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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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00:00Quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous ce soir.
00:04Gilles, le gentil chevalier blanc, affrontera gentiment le sombre baron noir et son sbire,
00:11toujours aussi agréable, sans acronyme et avec élégance, il triomphera de lui.
00:16Dans la foule, les dames tomberont en pamoison, mais lui tête haute et main blanche,
00:22n'aura Dieu que pour la France.
00:25Il n'aura Dieu que pour la France.
00:28Vous savez que je suis toujours la première.
00:31Moi, je pensais que... Bon, enfin, je ne dis rien.
00:35Je pensais que c'était un message qu'il allait laisser à une personne.
00:39Oui, par exemple, à sa chair et tendre.
00:41À la France. Je ne connais que la France.
00:44Mais c'est une notion qui doit un peu vous échapper.
00:46Oui, c'est vrai que c'est une notion qui m'échappe complètement.
00:49Vous avez bien fait. La quoi, d'ailleurs, vous dites ?
00:51Oui.
00:51Je voudrais saluer votre...
00:53J'ai horreur qu'on parle d'autres.
00:54Si on pouvait parler d'autres choses, je vais parler de vous.
00:57Je vais parler de vous.
00:58Si vous faites le tout-tout, je vous fais un tweet.
01:00Mais d'abord...
01:01Juste en dix secondes, Gilles-William Ganadev, je voudrais, et là, je suis très sérieux...
01:05C'est le sbire qui parle ?
01:06Non, saluez votre finesse dans l'analyse politique.
01:11Puisqu'il y a trois mois, vous aviez dit en direct, souvenez-vous, vous aviez dit,
01:15Emmanuel Macron, avec cette volonté d'aller vers la Palestine, etc., va grimper dans les sondages
01:22et récupérer un peu de popularité.
01:25Vous êtes un génie.
01:26Vous pouvez...
01:26Il est à 17%.
01:27Il est à 17%.
01:30Il est à deux doigts de faire le record de François Hollande.
01:33Écoutez...
01:33Donc, vraiment, félicitations.
01:35Je vous suppris de ne pas donner du grain moudre à nos adversaires.
01:39Je n'ai jamais prononcé cette phrase.
01:41Vous êtes sûr de vous ?
01:42Vous pouvez nous la montrer ?
01:44Alors là, je vous fais cette promesse.
01:45La semaine prochaine, je vous la retrouve.
01:46La semaine prochaine.
01:47Je vous la retrouve.
01:47La semaine prochaine.
01:48Vous êtes sûr de n'avoir jamais dit ça ?
01:49Je suis assez trompeurant.
01:50Regardez-moi les yeux dans les yeux.
01:51Moi, je veux bien entrer dans le pari.
01:54Je veux bien parier un déjeuner contre vous.
01:58Et comme ça, ça peut permettre un rebond.
02:01Parce que comme ça, il y aura des enregistrements.
02:02J'ai pu parfaitement dire, et ça me ressemble, qu'il a guigné sur les banlieues.
02:09À ça, ça me ressemble.
02:11Et je persiste.
02:12Mais de là, je pense qu'il s'en referait une santé.
02:15Il y a loin.
02:1717%.
02:18C'est bien parce que...
02:19Mais peut-être qu'il serait, d'ailleurs.
02:21Peut-être qu'il sera 8, sinon.
02:24Allez savoir.
02:25Il sera peut-être 8.
02:26Parce que mes amis qui nous engalent, notamment dans une petite ville qui m'est chère, vous
02:29savez, là, ils vont me dire, on a vu tout le métier de l'avocat.
02:34C'est un métier.
02:35Là, il vient de gagner encore quelques clients.
02:37Maître.
02:37Je suis venu pour ça.
02:38J'ai bien compris.
02:39Ce n'est pas pour nos beaux yeux.
02:40C'est pour la France.
02:41C'est pour la France.
02:42Simon Guillain.
02:43Bonsoir, cher Simon.
02:44Bonsoir, Elliot.
02:45Et bonsoir à tous.
02:46Olivier Faure demande ce soir à Emmanuel Macron d'autoriser les drapeaux palestiniens
02:50sur les mairies françaises.
02:52Le premier secrétaire du Parti Socialiste évoque un acte fort envers tous ceux qui sont
02:56attachés à la résolution du conflit israélien aux palestiniens.
03:00Demain, le président de la République reconnaîtra l'état de Palestine depuis New York.
03:03Et justement, trois pays ont déjà reconnu aujourd'hui l'état de Palestine.
03:07Il s'agit du Royaume-Uni, de l'Australie et du Canada.
03:11De son côté, Israël rejette la reconnaissance unilatérale d'un état palestinien par des
03:15pays occidentaux.
03:17Et puis, Gabriel Attal s'est lui exprimé ce dimanche à l'occasion de la rentrée politique
03:21de son parti Renaissance.
03:23Depuis Arras, l'ancien Premier ministre a proposé d'inscrire dans la Constitution,
03:26je cite, un principe de non-régression sociétale.
03:29Gabriel Attal souhaite une nouvelle république démocratique, une cinquième république du
03:34XXIe siècle.
03:36Un principe de non-régression sociétale.
03:39On aurait pu en parler dans cette émission.
03:40Je vous avoue que je ne sais pas ce que ça veut dire dans la Constitution, un principe
03:43de non-régression sociétale.
03:47Mais évidemment, William et je vous donnerai...
03:49Si vous me permettez, le meilleur principe de non-régression sociétale, c'est le préambule
03:54de la Constitution.
03:55Qui a une valeur d'ailleurs supraconstitutionnelle parce que c'est le préambule qui a été
03:58écrit par la quatrième république et qui a été repris par la cinquième république.
04:01Je peux vous dire qu'il est magnifique.
04:04William, Julien, la France par la voix d'Emmanuel Macron fera demain à la tribune de l'ONU
04:09ce qu'ont fait aujourd'hui l'Australie, le Royaume-Uni et le Canada, à savoir reconnaître
04:13l'État de Palestine.
04:15La reconnaissance immédiate et sans condition d'un État palestinien n'est pas souhaitée
04:19par les Français.
04:2071% des Français rejettent à court terme et sans condition cette reconnaissance.
04:2529% sont favorables à ce qu'il y ait la reconnaissance tout de suite et sans condition.
04:31Il s'avère qu'Emmanuel Macron multiplie les communications sur Twitter, sur les réseaux
04:36sociaux.
04:37Il n'y a pas de grande allocution.
04:39Mais il y a quelques instants, il a publié une petite vidéo.
04:42Je vous propose de l'écouter.
04:42Ce que veut la France, c'est la paix.
04:45Ce que veut la France, c'est un cessez-feu immédiat.
04:48Ce que veut la France, c'est que les 48 otages soient libérés sans délai.
04:52Ce que veut la France, c'est le retour de l'aide humanitaire à Gaza.
04:56Ce que veut la France, c'est un jour d'après possible à Gaza, avec le Hamas démantelé
05:00et écarté du pouvoir.
05:01Ce que veut la France, c'est une autorité palestinienne réinventée, renouvelée, des
05:06programmes scolaires qui n'enseigneront pas la haine et les conditions qui permettront
05:11la paix au cœur de cette autorité palestinienne.
05:13Ce que veut la France, ce sont deux États vivant en paix côte à côte.
05:18Un État d'Israël qui reconnaît un État de Palestine, un État de Palestine qui
05:22reconnaît un État d'Israël, un État de Palestine qui sera démilitarisé et qui
05:26vivra en paix aux côtés d'Israël.
05:28C'est cela, ce que nous allons faire le 22 septembre à New York.
05:32Cette reconnaissance, c'est le début d'un chemin.
05:35C'est un parcours avec toutes ces conditions, ces exigences pour les parties prenantes.
05:39Et au fond, c'est un parcours, un chemin pour la paix.
05:43Et avant de vous donner la parole, vous savez que la promesse d'Emmanuel Macron, la condition,
05:47c'était démilitarisation du Hamas et libération des otages.
05:51Pour la reconnaissance, on est passé de ça à, il y a quelques secondes à peine, Macron
05:56qui exige la libération des otages à Gaza pour ouvrir une ambassade en Palestine.
