- il y a 5 mois
- #faceabockcote
Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote
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00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Mathieu Boccoté.
00:04Cher Mathieu, bonsoir.
00:06Bonsoir.
00:06Actualité explosive.
00:07C'est le moins qu'on puisse dire, avec l'homme de l'heure.
00:09Avec l'homme du jour, l'homme du week-end, Arthur de Vatrigan, re-bonsoir.
00:13Re-bonsoir.
00:13Parce qu'on s'est vu ce matin, on s'est vu sur Europe 1 et sur CNews et vous allez rester avec nous après.
00:18Avec joie.
00:20Ça se sent.
00:21On fait le point sur l'information avec Noémie Hardy.
00:24Cher Noémie, bonjour.
00:25Ou bonsoir.
00:26Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:30Les Républicains préviennent.
00:32Si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l'opposition.
00:36C'est ce qu'a affirmé Ottman Nassrou devant près de 2000 personnes réunies pour la rentrée politique du parti dans les Yvelines.
00:43Il a ajouté que la gauche française est la plus rétrograde d'Europe.
00:47Les sachets de nicotine seront interdits en France à partir de mars 2026.
00:52Cette interdiction vise les sachets mais aussi les billes et gommes de nicotine, des produits prisés par les jeunes.
00:59Cette décision s'inscrit dans la lutte anti-tabac avec le bannissement des cigarettes électroniques jetables et l'interdiction de fumer dans les espaces publics.
01:0788 opérateurs suspendent leurs services postaux avec les Etats-Unis jusqu'à ce qu'une solution soit mise en œuvre.
01:14Cette décision intervient à la suite de l'imposition de nouveaux droits de douane par Washington.
01:20En France, depuis le 25 août, la Poste a suspendu les envois de colis vers les Etats-Unis en dehors des envois de cadeaux entre particuliers de moins de 100 euros.
01:29Merci Noémie pour le point sur l'information.
01:32A la une de face à Mathieu Bocoté, c'est la polémique médiatico-politique de cette rentrée.
01:38Les deux chroniqueurs stars de France Inter, Thomas Legrand et Patrick Cohen, accusés de jouer les stratèges auprès de hauts responsables du PS.
01:45La gauche médiatique, prise la main dans le sac, fulmine et se défend.
01:50Halte à l'extrême droite, au complot, les arguments moraux des propagandistes font pchit.
01:55Mais plus généralement, qu'est-ce que cela dit de l'univers médiatique ?
01:59On en parle dans cette émission bien sûr.
02:01A la une également, souvenez-vous de la promesse de Gabriel Attal, tu casses, tu répares.
02:05Et bien un an et demi plus tard, Bercy envisage une nouvelle formule pour régler le coût des émeutes.
02:10Il casse, et vous, chers Français, vous allez payer un peu plus l'idée d'une surprime imposée aux assurés pour alimenter un fonds d'indemnisation d'émeutes.
02:19Qu'en pensez-vous Mathieu ?
02:20Et les mots de réponse dans un instant.
02:22Enfin, vous recevez ce samedi Sébastien Le Foll, journaliste et écrivain, auteur de « Les lieux secrets du pouvoir », plongé dans cette autre histoire du monde politique.
02:31L'entretien à suivre à 19h30, voilà le programme de face à Mathieu Bocoté.
02:37Cher Mathieu Bocoté, les rapports entre les médias et le monde politique sont au cœur de l'actualité ces jours-ci.
02:43D'abord, on le sait parce que l'incorrect a dévoilé hier soir les liens intimes et stratégiques entre une partie de la direction du PS et deux grands éditorialistes du service public.
02:52Mais aussi parce qu'un nouveau rapport sur la censure des réseaux sociaux est paru dans la suite des Twitter Files.
02:58Et c'est au rapport entre médias et politiques que vous consacrez votre premier édito.
03:03Mathieu, c'est à vous.
03:04Oui, parce qu'il faut considérer les médias, d'ailleurs c'est ce qu'on fait spontanément dans le vocabulaire ordinaire, comme un système.
03:10Un système médiatique qui se défend, qui est au service d'une caste, qui incarne une caste et qui traite avec beaucoup de méfiance et d'hostilité ceux qui viennent lui rappeler son rôle dans la caste,
03:24ceux qui viennent lui rappeler les rapports de pouvoir qu'il est structure et qui cherchent à mater souvent les voix dissidentes.
03:29Alors si on faisait une forme de portrait rapide du système médiatique français, j'en arrive très rapidement à la polémique du jour autour de l'incorrect.
03:36Voyons-y par exemple certains des grands éléments.
03:38Il y a le JT de France 2, par exemple, qui fixe la ligne de l'actualité officielle.
03:44Voilà ce qui se passe officiellement en France.
03:47Ce qui n'est pas traité ici ne se rend pas aux chaumières des uns et des autres.
03:52Le monde des chaînes d'info qui nous passionne est un monde qui ne rejoint pas le très très vaste public.
03:57Ne l'oublions pas.
03:57Donc il y a le JT.
03:58Et sinon, il y a l'autre ligne officielle qui existe dans le système médiatique.
04:03C'est BFM à bien des égards.
04:06Pourquoi je dis ça?
04:06Parce que rappelez-vous quand François Juste a fait un rapport pour dénoncer CNews pour Reporters sans frontières,
04:13un rapport qui a fondé la décision du Conseil d'État pour redéfinir la ligne éditoriale des chaînes d'info,
04:20on s'en souvient, c'était il y a un an et demi, deux ans,
04:22eh bien on nous avait dit qu'est-ce qu'elle est le principal reproche qu'on peut faire à CNews?
04:25C'est qu'il ne suit pas la ligne éditoriale de BFM.
04:28BFM dit quels sont les événements importants dans la journée.
04:31Et si on ne parle pas des mêmes événements qu'on est sur BFM,
04:35alors on est apparemment extérieur au domaine de l'information véritable.
04:39Le service public nous dirait, je crois, l'information n'est pas une opinion.
04:43On y revient dans un instant aussi, je crois.
04:44De la même manière, dans le système, il y a l'autre parole officielle,
04:48la parole du politburo à bien des égards, c'est France Inter.
04:51France Inter qui est le point de contact entre la gauche radicale et l'extrême-centre.
04:57D'ailleurs, il y a des querelles à l'intérieur de la ligne entre la gauche radicale et l'extrême-centre
05:00pour savoir ce que sera France Inter.
05:02Mais ce qu'on sait, c'est la parole officielle qui est là.
05:05Et on voit d'ailleurs, France Inter se distingue de quelle manière?
05:07Surtout par ceux qui n'y sont jamais invités.
05:10C'est-à-dire que pour France Inter, globalement, l'extrême-droite commence au centre-gauche.
05:14Et dès lors, puisqu'ils se méfient de l'extrême-droite,
05:16ils sont dans l'entre-soi entre eux et avec une vraie puissance de force, ne l'oublions pas.
05:21Ensuite, il y a bien évidemment France Culture.
05:23Ça, c'est l'aile militante.
05:25C'est l'aile radicale du régime où on a 50 shades of far left,
05:2950 nuances de gauche radicale qui s'y retrouvent avec quelques oiseaux.
05:33Des îlots de culture, la Finkielkraut avec réplique,
05:36mais les îlots de résistance intellectuelle sur France Culture ne sont pas si nombreux.
05:41En fait, c'est à France Culture qui est la traduction médiatique du CNR.
05:44R.S. et de l'université, où on peut entendre,
05:47où il y a une forme de banalisation de l'extrême-gauche
05:49qui se prend quelquefois pour savoir et science.
05:52Ajoutons à ça, ce n'est pas un détail.
05:53À quelle époque, bien évidemment ?
05:55Quelle émission qui assure la star-systémisation des uns et des autres ?
05:58Donc, quand on arrive à quelle époque ?
05:59C'est une bonne émission par ailleurs.
06:01C'est la preuve qu'on est accepté et coopté par le système,
06:03surtout si on y est réinvité.
06:05Ce n'est pas un détail.
06:06Alors, une fois qu'on a dit tout ça,
06:08pourquoi je parle de tout ça ?
06:09Parce qu'il y a évidemment la nouvelle du jour.
06:11Arthur Levatrigan et les gens de l'incorrect,
06:13qui font un travail remarquable,
06:14j'en profite pour dire tout le bien que je pense
06:16de cet excellent mensuel qu'est l'incorrect,
06:18révèlent publiquement les rapports,
06:20on en a parlé aujourd'hui sur la chaîne,
06:21beaucoup,
06:22entre, c'est une rencontre qui est filmée
06:25entre deux prestigieux éditorialistes
06:27du système politico-médiatique,
06:30Thomas Legrand et Patrick Cohen,
06:32et deux figures de la direction stratégique
06:34du Parti socialiste.
06:36Ils sont rassemblés et là, ils sont filmés.
06:38Alors, rien de suite,
06:39ils ne s'y attendent pas d'ailleurs,
06:40soit dit en passant.
06:41Et que font-ils ?
06:42Les quatre se parlent comme des stratèges
06:45du même parti.
06:46C'est simplement qu'on est devant
06:47quatre stratèges socialistes,
06:48mais avec des fonctions différentes.
