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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:002025, Morandini Live, on va peut-être enlever, voilà, merci beaucoup.
00:00:04Mercredi 24 septembre 2025, Morandini Live, numéro 1714 sur CNews.
00:00:10Première chaîne Info de France, bonjour et bienvenue en direct à la une.
00:00:14Une page spéciale dans un instant consacrée à ce drame qui s'est produit il y a un peu plus de deux heures.
00:00:19Cette enseignante qui a été poignardée par un élève de 14 ans dans un collège du Barin.
00:00:24L'auteur présumé a été arrêté après avoir pris la fuite.
00:00:27Il s'est porté des coups de couteau au moment où il a été interpellé.
00:00:31Quant à l'enseignante qui a été blessée au visage, visiblement ses jours ne sont pas en danger.
00:00:37Au moment de son arrestation, donc l'agresseur s'est autoporté des coups de couteau selon la gendarmerie.
00:00:43Son état de santé est à ce stade inconnu.
00:00:46Nous irons sur place bien évidemment dès le début de cette émission.
00:00:50Également dans l'actualité, écoutez bien cette histoire que nous allons vous révéler.
00:00:54Une histoire à peine croyable. Mercredi 17 septembre, un policier a été gravement blessé au centre de rétention administratif de Vincennes par un homme sous OQTF.
00:01:03Le policier a reçu plusieurs coups. Il a eu l'annulaire cassé. Il a fallu trois membres des forces de l'ordre pour le maîtriser.
00:01:10Le policier a obtenu 21 jours d'ITT et devra sans doute être opéré.
00:01:14De son côté, le migrant a été placé en garde à vue au commissariat du 20e arrondissement de Paris.
00:01:18Il a ensuite été présenté au tribunal judiciaire de Paris. Jusque-là, tout est normal, me direz-vous.
00:01:24Mais écoutez bien, il a écopé d'un simple rappel à la loi. Un simple rappel à la loi. C'est à peine croyable.
00:01:31Mathieu Vallée, eurodéputé du Rassemblement National, a parlé avec le policier agressé.
00:01:36Moi j'ai eu ce policier parce qu'il s'en était ému et je l'ai contacté parce qu'il est aujourd'hui très choqué.
00:01:42Et il est en arrêt. Il va être d'ailleurs jeune papa dans quelques semaines. Et il aime son métier. Ça fait six ans qu'il travaille ici, qu'il exerce ici avec passion,
00:01:50qu'il protège les Français en étant le centre de rétention administrative. On oublie tout simplement les policiers ici qui protègent les gens.
00:01:56Et donc j'ai voulu lui dire que la République est avec lui, que moi le député européen, le député de la Nation française est avec lui.
00:02:02Et il faut que nos autorités soient de son côté. Je vais saisir le ministre de l'Intérieur, le ministre de la Justice,
00:02:06parce qu'ils doivent aussi se positionner sur ce laxisme judiciaire qui met en danger nos agents.
00:02:10Et aujourd'hui, les agents n'en peuvent plus. On va atteindre un point de non-rupture.
00:02:13Donc c'est important de les soutenir et de dire qu'il y en a ras-le-bol que ce laxisme, aujourd'hui, méprise nos policiers.
00:02:19Vous imaginez que si c'était un policier qui avait violent d'un retenu, la réponse mondiale n'aurait pas été la même.
00:02:23Et ce deux poids de mesure, il en a marre. Donc soutiens ce jeune policier et évidemment, propre établissement à lui,
00:02:27parce qu'il va en avoir pour plusieurs semaines, il risque quand même d'être opéré.
00:02:29Voilà. Là aussi, nous allons y revenir dans un instant. Bien évidemment, on va vous donner les derniers détails.
00:02:34Vous connaissez le visage de Claire. C'est cette jeune fille qui a été violée par un OQTF récidiviste
00:02:40qui a eu le courage de venir témoigner à plusieurs reprises en Morandini Live.
00:02:44Claire a été violée en plein après-midi dans son old immeuble à Paris, dans le 11e arrondissement.
00:02:50Ce matin, deux ans après le procès de son agresseur, centre africain s'est ouvert à Paris, à la cour criminelle.
00:02:56Nous serons en direct sur place et vous entendrez Claire nous dire ce qu'elle espère.
00:03:01Mais tout d'abord, le rappel des faits.
00:03:03Claire Géronimi a été violée le 11 novembre 2023, en plein après-midi, dans le 8e arrondissement de Paris.
00:03:11Alors que la jeune femme rentre dans son immeuble ce jour-là, un homme la suit et la menace de mort si elle ne se soumet pas.
00:03:17Il a failli me tuer, il m'a menacée de mort et pour moi, le viol m'a permis de survivre.
00:03:23C'est ça qu'il faut vraiment comprendre, c'est que le viol à côté de ça, c'est rien.
00:03:27J'ai vu ma vie passer à toute vitesse et j'ai cru vraiment que j'allais mourir pendant ces 30 minutes.
00:03:33Son agresseur serait un homme de 26 ans, sans domicile fixe, sans profession, consommateur régulier d'alcool et fumeur de cannabis et sous OQTF.
00:03:43Son casier judiciaire mentionne 11 condamnations. Il a déjà été condamné pour des faits de violence et d'agression sexuelle.
00:03:51Deux ans après les faits, Claire Géronimi sera confrontée pour la première fois à son agresseur.
00:03:56Elle espère avoir des réponses, comme elle le dit, non pas retrouver cette insouciance qu'elle avait avant les faits,
00:04:04mais d'essayer de se reconstruire et d'aller de l'avant.
00:04:09Claire Géronimi ne sera pas seule à l'audience. Une autre jeune femme, victime d'un viol le même jour, par le même homme, sera aussi sur le banc des partis civils.
00:04:21Et justement à propos d'insécurité pour faire des économies, vous le savez, plusieurs villes à travers la France avaient choisi de couper l'électricité la nuit,
00:04:27mais ce qui devait arriver arriva et l'insécurité a fait un bond. Résultat, certains maires ont décidé de faire marche arrière et de remettre la lumière.
00:04:34Il est 20h30, les lampadaires s'allument dans le bourg de Machcou-Saint-Même.
00:04:41Depuis une semaine, l'éclairage public est rétabli toute la nuit sur décision du maire.
00:04:46On a depuis quelques temps une montée un peu de l'insécurité, alors des bagarres en centre-ville.
00:04:51Et le réallumage de l'éclairage public paraissait un élément de sécurisation par rapport à ça.
00:04:57Les gendarmes ont fait un excellent travail puisqu'ils ont réussi à fermer trois points de deal.
00:05:01Et donc je suppose, parce qu'on n'a pas de certitude, que les clients de ces points de deal sont un peu en difficulté maintenant pour s'approvisionner,
00:05:08ce qui les rend un peu nerveux et qui les amène parfois à en venir aux mains ou tout au moins à l'insulte.
00:05:12Pour faire des économies, l'éclairage public avait été suspendu entre 22h30 et 6h du matin il y a trois ans.
00:05:19Le prix du kWh est en baisse, l'insécurité en hausse.
00:05:24Les commerçants ont donné l'alerte et les habitants sont très satisfaits, ceux du matin comme ceux du soir.
00:05:30Venant à vélo à 5h le matin, je me retrouve régulièrement toute seule à 5h là où je passe et je ne suis vraiment pas rassurée.
00:05:39Je ne sais pas si ça jouera ou pas mais en tout cas, étant une femme et sortant son chien tard le soir, c'est appréciable.
00:05:47Sur la page Facebook de la commune, le maire explique que la mesure sera évaluée d'ici quelques semaines
00:05:53avant de maintenir définitivement ou non l'éclairage toute la nuit.
00:06:00Allez direction Grenoble maintenant où là avec ou sans lumière la nuit, le narcotrafic a fait un bon spectaculaire
00:06:06mais la ville a décidé de réagir avec la mobilisation des forces de l'ordre et de la gendarmerie et ça marche.
00:06:11Les premiers résultats se sont fait sentir.
00:06:14Depuis plusieurs mois, la ville de Grenoble est gangrénée par le narcotrafic et la délinquance.
00:06:19Face à la situation, la préfète de l'ISER a dressé un bilan de la stratégie de lutte contre ce fléau.
00:06:25Nous étions en 2023 à 41 points de deal sur la zone, nous sommes aujourd'hui à 28.
00:06:32Nous avons eu aussi une stratégie s'agissant de cette présence massive qui a été très ciblée par quartier.
00:06:37Et les résultats aujourd'hui attestent de l'efficacité de ce qui a été entrepris.
00:06:43Un bilan à prendre avec précaution selon le procureur de la République de Grenoble.
00:06:47Des tendances qui commencent à se dégager, qui sont plutôt encourageantes.
00:06:51Alors que les choses soient très claires, aucun triomphalisme, mais des tendances quand même plutôt positives.
00:06:59Une amélioration de la situation, dû notamment au dispositif ville à sécurité renforcée et remarqué par les habitants du quartier.
00:07:07C'est déjà plus calme, ça a changé, ça s'est calme.
00:07:10On avait besoin de ça, je ne reconnaissais plus.
00:07:13D'ailleurs rien que le marché déjà, on n'osait plus venir.
00:07:16Une lutte perpétuelle contre le narcotrafic et l'insécurité,
00:07:20puisque dans la région grenobloise, un jeune homme de 22 ans a encore été blessé par balle dans la nuit de samedi à dimanche.
00:07:30Icône du cinéma, voix grave, devenue icône du grand écran,
00:07:34celle qui était désignée avec Brigitte Bardot comme une des plus belles femmes du monde et est décédée hier.
00:07:39Claudia Cardinal, c'est près d'une centaine de films, donc quelques chefs-d'oeuvre,
00:07:42dont le guépard bien sûr avec Alain Delon en 2019 sur Canal+.
00:07:46Claudia Cardinal expliquait depuis le festival de Cannes pourquoi elle ne voulait pas au début faire de cinéma.
00:07:53Moi, je ne voulais pas faire de cinéma.
00:07:56Pardon ?
00:07:57Je ne voulais pas faire de cinéma.
00:07:59Donc c'est un heureux hasard.
00:08:01Voilà.
00:08:02Pourquoi vous ne vouliez pas faire de cinéma ?
00:08:04Vous êtes danseuse, non ?
00:08:05Parce que, non, parce que j'avais une soeur très belle qui voulait faire du cinéma, mais pas moi.
00:08:11Et puis tout d'un coup, à Tunis, il y avait l'élection de la plus belle italienne de Tunisie.
00:08:15Moi, je ne m'étais pas présentée, bien sûr, c'était avec ma maman.
00:08:18Et il y avait toutes les filles sur le podium et il y a un mec qui arrive, mais là-bas, pof, la plus belle italienne de Tunisie.
00:08:24Et parfois, le destin décide à notre place.
00:08:26Oui, après, j'étais invitée au festival de Venise avec ma maman.
00:08:31J'étais toute jeune, j'avais 16 ans.
00:08:33Et j'étais en bikini, mais en Italie, le bikini n'était pas encore arrivé.
00:08:37Alors tout le monde me photographiait.
00:08:39Allez, comme tous les jours, les tops et les flottes d'audience des Prime, c'était avec Mister Audience.
00:08:45Aias Kévin, va-t'en.
00:08:48Hier soir, nouveau carton pour la série de France 3, la stagiaire incarnée par Michel Bernier,
00:08:53qui est arrivé très largement en tête avec près de 3 900 000 téléspectateurs.
00:08:58TF1 est deuxième avec sa série SWAT, mais très loin derrière, avec un score plutôt décevant,
00:09:02avec à peine plus de 2 millions de personnes.
00:09:04Déception également pour M6, qui avec son émission Mission Travaux, n'est qu'à 1,3 millions.
00:09:09Et à la quatrième place, on retrouve Arte, avec son doc consacré à Monaco.
00:09:13La chaîne est à 892 000.
00:09:15Vous l'aurez compris, c'est donc un gros 8 pour France 2,
00:09:18qui se retrouve relégué à la cinquième place avec seulement 800 000 téléspectateurs
00:09:21devant son doc qui a coulé le Rainbow Warrior.
00:09:23W9 et TF1 sont au coude à coude autour des 600 000,
00:09:27avec les films Bohemian, Rhapsody et le Challenge.
00:09:29France 5 ferme ce classement avec seulement 440 000 téléspectateurs
00:09:33devant son magazine, prenez soin de vous.
00:09:35Mister Audience vous dit, à demain.
00:09:38Allez, je vous propose de découvrir mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:09:42Philippe Ballard, bonjour.
00:09:43Bonjour Jean-Marc Mordy.
00:09:44Merci d'être avec nous, député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement National.
00:09:47Madhissa Hidi, bonjour.
00:09:48Bonjour Jean-Marc.
00:09:49Communication d'influence, Guillaume Bastel, bonjour.
00:09:51Membre du Conseil National de l'UDI.
00:09:53Et Massini Saussine, bonjour.
00:09:55Conseiller municipal d'Hivergauche d'Aubervilliers.
00:09:57Mais tout d'abord, on revient sur cette information qu'on a appris il y a quelques instants.
00:10:01Ce drame qui s'est produit à 8h15 dans le Barin.
00:10:04Cette élève de 14 ans qui a poignardé une enseignante en plein cours.
00:10:09Sabrina Berlin-Bouillet nous a rejoint, journaliste au service police, justice de CNews,
00:10:13avec les toutes dernières infos que vous avez pu recueillir, Sabrina.
00:10:15Tout à fait.
00:10:16C'était ce matin, 8h15, dans le collège Robert Schumann à Benfeld.
00:10:20On est tout près de Célestat, en Alsace.
00:10:21Et c'est là qu'une enseignante s'est faite poignarder dans sa classe par un jeune homme de 14 ans.
00:10:26L'enseignante est âgée de 66 ans.
00:10:28Elle est professeure de musique dans l'établissement.
00:10:31Elle a été blessée au niveau du visage, au niveau du cou aussi.
00:10:34Heureusement, son pronostic vital n'est pas engagé.
00:10:36Elle est hospitalisée en urgence relative.
00:10:39Elle a été évacuée vers un centre hospitalier.
00:10:41Concernant le suspect, le jeune suspect de 14 ans avait d'abord pris la fuite.
00:10:45Dans un premier temps, il a finalement rapidement été interpellé par les gendarmes.
00:10:48Au moment de son arrestation, il s'est porté lui-même des coups de couteau.
00:10:53Et d'après nos informations, il était en arrêt cardio-respiratoire,
00:10:57mais a été réanimé par les secours.
00:10:59Il est donc toujours en urgence absolue,
00:11:01transporté vers l'hôpital d'Aude-Pierre à Strasbourg.
00:11:04Le collège, lui, il a été évacué.
00:11:06Les élèves transférés dans une salle des fêtes juste à côté,
00:11:09le temps que les parents puissent les récupérer pour les sécuriser au mieux.
00:11:13Donc, si j'ai bien compris, l'agresseur pour l'instant est plutôt entre la vie et la mort.
00:11:17Il est entre la vie et la mort, tout à fait.
00:11:18Exactement. Donc, on continue à suivre ça.
00:11:20Vous restez avec nous, Sabrina, parce que je pense qu'on va avoir des informations complémentaires.
00:11:23Dans les minutes qui viennent, on est en direct avec Maxime Repère,
00:11:26qui est vice-président du syndicat national des lycées, collèges et écoles du supérieur.
00:11:29Bonjour. Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:11:31Une nouvelle fois, un drame qui s'est produit à l'intérieur d'un collège.
00:11:37Effectivement, un drame de plus.
00:11:38Alors, j'ai quelques informations supplémentaires que j'ai pu recueillir.
00:11:42J'ai également échangé avec une personne travaillant au sein de l'établissement.
00:11:46Donc, tout d'abord, c'est un établissement qui n'est pas réputé pour être témoin d'actes de violence en son sein.
00:11:55Donc, c'est un établissement qui est plutôt bien géré,
00:11:58avec une direction qui s'est montrée efficace pour régler différents problèmes jusque-là.
00:12:04Donc, ça, c'est le premier point.