06:02Donc à quoi joue Emmanuel Macron, Gilles-William Golnadel ?
06:05Écoutez, moi, pour interpréter ce que dit successivement Emmanuel Macron, je suis davantage
06:15dans l'étude psychologique que dans l'étude politique.
06:18Je suis désolé de vous le dire.
06:19Moi, j'ai toujours été pour les deux États.
06:24Toujours dans l'intérêt du peuple d'Israël comme du peuple arabe de Palestine.
06:28Le drame complet de cette histoire-là, c'est que le peuple arabe de Palestine a toujours
06:36été infiniment plus intéressé par la destruction du seul État juif que par la construction
06:41d'un énième État arabe parce qu'il considère en son fort que la Palestine, en son entier,
06:49elle est arabe et musulmane et que ce serait péché que de la partager.
06:53Ils l'ont refusé, il l'a refusé en 1948 à l'ONU même, le partage en 1948 et puis
06:59trois fois sur proposition des gouvernements travaillistes.
07:03Arrive M.
07:03Macron et il y a encore trois mois, M.
07:07Macron, il a posé des conditions que je faisais miennes.
07:11C'était parfait.
07:12Reconnaissance de l'État de Palestine sous préalable de la condition que vous avez
07:20rappelé sur la fin du ramas, sur la libération des otages, il disait même de la reconnaissance
07:26réciproque par l'Arabie Saoudite et l'autorité palestinienne.
07:29Et voilà que trois mois après, à nouveau, il se dément lui-même comme il aura fait
07:35pendant toute sa vie politique.
07:37Il n'y a plus de conditions préalables.
07:39Et là devant vous, une fois qu'il aura effectivement reconnu l'État de Palestine, que ça sera
07:45fait, que ça sera terminé, il pose des conditions postérieures.
07:48Mais très sincèrement, comment voulez-vous que j'accorde encore de l'importance à ce
07:57qu'il dit ? Alors il va y avoir demain une cérémonie, on sera dans une véritable cérémonie.
08:05Il aura encore l'impression pendant 24 heures d'exister encore politiquement.
08:09C'est important pour lui, je suis dans la psychologie.
08:11Il aura l'impression d'exister politiquement.
08:14Mais qu'est-ce qui se passe là déjà ? Et il a raison le Hamas.
08:17Il triomphe le Hamas.
08:18Il a remercié la France, le Hamas, pour la création d'un État de Palestine sans
08:24conditions préalables.
08:25Il comprend que finalement ce qu'il a fait le 7 octobre, c'est peut-être pas très
08:29gentil, mais que c'est payant politiquement.
08:32Mahmoud Mardaoui, au responsable du Hamas, a affirmé selon l'AFP, ces reconnaissances
08:38représentent une victoire pour les droits du peuple palestinien.
08:41palestinien et la légitimité de notre cause.
08:44Il a raison.
08:45Et envoie un message clair.
08:47Peu importe jusqu'où va l'occupation dans ses crimes, elle ne pourra jamais nous
08:51faire taire, je crois.
08:53Julien Drey.
08:53Alors, je vois bien qu'Emmanuel Macron essaye, disons, d'ouvrir des parachutes.
09:02Et donc, il a consacré un certain nombre de temps à recevoir, même à appeler, si
09:08j'ai bien compris, à un certain nombre de gens.
09:10Je regrette qu'il ne m'ait pas appelé, parce que de temps en temps, il m'a appelé.
09:12Il y a longtemps.
09:13Parce que je lui aurais dit ces quatre vérités concernant le Moyen-Orient.
09:16Peut-être même que j'aurais appris des choses.
09:18Et j'ai la prétention de lui dire que j'aurais appris des choses.
09:20Je suis un peu prétentieux.
09:21Moi, il ne m'a pas appelé.
09:22Ça ne m'étonne pas.
09:22Plus que ça.
09:25Mais il n'effacera pas la réalité.
09:28Le seul vrai grand discours de la France, la seule vraie grande parole de la France
09:33concernant le Proche-Orient, elle a été prononcée par François Mitterrand et reprise
09:38d'ailleurs, cette doctrine, par les présidents successifs, que ce soit Jacques Chirac, Nicolas
09:43Sarkozy ou François Hollande.
09:44C'est la seule vraie parole.
09:46Là, on est en train de franchir un pas.
09:48C'est autre chose qui commence.
09:50Cette autre chose, c'est que quand on ne connaît pas l'histoire, on croit que maintenant
09:55qu'on a fait, on a reconnu l'État palestinien, il marche en avant.
09:58Mais l'histoire depuis 1948, comme l'a dit Gilles William, c'est l'histoire d'un peuple
10:03qui est dirigé par des gens qui ne veulent surtout pas, surtout pas, l'existence d'un
10:11État d'Israël qui considère que c'est une tâche dans leur domination, qui ont même
10:15islamisé leur cause à l'initiative du grand moufti de Jérusalem, puisque c'est
10:20lui qui conduit, celui qui avait collaboré avec Hitler et plus que collaboré, qui conduit
10:25l'offensive en 1947 et que je rappelle que Yasser Arafat était son petit neveu.
10:29Voilà.
10:31Donc c'est ça la réalité.
10:32Et Gilles William a raison de dire qu'à plusieurs reprises, l'État, sur la table, il existait.
10:39Et c'est pour ça que ça me permet de poser une question.
10:42J'en poserai d'autres.
10:43Mais qu'est-ce qui s'est passé en 2000 quand les accords de tabac n'ont pas été
10:48appliqués ? Qui a refusé d'appliquer ces accords ?
10:51Il y avait un État, comme l'a dit Bill Clinton, il l'a redit encore deux fois, en disant
10:55j'ai été très déçu par M. Yasser Arafat parce qu'on avait été très très loin.
11:00Et je voudrais finir.
11:01Si le monde entier croit et n'a tiré aucune leçon, que c'est parce qu'ils vont reconnaître,
11:08multiplier les déclarations, etc., qu'ils vont faire céder le peuple juif, parce que
11:12je dis bien le peuple juif, pas simplement l'État d'Israël.
11:15Il y a une chose qu'on a appris dans l'histoire, c'est qu'on ne baissera plus les yeux.
11:20Le peuple juif, je dis bien, pas simplement la population israélienne.
11:25Pourquoi on ne baissera plus les yeux ? Parce que la seule garantie qu'on a dans l'histoire
11:28d'exister et que ça ne recommence pas, c'est malgré tout le fait qu'il y ait un État.
11:32À la décharge de Yasser Arafat, le drame c'est que Yasser Arafat a hésité d'accepter
11:41la proposition de Clinton et des Israéliens.
11:46Mais il redoutait de subir le sort de Sadat, d'être assassiné quelques jours après.
11:53Il faut bien comprendre aussi que dans la mentalité, d'une certaine manière, des dirigeants
11:58palestiniens, il y a une très grande crainte d'être dépassé constamment par le Hamas.
12:04Je voudrais qu'on écoute Dominique de Villepin à présent.
12:06Il était l'invité de Frédéric Aziza cet après-midi.
12:08Merci. Alexandre Devecchio a eu cette formule qui peut-être vous partagez.
12:13Il parle de Dominique de Villepin comme l'islamo-gaulliste.
12:16J'ai du mal à différencier l'islamo-gauchiste de l'islamo-gaulliste désormais.
12:20La manière d'être habillé.
12:21Ah, c'est la cravate.
12:23Écoutez Dominique de Villepin puisqu'il revient sur Emmanuel Macron, qu'il considère
12:27qu'Emmanuel Macron sera jugé par le tribunal de l'Histoire pour sa non-action diplomatique
12:34en Palestine.
12:35Est-ce que vous vous dites qu'Emmanuel Macron devra rendre des comptes par rapport à ce
12:42qui a été fait ou qui n'a pas été fait ?
12:43Emmanuel Macron devra rendre des comptes.
12:45De quelle manière ?
12:45Comme tous les responsables européens.
12:49C'est-à-dire ?
12:49Devant l'Histoire, il faudra qu'ils expliquent pourquoi ils n'ont pas tout fait, pourquoi
12:53ils n'ont pas osé franchir un certain nombre de pas.
12:56quand nous connaîtrons l'étendue du désastre qui se déroule à Gaza.
