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  • il y a 20 heures
Entre réseaux sociaux, moteurs de recherche et intelligence artificielle, les patients n'ont jamais eu autant accès à l'information médicale. Mais face à des contenus souvent généralistes ou contradictoires, le deuxième avis médical apparaît comme un outil précieux pour obtenir des réponses personnalisées et prendre des décisions éclairées. Le Dr Paul Pirtea, gynécologue obstétricien, partage son expérience de médecin expert et explique pourquoi il est essentiel de redonner aux patientes la liberté de choisir en toute confiance leur parcours de soins.

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Transcription
00:00Je pense qu'il faut donner la liberté aux patientes de décider.
00:03Et je pense que c'est mieux qu'elles prennent le deuxième avis d'un médecin, d'un expert,
00:08que d'un expert faux sur Instagram ou de juste demander chez GPT.
00:22C'est une plateforme en ligne qui permet aux patientes de mettre tout leur dossier médical
00:28en format informatisé.
00:30Et aussi, il permet de prendre leur temps à poser toutes les questions aux médecins.
00:35C'est facile de mettre votre demande en ligne.
00:38C'est facile aussi de mettre toutes les données médicales.
00:41En même temps, le médecin a aussi le temps d'étudier toutes les données médicaux cliniques
00:47en fonction de sa disponibilité.
00:49Et aussi, il prend le temps de répondre en détail à toutes les questions aux patients.
00:53Donc, la plateforme elle-même, elle facilite beaucoup l'échange entre le médecin et la patient.
01:01C'est de recevoir les demandes des patientes, soit des demandes de premier avis ou même
01:07de deuxième avis.
01:07C'est très aléatoire.
01:09La plupart des patients sélectionnent l'expert d'elle-même.
01:12Et nous, on doit étudier tout ce que la patiente offre comme information, soit leur dossier
01:18médical, soit une conduite médicale qu'ils ont reçue.
01:24En fait, je pense que c'est très important aujourd'hui d'avoir des plateformes en ligne
01:28qui facilitent l'accès aux patients, voire un deuxième avis.
01:32Parce que je pense qu'aujourd'hui, on a tellement de faux experts en ligne sur des
01:38réseaux sociaux qui présentent aux patients des conduites très généralisées.
01:42On a la responsabilité d'offrir à nos patients une attitude personnalisée.
01:46Parce qu'en fait, sinon, je pense que les patients vont être toujours mal informés
01:50et en fait, ils vont finir par avoir une phobie d'aller voir le médecin et ils vont finir
01:54par être traités par les réseaux sociaux.
01:58La plupart des dossiers sur lesquels moi-même j'interviens sont surtout concernant l'échec d'implantation
02:07embryonnaire, infertilité primaire et secondaire, féminine ou masculine, endométriose, adénomyose,
02:13myome, toutes les pathologies gynécologiques qui sont responsables d'une infertilité.
02:17Aussi des problèmes génétiques qui sont liés à la infertilité.
02:23Ça prend, je pense, environ trois minutes pour des questions simples, mais pour des
02:29cas très complexes, ça peut aller jusqu'à 45-50 minutes.
02:32Pas seulement parce que tu dois étudier toutes les données mises sur la plateforme,
02:36mais aussi tu dois trouver la bonne façon de donner un avis, bien rédacter, expliquer
02:42à la personne ce qu'elle doit faire par la suite.
02:43À la fin, c'est souvent un document assez long.
02:46On essaie, un, d'identifier tout ce qui a été bien fait avant, après trouver
02:50des arguments pour les rassurer.
02:55Des fois, ça peut être que notre avis est très identique avec ce que la patiente a
03:00reçu auparavant.
03:01Ce qu'on cherche toujours, c'est de rassurer la patiente parce que le fait qu'elle se trouve
03:05déjà sur cette plateforme, ça veut dire qu'elle enquête ou soit elle n'a pas reçu
03:08les informations nécessaires et aussi de lui offrir des alternatives ou des traitements
03:13ou d'examens complémentaires pour effectivement de rassurer plus et d'obtenir un meilleur
03:18résultat.
03:21L'accès à l'information en ligne, je pense que la plupart du temps ramène beaucoup
03:26plus d'inquiétude que de rassurance.
03:28La cause, c'est que c'est très généralisé.
03:30Souvent, c'est très difficile d'informer la patiente pour son cas particulier.
03:34Aujourd'hui, les patientes, probablement aussi à cause de manque de temps, de disponibilité,
03:40ont besoin de plus d'informations qui sont toujours très difficiles d'être fournies
03:46parmi un premier rendez-vous.
03:48Et souvent, quand ils rentrent chez eux, ils ont beaucoup plus de questions qu'au début.
03:52C'est très bien de contracarrer cette anxiété en ligne via une plateforme qui permet aux
03:59patients d'avoir accès à une réponse personnalisée.
04:06Le fait d'être à jour, de pouvoir interagir avec les patients autrement que de la façon
04:12classique, je pense que c'est intéressant.
04:15Peut-être que c'est l'avenir.
04:16Le fait de pouvoir interagir avec une patiente de manière virtuelle, ça ramène des bénéfices
04:22pour nous aussi parce que ça nous met à jour avec cette nouvelle façon de communiquer.
04:27Le temps a changé beaucoup.
04:28Et en fait, dans ce monde de réseaux sociaux, c'est une façon pour nous de pouvoir interagir
04:33avec nos patients dans leur confort de leur maison, etc.
04:40Dans ma pratique quotidienne, je conseille à tous les patients qui ne se sont pas rassurés
04:44de le faire parce que je pense qu'aujourd'hui, on ne peut plus imposer à nos patients une seule
04:49façon de faire les choses.
04:50Les patients doivent avoir la liberté de se renseigner à la maison, de demander un deuxième
04:55avis et après de choisir la piste thérapeutique qui semble le plus approprié.
05:01Aujourd'hui, avec tout l'accès au docteur Google ou au CHGPT, je pense que les patients
05:07ont le choix et je pense qu'on a beaucoup réfléchi sur comment on doit se positionner
05:12dans cette situation.
05:13Je pense qu'il faut donner la liberté aux patientes.
05:15Et je pense que c'est mieux qu'elles prennent le deuxième avis d'un médecin, d'un expert,
05:21que d'un expert faux sur Instagram ou de juste demander un CHGPT.
05:30Aujourd'hui, nous, comme médecins, on pensait qu'on doit se mettre à jour juste avec
05:33les dernières études de recherche.
05:36Mais je pense qu'aujourd'hui, on est obligé de se mettre à jour avec les modalités de
05:41communication avec les patients parce qu'autrement, le message n'a jamais arrivé là où il fallait.
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