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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:01Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:05On est avec Véronique Jacquier, avec Jules Torres, Jean-Sébastien Ferjou, Frédéric Durand.
00:10Bonsoir à tous les quatre et Gérald Olivier, vous êtes journaliste spécialiste des Etats-Unis.
00:14Et dans un instant, nous irons en Amérique pour suivre en direct le dernier hommage à Charlie Kirk.
00:21Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec vous, Simon Guillain. Bonsoir Simon.
00:25Bonsoir à tous. Emmanuel Macron exige la libération des otages, toujours détenus dans la bande de Gaza, pour ouvrir une ambassade en Palestine.
00:34C'est ce que le chef de l'État a affirmé ce soir sur la chaîne américaine CBS.
00:38Demain, Emmanuel Macron reconnaîtra donc l'État de Palestine depuis New York.
00:42Trois pays ont déjà reconnu un État palestinien aujourd'hui. Il s'agit du Royaume-Uni, de l'Australie et du Canada.
00:48Israël rejette la reconnaissance unilatérale d'un État palestinien par des pays occidentaux.
00:54Et puis Météo France a placé six départements. Vigilance orange pour pluie, inondation jusqu'à demain matin.
01:00Cinq départements du sud-est de la France sont concernés, ainsi que les côtes d'Armor.
01:04De très forts cumuls de pluie sont attendus par endroits, ainsi que de la grêle et une très forte activité électrique, Elliot.
01:09Merci Simon Guilin. Je le disais donc et nous accorderons ce soir dans l'heure des pros une large page bien sûr consacrée à cette Amérique
01:20qui rend un dernier hommage à Charlie Kirk, militant tué le 10 septembre dernier par un extrémiste.
01:26Le président Trump et son État-major seront réunis autour de l'épouse de Charlie Kirk.
01:31Il y a un peu plus de 70 000 personnes qui sont attendues dans le stade où se déroulera la cérémonie.
01:38Mais il y a plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d'Américains qui se situent à l'extérieur du stade.
01:46Une cérémonie sous haute sécurité.
01:48Je me tourne vers vous tout de suite Gérald Olivier.
01:52Et la question que je me suis posée en préparant cette émission, je me suis posée la question et je pense que les téléspectateurs se la posent aussi.
01:59Est-ce que c'est toute l'Amérique qui rend hommage ce soir à Charlie Kirk ou est-ce que c'est l'Amérique de Donald Trump ?
02:06C'est pratiquement toute l'Amérique parce que l'ensemble du peuple américain a été très ému et très choqué par cet assassinat.
02:13Je rappelle que malgré tout, même si on considère que les Etats-Unis sont une société où la violence est présente au quotidien,
02:20le dernier assassinat politique remontait à plus de 50 ans, c'était en 1968.
02:26Et Charlie Kirk était un jeune homme, c'était un jeune homme, c'était quelqu'un de très très bien.
02:31Donald Trump l'a appelé un géant, il avait mobilisé énormément de monde autour de lui, énormément de jeunes gens.
02:36C'est quelqu'un qui aimait débattre, c'est quelqu'un qui aimait discuter.
02:40Et l'Amérique, dans son ensemble, a été totalement choquée par cet assassinat.
02:44Vous avez quelques poches politiques sur l'extrême gauche, notamment parmi les élus,
02:49et également dans les médias qui ont voulu mettre en avant le fait que ces idées étaient plutôt des idées qui divisaient.
02:55Moi, je ne le pense pas personnellement, je pense que c'est exactement l'inverse, c'est quelqu'un qui rassemblait.
03:00Donc autour de l'émotion, on a l'immense majorité du peuple américain qui va se recueillir.
03:05Toute la mairie de Donald Trump, c'est sûr, mais une grande partie du camp, je ne dirais pas adverse,
03:09mais presque, de gens qui ne pensent pas forcément comme Charlie Kirk ou qui ne sont pas membres du mouvement Maga,
03:18mais qui estiment que les assassinats politiques et la violence n'ont rien à faire dans la vie quotidienne d'un pays.
03:23Et comme on est dimanche et qu'on est malgré tout dans un pays où la religion compte beaucoup,
03:28il y aura énormément d'hommages en dehors du stade, dans les temples, dans les églises aujourd'hui,
03:33et l'Amérique entière va communier une dernière fois autour de ce jeune homme.
03:36– Autre question qu'on se pose, c'est 12 jours après l'assassinat de Charlie Kirk,
03:41que sait-on du profil du principal suspect qui a été interpellé ?
03:47– On a su les choses très très rapidement, maintenant les gens débattent sur ses motivations réelles.
03:52C'est un jeune homme, c'est un jeune homme blanc de 22 ans qui venait d'une famille républicaine
03:58et qui, il y a deux ans environ, a basculé dans une forme de radicalisme,
04:02c'est quelqu'un qui a reçu une éducation plusso-conservatrice,
04:05et qui s'est radicalisé sur les réseaux sociaux, qui est tombé amoureux d'un autre homme,
04:12homme lui-même en train de transitionner du genre mâle au genre femelle,
04:18homme transgenre comme on dit,
04:20et qui s'est, je dirais, pris d'intérêt pour la cause transgenre.
04:26Charlie Kirk, lui, n'avait jamais caché le fait qu'il considère que cette idéologie est dangereuse.
04:34Elle est dangereuse pour la jeunesse, elle est dangereuse pour l'Amérique,
04:36et elle prend souvent avantage des gens qui ont des faiblesses à l'adolescence,
04:40qui sont extrêmement vulnérables.
04:41Et donc, il avait parlé contre l'idée que si on n'est pas à l'aise dans son identité,
04:47la solution la plus simple, c'est de changer de sexe.
04:50Il disait, ce n'est pas comme ça qu'on s'en sort,
04:51on s'en sort en acceptant le fait que Dieu ou la nature vous ont fait tel que vous êtes,
04:56et c'est à vous d'apprendre à gérer la vie avec les cartes que vous avez.
04:59C'est un discours que ce personnage n'a jamais accepté.
05:02Il savait manier les armes parce qu'il vient de l'Utah,
05:05il vient d'une famille où on pratiquait la chasse,
05:06donc il était familier des fusils,
05:08et il a simplement décidé que le meilleur moyen, je dirais,
05:12de gérer ses propres problèmes était de tuer quelqu'un d'autre,
05:16ce qui n'est pas forcément la bonne approche.
05:19Et pour ses idées, il a voulu tuer Charlie Kirk,
05:23et il a clairement, il s'est exprimé sur les réseaux sociaux,
05:26il a avoué son crime sur les réseaux sociaux immédiatement,
05:29en disant, je détestais ce jeune homme,
05:32et je ne supportais pas ce qu'il considérait, lui, être comme un message haineux,
05:36et il l'a donc tué.
05:37Vous restez avec nous, bien évidemment,
05:39et dans quelques minutes, peut-être, il y aura plusieurs prises de parole,
05:42je le disais, Donald Trump est présent,
05:45Jay Devons également, il y a tout l'état-major autour de Donald Trump,
05:50et surtout autour de l'épouse de Charlie Kirk,
05:53l'épouse de Charlie Kirk qui prendra la parole pendant cette cérémonie.
05:57Je vous propose d'écouter quelques témoignages d'Américains qui sont sur place.
06:00Venir à ces funérailles, symboliser simplement,
06:05hé, on ne va pas se taire, on ne va pas reculer,
06:08on ne va pas rester silencieux.
06:10Malheureusement, même si c'est triste et que nous aurions préféré que cela ne se produise jamais,
06:14même si c'est un cauchemar,
06:16nous allons tous transformer cette situation en quelque chose de positif,
06:19et nous allons nous battre.
06:20Je pense qu'il faut simplement aller de l'avant et répandre la foi,
06:25comme il le faisait, continuer à parler et ne plus se cacher.
06:29Nous ne pouvons pas nous cacher lorsque nous sortons pour partager notre foi,
06:32ou ce en quoi nous croyons.
06:34Ils ont fait taire sa voix,
06:37mais j'espère que ce mémorial lui-même suffira à montrer que son héritage n'est pas terminé.
06:43C'était donc quelque chose de spécial de venir voir tous ces gens.
06:46Et je vous propose d'écouter à présent un message,
06:51celui de Jordan Bardella, le président du Rassemblement National,
06:54qui a rendu hommage à Charlie Kirk ce dimanche.
06:57Écoutez.