06:50Deux sont au parti
06:51et deux sont dans le parti médiatique.
06:54Mais les quatre conspirent,
06:55comme dirait Louis de Funès,
06:56nous conspirons.
06:58Alors, comment conspirent-ils ?
07:00Premièrement, qui doit-on éliminer ?
07:02On doit d'abord éliminer Dati.
07:03Franchement, elle cause problème
07:04et on fera ce qu'il faut
07:05pour en finir avec cette candidature.
07:08Il faut savoir aussi
07:09qui sera le candidat
07:10de toutes les gauches
07:11extramélenchonistes.
07:12On comprend qu'il y a ici
07:14une forme de passion pour...
07:17Je ne sais pas si on le rappelle,
07:18Guzman,
07:18qui devient l'homme
07:20de la prochaine promesse
07:24à gauche
07:25lors de la présidentielle
07:26qui viendra.
07:27Ils ont leur homme.
07:28Ils feront semblant ensuite
07:29de discuter les uns les autres.
07:31Ils feront semblant
07:31d'être neutres
07:32lorsqu'ils feront
07:32les interviews.
07:33Ils feront semblant
07:34d'avoir le souci du pluralisme.
07:35Mais à la fin,
07:36le centre-gauche,
07:37ce centre-gauche-là,
07:38doit gagner.
07:39Et d'ailleurs,
07:40ce n'est pas un détail,
07:40on doit le mentionner.
07:42Dans le paysage politico-médiatique,
07:44le centre-gauche
07:44n'est pas vu comme une position.
07:46C'est vu comme la norme morale,
07:47la norme déontologique,
07:49la norme médiatique.
07:50Et c'est ce qui explique
07:51probablement ce qui s'est passé
07:52dans ce restaurant à Paris
07:53où les quatre stratèges discutaient.
07:56Ils sont absolument certains
07:57d'incarner le bien,
07:58la norme journalistique,
07:59la norme déontologique,
08:01qu'ils n'imaginent pas
08:02que faisant cela,
08:03se concilent,
08:04vu par ceux
08:05qui ne sont pas dans leur milieu
08:06et vu comme un scandale.
08:07Depuis quand les journalistes
08:09doivent-ils se transformer
08:11en conseillers politiques ?
08:12Je ne suis pas de ceux
08:13qui disent qu'il ne doit pas
08:13y avoir de rapport
08:14entre les politiques
08:14et les journalistes.
08:15Il est normal qu'il y ait
08:16des rapports.
08:17Je suis même de ceux
08:17qui croient qu'il est normal
08:18que des journalistes,
08:19des intellectuels
08:19puissent aller parler
08:20devant des partis politiques.
08:22Moi, je n'ai pas de soucis
08:22avec ça pour peu que vous acceptiez
08:23de parler devant tous les partis.
08:25En une conférence devant l'EPS,
08:26devant LFI,
08:28devant les Écolos,
08:29devant Reconquête,
08:29devant le RN,
08:30devant les LR.
08:31Moi, je n'ai aucun souci
08:31avec ça.
08:32Mais on ne doit pas
08:33mélanger les rôles.
08:34On ne peut pas devenir conseiller
08:36et participer à cette...
08:37Intégrer, finalement,
08:38l'équipe de campagne
08:39tout en se présentant
08:40comme observateur objectif.
08:45Chose intéressante,
08:46comment le parti médiatique dominant,
08:48comment la gauche,
08:50l'extrême-centre-assemblée,
08:51comment se défendent-ils
08:52aujourd'hui ?
08:53Parce que là,
08:53ils sont bouleversés
08:54par ce qui arrive
08:54à leurs deux collègues.
08:57Premier élément,
08:58il y a eu le sacrifice
08:59de Thomas Legrand.
09:00Parce que la véritable figure
09:01dominante,
09:02c'est Patrick Cohen.
09:03Donc, il faut sacrifier
09:03le moins important des deux.
09:06Adieu ou à tout le moins.
09:06Au revoir, Thomas Legrand.
09:08Vous étiez quantité négligeable,
09:09même si vous pensez
09:09que vous étiez important.
09:10Bon, on le sacrifie.
09:12Provisoirement.
09:13Provisoirement,
09:13il reviendra.
09:14Mais on sacrifie Legrand
09:15pour sauver Cohen.
09:16Premier élément.
09:17Deuxième élément,
09:18voyons quels sont
09:19les éléments de langage
09:20utilisés pour dire
09:21qu'on ne doit pas parler
09:22de la vidéo
09:22de l'incorrecte.
09:24Premier élément,
09:24on nous dit
09:25l'incorrecte d'extrême droite.
09:26Ils collent l'étiquette
09:27et si c'est l'extrême droite
09:28dans leur tête,
09:29alors on n'a pas le droit
09:29d'utiliser l'info.
09:30L'info n'est pas vraie
09:31ou fausse.
09:32L'info n'est pas pertinente
09:33ou pas pertinente.
09:34Puisqu'elle vient
09:35d'un magazine Oni
09:36qui porte la marque du diable,
09:38eh bien,
09:38on ne doit pas en parler.
09:39Ça, c'est vraiment
09:39le degré premier
09:41de la pensée primitive
09:42et pas intelligente.
09:43Mais c'est de leur méthode.
09:45Deuxième méthode,
09:45on nous dit
09:46c'est du conspirationnisme.
09:48Non, c'est pas du conspirationnisme.
09:49C'est un type de Libé
09:50qui a dit ça.
09:50C'est pas du conspirationnisme.
09:51Ils se décrivent.
09:52Les deux vidéos,
09:53les trois vidéos
09:54décrivent clairement
09:55des gens
09:56qui conspirent ensemble
09:57politiquement
09:58et qui ne devraient pas le faire.
09:59Mais là,
10:00on retourne l'accusation
10:00de conspirationnisme.
10:02Autre méthode
10:02qui m'a intéressé,
10:04on dit
10:04c'est odieux
10:05de reprendre ici
10:06une vidéo volée,
10:07comme on nous dit.
10:08J'entends l'argument.
10:09Moi,
10:10je n'aime pas trop
10:11cette époque
10:11où tout le monde
10:12peut se filmer
10:12en toutes circonstances.
10:13Mais où étaient ces gens
10:14au moment
10:15de la présidentielle américaine
10:16quand il y avait
10:16la vidéo de Trump,
10:18l'audio
10:19Grabber by the Pussy ?
10:20Est-ce qu'ils ont dit
10:21c'est scandaleux,
10:21on ne devrait pas parler de ça ?
10:23Il a dit
10:23Grabber by the Pussy.
10:24Non,
10:25tout le monde s'est réjoui
10:25de l'existence
10:26de cet audio
10:28dans les circonstances
10:29alors qu'il avait été capté
10:30dans les mêmes conditions
10:31et autre élément
10:32qui je crois
10:33n'est pas un détail.
10:34Si on s'oppose
10:34à l'utilisation
10:35d'enregistrements
10:36de cette manière,
10:37à quel moment
10:38décide-t-on
10:38de demander
10:39la fermeture
10:39de complément d'enquête ?
10:41Un autre scandale
10:42à frapper,
10:43Mathieu Bocoté,
10:43l'actualité,
10:44mais on en parle bien peu,
10:45un rapport
10:45sur la censure
10:47des réseaux sociaux
10:48en France.
10:49Alors,
10:49c'est un rapport
10:50très intéressant,
10:51alors la source
10:51est précise,
10:52mais qui circule
10:54sur Twitter en ce moment,
10:55c'est comment,
10:56je donne le titre,
10:57comment la France
10:58a inventé
10:58le complexe industriel
10:59de censure,
11:01étude de cas,
11:02les Twitter Files France
11:03par Pascal Clérot
11:05et Thomas Fazy,
11:063 septembre 2025.
11:08Ce qui est intéressant
11:08dans ce rapport
11:09qui circule,
11:10je suis dit en passant
11:11qui circule,
11:11mais qui semble difficile
11:12d'accès aujourd'hui,
11:13je ne sais pas pourquoi,
11:13mais je l'ai lu intégralement,
11:15c'est qu'on nous raconte
11:16l'histoire
11:17de la pratique
11:18de la censure
11:18sous la Ve République.
11:20On nous raconte
11:21comment,
11:21en l'espace de 40 ans,
11:23la censure a gagné
11:24beaucoup de terrain
11:25en France
11:26et à partir de la France
11:27en Europe
11:28et à partir de l'Europe,
11:29comment ça pourrait
11:29demain toucher l'Amérique.
11:31Alors,
11:31le concept
11:32qui est au cœur
11:33de leur étude,
11:33c'est ce qu'ils appellent
11:34la privatisation
11:35du contrôle
11:36de la liberté d'expression.
11:37Autrement dit,
11:39l'État donne
11:40la possibilité
11:41à des associations,
11:42on les connaît,
11:42elles sont nombreuses,
11:44de poursuivre des gens
11:45pour des propos
11:46qui sont jugés
11:47haineux
11:47ou scandaleux
11:48et ainsi de suite.
11:49Qu'est-ce que ça veut dire?