00:12:06Le deuxième point, c'est qu'a priori, l'élève en question aurait un profil, je veux dire, assez particulier,
00:12:16dans le sens où il y aurait très probablement des troubles d'ordre psychiatrique.
00:12:21Voilà, c'est un élève qui a été décrit avec un comportement assez perturbé
00:12:26et qui serait actuellement en placement.
00:12:31Donc, voilà les informations que j'ai.
00:12:33Pour revenir sur ce que vous avez dit au début, effectivement, un gramme de plus.
00:12:38On ne compte plus le nombre de cas médiatisés,
00:12:41de professeurs ou de personnels de l'éducation nationale qui sont victimes,
00:12:47victimes d'injures, victimes de menaces, victimes de violences physiques.
00:12:52Et à chaque fois, c'est quelque chose d'insupportable, inadmissible au sein de notre institution.
00:12:58À l'instant, il y a un message d'Elisabeth Borne qui est posté sur les réseaux sociaux,
00:13:04qui dit « Je condamne avec force l'agression d'une enseignante par un élève dans le collège du Barin.
00:13:08J'exprime ma solidarité à l'enseignante et à la communauté scolaire.
00:13:12Une cellule d'urgence a été activée pour accompagner tous les élèves et personnels.
00:13:16Je me rends sur place immédiatement, dit Elisabeth Borne. »
00:13:20Alors, ça ne changera pas grand-chose, bien évidemment,
00:13:21mais on a le sentiment de voir, hélas, ce type de tweet qui s'enchaîne en permanence
00:13:26dès qu'il y a ce type de drame.
00:13:28Effectivement, à chaque fois, c'est le même refrain, c'est la même chanson.
00:13:32Vous savez, on n'a plus vraiment une ministre de l'éducation nationale.
00:13:35On a plutôt une ministre de l'indignation,
00:13:38puisque à chaque fois, on entend la même chose.
00:13:41On s'indigne, on dit que c'est inadmissible,
00:13:44et derrière, on propose des solutions qui ne répondent pas aux problématiques.
00:13:50Et parfois même, des actes émanant des rectorats qui sont même contraires,
00:13:56j'allais dire, au bon sens.
00:13:58Vous savez, je crois d'ailleurs que ça a été évoqué dans votre émission,
00:14:02il y a quelque temps, au début du mois,
00:14:04un élève qui avait menacé de mort une enseignante,
00:14:07qui avait été exclue par un conseil de discipline au sein de l'établissement,
00:14:11et qui avait été réintégré.
00:14:13Donc, parfois, on marche sur la tête,
00:14:16et en fait, on a une ministre qui se manifeste par de beaux discours,
00:14:22des intentions, des propositions qui parfois sont à côté de la plaque.
00:14:28Mais en tout cas, très clairement,
00:14:31notre ministre démissionnaire,
00:14:33qui n'a jamais été spécialiste de questions propres à l'éducation,
00:14:37ne répond pas à nos inquiétudes.
00:14:38– Effectivement, je précise que les images qu'on voit sur la gauche de l'écran
00:14:42sont des images en direct qui nous parviennent du lycée
00:14:45dans lequel le drame s'est produit.
00:14:47Dernière question, Maxime Repère,
00:14:48on a beaucoup parlé ces derniers temps de la fouille des sacs à l'entrée.
00:14:52Est-ce que c'est quelque chose qui est systématique dans les collèges et les lycées ?
00:14:55Parce que là, si c'est le cas,
00:14:56on ne comprend pas comment cet élève est rentré avec une arme blanche.
00:14:59– Ce n'est pas du tout systématique,
00:15:03c'est aléatoire, ça va dépendre des établissements,
00:15:07mais il faut bien prendre conscience que ces fouilles,
00:15:10elles montrent très vite leurs limites.
00:15:13Elles montrent leurs limites parce que ce n'est pas comme ça
00:15:15qu'on va éradiquer la violence.
00:15:18Il faut d'abord s'intéresser à la question de la santé mentale des élèves,
00:15:23comme des personnels, mais santé mentale des élèves,
00:15:25et puis quelque part aussi au rôle des familles, au rôle des parents.
00:15:31Il faut responsabiliser ces familles, il faut responsabiliser ces élèves,
00:15:35il faut s'intéresser à leur santé mentale.
00:15:37Fouiller des sacs ne va pas très clairement résoudre ces problématiques.
00:15:43Et il faut aussi, et je termine par là, davantage de moyens,
00:15:47davantage de personnel, personnel enseignant, mais aussi personnel encadrant,
00:15:51parce qu'autrement, ça restera toujours de la poudre aux yeux, ces mesurettes.
00:15:55Merci beaucoup Maxime Repert, vice-président du syndicat national des lycées,
00:15:58collèges et écoles du supérieur, sur ces informations que vous nous avez données
00:16:02concernant cet élève.
00:16:04On va commenter tout ça dans un instant, mais c'est vrai que la fouille des sacs,
00:16:07c'est quelque chose qui est important, c'est quelque chose qui avait été mis en place,
00:16:10mais ce n'est pas systématique.
00:16:11Donc voilà, ça veut dire que n'importe où, quand même, ces choses-là peuvent arriver.
00:16:14Je vous propose de regarder un reportage qu'on avait fait au mois d'août,
00:16:16où on avait appris que 400 armes avaient été saisies, justement,
00:16:20et ce qui est énorme, vous imaginez, 400 armes blanches saisies
00:16:22lors des fouilles dans ces écoles.
00:16:24C'est bon jeune homme ?
00:16:27Près de 400 armes saisies depuis le mois de mars,
00:16:31lors de plus de 6000 fouilles menées partout en France.
00:16:34Un bilan présenté par la ministre de l'éducation nationale ce mardi,
00:16:39lors de son discours de rentrée.
00:16:41Des fouilles surprises organisées devant les collèges et lycées,
00:16:44qui semblent bien acceptées par les élèves.
00:16:47Il vaut mieux surveiller que rien faire du tout.
00:16:49En plus, moi, du coup, on m'a déjà fouillé.
00:16:51Si on fouille, ça ne prend que quelques minutes avant l'entrée,
00:16:53ça ne retarde personne et ça ne dérange personne.
00:16:55De savoir qu'il y a des contrôles, c'est plutôt rassurant.
00:16:58C'est vrai que quand on y va, d'être rassuré, d'être protégé,
00:17:01c'est toujours mieux.
00:17:02Ça diminue la pression, tout ça.
00:17:04On réfléchit.
00:17:05On se focalise plus sur les études que sur ce qu'il y a autour.
00:17:08Ces contrôles visent d'abord des établissements jugés prioritaires,
00:17:12selon une liste révisée en permanence.
00:17:14Des fouilles aléatoires qui ont leurs limites.
00:17:17On ne peut pas mettre un policier devant ces 58 000 établissements scolaires.
00:17:23Donc déjà, on ne peut pas avoir quelque chose de pérenne.
00:17:26Vous allez avoir donc des fouilles aléatoires.
00:17:29Ces fouilles aléatoires, bien sûr,
00:17:31elles peuvent avoir un côté dissuasif.
00:17:33Elles peuvent permettre également de saisir des armes,
00:17:36ce qu'a annoncé d'ailleurs la ministre.
00:17:38Mais ça ne va pas régler le problème.
00:17:40Dans son allocution, Elisabeth Borne a insisté.
00:17:43Tout élève qui introduit une arme dans un établissement
00:17:46sera traduit systématiquement devant un conseil de discipline.
00:17:50Un signalement sera, en parallèle, transmis au procureur.
00:17:54Voilà, ça c'est dans la théorie.
00:17:55Mais vous l'avez compris,
00:17:56tous les établissements ne sont pas concernés, Philippe Allard.
00:17:58Et c'est la raison pour laquelle il y a des drames,
00:17:59comme celui qui s'est produit ce matin,
00:18:01qui, quoi qu'il en soit, est un drame,
00:18:03même si la professeure est hors de danger.
00:18:04On a cet élève quand même qui s'est poignardé,
00:18:06qui est entre la vie et la mort,
00:18:07nous disait Sabrina, il y a quelques instants.
00:18:09Donc voilà, c'est vrai qu'on est dans tous les cas
00:18:11face à un drame terrible qui s'est produit
00:18:12aux alentours de 8h15 dans le barin ce matin.
00:18:14Oui, on a tous une pensée pour l'enseignant.
00:18:16Depuis les élèves qui ont dû assister à la scène,
00:18:18je pense que ça a dû évidemment les traumatiser.
00:18:21Je suis peut-être plus tout jeune,
00:18:22mais il y a une quarantaine d'années,
00:18:23j'étais encore à l'école, au collège, au lycée.
00:18:29Couteau ou attaquer tout simplement un professeur,
00:18:32un enseignant, il y avait le respect.
00:18:33Mais qu'est-ce qui s'est passé en 40 ans ?
00:18:35C'est déjà une première question qu'on peut se poser.
00:18:36Après, il y a le couteau.
00:18:38Alors 120 attaques ou tentatives d'attaque au couteau par jour.
00:18:42Alors, bon, très bien, il faut fouiller, effectivement.
00:18:44On en est là maintenant, fouiller les sacs.
00:18:45On rappelle quand même que la loi interdit à quiconque
00:18:48de se balader avec un couteau dans la poche
00:18:50sur l'espace public.
00:18:51C'est déjà le fait.
00:18:53Et puis, il y a le point quand même qui interpelle.
00:18:56D'après ce qu'on disait,
00:18:58il s'est autopongardé en quelque sorte.
00:19:01Donc, il y a le profil psychologique.
00:19:02Il faut se souvenir qu'il y a quelques semaines,
00:19:03dans un lycée horticole du Var,
00:19:05il y a un jeune qui sortait,
00:19:07qui avait été hospitalisé en psychiatrie
00:19:09et qui a attaqué plusieurs personnels dans un lycée.
00:19:13Oui, à Antibes.
00:19:14Le professeur et un autre élève.
00:19:16Voilà.
00:19:17Donc, malheureusement,
00:19:18c'était il y a 15 jours, 3 semaines.
00:19:20C'était le 10 septembre dernier.
00:19:21Voilà.
00:19:22Donc, vous voyez, en 15 jours,
00:19:23deux événements majeurs.
00:19:24Donc, il y a un problème du suivi psychiatrique
00:19:26de tous ces jeunes qui peuvent être hospitalisés.
00:19:29Et il avait été relâché.
00:19:30Enfin, il était ressorti quelques jours auparavant.
00:19:33Donc, il y a aussi cet aspect,
00:19:35le suivi psychiatrique de tous ces gamins.
00:19:38On verra tout à l'heure avec Sabrina,
00:19:39si on arrive à avoir des infos sur cet élève
00:19:41et sur qui il est.
00:19:42Parce que pour l'instant,
00:19:42on ne connaît que son âge.
00:19:43A priori, qui est de 14 ans.
00:19:45C'est vrai, Massine Saussine,
00:19:46qu'on est face à une situation
00:19:47qui est terrible aujourd'hui.
00:19:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:19:49on est en train de faire d'un bunker,
00:19:52de transformer en bunker nos lycées,
00:19:54nos collèges.
00:19:55Il faut les préserver des attaques extérieures.
00:19:59Et il faut également les préserver
00:19:59des attaques intérieures.
00:20:00C'est-à-dire des élèves eux-mêmes
00:20:01qui viennent avec des armes.
00:20:03Absolument.
00:20:04Je suis terrifié par ce que nous venons d'apprendre.
00:20:07C'est une triste nouvelle
00:20:08pour la communauté éducative.
00:20:10Et j'en profite d'ailleurs
00:20:11pour leur adresser mon total soutien.
00:20:13Lorsque j'ai adressé mes voeux de rentrée
00:20:16pour cette rentrée 2025-2026,
00:20:21je l'ai adressée devant une école justement
00:20:22qui avait indiqué une banderole
00:20:26expliquant un manque de moyens
00:20:29vis-à-vis de l'État.
00:20:31Et ce manque de moyens
00:20:34se fait ressentir malheureusement
00:20:35à travers cette attaque au couteau
00:20:36que nous voyons là.
00:20:37Bien sûr que la corrélation
00:20:39n'est pas immédiate,
00:20:40mais les conséquences d'une baisse
00:20:41d'assistants de vie scolaire,
00:20:44de personnels qui encadrent les élèves.
00:20:48Vous savez, on ne pourra jamais mettre
00:20:49effectivement un policier derrière
00:20:51chaque établissement,
00:20:53comme le disait le syndicaliste.
00:20:56Et justement, lorsque vous avez
00:20:57une connaissance du terrain,
00:20:59vous avez un personnel de proximité
00:21:01qui est proche des élèves,
00:21:02on sait où taper.
00:21:03On sait qui...
00:21:04On connaît les élèves.
00:21:05On connaît les élèves
00:21:06et on voit qu'il y a un problème
00:21:08de déséquilibre.
00:21:09Mais après, c'est vrai qu'il faut aussi
00:21:10se demander le fait
00:21:11qu'il faille un policier absolument
00:21:12pour faire des fouilles de ça.
00:21:14Est-ce qu'il ne faut pas aussi
00:21:15se libérer un peu de ça
00:21:16et se dire qu'un,
00:21:18comme on appelait un pion à l'époque,
00:21:19puisse fouiller ?
00:21:20Absolument.
00:21:20Il va falloir sourire
00:21:22parce que les policiers,
00:21:22on ne va pas les mettre devant
00:21:23à chaque époque.
00:21:24Nous avons besoin de notre police
00:21:25sur le terrain.
00:21:25Et justement,
00:21:26on est en direct avec un policier.
00:21:27On est en direct avec Michel Coriot,
00:21:29qui est délégué national
00:21:30de Police Alliance.
00:21:31Bonjour, merci beaucoup
00:21:32d'être en direct avec nous.
00:21:34D'abord, est-ce que vous avez
00:21:34des informations complémentaires
00:21:36par rapport à ce qui s'est passé
00:21:37ce matin ?
00:21:39Voilà, on l'a perdu visiblement.
00:21:41On va essayer de le récupérer
00:21:42dans un instant.
00:21:43On va faire le CNews Info
00:21:44et puis ensuite,
00:21:45on va récupérer Michel Coriot.
00:21:47On refera un nouveau point
00:21:47avec Sabrina,
00:21:49effectivement,
00:21:49pour savoir
00:21:50quelles sont les dernières informations
00:21:51qu'on a reçues face
00:21:52à cette attaque,
00:21:54cette élève
00:21:54qui a attaqué
00:21:54cette professeure au couteau,
00:21:56cette élève
00:21:56qui s'est ensuite poignardée.
00:21:57Tout de suite,
00:21:58le CNews Info,
00:21:58Samaya Labidi.
00:21:59Je condamne avec force
00:22:04l'agression d'une enseignante
00:22:05par un élève
00:22:06dans un collège du Bas-Rhin.
00:22:07J'exprime ma solidarité
00:22:08à l'enseignante
00:22:09et à la communauté scolaire.
00:22:11Elle est mot sur X
00:22:12d'Elisabeth Borne,
00:22:13ministre démissionnaire
00:22:14de l'Éducation nationale
00:22:15qui précise
00:22:15qu'une cellule d'urgence
00:22:17a été activée
00:22:18et qu'elle se rend
00:22:18immédiatement sur place.
00:22:21Ouverture depuis 9h30
00:22:22du procès du viol
00:22:23de Claire Géronimi
00:22:24et d'une autre victime
00:22:25âgée de 19 ans.
00:22:27Elle l'accusait,
00:22:28un centre-africain
00:22:28de 27 ans sous OQTF
00:22:30a déjà été condamné
00:22:3111 fois par la justice,
00:22:33notamment pour violences,
00:22:34menaces,
00:22:35port d'armes
00:22:35ou encore des affaires
00:22:36liées aux stupéfiants.
00:22:38Et puis au moins
00:22:3914 personnes sont mortes
00:22:40à Taïwan
00:22:40des suites de la rupture
00:22:41d'une digue
00:22:42provoquée par le passage
00:22:43du typhon Ragaza.
00:22:45Typhon qui balaie ce matin
00:22:46le sud de la Chine.
00:22:47Conséquence,
00:22:48Hong Kong est passé
00:22:49en alerte maximale
00:22:50face aux pluies diluviennes
00:22:51et aux fortes rafales de vent.