06:58L'assassinat de Charlie Kirk est un symbole,
07:01celui du retour de la violence en politique.
07:05Cette violence n'est pas tombée du ciel.
07:07Elle est le fait de la gauche radicale,
07:09de la gauche la plus extrême.
07:11Ce nouveau totalitarisme politique légitime la haine
07:14contre des millions d'honnêtes gens dont le seul tort est d'aimer leur pays
07:18et de vouloir le préserver.
07:20Elle légitime la haine contre ses adversaires politiques,
07:24en les dépeignant en monstres ou en fascistes.
07:27Elle déshumanise tous ceux qui ne pensent pas comme elle,
07:29et plus elle perd le soutien des peuples, plus elle se radicalise.
07:33Il est temps, partout dans le monde,
07:36de nous élever face au danger de la gauche radicale,
07:38de mener frontalement et fermement ce combat idéologique.
07:42En notant l'avis de Charlie Kirk,
07:45ils ont abattu un homme.
07:47Mais ils n'auront pas détruit, pour ceux qui le soutenaient,
07:50son héritage et sa mémoire.
07:52Avant d'écouter Georgia Melody, j'aperçois sur les images en direct,
07:55Elon Musk est également présent ce dimanche en Arizona
07:59pour l'hommage à Charlie Kirk.
08:03Georgia Melody a elle aussi adressé un message,
08:07c'était hier en français, justement en disant
08:10cette violence dans la politique, cette violence en politique,
08:14cette violence de l'extrême gauche, nous ne baisserons pas la tête.
08:17Je veux rendre un hommage sincère à Charlie Kirk,
08:26un jeune homme, un père courageux,
08:29qui a payé de sa vie le courage de ses idées et le prix de sa liberté.
08:34Son sacrifice nous rappelle, une fois encore,
08:38de quel côté se trouvent la violence et l'intolérance.
08:42Et je veux dire haut et fort à tous les semeurs de haine,
08:47à ceux qui passent leur existence à diaboliser l'adversaire politique
08:51et qui ensuite trouvent des justifications hypocrites,
08:56même aux crimes les plus odieux.
09:00Nous ne tomberons pas dans le jeu sordide.
09:05Nous ne leur permettrons pas d'entraîner nos nations
09:08dans cette spirale d'haine et de violence.
09:10Mais je vais aussi dire avec la même fermeté
09:13que nous ne nous lasserons pas intimidés
09:16et que nous continuerons à nous battre
09:19avec la force tranquille de nos idées.
09:23La force tranquille, Georgia Meloni, dans un français quasi parfait,
09:27qui a adressé ce message au moment de la rentrée politique
09:31de Marion Maréchal.
09:33La clé, évidemment, à travers ce drame,
09:3612 jours plus tard, c'est ce qui se passe aux Etats-Unis,
09:38la violence en politique.
09:39Mais cette violence, elle a traversé l'Atlantique
09:42maintes et maintes fois, peut-être à des degrés différents.
09:45Mais la question qu'on doit se poser,
09:47c'est est-ce que ce qui s'est passé aux Etats-Unis
09:50peut se dérouler dans les prochains jours,
09:53les prochains mois, en France, Jules Torres ?
09:55Non, mais évidemment, ce meurtre et ce drame a bouleversé les Etats-Unis.
09:58Et s'il a bouleversé l'Europe, c'est parce qu'on sait très bien qu'il peut arriver.
10:02On parle évidemment souvent de la menace que représente l'islamisme
10:05et qui a fauché beaucoup de vies européennes et particulièrement françaises.
10:09Et de fait, on sait qu'il y a aussi une menace avec cette extrême gauche,
10:13cette violence radicale qui aujourd'hui est de plus en plus radicale
10:16et de plus en plus violente.
10:17Quand on voit par exemple qu'il y a 30% des électeurs démocrates
10:20qui considèrent que la faim justifie les moyens
10:22et qu'on peut s'en prendre et qu'on peut être violent vis-à-vis de nos opposants politiques,
10:26évidemment, ça nous fait peur.
10:28C'est la raison première pour laquelle ça a bouleversé.
10:31La deuxième des raisons, c'est parce que la personnalité de Charlie Kirk aussi
10:34était une sorte d'ovni politique.
10:35C'était à la fois une sorte de prédicateur, un stratège politique, un influenceur,
10:40une icône de la jeunesse conservatrice
10:41et surtout, c'était le héros à ULT de la bataille culturelle contre la gauche.
10:46Et ça, c'est vrai qu'en Europe, on ne voit pas de personnalité qui lui ressemble.
10:50Et au-delà de ça, c'était quelqu'un qui était extrêmement attaché à la liberté d'expression
10:53et qui allait même dans des universités pour débattre avec des gens
10:56et qui ne l'étaient pas d'accord.
10:57Avec cette formule qu'il avait lorsqu'il allait débattre avec des gens qui étaient opposés,
11:01prouvez-moi que j'ai tort, prouvez-moi, I'm wrong.
11:03Et justement, il y avait cette notion de débat.
11:05Ce qui est essentiel, c'est qu'en Europe, quand même, en France notamment,
11:08on a eu des journalistes, des hommes politiques
11:11qui ont tenté de rajouter un mais à la condamnation d'un tel assassinat politique.
11:18Mais il était d'extrême droite, il le présentait comme tel.
11:21Mais il est le martyr de ce qu'il a lui-même semé,
11:24c'est-à-dire à travers ses débats, à travers ses idées, la haine, etc.
11:28Oui, mais il y a eu beaucoup d'informations autour de ce qu'avait pu dire ou non Charlie Kirk,
11:33justement, dans ses fameuses rencontres dans les universités.
11:35Et bien souvent, on a pris des propos qu'il tenait au second degré
11:38parce qu'il, en quelque sorte, plagiait ses adversaires démocrates
11:43et on lui a amputé comme s'il les avait tenus au premier degré.
11:46Et effectivement, des Nathalie Loiseau, des gens comme ça, de manière assez surprenante,
11:49n'ont pas eu la curiosité d'aller regarder ce qu'il avait véritablement dit.
11:52Il y a certainement des choses avec lesquelles on ne peut pas être d'accord avec Charlie Kirk
11:55et suffisamment pour ne pas en rajouter et pour ne pas justement en faire une figure de l'extrême droite
12:01qu'il n'était pas.
12:02Mais surtout, là où je pense qu'il a beaucoup déplu à la gauche,
12:05pas seulement aux Etats-Unis, mais ici aussi,
12:08c'est que, vous savez, la gauche, c'est une espèce de vision de l'histoire fléchée.
12:10C'est forcément, on va vers le progressisme.
12:12D'ailleurs, Gabriel Attal en a reparlé cet après-midi dans sa rentrée politique
12:15en disant qu'il faudrait inscrire dans la Constitution qu'il n'y a jamais de régression sociétale.
12:19Et Charlie Kirk, il incarnait l'inverse.
12:21Il incarnait une génération.
12:23Il incarnait la jeunesse et une génération qui disait
12:24« Non, l'histoire n'est pas fléchée.
12:27Non, ce que vous imaginez être allé vers toujours plus de diversité,
12:30d'inclusivité, d'idéologie trans,
12:32mais non, ça n'est pas effectivement la seule marche possible. »
12:35Ce qui est intéressant également, c'est que ce week-end,
12:37vous avez deux personnalités politiques majeures,
12:40que ce soit en France avec Jordan Bardella
12:42ou en Italie avec Georgia Meloni,
12:45qui ont pris la parole pour rendre hommage,
12:48un, à Charlie Kirk, mais surtout dire
12:50« La violence politique, elle est aujourd'hui massivement
12:54du côté de l'extrême gauche et nous ne nous tairons pas. »
12:57On continuera.
12:58On ne baissera pas la tête.
12:59Cette vague, vous savez, alors là, on parle de la vague populiste,
13:02bien sûr, la peste brune en France.
13:04Rappelez-vous au moment où Georgia Meloni arrive à la tête du gouvernement italien.
13:08L'international.
13:08C'est la néo-fasciste.
13:10C'est comme ça qu'elle est présentée.