11:50C'est que l'État,
11:51puis c'est des associations
11:52qui sont souvent
11:53financées par l'État.
11:54Donc,
11:55l'État finance
11:56des milices numériques
11:57ou des milices citoyennes,
11:59des milices militantes
12:00pour poursuivre
12:02les ennemis
12:03du régime.
12:04Donc,
12:04on parle
12:04de complexe industriel
12:06de censure.
12:07On retrace
12:07l'histoire de la censure
12:08de la loi Pleven
12:09à aujourd'hui.
12:10On dit que la loi Pleven,
12:11son objectif,
12:12ce n'était pas
12:12de lutter contre la haine.
12:13Tout le monde veut
12:13lutter contre la haine.
12:15L'objectif de la loi Pleven
12:16à l'origine,
12:16c'était de créer
12:17un dispositif
12:18pour empêcher,
12:20pour sanctionner
12:20la critique
12:21de l'immigration
12:22de masse.
12:23Et ce n'est pas
12:23inintéressant
12:24comme observation
12:25et donc,
12:25il reporte ça
12:26jusqu'à aujourd'hui.
12:28Il s'intéresse aussi
12:29à la pression
12:30que le politique
12:30a pu exercer en France
12:31pour contrôler
12:33les réseaux sociaux,
12:34notamment au moment
12:35de la loi Avia,
12:35mais pas simplement.
12:37Il s'intéresse aussi
12:38à la fonction du DSA.
12:39Moi, ce que j'appelle,
12:40c'est la loi
12:42qui est censée assurer
12:43la protection numérique
12:43de l'Union européenne.
12:44Moi, j'appelle ça
12:45le mur de Berlin numérique
12:46de notre temps
12:47qui a pour vocation
12:47de mater les réseaux sociaux,
12:49encore une fois,
12:50de pousser à travers
12:51ce qu'on appelle
12:51les signalements,
12:52de pousser le plus
12:53de gens possibles
12:54à censurer,
12:55en appeler à la censure
12:56de tel et tel contenu
12:57qui cause problème.
12:58Il note aussi une chose
12:59qui me semble
12:59très intéressante.
13:00Il note qu'aujourd'hui,
13:01les méthodes pour censurer
13:02disent dénonciation
13:04de la haine,
13:05bien évidemment,
13:05dénonciation
13:06de la désinformation,
13:07on le sait aussi.
13:08Et troisième élément,
13:09de plus en plus,
13:10au nom de la défense
13:11de l'enfance,
13:11la lutte contre
13:12la pédocriminalité.
13:13Alors, on est tous d'accord
13:14pour lutter contre
13:14la pédocriminalité,
13:15ça va de soi.
13:16Mais ce qu'on voit,
13:17c'est que c'est un prétexte
13:18utilisé pour créer,
13:19demain,
13:20une identité numérique
13:21qui permettrait
13:21d'avoir une traçabilité
13:22intégrale de tous
13:23les citoyens,
13:24de leurs comportements
13:25en ligne ou ailleurs,
13:26ce qui devrait
13:27nous inquiéter.
13:28Et à travers cela,
13:29ce qui ressortait
13:30de cette étude,
13:31c'est le gouffre total
13:32entre l'Amérique
13:33et l'Europe aujourd'hui
13:33dans la conception
13:34de la liberté d'expression,
13:35comme il y avait hier
13:36un gouffre dans la conception
13:37de la démocratie
13:38entre les deux Allemagnes.
13:39Vous voulez aussi,
13:40Mathieu Bocoté,
13:41attirer notre attention
13:42sur une tribune collective
13:43parue dans le Figaro
13:45qui prétend justement
13:46se porter à la défense
13:47du savoir
13:48et de sa place
13:49dans les médias.
13:50Et ce n'est pas
13:50sans lien avec notre sujet
13:51et plus particulièrement
13:52avec la séquence
13:53Cohen, Legrand
13:54et ainsi de suite.
13:54C'est une tribune
13:56signée par plusieurs
13:57qui s'oppose
13:58au populisme scientifique.
14:00Le populisme scientifique.
14:02Et c'est porté
14:02par Sybille Veil
14:03qui dirige France Culture
14:04si je ne me trompe pas.
14:06Donc c'est un milieu,
14:07Sybille Veil
14:07qui avait dit
14:08que la liberté d'expression
14:09était aujourd'hui
14:09une arme au service
14:10de l'impérialisme
14:11anglo-américain.
14:12Et qu'est-ce qu'on nous dit ?
14:13On nous dit
14:13qu'il faut s'inquiéter
14:14de ceux qui critiquent
14:15aujourd'hui l'université.
14:17La critique de l'université
14:18c'est dangereux,
14:19la critique de l'université
14:20c'est illégitime.
14:21Donc on se porte
14:22à la défense
14:22de l'université
14:23contre ceux
14:24qui critiquent l'université
14:25ou les savoirs
14:26qui en sortent.
14:27Et on oublie
14:28trois choses là-dedans.
14:29Premièrement,
14:30la dérive
14:31de l'université
14:31en général
14:32qui est aujourd'hui
14:33en Occident
14:34la dernière forteresse
14:36absolument tenue
14:37avec les médias
14:38de la pensée
14:39de gauche radicale
14:39en général
14:40avec notamment l'EDI,
14:42vous savez,
14:42la racialisation
14:43de la gestion
14:45des étudiants.
14:46Ensuite,
14:47la dérive
14:47des sciences sociales
14:48il faut être sérieux.
14:49La plupart du temps
14:50quand quelqu'un nous dit
14:51je suis sociologue,
14:52je suis politologue,
14:53je suis historien,
14:54la plupart du temps
14:54il faut entendre
14:55je suis un militant
14:56qui se cache derrière
14:57une étiquette scientifique.
14:59Et il faut nommer
15:00aujourd'hui
15:01cette dégradation
15:02du savoir,
15:03cette odieuse dégradation
15:04du savoir
15:04qui vient de l'université
15:06et qui produit
15:07ses experts à la tonne
15:08et c'est un vrai problème,
15:10ces faux experts
15:10qui colonisent
15:11l'espace public
15:12et souvent d'ailleurs
15:12font travail
15:13à France Culture,
15:14à France Inter.
15:15Et donc c'est
15:16ce que je défends
15:16de ces gens
15:16dans cette tribune
15:17contre le populisme
15:18scientifique.
15:19Ce n'est pas le savoir,
15:20c'est le monopole
15:21du savoir certifié
15:22par une institution
15:23devenue militante.
15:24C'est ce qu'on pourrait
15:25appeler
15:25la logique
15:27de l'ISENCO.
15:29On défend
15:29le faux savoir
15:30qui se présente
15:31comme le seul
15:31vrai savoir possible.
15:33Dernière réflexion
15:33pour illustrer tout ça,
15:34pour montrer
15:35à quel point
15:35c'est concret.
15:36Je l'ai évoqué
15:37il y a un instant.
15:38Rappelez-vous
15:38quand il y a eu
15:38le rapport JOST
15:39contre CNews,
15:42commandé par
15:43Reporteurs sans frontières.
15:44Mais d'abord
15:44on a
15:45Reporteurs sans frontières,
15:46une association militante
15:47dont le principal objectif
15:48consiste normalement
15:49en Europe
15:50à censurer
15:50les propos conservateurs.
15:52Comment on a un rapport
15:53à un expert
15:53dont les biais idéologiques
15:55étaient marqués ?
15:56Je trouve,
15:56ce rapport idéologique
15:58est légitimé
15:58par le Conseil d'État
15:59qui dit
15:59on se fonde là-dessus
16:00pour dire
16:00qu'effectivement
16:01CNews est biaisé
16:02et ensuite
16:03on en appelle
16:03à une loi
16:04qui n'était pas loin
16:05d'avoir une forme
16:05de proposition
16:06de la censure.
16:07Un complexe existe,
16:09un complexe doit être nommé
16:10et je note une dernière,
16:11donc c'est un complexe
16:12qui se maquille
16:12derrière le savoir
16:13mais qui dans les faits
16:14est très idéologique,
16:15militant et répressif.
16:17Et un dernier mot
16:18sur la séquence d'aujourd'hui,
16:19Cohen,
16:20Legrand et compagnie,
16:21qu'est-ce qu'on voit
16:22à travers ça ?
16:22Je pense que c'est
16:23la gauche,
16:24cette gauche-là
16:25qui contrôle les institutions,
16:27le Conseil constitutionnel,
16:27le Conseil d'État,
16:29qui conseille
16:29la Cour des comptes.
16:31Je pense qu'elle n'a
16:32plus aucune base populaire.
16:34Elle ne contrôle
16:35que les institutions
16:35et je pense qu'elle sous-estime,
16:37je ne parle pas
16:37des deux individus en particulier,
16:39à quel point
16:39elle est détestée aujourd'hui,
16:41à quel point
16:41elle est conspuée,
16:43à quel point
16:43le commun des mortels
16:44en a assez d'être dirigée
16:45par cette espèce
16:46de pseudo-aristocratie
16:47qui regarde le commun
16:48des mortels de haut,
16:50qui fait la leçon toujours,
16:51qui se prend pour la journalisme,
16:52qui se prend pour la vérité,
16:54qui se prend pour la science
16:55et qui dans les faits
16:56nous fourgue son idéologie
16:57toujours derrière
16:58un cours de morale
16:59et de vérité.