00:22:53Merci beaucoup,
00:22:54Sommaya.
00:22:54On continue donc
00:22:55cette page spéciale
00:22:55consacrée à ce drame
00:22:56qui s'est produit ce matin
00:22:57à 8h15 dans Le Barin.
00:22:59On est avec Michel Coriot,
00:23:00délégué national
00:23:01de la police alliance.
00:23:02Bonjour,
00:23:02merci d'être en direct
00:23:03avec nous.
00:23:03On vous a retrouvé.
00:23:04Est-ce que vous avez
00:23:05des informations
00:23:05sur ce qui s'est passé
00:23:07ce matin ?
00:23:08Non, pas précisément
00:23:10puisque je rappelle
00:23:10que ce drame a eu lieu
00:23:11en zone gendarmerie
00:23:13qui n'est pas évidemment
00:23:14de notre compétence.
00:23:16Mais ce que je peux dire
00:23:17en tout cas,
00:23:17c'est que cette scène
00:23:18n'est évidemment pas
00:23:19un fait divers isolé.
00:23:21C'est en réalité
00:23:22le reflet d'une violence
00:23:23quotidienne
00:23:24qui frappe les salles de classe
00:23:26mais aussi les halls d'immeubles
00:23:27les transports, la rue.
00:23:30Chaque jour,
00:23:30nos collègues,
00:23:31ils interviennent
00:23:31sur des agressions
00:23:32à l'arme blanche.
00:23:34Chaque jour,
00:23:35il y a des innocents
00:23:35qui tombent
00:23:36sous les coups d'adolescents
00:23:37qui se croient intouchables
00:23:39parce qu'en réalité,
00:23:40ils n'ont pas tort
00:23:41parce qu'ils le sont
00:23:42quasiment à chaque fois
00:23:43sans réponse pénale
00:23:44suffisamment dissuasive.
00:23:46Et cette fois,
00:23:47c'est malheureusement
00:23:47une enseignante
00:23:48qui en paye le prix.
00:23:51Mais vous le savez comme moi,
00:23:52la liste des victimes
00:23:53de ce genre d'agressions
00:23:54va continuer à grandir
00:23:55si on ne prend pas
00:23:56les mesures qui s'imposent.
00:23:58Et les mesures qui s'imposent,
00:23:59c'est quoi précisément ?
00:24:00Parce que je le disais tout à l'heure,
00:24:01on est en train parfois
00:24:01de transformer en bunker
00:24:02nos collèges,
00:24:03nos lycées.
00:24:04Est-ce que c'est ça
00:24:04la solution aujourd'hui
00:24:05pour qu'il y ait la paix
00:24:06dans les lycées ?
00:24:06Est-ce qu'on en est là
00:24:07en 2025 en France ?
00:24:09Écoutez,
00:24:10le problème aussi,
00:24:11c'est qu'on a
00:24:12certains politiques
00:24:12qui sont à diminuer
00:24:14de la réalité du terrain.
00:24:15Je vais vous prendre
00:24:16un exemple précis.
00:24:17L'ancien Premier ministre
00:24:18François Bayrou
00:24:19avait choisi d'interdire
00:24:20la vente de couteaux mineurs.
00:24:22Alors très bien, parfait,
00:24:23avec de très beaux discours
00:24:24dont nos hommes politiques
00:24:25ont le talent.
00:24:26Mais c'est quoi le bilan
00:24:27de cette mesure ?
00:24:28En fait, il n'y en a absolument aucun.
00:24:29Ça n'a servi strictement à rien.
00:24:31Et nous, policiers,
00:24:32on est toujours en première ligne
00:24:33et au même stade
00:24:33face à ces individus.
00:24:35En fait, tout ça pour vous dire
00:24:37qu'on ferme les yeux
00:24:37sur le fond du problème.
00:24:39Alors évidemment,
00:24:39la psychiatrie en fait partie
00:24:41et il faut évidemment
00:24:41renforcer ce domaine.
00:24:43Mais le danger,
00:24:45il ne réside pas dans l'objet,
00:24:46mais dans l'absence totale
00:24:48aussi de crainte de la sanction.
00:24:50Tant qu'un adolescent
00:24:51pourra porter un couteau
00:24:53sans rien risquer
00:24:53ou l'utilisant
00:24:55en sachant qu'il est risque si peu,
00:24:57eh bien on continuera
00:24:58très malheureusement
00:24:59à compter les blessés
00:25:01et les morts.
00:25:01Et c'est aussi triste que ça.
00:25:04On ne combat pas
00:25:05l'effondrement de l'autorité
00:25:06avec des mesures gadget.
00:25:07Nous, ce qu'on attend
00:25:09en tant que policiers,
00:25:10ce qu'on attend
00:25:10en alliance police nationale,
00:25:12ce n'est plus un choc,
00:25:13c'est bien un électrochoc
00:25:14d'autorité dont on a besoin,
00:25:15dont nos collègues ont besoin
00:25:16sur le terrain au quotidien.
00:25:17Je reviens juste
00:25:19sur ce que vous avez dit
00:25:19sur les ventes de couteaux
00:25:21qui étaient interdites aux mineurs.
00:25:23Enfin, je l'avais dit à l'époque
00:25:24parce que vraiment,
00:25:25moi, je trouve que c'est
00:25:26de la communication des années 80.
00:25:27C'est prendre les gens
00:25:28pour des imbéciles.
00:25:29Excusez-moi,
00:25:29parce qu'un couteau,
00:25:30il y en a dans toutes les cuisines.
00:25:31Donc dire on interdit
00:25:32la vente des couteaux aux mineurs,
00:25:34c'est d'un ridicule absolu.
00:25:36La situation est si grave
00:25:38qu'on ne comprend pas
00:25:39comment on peut faire
00:25:39des annonces aussi stupides.
00:25:42Excusez-moi,
00:25:42les couteaux,
00:25:43ils sont partout.
00:25:44Donc dire on interdit
00:25:45la vente aux mineurs,
00:25:45c'est du pipeau,
00:25:46c'est du vent.
00:25:48C'est absolument ça.
00:25:49Et puis, je peux vous dire
00:25:50que si vous partagez ce constat,
00:25:52alors qu'on, nous, policiers,
00:25:53alors qu'on est en attente
00:25:54de moyens,
00:25:55on est en attente
00:25:55d'électrochoc de sécurité,
00:25:58on entend ce genre d'annonces,
00:26:00ça nous laisse pour toi.
00:26:01Nous, ce qui nous alarme,
00:26:02c'est la réalité du terrain.
00:26:03Et la réalité du terrain,
00:26:04c'est qu'à 13 ou à 14 ans,
00:26:06parfois même plus jeunes,
00:26:07certains n'ont déjà
00:26:08plus aucune barrière.
00:26:09Ils peuvent frapper,
00:26:10blesser, parfois tuer,
00:26:12sans la moindre conscience
00:26:13des conséquences derrière.
00:26:15Pourquoi ?
00:26:15Parce que l'impunité,
00:26:17elle s'est installée
00:26:18comme une norme
00:26:19un peu partout sur le territoire.
00:26:21Et ce que nous vivons,
00:26:22ce n'est plus seulement
00:26:23une crise d'autorité,
00:26:24c'est l'explosion pure et simple
00:26:25de toute notion de limite.
00:26:27Et comme je vous le disais,
00:26:28c'est un véritable
00:26:29électrochoc d'autorité
00:26:30qu'il nous faut
00:26:31parce que sans ça,
00:26:31on ne s'en sortira pas.
00:26:32Et dans tous les domaines,
00:26:33effectivement.
00:26:34Merci beaucoup,
00:26:34Michel Coriot.
00:26:34Merci d'avoir été avec nous,
00:26:36délégué national Alliance.
00:26:37Dans un instant,
00:26:37on va refaire un point
00:26:38avec Sabrina
00:26:38sur les dernières informations
00:26:40qu'on a.
00:26:40Je vous précise
00:26:41que Gabriel Attal,
00:26:42éphémère ministre
00:26:43de l'éducation,
00:26:45a tweeté lui aussi.
00:26:46Il dit dans le barin
00:26:47au collège Robert Schumann,
00:26:48une ancienne yande
00:26:49vient d'être victime
00:26:50d'une agression au couteau.
00:26:52Le choc est grand,
00:26:53notre solidarité totale,
00:26:54l'école doit être un sanctuaire.
00:26:55Voilà,
00:26:55on portera ça jusqu'au bout,
00:26:58un lieu de transmission.
00:26:59Mais la question,
00:26:59c'est qu'est-ce qu'on fait ?
00:27:00Voilà.
00:27:00Qu'est-ce qu'on fait,
00:27:01Madi Saïdi ?
00:27:03D'abord,
00:27:03je veux redire mon soutien
00:27:04à la communauté éducative
00:27:06et à l'enseignante,
00:27:07évidemment,
00:27:09et dire combien,
00:27:10malheureusement,
00:27:11je crois que les politiques
00:27:12n'ont pas réellement pris
00:27:14conscience
00:27:14de la gravité du problème.
00:27:17On en a assez régulièrement
00:27:19et honnêtement,
00:27:21aller dire que
00:27:21je crois qu'ils n'ont pas conscience,
00:27:23ils sont complètement hors sol.
00:27:24Comment est-ce qu'on peut penser
00:27:25qu'en enlevant la vente
00:27:27des couteaux,
00:27:28ça changerait quelque chose ?
00:27:29Mais c'est de la com'
00:27:30des années 80,
00:27:31je vous dis,
00:27:31on nous prend pour des couillons.
00:27:34Excusez-moi,
00:27:34je suis marseillais,
00:27:35c'est l'expression qui me vient,
00:27:36mais voilà.
00:27:37C'était complètement ma pensée.
00:27:40Mais oui,
00:27:40c'est complètement prendre des gens
00:27:42pour des...
00:27:42Voilà,
00:27:43comme vous l'avez dit,
00:27:43c'est ça.
00:27:44Parce qu'en réalité,
00:27:45un gamin,
00:27:46s'il a envie de sortir
00:27:46avec un couteau,
00:27:47il a juste à aller dans sa cuisine,
00:27:48il va le récupérer.
00:27:48Bien sûr,
00:27:49mais bien sûr.
00:27:49Voilà.
00:27:50Et je crois qu'on n'a toujours
00:27:51pas conscience,
00:27:51en tout cas,
00:27:52ceux qui nous gouvernent
00:27:52n'ont pas conscience
00:27:53de la gravité du problème.
00:27:55Et évidemment,
00:28:00il y a une question de moyens peut-être,
00:28:01mais il y a aussi
00:28:02le socle de tout ce qui se passe
00:28:04aujourd'hui dans nos écoles,
00:28:05c'est la question de l'éducation.
00:28:06Où sont les parents ?
00:28:07Comment un gamin sort de chez lui
00:28:09avec un couteau ?
00:28:10Comment aujourd'hui...
00:28:11À 14 ans,
00:28:11il a 14 ans.
00:28:13À 14 ans,
00:28:13il sort de chez lui
00:28:14avec un couteau.
00:28:15Pourquoi il sort avec un couteau ?
00:28:16Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui,
00:28:17un gamin n'a pas peur
00:28:18de l'autorité
00:28:19que représente le professeur ?
00:28:21Le professeur,
00:28:22c'est une autorité.
00:28:22Pendant longtemps,
00:28:23moi,
00:28:23je fais partie de ces gamins
00:28:24pour qui il y avait les parents,
00:28:25il y avait la police,
00:28:26il y avait le professeur.
00:28:28Et aujourd'hui,
00:28:28il n'y a plus aucune crainte,
00:28:29il n'y a plus de respect
00:28:30à cette crise de l'autorité
00:28:31qui est de plus en plus grande
00:28:34aujourd'hui.
00:28:35Et évidemment,
00:28:35les réponses qu'on apporte,
00:28:36c'est d'abord,
00:28:37on déplore les pauvres gamins
00:28:38qui, évidemment,
00:28:39sont les enfants
00:28:39les plus malheureux du monde.
00:28:40Donc, quand on est malheureux,
00:28:41forcément,
00:28:41on est délinquant.
00:28:43Et on ne trouve
00:28:43aucune solution pérenne.
00:28:45Il n'y a rien de vrai
00:28:46aujourd'hui
00:28:47dans les solutions qu'on apporte.
00:28:48Et l'autre question
00:28:48qui va faire plaisir
00:28:49à Guillaume Vastel,
00:28:50je pense,
00:28:50parce que je sais
00:28:51que c'est un de ses combats,
00:28:51c'est la santé.
00:28:53L'autre question
00:28:54qui se pose,
00:28:56c'est la santé psychologique
00:28:57de ce gamin.
00:28:58Comment est-ce possible
00:28:59que ce gamin,
00:29:00s'il avait des problèmes
00:29:01psychologiques,
00:29:03il n'ait pas été détecté plus tôt,
00:29:04les parents ne s'en soient pas occupés ?
00:29:06Parce qu'un gamin
00:29:06qui, ensuite,
00:29:07au moment de son arrestation,
00:29:08comme on l'a appris
00:29:09par les gendarmes,
00:29:10se porte plusieurs coups de couteau,
00:29:11c'est qu'il y a
00:29:12des problèmes psychologiques
00:29:14et on revoit
00:29:14l'entrée du lycée en direct
00:29:15pendant que vous répondez.
00:29:16Écoutez, Jean-Marc,
00:29:19ce qui me rassure,
00:29:20c'est que, pour une fois,
00:29:21je ne vais pas créer
00:29:22un tollé sur le plateau
00:29:23en questionnant
00:29:24la santé mentale
00:29:25de la personne
00:29:26qui a utilisé
00:29:27le fameux couteau.
00:29:29Moi, j'ai beau faire,
00:29:32je persiste et signe
00:29:33quelqu'un qui passe à l'acte
00:29:34avec une arme blanche,
00:29:36il y a un moment
00:29:36où il faut quand même
00:29:37questionner la stabilité
00:29:39psychologique ou psychiatrique.
00:29:41Bon, évidemment,
00:29:43sur ce cas précis,
00:29:45la première chose,
00:29:46bon, tout le monde l'a dit,
00:29:47on est tous d'accord,
00:29:47moi, je suis enseignant
00:29:48par ailleurs,
00:29:50évidemment qu'on ne peut
00:29:52qu'être solidaire
00:29:53vis-à-vis du corps enseignant.
00:29:54Mais une fois qu'on a dit ça,
00:29:56il y a quand même un problème
00:29:57que Madi a très bien souligné,
00:30:00c'est la question
00:30:01de la transmission
00:30:02des valeurs et de l'éducation.
00:30:04Moi, je suis père de famille,
00:30:06je n'imagine pas
00:30:07une demi-seconde
00:30:08qu'un de mes enfants
00:30:09parte le matin
00:30:10avec un couteau,
00:30:11qu'il l'ait acheté
00:30:11dans le commerce
00:30:13ou qu'il l'ait pris
00:30:13dans la cuisine,
00:30:14c'est même pas le sujet,
00:30:15à la limite.
00:30:16Alors oui, effectivement.
00:30:17Après, il peut le cacher,
00:30:17on peut imaginer
00:30:18qu'à 14 ans,
00:30:18il peut le cacher.
00:30:19Il peut le cacher.
00:30:20Mais moi,
00:30:20ce qui m'interpelle plus,
00:30:21souvenez-vous,
00:30:22la semaine dernière,
00:30:22c'est l'état de santé mentale.
00:30:24Oui.
00:30:25Parce que les parents,
00:30:26ils doivent voir quand même
00:30:28si leur gamin est déséquipé.
00:30:29Après, cacher un couteau,
00:30:30honnêtement,
00:30:31je pense qu'il ne faut pas
00:30:33trop dire qu'on s'en aperçoit
00:30:34forcément,
00:30:34il prend un couteau
00:30:35dans la cuisine,
00:30:35il le met dans son sac à dos,
00:30:37voilà.
00:30:38Mais il y a le problème
00:30:39de la santé mentale.
00:30:40Il y a le problème
00:30:41de la santé mentale,
00:30:41mais même en amont de ça,
00:30:43on en parlait la semaine dernière
00:30:45sur ce plateau,
00:30:46il y a la question
00:30:46de la notion de valeur.