13:12Il y a quelque chose d'intéressant, c'est qu'avec Charlie Kirk,
13:15qui devient finalement une icône de la tolérance dans son pays,
13:18puisqu'il n'hésitait pas à aller débattre avec des contradicteurs,
13:22et qui devient aussi un martyr,
13:25et qui appartient à une génération d'influenceurs
13:28qui façonnent la nouvelle droite américaine,
13:30c'est qu'effectivement, les leaders de la droite en Italie,
13:34comme Georgia Meloni ou un Jordan Bardella,
13:36le prennent en exemple parce qu'ils se disent
13:39« Voilà un homme qui, finalement, dépasse le trumpisme ».
13:43C'est ça qui est intéressant dans le phénomène Charlie Kirk,
13:45c'est qu'il dépasse le trumpisme.
13:47Il porte autre chose que simplement la politique de Donald Trump.
13:51Il porte un avenir, parce qu'il était jeune, bien entendu.
13:53Il savait parler à des millions d'abonnés sur les réseaux sociaux
13:56alors qu'il n'avait pas le mandat d'un élu.
13:59Sa voix portait plus que des centaines d'élus dans son pays.
14:04Il se vantait d'avoir son entrée à la Maison-Blanche
14:07et d'avoir eu plus d'une centaine de réunions avec Donald Trump.
14:10Il soufflait à l'oreille de Donald Trump.
14:13Voilà qui était intéressant.
14:14Et surtout, il représente une nouvelle droite américaine
14:17qui est sacrément structurée.
14:18Parce que vous avez entendu, il y a une jeune fille qui a dit,
14:20qui a parlé de sa foi.
14:22Et Charlie Kirk, ce n'était pas qu'un animal politique.
14:25C'était un animal religieux.
14:27Il faisait partie de l'église évangélique.
14:30Et il portait, il mettait sa foi comme un étendard, évidemment.
14:33Et ça parle à des millions d'Américains.
14:35C'est-à-dire, je vous propose un avenir politique,
14:37mais je vous propose aussi un avenir spirituel.
14:39C'est pour ça que cette droite est intéressante
14:41et qu'elle parle à Georgia Meloni et à Jordan Bardella.
14:44Alors, vous dites cette droite.
14:46Dans les médias mainstream, j'ai lu même les dépêches de l'AFP,
14:50il n'est pas présenté comme un homme de droite.
14:52Il est présenté comme un ultra-conservateur.
14:55Les autres ne le voient pas comme ça.
14:56Vous dites les autres, mais c'est comme ça qu'il est présenté.
14:59Mais ça, c'est un moyen de le décrédibiliser aussi.
15:01Vous avez parfaitement raison.
15:02Et moi, si je veux aller au-delà,
15:03non seulement il dépasse le trumpisme,
15:05mais il a précédé le trumpisme.
15:07Il est fondateur d'une organisation qui s'appelle Turning Point USA
15:10qui a été lancée en 2012.
15:12C'est ce qui est inscrit partout dans le stade, Turning Point.
15:14Turning Point, c'est le nom de son organisation.
15:16Celle d'ailleurs dont son épouse, sa veuve,
15:18aujourd'hui est devenue la présidente
15:19et va essayer de poursuivre.
15:21Il y a une organisation qui mobilise énormément de monde
15:24et qui a mobilisé encore plus de monde
15:26depuis son décès, depuis son assassinat.
15:28D'ailleurs, il a précédé le trumpisme
15:30parce qu'il a fondé Turning Point USA en 2012.
15:32Mais la raison fondamentale pour laquelle la gauche
15:35et notamment la gauche radicale
15:36ne supportait pas Charlie Kerr,
15:38il y a deux raisons.
15:39La première, c'est qu'il a osé aller sur le terrain universitaire.
15:42Les universités aux Etats-Unis, c'est le terreau de la gauche.
15:45Et il pensait avoir conquis ce territoire
15:47et être capable de modeler les esprits
15:49parce qu'ils étaient les seuls à avoir le droit de parole sur ces lieux.
15:52C'est la première raison.
15:53La seconde raison, c'est que sa méthode passait par le débat.
15:56Et il disait, il faut dialoguer.
15:58C'est par le dialogue qu'on progresse.
15:59Or, la gauche tue le dialogue par la censure
16:02et quand elle n'y arrive pas, elle tue les gens.
16:04C'est ce qu'elle a fait avec lui.
16:06Monsieur Frédéric Durand,
16:08vous ne partagez, j'imagine,
16:09que très peu de choses
16:11avec Charlie Kerr.
16:14Si ce n'est qu'il y a un élément qui est essentiel,
16:15c'est le débat. C'est-à-dire que vous pouvez avoir
16:18des divergences de fond,
16:20majeures, mais c'est l'envie de débattre.
16:22C'est l'aspect
16:23essentiel de notre société,
16:25qu'on soit aux Etats-Unis comme en France.
16:27Et j'ai l'impression que cette idée du débat,
16:29elle n'existe que quasiment plus aujourd'hui
16:32sur notre sol.
16:32Vous me volez les mots de la bouche
16:34parce que c'est exactement ce que j'allais dire.
16:35C'est-à-dire que moi, je suis un désaccord profond
16:37avec les messages qui étaient passés.
16:39Alors, peut-être était-il passé au second degré,
16:41mais il y a beaucoup de choses
16:43avec lesquelles j'étais en désaccord profond.
16:45Et tout à l'heure, vous disiez,
16:46il y a des gens qui mettent un mais.
16:48Moi, je ne mets pas un mais, je mets un et.
16:50Ce sont deux choses complètement différentes.
16:52J'ai un désaccord profond.
16:54Est-ce que un désaccord profond,
16:55ça se règle en tuant les gens ?
16:57Je ne le crois pas
16:58parce que c'est la fin du débat politique
16:59et c'est la fin du débat tout court.
17:02Donc, évidemment,
17:04que ça ému, c'est normal.
17:05Comme ça a pu émouvoir à l'époque de Charlie Hebdo
17:08quand on a tué des gens qui n'étaient pas des gens de droite,
17:11forcément, la France entière s'est reconnue
17:13au nom d'une liberté d'expression,
17:15au nom du débat, ce que je comprends.
17:17Maintenant, on peut tout à fait combattre ces idées.
17:19Moi, je fais partie de ceux qui combattent ces idées
17:21et pour autant, évidemment, déplorer
17:25et même être scandalisé par ce genre d'actes.
17:27Je crois que l'un et l'autre sont possibles,
17:29et heureusement.
17:30Je voudrais qu'on revienne aussi
17:30sur le traitement médiatique qui en a été fait
17:32depuis 12 jours.
17:34D'abord, qu'on revoit la une de Libération
17:37la semaine dernière, si je ne m'abuse.
17:40Le week-end passé, la mort de Charlie Kerr,
17:44qu'on va la découvrir ensemble.
17:45Est-ce que je peux l'avoir sur le retour antenne,
17:47je le dis, l'ère de la violence politique ?
17:48En régie, parce qu'en fait, je le dis aussi au téléspecteur.
17:51Je suis myope,
17:53et donc je ne vois pas ce qu'il y a inscrit
17:55immédiatement après l'arrestation d'un homme
17:57suspecté de l'assassinat du militant d'extrême droite.
18:00Voilà, Charlie Kerr.
18:01Donald Trump s'est déchaîné contre la gauche,
18:06méchante et horrible,
18:08et dans le chapeau, il y était exprimé une aubaine.
18:11Voilà comment a été présenté par Libération.
18:13Et puis, il y a eu une autre polémique.
18:14Alors là, c'est passé sous les radars.
18:16Personne n'en a parlé.
18:17Madame Ivan Trippenbach,
18:20journaliste au Monde,
18:22qui était invitée sur France Inter,
18:23elle a passé trois jours.
18:24Et ce qu'elle va raconter,
18:26ce n'est pas la réalité.
18:27Elle va dire, mais oui, mais c'est pour aller vite.
18:29Ah bon, donc pour aller vite,
18:30on tord la réalité, on tord le réel.
18:33Parce que peut-être qu'effectivement,
18:34Madame Trippenbach ne partage pas les idées
18:36de M. Charlie Kerr.
18:39Mais là n'est pas la question.
18:40Elle est journaliste.
18:41Elle doit relater les faits, Madame Dumonde.
18:44Réécoutons cette séquence.
18:45C'était cette semaine sur France Inter.
18:47Évidemment, nul ne doit mourir
18:48pour ses idées politiques,
18:50quelles qu'elles soient.
18:51Et le meurtre de Charlie Kerr,
18:52qui est glaçant et inexcusable,
18:54c'était important de le préciser
18:56avant d'en parler.
