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00:00Des informés, Victor Maté et ses invités.
00:0920h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:14Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé, canal 16 de la TNT.
00:20A la une ce soir à trois jours maintenant de la grande journée de mobilisation syndicale, la CGT dans le bureau de Sébastien Lecornu.
00:27Les chefs d'entreprise ensuite commencent à satisfaire les uns sans fâcher les autres.
00:31C'est la difficile équation du Premier ministre toujours à la recherche d'un budget et d'un gouvernement.
00:37En Espagne, après l'édition avortée de la Vuelta, le tour cycliste en raison de multiples manifestations pro-palestiniennes.
00:43Le gouvernement appelle à un boycott d'Israël, sport, culture, armement.
00:48Tous les secteurs sont concernés et en France, Olivier Faure du PS fait polémique à une semaine de la reconnaissance d'un État palestinien par Emmanuel Macron.
00:56Pour en débattre, nous informer ce soir, Patrice Moyon, bonsoir.
01:00Bonsoir.
01:00Journaliste à Ouest France, Valérie Gass est également avec nous, bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Chef du service politique de RFI avec nous, Jonathan Boucher-Peterson, bonsoir Jonathan.
01:08Éditorialiste politique à Libération et François-Xavier Bourmeau, bonsoir.
01:12Bonsoir.
01:13Du journal L'Opinion.
01:14Après la CFDT, vendredi, c'était au tour de la CGT d'être reçue par le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.
01:23À la sortie de Matignon, Sophie Binet, la secrétaire générale du syndicat, demande des réponses immédiates.
01:28J'ai dit au Premier ministre que s'il ne voulait pas rejoindre le cimetière des premiers ministres, qui déborde déjà, il fallait qu'il affiche et qu'il prenne des actes de rupture forts et immédiats.
01:44Et la première rupture, c'est l'abrogation de la réforme des retraites.
01:48Sophie Binet de la CGT qui demande aussi à enterrer le budget, à donner plus de moyens aux services publics, à augmenter les salaires.
01:54Une liste de courses bien remplie, Jonathan Boucher-Peterson, avec tout en haut, toujours cette abrogation de la réforme des retraites.
02:00Elle est toujours là ?
02:01Oui, elle est toujours là.
02:02Après, il y a forcément une distinction dans les revendications entre celles qui sont formulées par les syndicats,
02:07qui retrouvent aussi une unité syndicale qu'ils n'avaient pas connue depuis la réforme des retraites.
02:11Donc il y a un peu une forme de match-retour dans leur tête.
02:14Et puis dans l'enjeu de mobiliser pour le 18, c'est la petite musique.
02:17Après, ce qui est intéressant, c'est de voir que les itinéraires des différentes centrales,
02:22et notamment de la CGT et de la CFDT, aient plutôt divergé ces derniers mois,
02:26avec cette espèce de tentative du conclave dégainé par François Bayrou.
02:30Et que là, on sent, voilà, Marie-Lise Léon la semaine dernière, Sophie Binet ce matin,
02:35il y a eu une offensive conjointe.
02:36Elles ont publié une tribune ce matin, toutes les deux, dans Libération.
02:39Donc voilà, c'est aussi un vrai risque pour le gouvernement que le réveil syndical se concrétise le 18,
02:45avec, moi je pense, quand même une forme de déversement de la colère qu'on a entendu le 10 dans cette date-là.
02:51Donc ça risque d'être assez protéiforme et il est assez normal.
02:54Et c'est peut-être un avantage pour le gouvernement d'être confronté à des représentants de cette mobilisation,
02:59face à des revendications précises.
03:02Après, c'est sûr que la liste de courses est un petit peu compliquée à satisfaire pour Sébastien Lecornu.
03:05Avoir renoncé, Valérie Gass, aux deux jours fériés, la suppression des deux jours fériés qu'avait annoncé François Bayrou,
03:11on se souvient des réactions que cela avait provoquées.
03:15C'est quoi ? C'est juste un premier pas de la part du Premier ministre ?
03:17Il prépare le terrain, il essaye d'aller sur des choses assez consensuelles,
03:20parce que finalement, personne n'en voulait de ces jours fériés.
03:22Donc ce n'est pas une très grande concession qu'il a faite.
03:25Même peut-être François Bayrou, il serait arrivé lui aussi.
03:30Donc voilà, Sébastien Lecornu, il est encore dans la phase de négociation, de concertation et même d'écoute.
03:36Et d'ailleurs, on entendait Sophie Binet qui disait que le Premier ministre ne devait pas être juste là pour prendre des notes.
03:43Il en est encore à prendre des notes et à récapituler tout ce que chacun lui demande.
03:48Et tout le monde lui demande beaucoup de choses.
03:49La CGT, la CFDT, mais les patrons, les partis politiques.
03:54Donc oui, abandonner les jours fériés, c'était le point de départ.
03:58Une manière de dire qu'il est de bonne volonté, prêt à faire des concessions.
04:03Mais ça lui coûtait en vrai pas si cher que ça, en tout cas en termes politiques.
04:08Mais bon, ça va lui coûter cher dans les dettes, parce qu'il faut trouver les sous que ça représentait.
04:12Sophie Binet qui dit aussi que le budget, je cite, va se décider dans la rue.
04:17François-Xavier Bourmeau, l'ampleur de la mobilisation dans trois jours, jeudi 18, elle sera déterminante ?
04:22Oui, parce qu'elle intervient au lendemain de la rencontre entre le Parti socialiste et Sébastien Lecornu.
04:28Si le Parti socialiste arrive dans le bureau de Sébastien Lecornu sans la force syndicale, ça va être compliqué.
04:35Ils vont attendre de voir si les syndicats réussissent à mobiliser pour voir si leurs revendications vont pouvoir être soutenues par la rue.
04:43Donc c'est une condition essentielle de voir comment se mobilise la rue et quel est le rapport de force que pourront instaurer les socialistes dans cette discussion.
04:50On se retrouve en réalité un peu dans la situation d'il y a un an avec Michel Barnier, à l'époque où chacun tracait ses lignes rouges.
04:56Elles sont aujourd'hui plus marquées.
04:57Mais normalement, après cette période-là, il y a une autre période qui va s'ouvrir, qui devrait être celle des bougées.
05:02Et qui devrait aussi être moins marquée, vu la tension qu'il y a autour de ces discussions.
05:06Puisque derrière, si elles n'aboutissent pas, c'est l'arme de la dissolution qui pourrait être brandie.
05:12Avec beaucoup de pression, Patrice Moyon, sur les épaules de Sébastien Lecornu.
05:16Comme on l'a dit, il est au milieu de tous ces vents entre les syndicats, les patrons et les partis politiques.
05:23Il va y avoir les agriculteurs qui vont se mobiliser à partir du 26.
05:27Voilà, il y a une mobilisation sociale qui s'avance.
05:30Il y a une convergence des luttes, mais avec des revendications qui sont extrêmement différentes.
05:36Donc ça va être aussi difficile.
05:37C'est-à-dire que le gouvernement est sous la pression.
05:42Et Sophie Binet, West France l'a rencontrée, dit qu'elle espère bien utiliser ce levier pour obtenir le maximum.
05:49Parce que, comme elle le dit, le Premier ministre sait qu'il a d'abord un budget à boucler.
05:54Et donc il faut qu'il passe l'hiver.
05:55Donc pour elle, passer l'hiver, ça veut dire céder sur un certain nombre de choses.
06:00L'heurelle, évidemment, c'est la question de la réforme des retraites.
06:02Mais il y a encore beaucoup d'autres...
06:04Même si elle le sait, elle l'a dit, Sophie Binet, elle a senti que le Premier ministre n'était, elle le dit, absolument pas déterminé à agir sur l'abrogation...
06:11Il a d'emblée fermé la porte sur cette question de la réforme des retraites.
06:14Mais on sait, il y a peut-être quand même des améliorations possibles.
06:16Parce qu'on était assez proche quand même d'un accord dans le cadre du conclave des retraites.
06:21Donc il y a peut-être quand même des améliorations qui pourraient être négociées.
06:25Pour l'instant, il y a une unité syndicale.
06:26Mais on sait que la CFDT voudrait essayer d'obtenir des avancées.
06:33C'est surtout... En fait, il faut les obtenir, c'est ce qu'on se disait, mais à la fin du conclave.
06:37C'est que ce qui a bloqué à la fin, c'est le MEDEF quand même, fondamentalement.