00:30:49Qu'est-ce qui...
00:30:49Le bien et le mal.
00:30:50La transmission
00:30:51de ces valeurs-là.
00:30:52Ça, ça relève de l'éducation.
00:30:54Qu'un enfant de 14 ans
00:30:55prenne un couteau,
00:30:56ne serait-ce qu'il prenne
00:30:57un couteau
00:30:57et qu'il vienne au collège avec,
00:30:59ça veut déjà dire
00:31:00qu'il y a un échec
00:31:01dans la transmission des valeurs.
00:31:02Ça veut dire que cet enfant,
00:31:04il ne se rend pas compte
00:31:04du bien et du mal
00:31:06et quand il prend le couteau,
00:31:07c'est déjà perdu.
00:31:07Juste, on va faire le point
00:31:08avec Sabrina,
00:31:09mais il y a une réaction
00:31:10à l'instant de Laurent Wauquiez
00:31:11et je voudrais...
00:31:12Alors, c'est une réaction politique
00:31:13Philippe Ballard,
00:31:14mais je voudrais vous la lire.
00:31:15Elle est étonnante.
00:31:17Il reprend cette info
00:31:18de l'enseignant de Poinardier
00:31:19par un élève de 14 ans
00:31:20et il répond
00:31:2114 ans,
00:31:22trois points de suspension,
00:31:23voilà où nous mène le laxisme.
00:31:25Oui, alors...
00:31:26Il n'y a pas d'autre mot.
00:31:27Il y a juste, voilà.
00:31:2814 ans,
00:31:29voilà où nous mène le laxisme.
00:31:30Oui, c'est sûr
00:31:30qu'à 14 ans,
00:31:31il se livre à ça.
00:31:32Mais pour être concret
00:31:33et répondre un peu
00:31:34au syndicaliste d'Alliance
00:31:35qui était là,
00:31:35effectivement...
00:31:36Vous nous en avez juste
00:31:36sur Laurent Wauquiez déjà.
00:31:37Oui, mais je ne vois pas
00:31:38où ils vont venir.
00:31:39Enfin, oui,
00:31:39c'est ce que je disais tout à l'heure.
00:31:41Il y a une quarantaine d'années,
00:31:42au collège, au lycée,
00:31:44on n'imaginait même pas
00:31:45qu'un jour,
00:31:45une enseignante
00:31:46pouvait être poignardée.
00:31:48Et là, c'est, oui,
00:31:49effectivement, à 14 ans.
00:31:50Alors, on va reposer la question
00:31:51que fait la famille ?
00:31:52Est-ce qu'il y avait même
00:31:53d'ailleurs une famille ?
00:31:54Le suivi psy,
00:31:55j'en ai parlé tout à l'heure,
00:31:56effectivement.
00:31:56Il y a 15 jours,
00:31:57à Antibes.
00:31:57Enfin, il avait été hospitalisé
00:31:59dans une unité...
00:32:00Vous l'avez dit,
00:32:01on ne va pas y revenir.
00:32:02Voilà, et il ressort.
00:32:04Non, mais pour le syndicaliste
00:32:05policier, quand même,
00:32:06la majorité pénale,
00:32:07effectivement, il disait...
00:32:08Mais à 14 ans,
00:32:09on ne va pas la descendre
00:32:10à 14 ans,
00:32:10la majorité pénale.
00:32:11Au moins à 15 ans.
00:32:12Oui, d'accord,
00:32:12mais donc à 14 ans,
00:32:13il ne serait pas concerné.
00:32:14Et puis, ils les ont fermés
00:32:14pour les cas les plus rares
00:32:15en prison.
00:32:16Et dans les autres cas,
00:32:17dans les centres éducatifs
00:32:18fermés.
00:32:18Il n'y en a même pas un
00:32:19par département.
00:32:20Donc, on pourrait peut-être
00:32:21commencer par enfermer
00:32:22pour mettre à l'abri
00:32:23la société.
00:32:24Sabrina, on va faire
00:32:25un nouveau point avec vous
00:32:26sur les toutes dernières
00:32:26informations que vous avez
00:32:27pu recueillir concernant
00:32:28ce drame qui s'est déroulé
00:32:29ce matin dans le Barin.
00:32:30Voilà, ce matin,
00:32:318h15, dans le collège
00:32:32Robert Schumann.
00:32:33C'est à Benfeld,
00:32:34près de Célestin, en Alsace.
00:32:36C'est là que l'enseignante
00:32:37s'est fait poignarder
00:32:38dans sa classe
00:32:39par un jeune homme de 14 ans.
00:32:40L'enseignante est âgée
00:32:41de 66 ans.
00:32:42Elle est professeure de musique
00:32:43dans l'établissement.
00:32:45Elle a été blessée
00:32:45au niveau du visage
00:32:46et du cou.
00:32:47Heureusement,
00:32:51relative évacué
00:32:52vers un centre hospitalier.
00:32:53Quant au jeune suspect,
00:32:54il avait pris la fuite
00:32:56dans un premier temps.
00:32:57Il a été rapidement
00:32:58interpellé par les gendarmes
00:32:59au moment de son arrestation.
00:33:00Il s'est porté lui-même
00:33:02des coups de couteau
00:33:02au niveau de la gorge.
00:33:05Il était en arrêt
00:33:06cardio-respiratoire.
00:33:07Finalement,
00:33:07il a été réanimé
00:33:08par les secours
00:33:08mais il est entre la vie
00:33:09et la mort.
00:33:10Il est en urgence absolue
00:33:11transporté d'urgence
00:33:13vers l'hôpital d'Haute-Pierre
00:33:14à Strasbourg.
00:33:15Concernant les élèves,
00:33:16le collège a été évacué
00:33:17et les élèves transférés
00:33:18dans la salle des fêtes
00:33:19à côté en attendant
00:33:21d'être récupérés
00:33:22par leurs parents
00:33:23pour garantir
00:33:23une sécurité maximale.
00:33:25Une nouvelle information
00:33:25que vous nous livrez,
00:33:26il s'est porté des coups de couteau
00:33:27à la gorge.
00:33:27Au niveau de la gorge.
00:33:28Donc, il y avait vraiment
00:33:29la volonté de mourir.
00:33:30Oui, et ce qui expliquerait
00:33:31qu'il a été en arrêt
00:33:32cardio-respiratoire
00:33:33aussi soudainement.
00:33:35Voilà ce qu'on pouvait vous dire
00:33:36sur ce sujet.
00:33:36On y revient à 11h30,
00:33:37bien évidemment.
00:33:38Sabrina reviendra
00:33:38avec les tout dernières infos
00:33:39tout à l'heure à 11h30.
00:33:41Dans l'actualité également,
00:33:42il y a cette information
00:33:43qu'on va vous révéler
00:33:43grâce à notre confrère
00:33:46Jules Laurence de Frontières.
00:33:47Écoutez bien cette histoire.
00:33:49C'est un policier
00:33:50qui a été blessé 21 jours
00:33:52d'ITT dans un centre
00:33:54de rétention
00:33:55et l'homme
00:33:56qu'il a agressé
00:33:57a été condamné
00:33:59à ce qu'on a appelé avant
00:34:00un rappel à la loi.
00:34:01Rappel à la loi
00:34:02pour avoir blessé
00:34:03un policier
00:34:03qui a 21 jours.
00:34:04On est en direct
00:34:05avec Jules Laurence,
00:34:06rédacteur en chef à Frontières.
00:34:07Bonjour Jules,
00:34:07merci d'être en direct
00:34:09avec nous.
00:34:09Alors racontez-nous
00:34:10ce qui s'est passé
00:34:10et quelles sont
00:34:11les informations
00:34:12que vous avez.
00:34:14Bonjour Jean-Marc,
00:34:14c'est une histoire
00:34:15où on marche complètement
00:34:16sur la tête.
00:34:17Le 17 septembre dernier,
00:34:18en effet,
00:34:19un policier a été agressé
00:34:20par un individu
00:34:21sous le QTF
00:34:22au centre de rétention
00:34:23administrative de Vincennes.
00:34:24Dans l'effet,
00:34:25le policier y circulait
00:34:26dans le couloir du CRA
00:34:28et il a trouvé
00:34:29en fait un de ses collègues
00:34:30en difficulté
00:34:30avec ce retenu
00:34:32sous le QTF.
00:34:33Il a tenté
00:34:33avec son collègue
00:34:35de maîtriser
00:34:35l'individu sous le QTF
00:34:36qui s'est débattu,
00:34:38qui est devenu
00:34:38extrêmement violent
00:34:39et l'individu a commencé
00:34:40à sonner des coups de tête
00:34:41finalement au policier
00:34:43tellement il y avait
00:34:44de violences.
00:34:44Un troisième policier
00:34:45a dû venir
00:34:45et intervenir sur place
00:34:46et lorsqu'il a asséné
00:34:47des coups de tête
00:34:48finalement le retenu
00:34:49sous le QTF
00:34:50a blessé gravement
00:34:52à la main
00:34:52un des policiers
00:34:53et vous le mentionnez
00:34:54ce policier
00:34:55il a été gravement blessé
00:34:57au doigt
00:34:57au doigt
00:34:57ce qui fait qu'aujourd'hui
00:34:58il a 21 jours
00:34:59d'ITT
00:35:00donc d'interruption
00:35:01totale de travail
00:35:02à tel point
00:35:03qu'il va même devoir
00:35:04sûrement faire
00:35:04une opération chirurgicale.
00:35:07Alors l'individu
00:35:07sous le QTF
00:35:08il a été mis
00:35:09en garde à vue
00:35:10et deux jours après
00:35:11il a été présenté
00:35:12au tribunal judiciaire
00:35:13de Paris
00:35:13et vous l'avez mentionné
00:35:14Jean-Marc
00:35:15il a simplement pris
00:35:16un rappel
00:35:17probatoire pénal
00:35:19c'est-à-dire
00:35:19ce qu'on appelait avant
00:35:20un rappel à la loi
00:35:21donc le policier
00:35:23est complètement indigné
00:35:24il se dit que finalement
00:35:25aujourd'hui
00:35:25on peut lui casser
00:35:27un doigt
00:35:27on peut aujourd'hui
00:35:29avoir 21 jours
00:35:30d'ITT
00:35:30quand on est policier
00:35:31et avoir un individu
00:35:32qui prend simplement
00:35:33un rappel à la loi
00:35:34il faut aussi mentionner
00:35:35que ce policier
00:35:36il estime avoir
00:35:37aucun soutien hiérarchique
00:35:38aucun soutien
00:35:39évidemment dans la justice
00:35:41l'individu
00:35:42c'est pas la première fois
00:35:43qu'il est violent
00:35:44il a déjà commis
00:35:45des vols avec violence
00:35:46donc il devait partir
00:35:48ce 26 septembre prochain
00:35:50on sait pas encore
00:35:51s'il va être expulsé
00:35:52mais quoi qu'il en soit
00:35:53le policier est absolument
00:35:54écœuré du laxisme
00:35:55et du peu de soutien
00:35:56hiérarchique
00:35:57qu'il obtient aujourd'hui
00:35:58Jules l'histoire
00:35:59elle est totalement folle
00:36:00quand même
00:36:00un rappel à la loi
00:36:01alors que le policier
00:36:02de l'autre côté
00:36:03a 21 jours d'ITT
00:36:04c'est une carte blanche
00:36:06à tous ceux
00:36:07qui ont envie
00:36:07de s'attaquer
00:36:07à des policiers
00:36:08un jugement comme ça
00:36:09c'est exactement ça
00:36:10et c'est encore plus grave
00:36:11Jean-Marc
00:36:12parce qu'il m'expliquait
00:36:13que finalement
00:36:13dans ce centre
00:36:14de rétention administrative
00:36:15de Vincennes
00:36:16c'est tous les jours
00:36:17qu'il y a des retenues
00:36:17qui sont violentes
00:36:18c'est tous les jours
00:36:19qu'il y a des retenues
00:36:20qui insultent les policiers
00:36:21il m'expliquait
00:36:22qu'encore hier
00:36:23Jean-Marc
00:36:23il y avait une policière
00:36:25qui a été agressée
00:36:27par un retenu
00:36:27sous OQTF
00:36:28encore une fois
00:36:29et finalement
00:36:30ils ont l'impression
00:36:31ces policiers
00:36:31aujourd'hui
00:36:32que personne ne les écoute
00:36:33que la justice
00:36:34ne les soutient pas
00:36:35que les retenues
00:36:36peuvent tout se permettre
00:36:37avec eux
00:36:37et que derrière
00:36:38la presse n'en parlera pas
00:36:40qu'ils n'auront pas
00:36:40de soutien de leur confrère
00:36:42ni de leur hiérarchie
00:36:43donc ils sont absolument
00:36:44écoeurés
00:36:44et comme je vous dis
00:36:45Jean-Marc
00:36:45il ne faut pas non plus
00:36:46il faut vraiment rappeler
00:36:47que ce policier
00:36:48il va probablement
00:36:48être opéré du doigt
00:36:50il va subir une intervention
00:36:51chirurgicale sur son doigt
00:36:52tellement l'individu
00:36:54a frappé fort
00:36:54avec sa tête
00:36:55sur l'annulaire du policier
00:36:57Merci beaucoup
00:36:58Jean-Laurence
00:36:58merci d'avoir été
00:36:59en direct avec nous
00:37:00pour nous parler
00:37:01de cette information
00:37:01et c'est vrai que cette violence
00:37:02en plus dans les centres
00:37:03de rétention
00:37:04elle est quasi quotidienne
00:37:05c'est ce que nous montrent
00:37:06à peu près tous ceux
00:37:08qui sont là-bas
00:37:09regardez cet extrait
00:37:10du doc d'hier soir
00:37:12diffusé sur Sion
00:37:12on parle justement
00:37:13de la violence
00:37:13des OQTF
00:37:14dans les centres de rétention
00:37:15il faut dire qu'en CRA
00:37:17les retenues ne sont pas
00:37:18considérées comme des prisonniers
00:37:20pas de cellules individuelles
00:37:22pas d'enfermement
00:37:23un environnement accidentogène
00:37:25les centres de rétention
00:37:26sont explosifs
00:37:27il y a déjà
00:37:28des communautés
00:37:29qui se créent
00:37:29entre les pays de l'Est
00:37:30et les pays d'Afrique
00:37:31il y a des rixes
00:37:33il y a des violences quotidiennes
00:37:35des incidents
00:37:36envers le personnel médical
00:37:38moi dans les CRA
00:37:39qui étaient dans mes départements
00:37:41ils arrachaient
00:37:41les fenêtres
00:37:43le bord des fenêtres
00:37:44le cadre en aluminium
00:37:45pour se faire
00:37:46des couteaux
00:37:47qu'ils aiguisaient
00:37:48sur les murs
00:37:49ou contre les sols
00:37:51c'était pour se battre entre eux
00:37:52des tentatives de suicide
00:37:53il y a
00:37:54beaucoup d'étrangers
00:37:56qui se mutilent
00:37:57et qui cherchent
00:37:58à aller à l'hôpital
00:37:59en pensant qu'à l'hôpital
00:38:00on pourra s'échapper
00:38:01s'enfuir
00:38:03tous les jours
00:38:04quel que soit
00:38:05le centre de rétention
00:38:06vous avez un incident
00:38:08avec une personne
00:38:09ou un groupe de personnes
00:38:11notamment dans certaines phases
00:38:12je pense en particulier
00:38:14à la phase du ramadan
00:38:15en fin de soirée
00:38:16il y a des incidents
00:38:17parce qu'il y a
00:38:18une grande nervosité
00:38:20les retenues sont fatiguées
00:38:22en France
00:38:23il n'existe que
00:38:242000 places en CRA
00:38:25pour 140 000 au QTF
00:38:27un manque de place
00:38:28qui constitue
00:38:29l'un des principaux obstacles
00:38:30à leur exécution
00:38:31ma sinissa
00:38:33au sin moi je vais vous dire
00:38:34je suis désespéré
00:38:35quand j'entends ça
00:38:36quand j'entends
00:38:36un policier
00:38:37qui a 21 jours
00:38:38dit été
00:38:39et en face
00:38:40l'agresseur
00:38:41il a un rappel
00:38:42à la loi
00:38:42comment vous voulez
00:38:44vous en sortir ?