18:57Charlie Kerr, c'était,
18:58ce que j'ai vu en reportage,
18:59c'était une idéologie et une communication.
19:01Une idéologie parce qu'effectivement,
19:02il allait dans les campus
19:03pour défendre ses idées.
19:04C'est quelqu'un qui n'avait pas peur,
19:06disons, des formules.
19:08Il disait que, par exemple,
19:09l'amour entre deux hommes
19:10était une abomination.
19:12Il n'avait pas peur non plus
19:12de dire que les femmes noires
19:14n'avaient pas les capacités intellectuelles
19:16pour être prises au sérieux,
19:17que Joe Biden méritait la peine de mort.
19:20Si, si, c'est vrai.
19:20Non, non, en fait,
19:21il y a une journaliste
19:23qui vient d'être licenciée
19:25pour relancer ceux
19:27dans le débat public.
19:28Et ce n'est pas vrai.
19:29Il a dit ça de femmes spécifiques
19:32qui ont dit d'avoir eu leur poste
19:34par la discrimination positive
19:35pour critiquer la discrimination positive.
19:37Mais il n'a pas dit
19:38que les femmes noires n'ont pas cette...
19:39C'est très important d'être exact.
19:41Mais on laisse finir.
19:42Il a énuméré des noms de femmes
19:44et de ne pas dire
19:46qu'il a dit des choses
19:47qu'il n'a pas dit.
19:48Yvonne Treben-Bakalézy.
19:49Et on pourra,
19:49il y a chaque moment,
19:50prendre le temps
19:50de préciser ce qu'était
19:52l'idéologie de Charlie Kirk
19:53et ses prises de position.
19:54On peut citer in extenso
19:56ses propos,
19:56mais c'est pour aller plus vite
19:58et pour expliquer
19:58le fond de son positionnement politique.
20:01C'est pour aller plus vite
20:02et pour expliquer
20:03le fond de son positionnement politique.
20:05Elle a passé trois jours là-bas.
20:07Non, mais c'est très intéressant.
20:09C'est pour aller plus vite.
20:10Donc, pour aller plus vite,
20:11voilà comment a été présenté
20:12Charlie Kirk.
20:14Heureusement qu'il y a
20:14un intervenant à France Inter
20:16pour dire,
20:16mais attendez,
20:17vous racontez
20:17des salades,
20:18Gérald Olivier.
20:19Oui, parce que c'est
20:20un détournement total
20:21de ce que disait Charlie Kirk.
20:22Charlie Kirk dénonçait
20:24d'une certaine façon
20:24ce qu'on appelle
20:25aux Etats-Unis
20:26affirmative action,
20:27l'action affirmative,
20:28parce que lorsque l'on met
20:30des gens à une position...
20:31Alors, c'est la discrimination positive
20:33pour nous en France.
20:33La discrimination positive,
20:34si vous l'appelez.
20:35Mais l'idée,
20:35c'est la politique identitaire
20:36qui considère de mettre
20:38des gens à certains postes,
20:39non pas en fonction
20:40de leur capacité,
20:41mais en fonction du fait
20:42qu'ils sont une femme
20:43ou qu'ils sont noirs,
20:44qu'ils appartiennent
20:44à des minorités,
20:46qu'elles sont sous-représentées
20:47dans telle ou telle corporation
20:48et que pour rétablir l'équilibre,
20:50on va les mettre en place.
20:51Et ce qu'il soulignait,
20:52c'est que le risque
20:52de cette politique,
20:53c'est de mettre en place
20:54des gens qui n'ont pas
20:55nécessairement les capacités
20:56pour tenir le poste,
20:58c'était pas dire
20:58toutes les femmes noires
20:59ne sont pas capables
20:59d'avoir telle ou telle fonction.
21:00Il avait notamment dit ça
21:02au sujet de la juge
21:03à la Cour suprême
21:04qui était Madame Katanji Brown,
21:06qui avait été mise là
21:06par Joe Biden
21:11au sujet de la nomination
21:13de Madame Lisa Cook
21:14comme gouverneure
21:15de la réserve fédérale
21:17où Biden avait clairement dit
21:18qu'il avait nommé
21:19cette personne à cet endroit
21:20parce que c'était une femme
21:21et parce qu'elle était noire
21:22et non pas parce qu'elle avait
21:23des capacités à gérer
21:24la réserve fédérale
21:25des Etats-Unis.
21:26Jules Torres.
21:26Non mais moi,
21:27je n'ai pas été du tout choqué
21:29ni surpris par les réactions
21:31d'une partie des médias.
21:32Je vous rappelle qu'à chaque fois
21:33qu'il y a quelqu'un
21:34plutôt identifié à droite
21:36à qui il arrive un drame,
21:38il y a toujours ce oui-mais
21:39quand la rédaction
21:40de Charlie Hebdo,
21:42moi je ne suis pas fan
21:43de Charlie Hebdo,
21:44mais personne n'a mis
21:44de oui-mais
21:45et heureusement d'ailleurs.
21:46Pour rappeler aussi
21:47cette séquence absolument folle,
21:48vous avez un des rédacteurs
21:49en chef de France Culture
21:50qui a fait une chronique
21:52où il est en opposition totale
21:57avec les idées de Charlie Kirk
21:59mais il dit
21:59je suis Charlie
22:00comme j'ai été Charlie
22:01en 2015,
22:02en jovier 2015.
22:03Il a été contraint
22:04de présenter ses excuses
22:06puisque la SDJ
22:07de France Culture
22:08a crié au scandale.
22:10Voilà le climat
22:10dans lequel on est en France
22:11et c'est pour ça
22:12que c'est très important
22:13et c'est pour ça
22:13qu'on passe
22:14cette première demi-heure
22:15à parler de la violence
22:17en politique
22:17et de l'incapacité à échanger.
22:19Si je peux me permettre,
22:20au vu de ce drame,
22:22les idées de Charlie Kirk,
22:23ce n'est pas du tout le débat.
22:25C'est ça le problème.
22:27Moi je suis à des accords
22:28complets avec ce qui passe
22:29ou quasiment sur certaines choses.
22:30Je serai en accord sans doute
22:32notamment sur les questions
22:33les questions
22:34de la discrimination positive
22:36parce que je pense
22:37que ce sont des politiques
22:38ultra identitaires.
22:39Mais au-delà de ça,
22:40je dirais que sur
22:41beaucoup des déclarations
22:43qu'il a faites,
22:44je serai en désaccord total.
22:45Mais le problème,
22:45c'est qu'on n'a pas à avoir
22:46ce débat en réalité
22:47sur ses idées aujourd'hui
22:48au vu du fait,
22:50alors on pourra l'avoir demain,
22:51mais au vu du fait
22:51qu'il a été assassiné.
22:53Et le seul débat
22:54qu'on puisse avoir,
22:54c'est peut-on,
22:56doit-on être assassiné
22:57pour ses idées ?
22:58C'est ça le débat.
22:59Donc il n'y en a pas d'autre.
23:00Et pour autant,
23:00je suis à total désaccord
23:01avec la publicité.
23:02On revient dans un instant.
23:04L'épouse et veuve
23:06de Charlie Kirk
23:06doit prendre la parole.
23:08Nous l'apprendrons aussi,
23:09évidemment,
23:10c'est dans cette heure-là.
23:11Donald Trump
23:12doit prendre également
23:12la parole.
23:13Jay Devons doit prendre
23:14la parole.
23:14Elon Musk,
23:15on l'a aperçu en image.
23:17Pour l'instant,
23:18je n'ai pas aperçu
23:19le président américain
23:20qui doit rendre
23:22donc un dernier hommage
23:23à Charlie Kirk.
23:24On revient dans un instant
23:25pour le reste de l'actualité
23:26dans l'heure des proies.
23:30Il est 20h30
23:31sur CNews.
23:31On poursuit l'heure des pro 2.
23:32On va parler de l'information
23:34du soir.
23:34Emmanuel Macron
23:35qui exige la libération
23:36des otages à Gaza
23:38pour ouvrir une ambassade
23:40en Palestine.
23:41Leur libération
23:42est une condition claire
23:43avant que nous ouvrions
23:45une ambassade
23:46d'Emmanuel Macron.
23:47Donc ça veut dire
23:48qu'il a balayé
23:49d'un revers de main
23:51la promesse
23:52et les conditions
23:52qu'il avait posées
23:53en juillet dernier
23:54à la reconnaissance
23:55d'un État palestinien.