17:00En cela,
17:01je pense qu'on peut critiquer
17:02M. Cohen
17:03qui prétend parler
17:04au nom de la vérité
17:04mais qui manifestement
17:05des préférences
17:06non seulement idéologiques
17:07mais militantes
17:08et de ce point de vue,
17:09la journée d'aujourd'hui,
17:10c'était un grand révélateur
17:11absolument utile
17:12et nécessaire
17:13pour savoir
17:13qui nous dirige
17:14en se cachant derrière
17:15la neutralité journalistique.
17:17Et puis les masques tombent
17:18Mathieu Bocoté
17:19puisqu'il y a un grand silence
17:20médiatico-politique.
17:22Non pas politique
17:23mais médiatique.
17:24Les chaînes d'information
17:24n'en parlent pas.
17:25Ils ont bien à parler.
17:26C'est très étrange.
17:27Ils n'en parlent pas.
17:28Vous avez aussi
17:29la SDJ de Radio France
17:30qui est venue au secours
17:32et au chevet
17:33de M. Legrand.
17:33Mais les camarades
17:34se défendent entre eux.
17:35Le monde
17:36qui nous attaque.
17:37Enfin nous,
17:38vous,
17:38parce que c'est vous
17:39le fautif.
17:40Arthur de Matrigan,
17:41bien sûr,
17:41courage,
17:41Fillon.
17:42Arthur de Matrigan
17:43est l'incorrect.
17:44Donc,
17:45c'est vous l'homme
17:45de ces 48 dernières heures
17:48parce que vous avez mis
17:49au grand jour
17:50ces vidéos.
17:51Qu'est-ce que ça révèle
17:52à froid ?
17:53Parce que c'est vrai
17:54qu'on en parle
17:55depuis ce matin
17:56mais à tête reposée
17:58en quelque sorte
17:58malgré la fatigue.
17:59Déjà,
18:00on peut dire
18:00qu'ils ne sont pas
18:00très fair-play.
18:02Ils se font prendre
18:02la main dans le sac.
18:03C'est un flagrant délit.
18:04Et qu'est-ce qu'ils font ?
18:05Ils font l'inversion accusatoire.
18:06Oui, mais non,
18:06en fait,
18:06ce n'est pas nous.
18:07Bon, voilà.
18:08Alors,
18:08chaque année depuis 87,
18:10il y a le cabinet d'études
18:11Vériant
18:11qui, pour la Croix,
18:13publie un baromètre
18:14de confiance
18:15des Français
18:16dans les médias.
18:17Et donc,
18:17en juin dernier,
18:18il publiait
18:18le baromètre 2025
18:20donc sur l'année 2024
18:21qui,
18:22aux surprises,
18:22indiquait qu'un tiers
18:23des Français,
18:24seulement un tiers
18:24des Français,
18:25avaient confiance
18:26dans ce que disaient
18:27les médias.
18:27C'était 8 points
18:28de moins
18:29que l'année précédente.
18:30Alors,
18:31et ce n'est pas
18:31avec ce scandale
18:32médiatico-politique
18:33qu'on a révélé
18:34que la barre va se redresser.
18:35On a quand même,
18:35j'en suis désolé,
18:36comme l'impression
18:37de me tirer une balle
18:37dans le pied,
18:38mais c'est comme ça.
18:39Alors,
18:39pour me rassurer,
18:40je me dis,
18:40dans ce même baromètre,
18:41on voit qu'on est
18:42au même niveau,
18:42si vous voulez,
18:42que la confiance
18:43dans l'injustice.
18:44C'est pareil,
18:45un tiers des Français
18:45qui ont confiance
18:46dans l'injustice.
18:47Finalement,
18:47je ne sais pas
18:47si c'est rassurant que ça.
18:49Mais vous savez,
18:49le problème,
18:50en fait,
18:50le vrai problème,
18:51c'est le service public.
18:52Toute la profession
18:53paye leur réputation.
18:55Et quand on voit
18:55le communiqué
18:57du syndicat
18:57des journalistes
18:58de Radio France,
18:59on pourrait se dire
18:59qu'ils ne sont pas
19:00tous comme ça,
19:01ils prennent
19:01en écriture inclusive
19:03la défense
19:04de Patrick Cohen
19:05et de Thomas Legrand
19:06en expliquant
19:07extrême droite,
19:08complotiste,
19:09conspirationniste,
19:10on se dit,
19:10finalement,
19:11peut-être qu'il n'y a pas
19:11trop de différence
19:12que ça au sein
19:13de la radio.
19:14Alors,
19:15je ne dis pas
19:15que les autres médias
19:15sont parfaits,
19:16évidemment,
19:17moi le premier,
19:18mais la différence,
19:19c'est qu'eux
19:20sont les seuls
19:20quand même à exister
19:21grâce à 4 milliards
19:22d'euros
19:23payés par Nicolas,
19:25payés forcés,
19:26évidemment,
19:26et qui en plus
19:27se croient autorisés
19:28à ostraciser
19:30une grande partie
19:31de ceux
19:31qui les font vivre.
19:32Soit 98%
19:33si on écoute
19:35Patrick Cohen
19:35et Thomas Legrand
19:36puisqu'ils n'ont
19:36Dieu et d'amour
19:37que pour le Parti Socialiste
19:38qui, je rappelle,
19:39a fait moins de 2%.
19:39Tout en se drapant,
19:41évidemment,
19:41dans des postures
19:42de pur,
19:43de vrai
19:43et de juste,
19:45évidemment.
19:46Alors qu'il n'y a pas
19:46plus médias officiels
19:47que le service public
19:48puisque, justement,
19:50leur nom l'indique,
19:51c'est le service public.
19:52Donc,
19:53quand les médias officiels
19:54s'aventurent
19:55dans les marécages
19:56peu ragoûtants,
19:57ils éclaboussent forcément
19:58tous les confrères,
19:59qu'ils soient dans
19:59la radio publique
20:00ou dans des médias privés.
20:02Et comme l'expliquait
20:03Patrick Cohen,
20:04justement,
20:05très bien,
20:05la base du journalisme
20:06ce sont les faits,
20:07c'est le réel.
20:08Alors lui,
20:08il a un peu oublié
20:09à Crépole
20:09et puis à d'autres sujets
20:11malheureusement.
20:12Et donc le réel,
20:13c'est-à-dire l'observation,
20:14la contextualisation
20:15et la restitution.
20:17Mais il n'y a pas
20:17de neutralité,
20:18il n'y a pas
20:19d'objectivité
20:20puisqu'un journaliste,
20:21on a tous une perception,
20:22ça passe par des filtres.
20:23Bon,
20:24par contre,
20:24ce qui existe,
20:25c'est une honnêteté,
20:27une subjectivité honnête.
20:29Ça, c'est important.
20:30C'est d'ailleurs
20:30un journaliste du monde
20:31qui en quittant
20:32son métier
20:34parce qu'il en est marre
20:35ou il n'aimait pas
20:36la tournure
20:37que prenait sa profession,
20:38c'est ce qu'il a dit,
20:38il n'y a plus
20:38de subjectivité honnête.
20:40Et c'est justement
20:41dans la confrontation
20:42de ces subjectivités
20:43que peut naître
20:44une vérité.
20:45Or,
20:46je ne crois pas
20:46être trop aventureux
20:47en disant
20:48que dans le bunker
20:48de Radio France
20:49ou dans le bunker
20:50de France Télévisions,
20:51les confrontations
20:52seront aussi nombreuses
20:53que les partis
20:54d'opposition en Russie.
20:55C'est-à-dire,
20:55ce n'est pas très clair.
20:56Donc,
20:57si on revient à l'affaire
20:58Cohen-Legrand,
20:59on ne va pas feindre
21:00et je ne vais pas feindre
21:00de découvrir évidemment
21:01qu'il roule à gauche.
21:03Mais de la faire
21:04une stratégie en effet
21:05pour faire allier
21:06Raphaël Gloussman,
21:07pour éliminer
21:07Rachida Latine
21:08des municipales à Paris
21:09et pour retapisser
21:10la France d'éoliennes,
21:12c'est un peu différent.
21:13Et pour être tout à fait honnête,
21:15c'est là où j'étais
21:15le plus surpris,
21:16ce n'est pas sur ça,
21:17c'est sur le niveau stratégique.
21:18On est quand même
21:19sur le 18 brumeur
21:20des nazes.
21:21C'est Bouvert et Pécuchet
21:22de la stratégie,
21:2332% pour Raphaël Gloussman.
21:25On peut dire
21:25dans quel monde
21:26ils vivent
21:26pour affirmer
21:28une telle chose.
21:29Et après,
21:30quand on voit
21:30la réaction de Thomas Legrand
21:31qui explique
21:32qu'au nom de la liberté
21:33et de la presse,
21:34on est prié
21:35de n'y voir
21:35ni diffuser ce qu'on voit.
21:36C'est quand même
21:37un peu baroque.