00:38:45c'est à dire que d'un côté
00:38:45il y a les discours
00:38:46en disant
00:38:46on va être dur
00:38:47on va être de plus en plus dur
00:38:48attention vous allez voir
00:38:49ce que vous allez voir
00:38:50et quand on regarde les faits
00:38:51quand on regarde ces histoires
00:38:52donc personne ne va parler ailleurs
00:38:53vous allez entendre nulle part
00:38:55cette histoire
00:38:56alors c'est peut-être
00:38:56d'être extrême droite
00:38:57que d'en parler
00:38:57j'en sais rien
00:38:58ça fera plaisir à Delphine Arnotte
00:38:59mais en tout cas
00:39:00je trouve ça honteux
00:39:01c'est un scandale
00:39:02oui
00:39:03c'est pas tant la question
00:39:06de l'OQTF ou non
00:39:07c'est la question
00:39:08de la personne
00:39:08qui est agressive
00:39:09et qui a effectivement
00:39:11d'ailleurs j'en profite
00:39:13pour adresser
00:39:13mon total soutien
00:39:14à la police nationale
00:39:15oui mais le policier
00:39:16il vous dit
00:39:16je suis tout seul
00:39:17vous avez entendu
00:39:18ce que disait Jules
00:39:18il dit je suis tout seul
00:39:19et il y a ce policier
00:39:20en particulier
00:39:21qui a été gravement blessé
00:39:22parce que 21 jours d'ITT
00:39:24c'est pas rien
00:39:24maintenant on peut supposer
00:39:25que la justice
00:39:26n'a pas pris en compte
00:39:27le caractère aggravé
00:39:30de la situation
00:39:31de par 21 jours d'ITT
00:39:33et a effectué
00:39:35qu'un simple rappel à la loi
00:39:37je suis tout à fait d'accord
00:39:38sur le fait
00:39:39qu'il y a un problème
00:39:40de jugement
00:39:41mais malheureusement
00:39:42la justice
00:39:43parfois
00:39:44on n'est pas
00:39:45est-ce que vous êtes choqué aussi ?
00:39:46moi je suis choqué déjà
00:39:47surtout pour les 21 jours d'ITT
00:39:49de ce policier
00:39:50et puis choqué
00:39:52par la mesure de justice
00:39:53moi je respecte
00:39:54les lois de la république
00:39:55donc je ne peux que
00:39:56je ne peux que
00:39:57que vous dire
00:39:59que c'est honteux
00:40:00que c'est honteux
00:40:01excusez-moi
00:40:02excusez-moi
00:40:02c'est honteux
00:40:03c'est honteux
00:40:04non mais c'est pas dommage
00:40:05vous regardez
00:40:05dommage
00:40:06excusez-moi
00:40:07c'est quoi ce mot-là
00:40:08non non mais
00:40:08c'est pas dommage
00:40:09non mais ce que je veux dire
00:40:10par là
00:40:10c'est honteux
00:40:11c'est qu'aujourd'hui
00:40:12c'est scandaleux
00:40:12vous avez une justice
00:40:14qui ne répond pas
00:40:16à une certaine réalité
00:40:17c'est vrai que
00:40:18c'est
00:40:19qu'est-ce qui peut se passer
00:40:20excusez-moi
00:40:20qu'est-ce qui peut se passer
00:40:21dans la tête d'un juge
00:40:23enfin je sais pas
00:40:24qu'est-ce qui peut se passer
00:40:25dans la tête d'un juge
00:40:25qui dit ce policier
00:40:26a 21 jours d'ITT
00:40:27ce policier va sans doute
00:40:28être opéré
00:40:29et qu'est-ce que je fais
00:40:30je fais un rappel à la loi
00:40:31qu'est-ce qui se passe
00:40:32dans la tête des juges
00:40:33nous les éléments
00:40:34dont nous disposons
00:40:35il est clair que nous
00:40:35en tant que
00:40:36si nous devions juger l'affaire
00:40:37avec les éléments
00:40:38dont nous disposons
00:40:39il est clair que
00:40:40ce n'est pas une sentence acceptable
00:40:42on est d'accord
00:40:43Philippe Ballard
00:40:43c'est scandaleux
00:40:45il n'y a pas d'autre mot
00:40:46c'est-à-dire même
00:40:46pour ce policier
00:40:47j'ai échangé
00:40:47l'émission avec un policier
00:40:49moi je connais des policiers
00:40:50qui travaillent dans des CRAS
00:40:51dans des conditions
00:40:52mais extrêmement difficiles
00:40:53parce que dans les CRAS
00:40:53on met les plus dangereux
00:40:54en fait des OQTF
00:40:56il n'aura même pas de procès
00:40:57c'est-à-dire
00:40:57il n'y a pas de reconnaissance
00:40:58en fait de ce qui vient
00:40:59de se passer
00:41:00c'est scandaleux
00:41:01et puis il y a un deuxième point
00:41:02quand même
00:41:02parce que cet OQTF là
00:41:03il est Slovène
00:41:05la Slovénie
00:41:06c'est un pays membre
00:41:07de l'Union Européenne
00:41:07membre de l'espace Schengen
00:41:10et il est rentré
00:41:11comme il voulait en France
00:41:12mais on ne peut pas
00:41:12le faire partir
00:41:13on est obligé
00:41:14de lui mettre une OQTF
00:41:15enfin on marche
00:41:16sur la tête
00:41:16il n'y a rien qui va
00:41:17en fait il n'y a rien qui va
00:41:19il n'y a rien qui va
00:41:19on espère qu'il sera expulsé
00:41:21non mais la Slovénie
00:41:22ce n'est pas l'Algérie
00:41:22il n'y a pas besoin
00:41:23de laisser passer consulaire
00:41:24pour retourner en Slovénie
00:41:26enfin on est complètement déboussolé
00:41:28on marche sur la tête
00:41:28dans ce pays
00:41:29donc il faut rétablir
00:41:30un petit peu tout ça
00:41:30on est en direct
00:41:32avec Fabien Bouguet
00:41:32qui est délégué
00:41:33Alliance Police Nationale 75
00:41:35bonjour
00:41:35merci d'être en direct
00:41:37avec nous
00:41:38enfin je ne sais pas
00:41:39moi cette histoire
00:41:40me révolte
00:41:40je ne sais pas
00:41:41quelle est votre réaction
00:41:41bonjour
00:41:43écoutez
00:41:45je vous écoute
00:41:46avec vos invités
00:41:48donc tout le monde
00:41:49est choqué
00:41:50tout le monde
00:41:51se demande pourquoi
00:41:52tout le monde
00:41:53se demande comment
00:41:54et en attendant
00:41:56qu'est-ce qui reste
00:41:57en attendant
00:41:59ce collègue là
00:41:59mis à part
00:42:01ces syndicats
00:42:01et sa hiérarchie
00:42:02qu'est-ce qui lui reste
00:42:03de ses propres mots
00:42:05il se sent délaissé
00:42:06méprisé
00:42:07oublié
00:42:08comme énormément
00:42:10de nos collègues
00:42:11la police souffre
00:42:13oui
00:42:13pourquoi
00:42:14parce que oui
00:42:15la police est délaissée
00:42:16oui la police est maîtrisée
00:42:18est méprisée
00:42:19et effectivement
00:42:20les décisions judiciaires
00:42:21qui ne se comprennent pas
00:42:23qui ne semblent pas
00:42:25être en adéquation
00:42:26avec la gravité des faits
00:42:28l'OQTF
00:42:30c'est le détail
00:42:31maintenant les 21 jours
00:42:32d'été
00:42:33première circonstance
00:42:34aggravante
00:42:35maintenant sur un agent
00:42:36de la force publique
00:42:37deuxième circonstance
00:42:38aggravante
00:42:39et on se retrouve
00:42:41avec le plus bas
00:42:42de l'échelle
00:42:42des sanctions pénales
00:42:44l'avertissement pénal
00:42:45probatoire
00:42:45donc derrière
00:42:48évidemment
00:42:49la justice
00:42:49n'a pas à se justifier
00:42:50n'a pas à s'expliquer
00:42:52c'est comme ça
00:42:53c'est gravé
00:42:54dans la loi
00:42:54maintenant
00:42:55nos collègues
00:42:56eux
00:42:56qui sont dans les cras
00:42:57et j'entendais
00:42:58effectivement
00:42:59aujourd'hui
00:43:00on a 95%
00:43:02de profils top
00:43:03les troubles
00:43:04à l'ordre public
00:43:04qui constituent
00:43:06la population
00:43:06des centres
00:43:07de rétention
00:43:08administrative
00:43:08et on a des collègues
00:43:10qui se retrouvent
00:43:11dans des situations
00:43:12où ils sont obligés
00:43:13de surveiller
00:43:14et ils sont obligés
00:43:15d'essayer de contrôler
00:43:16toute une population
00:43:18qui vit en autarcie
00:43:19pourquoi ?
00:43:20parce que
00:43:20ce sont des personnes
00:43:21retenues administrativement
00:43:23donc
00:43:23elles ont
00:43:24effectivement
00:43:25et heureusement
00:43:26grâce aux lois
00:43:26des droits
00:43:27mais par exemple
00:43:28elles ont toutes
00:43:29le droit
00:43:29d'avoir leurs briquets
00:43:30leurs cigarettes
00:43:31le téléphone
00:43:32les lacets
00:43:32donc lorsqu'on entend
00:43:34derrière
00:43:34certaines franges
00:43:35politiques
00:43:36accusant
00:43:37aujourd'hui
00:43:38les cras
00:43:38comme étant
00:43:39des véritables
00:43:40centres de détention
00:43:42avec des conditions
00:43:43énormes
00:43:44et contre
00:43:45les droits
00:43:46de l'homme
00:43:47effectivement
00:43:48on a souvent
00:43:50la visite
00:43:50de certains
00:43:52députés
00:43:52ou sénateurs
00:43:53qui viennent
00:43:54dans les cras
00:43:54bien évidemment
00:43:55ils ne vont pas
00:43:55parler à nos collègues
00:43:56ils vont parler
00:43:57aux retenues
00:43:58mais j'invite
00:44:00tout le monde
00:44:00à justement
00:44:01essayer de prendre
00:44:02un peu la mesure
00:44:02et l'ampleur
00:44:04du délaissement
00:44:05de cette population
00:44:07de police
00:44:08dont tout le monde
00:44:09se moque en fait
00:44:10et y compris
00:44:11la justice
00:44:12voilà
00:44:12ce qu'on a aujourd'hui
00:44:13c'est un collègue
00:44:14qui est gravement blessé
00:44:1521 jours d'ITT
00:44:16qui est choqué
00:44:17et dont tout le monde
00:44:19se moque
00:44:19mais moi
00:44:20je me demande en fait
00:44:21ce qu'il faut
00:44:22pour qu'on ait
00:44:23ne serait-ce que
00:44:23de la prison
00:44:24avec sursis
00:44:24voilà
00:44:25parce que
00:44:2521 jours d'ITT
00:44:26ça ne mérite
00:44:27même pas
00:44:28de la prison
00:44:28avec sursis
00:44:29je ne parle pas
00:44:29même pas
00:44:30même pas de ferme
00:44:30je parle de prison
00:44:31avec sursis
00:44:32même pas
00:44:32même pas un jour
00:44:33de prison
00:44:34avec sursis
00:44:34qu'est-ce qu'il faut
00:44:35il faut quoi
00:44:36il faut qu'il soit
00:44:37entre la vie et la mort
00:44:37le policier
00:44:39non c'est très simple
00:44:40il faut de la volonté
00:44:41pour appliquer
00:44:42simplement la loi
00:44:42il n'y a pas besoin
00:44:43de rajouter encore
00:44:44une couche aux millefeuilles
00:44:46il n'y a pas besoin
00:44:46d'essayer de voter
00:44:47des nouvelles lois
00:44:48il suffit
00:44:49d'un tout petit peu
00:44:50de courage
00:44:50politique
00:44:51et de courage
00:44:52pour pouvoir appliquer
00:44:54les lois
00:44:54et les règlements
00:44:55en vigueur
00:44:56sur le territoire national
00:44:57merci beaucoup
00:44:58Fabien Bouguet
00:44:58merci d'avoir été
00:44:59avec nous
00:44:59délégué
00:45:00Alliance Police Nationale
00:45:0275
00:45:03Maddy Saidi
00:45:03cette histoire
00:45:05en fait
00:45:05elle est symptomatique
00:45:06de ce qui se passe
00:45:07aujourd'hui en France
00:45:08c'est-à-dire qu'en fait
00:45:09on est à côté de la plaque
00:45:10c'est-à-dire qu'on voit
00:45:12toutes ces choses
00:45:13qui sont en train de tomber
00:45:14on voit tous ces drames
00:45:14qui sont en train
00:45:15de se produire
00:45:16on nous explique
00:45:17dans les discours
00:45:17beaucoup de blabla
00:45:18vous allez voir
00:45:20ce que vous allez voir
00:45:20ça va être de plus en plus
00:45:21de plus en plus dur
00:45:23on protège nos forces
00:45:24de l'ordre
00:45:24on protège les gendarmes
00:45:25on protège les policiers
00:45:26et le résultat
00:45:27c'est un jugement
00:45:28comme celui-là
00:45:29ce jugement
00:45:30c'est au-delà même du choc
00:45:31pour moi c'est révoltant
00:45:32quel signal on envoie
00:45:33aux personnes
00:45:34qui agressent quotidiennement
00:45:35les policiers
00:45:35et en fait
00:45:37c'est juste plus possible
00:45:39et tout à l'heure
00:45:40on ne voulait pas parler
00:45:40du fait qu'il soit au QTF
00:45:41mais il faut aussi en parler
00:45:42parce que malheureusement
00:45:44on a souvent ces profils
00:45:45qui sont au QTF
00:45:46donc déjà ils sont hors la loi
00:45:47et ils se permettent
00:45:49des choses
00:45:50qu'ils ne devraient pas
00:45:52mais d'un autre côté
00:45:52ils n'ont pas peur de la justice
00:45:53ces gens-là ne craignent rien
00:45:54mais ils ont raison
00:45:55excusez-moi
00:45:56ils ont raison
00:45:56quand on se prend un rappel
00:45:57à la loi
00:45:58quand on met 21 jours
00:45:58d'IT à un policier
00:45:59c'est qu'on a raison
00:46:00mais évidemment
00:46:01c'est un scandale
00:46:01quand on voit
00:46:02il y a quand même
00:46:0221 jours d'IT à un policier
00:46:03c'est comme si c'était
00:46:04rien du tout
00:46:04il n'y a rien du tout
00:46:05il est condamné
00:46:07en tout cas
00:46:08il n'a rien à faire
00:46:09sur le territoire français
00:46:10il est là
00:46:10et je crois qu'il faut
00:46:10changer complètement
00:46:11notre doctrine
00:46:12en matière d'OQTF
00:46:13il faut tout changer
00:46:14c'est même pas un problème
00:46:14que d'OQTF
00:46:15j'ai presque envie
00:46:16de dire que c'est accessoire
00:46:17j'ai presque envie
00:46:18de dire que le fait
00:46:18qu'il soit au QTF
00:46:20c'est accessoire
00:46:21ou alors
00:46:22à moins qu'on nous explique
00:46:23que parce qu'il a
00:46:24OQTF
00:46:24il a droit
00:46:25à des circonstances
00:46:25atténuantes
00:46:26à priori
00:46:26ça devrait être aggravant
00:46:27c'est aggravant
00:46:29Sabrina vous voulez
00:46:30nous dire quelque chose
00:46:31oui parce que
00:46:32ce sont des étrangers
00:46:33qui sont dans un CRA
00:46:34centre de rétention
00:46:35administrative
00:46:35mais ils sortent
00:46:36de ce CRA
00:46:37parce que s'ils ne sont
00:46:37pas expulsés
00:46:38ils sont voués
00:46:39à être expulsés
00:46:39mais ce n'est pas
00:46:40toujours le cas
00:46:41au delà de 90 jours
00:46:42ils sont à nouveau dehors
00:46:43donc il y a aussi
00:46:44cette dangerosité
00:46:44qui circule malgré tout
00:46:46je vous rappelle
00:46:47que Bruno Retailleau
00:46:48voulait prolonger
00:46:49la durée des CRA
00:46:49jusqu'à 18 mois
00:46:50et que ça a été
00:46:51censuré par le Conseil
00:46:52constitutionnel
00:46:53Guillaume Bastel
00:46:54est-ce que vous êtes
00:46:55révolté aussi ?