23:57C'est-à-dire
23:57le démantèlement du Hamas,
23:59la libération des otages
24:01et la reconnaissance
24:02des pays arabes
24:03d'un État israélien.
24:06Reconnaissance conjointe.
24:07D'accord ?
24:07Donc là, on oublie.
24:09Demain, il va reconnaître
24:10la Palestine
24:10et puis ensuite,
24:12il met des conditions
24:12post-reconnaissance
24:14pour qu'il y ait
24:14la conversion
24:15d'une ambassade.
24:17Donc, il ne respecte pas
24:18ses engagements.
24:19Imaginez les Français
24:20de confession juive
24:21et même tous les Français
24:22qui ne voulaient pas
24:23de cette reconnaissance
24:24dans l'immédiat
24:25sans condition.
24:26c'est encore une fois
24:27une manière
24:28d'Emmanuel Macron
24:28de faire ce qu'il veut.
24:29Ce n'est pas la première fois
24:30qu'il se dément lui-même.
24:32Il s'est déjà démenti
24:33depuis huit ans
24:34en annonçant des choses
24:35qu'il avait dictées avant
24:36et qu'il n'a pas faites.
24:37Vous avez entièrement raison.
24:39Jean-Sébastien,
24:40il n'y a rien de surprenant
24:41dans cette déclaration ?
24:43Non, parce que ça s'inscrit
24:44dans le champ
24:44et on voit bien
24:45pour le coup,
24:46il se félicite
24:46et il a réussi
24:47à créer un mouvement
24:48derrière lui.
24:49Keir Starmer a annoncé
24:50aujourd'hui
24:50que le Royaume-Uni
24:51lui aussi allait reconnaître
24:52l'État palestinien
24:53mais moi j'entends
24:54sur le fait
24:55d'ouvrir une ambassade
24:56il y a de facto
24:57quelque chose
24:57qui fonctionnait
24:58comme une ambassade.
24:59Ça ne portait pas le nom
25:00c'était le consulat de France
25:01à Jérusalem-Est.
25:03Et nous avons publié
25:04sur Atlantico
25:05il y a peu de temps
25:05une enquête
25:06qui montrait
25:06que le consulat de France
25:07à Jérusalem-Est
25:08entretenait des liens
25:09directs et indirects
25:11avec des associations terroristes
25:13notamment avant le 7 octobre.
25:15Donc je pense
25:15qu'avant d'ouvrir
25:16une ambassade
25:16il faudrait déjà
25:17que le Quai d'Orsay
25:17commence par faire
25:18le ménage sérieusement
25:19parce que regardez
25:20tout ce qui s'est passé cet été
25:21les palestiniens
25:22qui ont été accueillis
25:23en France
25:24et dont on s'est rendu compte
25:25cette étudiante
25:26à Sciences Po
25:27ce journaliste
25:28à France 24
25:29ce professeur
25:30à Aix-en-Provence
25:31me semble-t-il
25:31qui tous sont des proches
25:32du Hamas
25:33et qui tous défendent
25:34l'idéologie du Hamas
25:34et que nous avons accueilli ici.
25:36Et ça ce sont
25:36les autorités françaises
25:37qui les ont fait venir
25:39donc je pense
25:39qu'en priorité
25:41Emmanuel Macron
25:41on peut avoir des débats
25:43à non plus finir
25:44sur ce que ça changera
25:45ou non
25:46à la situation
25:46de reconnaître
25:47un État palestinien
25:47mais au moins
25:48arrêtons les liens
25:49avec les organisations terroristes.
25:50Autre réaction
25:50celle de Benjamin Netanyahou
25:52qui explique
25:53qu'il n'y aura pas
25:54d'État palestinien.
25:57J'ai un message clair
25:59pour les dirigeants
25:59qui reconnaissent
26:00un État palestinien
26:01après le massacre atroce
26:02du 7 octobre
26:03vous offrez une récompense
26:04énorme au terrorisme
26:05j'ai un autre message
26:06pour vous
26:07cela n'arrivera pas
26:08aucun État palestinien
26:10ne verra le jour
26:10à l'ouest du Jourdain.
26:12Et c'était une déclaration
26:14là aussi
26:15on voit la tension
26:16avec les pays
26:17qui ont reconnu
26:18cet après-midi
26:19il y a la Grande-Bretagne
26:19il y a l'Australie
26:21il y aura le Canada
26:23également
26:24la France demain
26:25c'est des décisions
26:27qui ont été saluées
26:28par le haut responsable
26:29du Hamas
26:30à 18h42
26:31très précisément
26:32ces reconnaissances
26:33représentent une victoire
26:34pour les droits
26:34du peuple palestinien
26:35et c'est cette phrase
26:36qui est saisissante
26:37est la légitimité
26:38de notre cause
26:39et c'est un haut responsable
26:41du Hamas
26:42qui dit
26:42mais c'est fou
26:43parce que
26:44cette initiative
26:46de reconnaître
26:47un État de Palestine
26:48demain à l'ONU
26:49c'était justement
26:51pour assécher
26:52ne plus donner de prise
26:54à l'antisémitisme
26:55en asséchant
26:57les velléités
26:57du Hamas
26:58en tout cas
26:58c'est ce que subodorait
27:00Emmanuel Macron
27:00dans la mobilisation
27:02qui l'a suscité
27:03donc là
27:05on voit que c'est du
27:05perdant-perdant
27:06puisque le Hamas
27:07se félicite
27:08donc de toute façon
27:09on voit bien
27:10que l'aspect diplomatique
27:11d'Emmanuel Macron
27:11on n'arrive pas à le suivre
27:12depuis le départ
27:13je vous signale
27:14qu'après le 7 octobre
27:16il était question
27:17d'une grande coalition
27:18contre le Hamas
27:18maintenant finalement
27:19on voit qu'il leur donne
27:20un blanc-seing
27:20bon voilà
27:21je ne partage pas
27:24tout à fait ça
27:24c'est-à-dire que
27:25c'est pas parce que
27:25alors effectivement
27:26le Hamas se félicite
27:27mais c'est pas parce que
27:28le Hamas se félicite
27:29qu'il ne faut pas
27:29un État palestinien
27:30ensuite il y a deux choses
27:32il y a une grosse différence
27:33d'entre dire
27:33on reconnaît un État palestinien
27:35ce qu'on dit
27:3690% des pays au monde
27:38d'ailleurs
27:4090% des pays du monde
27:41138 pays de l'Ovénus
27:42sur 183
27:43non mais
27:43reconnaissance de l'État palestinien
27:45mais pourquoi maintenant
27:46au moment du nouvel an juif
27:48alors que 48 otages
27:49ne sont toujours pas libérés
27:51donc ce que j'allais dire
27:52c'est qu'il y a une grosse différence
27:53entre la reconnaissance
27:54et ce que dit Netanyahou
27:55à savoir
27:55il n'y aura pas d'État palestinien
27:56parce que
27:57la seule solution défendue
27:59par 90% des pays du monde
28:00c'est une solution
28:01à deux États
28:02la question chronologique
28:04elle est importante
28:04elle est posée
28:05mais c'est pas parce que
28:06le Hamas se félicite
28:07que pour autant
28:08c'est une mauvaise chose
28:08qu'il y ait deux États dans la région
28:10tout simplement parce qu'il n'y a pas
28:11d'autre solution
28:12à terme
28:13pour en finir
28:14avec le conflit
28:15qu'il y ait deux États
28:16dans la région
28:17que ce soit conditionné
28:18à la libération des otages
28:20j'avais cru comprendre
28:20que c'était ceux
28:21qui étaient inscrits
28:23dans la résolution
28:24de l'ONU
28:25vous avez mal compris
28:26visiblement
28:27parce que maintenant
28:28aujourd'hui
28:29la condition
28:30pour qu'il y ait
28:31une ambassade
28:32en Palestine
28:33une ambassade de France
28:34c'est qu'il y ait
28:36la libération des otages
28:37il y avait aussi la condition
28:39c'était le démantèlement
28:40et le désarmement
28:41du Hamas
28:41mais si vous voulez
28:43la situation
28:44j'ai fini
28:44la situation actuelle
28:45c'est quoi ?