06:40C'est-à-dire que la CFDT était quand même plutôt là pour trouver un accord.
06:42Donc je pense que le changement de paradigme, on dit toujours que c'est à Sébastien Lecornu
06:47de négocier avec qui la CGT, qui la CFDT, qui le PS.
06:51Je pense que son principal enjeu, c'est d'arriver à négocier avec d'un côté le MEDEF
06:54sur la question des retraites pour trouver une porte de sortie
06:55ou quelque chose qui soit considéré par acceptable au moins par la CFDT.
06:59Et de l'autre côté, le signe qui est un peu compliqué,
07:01même s'il reçoit le PS prochainement avec lequel il va discuter,
07:04c'est que sa principale urgence a été de solidifier exactement le même socle commun
07:07avec un intergroupe, plus de fluidité,
07:10que ça fonctionne mieux entre les macronistes et LR.
07:13Donc c'est sûr que quand on prend ça comme point de départ d'une rupture,
07:16ça ne simplifie pas les choses pour dire aux socialistes
07:18« Je ne suis pas François Bayrou en plus jeune et en plus habile ».
07:21Donc je pense qu'il est quand même...
07:23Ce n'est pas complètement injuste de dire qu'on est d'abord dans la continuité,
07:26même si le nouveau Premier ministre, parce qu'il n'est pas complètement à côté de la plaque,
07:30dit « Je suis dans la rupture, je suis dans la rupture ».
07:32Mais honnêtement, pour l'instant, on n'a pas beaucoup de signes de rupture,
07:36même si on peut faire le pari que l'équation politique
07:39le poussera à faire des bougées, comme on dit, que François Bayrou était incapable de faire.
07:42François-Xavier Bourmont ?
07:43Oui, mais alors, effectivement, on risque de beaucoup entendre les revendications syndicales,
07:47parce que les syndicats savent mobiliser et organiser des démonstrations de force dans la rue.
07:50Mais il y a un autre type de revendications qui s'exprime
07:53et qui, ceux-là, ne savent pas mobiliser ou s'exprimer dans la rue,
07:56ou en tout cas bloquer les transports pour se faire entendre.
07:59C'est ce qu'on a vu poindre avec le mouvement du 10 septembre originel.
08:02C'est l'appel de Bloquantou qui, au départ, n'était pas une revendication
08:07pour augmenter les dépenses publiques,
08:09mais qui était une revendication pour baisser les prélèvements.
08:15Et ces revendications-là, elles s'expriment beaucoup moins,
08:18elles sont beaucoup moins visibles, mais elles existent dans le pays.
08:20On l'a vu avec tout un tas de mouvements qui se sont exprimés,
08:23notamment sur les réseaux sociaux.
08:24Et ces deux mouvements parallèles pèsent aussi sur le...
08:28Moi, je ne crois pas que ce soit une dualité aussi forte
08:29qu'à l'origine, ce soit plutôt ces thématiques-là.
08:32Honnêtement, si ça en était resté là,
08:33il y aurait eu 50 clampins dans la rue.
08:35Si ça a donné de la mobilisation telle qu'on l'a vu le 10,
08:38c'est parce qu'aussi ça a débordé,
08:39et que les thématiques, c'était pour l'achat, c'était...
08:40Mais parce que ce sont des publics qui ne savent pas,
08:42qui n'ont pas les codes culturels pour manifester...
08:45Non, mais je ne dis pas qu'il n'y a pas...
08:46Vous avez entendu pour le 10 des motifs, on va dire,
08:49de manifester ou de se mobiliser qui était plus large,
08:51très varié sur le...
08:51Au fur et à mesure, ça a bougé,
08:52mais si on en était resté à ces Nicolas qui paient,
08:55ça ne se serait pas passé dans la rue, ça aurait été...
08:57Pas seulement les Nicolas qui paient,
08:58mais ils en font aussi partie,
08:59mais effectivement, chez Nicolas qui paient,
09:00où les bloquons tout originelles,
09:02vous ne débarquez pas dans le local,
09:04où vous ouvrez les placards,
09:05il y a des banderoles et des ballons CGT
09:07à gonfler pour les manifs.
09:08Et ces revendications-là,
09:09elles pèsent aussi sur Sébastien Lecornu,
09:12via notamment l'aile droite de son gouvernement avec LR.
09:15Pour en revenir aux consultations,
09:17justement, du nouveau Premier ministre,
09:18le patronat également se fait entendre.
09:19Ces responsables ont été reçus aussi à Matignon.
09:22Le président du MEDEF, Patrick Martin,
09:23a prévenu ce week-end dans la presse
09:25qu'une grande mobilisation patronale
09:27serait organisée en cas de hausse d'impôts
09:28dans le prochain budget.
09:29Valérie Gasse, c'est assez rare,
09:31ces menaces de patrons.
09:33Oui, ces menaces de manifester d'une certaine manière.
09:36Alors, ce ne sera peut-être pas
09:37avec des défilés dans la rue,
09:38ce sera peut-être un grand meeting.
09:40Oui, il a dit que ce sera un grand meeting
09:41avec des centaines, des milliers de patrons.
09:43Voilà, mais néanmoins,
09:44on les entend de plus en plus.
09:45Au sein, même des grands, grands, grands patrons
09:49comme Bernard Arnault
09:50se sont exprimés ces derniers temps
09:52pour mettre en garde,
09:53alors pas dans la dernière séquence,
09:54mais un peu avant avec François Bayrou,
09:56pour faire entendre leur point de vue
09:58et pour se défendre des tentatives,
10:02tentations d'augmenter les taxes
10:04sur les entreprises.
10:05Là, ce que défend le dirigeant du MEDEF,
10:09c'est ça, c'est qu'il ne faut pas
10:10que ce soit les entreprises
10:11qui payent l'addition.
10:13Alors, il y a la question des ultra-riches,
10:15des grands patrons qui peuvent être aussi très riches.
10:17Il y a la question des taxes sur les sociétés
10:19qui peuvent aussi impacter.
10:21Donc, oui, là, il y a une mobilisation.
10:23En fait, Sébastien Lecandu,
10:24il est pris vraiment en étau
10:26par tout le monde,
10:27même ceux qu'on n'attendait pas.
10:29Et on se demande
10:30comment il va se sortir de cet étau.
10:31C'est ce qu'on disait, Patrick Soignon.
10:33Il est vraiment au milieu de tous les courants.
10:35Et Patrick Martin, le président du MEDEF,
10:39a aussi conscience que, de toute façon,
10:41à un moment ou à un autre,
10:42il va falloir qu'il bouge.
10:43C'était intéressant de l'entendre
10:44lors du débat à la fête de l'Humanité
10:46avec le sénateur communiste,
10:50puisqu'il a été quand même poussé
10:52dans ses retranchements.
10:53Et notamment sur la question
10:55des aides aux entreprises,
10:57il reconnaissait qu'il y a un certain nombre
11:00de chefs d'entreprise
11:01qui doivent quand même rendre des comptes
11:03à un moment ou à un autre.
11:04Il y a des patrons qui se font entendre,
11:06François-Xavier Bourmeau.
11:06C'est dans votre journal L'Opinion,
11:08une tribune de patrons de la tech,
11:10d'entrepreneurs de la tech,
11:11une quarantaine environ,
11:12qui disent non à la fameuse taxe Zuckman,
11:15la gauche que la gauche souhaite voir mettre en place.
11:17On le rappelle,
11:182% d'impôts sur les patrimoines
11:20supérieurs à 100 millions d'euros,
11:22un contresens économique et stratégique,
11:24écrivent-ils.
11:25Pourquoi ces fortunes de la tech
11:26s'opposent aussi fort à cette taxe ?
11:28Qui ressemble de plus en plus
11:30à une usine à gaz,
11:30parce qu'on commence déjà à évoquer
11:32des façons de ne pas taxer
11:33les entreprises qui ne font pas de bénéfices.
11:36Ils s'y opposent tout simplement
11:38parce que ça freine le développement
11:39des entreprises,
11:40notamment naissantes,
11:41qui sont valorisées très, très chères
11:44sans produire de bénéfices.
11:47Quand on regarde, par exemple,
11:48on reprend le cas d'Amazon.
11:50Amazon, en 2000,
11:51était une entreprise
11:52qui perdait 1,4 milliard de dollars
11:57et qui était valorisée
11:58à 50 milliards de dollars.
11:59C'est une entreprise
12:00qui perdait de l'argent
12:01depuis sa création en 1994.