13:01Et chacun d'entre nous, en responsabilité, tous les jours et en conscience, nous aurons
13:06à rendre des comptes des choix, des positions, des déclarations que nous avons à faire.
13:11Rendre des comptes, ça veut dire devant la justice internationale ?
13:14Éventuellement devant la justice internationale.
13:16Mais je crois davantage au tribunal de l'Histoire.
13:18Vous savez, l'Histoire, à un moment donné, elle aligne les décisions, elle aligne les comportements,
13:24elle aligne les déclarations et elle constate que ce qui aurait dû être fait n'a pas été fait.
13:30– Julien André, je me tourne vers vous.
13:32– Écoutez, moi, je connais la flamboyance d'Emmanuel de Villepin, de Dominique de Villepin,
13:39qui n'a pas été un grand Premier ministre quand même.
13:41Je veux dire, au tribunal de l'Histoire, si on juge son mandat de Premier ministre,
13:44je ne suis pas sûr que ça va laisser, il aura la médaille d'or, ni même la médaille de bronze.
13:48Bon, mais ça, c'est autre chose.
13:49Moi, j'ai trois questions à poser, très simples, à Emmanuel de Villepin.
13:53– Dominique.
13:54– Ah, Dominique, pardon, excusez-moi.
13:55Je ne sais pas pourquoi, dans ma tête.
13:57La première, c'est, est-ce qu'il est vrai qu'il a dit, en face à face à un ministre
14:02d'un gouvernement de droite, qui m'autorise à le dire ici,
14:05qu'il considérait que l'État d'Israël était une parenthèse dans l'histoire du Moyen-Orient ?
14:11Première question.
14:12Deuxième question, est-ce qu'il est vrai que, dans son bureau, à l'Élysée,
14:16lorsqu'il est secrétaire général de l'Élysée, et qu'il reçoit Yasser Arafat en octobre 2000,
14:23il lui dit qu'il ne faut pas signer les accords de tabac,
14:25parce qu'il considère que, lui, la France et d'autres vont obtenir plus ?
14:30Et la troisième, pour que je puisse croire à la sincérité de ses engagements,
14:34est-ce qu'il peut, et je ne dis pas droit dans les yeux,
14:36parce que je ne voudrais pas faire référence à d'autres situations,
14:39est-ce qu'il peut dire qu'il n'a aucun lien, de près ou de loin,
14:44avec une quelconque puissance liée aux Émirats ?
14:47William Golnadel, est-ce que vous serez jugé par le tribunal de l'Histoire ?
14:54Parce que ce qu'il dit, Dominique de Villepin, ce n'est pas que pour Emmanuel Macron.
14:57Emmanuel Macron devra rendre des comptes, mais tous...
15:00Vous savez, le tribunal de l'Histoire, c'est le tribunal des vainqueurs.
15:03Ne vous faites pas d'illusions.
15:04Ça, Gilles-Louis a ma raison.
15:06Voilà, donc à vous dire le vrai, je ne veux pas être inutilement désobligeant,
15:10mais c'est vrai que si on pense à un tribunal de l'Histoire,
15:15qui serait indépendant et impartial,
15:18je ne sais pas comment on jugera dans 50 ans les gens qui ont été acoquinés,
15:22avec des Émirats qui subventionnaient le ramasse terroriste.
15:29Je me garderais bien de donner des leçons de morale et d'imaginer ce que va être la suite.
15:33Pour le reste, je ne veux pas être inutilement désobligeant,
15:36mais Dominique de Villepin ne m'a jamais impressionné,
15:39ne m'intéresse pas beaucoup.
15:41Il essaye encore une fois d'être Jean-Luc Mélenchon en chic.
15:45Donc il fait d'une certaine manière de la surenchère.
15:48Je n'ai pas l'impression que ça va être extrêmement payant politiquement
15:52s'il se fait encore des illusions sur le plan électoral.
15:56Alors, venons-en...
15:57Je vous permettez, parce que l'heure de gloire de Dominique de Villepin,
16:00son heure de gloire à revendiquer,
16:01c'est son discours au Conseil de Sécurité des Nations Unies.
16:06Pour la petite histoire, ce discours, ce n'est pas lui qui l'a écrit au départ.
16:10C'est Jacques Chirac qui l'a écrit.
16:12Et c'est la plume de Jacques Chirac, à l'époque, qui l'a écrit.
16:15Et d'ailleurs, il avait mandat de la part de Jacques Chirac
16:18de ne pas changer une phrase de ce discours.
16:21Parce que Jacques Chirac espérait pouvoir aller à l'ONU prononcer ce discours.
16:25Non, mais il l'a bien lu, convenez.
16:26Alors, oui, donc il est de son bon acteur.
16:28Voilà.
16:29Je n'avais pas cette information.
16:30Il y a d'autres personnalités qui ont pris la plume ce week-end.
16:3420 personnalités ont pris la plume vendredi soir pour adresser une lettre ouverte,
16:39afin d'alerter le président de la République sur les conditions
16:42qu'il avait lui-même fixées pour la reconnaissance de la Palestine.
16:44Parmi ces 20 personnalités, il y a Philippe Toretton,
16:48il y a Michel Bougenat, il y a Dominique Régnier,
16:51il y a Charlotte Gainsbourg, entre autres.
16:53Des personnalités qui sont respectées et respectables.
16:57Évidemment, qui représentent quelque chose pour les Français.
17:01Et qui ont réussi dans la vie, bien sûr.
17:04Nous, artistes, intellectuels, entrepreneurs, responsables associatifs et citoyens,
17:08appelons de toutes nos forces à la paix au Proche-Orient.
17:11Cette phrase, elle est écrite noir sur blanc, d'accord ?
17:14Mais cette reconnaissance d'un État palestinien,
17:16vous l'aviez vous-même soumise à des conditions préalables claires
17:19pour qu'elle contribue à la paix,
17:20en particulier la libération de 48 otages,
17:23encore retenus à Gaza et le démantèlement du Hamas.
17:25Si je vous lis ce premier paragraphe,
17:28c'est parce qu'il y a des individus qui ont balayé, bien évidemment,
17:31l'action et la lettre de ces 20 personnalités.
17:36D'abord, Emmanuel Macron n'a jamais répondu.
17:37Elle est restée lettre morte.
17:39Quand c'est Chloé de Zagazan ou Zoé de Zagazan,
17:42là, il répond rapidement.
17:43Mais ce n'est pas Emmanuel Macron qui m'intéresse là,
17:47c'est la meute.
17:48C'est Rima Hassan, c'est Thomas Porte.
17:50Rima Hassan qui écrit
17:51« La honte absolue, l'appel de 20 soutiens d'un État génocidaire.
17:53Toutes ses personnalités ont nié la commission d'un génocide à Gaza. »
17:58Thomas Porte, bien sûr, lui aussi en rajoute une couche.
18:01« Reconnaissance de la Palestine,
18:02des soutiens des criminels de guerre israéliens
18:04veulent empêcher la reconnaissance de l'État de Palestine. »
18:07Rima Hassan est allée un peu plus loin.
18:09Alors, quand c'est pour Fessenheim, là, il ne faut pas lui poser quelques questions.
18:14Mais en revanche, là, elle est prolixe.
18:15Elle est allée fouiller un peu dans les comptes Instagram de Charlotte Gainsbourg.
18:20Compte suivi par Charlotte Gainsbourg qui vient de signer une lettre aux côtés du CRIF
18:23pour demander à Emmanuel Macron de ne pas reconnaître l'État palestinien.
18:26Elle suit l'armée israélienne et a un compte pro-israélien intitulé « Hamas Fake Photo ».
18:33Et alors, quand ce ne sont pas des élus, la France insoumise,
18:35ça peut être aussi des journalistes, journalistes de Blast,
18:38Camille Istino, qui a demandé à ce qu'on n'hésitait pas à bloquer Charlotte Gainsbourg
18:43sur Spotify ou autres plateformes de streaming.
18:46C'est-à-dire que ces 20 personnalités qui ont eu le courage de prendre la parole,
18:49de prendre la plume, aujourd'hui, sont ciblées.
18:52La meute est lancée.