28:46c'est la situation
28:46d'une escalade
28:47parce que si demain
28:48on dit la réponse à ça
28:49c'est l'occupation
28:50de la Cisjordanie
28:51si demain l'Égypte
28:52et l'Arabie Saoudite
28:53d'autres États
28:54de la région
28:54disent
28:55mais à ce compte-là
28:55nous on ne participe plus
28:56à aucun processus
28:57de paix
28:57et Israël devient
28:58notre ennemi
28:59direct
29:00je ne crois pas
29:01que ce soit la solution
29:01justement
29:02mais précisément
29:03et c'est peut-être
29:03la question
29:04qu'aurait dû
29:04plus se poser
29:05Emmanuel Macron
29:06parce que moi
29:06je pense effectivement
29:07qu'à terme
29:09la solution serait
29:10qu'il existe
29:10deux États palestiniens
29:11les conditions
29:12n'en sont absolument
29:13pas réunies aujourd'hui
29:14parce que paradoxalement
29:15ça n'est pas rendre
29:16un service aux palestiniens
29:17quel est l'interlocuteur ?
29:19quel est le représentant
29:21politique des palestiniens
29:22aujourd'hui ?
29:23c'est Marboud Abbas
29:23c'est Marboud Abbas
29:24aujourd'hui ?
29:25mais Frédéric
29:28mais ce n'est pas
29:28une question juste virtuelle
29:29quel est le territoire
29:31contrôlé par l'autorité
29:33palestinienne aujourd'hui
29:34il y a une guerre
29:35qui est en train
29:36il y a des requêtes
29:37les Israéliens
29:38ont saisi des requêtes
29:39en Cisjordanie
29:40justement
29:41Marboud Abbas
29:41ne contrôle pas
29:42Gaza
29:43non mais c'est pas
29:45ce nom ça
29:45il ne contrôle pas
29:46toute la Cisjordanie
29:47il contrôle Ramallah
29:48et donc c'est une fiction
29:50ça n'est pas
29:50rendre service aux palestiniens
29:52parce que précisément
29:52ils n'ont jamais réussi
29:53à s'organiser
29:54pour avoir un État
29:55moi je crois que c'est l'inverse
29:56je pense qu'il aurait dû
29:57être reconnu bien avant
29:58et que peut-être
29:59peut-être
29:59s'il avait reconnu
30:01que les palestiniens
30:01n'ont jamais songé
30:02à proclamer leur État
30:03oui
30:03non mais je dis
30:05qu'il y a
30:05en 1948
30:06ils n'ont jamais
30:07sonné
30:07mais les Israéliens
30:08étaient les premiers
30:09à vouloir qu'il y ait
30:09un État palestinien
30:10à ma connaissance
30:11au tout début
30:12donc je pense que justement
30:14c'est pas parce que
30:14c'est trop tôt
30:15c'est parce que
30:15c'est peut-être trop tard
30:16c'est ça qui est terrible
30:17mais moi je pense que
30:18c'est la seule solution
30:19à terme
30:20ce sera deux États
30:21voilà le reste
30:21sur les territoires
30:24tels qu'ils ont été
30:25dessinés par les frontières
30:26de 1967
30:26il y avait une résolution
30:28de l'ONU
30:28pour cela
30:29je pense que si vous dites
30:30il n'y aura pas d'État
30:31palestinien
30:32comme si vous disiez
30:34il n'y aura pas d'État israélien
30:35on est dans l'erreur
30:36c'est impossible
30:37d'en sortir
30:37on ne dit pas
30:38qu'il n'y a pas d'État palestinien
30:39on dit que ce n'est pas
30:40le moment
30:41et on voit
30:43Benjamin
30:43Donald Trump sera à l'ONU
30:46demain
30:46Gérald Olivier
30:47ou pas
30:47au siège de l'ONU
30:49je ne connais pas
30:50le programme
30:51de Trump demain
30:52en tous les cas
30:53les États-Unis
30:54ne reconnaîtront pas
30:54demain
30:55l'État palestinien
30:56il y a très peu de chances
30:58que ça se pose demain
30:59non absolument pas
31:00voilà ce qu'on pouvait dire
31:02sur ce sujet
31:03en sachant que demain
31:04en France
31:05il va y avoir
31:06toutes les caméras
31:07qui seront placées
31:08sur ces mairies
31:09qui veulent
31:09ériger un drapeau
31:11palestinien
31:12j'ai vu que
31:14Karim Bouhamran
31:15le maire de Saint-Ouen
31:16lui il a le courage
31:16de dire
31:17moi à Saint-Ouen
31:17en fait je vais mettre
31:18le drapeau palestinien
31:19le drapeau israélien
31:20le drapeau onusien
31:22et qu'il y a une manifestation
31:23pro-palestinienne
31:25non mais il y a une manifestation
31:26pro-palestinienne
31:27contre cette situation
31:29avec visiblement
31:30les élus
31:31ou les militants
31:32LFI
31:32face à lui
31:36si je regarde
31:37un peu à droite
31:37c'est que j'essaye de voir
31:38qui prend la parole
31:39du côté des États-Unis
31:40car je veux absolument
31:41qu'on ait la possibilité
31:43d'écouter
31:43qu'on ait la possibilité
31:45d'écouter
31:46l'épouse
31:46bien sûr
31:47de Charlie Kirk
31:49dans l'actualité également
31:50je vous propose
31:51qu'on avance un petit peu
31:52qu'on écoute
31:53Dominique de Villepin
31:54pourquoi Dominique de Villepin
31:55en cette période
31:56de grande instabilité
31:57c'est aussi le moment
31:58de la grande clarification
32:00et Dominique de Villepin
32:01Premier ministre
32:02de Jacques Chirac
32:03membre de l'UMP
32:04de 2002 à 2010
32:06voilà qu'il va nous définir
32:08le champ républicain
32:10alors quel est le champ républicain
32:12selon Dominique de Villepin
32:13je crois que la question
32:17aujourd'hui
32:18de l'arc républicain
32:19est une question
32:20extrêmement complexe
32:21par définition
32:21l'extrême droite
32:22fait partie
32:23tous ceux qui sont
32:23à l'Assemblée nationale
32:26et qui sont reçus
32:26à l'Elysée
32:27et à Matignon
32:27font partie
32:28de l'arc républicain
32:30mais font-ils partie
32:31de l'esprit républicain
32:33de la grande tradition républicaine
32:35je ne le crois pas
32:36et c'est pour cela
32:37que le front républicain
32:38continue d'avoir un sens
32:40c'est que le front républicain
32:41face aux extrêmes droites
32:43c'est le refus
32:44d'un changement
32:46de notre régime
32:48et le basculement
32:49d'une démocratie libérale
32:51face aux extrêmes droites
32:53alors c'est dommage
32:54parce qu'ensuite
32:55on lui demande
32:55face aux extrêmes droites
32:56mais la France insoumise
32:57il manque la deuxième partie
32:58du son
32:59et il dit
33:00LFI
33:01il fait une François Hollande
33:02comme la semaine dernière
33:03excusez-moi
33:03c'est grotesque
33:05que Dominique de Villepin
33:06nous donne des leçons
33:07d'arc républicain
33:08de chant républicain
33:09d'esprit républicain
33:10je vous rappelle
33:11que s'il y a une personne
33:12qui n'a jamais été élue
33:13en France
33:13et qui a pignon sur eux
33:14dans les médias
33:15c'est M. Villepin
33:16il ne s'est jamais présenté
33:17à une élection
33:17et qu'il a pensé
33:18aller à une élection
33:19c'était l'élection présidentielle
33:20de 2012
33:20il n'a même pas obtenu
33:22les 500 parrainages
33:23pour se présenter
33:23donc c'est certainement pas lui
33:25qui va ensuite
33:25nous donner les leçons là-dessus
33:26et puis deuxième chose
33:28c'est pas interdit
33:29de vouloir changer la constitution
33:30c'est pas interdit
33:31de vouloir changer de modèle
33:32Jean-Luc Mélenchon
33:33il veut changer de république
33:37donc à un moment donné
33:37j'ai juste une question
33:38à poser à M. Douran
33:39c'est négocier des contrats
33:41à 300 000 euros par mois
33:42pour conseiller des régimes
33:43qui ne sont pas des démocraties
33:44est-ce que ça s'inscrit
33:45dans l'esprit républicain ?