12:04Cet argent
12:05qui était perdu,
12:06en réalité,
12:06c'était de l'investissement
12:08pour préparer le développement.
12:09Et aujourd'hui,
12:10Amazon est valorisée
12:12à 1,2 trillion,
12:14oui, trillion de dollars.
12:16J'ai du mal à le dire tellement.
12:16C'est vraiment une super réussite.
12:19Et qui a développé de l'emploi
12:19à côté également
12:20en offrant des débouchés.
12:22Il y a eu beaucoup d'études
12:24pour dire que ça avait quand même
12:25détruit beaucoup plus que créé.
12:26Il y a des PME
12:27qui ont trouvé des débouchés
12:28grâce à Amazon
12:29et qui vendent leurs produits.
12:32En tout cas,
12:33ça freine le développement.
12:34Cette taxe-là,
12:35elle arrive à un moment
12:36pour ces entreprises.
12:37Ce que disent
12:37ces entrepreneurs de la taille.
12:39C'est une taxe sur du vent,
12:40en fait,
12:40parce que la valorisation,
12:41c'est un pari sur l'avenir.
12:42C'est des investisseurs
12:43qui disent,
12:44voilà,
12:44je pense que votre entreprise
12:45va dégager des bénéfices
12:46d'ici une dizaine d'années
12:47si vous les taxez,
12:49vous freinez mécaniquement
12:50leur développement
12:51et leur chance
12:51de devenir une entreprise
12:54comme Amazon
12:54si on s'emparait d'un marché
12:55et de se développer
12:57et de créer de l'emploi.
12:57Jonathan,
12:58vous ne savez personne de libère.
12:58Ça s'entend tout à fait.
13:00Personne considère
13:01qu'il faut demander
13:02à des gens
13:03qui n'ont pas d'argent
13:03de payer des sommes folles.
13:05En fait,
13:06c'est prendre toujours
13:07l'effet de biais
13:07ou l'effet limite
13:08pour discréditer
13:09l'ensemble du dispositif.
13:10Si on regarde
13:10les 1 800 personnes
13:12qui sont concernées
13:13par cette taxe,
13:15certains entrepreneurs
13:15de la tech,
13:16parce que si toutes les boîtes
13:17de tech étaient valorisées
13:18à 100 millions d'euros,
13:19ça se saurait.
13:20Il y a tout un tissu
13:21de petites entreprises
13:22qui sont juste des start-up
13:23qui sont valorisées nulle part
13:24à 100 millions d'euros.
13:25Donc, il y a des cas
13:26qui existent.
13:27On a entendu Zuckman
13:28ce matin
13:29qui était sur France Inter
13:30ou Thomas Piketty
13:30au même moment sur BFM
13:32expliquer qu'il fallait
13:33évidemment prendre en compte
13:34cette réalité.
13:35Mais ne faudrait pas
13:35que cette réalité limite
13:36permette que tout le monde
13:39passe entre les gouttes
13:39d'un dispositif
13:40qui semble quand même
13:41assez légitime.
13:42On va l'écouter
13:42Gabriel Zuckman
13:43justement
13:43chez nos confrères
13:44ce matin de France Inter.
13:46On est dans un blocage
13:47budgétaire politique.
13:49Pourquoi ?
13:49Parce qu'il y a un refus
13:51de s'attaquer sérieusement
13:53au problème
13:54de la non-taxation
13:56des ultra-riches.
13:57C'est très simple.
13:58Ça va être difficile
13:58de demander aux Français
14:00de faire des efforts
14:01quels qu'ils soient
14:01tant que les milliardaires
14:03ne paieront pas
14:04d'impôts sur le refus.
14:05Patrice Moyon.
14:06Alors, d'abord
14:07il y a une dimension politique.
14:08C'est-à-dire qu'au moment
14:09où on demande aux Français
14:11de faire un effort,
14:12quand on regarde
14:13que les...
14:14Quand on voit
14:15que le patrimoine
14:15des plus riches
14:17a été multiplié par 6
14:18au cours des 20 dernières années,
14:20effectivement,
14:21ça semble légitime.
14:22Et d'ailleurs,
14:22c'est pas seulement en France.
14:23C'est-à-dire qu'on assiste
14:25à la création,
14:26notamment aux États-Unis,
14:27d'une économie oligopolistique
14:29avec quelques personnes,
14:31quelques groupes
14:31qui concentrent les richesses.
14:33Donc, il y a un vrai sujet politique.
14:35Après, on voit bien
14:36que ça ne va pas résoudre
14:37la question budgétaire française.
14:39C'est-à-dire que dans le meilleur des cas,
14:41et alors que ce chiffre
14:42est déjà contesté,
14:43ce serait 20 milliards d'euros
14:44et il y a 40 milliards d'euros.
14:46Il y a beaucoup de débats,
14:46effectivement.
14:47Il y a beaucoup de débats
14:47autour de ce sujet.
14:49Mais quand même,
14:50politiquement,
14:51la question est posée.
14:53Ça sera difficile
14:54pour le gouvernement
14:54de faire l'impasse
14:56sur cette question.
14:56Valérie Gasse.
14:57Il ne le fera pas,
14:58bien évidemment.
14:59Alors, ce ne sera pas
15:00sur une taxe Zucmane,
15:01peut-être telle que
15:02les socialistes,
15:02la gauche la préconise,
15:04la souhaite.
15:05Mais bien évidemment
15:06que ce cheminement
15:07sur une taxation
15:08des ultra-riches,
15:09comme on dit,
15:10est engagé
15:11et que Sébastien Lecornu
15:13sait qu'il devra y aller.
15:14Alors, la question,
15:15c'est les modalités
15:16sur quel montant,
15:18quel plafond,
15:19je ne suis pas une grande experte.
15:21Mais en l'occurrence,
15:22oui, politiquement,
15:23c'est quasi impossible
15:25si Sébastien Lecornu
15:26veut avoir une chance
15:28de faire un compromis,
15:29qu'il n'y ait pas des mesures
15:30qui concernent
15:31la taxation des plus riches.
15:33Sur le plan budgétaire,
15:33c'est plutôt une bonne nouvelle
15:34parce qu'on dit 44 milliards,
15:36ce chiffre a été posé
15:36par François Bayrou
15:37comme une espèce
15:38de vérité décrétée.
15:39Il y a évidemment
15:40d'autres lectures
15:41en disant
15:42que la trajectoire
15:43est trop serrée,
15:43que 44 milliards,
15:44surtout sans recettes supplémentaires,
15:46c'est un vrai problème.
15:47Donc, ça desserre aussi les taux
15:48en termes d'économie
15:49et d'efforts à demander
15:49à tous les autres.
15:50Si on dit,
15:51on entend plutôt le chiffre
15:51de 35 milliards aujourd'hui
15:53circuler en disant
15:54que ce serait une forme
15:55d'entre-deux,
15:56c'est-à-dire pas...
15:56C'est-à-dire par exemple
16:03une espèce d'attente de recettes
16:05entre 8 et 10 milliards
16:06qui est quand même
16:06très au-delà
16:07de ce que Michel Barnier
16:08avait fait
16:08avec les 2 milliards
16:09de contributions exceptionnelles,
16:11on est déjà dans une autre équation.
16:12C'est-à-dire qu'on est quand même
16:13dans un truc
16:13qui est aussi plus politique.
16:14Je pense que c'est absolument fondamental
16:16l'idée que le sentiment
16:17qu'ont eu les Français
16:18en voyant le projet Bayrou,
16:19c'est de dire
16:20on demande toujours eux-mêmes
16:21et on demande de façon
16:22assez radicale des efforts
16:24pendant que ceux qui ont les moyens
16:25passent à travers les gouttes.
16:27Donc, ce rééquilibrage
16:27de justice fiscale
16:28au-delà du slogan,
16:30il faut qu'il se concrétise
16:31d'un moment ou à un autre,
16:32même si, évidemment,
16:33ce n'est pas simple
16:33de trouver le bon dispositif.
16:34François-Xavier Bourbon.
16:35Oui, il faut trouver
16:37un bouc émissaire,
16:38en l'occurrence,
16:38les ultra-riches,
16:39c'est un peu comme dans l'Antiquité
16:40quand il fallait faire un sacrifice
16:41pour appeler les durs.
16:42C'est les seuls
16:42qui payent moins impôts que toi.
16:44C'est quand même gênant
16:45comme lecture idéologique
16:46de dire bouc émissaire.