00:46:57vous n'avez pas l'air
00:46:57non c'est pas ça
00:46:59pour le coup
00:47:00il n'y a rien qui va
00:47:00ah oui d'accord
00:47:02non mais c'est bien
00:47:03d'accord
00:47:03je vais vous dire
00:47:05il n'y a rien qui va
00:47:05mais dans tous les sens
00:47:06c'est-à-dire
00:47:06la situation elle est lunaire
00:47:08un rappel à la loi
00:47:09alors j'entends que
00:47:11Jean-Marc
00:47:11vous vouliez qu'on soit
00:47:12plus sévère
00:47:13bon effectivement
00:47:14c'est nécessaire
00:47:16au moins de la prison
00:47:17avec sursis
00:47:18Jean-Marc ça ne change rien
00:47:18il va rester dans son cas
00:47:19au moins
00:47:20au moins il se dit
00:47:21que s'il recommence
00:47:22il ira en prison
00:47:23vous voyez
00:47:23pour le policier
00:47:25il y a une sanction
00:47:25pour le c'est
00:47:26non mais attendez
00:47:26on va être pragmatique
00:47:28et concret deux secondes
00:47:29il fait de la prison
00:47:30avec sursis
00:47:30vous refaites le sujet
00:47:31la semaine prochaine
00:47:32vous dites
00:47:32mais qu'est-ce que c'est
00:47:33que cette justice
00:47:33qui met du sursis
00:47:34à quelqu'un
00:47:34qui met 21 jours
00:47:35d'ITT à un policier
00:47:36alors après
00:47:37restons chez nous
00:47:39on rentre
00:47:39on pile les bagages
00:47:40je prends mes affaires
00:47:41et je m'en vais
00:47:42de ce côté-là
00:47:43il n'y a rien qui va
00:47:43parce que
00:47:44la décision de justice
00:47:45elle est lunaire
00:47:46et je comprends
00:47:47le policier
00:47:47qui se sent abandonné
00:47:48mais de l'autre côté
00:47:48quand j'entends
00:47:49votre syndicaliste
00:47:50qui dit
00:47:51ils sont en cra
00:47:51vous comprenez
00:47:52ils ont leur laissé
00:47:53accès aux briquets
00:47:54et aux cigarettes
00:47:54encore eux
00:47:55ils ne sont pas en prison
00:47:56quand même
00:47:56il y a un moment
00:47:57c'est pas un centre
00:47:59de détention
00:48:00pour des gens condamnés
00:48:01il faisait référence
00:48:02à des débats
00:48:03qu'on a eu
00:48:03à l'Assemblée nationale
00:48:04où vous avez la frange
00:48:05de ceux qui sont face à moi
00:48:06qui disaient
00:48:07mais c'est scandaleux
00:48:08même dans ces conditions
00:48:09c'est difficile
00:48:11c'est compliqué
00:48:11on ne va pas les réinsérer
00:48:13on ne va pas les réinsérer
00:48:13on va les évoluer
00:48:14ils sont en rétention
00:48:15du ministère
00:48:16parce qu'il n'est go
00:48:17vous êtes d'accord
00:48:18il n'y a rien qui va
00:48:19c'est à dire
00:48:19la sanction ça ne va pas
00:48:20d'accord mais la sanction ça ne va pas
00:48:21vous êtes d'accord avec moi
00:48:22et la sanction
00:48:23parce que vous y reveniez
00:48:25en disant
00:48:25si c'était la prison avec sursis
00:48:26vous auriez dit
00:48:26pourquoi du sursis
00:48:27mais vous êtes d'accord
00:48:28que ça ne va pas
00:48:28je suis d'accord avec vous
00:48:29là-dessus pas de débat
00:48:30en revanche
00:48:31il y a un truc sur lequel
00:48:32je ne sais plus qui l'a dit
00:48:34peut-être plusieurs
00:48:35moi je ne suis pas du tout
00:48:36en phase avec
00:48:37c'est un problème politique
00:48:39c'est pas un problème politique
00:48:40c'est un problème de juge
00:48:40c'est un problème de juge
00:48:42de juge
00:48:43pas de droit
00:48:43parce que le droit il existe
00:48:44le droit il existe
00:48:45c'est politiquement
00:48:46l'arsenal législatif
00:48:48il existe
00:48:49donc ce n'est pas un problème politique
00:48:50je suis d'accord
00:48:50c'est un problème
00:48:51de la magistrature
00:48:52exactement
00:48:53en revanche
00:48:53vous ne m'entendrez pas
00:48:54non plus dire
00:48:55parce que
00:48:55j'ai beaucoup trop d'amour
00:48:57pour la notion de justice
00:48:58je ne vais pas cracher
00:49:00sur l'ensemble de la magistrature
00:49:01on parle de ce cas précis
00:49:03on ne parle pas de tous les juges
00:49:05il y a un magistrat
00:49:06qui manifestement
00:49:07a peut-être pris à la légère
00:49:08l'atteinte qui a été faite
00:49:10sur le policier
00:49:10allez justement
00:49:11puisqu'on parle de justice
00:49:12on va partir dans un instant
00:49:14s'occuper de ce procès
00:49:16qui s'est ouvert ce matin
00:49:17procès du violeur
00:49:18de Claire Géronimi
00:49:18vous vous souvenez
00:49:19de ce procès
00:49:20alors là encore
00:49:21il se trouve que c'est un OQTF
00:49:22qui a violé cette jeune fille
00:49:23dans le hall de son immeuble
00:49:24à Paris
00:49:25c'était le 11 novembre 2023
00:49:26ce matin
00:49:27deux ans après
00:49:28le procès de son agresseur
00:49:29qui est centre-africain
00:49:30s'est ouvert à Paris
00:49:31le rappel des faits
00:49:33Claire Géronimi
00:49:34a été violée
00:49:35le 11 novembre 2023
00:49:37en plein après-midi
00:49:38dans le 8ème arrondissement
00:49:40de Paris
00:49:40alors que la jeune femme
00:49:42rentre dans son immeuble
00:49:43ce jour-là
00:49:43un homme la suit
00:49:45et la menace de mort
00:49:46si elle ne se soumet pas
00:49:47il a failli me tuer
00:49:48il m'a menacé de mort
00:49:49et pour moi
00:49:50le viol m'a permis
00:49:52de survivre
00:49:53c'est ça qu'il faut
00:49:54vraiment comprendre
00:49:54c'est que
00:49:55le viol à côté de ça
00:49:56c'est rien
00:49:56c'est vraiment
00:49:57j'ai vu ma vie passer
00:49:58à toute vitesse
00:50:00et j'ai cru vraiment
00:50:01que j'allais mourir
00:50:02pendant ces 30 minutes
00:50:03son agresseur
00:50:04serait un homme de 26 ans
00:50:06sans domicile fixe
00:50:07sans profession
00:50:08consommateur régulier
00:50:10d'alcool
00:50:10et fumeur de cannabis
00:50:11et sous OQTF
00:50:13son casier judiciaire
00:50:14mentionne 11 condamnations
00:50:16il a déjà été condamné
00:50:18pour des faits de violence
00:50:19et d'agression sexuelle
00:50:20deux ans après les faits
00:50:22Claire Géronimi
00:50:23sera confrontée
00:50:24pour la première fois
00:50:25à son agresseur
00:50:26elle espère avoir
00:50:27des réponses
00:50:28comme elle le dit
00:50:29non pas retrouver
00:50:30cette insouciance
00:50:32qu'elle avait
00:50:32avant les faits
00:50:34mais
00:50:34d'essayer de se reconstruire
00:50:36et
00:50:37d'aller de l'avant
00:50:39Claire Géronimi
00:50:40ne sera pas seule
00:50:41à l'audience
00:50:42une autre jeune femme
00:50:43victime d'un viol
00:50:45le même jour
00:50:45par le même homme
00:50:46sera aussi
00:50:48sur le banc
00:50:49des partis civils
00:50:49Alors on part tout de suite
00:50:51en direct à la cour criminelle
00:50:52de Paris
00:50:53où nous attend
00:50:53Marie-Victoire Dieudonné
00:50:54avec les images de Laurent
00:50:55Célarié
00:50:56Bonjour Marie-Victoire
00:50:57question simple
00:50:59ce matin
00:51:00avec l'agresseur présumé
00:51:02puisqu'il n'est pas encore
00:51:03condamné
00:51:03qui a pris la parole
00:51:05à la barre
00:51:05pour la première fois
00:51:06Oui bonjour Jean-Marc
00:51:11exactement
00:51:11c'est le président
00:51:12de la cour
00:51:12qui a questionné
00:51:14l'accusé
00:51:15depuis son box
00:51:16la question
00:51:17elle est simple
00:51:17avec sa situation
00:51:18de sans domicile fixe
00:51:20avec ses trois obligations
00:51:21de quitter le territoire
00:51:22n'a-t-il jamais pensé
00:51:24à rentrer
00:51:25en Centrafrique
00:51:26dont il est parti
00:51:27en 2009
00:51:28pour rejoindre alors
00:51:29un oncle inconnu
00:51:30et la réponse
00:51:31de l'accusé
00:51:32détonne
00:51:33non
00:51:33car les OQTF
00:51:34sont donnés
00:51:35à tort
00:51:35et à raison
00:51:36et parce que
00:51:37je dors français
00:51:37et je me lève français
00:51:39en réalité
00:51:39c'est d'une voix grave
00:51:41et laconique
00:51:42que cet individu
00:51:43a de nouveau
00:51:45ce matin
00:51:45reconnu
00:51:46l'effet de viol
00:51:47aggravé
00:51:47qui lui sont reprochés
00:51:49mais néanmoins
00:51:49il ne semble pas
00:51:50en prendre la mesure
00:51:52il a écouté
00:51:52les bras croisés
00:51:54le rappel des faits
00:51:55mais aussi
00:51:55le rapport
00:51:56sur sa personnalité
00:51:57on y découvre
00:51:58une personnalité
00:51:59ambivalente
00:52:00avec des problèmes
00:52:01d'autorité
00:52:02mais aussi
00:52:03des agressions
00:52:05sexuelles
00:52:05commises
00:52:06tout au long
00:52:06de ses différents
00:52:07placements
00:52:08en foyer
00:52:09et en famille
00:52:09d'accueil
00:52:10ce qu'il faut savoir
00:52:10Jean-Marc
00:52:11c'est que
00:52:11cet homme
00:52:12de 27 ans
00:52:13selon lui
00:52:1429 ans
00:52:15selon l'expertise
00:52:16osseuse
00:52:17en cours
00:52:1720 ans
00:52:17de réclusion
00:52:18criminelle
00:52:19son procès
00:52:19se tient
00:52:20jusqu'à vendredi
00:52:21merci beaucoup
00:52:21Marie-Victoire
00:52:22en direct
00:52:22de la cour criminelle
00:52:23de Paris
00:52:23avec les images
00:52:24de Laurence
00:52:24et l'arrière
00:52:25enfin là encore
00:52:25c'est totalement
00:52:26surréaliste
00:52:26de toute façon
00:52:27d'entendre
00:52:27des choses comme ça
00:52:28écoutez justement
00:52:29Claire était
00:52:30hier soir
00:52:30sur CNews
00:52:31elle a expliqué
00:52:31ce qu'elle attendait
00:52:32de ce procès
00:52:33je vous le dis tout de suite
00:52:33elle n'attend pas grand chose
00:52:34je l'espère
00:52:37j'espère
00:52:38qu'il pourra
00:52:39encourir la peine
00:52:40qu'il mérite
00:52:41c'est à dire
00:52:4120 ans de prison
00:52:42pour viol aggravé
00:52:44avec menace
00:52:45d'une arme
00:52:46encore une fois
00:52:47j'ai peu d'espoir
00:52:48parce qu'on entend
00:52:49tellement d'histoires
00:52:50justement de femmes
00:52:53qui n'ont pas eu
00:52:54la justice qu'elle méritait
00:52:55je prends l'exemple
00:52:56parce qu'avec l'association
00:52:57que j'ai créée
00:52:58avec la de femmes
00:52:58j'y accompagne
00:52:59beaucoup de femmes
00:52:59qui n'ont pas pu
00:53:00avoir justice
00:53:01et je vais prendre
00:53:01l'exemple
00:53:02de cette jeune fille
00:53:03qui a été atteinte
00:53:04de troubles autistiques
00:53:05qui s'est fait violer
00:53:07par un homme
00:53:08sous okitef
00:53:09qui était pakistanais
00:53:10a rué
00:53:11de ma maison
00:53:11dans un jardin
00:53:14et l'homme
00:53:15justement a été retrouvé
00:53:16à eu que 8 mois
00:53:17de prison
00:53:17c'est tout simplement
00:53:19ridicule
00:53:20et à chaque fois
00:53:20c'est que des histoires
00:53:21comme ça
00:53:21qu'on entend
00:53:22tous les jours
00:53:22tous les jours
00:53:23avec l'association
00:53:23c'est ça à mon sens
00:53:25qui n'est pas normal
00:53:27après normal
00:53:27enfin c'est normal
00:53:29qu'en tant que victime
00:53:30on espère
00:53:31mais bon
00:53:31on verra ce que ça donne
00:53:33voilà
00:53:34moi je vous dis
00:53:35en fait je ne sais plus
00:53:36je ne sais plus quoi dire
00:53:37je ne sais plus quoi penser
00:53:39parce que
00:53:39en fait tous les cas
00:53:40qu'on aborde
00:53:41tous les cas qu'on aborde
00:53:42on se dit
00:53:42ça ne fonctionne pas
00:53:43ça ne marche pas
00:53:44Philippe Ballard
00:53:45oui parce qu'on pense
00:53:46à Philippine
00:53:46évidemment heureusement
00:53:47Claire s'en sort mieux
00:53:48elle a été violée
00:53:50non mais elle n'a pas été
00:53:52assassinée
00:53:52c'est ce que je voulais dire
00:53:53évidemment
00:53:54dans l'échelle de l'horreur
00:53:56il était au QTF
00:53:56et il sortait d'un crat
00:53:57mais là
00:53:58le profil
00:53:59de celui
00:54:00qui est le principal suspect
00:54:01mais alors on a tout là
00:54:02parce qu'il est arrivé
00:54:03en France
00:54:03visiblement en 2009
00:54:04donc il était
00:54:05c'était un gamin
00:54:06au titre du regroupement
00:54:08familial
00:54:08mais d'après ce qu'on vient
00:54:09de nous dire
00:54:10on ne connaissait même pas
00:54:11l'oncle
00:54:11d'accord
00:54:11donc là
00:54:12il a été placé
00:54:13en famille d'accueil
00:54:13enfin c'est la France
00:54:14qui a payé tout ça
00:54:15il a été accueilli
00:54:16en famille d'accueil
00:54:17et là maintenant
00:54:18il se retrouve SDF
00:54:19et il agresse des femmes
00:54:20enfin
00:54:20et quand vous lui dites
00:54:21et quand vous avez entendu
00:54:22ce qui s'est passé ce matin
00:54:23quand on lui dit
00:54:24mais pourquoi vous ne rentrez pas chez vous
00:54:25ah mais je dors français
00:54:26je me lève français
00:54:27alors il n'y a sûrement pas
00:54:27de laisser passer consulaire
00:54:28parce qu'on sait en plus
00:54:29merci Macron
00:54:30de fâcher avec tous les pays
00:54:31de la bande
00:54:33sahélienne
00:54:34donc il va falloir
00:54:35mais prendre des mesures
00:54:37mais coercitives
00:54:38mais il n'a rien à faire
00:54:39sur le territoire national
00:54:40M. Jordi
00:54:41ce n'est pas très sahélien
00:54:41il est de Centrafrique
00:54:43c'est ce qui était
00:54:44dit République centrafricaine
00:54:45il est de Centrafrique
00:54:47bon on va faire une pause
00:54:48on va se retrouver dans un instant
00:54:49on va faire avec vous Sabrina
00:54:50un nouveau point
00:54:52sur ce qui s'est passé
00:54:52dans ce collège
00:54:53ce matin
00:54:54c'était dans le bar
00:54:54sur cet élève de 14 ans
00:54:56qui a poignardé un professeur
00:54:58on va en parler
00:54:58puis ensuite
00:54:58on parlera de choses
00:54:59forcément un peu plus légères
00:55:01même si c'est France Télévisions
00:55:02au bord de l'implosion
00:55:03on va se poser la question
00:55:04ce sera juste après
00:55:05tout de suite la pause
00:55:07le CNU's Info
00:55:07on se retrouve juste après
00:55:0811h34 sur CNU's
00:55:17merci d'être en direct
00:55:18avec nous
00:55:18dans un instant
00:55:19on va faire le point complet
00:55:19sur ce qui s'est passé
00:55:20dans le bar
00:55:21ce matin
00:55:21cette professeure
00:55:22qui a été agressée
00:55:23avec un couteau
00:55:24par un élève de 14 ans
00:55:25qui s'est ensuite poignardé
00:55:26mais tout de suite
00:55:27le CNU's Info
00:55:27et c'est avec Sommayel Abidi
00:55:28je condamne avec force
00:55:33l'agression d'une enseignante
00:55:35par un élève
00:55:35dans un collège du Barin
00:55:37j'exprime ma solidarité
00:55:38à l'enseignante
00:55:39et à la communauté scolaire
00:55:41les mots d'Elisabeth Borne
00:55:43ministre démissionnaire
00:55:44de l'éducation nationale
00:55:45qui précise
00:55:46qu'une cellule d'urgence
00:55:46a été activée
00:55:47et qu'elle se rend
00:55:48immédiatement sur place
00:55:50après leur ultimatum
00:55:52les syndicats