33:47Non mais puis bon
33:48à un moment donné
33:48il va falloir quand même
33:49arrêter de laisser
33:50Dominique de Villepin
33:51raconter tout et n'importe quoi
33:52qui aujourd'hui
33:53sapent nos institutions
33:54qui bordélise l'Assemblée nationale
33:56qui va soutenir
33:58ceux qui cassent
33:58dans la rue
33:59c'est le Rassemblement national
34:00c'est la droite extrême
34:02donc à un moment donné
34:03il va falloir arrêter
34:04et nommer réellement le cas
34:06en réalité
34:07pourquoi il fait ça
34:07M. De Villepin
34:08parce qu'il veut revenir
34:09dans l'espace politique
34:10il est en train de draguer
34:11l'électorat
34:11il revient déjà dans l'espace médiatique
34:12il est en train de draguer
34:13l'électorat de Jean-Luc Mélenchon
34:14et à toutes les personnes
34:15qui n'ont pas forcément suivi
34:16les derniers mois
34:16il faut quand même rappeler
34:17Dominique de Villepin
34:18n'est certainement plus
34:19quelqu'un de droite
34:19c'est quelqu'un qui est aligné
34:20avec l'électorat
34:21et Jean-Luc Mélenchon lui-même
34:22alors c'est très intéressant
34:23ce que vous dites
34:23parce que
34:24j'ai l'esprit d'escalier
34:26Dominique de Villepin
34:27qui va interpeller
34:30le président de la république
34:31en disant
34:31il va devoir rendre des comptes
34:33devant le tribunal
34:34de l'histoire
34:34rendre des comptes
34:36devant le tribunal
34:37de l'histoire
34:37à propos
34:37de l'histoire
34:39et de la situation palestinienne
34:41alors on va écouter
34:42Dominique de Villepin
34:43qui entend donc
34:44à ce que
34:45Emmanuel Macron
34:46rende des comptes
34:47devant le tribunal
34:48le tribunal de l'histoire
34:49il l'a déjà
34:49un peu condamné
34:50Dominique de Villepin
34:51c'est-à-dire qu'il a été
34:52premier ministre
34:52sous Jacques Chirac
34:53ensuite il n'a plus rien fait
34:55c'est l'histoire
34:56il a gagné beaucoup plus grand
34:58ah bah écoutez
34:59la grand-mère lui fasse
35:00vous n'allez pas faire
35:01une Gabrielle Zuckman
35:02quand même
35:02est-ce que vous avez
35:05vous vous dites
35:05Emmanuel Macron
35:07devra rendre des comptes
35:08par rapport à ce qui a été fait
35:09ou pas été fait
35:09Emmanuel Macron
35:10devra rendre des comptes
35:11de quelle manière
35:12comme tous
35:12comme tous les responsables
35:14européens
35:15c'est-à-dire
35:15devant l'histoire
35:17il faudra qu'ils expliquent
35:19pourquoi ils n'ont pas tout fait
35:20pourquoi ils n'ont pas osé
35:21franchir un certain nombre de pas
35:23quand nous connaîtrons
35:24l'étendue du désastre
35:25qui se déroule à Gaza
35:27et chacun d'entre nous
35:29en responsabilité
35:30tous les jours
35:31et en conscience
35:31nous aurons à rendre des comptes
35:33des choix
35:34des positions
35:35des déclarations
35:36que nous avons à faire
35:37rendre des comptes
35:38ça veut dire
35:38devant la justice internationale ?
35:40éventuellement
35:41devant la justice internationale
35:42mais je crois davantage
35:44au tribunal de l'histoire
35:45vous savez l'histoire
35:46à un moment donné
35:47elle aligne
35:47les décisions
35:49elle aligne
35:49les comportements
35:50elle aligne
35:51les déclarations
35:52et elle constate
35:53que ce qui aurait dû être fait
35:56n'a pas été fait
35:57c'est pour ça que l'histoire
35:58avec un grand H politique
36:00un grand P pour la politique
36:01l'a mis sur la touche
36:03pendant 20 ans
36:03et qu'il revient
36:04depuis qu'il y a cette histoire
36:06qu'est-ce qui aurait dû être fait ?
36:08est-ce que M. De Villepin
36:09considère qu'il aurait fallu
36:11que la France envoie
36:11des soldats français
36:12à Gaza ?
36:15il faudrait lui poser la question
36:16mais il faudrait lui poser la question
36:17alors tiens
36:18il faudrait lui poser la question
36:19mais sauf que
36:20Dominique De Villepin
36:21il a visiblement
36:23un problème avec CNews
36:24écoutez très attentivement
36:25parce que Frédéric Aziza
36:27va l'interroger
36:27sur la polémique
36:28d'Elphine Ernaut
36:29qui attaque CNews
36:31d'extrême droite
36:31écoutez attentivement
36:33parce que c'est passionnant
36:34je me demande
36:35si c'est pas pire
36:35la déclaration de Dominique De Villepin
36:37que celle de Delfine Ernaut
36:38alors en termes de statut
36:39c'est beaucoup plus important
36:41d'Elphine Ernaut
36:41que Dominique De Villepin
36:42Delfine Ernaut
36:43à part lui-même
36:44il ne représente personne
36:46Mme Delfine Ernaut
36:49elle représente quelque chose
36:50l'institution
36:51du service public
36:52cette mise en cause
36:54de CNews vous choque ou pas ?
36:56je pense que c'est une chaîne
36:57d'opinion
36:59cela a été dit
37:00mais je crois que surtout
37:00c'est une chaîne
37:01à sensation
37:02je crois que le but c'est
37:03non mais d'extrême droite
37:04ou pas ?
37:05c'est ça la question ?
37:05je ne vois plus
37:06ce n'est pas à moi
37:07à mettre dans des cases
37:09tel et tel média
37:11mais chez la sensation
37:12c'est-à-dire en permanence
37:13chercher à faire monter
37:15une mayonnaise
37:16chercher à jouer
37:17d'un certain nombre de faits
37:20y compris de faits divers
37:21dans une interprétation
37:22qui est toujours la même
37:23qui est l'interprétation identitaire
37:26qui conduit à la recherche
37:27de boucs émissaires
37:28et on désigne en permanence
37:30un certain nombre de personnes
37:31à abattre
37:32ou de groupes
37:33à abattre
37:33et je trouve que cela
37:35dans notre république
37:36est un véritable fléau
37:38un véritable fléau
37:39chaîne à sensation
37:40cherche à faire monter
37:41une mayonnaise
37:41interprétation qui est toujours
37:43la même
37:43conduit à rechercher
37:44un bouc émissaire
37:45bouc émissaire pardon
37:46qu'elle reprend
37:47des codes
37:48victimaire
37:49que certains retrouveraient
37:50c'est vrai que cette déclaration
37:51c'est l'inversion victimaire
37:54c'est l'inversion accusatoire
37:56il faut faire attention
37:57quand on voit à quel point
37:58il est accusatoire
37:59envers Emmanuel Macron
37:59je ne sais pas s'il a fait ses classes
38:01chez les fréristes
38:01mais là
38:02il y a tous les éléments
38:03c'est le pendant du brainwashing
38:04d'Emmanuel Macron
38:05traîner Emmanuel Macron
38:05au tribunal de l'histoire
38:07on voit effectivement
38:08qu'il a de sacrées velléités
38:10par rapport à CNew
38:11c'est vraiment
38:11l'inversement de la preuve
38:12non mais on sait
38:14à quel point
38:14il est emphatique
38:14mais moi j'ai envie
38:16de dire
38:16tout ce qui est
38:18trop excessif
38:19est insignifiant
38:20voilà je crois
38:21enfin combien de divisions
38:23combien de votes
38:24pour Dominique de Villepin
38:25comme l'a dit Jules
38:27il veut revenir
38:27dans le jeu politique
38:28il veut
38:29enfin
38:30en parlant de politique identitaire
38:31pardon
38:32mais moi je me souviens
38:32j'ai vu d'une déclaration
38:33de M. de Villepin
38:34dans Quotidien
38:35me semble-t-il
38:35dans laquelle il trouvait
38:36qu'il y avait
38:37alors il n'avait pas
38:37employé le mot
38:38mais tout le monde
38:38avait compris
38:39de quoi il voulait parler
38:39qu'il y avait trop de juifs
38:40dans les médias
38:41il ne l'avait pas dit
38:43donc c'est vous
38:44qui l'interprétez comme ça
38:45mais je serais très curieux