18:52Oui, écoutez, moi d'abord, je veux dire tout mon soutien à Charlotte Gainsbourg et aux autres.
19:00Vous vous rendez compte que Rima Hassan en est maintenant
19:05à ne pas aimer qu'on puisse suivre un compte sur l'effet du Hamas.
19:10C'est extraordinaire.
19:11Et quant à la personne, la personne qui...
19:13Camille Istino.
19:14Camille Istino, elle est également journaliste à Arrêt sur Images.
19:17Exact.
19:17Elle le...
19:18Des amis.
19:19Voilà, exactement.
19:19Donc, il faut reconnaître quand même que les temps sont mauvais pour la vérité.
19:28Madame Mérassane n'arrête pas de parler du génocide, etc.
19:31Je soutiens, si vous voulez, que jamais dans l'histoire de l'information,
19:37le mensonge ne l'avait emporté dans le cadre de l'actualité.
19:41Je peux vous prendre rapidement.
19:45Non, mais le dernier exemple, simplement le dernier exemple.
19:48Je vous aurais...
19:48Pendant un an, je vous ai ennuyé, pour parler poliment,
19:54sur France Inter, qui à chaque heure du jour de la nuit,
19:59vous donnait les bilans de la défense civile.
20:02Défense civile, aujourd'hui, 48 morts, dont 72 enfants.
20:05D'accord ?
20:06Aujourd'hui, aujourd'hui, monsieur Deval, à 7h08, aujourd'hui, France Inter,
20:16dit bilan de la défense civile, administré par le Hamas.
20:21Ils reconnaissent que cet administ...
20:22Autrement dit, pendant un an...
20:24C'est la première fois ?
20:25Il l'avait fait il y a, on va dire, deux ans, et pendant toute une année...
20:30Mais je vous en ai parlé tout le temps...
20:31Oui, je sais, merci, mais je ne savais pas qu'il l'avait dit cette fois-ci, administré par le Hamas.
20:34Aujourd'hui, 7h08, administré par le Hamas.
20:39Et les choses changent dans le service public.
20:41Mais non, mais attendez, non.
20:42Ça veut dire que pendant un an, mais pas seulement en France Inter, dans le monde aussi,
20:47ça a été le même mensonge, alors qu'avant, ils disaient que c'était le Hamas.
20:50Donc, jamais dans l'histoire de l'information, la propagande d'une organisation classée terroriste
20:59n'aura été acceptée comme ça, comme du bon pain.
21:02Et je pourrais vous donner 20 exemples.
21:04Alors, effectivement, maintenant, on vous parle du génocide, on vous parle de la famine.
21:08Là, le mensonge a triomphé, et c'est une défaite non seulement d'Israël,
21:13mais c'est une défaite du journalisme et une victoire du militantisme idéologique.
21:17Julien Drey, sur ces personnalités qui ne sont pas des personnalités forcément de droite,
21:24qui ne sont pas forcément des personnalités de confession juive,
21:28qui rappellent juste une réalité, c'est qu'Emmanuel Macron avait fait la promesse
21:33de reconnaître l'État de Palestine sous condition de la libération des otages,
21:38le démantèlement du Hamas.
21:39D'abord, évidemment, je vais, comme l'a dit Gilles William,
21:43apporter le plus fervent soutien à Charles Gainsbourg et à son compagnon Yvan
21:49et à tous ceux qui ont signé, toutes celles et ceux qui ont signé.
21:53Et je vais vous dire une chose, c'est un acte extrêmement courageux qu'ils ont pris,
21:58qu'ils ont décidé, parce qu'ils vont subir, pas simplement la meute,
22:03parce que la meute, bon, mais ils vont subir aussi le boycott.
22:07Parce que, comme ce sont des acteurs et des actrices de cinéma,
22:11comme ce sont des producteurs, comme ce sont des acteurs économiques,
22:14des portes vont se fermer.
22:15Vous ne croyez pas que ça a déjà commencé ?
22:17Ça a déjà commencé, mais ça sera plus maintenant,
22:19parce qu'on va se servir de ça à nouveau pour leur dire, etc.
22:22Donc c'est un énorme acte de courage.
22:25Pas simplement, ce n'est pas les pétitions comme le signent souvent les artistes,
22:29les intellectuels, etc.
22:30Là, c'est un acte de courage et qu'il faut authentifier comme tel.
22:34Dans l'acte de courage, parce que ça va évidemment à l'encontre de tout cet établissement
22:38qui a repris à son compte une lecture de ce qui se passe depuis le 7 octobre
22:44qui est effectivement totalement erronée.
22:46Oui, il y a une guerre, oui, il y a des morts.
22:47Chaque personne qui meurt au Moyen-Orient, c'est un crime contre l'humanité, etc.
22:51Mais on est loin de l'écriture des bons et des méchants
22:55qu'on veut bien nous raconter tous les jours et de cette réalité.
23:00Pas une réponse du président de la République, d'Emmanuel Macron.
23:03Pas une réponse publique, du moins.
23:05Peut-être qu'il a dû en appeler quelques-uns en off.
23:08Mais il aurait très bien pu, il peut réagir.
23:11Ça fait 48 heures, il a publié des tweets, il a fait des vidéos sur les réseaux sociaux.
23:15Pas une réponse à ces 20 personnalités.
23:17Alors c'est vrai, 20 personnalités dans le monde de la culture,
23:19c'est à peine un siège du côté de la gauche croisette.
23:23Au festival de Cannes, ça ne fait pas beaucoup de monde.
23:25Mais c'est déjà ça.
23:26Très rapidement et après la publicité, on parlera des bons rappels.
23:29Simplement, mettez-vous à la place d'un téléspectateur moyen
23:33à qui on raconte depuis un an et demi qu'il n'y a qu'un seul conflit.
23:38Il n'y a qu'un seul conflit dans le monde.
23:42Uniquement un.
23:43Où il y a des méchants qui, sans aucune raison, tuent des enfants.
23:48S'il n'est pas averti, il le croit.
23:50Ça fait deux ans qu'on raconte ça.
23:51La publicité, on revient dans un instant.
23:54On parlera des drapeaux sur les mairies.
23:56Parce que maintenant, on a des maires qui ont dessiné des nouveaux brevets
24:00de courage, de respectabilité.
24:02Ils ont parfois du mal à donner des drapeaux français.
24:05Mais là, ils veulent ériger un drapeau palestinien au fronton des mairies.
24:09Alors que la justice administrative dit non.
24:11On en parle juste après.
24:12William Golnadel, Julien Drey pour la suite de Face à Face.
24:20Messieurs, faut-il mettre des drapeaux palestiniens sur les mairies françaises ?
24:24N'y a-t-il qu'un seul drapeau en France ?
24:27N'est-il pas le drapeau bleu, blanc, rouge ?
24:29Malgré l'intervention de la police et de la justice,
24:31Malakoff refuse de retirer le drapeau palestinien de sa mairie.
24:35La maire de Malakoff est une maire communiste.
24:37Tout ça a été lancé à l'appel d'un certain Olivier Faure.
24:42Ah oui ?
24:42Du parti socialiste.
24:44On va regarder parce qu'il a adressé une lettre.
24:46Alors, tout le monde écrit à Emmanuel Macron, visiblement.
24:49Adressé une lettre au président de la République,
24:51mais dit-on en régie.
24:53Et découvrons ensemble ce qu'il a pu dire dans cette lettre.
24:56Il s'agirait non seulement d'un acte fort envers tous ceux
24:59qui sont attachés à la résolution du conflit israélo-palestinien,
25:02mais cohérent avec la position de la France
25:04que vous proclamerez devant la communauté internationale.
25:08Il se rendra d'ailleurs demain, Olivier Faure, à Saint-Denis
25:11pour le pavoisement de la mairie aux couleurs de la Palestine.
25:15Tiens donc, à Saint-Denis, c'est surprenant,
25:17avec le maire, M. Annotin.
25:22Peut-être qu'un socialiste devrait répondre à un socialiste.
25:24Alors, déjà, je pense qu'il va falloir que
25:27Olivier Faure commence à dégonfler.
25:30Parce que je pense qu'il a la tête tellement gonflée
25:31par le fait qu'il a cru à un moment donné
25:33qu'il pouvait être Premier ministre,
25:33qui, maintenant, on ne le retient plus.
