00:00Le fait d'être expert maintient en fait cette qualité de connaissance.
00:03La médecine évolue, on évolue avec elle et le patient se doit d'avoir le meilleur traitement en 2025.
00:16C'est les patients qui vont déposer tous leurs dossiers, la clinique, l'histologie, la biologie, la radiologie.
00:22En fait, ils demandent à un expert, en fonction de la pathologie qu'ils ont, de pouvoir regarder le dossier dans un délai très rapide
00:26et de pouvoir donner une réponse synthétique, argumentée, référenciée, de façon à voir si sa stratégie thérapeutique
00:32qui a été proposée par son médecin référent local correspond à l'expertise du médecin expert.
00:41Il faut avoir une réponse très rapide, coordonnée avec un médecin qui va prendre du temps pour analyser son dossier
00:46et pouvoir faire la synthèse de tout son dossier, poser les indications thérapeutiques, soit chirurgicales, soit radiothérapie, soit médicales.
00:54Quel en sera le rendu ? Quels sont les effets positifs et négatifs ? Quelles sont les complications potentielles ?
01:02C'est des médecins qui se tiennent à jour au quotidien, qui sortent comme progrès médicaux au niveau international.
01:09C'est un médecin qui va dans les congrès internationaux, qui lit la presse, qui lit les journaux scientifiques
01:14et qui se met à jour en fonction de telle ou telle pathologie.
01:16Le fait d'être expert maintient cette qualité de connaissance, puisqu'on se remet toujours en question.
01:21La médecine avance très très vite, les progrès avancent très très vite.
01:24Moi j'interviens sur les dossiers génitaux urinaires.
01:29C'est le rein, c'est la prostate, c'est la vessie, c'est le testicule.
01:32Souvent dans les cancers de la prostate, il y a différentes stratégies thérapeutiques qui peuvent s'opposer.
01:36Un patient peut se trouver dans des conditions un peu difficiles à choisir.
01:40Et donc si on lui donne une argumentation en disant voilà le bénéfice et le risque par rapport à tel ou tel traitement,
01:47ça peut l'amener à mieux comprendre sa pathologie et à être aussi partie prenante de sa maladie.
01:53Voir d'avoir une stratégie un peu affinée, notamment sur le plan des complications, par exemple, potentielles.
01:57S'intéresser aux problèmes intimes du patient sur le plan de la sexualité.
02:01Et en fait avoir accès à une palette de stratégies qui n'est pas uniquement focalisée sur juste j'opère ou je fais de la radiothérapie,
02:08mais qui en fait aborde aussi tous les autres pans cliniques du patient.
02:12Une cinquantaine environ.
02:19Les dossiers, ça demande environ une heure.
02:21Il faut avoir des questions qui se posent derrière, donc du coup, on va répondre à ce patient dans les temps.
02:26Généralement, on fait ses réponses en 24 à 48 heures maximum.
02:32Je pense que je suis utile, oui tout à fait, parce que dans environ 70% des cas, ça va corroborer avec le médecin local,
02:38mais du coup, ça renforce la confiance du patient envers son médecin localement.
02:42Et donc, du coup, il va vers une stratégie thérapeutique totalement confiante et rassérénée, si je puis dire.
02:47Dans 30% des cas, on peut donner un avis complètement différent, auquel cas le patient va nous poser des questions sur pourquoi, comment, etc.
02:56C'est souvent des patients qui sont dans des zones géographiques où malheureusement, il n'y a pas forcément tous les médecins experts,
03:03chirurgiens, radiothérapeutes, psychologues, anapathes, etc., qui font qu'ils ont une belle réunion pluridisciplinaire.
03:09Donc ça, c'est, je dirais, dans 40 à 50% des cas.
03:13Dans 30% des cas, c'est des patients qui sont informés, mais qui veulent avoir un deuxième avis.
03:18Et dans 20% des cas, c'est des gens qui sont très experts dans le domaine, qui lisent beaucoup, qui vont sur Internet,
03:23et qui se posent des questions par rapport au choix de traitement qui leur a été proposé localement,
03:27et qui veulent en savoir plus.
03:28Et du coup, c'est des gens qui vous challengent.
03:29En fait, les cas qui sont présentés sont souvent des cas complexes.
03:35Ça m'oblige à me tenir au courant de ces cas complexes.
03:38De temps en temps, je peux demander à des confrères, qu'est-ce que tu ferais devant cette pathologie-là
03:42qui est un peu compliquée pour tel ou tel patient.
03:44Donc ça permet d'engager des discussions avec mes confrères, d'avoir des discussions très intéressantes,
03:48d'élever mon niveau également pour moi.
03:50Ça enrichit ma pratique tous les jours, parce que du coup, fort des cas que j'ai eus à traiter pendant 50 patients,
03:55par exemple cette année, j'en ai tiré en fait un affinement dans mes connaissances.
03:59J'ai été voir sur Internet telle ou telle stratégie thérapeutique, tel ou tel examen qu'on peut faire, etc.
04:04La médecine évolue, on évolue avec elle, et le patient se doit d'avoir le meilleur traitement en 2025.
04:11On n'a qu'une vie.
04:12On peut avoir la bonne stratégie dès le premier coup.
04:15C'est un gain potentiel pour sa vie, pour sa survie.
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