38:46de savoir
38:47non mais il a été interpellé
38:48par Julien Drey
38:49qui lui a dit
38:51j'ai trois questions
38:51à lui poser
38:52est-ce que c'est vrai
38:52que face à un ministre
38:54dans son bureau
38:54un ancien ministre
38:55de Jacques Chirac
38:56il ait pu dire
38:57Israël au Proche-Orient
38:59est une parenthèse
39:00dans l'histoire
39:00est-ce que c'est vrai ou pas
39:01est-ce que c'est vrai ou pas
39:03en 2000
39:03est-ce que c'est vrai ou pas
39:07qu'il a été convaincu
39:08il y a été un arapat
39:10en 2000 justement
39:12où là on aurait peut-être
39:14pu trouver une solution
39:14de paix
39:15justement dans la région
39:17et c'était les questions
39:18qui
39:18est-ce qu'il est financé
39:19par des
39:20par des états étrangers
39:22les trois questions
39:23que Julien Drey lui a posées
39:24à 19h
39:24je vous invite à revoir l'image
39:25que c'était la saison
39:26de la dissolution
39:27quelques minutes
39:28pour vous parler
39:29de Gabriel Attal
39:30pour la rentrée renaissance
39:32qui vient une bonne fois
39:33pour toutes
39:34de rompre avec
39:34Emmanuel Macron
39:36lâcher son mentor
39:38celui qui l'a propulsé
39:40alors je ne sais pas
39:41s'y prendre
39:41de cette manière
39:43le virage
39:44anti-macroniste
39:45est bon pour lui
39:46du moins de lâcher
39:47complètement le président
39:48je voudrais
39:50qu'on l'écoute
39:51sur la dissolution
39:52que pense-t-il
39:53de la dissolution
39:54on va rire
39:54je vous le dis ici
39:56et je le dis clairement
39:57nous aiderons
39:59le premier ministre
39:59Sébastien Lecornu
40:00dont nous connaissons
40:01le talent
40:02l'expérience
40:03la confiance
40:04et la conscience
40:05de la gravité
40:06à réussir
40:07je veux ici
40:08avec vous
40:08l'encourager
40:09et lui dire
40:10que nous serons
40:11à la hauteur
40:11dans ce moment historique
40:13pour notre pays
40:14car après
40:15presque un an et demi
40:16maintenant
40:17d'échecs
40:18plus personne
40:19n'a le droit
40:20à l'erreur
40:20et surtout pas nous
40:22depuis un an
40:23nous dénonçons
40:24l'irresponsabilité
40:25des oppositions
40:26qui refusent
40:27de rechercher
40:27la stabilité
40:28pour le pays
40:29et je crois
40:30que nous avons raison
40:30de le faire
40:31et de le dénoncer
40:32mais nous ne sommes pas
40:33audibles
40:34si nous ne reconnaissons
40:35pas la réalité
40:36l'origine première
40:37de cette instabilité
40:38c'est la décision
40:39de dissoudre
40:39l'Assemblée Nationale
40:40l'origine première
40:42de cette instabilité
40:43c'est de dissoudre
40:44l'Assemblée Nationale
40:45je résume
40:45monsieur le Président
40:46c'est de votre faute
40:47si on est dans le
40:48il a raison
40:49dans le souci
40:49d'ailleurs je le polie
40:50tout le monde
40:51pourquoi il ne l'a pas dit
40:52dès le lendemain en fait
40:53il l'a dit aussi
40:54non il ne l'a pas dit
40:55comme ça
40:55pardonnez-moi
40:56je vais vous dire
40:57pourquoi il ne l'a pas dit
40:57comme ça
40:58d'abord en effet
40:58la dissolution
40:59la première victime
41:00ça a été Gabriel Attal
41:01c'est aussi pour ça
41:02qu'aujourd'hui
41:03il tourne cette page
41:04parce qu'on voit bien
41:05que le Président
41:05est devenu un Président toxique
41:07il est quasiment radioactif
41:08c'est la raison pour laquelle
41:09tout le monde tourne la page
41:10et la deuxième des choses
41:11c'est que
41:11s'il y a bien une personne
41:12qui partage
41:13l'horreur de la dissolution
41:14avec Emmanuel Macron
41:16c'est Gabriel Attal
41:17parce que
41:17Emmanuel Macron
41:18il est responsable de 50%
41:19la dissolution
41:20Gabriel Attal
41:21il est responsable de 50%
41:22c'est-à-dire
41:22les magouilles des élections législatives
41:24en apprenant à voter la France
41:25mais il se positionne
41:262027
41:27si l'Assemblée qu'on a
41:28elle est comme ça
41:29c'est aussi de la faute
41:29de Gabriel Attal
41:29alors Gabriel Attal
41:30vient de mettre fin au macronisme
41:322027
41:33pour tourner la page
41:33du chaos
41:34ça fait juste 8 ans
41:35qu'il est en manette
41:36donc
41:37on écoute
41:38aujourd'hui
41:41face
41:42à l'incapacité
41:44des partis politiques
41:45à travailler ensemble
41:45face
41:46aux outrances des uns
41:47aux oucases des autres
41:49les français
41:50nous disent
41:50qu'ils n'attendent
41:51qu'une chose
41:52que le chaos cesse
41:53que le volume baisse
41:55que la France
41:56se redresse
41:56il faut être lucide
41:58il faut être lucide
42:00ces français
42:00en viennent à attendre
42:022027
42:03avec impatience
42:04ils attendent 2027
42:05avec impatience
42:06pour tourner une page
42:07celle du chaos
42:08celle des vieilles recettes
42:09du passé
42:09celle des vieux schémas
42:11des vieux réflexes
42:12ils attendent 2027
42:14pour mettre fin
42:15au jeu mortel
42:15de ces formations politiques
42:16qui continuent
42:18de semer la division
42:18et d'entretenir le chaos
42:20à longueur de journée
42:21pour enfin renouer
42:22avec de grands projets
42:24ils attendent 2027
42:26avec impatience
42:27non pour le choix du pire
42:29mais pour réussir
42:31tant de français
42:32attendent
42:32espèrent
42:33que 2027
42:34sera
42:34le grand ressaisissement
42:36qui leur permettra
42:37de retrouver l'espoir
42:38tourner la page
42:39du chaos
42:40mais qui a alimenté
42:41ce chaos ?
42:43mais de qui parle-t-il ?
42:44Macron a fait
42:45il parle de Macron
42:46a priori
42:46donc il était au plus près
42:48d'Emmanuel Macron
42:48depuis 2017
42:49mais Macron a fait pareil
42:50avec Hollande
42:51donc c'est peu dans l'ADN
42:52de ce genre d'homme politique
42:54de le faire
42:54parfaitement
42:56c'est exactement
42:56le même schéma
42:57stratégie ?
42:58bien sûr
42:59c'est tout à fait
43:00bien joué monsieur Attam
43:01c'est tout à fait normal
43:02par contre il y en a un
43:03qui s'est éloigné
43:04avec un peu plus d'élégance
43:05je dirais
43:05c'est Édouard Philippe
43:06et je pense que ça lui sera crédité
43:08c'est-à-dire que
43:09c'est une autre génération
43:10de politique
43:11celle-là apparemment
43:12n'a pas trop
43:13la reconnaissance du ventre
43:14le chaos
43:15il veut en réintroduire
43:19parce que
43:20derrière
43:21cette volonté
43:22de pacifier les français
43:23il a parlé
43:23d'introduire dans la constitution
43:25un principe
43:25de non-régression sociétale
43:27c'est-à-dire qu'il veut
43:28à la fois casser
43:29la hiérarchie des normes
43:31et en même temps
43:31il permet au juge
43:32alors là
43:33d'empêcher
43:34le vote de toute loi
43:35qui lui déplairait
43:36bon
43:37merci à tous les cinq
43:38c'était un plaisir
43:38dans un instant
43:39c'est Enquête d'Esprit
43:40avec Véronique Jacquet
43:41bien sûr
43:41et Aymeric Pourbet
43:42Gérald Olivier
43:43un grand merci
43:43on n'a pas eu
43:44la déclaration
43:46de l'épouse
43:47qui sont en train
43:48de s'exprimer
43:48pour l'instant
43:49de l'épouse
43:50de Charlie Kirk
43:51ni de Donald Trump
43:52Jay Devance
43:52va prendre la parole
43:53également
43:54et nous suivrons ça
43:55attentivement
43:56dans les prochaines heures
43:57sur CNews
43:58merci à tous les cinq
43:59merci à toutes les équipes
44:00en régie
44:01l'info se poursuit
44:01merci à tous les deux
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