21:38Quand on voit
21:38la réaction
21:39du Parti Socialiste
21:40qui voit
21:41ces deux stratèges
21:43conspirationnés
21:44et qui m'accusent
21:45de complotisme.
21:46C'est encore
21:47un peu plus baroque
21:48et évidemment
21:49la réaction
21:49du journaliste Le Monde
21:50qui va au secours
21:51des copains
21:51et qui n'a plus
21:52que leurs adathèmes
21:53préférés pour se défendre
21:54à savoir extrême droite,
21:56crypto-fasciste,
21:57sortons,
21:57mais tout le tralala.
21:58Donc,
22:00alors on se dit
22:00aujourd'hui Patrick Cohen
22:01c'est moins grave
22:02que Thomas Legrand
22:03parce que c'est
22:03Thomas Legrand
22:04qui a cité cette phrase,
22:05vous savez la phrase
22:06de avec Patrick
22:07on s'occupe de Dati.
22:08Moi j'ai une question
22:09c'est est-ce que
22:10Patrick Cohen
22:11est toujours solidaire
22:13non, Thomas Legrand l'a dit
22:14mais moi je ne l'ai pas dit
22:15ou en tout cas
22:15ce n'est pas vrai.
22:16Moi j'attends
22:16qu'il me dise
22:17mais non ce n'est pas vrai
22:18je déments.
22:19Donc pour finir
22:19juste une citation
22:20Huysmans l'avait écrit
22:21la réalité ne pardonne pas
22:23qu'on la méprise
22:24elle se venge
22:26en effondrant le rêve
22:27en le piétinant
22:28en le jetant en loque
22:29dans un tas de boue.
22:32Rapidement
22:33Mathieu Bocoté
22:34je voudrais qu'on s'arrête
22:35très rapidement
22:36sur votre autre édito
22:39et sur votre autre regard
22:40sur l'assurance émeute.
22:42On apprenait hier
22:43que le gouvernement
22:43de François Bayrou
22:44souhaiterait faire payer
22:45une surprime d'assurance
22:46pour couvrir
22:47les dégâts des émeutes.
22:48La mesure pourrait figurer
22:49dans le prochain budget
22:50et tel sera
22:51votre deuxième sujet.
22:52Alors je vais y aller
22:52très rapidement
22:53parce que je croyais
22:54qu'on avait un peu plus de temps.
22:55Alors allons-y simplement
22:56j'aimerais savoir
22:56s'il faut intégrer
22:58cette assurance émeute
22:59dans ce qu'on appelle
23:00le calcul des coûts
23:02de l'immigration
23:03aujourd'hui.
23:04C'est très simple
23:04quand on parle
23:05des coûts de l'immigration
23:06on nous parle de l'AME.
23:07En général
23:07l'AME, l'AME, l'AME
23:08on n'a pas de vision
23:09plus large
23:10de ce que seraient
23:10les coûts de l'immigration.
23:12Par exemple
23:12les dépenses en matière
23:13de sécurité
23:14qui ne cessent d'augmenter
23:15qui sont la conséquence
23:16d'une montée de l'insécurité
23:17qui n'est peut-être pas
23:18sans lien
23:18avec l'immigration massive.
23:19Donc est-ce qu'on peut
23:20considérer aujourd'hui
23:22quand on va penser
23:23les coûts de l'immigration
23:25en France
23:25ce que ça représente
23:26les coûts de l'immigration
23:27est-ce qu'on peut
23:27premièrement intégrer
23:28dans la donnée immigration
23:30celle qui s'est installée
23:31depuis 40 ans
23:32dont l'intégration
23:33ne s'est pas confirmée
23:34hélas
23:35les tensions sociales
23:36identitaires
23:36qui l'accompagnent
23:37l'augmentation
23:38des dépenses publics
23:39qui l'accompagnent
23:40et si on voit tout cela
23:41cette demande d'assurance
23:42émeute en quelque sorte
23:43je le dis
23:44les coûts de l'immigration
23:45en plus au final
23:46ça explique qu'aux Français
23:47nous ne serons plus capables
23:47de contrôler les prochaines émeutes
23:48il y en aura plus
23:50il y en aura davantage
23:50on ne pourra pas les contrôler
23:52mais vous devrez
23:53payer encore plus
23:54parce que nous ne serons pas
23:55capables d'assurer
23:55les fonctions régaliennes
23:56de l'État
23:56Tu casses
23:57tu répares
23:58aux oubliettes
23:59c'est
23:59ils cassent
24:00et nous payons
24:01Et tout le monde
24:02va payer encore une fois
24:03pour que certains
24:04puissent s'amuser
24:04dans le grand saccage
24:05des villes
24:06où on s'avance
24:06toujours plus
24:07en passant
24:08auparavant
24:08on détruisait les banlieues
24:09et là on avance
24:10toujours plus loin
24:10pour détruire
24:11On revient dans un instant
24:12puisque Sébastien Le Folle
24:14sera votre invité
24:15Arthur Devatrigan
24:16et Mathieu Bocoté
24:17à tout de suite
24:17Quasiment 19h30
24:22sur CNews
24:22merci d'être avec nous
24:23pour la suite
24:24de face à Mathieu Bocoté
24:26toujours avec Mathieu bien sûr
24:27et Arthur Devatrigan
24:28nous rejoint sur le plateau
24:29Sébastien Le Folle
24:30Bonsoir
24:31Bonsoir
24:31vous êtes écrivain
24:33vous êtes journaliste
24:34et vous venez pour cet ouvrage
24:35Les lieux secrets du pouvoir
24:37nous avons eu la même blague
24:39on a pensé à la même blague
24:40pendant la publicité
24:41Exactement
24:42je me suis demandé
24:43si les cafés parisiens
24:45ou conspirent
24:46les hiérarches socialistes
24:47et les éditorialistes
24:48de France Inter
24:48sont des lieux secrets du pouvoir
24:50aujourd'hui
24:51nous verrons
24:52Sébastien Le Folle
24:53Bonsoir
24:53Bonsoir Mathieu Bocoté
24:54Alors
24:55Les lieux secrets du pouvoir
24:56un ouvrage que vous dirigez
24:57qui est paru il y a quelques jours
24:59alors un premier tombe
25:00il y a un an et demi
25:01je crois
25:01sur les lieux publics
25:02en lesquels il y a du pouvoir
25:03là les lieux secrets du pouvoir
25:05donc question première
25:06qui me fascine
25:08puis vous l'abordez
25:09dans votre introduction
25:10en France
25:11le pouvoir aime s'exposer
25:12il aime se déployer
25:13il aime les splendeurs d'État
25:14mais au même moment
25:15vous nous expliquez
25:16qu'il y a une autre histoire
25:17du pouvoir
25:17qui s'écrit
25:18à l'abri du théâtre public
25:19vous lisant
25:20je me suis dit
25:21est-ce qu'il n'y a pas
25:22d'une certaine manière
25:22vous légitimez
25:23l'intuition de certains
25:24complotistes
25:25entre guillemets
25:26ce qui se dit publiquement
25:28n'est qu'un théâtre
25:28la vérité est ailleurs
25:30à l'abri de tous
25:31non il n'y a pas
25:32une théorie complotiste
25:34derrière cette grande enquête
25:36sur le pouvoir en France
25:37vous l'avez dit
25:37le premier tome
25:38était sur des lieux
25:39où le pouvoir
25:40se montrait plus facilement
25:41s'exhibait
25:42où il s'exerçait
25:43l'Élysée
25:44Versailles
25:44et d'autres lieux
25:45celui-là
25:46il raconte
25:47oui il y a une dimension
25:48souterraine
25:49un peu occulte
25:50dans le pouvoir
25:50la révolution française
25:52a voulu faire
25:53un peu la transparence
25:54sur cet exercice
25:55du pouvoir
25:56on voit que c'est plus compliqué
25:57je pense qu'il y a
25:58plus qu'une main cachée
26:00dirait les complotistes
26:01il y a
26:02ce qu'un grand politologue
26:04le Machiavel italien
26:06Ferreiro
26:06appelait
26:07le génie invisible
26:08parce qu'il y a
26:09à la fois
26:09les lieux
26:10moins connus