16:47C'est le reflet
16:48de la version française
16:49pour la prise de risque,
16:50en réalité.
16:52Ça fait 8 ans
16:52qu'il n'y a pas mieux traité
16:53en France qu'un riche,
16:54mais c'est les boucs émissaires.
16:56C'est quand même
16:56il faut sortir du déni.
16:57Ils payent plus d'impôts
16:58que dans l'ensemble
16:59des pays européens.
17:00Les prélèvements
17:00sont supérieurs
17:01dans l'ensemble des pays européens.
17:01Je crois que c'est vrai
17:02pour tous les Français,
17:02tu sais ça.
17:03L'impôt sur le revenu,
17:04on le paye tous.
17:04Aussi pour les entreprises.
17:06Non, les entreprises,
17:07on nous vend tous les ans
17:08l'idée que la France
17:09est quasiment le pays
17:10le plus attractif en Europe
17:11pour les investisseurs étrangers.
17:13L'essentiel des acteurs
17:14de la tech,
17:14par exemple,
17:15ces nouveaux marchés,
17:16nous expliquent
17:16qu'il n'y a pas mieux
17:24le fantasme du ruissellement
17:25avec une baisse
17:26des impôts de production,
17:27avec le CICE transformé
17:29en baisse de charges directes.
17:30Honnêtement,
17:30ça a été un paradis fiscal
17:31pour les entreprises
17:32et notamment les plus grandes
17:33ces dernières années.
17:34Et à l'arrivée,
17:35on a des choses...
17:36La baisse du chômage...
17:37Ça, c'est autre chose.
17:38Vous diriez que les ultra-riches
17:41sont les boucs émissaires
17:42de la politique
17:42d'Emmanuel Macron
17:43depuis 2007.
17:43Oui, ça fait...
17:44Il y a 8 ans
17:45de politique...
17:47Pro business.
17:47Pro business, c'est ça.
17:48Et au bout de 8 ans,
17:50le chômage a baissé
17:51quand même malgré tout.
17:52Il y a 2 millions
17:52de chômeurs en moins.
17:54Le tissu d'entreprise
17:55dans la tech,
17:55en tout cas,
17:56c'est développé.
17:57La réindustrialisation,
17:59ça frémit.
17:59Donc, il y a eu
18:00des premiers effets
18:01mais ce sont des politiques
18:02qui produisent des effets
18:03sur le long terme.
18:04C'est si on les arrête
18:05d'un coup
18:06que le risque est maximal.
18:08Qui propose d'arrêter
18:09ces politiques, en fait ?
18:10On propose juste
18:10d'aller taxer
18:11ceux qui sont tout en haut
18:12de l'échelle,
18:12c'est-à-dire pas du tout
18:13le tissu de PME.
18:14C'est l'incitation à la...
18:15Non, il y a eu plein d'études.
18:16On aura l'occasion
18:17de revenir sur ce débat
18:18économique plus longuement.
18:21La taxe Zuckman
18:21dans la droite
18:22ne veut pas entendre parler.
18:23Bruno Retailleau
18:24a mis ses lignes rouges
18:26hier lors d'un rassemblement
18:27militant dans le Barin.
18:28C'est l'une des lignes rouges
18:29pour que les républicains
18:31sont partis,
18:31restent au gouvernement.
18:32C'est compliqué,
18:33Patrice Moyon,
18:34on l'a dit pour le Premier ministre,
18:35de satisfaire à la droite
18:36et à la gauche en même temps.
18:37On parlait des syndicats
18:38et du patronat,
18:38c'est un peu le même combat.
18:39Oui, il est cerné de toutes parts
18:41mais il va devoir négocier,
18:43il va devoir trouver des alliés,
18:44forcément.
18:45Donc, notamment avec le Parti Socialiste,
18:50ce ne sera peut-être pas
18:50la taxe Zuckman
18:51mais ce sera peut-être
18:53quand même quelque chose
18:54qui soit un gage
18:57pour rallier,
19:01ne serait-ce que parce qu'il va falloir
19:02boucler le budget.
19:04Valérie Gass,
19:05on peut imaginer avant jeudi,
19:06avant cette grande journée du 18,
19:07des propositions fermes
19:08aux syndicats,
19:09aux partis politiques,
19:10le PS notamment
19:11qui va être reçu mercredi.
19:12Je pense que justement
19:13la mobilisation de jeudi,
19:14sa réussite,
19:16l'ampleur de sa réussite,
19:17parce que je pense que ça sera
19:18quand même assez mobilisateur,
19:20jouera bien évidemment
19:21sur les arbitrages potentiels
19:23que pourrait faire
19:24le Premier ministre.
19:25Il aura à peine consulté
19:27les principaux acteurs
19:28d'un éventuel compromis,
19:29à savoir les socialistes,
19:30mercredi,
19:31veille de la mobilisation.
19:32On n'imagine pas
19:34que les décisions...
19:36Et puis la méthode,
19:38le cornu,
19:39alors on va l'éprouver,
19:40c'était de faire les choses
19:41discrètement,
19:42de se mettre d'accord
19:43et de ne parler que quand il y aura
19:44quelque chose de concret
19:45à dire.
19:47Donc je pense que même
19:48s'il y a bien évidemment
19:49des contacts avec les socialistes
19:51et que tout ça se prépare,
19:52ils ne vont pas arriver
19:53la bouche en cœur
19:54dans le bureau
19:55du Premier ministre
19:56mercredi
19:57et commencer à négocier.
19:59Néanmoins,
20:00ça me paraît être
20:00un petit peu hâtif
20:02de ne pas attendre
20:03la mobilisation.
20:04Les LR qui ont été reçus,
20:05le PS, on l'a dit,
20:06ce sera mercredi.
20:07Le RN,
20:08le Rassemblement national,
20:09Jonathan Boucher-Pertestin,
20:10est-ce que Sébastien Lecornu
20:11a intérêt à lui tendre la main ?
20:14Le RN, en fait,
20:15ils ont complètement changé
20:16de stratégie
20:16depuis qu'Emmanuel Macron
20:17a retrouvé son droit
20:18de dissoudre.
20:19C'est-à-dire qu'on comprenait
20:19que le RN cherchait
20:20à se poser comme un interlocuteur,
20:22essayer de trouver
20:23un certain nombre de sujets,
20:24notamment sur les retraités
20:25qui ont été
20:25leur cheval de bataille régulier.
20:27Là, on a l'impression
20:28de retrouver le RN
20:29avant la période
20:30où Emmanuel Macron
20:31ne pouvait pas dissoudre,
20:32100% sur l'immigration,
20:33100% sur la dissolution.
20:35À la limite,
20:36les plus vindicatifs
20:37aujourd'hui pour dire
20:38ce gouvernement
20:39est déjà en sursis,
20:39il va tomber
20:40d'un moment à l'autre,
20:41même si parfois
20:41ça s'habille en disant
20:42s'il n'y a pas de rupture,
20:43il y aura censure.
20:44Oui, il pense déjà
20:44après le cornu,
20:45après le discours
20:45de Marine Leclerc
20:46et Jordan Bardella hier.
20:47Chacun fait le constat
20:48que c'est de toute façon
20:48le RN qui a le plus à gagner,
20:50peut-être pas suffisamment
20:51d'ailleurs pour avoir
20:52une majorité absolue
20:52et exercer le pouvoir.
20:54Mais que dans l'équation,
20:55c'est le RN
20:55qui a le plus à gagner
20:56à avoir une dissolution.
20:58Donc je pense que
20:58Sébastien Lecornu,
20:59il a compris que s'il y avait,
21:01et encore,
21:01moi je n'y crois pas vraiment,
21:02un compromis avec les socialistes
21:03parce qu'ils sont
21:04beaucoup à perdre
21:05à être les soutiens
21:06d'un socle commun
21:07qui s'est réaffirmé
21:08comme étant le macronisme
21:10et la droite.
21:10Donc ce sera très compliqué
21:12si près des municipales
21:13avec la pression
21:14de toutes les forces de gauche
21:15d'être ceux
21:15qui ne censurent pas
21:17ce gouvernement
21:17si on reste sur des arbitrages
21:19qui ne sont pas
21:20spectaculairement différents
21:21de ceux de François Bayrou.
21:22Avec, vous l'avez dit,
21:22un discours très ferme
21:23sur l'immigration,
21:24le grand retour notamment
21:25de la préférence nationale.