25:36Puis, alors, il est tellement heureux qu'on parle de lui,
25:38parce que ça fait cinq ans qu'il n'existe plus,
25:40que je crois qu'il a perdu tout...
25:41Il a décollé, comme on dit chez moi.
25:43Voilà.
25:44Alors, je dis juste simplement
25:46que ça serait bien qu'il fasse voter son propre parti
25:49sur cette question-là,
25:49parce que je ne suis pas sûr qu'il aurait une majorité,
25:51puisque la moitié de son Conseil national
25:54a fait une déclaration en disant
25:55qu'elle était en total désaccord avec cette proposition.
25:58La moitié, hein.
26:00Et pas des gens...
26:01Et des gens qui sont un peu plus sérieux,
26:03d'après moi, du point de vue de la réalité électorale,
26:05que lui, dont on sait qu'il est totalement dépendant
26:08d'un accord avec la France insoumise
26:09dans sa circonscription.
26:11Ça explique beaucoup de choses.
26:13Surtout quand vous avez cru, à un moment donné,
26:14que vous êtes Premier ministre.
26:16Et que, maintenant...
26:17Alors, maintenant, je veux dire,
26:18il y a une déclaration de la mosquée de Paris
26:20qui a été rendue publique, là,
26:22qui dit, voilà, c'est formidable, etc.
26:26Mais elle dit...
26:26Elle a une phrase qui est intéressante,
26:28qu'elle dit, surtout, nous, la mosquée de Paris,
26:31nous avons un devoir de ne pas importer le conflit
26:33au Proche-Orient, sur le terrain national,
26:37il faut garder les conditions du dialogue, etc.
26:39Est-ce que vous pensez qu'en mettant
26:41le drapeau palestinien dans les villes,
26:44on n'importe pas le conflit
26:45et on ne crée pas les conditions de tension ?
26:48Parce que, je veux dire,
26:49bien des gens vont dire,
26:50mais dans ces cas-là,
26:51mettez d'abord le drapeau israélien,
26:52c'était la proposition qu'avait fait Jérôme Gage,
26:54vous leur mettez les photos des otages.
26:56Les photos des otages qui sont...
26:58otages depuis 800 jours.
26:59Donc, je vais finir, si vous me permettez.
27:01J'en ai connu des indécences
27:02dans ma vie politique
27:04et des vacheries.
27:06Mais là,
27:08au tableau d'honneur,
27:09il n'est pas loin d'avoir la palme.
27:10– Écoutez, M. Ford ne m'a jamais ébloui
27:14ni par sa hauteur de vue intellectuelle,
27:18ni par son courage,
27:19mais c'est vrai,
27:20c'est une circonstance atténuante.
27:22Dans son département,
27:23il meurt électoralement
27:25sans le parti antisémite.
27:27Donc, c'est un problème.
27:28– Non, ce n'est pas un problème.
27:29Quand on est un homme politique,
27:30on a le courage
27:30de défendre ses idées
27:32plutôt que de son poste.
27:32– Écoutez, vous mettrez ça
27:34sur le compte de mon indulgence,
27:35je plaidais les circonstances atténuantes.
27:37– D'accord.
27:37– Ceci posé,
27:39on va oublier
27:39la question juridique.
27:44On va oublier
27:45le respect du drapeau français.
27:48Je suis déjà dans...
27:49Mais si ces gens-là sont sincères,
27:52M. Ford et tous les autres,
27:55ils expliquent le cœur sur la main
27:59que c'est pour deux États côte à côte,
28:03l'État de Palestine
28:04et l'État d'Israël,
28:05écoutez, vous n'embêtez pas.
28:07Vous mettez les deux drapeaux,
28:09vous mettez les deux drapeaux côte à côte.
28:11– Ce que fait M. Karim Bouhamran,
28:13par exemple,
28:13à Saint-Point-Demain,
28:14avec le drapeau onusien.
28:15– Je vous le dis franchement,
28:16les choses étant ce qu'elles sont
28:17dans ce bas-monde...
28:18– Il prend.
28:19– Ça m'irait.
28:21Mais ils sont tellement hypocrites,
28:23ils sont tellement tartuffes,
28:25ils sont tellement à la remorque
28:27des islamistes
28:28et du parti antisémite
28:30que mettre pour eux
28:32le drapeau israélien,
28:33c'est signer à tout jamais
28:35leur défaite.
28:37Ce n'est pas possible.
28:38Il ne leur sera jamais pardonné
28:40de pavoiser également
28:43avec la couleur d'Israël.
28:45Et puis au-delà,
28:46vous avez bien compris
28:47que le drapeau palestinien
28:49ne concerne pas seulement
28:51la Palestine,
28:53il est le contraire
28:54du drapeau français.
28:56C'est donc effectivement
28:57un point donné aux islamistes
28:59et un point donné
29:01aux internationalistes antifrançais.
29:03– Je recevais cet après-midi
29:04sur Europe 1
29:05Michel Fayad,
29:06spécialiste géopolitologue
29:08et spécialiste du Liban.
29:10Il expliquait qu'au Liban,
29:11dans les camps
29:12où il y a encore
29:13des Palestiniens,
29:14il reste encore 5 ou 6 camps,
29:15je crois,
29:16les autorités avaient retiré
29:19récemment,
29:20très récemment,
29:21les drapeaux palestiniens
29:22parce que justement,
29:23le drapeau symbolisait
29:24bien plus
29:25qu'un territoire
29:28et les civils
29:29mais qu'il y avait aussi
29:30toute une histoire
29:31liée à l'islamisme.
29:32Et donc au Liban,
29:33on retire les drapeaux
29:34quand en France aujourd'hui,
29:36vous avez des maires
29:36dits socialistes
29:37ou communistes.
29:38Mais bon,
29:39l'histoire,
29:39ils la connaissent
29:40les communistes.
29:40L'Iran,
29:41ils la connaissent aussi
29:43très bien,
29:43le lien avec les islamistes.
29:45Donc voilà ce qui se passe.
29:46Très intéressant.
29:47– Si vous me permettez,
29:47parce qu'on n'a pas commenté.
29:49Je dirais que c'est d'autant
29:50plus choquant
29:50que l'opinion publique
29:52n'est pas d'accord avec ça.
29:53– Vous avez raison.
29:54– Massivement,
29:55elle n'est pas d'accord avec ça.
29:56– Cette française surdise contre.
29:57– Et d'ailleurs,
29:57c'est étonnant
29:58qu'au regard du matraquage
29:59médiatique
30:00auquel on assise
30:01depuis des mois et des mois,
30:02l'opinion publique,
30:03elle se tient
30:03sur des principes.
30:05– C'est vrai.
30:05– Et c'est plutôt
30:06à l'honneur de l'opinion publique,
30:07à l'honneur de la population française
30:09aujourd'hui
30:10de se tenir à ces principes
30:11malgré vent et marée
30:13et malgré cette classe politique-là
30:15représentée par ces gens-là.
30:18– Mais parce que…
30:19– J'espère que tous ces gens-là
30:20se souviendront
30:21dans quelques semaines
30:22s'il y a une dissolution
30:23de quelques personnalités politiques
30:25et qu'ils leur répondront.
30:27– Vous pensez qu'Olivier Ford
30:28perd des points en faisant ça ?
30:30– Je pense que…
30:32Alors, je vais vous dire une chose.
30:33Au premier tour,
30:34ils gagnent des points.
30:35Ça, c'est sûr.
30:36Mais au deuxième tour,
30:37je peux vous dire
30:37qu'ils vont perdre beaucoup.
30:38– Non, mais l'opinion publique…
30:39– Un dernier mot avec vous,
30:40M. Golnadel.
30:42– Oui, Golnadel,
30:43comme vous dites.
30:44L'opinion publique
30:45a du bon sens.
30:46– Oui.
30:47– C'est-à-dire que,
30:48comme je viens de le dire,
30:49au-delà de la question palestinienne
30:51et du drapeau palestinien,
30:54elle comprend bien
30:55que le drapeau palestinien,
30:57dans les circonstances,
30:58c'est la négation
30:59du drapeau tricolore.
31:00– Je suis d'accord avec ça.