00:55:52reçu ce matin
00:55:53à Matignon
00:55:54syndicat qui réclame
00:55:55des mesures de rupture
00:55:56au nouveau premier ministre
00:55:57alors que de son côté
00:55:58Sébastien Lecornu
00:55:59qui joue la carte
00:56:00de l'apaisement
00:56:00recevra ensuite
00:56:01le patronat
00:56:02cet après-midi
00:56:03pour tenter
00:56:04de trouver un compromis
00:56:05sur le budget 2026
00:56:06et puis Emmanuel Macron
00:56:08rencontre aujourd'hui
00:56:09son homologue iranien
00:56:11Massoud Pézeskihan
00:56:12en marche de l'Assemblée Générale
00:56:13de l'ONU à New York
00:56:14pour évoquer
00:56:15le dossier
00:56:16du nucléaire
00:56:18les prochaines heures
00:56:18seront déterminantes
00:56:20soit l'Iran fait un geste
00:56:21se réengage
00:56:22dans un chemin de paix
00:56:23et de responsabilité
00:56:24soit les sanctions
00:56:25devront s'appliquer
00:56:26a prévenu le chef de l'Etat
00:56:28Merci beaucoup Somaïa
00:56:30on va donc faire un point
00:56:31tout de suite
00:56:32sur les dernières infos
00:56:33qui nous sont parvenues
00:56:34depuis tout à l'heure
00:56:35concernant ce qui s'est passé
00:56:36dans Le Barin
00:56:37Sabrina
00:56:37avec donc cette professeure
00:56:39qui ce matin
00:56:39professeure de musique
00:56:40qui a été poignardée
00:56:41par un élève
00:56:42un élève qui a 14 ans
00:56:43Oui je vous rappelle
00:56:44les faits
00:56:44ça s'est passé ce matin
00:56:458h15 dans le collège
00:56:46Robert Schumann
00:56:48à Benfeld
00:56:48près de Célestat
00:56:49dans Le Barin
00:56:50c'est là qu'une enseignante
00:56:51s'est fait poignardée
00:56:52par un jeune homme
00:56:53de 14 ans
00:56:54ça s'est passé
00:56:54dans sa classe
00:56:55l'enseignante
00:56:56elle est âgée de 66 ans
00:56:57les professeurs de musique
00:56:58dans l'établissement
00:56:59elle a été blessée
00:57:00au niveau du visage
00:57:01et du cou
00:57:02heureusement
00:57:02son pronostic vital
00:57:03n'est pas engagé
00:57:04elle est en urgence relative
00:57:06évacuée vers le centre hospitalier
00:57:08le plus proche
00:57:09quant au suspect
00:57:10lui il avait pris la fuite
00:57:11dans un premier temps
00:57:12il a été finalement
00:57:13rattrapé par les gendarmes
00:57:15au moment de son arrestation
00:57:16il s'est porté
00:57:17plusieurs coups de couteau
00:57:18au niveau de la gorge
00:57:19il était en arrêt
00:57:20cardio-respiratoire
00:57:21a été réanimé
00:57:23par les secours
00:57:23mais il reste entre
00:57:24la vie et la mort
00:57:25il était en urgence absolue
00:57:26lui aussi transporté
00:57:27d'urgence vers l'hôpital
00:57:29rappelons que ce collège
00:57:31a été évacué
00:57:32les élèves transférés
00:57:33vers la salle des fêtes
00:57:34la plus proche
00:57:34pour garantir leur sécurité
00:57:36le temps que les parents
00:57:38viennent les chercher
00:57:38Elisabeth Borne
00:57:39la ministre de l'éducation nationale
00:57:41se rend sur place
00:57:42et d'après nos informations
00:57:44notamment celle du syndicat
00:57:46des lycéens du collège
00:57:49pardon le SNALC
00:57:50l'établissement avait une réputation
00:57:52plutôt bonne
00:57:53c'est un établissement
00:57:54connu pour son calme
00:57:55et nous préciser que
00:57:56concernant le profil
00:57:58de cet élève
00:57:58de ce suspect
00:57:59il souffrirait de troubles
00:58:00d'ordre psychiatrique
00:58:02et il aurait été placé
00:58:03dans un foyer pour jeunes
00:58:05merci beaucoup Sabrina
00:58:07on est en direct avec Bruno Bartosetti
00:58:08du syndicat de police
00:58:11bonjour Bruno
00:58:11merci d'être en direct avec nous
00:58:12est-ce que vous avez
00:58:13des informations complémentaires
00:58:14concernant ce qui s'est passé
00:58:16ce matin ?
00:58:18non malheureusement
00:58:18bonjour
00:58:19non malheureusement
00:58:19j'ai pas d'informations
00:58:20supplémentaires
00:58:21bien sûr l'enquête est en cours
00:58:22on va essayer de comprendre
00:58:23bien sûr le mobile
00:58:25de ce geste
00:58:26mais ce qu'on retient
00:58:27surtout
00:58:28c'est que c'est
00:58:29vous l'avez noté
00:58:30c'est quelque chose
00:58:31de plus en plus fréquent
00:58:32c'est un véritable fléau
00:58:34c'est très difficile
00:58:36aujourd'hui
00:58:37de travailler
00:58:37je pense donc aux professeurs
00:58:39des établissements scolaires
00:58:40de travailler dans ces conditions
00:58:41en se sentant en danger
00:58:43et peu importe le collège
00:58:44puisque celui-ci
00:58:45a plutôt bonne réputation
00:58:46je crois qu'il va falloir
00:58:48aller plus loin
00:58:48dans la réflexion
00:58:49on va pas mettre un flic
00:58:50dans chaque classe
00:58:52avec l'éventuel riposte
00:58:55dans le cadre
00:58:56d'une légitime défense
00:58:57devant un élève de 14 ans
00:58:58qui peut pointer un couteau
00:58:59à l'endroit
00:59:00de ses camarades de classe
00:59:02ou d'un professeur
00:59:03je crois qu'il va falloir aussi
00:59:04se donner les moyens
00:59:05peut-être dans ces établissements
00:59:06de très très vite
00:59:07peut-être
00:59:08je dis bien
00:59:09ça n'enlèvera pas
00:59:10malheureusement
00:59:12parfois des risques
00:59:13mais c'est de déterminer
00:59:14très très vite
00:59:15si on a des collégiens
00:59:17qui sont pas tranquilles
00:59:18qui jouissent pas
00:59:20de toute leur faculté
00:59:21et tout le suivi
00:59:22qu'ils doivent avoir
00:59:23derrière
00:59:24une fois qu'ils ont été
00:59:25décelés
00:59:25et ciblés
00:59:26et c'est ça qui est important
00:59:27c'est d'anticiper
00:59:28ce genre de geste
00:59:29même si j'insiste bien
00:59:30le risque zéro
00:59:31n'existe pas
00:59:32sachant que malheureusement
00:59:33les attaques au couteau
00:59:35que ce soit
00:59:36dans les collèges
00:59:37ou aux abords
00:59:38des collèges
00:59:38sont de plus en plus fréquents
00:59:40Est-ce qu'il faut
00:59:40selon vous généraliser
00:59:41la fouille des sacs
00:59:42par exemple
00:59:42à l'entrée des lycées
00:59:43et des collèges
00:59:44on avait entendu
00:59:44cette mesure
00:59:45qui avait été annoncée
00:59:46mais visiblement
00:59:47c'est pas dans tous les lycées
00:59:48c'est pas dans tous les collèges
00:59:49donc au final
00:59:50ces choses-là
00:59:51arrivent dans des collèges
00:59:52où ce n'est pas appliqué
00:59:53Oui exactement
00:59:55ça peut arriver
00:59:56même dans ces collèges
00:59:57qui n'ont pas
00:59:58une mauvaise réputation
00:59:59la fouille des sacs
01:00:01systématiques
01:00:02est une piste
01:00:03qu'on ne doit pas rejeter
01:00:03mais au quotidien
01:00:05c'est quand même difficile
01:00:06c'est très difficile
01:00:07de filtrer
01:00:08l'afflux de
01:00:09200, 150, 200, 300 élèves
01:00:12qui arrivent à la même heure
01:00:13au même endroit
01:00:13c'est assez compliqué
01:00:14ça demande beaucoup
01:00:16de personnel
01:00:16mais bien sûr
01:00:17qu'il faut se donner
01:00:19en fait
01:00:19tous les moyens
01:00:20possibles
01:00:21et adaptés
01:00:22alors je parle comme ça
01:00:23c'est très large
01:00:24mais il faut se les donner
01:00:25ces moyens
01:00:25pour surveiller
01:00:27pour voir s'il y a
01:00:28des attitudes
01:00:29qui ne sont pas
01:00:30normales
01:00:31mais j'insiste aussi
01:00:32sur le travail
01:00:33qui doit être fait
01:00:34en amont
01:00:35ça peut être bien sûr
01:00:36les fouilles des sacs
01:00:38mais aussi
01:00:38vraiment vraiment cibler
01:00:40les élèves
01:00:40qui ont un comportement
01:00:41difficile
01:00:42d'ailleurs
01:00:43dans la présentation
01:00:45on parle d'un gamin
01:00:46qui avait déjà été placé
01:00:48c'est ce qui se passe
01:00:51pourquoi il n'y a pas
01:00:52de suivi après
01:00:53et c'est ça
01:00:53qu'on doit se poser
01:00:54comme question
01:00:55on ne peut pas
01:00:56aujourd'hui
01:00:57on ne peut pas
01:00:57laisser un prof
01:00:58travailler avec
01:00:59des élèves
01:01:00dont un
01:01:01peut passer à l'acte
01:01:02à tout moment
01:01:02bien sûr
01:01:03il n'y a pas marqué
01:01:04je vais commettre
01:01:05un crime
01:01:07mais ce n'est pas marqué
01:01:08sur le front
01:01:09de ces gamins
01:01:10mais il faut quand même
01:01:11préserver
01:01:12ces professeurs
01:01:13il faut préserver
01:01:14les élèves
01:01:15et ça passe par là
01:01:16à mon avis
01:01:17à la détection
01:01:19de ces élèves
01:01:19qui sont parfois fragiles
01:01:21merci beaucoup Bruno
01:01:22Bartosetti
01:01:22du syndicat Unité
01:01:23Thomas Bonnet
01:01:24on voit des réactions politiques
01:01:25bien évidemment
01:01:26depuis que cette nouvelle
01:01:27a été rendue publique
01:01:29des réactions politiques
01:01:30à ce fond
01:01:30oh là là
01:01:30quelle horreur
01:01:31mais en fait
01:01:32tout le monde
01:01:32paraît impuissant
01:01:33face à ça
01:01:33et c'est terrifiant
01:01:34d'ailleurs
01:01:34c'est pour moi
01:01:35c'est l'aspect
01:01:35le plus vertigineux
01:01:36de tout ça
01:01:37c'est à dire
01:01:37que vous avez des mesures
01:01:38qui ont été annoncées
01:01:38la fouille des sacs
01:01:40on avait eu des chiffres
01:01:40sur je crois
01:01:414000 fouilles
01:01:42il y avait quasiment
01:01:43500 couteaux
01:01:43400 couteaux
01:01:45400 couteaux
01:01:46qui avaient été retrouvés
01:01:46dans les fouilles
01:01:47en quelques jours
01:01:49le ratio est énorme
01:01:50il y avait aussi eu cette affaire
01:01:51et je parle sous le contrôle
01:01:52de Sabrina
01:01:52où lors d'une fouille
01:01:53justement un élève
01:01:54ensuite avait agi
01:01:55avec un couteau
01:01:56qui était dans son sac
01:01:56donc d'où comprennent le sujet
01:01:58on a l'impression
01:01:58qu'il n'y a pas d'issue
01:01:59je me rappelle aussi
01:02:00de Bruno Retailleau
01:02:01qui était allé à Nantes
01:02:02où un élève
01:02:02avait poignardé
01:02:03une autre élève
01:02:03il avait eu un discours
01:02:05très fort
01:02:05mais qui dépassait
01:02:06largement son périmètre à lui
01:02:08qui était en fait
01:02:08un discours sur l'éducation
01:02:10sur ce qu'il y a
01:02:11dans la tête des jeunes
01:02:11aujourd'hui
01:02:12qui les pousse
01:02:13pour certains
01:02:13à passer à l'acte
01:02:14et là effectivement
01:02:14c'est vertigineux
01:02:15si vous vous penchez
01:02:16sur ce sujet là
01:02:16Bon on va continuer
01:02:17à suivre ce dossier
01:02:18bien évidemment
01:02:18Sabrina
01:02:19avec des informations
01:02:20complémentaires
01:02:20tout à l'heure
01:02:21ce sera avec Sonia Mabrouk
01:02:22à partir de midi
01:02:23autre sujet
01:02:24on change totalement
01:02:25de domaine
01:02:26puisqu'on va parler
01:02:26de France Télévisions
01:02:27et cette question
01:02:28France Télévisions
01:02:28est-ce au bord
01:02:30de l'implosion
01:02:31puisqu'il y a ce rapport
01:02:32qui a été fait
01:02:33rapport explosif
01:02:33de la Cour des comptes
01:02:34sur France Télé
01:02:35on va le détailler
01:02:36dans un instant
01:02:36alors on vous en parle
01:02:37depuis hier
01:02:37mais alors visiblement
01:02:38je crois qu'à France Télé
01:02:39ils n'ont pas lu
01:02:40du tout le même rapport
01:02:41que nous
01:02:41parce que je ne sais pas
01:02:42si vous avez vu
01:02:42le communiqué
01:02:43qui a été fait
01:02:43par France Télévisions
01:02:44hier
01:02:45alors je vous propose
01:02:45de le regarder
01:02:46moi j'ai vu ça ce matin
01:02:47j'ai halluciné
01:02:47regardez le deuxième paragraphe
01:02:49l'entreprise prend acte
01:02:51des nombreux constats positifs
01:02:52formulés par la Cour des comptes
01:02:54et de la reconnaissance
01:02:55des transformations structurantes
01:02:57engagées ces dernières années
01:02:58non mais
01:02:58c'est totalement surréaliste
01:03:01par rapport à ce qu'il y a
01:03:02dans ce communiqué
01:03:02enfin c'est
01:03:03on se met la tête
01:03:04sous le tapis
01:03:05et on ne bouge plus
01:03:05alors regardez
01:03:06d'abord quelques éléments
01:03:07qui sont dans ce rapport
01:03:09de la Cour des comptes
01:03:11la polyvalence
01:03:13n'est pas de mise
01:03:14à France Télévisions
01:03:15depuis un accord de 2013
01:03:17chaque métier
01:03:18est défini
01:03:18de manière très précise
01:03:20pour la Cour des comptes
01:03:21cette classification rigide
01:03:22freine le développement
01:03:23de l'entreprise
01:03:24le poids de la masse salariale
01:03:25qui est de plus en plus importante
01:03:27s'explique en grande partie
01:03:29par le fait
01:03:30qu'on ne demande
01:03:30qu'une seule chose
01:03:31quasiment
01:03:32à chaque journaliste
01:03:33au lieu de mutualiser
01:03:34les forces
01:03:35au lieu de développer
01:03:37une certaine polyvalence
01:03:38chez les collaborateurs
01:03:39de France Télévisions
01:03:39cette structure
01:03:41extrêmement rigide
01:03:42génère en fait
01:03:43des coûts supplémentaires
01:03:44difficile dans ces conditions
01:03:45de faire évoluer les postes
01:03:47ou de les adapter
01:03:48aux évolutions technologiques
01:03:49pour moderniser
01:03:51cette classification
01:03:52les syndicats doivent
01:03:53se mettre d'accord
01:03:54métier par métier
01:03:55problème depuis 2017
01:03:57les divergences
01:03:58entre les organisations
01:03:59syndicales sont nombreuses
01:04:00seuls 11 métiers
01:04:01ont évolué
01:04:02sur les 160 présents
01:04:03à France Télévisions
01:04:04un fonctionnement
01:04:05d'un autre temps
01:04:06non sans risque
01:04:07pour l'entreprise
01:04:08on voit bien
01:04:09que ce qui empêche
01:04:09notamment France Télévisions
01:04:11de se réformer
01:04:12c'est le poids très important
01:04:13des syndicats
01:04:14qui refusent tout changement
01:04:16alors même que
01:04:17pour que justement
01:04:18France Télévisions
01:04:18puisse redevenir performante
01:04:20il faut absolument
01:04:21qu'elle fasse des réformes
01:04:23de fonds
01:04:23de la forme de structure
01:04:24l'an dernier
01:04:24la direction de France Télévisions
01:04:26avait proposé
01:04:27une révision globale
01:04:28des métiers
01:04:28l'accord avait été rejeté
01:04:30par les syndicats
01:04:31faute de majorité
01:04:32voilà et après avoir eu sujet
01:04:34donc je vous rappelle
01:04:35c'est important
01:04:35le communiqué de France Télévisions
01:04:37l'entreprise prend avec
01:04:38des nombreux constats positifs
01:04:39formulés par la Cour des Comptes
01:04:41et la reconnaissance
01:04:41des transformations structurantes
01:04:42engagées ces dernières années
01:04:44Thomas Bonnet
01:04:45il se faute de nous ?