21:26On l'a entendu hier
21:27dans la bouche de Jordan Bardella
21:28et Marine Le Pen
21:29qui insistent beaucoup
21:30sur ce point
21:31dans leur discours.
21:32Pourquoi maintenant,
21:33Valérie Gasse ?
21:35Pourquoi maintenant ?
21:36Parce que la situation,
21:39le vote de confiance,
21:41l'échec,
21:41la chute de François Bayrou,
21:43elle offre une autre opportunité
21:44d'engager une séquence
21:46qu'il souhaite
21:47et ils mettent une pression.
21:48On l'a bien vu
21:49et même le président
21:50de la République l'a compris.
21:51Ils ne peuvent plus
21:52compter sur le haine
21:53comme un temps a pu
21:54l'espérer Michel Barnier,
21:56comme a semblé peut-être
21:58mais brièvement
21:59l'espéré aussi François Bayrou.
22:02Donc, ils sont, oui,
22:03dans une démarche
22:04de, en fait,
22:07terre brûlée.
22:08Tout ce qui pourra enfoncer,
22:10bien sûr,
22:11Sébastien Lecornu
22:12mais Emmanuel Macron,
22:14eh bien, est bon à prendre
22:15et ils y vont
22:16avec vraiment
22:17le bulldozer.
22:18Dans un contexte
22:19assez particulier aussi,
22:20Patrice Moyon,
22:21on l'a vu ce week-end,
22:22une très grande manifestation
22:23à Londres,
22:24anti-immigration,
22:25des élections aussi régionales
22:27en Allemagne,
22:28des élections locales
22:29avec des scores très élevés
22:30pour le parti
22:31d'extrême droite,
22:31l'AFD.
22:32Oui, alors,
22:33on assiste aujourd'hui
22:34en Europe
22:35à la montée
22:36des partis
22:36d'extrême droite
22:38un peu partout,
22:39que ce soit
22:39en Pologne,
22:41que ce soit
22:41au Royaume-Uni,
22:43que ce soit
22:44en Allemagne
22:44et aujourd'hui en France
22:45et le point fédérateur
22:48de toutes ces mobilisations,
22:50c'est aussi
22:50à la fois
22:52la question
22:52de l'immigration
22:53et la question
22:54de l'identité
22:55qui traverse aujourd'hui
22:56tout le vieux continent
22:58et on voit
22:59que le vieux continent
23:00est rattrapé
23:01par des questions
23:01démographiques
23:02qui étaient jusqu'à présent
23:04dans l'angle mort
23:04des débats politiques
23:06et puis cette question
23:07de la place
23:09de l'islam.
23:09Donc, il y a
23:10pour conséquence aussi
23:14demain,
23:14si ces partis
23:15d'extrême droite
23:16continuent à progresser,
23:19une remise en question
23:20aussi de l'Europe,
23:21de l'Union européenne.
23:22François-Xavier Bourbon.
23:23Oui, surtout,
23:24le RN a compris
23:24avec les négociations,
23:26les discussions
23:27qui se profilent
23:28avec LR d'un côté
23:29et le PS
23:30en partenaire incontournable
23:32pour la majorité
23:32qu'il avait en face de lui
23:33la possible création,
23:36apparition
23:37de ce qu'il appelait
23:38sous Jean-Marie Le Pen
23:39l'UMPS.
23:40Le mélange de l'UMP
23:41et du PS.
23:42L'UMP,
23:42ancien LR.
23:44Or ça,
23:44l'UMPS,
23:45ça a toujours été
23:46pour le Front National
23:48puis le Rassemblement National
23:49l'adversaire idéal.
23:51Quand Emmanuel Macron
23:53a jailli en 2017,
23:55Marine Le Pen
23:56a immédiatement vu
23:57en lui
23:57l'adversaire idéal,
23:58celui qui allait enfin
23:59faire apparaître
24:00sur la scène politique
24:01ce clivage
24:02qu'elle espère étant
24:03d'un côté
24:04les pro-européens
24:06progressistes
24:07et elle,
24:07de l'autre côté,
24:08conservateurs eurosceptiques.
24:11Or là,
24:11ce qui se profile,
24:12s'il y a un accord
24:13entre...
24:14Enfin,
24:14si le PS ne censure pas
24:15le budget de Sébastien Lecornu,
24:18le RN se retrouvera
24:19dans la configuration politique
24:21idéale pour lui,
24:21c'est-à-dire
24:22le seul pôle d'opposition.
24:25Et le pari
24:26de la recomposition politique
24:27aurait été gagné
24:28au moins pour le RN.
24:30Donc c'est pour ça aussi
24:31qu'il charge
24:33sur l'idée
24:33d'une dissolution
24:34pour faire apparaître
24:36ce clivage
24:37et se retrouver
24:37en seule alternative
24:40possible
24:41à Emmanuel Macron
24:43qui chapeauterait
24:45cette espèce
24:45de rassemblement
24:46UMPS.
24:46Oui,
24:47ils sont dans le discours
24:48de l'alternance
24:48et l'alternance,
24:49ils veulent l'incarner.
24:50En fait,
24:51c'est bizarre
24:51parce qu'ils n'ont jamais
24:52été aussi près
24:53de l'alternance
24:53si on dit
24:54ce que peuvent être
24:55des projections.
24:55Donc cette dynamique
24:56et une lame de fond
24:57qui vient d'assez loin
24:57et en même temps,
24:59c'est une forme
24:59de réaffirmation
25:00de ce qu'a été
25:01leur limite.
25:01Le discours purement
25:02anti-immigration
25:03et un discours
25:04très anti-Union Européenne
25:06limite Frexit
25:07si on voit
25:07les échos
25:08qu'il y a en Europe.
25:09Donc il y a quand même
25:10cette difficulté-là
25:11à être dans l'âge
25:12de la maturité
25:13tout en reprenant
25:14un peu les mantras
25:15originels
25:16qui étaient ceux du FN
25:16parce que le meeting
25:17auquel on a assisté
25:18dimanche de Marine Le Pen
25:19ça aurait pu être
25:20un meeting
25:21ou d'Éric Zemmour
25:22d'ailleurs
25:22qui était lui à Londres
25:23avec les nationalistes anglais.
25:26Donc c'est toujours difficile.
25:26L'AFD par exemple,
25:27il y a un rapport
25:28qui est compliqué
25:29entre le RN et l'AFD
25:30parce que le parti
25:31est beaucoup plus radical
25:32et beaucoup plus trash
25:33dans ses formulations
25:34en Allemagne.
25:35Donc voilà,
25:35c'est toujours cette...
25:37On ne peut pas dire
25:38qu'ils aient exactement
25:38démontré
25:39qu'il y avait
25:39un budget alternatif
25:41prêt à être...
25:42prêt à être voté
25:43encore moins
25:43du côté du RN.
25:45Donc il y a un retour
25:46à quelque chose
25:46qui est efficace
25:47parce que je suis
25:47complètement d'accord
25:48sur le fait
25:48que les grandes lignes
25:49de force en Europe
25:50elles sont plus
25:50identité,
25:51anti-immigration,
25:52peur de l'islam
25:53et anti-système
25:54qu'autre chose.
25:55– Non, justement,
25:56c'est exactement
25:57ce que dit Jonathan.
25:59En fait,
26:00le RN,
26:00qu'est-ce qu'il a fait
26:00dans ce meeting ?
26:02Au premier tour,
26:03on rassemble son camp.
26:04Donc on se met
26:04sur les thématiques porteuses
26:06sur lesquelles
26:06le RN s'est bâti.
26:08Ce meeting,
26:09c'était uniquement ça.
26:10On rassemble son camp
26:11en vue d'une élection
26:12à venir.
26:13Après,
26:14quand il s'agira
26:14d'élargir,
26:15on n'y est pas encore
26:16mais là,
26:17le RN se prépare
26:18et même dans le...
26:19– Oui, avec des airs
26:20de campagne
26:21en cas de dissolution.
26:23– Techniquement,
26:23en tout cas,
26:24ils ont raconté
26:25qu'il n'y a plus
26:26qui a appuyé sur le bouton
26:27pour lancer
26:27la campagne
26:29des éventuelles législatives
26:31à venir.
26:31– Allez,
26:31vous restez avec nous
26:32François-Xavier Bourmeau
26:33de l'Opinion,
26:34Jonathan Boucher-Pétersen
26:35Libération,
26:35Valérie Gass de RFI
26:36et Patrice Moyon
26:37de Ouest France,
26:38la seconde partie
26:39des informés
26:40dans un instant.