26:11où peut
26:11s'exercer le pouvoir
26:13là c'est le cas
26:13on le voit dans ce tome
26:15le secrétariat général
26:16de l'Élysée
26:17Bercy
26:18où on apprend
26:19à dépenser de l'argent
26:21le ministère
26:22de l'Intérieur
26:22mais il y a aussi
26:24il n'y a pas que
26:24les grands serviteurs
26:25de l'État
26:25qui font la France
26:27il y a aussi
26:28tous ces lieux
26:29je dirais
26:29où on ensemence
26:31l'imaginaire
26:32des Français
26:33alors dans
26:34l'histoire de France
26:35il y a aussi
26:35la littérature
26:36les arts
26:38la gastronomie
26:38il y a beaucoup
26:39d'autres choses
26:39qui participent
26:41de la personnalité
26:42de la France
26:43et c'est plus
26:44dans cet état d'esprit
26:45que nous avons
26:46traité
26:47cette enquête
26:48qui est réalisée
26:49avec une équipe
26:50de co-auteurs
26:51de journalistes
26:51d'historiens
26:52qui ont à chaque fois
26:53enquêté sur place
26:55dans ces lieux
26:56mais pour revenir
26:57à votre plaisanterie
26:58sur les cafés
26:59figurez-vous
26:59qu'avec mon éditeur
27:00Benoît Hivert
27:01au départ
27:01on s'est dit
27:02mais il faut des lieux
27:03de pouvoir médiatique
27:04on avait évidemment
27:06pensé à Radio France
27:07mais ce tome-là
27:09qui est plus
27:09le lieu
27:10des contre-pouvoirs
27:11on aurait pu aussi
27:12imaginer CNews
27:13pourquoi pas
27:14ou des cafés
27:15proches de CNews
27:16mais c'est vrai
27:17qu'il y a un pouvoir
27:17médiatique
27:18qui s'exerce
27:20et effectivement
27:21peut-être
27:22un prochain tome
27:22on pourra
27:23aborder la question
27:24alors allons-y
27:25il y a des lieux
27:25de pouvoir
27:26de contre-pouvoir
27:27et vous nous rappelez
27:27une chose importante
27:28c'est qu'en France
27:29effectivement
27:29le pouvoir
27:30n'est pas que politique
27:31il est aussi économique
27:32il est plus encore
27:33peut-être littéraire
27:34et là par exemple
27:35il y a un article
27:36parce que vous vous dites
27:37il y a des co-auteurs
27:38qui sont journalistes
27:40qui sont historiens
27:40mais je dirais
27:41qui sont tous écrivains
27:42franchement il y a un souci
27:43de la plume
27:43qui honore cet ouvrage
27:44alors le talent de plume
27:45en plus du talent d'enquêteur
27:47a été vraiment un critère
27:48pour moi
27:48alors parmi les exemples
27:50que vous nous donnez
27:50vous dites il y a
27:51le salon où se négocie
27:53par exemple
27:54le prix Goncourt
27:55vous nous donnez aussi
27:56par exemple un restaurant
27:57je ne le nommerai pas
27:57pour qu'il n'y ait pas
27:58une affluence soudaine
27:59ce soir
27:59mais un restaurant
28:00où se rencontrent
28:01les gens très importants
28:02lorsqu'ils veulent
28:03non seulement
28:04se rencontrer à l'abri de tous
28:05mais se voir entre eux
28:06et quelquefois
28:06s'exécuter entre eux
28:07donc est-ce qu'on pourrait
28:08faire une forme de sociologie
28:10du pouvoir à Paris
28:11en fonction des salons
28:13des restaurants
28:13et de ces lieux
28:14qui se dérobent à l'officiel
28:15mais qui comptent tout autant
28:17oui on peut le dire
28:18alors la table
28:18effectivement reste
28:19un lieu de pouvoir
28:20en France
28:21beaucoup de choses
28:21se décident encore à table
28:23même si de nouveaux régimes
28:25végétariens ou autres
28:26sont apparus
28:27mais le restaurant
28:28que vous citez
28:29qui est situé
28:30dans le Haut-Marais
28:30comme on dit
28:31effectivement
28:31c'est un mouchoir de poche
28:3270 mètres carrés
28:33et il y a aussi bien
28:34des grands capitaines
28:35d'industrie
28:36que même des chefs d'Etat
28:38qui s'y...
28:38on peut le citer
28:39c'est l'Amy Louis
28:40il fait 70 mètres carrés
28:42ce restaurant
28:42attention il n'y a pas
28:43beaucoup de place
28:44et c'est l'un des poulets
28:46frites les plus croustillants
28:48et les plus onéreux
28:49de France
28:49mais il paraît
28:49qu'il y a une cave incroyable
28:50plusieurs milliers de bouteilles
28:51je vous sais connaisseurs
28:54donc peut-être connaissez-vous
28:54cette table
28:55mais Jacques Chirac
28:56avait reçu les Clintons
28:58avec son épouse
28:59à ce moment-là
29:00c'est là aussi
29:01où François Pinault
29:02a transmis
29:03les rênes
29:04de son empire
29:06à son fils
29:06François-Henri
29:07en lui remettant
29:07un porte-clés
29:08il y a des vedettes
29:11de cinéma
29:11qui s'y retrouvent
29:12mais c'est vrai que la table
29:13vous parliez
29:13du prix Goncourt
29:14c'est la salle à manger
29:16la plus mystérieuse
29:17de Paris
29:18depuis plus 100 ans
29:19le jury littéraire
29:20du prix le plus prestigieux
29:22de France
29:23se réunit dans ce salon
29:24et il y a un tel enjeu
29:25figurez-vous
29:25qu'il y a un journaliste
29:26dans les années 80
29:27qui a même voulu l'espionner
29:28avec des micros
29:29il a posé des micros
29:30la France est ce pays
29:31où on cherche à espionner
29:32ce qui se dit
29:33dans les discussions
29:34de prix littéraire
29:35exactement
29:35il a renoué
29:36d'abord il s'était caché
29:37dans un placard
29:38puis ensuite
29:39il avait installé des micros
29:40il était un peu déçu
29:42parce que vous savez
29:42c'est un peu
29:43toute cette idée
29:43de la transparence
29:45vous savez
29:45toutes ces micros
29:46posés ou autres
29:47dans une conversation
29:48à la fin d'un repas
29:50ça dit
29:53ou ça dit pas grand chose
29:54moi je me suis retrouvé
29:55à côté de cette salle
29:56de ce salon de Drouan
29:57une fois on m'avait envoyé
29:58puis le jury avait décidé
30:00finalement
30:00de remettre son prix
30:01plus tôt
30:01moi j'étais juste venu
30:02j'étais jeune journaliste
30:03littéraire
30:03pour recueillir
30:05la dernière sélection
30:06du prix
30:06donc j'ai pu entendre
30:07la conversation
30:07j'ai été un petit peu déçu
30:10quand même
30:10alors vous avez évoqué
30:11les micros
30:12pour expliquer ça
30:12mais les micros
30:13normalement
30:13c'est l'affaire
30:14des services secrets
30:15et par ailleurs
30:16on en parle aussi
30:16alors surtout
30:17dans une époque
30:18aujourd'hui
30:18où les services secrets
30:19les services de renseignement
30:21réapparaissent
30:22dans la vie politique
30:23le FBI aux Etats-Unis
30:24on s'en souvient
30:25l'alliance avec Twitter
30:26pour soutenir Joe Biden
30:27contre Trump en 2020
30:29en Roumanie
30:30tout récemment
30:30les services de renseignement
30:32qui jouent un rôle
30:32dans l'annulation
30:33d'une élection
30:33en Allemagne
30:34l'Office de défense
30:35de la Constitution
30:36qui joue un rôle
30:37pour lutter
30:37contre un parti
30:38d'opposition
30:39l'AFD
30:39en France
30:40est-ce que les services
30:41secrets ont un rôle
30:41politique en France ?
30:42Ils ont eu un grand rôle
30:44politique
30:44Plus maintenant ?
