00:00Je pense qu'il faut donner la liberté aux patientes de décider.
00:03Et je pense que c'est mieux qu'elles prennent le deuxième avis d'un médecin, d'un expert,
00:08que d'un expert faux sur Instagram ou de juste demander chez GPT.
00:22C'est une plateforme en ligne qui permet aux patientes de mettre tout leur dossier médical
00:28en format informatisé.
00:30Et aussi, il permet de prendre leur temps à poser toutes les questions aux médecins.
00:35C'est facile de mettre votre demande en ligne.
00:38C'est facile aussi de mettre toutes les données médicales.
00:41En même temps, le médecin a aussi le temps d'étudier toutes les données médicaux cliniques
00:47en fonction de sa disponibilité.
00:49Et aussi, il prend le temps de répondre en détail à toutes les questions aux patients.
00:53Donc, la plateforme elle-même, elle facilite beaucoup l'échange entre le médecin et la patient.
01:01C'est de recevoir les demandes des patientes, soit des demandes de premier avis ou même
01:07de deuxième avis.
01:07C'est très aléatoire.
01:09La plupart des patients sélectionnent l'expert d'elle-même.
01:12Et nous, on doit étudier tout ce que la patiente offre comme information, soit leur dossier
01:18médical, soit une conduite médicale qu'ils ont reçue.
01:24En fait, je pense que c'est très important aujourd'hui d'avoir des plateformes en ligne
01:28qui facilitent l'accès aux patients, voire un deuxième avis.
01:32Parce que je pense qu'aujourd'hui, on a tellement de faux experts en ligne sur des
01:38réseaux sociaux qui présentent aux patients des conduites très généralisées.
01:42On a la responsabilité d'offrir à nos patients une attitude personnalisée.
01:46Parce qu'en fait, sinon, je pense que les patients vont être toujours mal informés
01:50et en fait, ils vont finir par avoir une phobie d'aller voir le médecin et ils vont finir
01:54par être traités par les réseaux sociaux.
01:58La plupart des dossiers sur lesquels moi-même j'interviens sont surtout concernant l'échec d'implantation
02:07embryonnaire, infertilité primaire et secondaire, féminine ou masculine, endométriose, adénomyose,
02:13myome, toutes les pathologies gynécologiques qui sont responsables d'une infertilité.
02:17Aussi des problèmes génétiques qui sont liés à la infertilité.
02:23Ça prend, je pense, environ trois minutes pour des questions simples, mais pour des
02:29cas très complexes, ça peut aller jusqu'à 45-50 minutes.
02:32Pas seulement parce que tu dois étudier toutes les données mises sur la plateforme,
02:36mais aussi tu dois trouver la bonne façon de donner un avis, bien rédacter, expliquer
02:42à la personne ce qu'elle doit faire par la suite.
02:43À la fin, c'est souvent un document assez long.
02:46On essaie, un, d'identifier tout ce qui a été bien fait avant, après trouver
02:50des arguments pour les rassurer.
02:55Des fois, ça peut être que notre avis est très identique avec ce que la patiente a
03:00reçu auparavant.
03:01Ce qu'on cherche toujours, c'est de rassurer la patiente parce que le fait qu'elle se trouve
03:05déjà sur cette plateforme, ça veut dire qu'elle enquête ou soit elle n'a pas reçu
03:08les informations nécessaires et aussi de lui offrir des alternatives ou des traitements
03:13ou d'examens complémentaires pour effectivement de rassurer plus et d'obtenir un meilleur
03:18résultat.
03:21L'accès à l'information en ligne, je pense que la plupart du temps ramène beaucoup
03:26plus d'inquiétude que de rassurance.
03:28La cause, c'est que c'est très généralisé.
03:30Souvent, c'est très difficile d'informer la patiente pour son cas particulier.
03:34Aujourd'hui, les patientes, probablement aussi à cause de manque de temps, de disponibilité,
03:40ont besoin de plus d'informations qui sont toujours très difficiles d'être fournies
03:46parmi un premier rendez-vous.
03:48Et souvent, quand ils rentrent chez eux, ils ont beaucoup plus de questions qu'au début.
03:52C'est très bien de contracarrer cette anxiété en ligne via une plateforme qui permet aux
03:59patients d'avoir accès à une réponse personnalisée.
04:06Le fait d'être à jour, de pouvoir interagir avec les patients autrement que de la façon
04:12classique, je pense que c'est intéressant.
04:15Peut-être que c'est l'avenir.
04:16Le fait de pouvoir interagir avec une patiente de manière virtuelle, ça ramène des bénéfices
04:22pour nous aussi parce que ça nous met à jour avec cette nouvelle façon de communiquer.
04:27Le temps a changé beaucoup.
04:28Et en fait, dans ce monde de réseaux sociaux, c'est une façon pour nous de pouvoir interagir
04:33avec nos patients dans leur confort de leur maison, etc.
04:40Dans ma pratique quotidienne, je conseille à tous les patients qui ne se sont pas rassurés
04:44de le faire parce que je pense qu'aujourd'hui, on ne peut plus imposer à nos patients une seule
04:49façon de faire les choses.
04:50Les patients doivent avoir la liberté de se renseigner à la maison, de demander un deuxième
04:55avis et après de choisir la piste thérapeutique qui semble le plus approprié.
05:01Aujourd'hui, avec tout l'accès au docteur Google ou au CHGPT, je pense que les patients
05:07ont le choix et je pense qu'on a beaucoup réfléchi sur comment on doit se positionner
05:12dans cette situation.
05:13Je pense qu'il faut donner la liberté aux patientes.
05:15Et je pense que c'est mieux qu'elles prennent le deuxième avis d'un médecin, d'un expert,
05:21que d'un expert faux sur Instagram ou de juste demander un CHGPT.
05:30Aujourd'hui, nous, comme médecins, on pensait qu'on doit se mettre à jour juste avec
05:33les dernières études de recherche.
05:36Mais je pense qu'aujourd'hui, on est obligé de se mettre à jour avec les modalités de
05:41communication avec les patients parce qu'autrement, le message n'a jamais arrivé là où il fallait.
Commentaires