26:4020h30 sur France Info.
26:43– Emmanuel Langlois.
26:48– Et la Banque de France
26:50qui relève à 0,7%
26:51sa prévision de croissance
26:52pour 2025.
26:54Pour cette année donc,
26:55contre 0,6% auparavant
26:56dans un entretien
26:58aux Parisiens,
26:58François Villeroi de Gallo,
27:00le gouverneur
27:01de la Banque de France,
27:02lui se dit favorable
27:03à des mesures
27:04anti-optimisation fiscale
27:06sur les plus hauts patrimoines
27:07dans le budget
27:08de l'an prochain.
27:10Ces résultats
27:11étaient très attendus
27:12d'après une étude nationale
27:13inédite dévoilée ce lundi.
27:15Les riverains des vignobles
27:16sont plus imprégnés
27:18que les autres
27:18et plus sujets
27:19au pesticide.
27:21L'ANSES,
27:22l'Agence Nationale
27:22de Sécurité Alimentaire
27:24et Santé Publique France
27:25qui ont mené
27:26à cette vaste étude
27:27appellent à réduire
27:28au strict nécessaire
27:29le recours
27:30à ces produits
27:31phytopharmaceutiques.
27:33Bruno Rotaillot
27:34lui répond
27:35à Olivier Faure
27:36alors que le premier secrétaire
27:37du PS
27:37appelle à afficher
27:38le drapeau palestinien
27:40sur les mairies
27:41lundi prochain en France.
27:42Date prévue
27:43de la reconnaissance
27:43de l'État palestinien
27:45par Paris.
27:46Eh bien,
27:46le ministre de l'Intérieur
27:47démissionnaire
27:48écrit sur X
27:48qu'il y a suffisamment
27:50de sujets de division
27:50dans le pays
27:51pour ne pas importer
27:52le conflit du Proche-Orient.
27:54Fin de citation.
27:55En Suède
27:56et cette fois
27:56sur fond de guerre
27:57en Ukraine,
27:58le gouvernement
27:58va augmenter
27:59le budget
28:00de la défense
28:00de près de 2,5 milliards
28:02d'euros
28:02pour atteindre
28:032,8%
28:04de son PIB
28:05l'an prochain.
28:06L'argent servira
28:07à acheter
28:07de l'artillerie,
28:08des véhicules
28:08pour l'armée,
28:09des navires,
28:10pour la marine
28:10et davantage
28:11de systèmes
28:12de défense aérienne.
28:13Londres,
28:14de son côté,
28:14annonce
28:15que des avions
28:15de combats britanniques
28:16vont participer
28:17aux missions
28:18de l'OTAN
28:19dans le ciel polonais.
28:21A l'étranger encore,
28:22le feuilleton TikTok
28:23est-il sur le point
28:24de trouver son épilogue
28:25aux Etats-Unis ?
28:26En tout cas,
28:26Washington annonce
28:27ce soir
28:27qu'un accord
28:28a été trouvé
28:29avec la Chine
28:30pour sceller
28:30le sort
28:31du réseau social.
28:32L'an dernier,
28:32le Congrès américain
28:33avait voté une loi
28:34obligeant sa société-mère.
28:36Biden a en abandonné
28:37le contrôle.
28:38Pékin annonce
28:39ce soir
28:39un consensus
28:40sur un cadre général
28:42atteint
28:42avec les Etats-Unis.
28:44Et puis,
28:44à 31 ans seulement,
28:46Samuel Umtiti
28:47tire sa révérence
28:48en club
28:49depuis son départ
28:49de Lille.
28:51Cet été,
28:51le défenseur central
28:52français
28:52aux blessures
28:53incessantes,
28:54héros de la Coupe
28:55du Monde 2018,
28:56annonce ce lundi
28:57la fin de sa carrière
28:58car son corps
28:59n'a pas suivi,
29:00explique-t-il
29:01sur Instagram.
29:04France Info
29:0520h, 21h,
29:08France Info
29:09Les informer,
29:10Victor Maté.
29:11Avec ce soir,
29:12dans le studio
29:13de France Info,
29:14Patrice Moyon,
29:15journaliste à Ouest France,
29:16Valérie Gass,
29:17chef du service politique
29:18de RFI,
29:19Jonathan Boucher-Peterson,
29:21éditorialiste politique
29:22à Libération,
29:23François-Xavier Bourmeau
29:24du journal L'Opinion
29:26et Juan José Dorado
29:28qui nous rejoint.
29:29Bonsoir.
29:30Buenas tardes.
29:30Correspondant en France
29:31pour de nombreux médias espagnols.
29:34Nous allons parler ensemble
29:35du tour d'Espagne
29:36cycliste La Vuelta
29:37qui a dû être arrêté
29:38hier avant la fin
29:39de la dernière étape.
29:40Plus de 100 000 manifestants
29:41pro-palestiniens
29:42se sont réunis à Madrid.
29:44La compétition avait déjà
29:45été largement perturbée
29:47depuis le départ fin août.
29:48Le premier ministre espagnol,
29:49Pedro Sánchez,
29:50se dit fier des manifestants
29:52et appelle maintenant
29:52à aller plus loin.
29:54Je pense que les organisations
29:56sportives doivent se demander
29:57s'il est éthique
29:58qu'Israël continue
29:59de participer
30:00aux compétitions internationales.
30:02Pourquoi la Russie
30:03a-t-elle été expulsée
30:04après l'invasion de l'Ukraine
30:05et Israël ne l'est pas
30:07après l'invasion de Gaza ?
30:08Par conséquent,
30:09notre position est claire
30:10et catégorique.
30:12Tant que la barbarie
30:12ne s'arrête pas,
30:13ni la Russie
30:14ni Israël
30:15ne devraient participer
30:16à d'autres compétitions
30:17internationales.
30:18Pedro Sánchez,
30:19dont le gouvernement
30:20l'Espagne annule ce soir
30:21un contrat de près
30:22de 700 millions d'euros
30:23pour des lances-roquettes
30:24de conception israélienne
30:26dans la foulée de l'embargo
30:27sur les contrats d'armement
30:28avec Israël.
30:29Juan Trossé,
30:30est-ce qu'une majorité
30:31d'Espagnols
30:31suit le premier ministre
30:33espagnol aujourd'hui ?
30:34Sur la question palestinienne,
30:35sans aucun doute,
30:36un peu moins de 70%
30:38des Espagnols
30:39approuvent effectivement
30:41la position
30:43du gouvernement espagnol.
30:44Bon, à l'intérieur
30:45du gouvernement espagnol,
30:46jusqu'à là,
30:47il y avait quand même
30:47une position qui était
30:48plus mesurée,
30:49celle de Pedro Sánchez
30:50en tant que socialiste,
30:52et un peu plus dure,
30:53plus radicale,
30:54mais depuis le 7 octobre,
30:55des Podemos et des Soumar,
30:57qui est la gauche radicale
30:59espagnole,
30:59mais depuis quelques semaines,
31:00on voit que le gouvernement
31:02socialiste,
31:03la partie socialiste,
31:04la partie plus radicale
31:05de la gauche espagnole,
31:06se réunissent autour
31:07effectivement d'un dourcissement
31:09de la question face à Israël.
31:12D'ailleurs, il faut remarquer
31:15qu'Israël n'a pas
31:17l'ambassadeur à Madrid
31:18et que l'ambassadeur espagnol
31:19a été rappelé à Madrid
31:22et que, que ce soit Israël
31:24ou l'Espagne,
31:25ils ont interdit
31:25la présence des ministres
31:26d'un et l'autre pays
31:27dans son territoire.
31:28Avec une histoire particulière
31:30aussi des Espagnols
31:31avec la Palestine,
31:32avec Israël aussi d'ailleurs.
31:34Tout à fait.
31:34En fait,
31:35l'Espagne a toujours été
31:36un pays qui a voulu être
31:38un peu le pont
31:39entre l'Europe
31:40et les pays arabes.
31:43Nous avons une histoire
31:44bien sûr commune
31:45avec les pays arabes
31:46puisque les musulmans
31:47ont occupé l'Espagne
31:48pendant sept siècles.
31:50Donc, c'est une réalité.
31:51Mais au-delà de ça,
31:52c'est vrai qu'après
31:53la Deuxième Guerre mondiale,
31:55l'Espagne franquiste,
31:56du dictateur,
31:57avait été complètement isolée
31:59dans le monde,
32:01en Europe.