31:02– Karim Bouhamran
31:03est attaqué
31:03par la France insoumise
31:05à travers un communiqué.
31:07La décision de Karim Bouhamran,
31:09maire socialiste de Saint-Ouen,
31:10de pavoiser
31:10la mairie du drapeau palestinien
31:13et, en majuscule,
31:14et du drapeau israélien,
31:15comme sa décision
31:16de Jume-les-Saint-Douin,
31:17avec une ville palestinienne
31:18et israélienne
31:19et d'un relativisme insupportable.
31:22– Voilà.
31:22– Voilà le communiqué
31:23de la France insoumise Saint-Ouen.
31:24– Vous comprenez pourquoi
31:24parce que Ford ne le vra jamais ?
31:25– Voilà ce que c'est
31:26la France insoumise Saint-Ouen.
31:27– Voilà pourquoi
31:27parce que le Ford ne le vra jamais ?
31:28– Eh bien, écoutez,
31:28M. Bouhamran, bravo.
31:30– Voilà.
31:30– Je pense que Karim Bouhamran
31:33est courageux,
31:34comme l'a été Carole Delga
31:35lorsqu'elle a expliqué
31:36que Jean-Luc Mélenchon
31:37était aujourd'hui
31:38faisait plus peur
31:39dans l'opinion publique
31:40que ne le faisait Marine Le Pen
31:41et qu'elle s'est pris
31:42une volée de bois vert
31:43avec des demandes de sanctions,
31:45etc.
31:45Mais si vous permettez,
31:46je vais dire à toutes ces
31:47personnalités socialistes courageuses,
31:50il est temps que vous rompiez
31:52avec Olivier Faure
31:53et avec ce qu'il représente.
31:54Il est temps que vous fassiez,
31:56que vous montriez à l'opinion publique
31:57qu'une autre voie socialiste
31:59aujourd'hui existe,
32:00attachée à la République,
32:01attachée à ses principes
32:02et qui refuse l'islamisme.
32:04– Je lis le dernier paragraphe
32:06parce que je le découvre
32:07à l'instant du communiqué.
32:09C'est pour exiger
32:10ces sanctions contre Israël
32:12que nous rejoindrons
32:13le rassemblement
32:13ce lundi 22 septembre
32:14devant la mairie de Saint-Ouen
32:16à l'appel du comité
32:17Saint-Ouen Solidarité Palestine.
32:19Donc, il faut suivre attentivement
32:21ce qui peut se passer
32:21à Saint-Ouen
32:22avec un maire
32:23qui a décidé courageusement
32:24d'ériger le drapeau palestinien,
32:26le drapeau israélien,
32:28le drapeau onusien.
32:29Donc, on va voir comment ça passe.
32:31Plutôt que d'avoir
32:32les caméras braquées
32:32sur M. Fort,
32:351,75% en 2022
32:38à la présidentielle,
32:39peut-être qu'il faut avoir
32:40quelques caméras aussi à Saint-Ouen.
32:42Encore plus envie,
32:42mais je l'avais déjà.
32:44De le soutenir.
32:44D'aller le soutenir en municipal
32:45et qu'il donne une bonne réponse
32:47comme il le faut
32:47à la France insoumise
32:49et à ses candidats.
32:49Autre question à présent, messieurs.
32:52Madame Delphine Ernotte,
32:53la présidente de France Télévisions,
32:55qui est peut-être sortie
32:57de son rôle,
32:59sortie de ses gonds,
33:00en attaquant notre groupe,
33:02en expliquant que
33:03Europe 1 et CNews
33:04étaient des chaînes
33:04d'extrême droite.
33:06La question qu'on doit se poser,
33:07c'est doit-elle démissionner ?
33:09La une du JDD,
33:10c'est une présidente
33:11qui ne devrait pas dire ça.
33:12Et pourquoi je vous pose
33:13la question de la démission ?
33:15Parce que c'est Marine Le Pen
33:16qui l'envisage.
33:18Vous avez été la première
33:19dès 2017 à alerter
33:20sur les partis pris
33:21de Delphine Ernotte.
33:22Huit ans plus tard,
33:23elle a taxé News et Europe 1.
33:24Êtes-vous surprise ?
33:24Sort-elle de son rôle ?
33:26Non, je ne suis pas surprise.
33:27C'est un secret de polichinelle
33:28que Mme Ernotte est une militante
33:29très marquée à gauche.
33:30Mais là,
33:31elle franchit un cap supplémentaire.
33:32Elle n'est absolument pas
33:33dans son rôle.
33:34Et ce type de sortie
33:35devrait conduire à son départ
33:37parce qu'elle ne revient pas
33:38à la présidente de France Télévisions
33:40de distribuer des brevets
33:41d'honorabilité aux chaînes privées.
33:43Maître Golnadel,
33:44défendez Mme Ernotte.
33:46Oui, je vais la défendre.
33:48Bien sûr.
33:48Je vais dire que
33:49je comprends parfaitement
33:50ce que dit Marine Le Pen.
33:51Mais ce n'est pas parce que
33:52Mme Ernotte partirait
33:54que ça changerait quoi que ce soit
33:57à France Inter
33:58qui sera toujours tenu
34:00par des syndicats
34:01d'extrême-gauche,
34:02clairement,
34:04et par des journalistes
34:05qui ont été triés par le volet
34:06pour appliquer l'idéologie
34:08d'extrême-gauche.
34:09Donc,
34:09que Mme Ernotte soit là
34:11ou pas là,
34:12ça ne chantera rien à la chanson.
34:13Et d'ailleurs,
34:14Marine Le Pen
34:14est pour la privatisation
34:16de l'eau visuelle
34:17de services publics.
34:18Je veux simplement répéter
34:19ce que j'ai dit
34:20la dernière fois
34:21en ce qui concerne
34:23les accusations
34:24de Mme Ernotte
34:25sur le fait que CNews
34:27est d'extrême-droite.
34:29Si CNews,
34:30Mme Ernotte,
34:31est d'extrême-droite,
34:33comment vous appelez
34:34la chaîne
34:35France 24
34:36qui,
34:38encore aujourd'hui,
34:39encore aujourd'hui,
34:41a,
34:42dans son personnel,
34:43M. Fadi,
34:44au nanas,
34:46qui a dit
34:46« Je suis pour brûler
34:48les Juifs
34:48comme Hitler ».
34:49Il faut l'appeler
34:50donc une chaîne nazie,
34:52cette chaîne France 24,
34:53Mme Ernotte.
34:54Je note d'ailleurs
34:55que France Inter
34:56ni les syndicats
34:58de journalistes
34:59ne voient aucun inconvénement,
35:01ni M. Macron,
35:02ni le ministre
35:03des Affaires étrangères.
35:04France 24,
35:04c'est quand même
35:05la vitrine
35:06de la France
35:07à l'étranger.
35:09Rien,
35:10pas un mot.
35:10Et on nous explique
35:11que,
35:12bien entendu,
35:13les Juifs
35:13sont défendus en France.
35:14– Alors moi,
35:17je n'ai pas
35:17la démission automatique
35:19parce que je ne l'ai pas.
35:20Vous l'avez vu
35:21plusieurs fois déjà
35:22quand on demandait
35:23des démissions
35:23de gauche ou de droite.
35:25Je ne fais pas
35:25la chasse aux sorcières,
35:27etc.
35:28Mais je considère
35:29que quand on est
35:30président ou présidente
35:32de l'audiovisuel public,
35:33on a quelque part
35:35un devoir de réserve
35:35parce qu'on représente
35:37l'audiovisuel public,
35:38c'est-à-dire la diversité,
35:39la pluralité.
35:40On a le droit
35:40d'avoir ses opinions personnelles.
35:42On a le droit
35:42d'être une militante
35:43ou une engagée
35:44ou une femme engagée,
35:46etc.
35:46Mais quand on est
35:47représentant
35:48de l'audiovisuel public,
35:49on doit représenter
35:50cette pluralité.