30:47Je ne pense pas
30:47qu'il l'ait autant
30:48alors on s'intéresse
30:49à la DGSE
30:50comme vous savez
30:50la DGSE
30:51son théâtre d'opération
30:52c'est le monde
30:53c'est l'étranger
30:54le terrain extérieur
30:56et aujourd'hui
30:57il y a fort à faire
30:57entre la Russie
30:59l'Algérie
31:00le Moyen-Orient
31:01donc ce n'est pas
31:02la vocation
31:02de la DGSE
31:03de s'occuper
31:04des affaires intérieures
31:05ça l'était beaucoup
31:07d'un autre lieu
31:08traité dans notre livre
31:09qui était la DST
31:11la Défense
31:12et la Sécurité du Territoire
31:13qui est devenue
31:13la DGSE
31:14on a un très bon chapitre
31:15d'ailleurs sur l'ex-siège
31:16de la DST
31:18mais ce qui est intéressant
31:20à travers la DGSE
31:21c'est que
31:22dans les périodes
31:23de crise politique
31:24le pouvoir
31:26tend à échapper
31:28aux politiques
31:29pour revenir
31:30beaucoup plus
31:30à la très haute
31:31administration
31:32et d'où
31:33le rôle important
31:34dans ce livre
31:35joué par la DGSE
31:36vous l'avez dit
31:37Bercy
31:37le secrétariat général
31:39de l'Elysée
31:40et d'autres
31:40ce que certains
31:41cherchent à nommer
31:42dans l'état profond
31:43dans une formule
31:43que vous ne reprenez pas
31:44pour vous-même
31:45mais c'est ce qu'on cherche
31:46à nommer ici
31:46on peut considérer
31:48qu'il y a une dimension
31:49un peu complotiste
31:49dans ce propos
31:50mais non
31:51il y a de vraies forces
31:52d'inertie
31:53au sein de l'appareil d'État
31:54et c'est ce que nous montrons
31:57aussi dans ce livre
31:57dans le chapitre sur Bercy
31:59on parle en ce moment
32:00de la dépense
32:01en France
32:01de la dette
32:02mais on découvre
32:03comment dans les années 80
32:04le mot d'ordre
32:05il faut que vous appreniez
32:06à dépenser
32:07il faut créer
32:08des emplois
32:09de fonctionnaires
32:10il y a des instructions
32:11très claires
32:11qui sont données
32:12et des entreprises
32:12comme les PTT
32:14qui répondent
32:14mais nous
32:15nous n'avons besoin
32:15de personne
32:16mais si quand même
32:17vous aurez à avoir
32:17100 000
32:18donc c'est là aussi
32:20où dans ces lieux-là
32:21s'exprime
32:23cette passion
32:23si française
32:24pour l'État
32:25passion
32:25ô combien coûteuse
32:26Partout de Vatrigan
32:28justement
32:28vous avez parlé
32:29du bureau
32:30du secrétariat général
32:31de l'Elysée
32:32à lire ce livre
32:34passionnant
32:35on a quand même
32:36un ressort de ça
32:36en disant
32:36le vrai lieu de pouvoir
32:38c'est celui-là
32:39c'est là où il faut être
32:40pourquoi c'est ce lieu-là
32:43où en fait
32:43tout se passe
32:44alors Guillaume Tabard
32:45qui raconte
32:47ce lieu
32:47et qui a rencontré
32:49d'ailleurs
32:49pour écrire ce chapitre
32:50je crois
32:51tous les anciens
32:53secrétaires généraux
32:54de l'Elysée
32:55dit que c'est la tour
32:56de contrôle
32:57de la République
32:58c'est la gare
32:59de triage
32:59de la nation
33:00effectivement
33:00il n'y a pas
33:01une décision
33:02du président
33:03de la République
33:04qui ne soit pas
33:05façonné
33:07poli
33:07préparé
33:09dans ce bureau
33:10donc tout passe
33:11par ce bureau
33:12c'est le rôle central
33:13de la nation
33:14et aussi
33:15c'est un lieu
33:18important
33:18parce que
33:19son locataire
33:20est l'homme
33:21le plus proche
33:21du président
33:22de la République
33:23donc c'est ce que
33:24raconte aussi
33:24cette enquête
33:26de Guillaume Tabard
33:26c'est que c'est
33:27un couple
33:28à chaque fois
33:28on parle toujours
33:29du couple
33:29présidentiel
33:30mais il y a un autre
33:30couple
33:30qui occupe
33:31l'Elysée
33:32c'est le président
33:32et son secrétaire
33:33général de l'Elysée
33:34et se jouent
33:35entre ces deux hommes
33:36des moments
33:37importants
33:38dans la vie
33:39de la nation
33:39alors vous avez évoqué
33:41les pouvoirs
33:41les contre-pouvoirs
33:42et vous évoquez
33:43un lieu
33:43encore une fois
33:44physique du contre-pouvoir
33:45dans ce livre
33:45c'est
33:46montre-tout
33:47le château Le Pen
33:49qui était associé
33:50à la figure de Jean-Marie Le Pen
33:51on verra ce qu'il y a
33:52pour la suite
33:52en quoi est-ce
33:54un lieu de pouvoir
33:54n'est-ce pas
33:55plutôt le lieu
33:55où on voyait
33:56défiler les parias
33:57les exclus
33:58les stigmatisés
33:59les infréquentables
34:00de la République
34:00en quoi était-ce
34:01un lieu de pouvoir
34:02pas seulement
34:03les infréquentables
34:04comme le raconte
34:04Olivier Beaumont
34:06dans ce chapitre
34:06qui avait déjà écrit
34:07un très bon livre
34:08il a poursuivi
34:10son enquête
34:10on découvre
34:11en lisant son chapitre
34:12que
34:13des gens
34:14qui n'étaient pas du tout
34:15des proscrits
34:15ils venaient
34:16ils festoyaient
34:17dans des soirées
34:18assez baroques
34:19d'ailleurs
34:20qui la racontent
34:20assez extravagantes
34:21Alain Delon
34:23d'autres
34:23beaucoup de gens
34:24on connaissait l'amitié
34:25de Delon pour Le Pen
34:26mais aussi des gens
34:28du cinéma
34:28de la mode
34:29du show business
34:30des journalistes
34:31même de télévision
34:32comme Yves Mourouzi
34:33qui a été vu
34:34plusieurs fois
34:35là c'est un lieu
34:37je dirais
34:37qui a joué
34:38qui a eu une influence
34:39il y a aussi
34:41des lieux d'influence
34:42dans ce livre
34:44c'est de là
34:45que Jean-Marie Le Pen
34:46a vraiment piloté
34:47le Front National
34:48et c'est un lieu
34:50qui porte une charge
34:51extrêmement symbolique
34:52pour sa fille
34:53Marine
34:54qui ne s'y plaisait pas
34:55qui en est partie
34:57officiellement
34:59pour des raisons
35:00animalières
35:01puisque je crois
35:01que les deux
35:02mollosses
35:03de Jean-Marie Le Pen
35:04avaient mangé
35:05ou tué
35:05un de ses chats
35:07mais on voit bien
35:08que c'est un lieu
35:09symbolique pour elle
35:11de l'héritage
35:12difficile à
35:12ce rapport-là
35:14de Marine Le Pen
35:15à Montretout
35:15est intéressant aussi
35:16à raconter
35:17dans le cadre
35:17de la politique
35:18française actuelle
35:19alors j'y reviens
35:20parce que ça m'a frappé
35:21vous le dites justement
35:21il y a des gens
35:22fréquentables
35:23entre guillemets
35:23qui allaient à Montretout
35:25sans canailler peut-être
35:26sans l'assumer nécessairement
35:27et deux catégories
35:29me sont apparues
35:29à l'esprit
35:30lisant ce chapitre
35:31n'y a-t-il pas
35:31en France
35:32et on pourrait rajouter
35:32des catégories
35:33il y a des fréquentables
35:34fréquentés
35:35des fréquentables
35:37infréquentés
35:37et de l'autre côté
35:39des infréquentables
35:40infréquentés
35:40et des infréquentables
35:41fréquentés
35:42et de ce point de vue
35:42j'avais l'impression
35:43lisant ce chapitre
35:44qu'il y avait
35:45le père Le Pen
35:46était presque
35:47un infréquentable
35:48fréquenté
35:48oui
35:49il était très fréquenté
35:51ce que raconte Olivier Beaumont
35:52c'est qu'il y a plusieurs
35:53époques
35:54à Montretout
35:55il y a aussi
35:56avant l'affaire du détail
35:57et après
35:58ce qui est vraiment important
36:00dans l'histoire du lieu
36:02mais vous savez
36:02ce qui transparaît
36:05à travers ce livre aussi
36:06c'est quand même
36:06la survivance
36:08de l'esprit aristocratique
36:10de l'ancien régime
36:11dans la vie politique
36:13républicaine
36:14la vie administrative
36:15également
36:16nous avons complètement
36:17reproduit
36:18l'esprit de cour
36:20nous sommes encore
36:20dans l'esprit de cour
36:22ça rejoint
36:22vos livres précédents
36:23oui
36:24il en reste à ta place
36:25j'expliquais que selon moi
36:26le nœud de la crise française
36:29le nœud gordien
36:29c'est l'extrême concentration
36:31du pouvoir
36:32concentration géographique
36:34tout se décide en France
36:36politiquement
36:37mais aussi les idées
36:39à la mode
36:39naissent
36:40dans quelques rues
36:41du centre de Paris
36:42même pas de Paris
36:43du centre de Paris
36:44Tocqueville disait
36:46Paris est le centre
36:47des lumières
36:47des lumières qui n'éclairent
36:49plus grand chose
36:49mais cette concentration
36:51géographique
36:51elle pèse sur le pays
36:53et aujourd'hui
36:54je pense qu'il y a
36:55un décalage profond
36:56entre ce centralisme
36:58centralisme médiatique
37:00aussi
37:00et une France
37:03qui ne se recoponnait pas
37:05ne s'en sort pas du tout
37:06éclairée
37:06par ces lumières
37:07nous y reviendrons
37:08nous y reviendrons dans un instant
37:09mais là
37:09Arthur de Batrigan
37:10vous l'avez dit
37:1199% du pouvoir
37:13en tout cas
37:14ce qui frappe dans
37:14notre livre
37:15c'est parisien
37:17mais il y a 1%
37:18et le 1%
37:19c'est Marseille
37:19alors est-ce que déjà
37:21ça participe
37:22de cette rivalité
37:23entre Marseille
37:24Paris
37:25et pourquoi ce choix
37:26pourquoi Marseille
37:26qu'est-ce qu'il a
37:27de particulier
37:28la Marseille
37:29c'est l'emblème
37:30de la résistance
37:31au jacobinisme
37:33c'est François-Olivier Gisbert
37:35qui nous raconte ça
37:35alors avec sa verve
37:37sa faconde
37:39il est devenu
37:41un plus marseillais
37:42que les marseillais
37:43François-Olivier Gisbert
37:43mais il y a beaucoup de vrais
37:44dans ce qu'il raconte
37:46dans ce chapitre
37:46parce qu'il y a toute une histoire
37:48dans le rapport de Marseille
37:50au pouvoir central
37:52Louis XIV
37:53y envoie des troupes
37:54pour mater cette ville
37:55il y a une peste
37:56au 18ème siècle
37:57on fait ériger un mur
37:59pour isoler
38:01les marseillais
38:02il y a un grand incendie
38:03qui a lieu
38:04au 20ème siècle
38:06dans le grand magasin
38:07marseillais
38:08et bien là
38:08on va accuser
38:09la municipalité
38:10de ne pas avoir été
38:12à l'auteur
38:12alors qu'un même événement
38:13se produit à Paris
38:13on ne reproche pas
38:16au maire de Paris
38:18sa propre incompétence
38:20ou ses manquements
38:21donc Marseille
38:23est quand même
38:23l'enville emblématique
38:24et puis
38:25Gaston Deferre
38:26qui est quand même
38:27l'auteur des lois
38:28de décentralisation
38:30a fait adopter
38:31ces lois
38:32alors qu'il était
38:32maire de Marseille
38:33et puis
38:34je vous épargne
38:35évidemment
38:35la dimension
38:36éminemment romanesque
38:37de la politique
38:40dans cette ville
38:41cette micro-société
38:42interlope
38:43c'est Tartarina
38:45ça donne un chapitre
38:46formidable
38:47alors là je pose
38:48la question à l'auteur
38:49de ce livre
38:49et du précédent
38:50donc sur l'élu plus officiel
38:51du pouvoir
38:52vous regardez
38:53la France politique
38:54aujourd'hui
38:54il y a Matignon
38:55il y a le Palais Bourbon
38:57il y a l'Assemblée
38:57il y a le Sénat
38:58il y a l'Élysée
39:00il y a les différents partis
39:02il y a le Café des Conspirateurs
39:04j'essaie
39:05d'après vous
39:06où est aujourd'hui
39:06si on doit dire
39:07le vrai pouvoir
39:08la souveraineté
39:09donc pas seulement
39:10l'influence
39:10mais le pouvoir
39:12où est-il aujourd'hui
39:12en France ?