32:02Et donc,
32:02elle s'est rapprochée
32:03des pays arabes.
32:05D'ailleurs,
32:05l'Espagne a reconnu très tard
32:06l'État d'Israël
32:07puisqu'elle ne l'a fait
32:08qu'en 1986.
32:10Même le Portugal
32:11l'a fait une dizaine
32:12d'années avant.
32:14Et donc,
32:15c'est vrai
32:15que ce rapprochement
32:18avec la Palestine
32:18est une réalité.
32:20D'ailleurs,
32:21Yasser Arafat
32:22a été reçu
32:22pour le premier
32:24président démocratique
32:25après la mort
32:26du dictateur,
32:27a été reçu
32:27à Madrid
32:28et depuis,
32:29les Palestiniens
32:30ont toujours maintenu
32:31des relations
32:31très proches
32:32de l'Espagne.
32:33Alors,
32:33parmi les questions
32:34que soulève
32:34Pedro Sanchez,
32:35le Premier ministre espagnol,
32:36cette question,
32:37faut-il bannir Israël
32:38des compétitions sportives
32:39internationales
32:40comme c'est le cas
32:41pour la Russie
32:42depuis le début
32:43de l'invasion en Ukraine
32:44dont les athlètes
32:44concourent sous drapeau neutre ?
32:46Écoutez la réponse
32:47de Marc Madiot.
32:48Écoutez sa position,
32:49le manager de l'équipe
32:50Groupama FDJ.
32:52Il y a des instances
32:53qui sont là
32:53pour décider
32:54de ce qui doit se passer
32:55ou pas
32:56sur tel ou tel événement.
32:57Au niveau sportif
32:58comme au niveau politique,
32:59ce n'est pas mon rôle
33:00en tant que patron
33:00d'équipe cycliste
33:01de me prononcer là-dessus.
33:03J'ai mes opinions,
33:05j'ai mes engagements personnels,
33:06je les garde pour moi,
33:07je les exprime
33:08au moment où j'ai
33:08un bulletin de vote.
33:09Jonathan Boucher-Peterson,
33:11c'est aux sportifs
33:12de se positionner également
33:13ou ils doivent rester
33:14en dehors de tout ça ?
33:15Non, je pense
33:16que les sportifs
33:16ont le droit
33:17de se positionner.
33:18Il y en a certains
33:18qui se positionnent
33:19d'ailleurs sans aucun problème.
33:21C'est évidemment
33:21aux instances
33:21de prendre les décisions,
33:22on l'entend.
33:23Il y a évidemment
33:24une petite différence
33:25avec la Russie,
33:26c'est qu'il y a eu
33:26le 7 octobre.
33:27On n'est pas simplement
33:28dans un pays agresseur.
33:31Chacun est aujourd'hui
33:31conscient de ce qui se passe
33:32à Gaza
33:33et de la façon
33:34dont Israël se comporte
33:35depuis maintenant des mois.
33:37Maintenant,
33:38le fait de tracer
33:38un signe égal
33:39avec la Russie
33:40qui est l'agresseur
33:41de l'Ukraine
33:42sans avoir été agressée
33:43dans un premier temps
33:45par l'Ukraine.
33:46Il y a des différences.
33:48Je pense qu'il y a
33:48quand même quelque chose
33:49à souligner
33:49sur la nature
33:50de cette équipe.
33:52Ce n'est pas simplement...
33:53Les manifestants
33:54n'ont pas ciblé
33:55les Israéliens
33:56de façon indifférenciée.
33:58Il y a cette équipe
33:58israélienne
33:59qui est compliquée
34:00parce que c'est un outil
34:00du soft power
34:01qui se revendique
34:02elle-même
34:02comme un outil...
34:03qui avait plusieurs noms
34:05au fil des années
34:06mais qui est créé
34:07par un milliardaire
34:08canado-israélien
34:09si je ne me trompe pas
34:09donc proche
34:10de Benjamin Netanyahou
34:11ça c'est son droit
34:12mais qui revendique
34:12que ce soit un outil
34:14du soft power israélien
34:15pour valoriser
34:16dans un certain nombre
34:18de compétitions
34:18et dans un certain nombre
34:19de pays
34:20Israël
34:21et les réussies d'Israël
34:22donc ça
34:22en temps normal
34:24entre guillemets
34:24ça ne pose pas forcément
34:26de sujet.
34:27On a vu d'autres pays
34:27avoir le même genre
34:28d'utilisation
34:29du monde sportif
34:30pour le soft power.
34:31Maintenant quand le power
34:32en question est plus
34:33que questionné
34:34est un vrai sujet
34:35parce qu'on dit
34:35que l'Espagne s'est durcie
34:37mais ça se fait aussi
34:38en parallèle
34:38ou côté gouvernement israélien
34:40c'est de plus en plus compliqué
34:42de démêler
34:43la différence
34:45entre les nationalistes
34:46dont soi-disant
34:47Benjamin Netanyahou
34:48était l'otage
34:49dans sa coalition
34:50et ce que dit
34:51Benjamin Netanyahou
34:51très spontanément
34:52quand on entend
34:53Benjamin Netanyahou
34:54dire
34:54on est chez nous
34:55à Gaza
34:56ça nous appartient
34:56quand on entend
34:57cette espèce de vision
34:58un peu messianique
34:59du grand Israël
34:59qui devient la politique
35:01officielle d'Israël
35:01c'est sûr que les cliquets
35:03se poussent
35:03se poussent
35:03se poussent
35:04et quand on voit
35:05alors ça c'est encore autre chose
35:06mais quand on voit
35:06l'attaque qu'il y a eu
35:08au Qatar
35:08au mépris des négociations
35:10on se dit que les otages
35:11ne sont plus vraiment
35:12la priorité de ce gouvernement
35:13et ce soft power
35:14ou ce sport washing
35:15se servir du sport
35:16comme un outil de communication
35:18on voit que ça se retourne
35:19finalement Patrice Moyon
35:20contre Israël du coup
35:21ça se retourne
35:22contre Israël
35:23oui alors
35:23on sait bien que
35:24beaucoup rêvent
35:25que le sport reste
35:27en dehors
35:28de la politique
35:29mais
35:29il ne faut pas politiser
35:31le sport
35:31on s'en souvient
35:32de la fameuse phrase
35:33d'Emmanuel Macron
35:33au moment de la coupe du monde
35:34au Qatar en 2022
35:36et on voit que ça ne date
35:37pas d'hier
35:37il faut souvenir des jeux
35:38de Berlin en 1936
35:39avec Hitler
35:40il faut se souvenir
35:42des Américains
35:44avec les jeux de Moscou
35:45après l'invasion
35:46de l'Afghanistan
35:47donc c'est très difficile
35:48d'exclure
35:51le sport
35:53de la politique
35:54mais ce que j'observe
35:55quand même
35:56c'est qu'Israël
35:57est aujourd'hui
35:58dans une impasse
35:59parce que
36:00c'est une espèce
36:00de fuite en avant
36:01de Netanyahou
36:02où ce qui se passe
36:03actuellement à Gaza
36:04est une véritable tragédie
36:05avant il y avait eu
36:05le crime contre l'humanité
36:06perpétré par le Hamas
36:09le Hamas a réussi
36:10à créer du chaos
36:10un peu partout
36:11Valérie Gass
36:13votre regard
36:14sur tout cela
36:15oui
36:16je partage
36:17ce que dit
36:17Jonathan
36:18c'est à dire
36:18qu'on ne peut pas
36:19mettre exactement
36:20sur le même pied
36:21ce qui se passe
36:22pour la Russie
36:22et c'est vrai
36:23que les athlètes
36:23ont été exclus
36:24enfin
36:25ne peuvent plus
36:25participer aux compétitions
36:26sportives
36:27sous le maillot russe
36:29Israël
36:30c'est assez différent
36:31ce qui pose aussi
36:32question
36:32c'est que
36:33tout ce qui se passe
36:34alors là
36:35concernant
36:36la Velta
36:37le tour cycliste
36:38et les sportifs
36:38il y a une espèce
36:39d'extension aussi
36:40sur les Israéliens
36:42qui pourraient être amenés
36:44à voyager
36:45on a vu
36:45certains épisodes
36:46en Espagne
36:46où notamment
36:47il y a eu une histoire
36:49avec la compagnie
36:50Violin
36:50qui a exclu
36:51des jeunes Israéliens
36:53en colonie
36:54de vacances
36:55il y a eu des affaires