35:51Donc que Mme Ernotte
35:52dise qu'elle défend
35:53le service public,
35:54oui,
35:54qu'elle considère
35:56certainement
35:57à juste titre
35:57qu'il y a une volonté
35:58de privatiser
35:59et que c'est un débat
36:00et qu'on est en train
36:01d'essayer de la déstabiliser
36:03ou de déstabiliser
36:03le service public,
36:04c'est clair,
36:05mais elle ne rend pas service
36:06par cette déclaration.
36:07– Je ne vois pas
36:08en quoi il y a
36:08une volonté de déstabilisation.
36:10– Elle peut l'estimer.
36:11– Ah, elle peut évidemment
36:11l'estimer, elle peut aussi
36:13se tromper, bien sûr.
36:14– Elle peut estimer
36:15qu'il y a un certain nombre
36:15d'attaques qui sont portées
36:16contre le service public
36:17qui visent à le déstabiliser
36:18pour le privatiser.
36:19Ça, c'est une opinion politique.
36:20– Oui.
36:21– Elle a le droit
36:21de le faire.
36:22– C'est la plus révélateur.
36:23– Elle a l'audace.
36:24– Oui, mais c'est...
36:25Pardon, 30 secondes.
36:26Opinion politique,
36:27elle a le droit d'avoir
36:27des opinions politiques,
36:28comme l'un de l'autre.
36:29– Elle a bien sûr
36:31le droit d'être à gauche.
36:31– Moi, je considère
36:32que la caractérisation
36:34c'est pas et de trop.
36:37elle est même blessante.
36:40Alors, je dirais simplement
36:42que je connais le discours.
36:43Vous comprenez,
36:44le groupe Bolloré
36:45vit sur les trois I.
36:47Identité, insécurité
36:49et immigration.
36:50– Je ne connaissais pas
36:51ces trois I.
36:52Ça vient d'où ?
36:53– Alors, la théorie
36:53des trois I,
36:54elle est défendue
36:55par une partie de...
36:57– Du boulevard Saint-Germain ?
36:58– Oui, du boulevard Saint-Germain,
36:59mais notamment par des...
37:01Comment il s'appelle ?
37:03Bon, enfin, j'ai oublié son nom.
37:04– Trouvez-le-moi,
37:04j'aimerais le rencontrer.
37:05– Moi, je vais vous retrouver.
37:08Mais si vous me posez la question
37:09comme ça,
37:09je ne vais pas le retourner.
37:10– Pardon, c'est de ma faute.
37:11– Non, c'est pas de faute.
37:12C'est un problème
37:13d'organisation de ma mémoire.
37:15Mais la question
37:16qui est posée, c'est
37:17est-ce que le service public
37:19traite bien ces trois questions ?
37:23Voilà.
37:23Est-ce qu'il les traite objectivement ?
37:25Est-ce qu'il permet
37:25la pluralité ?
37:27Etc.
37:27Et tout.
37:27Mon sentiment,
37:28en tous les cas,
37:28l'expérience que j'ai
37:29depuis quelques mois
37:30et quelques années,
37:32c'est que malheureusement,
37:32à force de nier ces problèmes-là,
37:34évidemment,
37:34les chaînes d'opinion,
37:36prennent le pas.
37:37– Oui, on va écouter.
37:38– M. Trazy.
37:39Trouvez-moi le nom de M. Trazy.
37:41– En tout cas,
37:41ce qu'on ne peut pas reprocher
37:42à Mme Ernotte,
37:44désolé de vous le dire,
37:45c'est le manque d'audace.
37:47Elle a quand même l'audace
37:48de réclamer encore
37:49une aide financière
37:51pour l'autorité visuel
37:54du service public,
37:55alors qu'elle a déjà
37:56un budget 4 milliards,
37:58qu'ils sont en déficit partout,
38:00et qu'ils ont
38:01un train de vie
38:03somptuaire.
38:05C'est quand même...
38:05Partant de vaches maigres,
38:07il faut quand même
38:08une certaine audace.
38:09– Mais moi,
38:10je maintiens
38:11qu'indépendamment
38:12de Mme Ernotte,
38:13la question
38:13de l'existence
38:15d'un service public,
38:16pour moi,
38:16est essentielle.
38:18Et on a
38:19un désaccord là-dessus,
38:20parce que je pense
38:20que c'est important
38:21pour la création
38:21du visuel,
38:22c'est important
38:23pour la création
38:24cinématographique,
38:27etc.
38:27Je pense que l'audiovisuel
38:29du service public
38:29ne fait pas tout
38:30ce qu'il devrait faire
38:31comme il devrait le faire.
38:33Bon, alors après,
38:33ça c'est mon expression.
38:34– Vous avez été invité
38:35combien de fois
38:36par le service public,
38:36Julien Dres ?
38:37– Sur les 12 derniers mois ?
38:38– Sur les 12 derniers mois,
38:39je crois jamais.
38:40– Vous avez fait
38:41France Info,
38:42donc vous avez été invité
38:43sur France Info.
38:43– Oui, j'ai fait
38:43un quart d'heure
38:43France Info.
38:44– Et France Inter ?
38:45– Et France Inter ?
38:46– Non, jamais.
38:47Ça fait jamais, jamais.
38:49– Parce qu'effectivement,
38:49vous n'avez aucune expérience
38:51de la vie politique,
38:51vous n'avez pas écrit
38:52cette année
38:53sur Jean-Luc Mélenchon
38:53et puis en fait,
38:54vous ne représentez pas
38:55grand-chose.
38:56– Le problème,
38:57moi je ne vais pas réduire
38:57ça à ma personne.
38:59– Monsieur Golnadel,
39:01vous avez été invité
39:02combien de fois
39:02sur le service public
39:03ces 10 dernières années ?
39:04– Ces 10 dernières années,
39:06zéro fois.
39:07Mais, pardon,
39:09on parle de moi.
39:10– Mais je comprends
39:11un peu plus
39:11que vous ne soyez pas...
39:12– Zoum Zoum Zain,
39:13c'est moqué de moi
39:14il y a 3-4 jours
39:15c'est une émission,
39:16c'est moqué de moi,
39:16je n'ai pas vraiment compris
39:17ce qu'il disait.
39:18Monsieur Patrick Cohen,
39:20je suis le seul avocat
39:22en France
39:22sans vouloir me vanter
39:23dont Patrick Cohen
39:25a cru devoir
39:26se moquer
39:27à l'ouverture
39:28d'un journal
39:30de 8h
39:31à 8h
39:32il y a quelques années
39:33parce que j'avais le malheur
39:34de défendre
39:34Patrick Buisson.
39:35Ça fait quand même loin
39:37la méchanceté
39:39chez certaines personnes.
39:40Mais,
39:41un mot encore,
39:42moi je rêverais
39:42d'avoir un audiovisuel
39:45de service public
39:47de qualité,
39:48je suis en deuil
39:49de l'ORTF,
39:50encore aujourd'hui
39:51le fou qui vous parle
39:52continue de regarder
39:53continue de regarder
39:55sur Madeleine
39:56les vieilles créations
39:58culturelles
39:59du service public
40:00mais il est mort
40:01celui-là.
40:02Donc,
40:02je ne veux plus
40:03payer,
40:04moi,
40:05pour financer
40:06l'idéologie
40:07d'extrême-gauche.
40:08Je préfère mon passé.
40:09Si vous me permettez,
40:10je ne suis pas d'accord
40:11parce qu'il y a,
40:12y compris aujourd'hui
40:13dans le service public,
40:14des choses de qualité.
40:14Je pense par exemple
40:15que la chaîne Arte
40:17est une très bonne chaîne.
40:18Il ne faut pas regarder
40:19les informations,
40:20M. Drey.
40:20Ne regardez pas
40:21Arte Journal,
40:22s'il vous plaît.
40:22Moi,
40:22je regarde les séries
40:23sur Arte.
40:23Ah oui,
40:24mais c'est un tout.
40:25Voilà.
40:27Et puis,
40:27il y a de la création
40:28de cinématographie
40:28de qualité,
40:29etc.
40:29Donc,
40:30c'est pour ça
40:30qu'il faut faire
40:30très attention
40:31mais le service public
40:32doit faire attention
40:33parce qu'à force
40:34de ne pas respecter
40:34cette pluralité,
40:35un jour ou l'autre,
40:36la France va se réveiller
40:37en disant
40:37on s'en débarrasse.