39:14Je crois que
39:14dans cette période-là
39:16aujourd'hui
39:17il est beaucoup
39:18dans la très haute
39:19administration
39:20ça a été vrai
39:21d'ailleurs
39:22dans les périodes
39:22de crise
39:22de la 4ème République
39:24mais la crise
39:25que nous vivons
39:27c'est pour ça aussi
39:28que nous avons voulu
39:29mener cette enquête
39:30ouvrir toutes ces portes
39:32c'est une crise
39:33de l'impuissance publique
39:34les Français
39:39ont à juste titre
39:41le sentiment
39:42que le politique
39:44n'a plus de prise
39:45sur la réalité
39:45que les décisions
39:47ne se traduisent plus
39:49par des actes
39:50et cette crise-là
39:51cette crise
39:52de l'impuissance publique
39:54nous la racontons
39:55parce qu'elle a
39:56des causes
39:58très nombreuses
39:59mais
39:59l'existence encore
40:01d'un appareil d'État
40:02aussi développé
40:05avec des pouvoirs
40:06très forts
40:06de la haute administration
40:08en état de domaine
40:10on le voit
40:10Bercy
40:11dans l'excellent chapitre
40:12de Corinne Laïc
40:13explique selon moi
40:15quand même
40:15la gravité
40:18de la crise actuelle
40:18et le blocage
40:19car
40:20je ne crois pas
40:22que le
40:22je pense que le slogan
40:23bloquons tout
40:24me semble
40:26viser à côté
40:27de la plaque
40:27je crois que
40:29le besoin actuel
40:31est dans le
40:31débloqué
40:33le pays
40:34trop concentré
40:35trop vertical
40:36dans son exercice
40:37du pouvoir
40:38et un État
40:40qui n'est plus du tout
40:41adapté
40:42à la réalité
40:43d'aujourd'hui
40:44même s'il a
40:45produit
40:46cet étatisme français
40:47de brillants
40:49hauts fonctionnaires
40:51de brillants
40:52serviteurs
40:53du pays
40:53Au lendemain
40:54de la seconde guerre mondiale
40:55Raymond Aron
40:56parlant de l'État
40:57en France
40:57dit qu'il est obèse
40:58et impuissant
40:59c'est-à-dire qu'il est partout
41:00il se mêle de tout
41:02mais fondamentalement
41:03lorsqu'on s'occupe de tout
41:04et qu'on s'étend
41:05à ce point
41:06on est incapable
41:06de véritablement agir
41:07de ce point de vue
41:08la crise de l'État
41:09dont vous parlez
41:09trouve ses origines
41:10il y a plusieurs décennies déjà
41:11C'est pas à vous
41:13que j'apprendrai
41:14Mathieu Bocoté
41:15qui est un fin connaisseur
41:16de l'histoire de France
41:17que chez nous
41:17l'État a précédé la nation
41:19donc l'État
41:21aujourd'hui
41:22notre rapport à l'État
41:24conditionne beaucoup de choses
41:25mais il n'y a pas
41:27une réelle pédagogie
41:28ou un programme
41:30de gouvernement
41:30il y en a
41:31ça commence à exister
41:33qui explique aux Français
41:36comment on peut
41:37se passer de l'État
41:38ça ne fait pas partie
41:40des discussions
41:41très peu des discussions
41:42politiques
41:42de savoir comment on peut
41:43redéfinir le rôle de l'État
41:45comment on peut
41:45disperser le pouvoir
41:47quand on depuis
41:48tant d'années
41:49tant de décennies
41:51on a habitué
41:52les Français
41:52à dépendre
41:53à ce point
41:54de l'État
41:54on ne peut pas
41:56s'étonner
41:56qu'au moment
41:57où l'État
41:57montre son impuissance
41:58il y ait une crise
42:00politique
42:00qui se développe
42:01Arthur Levatrigan
42:02je crois qu'on attend
42:03une dernière question
42:04vous l'avez dit
42:04le Français se nourrit
42:05d'imaginaire
42:06aime aller chercher
42:07suspecter
42:07deviner
42:08il y a un lieu
42:09qui alimente
42:09tous les fantasmes
42:10c'est la Grande Loge
42:11alors quelle est la part
42:13de réalité
42:13quelle est la part
42:14d'imaginaire
42:14qui n'a pas de fantasmes
42:15dans ce lieu de pouvoir
42:16c'est l'objectif
42:17de cette enquête
42:18c'est que les lieux
42:21sont des lieux
42:22de fantasmes
42:23chacun
42:24certains ont une légende
42:25noire
42:26et le Grand Orient
42:27de France
42:28est peut-être
42:29avec la Grande Mosquée
42:30de Paris
42:31dont nous parlons
42:32aussi dans ce livre
42:33un lieu de fantasmes
42:35alors c'est
42:36la Grande Loge
42:37le Grand Orient
42:38de France
42:38a joué
42:39un grand rôle
42:40politique
42:41notamment
42:41jusqu'à la 4ème
42:43République
42:44c'est moins vrai
42:45aujourd'hui
42:45Jacques Raven
42:47qui est écrivain
42:48qui nous raconte ça
42:49son rôle aujourd'hui
42:50il dit
42:50le Grand Orient
42:52a moins de pouvoir
42:53que certains think tanks
42:54elle intervient
42:56dans la réflexion
42:57elle est présente
42:58oui
42:58le Grand Orient
42:59est présent
42:59dans la réflexion
43:00sur la fin de vie
43:03les projets
43:04lois bioéthiques
43:05c'est indéniable
43:05mais je pense
43:07que c'est un lieu
43:10quand même
43:10encore très largement
43:11fantasmé
43:12il nous reste 10 secondes
43:13un jeune homme
43:14qui veut du pouvoir
43:14vous lui conseille
43:15de se faire élire
43:16ou de devenir fonctionnaire
43:17ah c'est quand même
43:20l'élection
43:20ça reste
43:21mais
43:22bon il peut faire
43:23Sciences Po
43:23on parle de Sciences Po
43:25dans ce livre
43:26ça reste je pense
43:26la grande agence
43:30de placement
43:30de la politique française
43:32ça reste quand même
43:33Sciences Po
43:33Merci beaucoup Sébastien Le Foll
43:36les lieux
43:36secrets du pouvoir
43:38merci Mathieu
43:39Arthur Devatrigan
43:40vous allez jouer
43:41les prolongations
43:42parce que dans quelques instants
43:43on va vous apporter
43:44les tout derniers éléments
43:45concernant ce scandale
43:48médiatico-politique
43:50dont CNews parle depuis ce matin
43:53à savoir
43:54les deux chroniqueurs
43:55de France Inter
43:56et deux responsables du PS
43:58qui ont été pris
43:59en train de négocier
44:01peut-être l'avenir
44:02de la politique française
44:04à savoir les municipales
44:05de la présidentielle
44:06on sera en direct
44:07avec Eric Ciotti
44:08pourquoi Eric Ciotti
44:09à 20h ?
44:10parce que son groupe
44:11UDR
44:11a décidé
44:12de mettre en place
44:14une commission
44:15d'enquête parlementaire
44:16c'est une bombe
44:17médiatico-politique
44:19restez avec nous
44:20à 20h
44:21vous saurez tout
44:21jusqu'à 20h
44:23de l' reparation
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