomber.
20:40Enfin, ce vote sera purement symbolique
20:41car une telle motion serait rejetée pour irrecevabilité.
20:45Si Sébastien Lecornu n'a pas encore nommé son gouvernement,
20:48une motion ne peut en effet pas démettre.
20:50un gouvernement démissionnaire.
20:56L'actualité internationale en bref.
21:01Nouvelle défection à la Maison-Blanche.
21:03Mercredi, c'est un proche conseiller de Donald Trump
21:06qui a annoncé quitter son administration.
21:08Taylor Budovitch, chef de cabinet adjoint du président des Etats-Unis.
21:12Il dirigeait notamment la communication, les affaires du cabinet
21:15et la rédaction des discours présidentiels.
21:18Selon le média américain CNN,
21:20Taylor Budovitch n'aurait fait qu'un commentaire
21:22pour justifier son départ.
21:24Quelles qu'en soient les raisons,
21:25d'autres départs sont un moyen d'amusement pour Donald Trump.
21:28Ainsi, la Maison-Blanche a inauguré mercredi
21:30une galerie de portraits d'anciens présidents
21:32dans laquelle celui de Joe Biden
21:34est remplacé par une photographie de machine à signer.
21:37Pour Donald Trump, il s'agit de sous-entendre
21:39que Joe Biden était incapable de signer ses documents lui-même.
21:42Une manière de plaisanter sur un sujet sérieux,
21:45les dissimulations de l'appareil démocrate sur la santé
21:48et les capacités cognitives du président Joe Biden.
21:51Les tensions entre les géants de la tech
21:54et l'Union européenne ne faiblissent pas.
21:56Apple demande l'abrogation du DMA,
21:58le Règlement européen sur les marchés numériques,
22:01en vigueur depuis mars 2024,
22:03qui vise à limiter les abus de position dominante
22:06des géants technologiques.
22:07Le groupe américain juge que cette législation
22:09dégrade ses services
22:10et expose les utilisateurs à des risques,
22:13notamment en matière de confidentialité et de sécurité.
22:16Une exigence qui fait écho aux critiques de Donald Trump
22:19contre l'interventionnisme européen.
22:22Apple cite l'exemple des AirPods Pro 3,
22:24dont la fonction de traduction automatique
22:26a été bridée en Europe
22:27pour se conformer au DMA.
22:30A défaut d'abrogation,
22:31la firme propose une refonte du texte
22:33et la création d'une agence de régulation indépendante.
22:36Apple a été sanctionnée d'une amende
22:38de 500 millions d'euros en avril par l'UE,
22:40qui renforce ses règles de concurrence.
22:43Kim Jong-un pourrait fabriquer 50 bombes atomiques.
22:47La Corée du Nord posséderait en effet
22:49jusqu'à 2 tonnes d'uranium enrichie à 90%,
22:52selon le ministre sud-coréen de l'unification,
22:55Chung Dong-yung,
22:57citant des estimations d'experts.
22:59Toujours selon la même source,
23:00Pyongyang exploite 4 sites d'enrichissement,
23:03dont celui de Yongbyon, réactivé en 2021.
23:05Face à cette menace, Chung appelle à un sommet
23:08entre Pyongyang et Washington,
23:10déplorant l'inefficacité des sanctions de l'ONU.
23:12Kim Jong-un se dit ouvert à des discussions
23:14avec les Etats-Unis,
23:16à condition de conserver son arsenal nucléaire.
23:19La Corée du Nord,
23:20qui a effectué son premier essai nucléaire en 2006,
23:23continue de développer ses capacités,
23:25suscitant l'inquiétude internationale.
23:28Japon, la course à la succession de Shiguro Ishiba,
23:31bat son plein.
23:32Le parti libéral-démocrate, fragilisé par la perte de sa majorité parlementaire,
23:36cherche un nouveau leader pour succéder au premier ministre des missionnaires.
23:40Cinq candidats, dont Sane Takahishi, nationaliste radical,
23:43et Shinjiro Koizumi, ministre de l'Agriculture populaire,
23:47se disputent la présidence du parti,
23:49avec un débat télévisé le 24 septembre,
23:51qui n'a pas clarifié leur position.
23:53Face à l'effondrement du pouvoir d'achat,
23:55priorité des Japonais,
23:56les candidats esquivent les sujets brûlants,
23:58comme la chute du Yen,
24:00qui renchérit les importations.
24:02Aucun n'a proposé de solutions concrètes
24:04pour contrer l'inflation ou la dette publique croissante.
24:07Takahishi promet un gouvernement plus féminin,
24:09tandis que Koizumi s'inquiète de l'immigration.
24:12Le prochain leader, désigné le 4 octobre,
24:14devra réinventer le PLD pour éviter son éclatement.
24:17Ce soir, vous avez rendez-vous avec E-Media.
24:24C'est la fin de cette édition.
24:25Merci de votre fidélité.
24:27À demain.
24:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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