40:38Messieurs,
40:39il nous reste
40:39trois petites minutes
40:41et j'ai eu une question
40:42à vous poser.
40:42est-ce qu'il faut plus
40:44en France
40:45de Gabriel Zuckman ?
40:46Oui.
40:47Oui,
40:47est-ce qu'il faut plus
40:48en France
40:49de Raphaël Arnaud ?
40:50Pourquoi je vous dis ça ?
40:51De Bernard Arnaud.
40:52Raphaël Arnaud,
40:52le triple fichier S.
40:53Un seul suffit.
40:56C'est grave,
40:57ce que vous venez de dire.
40:58Vous imaginez,
40:59j'ai le lafus.
40:59Vous venez d'insulter
41:00Bernard Arnaud.
41:01C'est grave,
41:02ce que vous dire.
41:03Vous imaginez,
41:04j'ai mis sur le même
41:05pied d'égalité
41:06Raphaël Arnaud.
41:07Un fichier S.
41:08Triple fichier S.
41:09Même France Inter
41:10n'aurait pas vous dit.
41:10L'Arcom,
41:12pardonnez-moi.
41:13L'Arcom,
41:13je vous présente
41:14mes excuses.
41:14Bernard Arnaud
41:15qui a renvoyé
41:16dans ses 22
41:16M. Gabriel Zuckman.
41:20On ne comprend pas
41:21les positions
41:22de M. Zuckman
41:23si l'on oublie
41:25qu'il est d'abord
41:27un militant
41:27d'extrême-gauche.
41:28À ce titre,
41:29il met au service
41:29de son idéologie
41:30une pseudo-comprétence
41:33universitaire
41:34qui elle-même
41:35fait largement débat.
41:37M. Zuckman
41:38lui a répondu
41:38sur les réseaux sociaux.
41:39M. Bernard Arnaud,
41:41la fébrilité
41:42n'autorise pas
41:42la calomnie.
41:44Il va falloir que je découvre
41:44en quoi il est fébrile.
41:46Les milliardaires ne paient pas
41:47ou presque d'impôts
41:48sur le revenu
41:49et 86% des Français
41:50ont raison
41:51de vouloir mettre fin
41:52à ce privilège.
41:54Je rappelle que
41:54la taxe Zuckman
41:55c'est 2%
41:56sur le patrimoine net
41:58des ultra-riches
42:01et ça touche aussi
42:02les entreprises.
42:03Ça paraît
42:04un peu étonnant
42:05et que les spécialistes
42:06en économie,
42:07beaucoup de spécialistes
42:08disent que c'est une hérésie.
42:10Écoutez, moi,
42:11je vais vous faire un aveu,
42:12ne le prenez pas mal,
42:13mais je préférais
42:14être Bernard Arnaud
42:15que M. Zuckman
42:16si on me demandait
42:17de choisir.
42:18Très clairement.
42:19Vous avez 20 secondes.
42:20Voilà.
42:21Ensuite, M. Zuckman,
42:22il ne faut pas
42:22qu'il prenne mal
42:23d'être traité
42:24d'extrême-gauche.
42:25Ce n'est pas une insulte.
42:26Mais il se trouve
42:28qu'il est le conseil
42:31de Bernie Sanders
42:33aux Etats-Unis.
42:34Il est considéré
42:36comme le fiole
42:37de M. Piketty.
42:40J'ai de mal
42:40à le classer à droite.
42:42Et sur le plan
42:43de la compétence,
42:44je crois qu'il a été
42:45refusé à Harvard.
42:46Oui, enfin bon,
42:47pardonnez-moi.
42:48Non, mais je veux dire
42:48que ce n'est pas...
42:49Non, mais je ne dis pas
42:50qu'il est nul.
42:51Mais je ne dis pas
42:52que c'est une sommité
42:53dans le monde
42:54de l'économie.
42:55Ce n'est pas parce que
42:56vous n'êtes pas à Harvard
42:57que vous n'êtes pas
42:58une sommité
42:58dans le monde
42:59de l'économie.
42:59Je vous donne
42:59cette indication
43:00qui fait que...
43:01Vous n'êtes pas allé à Harvard,
43:02vous êtes un grand avocat.
43:03Non, mais bon.
43:05Malheureusement,
43:05mon anglais est assez médiocre.
43:08On me dit,
43:08un téléspectateur averti
43:10Raymond qu'on embrasse,
43:11il me demande à Julien Dres
43:12s'il est 3i,
43:13ce n'est pas Jean-Michel Apathy.
43:14Je ne sais pas.
43:15Bon, écoutez, Julien...
43:16Non, ce n'est pas Jean-Michel Apathy.
43:17Plus de Bernard Arnault
43:18ou plus de Gabriel Zuckmann ?
43:20Moi, dans cette affaire-là,
43:22si vous voulez, je...
43:23Vous n'êtes pas à l'aise ?
43:23Non, je ne suis pas
43:24à l'aise.
43:24Parce que Bernard Arnault,
43:25il crée des emplois.
43:27Alors après,
43:27je ne suis pas un ami
43:28des milliardaires, etc.
43:28Mais il crée des emplois.
43:29Il a quand même une réussite
43:30qui mérite, malgré tout,
43:32après tous les reproches
43:33qu'on peut lui faire,
43:34le respect.
43:34Je veux dire,
43:34on ne peut pas le traiter
43:36d'un revers de main
43:36et je pense en plus que c'est...
43:37Surtout qu'il n'est pas
43:38fils de milliardaires.
43:39Voilà, ça, c'est la première chose.
43:40Deuxièmement,
43:41moi, j'ai un petit problème
43:41avec cette taxe Zuckmann,
43:43si vous voulez.
43:43J'ai connu une autre taxe
43:44qui s'appelait la taxe Tobin.
43:46Et je dois dire
43:47que moi-même,
43:47à l'époque,
43:48j'étais un fervent adepte.
43:49Il s'est avéré
43:50qu'on a voulu la mettre en pratique
43:51que c'était une véritable usine à gaz
43:53qui n'a jamais marché.
43:54Et j'ai très peur,
43:55parce que je la regarde
43:56maintenant dans le détail,
43:57que cette taxe Zuckmann,
43:58quand on regarde
43:59comment elle va se mettre en pratique,
44:00soit une fausse bonne idée.
44:02Voilà.
44:02Mais ça,
44:03on pourra voir le débat
44:03en termes d'économistes.
44:04Mais je dirais
44:05que la gauche ferait mieux
44:05de mener la bataille
44:07pour l'allocation universelle
44:08pour chaque jeune à 18 ans
44:10qui soit payé par les GAFA
44:12plutôt que de se mettre
44:13dans un combat
44:13où elle va dans l'impasse.
44:15Merci.
44:15Personne ne m'empêchera
44:16de dire qu'il a été invité
44:1821 fois sur l'audiovisuel
44:21en deux jours.
44:21Mais vous n'avez pas compris.
44:22Vous avez déjà vu
44:23l'étoile filante Lucie Castet
44:24au moment des élections législatives.
44:26On a l'étoile filante Zuckmann.
44:28C'est ça.
44:28C'est ça.
44:29Allez, la plus grande
44:30on est pressée.
44:31On n'a rien dit.
44:32On ne peut pas parler.
44:33La plus grande raison,
44:34c'est de croire
44:35que tout d'un coup
44:36il y a une sorte de solution miracle
44:37et puis il y a des déesses
44:39ou des dieux
44:39de cette solution miracle
44:40et puis après on se rend compte
44:41qu'on s'est trompé.
44:42Souvent ils ont une petite tendance
44:44à gauche
44:44les déesses dieuses
44:45sur le service public.
44:46Mais je ne dis rien.
44:47Je ne sais pas.
44:48Je plaisante bien évidemment.
44:50On ira prendre un café
44:50avec un membre du...
44:53un stratège du PS
44:53cette semaine.
44:54N'oubliez pas de montrer
44:55le document la semaine prochaine.
44:56Lequel ?
44:56Monsieur 17% ?
44:57Non.
44:58Je vais vous appeler
44:58monsieur 17%
44:59jusqu'à la fin de la saison.
45:01Allez, merci.
45:01Dans un instant,
45:02c'est l'heure des pros.
45:02A tout de suite.
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