01:04:46en fait j'avais pas vu le communiqué
01:04:47pour tout le dire
01:04:47maintenant que j'ai vu ce communiqué
01:04:48je me dis que ça n'évoluera jamais
01:04:49avant tout le monde
01:04:50pas avec cette direction actuelle
01:04:52alors on peut dire
01:04:53il voit le verre à moitié vide
01:04:53à moitié plein
01:04:54bon là clairement
01:04:55il ne veut pas voir l'évidence
01:04:56le verre est vide
01:04:57et il voit la goutte quoi
01:04:58oui c'est ça
01:04:58il y a un vrai sujet quand même
01:05:00de gestion
01:05:02il y a le poids des syndicats
01:05:03ça a été rappelé dans le sujet
01:05:04c'est évidemment
01:05:05aujourd'hui très compliqué
01:05:06de réformer France Télévisions
01:05:07je sais que mon voisin
01:05:09est pour la privatisation
01:05:10je fais partie de ceux
01:05:11qui estiment que le service public
01:05:13a encore un sens
01:05:14pour ce qui concerne l'audiovisuel
01:05:15évidemment dans d'autres circonstances
01:05:17avec un pluralisme
01:05:18qui serait respecté
01:05:19etc
01:05:19donc je suis un peu triste quand même
01:05:21de voir ce que est en train
01:05:22de devenir France Télévisions
01:05:22et moi je suis entre vous deux
01:05:24parce que moi je suis pour
01:05:25une privatisation partielle
01:05:26et qu'on garde une ou deux chaînes
01:05:27et voilà
01:05:28je pense qu'une ou deux chaînes
01:05:30ça peut être utile
01:05:30et dans quasiment tous les pays démocratiques
01:05:32il y a une ou deux chaînes publiques
01:05:33mais on n'a pas besoin
01:05:34de 6, 7, 8 chaînes publiques
01:05:36qui en plus
01:05:37dont certaines ne font pas d'audience
01:05:38salut France Info
01:05:39Philippe Allard
01:05:40bon ça c'est que le français
01:05:41mais il y a aussi Radio France
01:05:42parce que le service public
01:05:43c'est 4 milliards d'euros quand même
01:05:45et pour avoir été journaliste
01:05:476 ans dans le service public
01:05:48je peux vous dire
01:05:49que le poids des syndicats
01:05:49parce qu'on en parlait
01:05:50en fait leur objectif
01:05:51c'est Jurassic Park
01:05:52c'est on fiche tout
01:05:53rien ne bouge
01:05:54et comme de l'autre côté de la table
01:05:55vous avez des directions
01:05:56qui quand on leur demande
01:05:57de respecter le contrat
01:05:58d'objectifs et de moyens
01:05:59c'est-à-dire l'Etat donne
01:06:00des moyens
01:06:01des objectifs
01:06:02et que c'est pas respecté
01:06:03il y a l'ARCOM
01:06:03qui se fonde à communiquer
01:06:04en disant
01:06:05c'est pas terrible
01:06:05ce que vous avez fait cette année
01:06:06il faut essayer de faire un effort
01:06:08l'année prochaine
01:06:08donc voilà
01:06:09rien ne bougera
01:06:10c'est pour ça qu'on est peut-être
01:06:11un peu par rapport à vous
01:06:12de maximalisme
01:06:12mais à part
01:06:13alors pas la privatisation totale
01:06:14parce que l'eau du vaisseau extérieur
01:06:16les dom-toms
01:06:16etc.
01:06:17on n'y touche pas
01:06:18donc là
01:06:18mais rien ne peut bouger
01:06:20rien ne peut bouger
01:06:21et l'ARCOM
01:06:22parce que c'est en fait
01:06:22c'est un système assez pervers
01:06:24là je viens de vous parler
01:06:25des syndicats
01:06:25de la direction
01:06:26et l'ARCOM marche dans la combine
01:06:28alors on peut parler de l'ARCOM
01:06:29et la désignation
01:06:30du président de l'ARCOM
01:06:31il faut savoir que
01:06:32alors c'est le président de la République
01:06:33qui choisit
01:06:34et sa nomination en fait
01:06:36est validée
01:06:37ou n'est pas validée
01:06:38par la commission
01:06:39des affaires culturelles
01:06:40de l'Assemblée Nationale
01:06:40et du Sénat
01:06:41mais il faut qu'il y ait
01:06:43trois cinquièmes
01:06:44des votes contre
01:06:45et celui qui est en place
01:06:46actuellement
01:06:46M. Adjari
01:06:47lui il n'est pas série crac
01:06:4838% d'opinion favorable
01:06:49en gros
01:06:49mais ce qui est intéressant
01:06:50dans ce rapport
01:06:51de la Cour des comptes
01:06:52c'est sa date de sortie
01:06:53également
01:06:53parce qu'il est sorti quand même
01:06:54après la nomination
01:06:56de Delphine Ernot
01:06:57pour la troisième fois quand même
01:06:58donc quand on nomme
01:06:59quelqu'un trois fois
01:07:00on se dit
01:07:00c'est quelqu'un de formidable
01:07:01on ne va pas nommer trois fois
01:07:02et écoutez ce que disait
01:07:04Paul Lamarre
01:07:05c'est très intéressant
01:07:05il disait que le rapport
01:07:06était pris depuis longtemps
01:07:07mais en fait
01:07:08on a retardé sa sortie
01:07:10afin que Delphine Ernot
01:07:11puisse être réélu
01:07:12et ensuite
01:07:13on sort le rapport
01:07:14en disant
01:07:14c'est pas bien
01:07:15non seulement
01:07:16elle ne m'étonne pas
01:07:17mais ce qui me surprend
01:07:19c'est la date
01:07:20de la publication du rapport
01:07:22bien sûr
01:07:22il a été fait
01:07:24avant le mois de mai
01:07:25il aurait dû être publié
01:07:26au mois de mai
01:07:27avant l'élection
01:07:29du président
01:07:30ou de la présidente
01:07:31de France Télévisions
01:07:32il a été donc
01:07:33apparemment délibérément
01:07:35reporté
01:07:35en tout cas
01:07:36la publication
01:07:37de ce rapport
01:07:38ce qui a permis
01:07:38l'élection
01:07:39de Delphine
01:07:41donc là il y a un vrai
01:07:42problème politique
01:07:43qui se pose
01:07:43et qu'il faudra bien
01:07:45à un moment donné
01:07:46apporter une réponse
01:07:46à cette question
01:07:47qui est cruciale
01:07:48qui est extrêmement importante
01:07:49d'un point de vue
01:07:50strictement politique
01:07:52parce qu'évidemment
01:07:52il y a souvent des liens
01:07:53entre l'autorité
01:07:54de régulation
01:07:55et le pouvoir
01:07:56même si ce lien
01:07:57est nié
01:07:58nié nommé oui
01:07:59on est en train
01:08:01de regarder justement
01:08:02Massini Saussine
01:08:03il y a un scandale
01:08:05à France Télé ?
01:08:07écoutez
01:08:07je pense que oui
01:08:09et j'ai presque envie
01:08:10de vous dire
01:08:11ça me rappelle
01:08:11la mairie d'Aubervilliers
01:08:12je suis élu
01:08:13au conseil municipal
01:08:14pas de la politique
01:08:15politicienne
01:08:16je ne peux pas m'empêcher
01:08:17de faire la corrélation
01:08:18vous avez un budget
01:08:19en total déséquilibre
01:08:21mais on le présente
01:08:22comme étant positif
01:08:23et tout va bien
01:08:24à travers
01:08:25d'autres
01:08:26voilà
01:08:27à travers des
01:08:28restons sur France Télé
01:08:29revenons sur France Télé
01:08:30vos histoires internes
01:08:31moi je pense que
01:08:33voilà
01:08:33je pense qu'il faut
01:08:34à un moment donné
01:08:35revenir à une gestion
01:08:37il faut privatiser ?
01:08:38privatiser
01:08:39alors moi je suis d'accord
01:08:40sur le fait
01:08:40qu'il faut quand même
01:08:41maintenir un service public
01:08:42donc le privatiser
01:08:44je ne pense pas
01:08:45mais ils doivent appliquer
01:08:47des méthodes
01:08:48qui permettent
01:08:49un assainissement
01:08:50des finances
01:08:50et peut-être un service public
01:08:51qui ne soit pas obèse
01:08:52et qui ne coûte pas
01:08:534 milliards
01:08:54plus flexible
01:08:55France 2
01:08:55France 3
01:08:56France 5
01:08:57les chaînes extérieures
01:08:58France 4 aussi
01:08:59parce que finalement
01:08:59France 4 devait disparaître
01:09:01on l'a gardé
01:09:01on ne sait pas pourquoi
01:09:03personne ne sait que c'est là
01:09:04mais évidemment on l'a gardé
01:09:05il faut de la flexibilité
01:09:06et s'adapter
01:09:07à la demande du public
01:09:08bien sûr
01:09:09Guillaume Bastel
01:09:09on privatise ?
01:09:11non
01:09:11je vous réponds clairement
01:09:12la réponse est non
01:09:13moi je suis un fervent défenseur
01:09:15du service public
01:09:16on peut le défendre
01:09:17et juste vouloir le rendre
01:09:18plus efficace
01:09:19exactement
01:09:19mais la privatisation
01:09:20ce n'est pas forcément
01:09:21une solution
01:09:21la réforme en profondeur
01:09:23une réforme structurelle
01:09:24oui
01:09:25une réforme ambitieuse
01:09:26du service public
01:09:26on a besoin de toutes ces chaînes
01:09:26est-ce qu'on a besoin
01:09:28de toutes ces chaînes ?
01:09:28on a besoin de France 2
01:09:29qui fait des jeux
01:09:30le soir en prime
01:09:31par exemple
01:09:31ça c'est une mission
01:09:32de service public
01:09:32c'est des émissions
01:09:36qui peuvent éventuellement
01:09:37faire de l'audimat
01:09:38si ça peut faire de l'audimat
01:09:39vous allez sur TF1
01:09:41mais attendez
01:09:42attendez
01:09:42c'est pas ce qu'on leur demande
01:09:43ça fait de l'audience
01:09:44avant d'avoir des émissions culturelles
01:09:46qui sont dans la foulée
01:09:47par exemple
01:09:48à 23h30
01:09:49franchement
01:09:49à 23h30
01:09:50oui
01:09:51vous regardez les audimat
01:09:52à 23h30
01:09:52ça chute sévèrement
01:09:55entre 23h et 23h
01:09:56mais regardez
01:09:57depuis la rentrée
01:09:58les audiences de France 2
01:09:59ça ne va pas
01:09:59le 20h
01:10:00c'est une catastrophe
01:10:01ils sont tombés à 3 millions et demi
01:10:02en mettant Léa Salamé
01:10:03hier soir encore
01:10:04ils ont fait 3 millions et demi
01:10:05il y a 1 million et demi d'écart
01:10:07avec TF1
01:10:08elle était là soi-disant
01:10:09pour remonter les audiences
01:10:10ça ne va pas du tout
01:10:11le prime de France 2
01:10:12800 000 téléspectateurs
01:10:14hier soir
01:10:15le prime de France 2
01:10:16un doc sur le Rainbow Warrior
01:10:17on ne sait pas trop
01:10:17pourquoi ils ont sorti ça
01:10:18doc sur le Rainbow Warrior
01:10:19800 000 téléspectateurs
01:10:21en prime
01:10:21alors je vais vous dire
01:10:22pour le coup
01:10:23je suis plutôt content
01:10:24que sur le service public
01:10:25on ait des documentaires
01:10:26type Rainbow Warrior
01:10:27mais mettez le sur France 5
01:10:27mettez le sur France 5
01:10:28et privatisez France 2
01:10:30mais non au contraire
01:10:31ça ne sert à rien
01:10:31c'est le rôle du service public
01:10:33parfois
01:10:33et France 5 c'est service public
01:10:34mais France 5 c'est service public
01:10:36mais de viser de l'information
01:10:36qu'on n'a pas part d'ailleurs
01:10:37mettez le sur France 5
01:10:39Maddy Saidi
01:10:40moi je pense qu'il faut
01:10:41incontestablement
01:10:42une réforme du service public
01:10:44peut-être que ça doit passer
01:10:45justement par une privatisation
01:10:47peut-être pas totale
01:10:47garder quelques chaînes
01:10:49et ce qu'il faudrait
01:10:50c'est que le service public
01:10:52soit efficace
01:10:53on est en recherche
01:10:54des déficiences
01:10:54les déficiences
01:10:55ça passe aussi par ça
01:10:56par moins de dépenses
01:10:57par une vraie réforme
01:10:58et la pluralité
01:10:59ça peut servir
01:11:00comme sur ce plateau
01:11:01où on n'est pas d'accord
01:11:02merci à tous
01:11:03dans un instant
01:11:04c'est Niamarou
01:11:04qu'on se retrouve
01:11:04demain direct
01:11:05à 10h35 à demain
01:11:06et d'ici là
01:11:06soyez prudents
01:11:06on n'est pas d'accord
01:11:08on n'est pas d'accord
01:11:09on n'est pas d'accord
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