36:56aussi en France
36:57sur une tyrolienne
37:00où ils ont été
37:00donc il y a une espèce
37:02d'extension
37:02à tous les niveaux
37:04qui pourrait aussi
37:05pâtir à une population
37:06israélienne
37:07qui n'est pas
37:08unanimement
37:09solidaire
37:10de la politique
37:11menée par
37:11Benjamin Netanyahou
37:12donc c'est vraiment
37:14l'exportation
37:15de ce conflit
37:16et dans toute sa complexité
37:18qui est en train
37:18d'atteindre
37:19les sociétés
37:20aussi européennes
37:21Et on voit en Espagne
37:22Juan José Dorado
37:22que le ministre de la Culture
37:23veut maintenant
37:24boycotter
37:25le prochain concours
37:26de l'Eurovision
37:27l'an prochain en Autriche
37:28si Israël participe
37:30position déjà adoptée
37:31par d'autres pays
37:32l'Irlande, la Slovénie
37:33l'Islande
37:33et les Pays-Bas
37:34cela dépasse
37:35le cadre du sport
37:35largement
37:36Oui
37:36mais ça ne dépasse pas
37:38depuis la fin
37:39du tour d'Espagne
37:40ça le dépasse
37:41effectivement
37:42depuis plus d'un an
37:43rappelez-vous tout simplement
37:44l'année dernière
37:45le festival de l'Eurovision
37:46avait été à un moment donné
37:47énormément de participants
37:48avaient demandé
37:49effectivement
37:50que le candidat israélien
37:51soit exclu
37:52de ce festival
37:53donc ça ne date pas
37:54d'hier ou d'avant-hier
37:55et puis c'est vrai
37:56vous venez de le signaler
37:57le ministre
37:58a insisté
37:59le ministre de la Culture
38:00espagnole
38:00a insisté sur le fait
38:01que l'Espagne
38:03n'enverra pas
38:03des candidats
38:04à l'Eurovision
38:04mais l'Irlande a pris
38:06exactement la même mesure
38:08le Pays-Bas va certainement
38:09le prendre
38:09les Slovénie
38:10donc il y a un certain
38:11nombre des pays
38:12qui vont suivre
38:13donc l'exemple espagnol
38:16et n'oublions pas
38:17qu'il y a d'autres
38:18compétitions sportives
38:19qui ont lieu
38:19dans les prochaines semaines
38:21dans les prochains mois
38:21il y a l'Eurobasket
38:22avec des équipes israéliennes
38:24il y a la qualification
38:25pour le mondial
38:26aux Etats-Unis
38:27avec la sélection israélienne
38:29qui doit aller
38:30au mois de mars
38:31en Norvège
38:32qui a reconnu
38:33effectivement
38:34l'Etat palestinien
38:34et donc c'est assez compliqué
38:37est-ce que ça va s'étendre
38:38on verra
38:39dans les prochaines
38:39dans les prochaines semaines
38:40mais dans le monde
38:41des sportifs
38:42ça va être compliqué
38:42aujourd'hui
38:43l'Union Cycliste Internationale
38:44a sorti un communiqué
38:46extrêmement dur
38:47contre le gouvernement espagnol
38:49et pour tout ce qui s'est passé
38:50tout autour
38:51de ce tour d'Espagne
38:52c'est ce que j'allais vous demander
38:53François-Xavier Bourmeau
38:54si vous avez le sentiment
38:55que c'est le début
38:56peut-être d'un mouvement
38:57plus large
38:57sur une réflexion
38:59de la participation
38:59de ces athlètes
39:00et puis on l'a vu
39:01dans d'autres secteurs
39:02en tout cas
39:03après le 7 octobre
39:04en France
39:05l'obsession d'Emmanuel Macron
39:06c'était de ne pas importer
39:08le conflit
39:08le conflit en France
39:09et on a vu au fur et à mesure
39:11de l'intensification
39:12des opérations israéliennes
39:13que le soutien aux palestiniens
39:15progressait
39:16de plus en plus
39:17jusqu'à aujourd'hui
39:18atteindre ce cap-là
39:20qui touche le monde sportif
39:21normalement le monde sportif
39:22et le monde politique
39:22sont séparés
39:23il y a évidemment
39:24de la politique
39:25dans le sport
39:27mais le sport
39:27est censé rester
39:28un espace neutre
39:30or on voit déjà
39:31que l'année prochaine
39:33pour le départ
39:34du tour de France
39:35qui doit être donné
39:35à Barcelone
39:36il y a déjà des appels
39:37au boycott
39:37qui ont été lancés
39:39il me semble
39:41c'est pas
39:43l'Espagne a toujours été
39:45très fort soutien
39:46de la Palestine
39:47d'ailleurs on peut aussi noter
39:48que c'est de Barcelone
39:49qui est partie
39:50la dernière flottille
39:51pour Gaza
39:52pour en revenir
39:54à la question du sport
39:55ça ne pourra s'arrêter
39:56qu'au moment
39:57où le conflit
39:58s'arrêtera
39:58et s'il s'arrête
40:00parce que ça atteint
40:00un tel niveau
40:01de contagion
40:02on voit pas
40:03ce qui pourrait
40:04motiver
40:05les militants
40:06enfin ceux qui soutiennent
40:07l'exclusion
40:08des sportifs israéliens
40:08à arrêter
40:10de formuler
40:10ces demandes
40:11je m'attends
40:11après ce qui est compliqué
40:12c'est qu'on voit plus
40:13ce que sont les leviers
40:14et je pense que personne
40:15les voit
40:15pour stopper
40:17Benjamin Netanyahou
40:17c'est à dire qu'on peut
40:18moi je l'ai suffisamment fait
40:20pour être très à l'aise
40:21sur le sujet
40:21dénoncer évidemment
40:22ce qui s'est passé
40:23le 7 octobre
40:23et ça doit être rappelé
40:24à chaque fois
40:25mais la fuite en avant
40:26comme vous le décriviez
40:27dans laquelle on est
40:28tous emportés en fait
40:30parce que
40:30évidemment que ça déborde
40:31on préférait que ça
40:32ne vienne pas
40:33par ce genre de biais
40:34mais qu'est-ce qui marche
40:35la pression diplomatique
40:36ça marche
40:36d'abord libérer les otages
40:37d'abord libérer les otages
40:39oui mais quand on
40:40aujourd'hui il y a des Israéliens
40:41qui manifestent
40:42pour dire que c'est même plus
40:42un sujet pour Benjamin Netanyahou
40:43évidemment qu'on demande
40:45au Hamas
40:45de libérer les otages
40:46mais ça n'empêche que
40:47le fait que les otages
40:48n'aient pas été libérés
40:49ne justifie pas
40:50qu'il y ait des dizaines
40:51de milliers de personnes
40:51qui ne détiennent pas
40:52les otages
40:53qui soient morts à Gaza
40:54c'est toute la complexité
40:55de cette situation là
40:56donc je pense que
40:57le fait que ça déborde
40:58ça montre aussi
40:59l'impasse diplomatique
41:00et l'impasse des armes habituelles
41:02après je pense qu'il y a
41:03évidemment une distinction
41:03à faire entre
41:04des lieux
41:05où des équipes nationales
41:08d'Israël
41:08sont représentées
41:09et le fait que
41:10chaque Israélien
41:11chef d'orchestre
41:12touriste et compagnie
41:13soit essentialisé
41:15comme un soutien
41:15de Benjamin Netanyahou
41:17ça c'est une distinction
41:17qui est compliquée à tenir
41:18mais qu'il faut affirmer
41:20mais encore une fois
41:21si les armes de pression
41:23les moyens de pression
41:24habituelles
41:25fonctionnaient
41:25sur Benjamin Netanyahou
41:26on n'en serait pas là aussi
41:28donc c'est compliqué
41:28cette histoire
41:29sachant qu'Israël reste
41:30une démocratie
41:31et qu'il y a une très forte
41:32opposition à Netanyahou
41:33parce que la fuite en avant
41:34de Netanyahou
41:35s'explique aussi
41:36par le fait
41:36qu'il devait rendre des comptes
41:38il a beaucoup de casseroles
41:40accrochées à ses basques
41:41notamment pour des affaires
41:42de corruption
41:43donc cette fuite en avant
41:44c'est aussi ça
41:45et il utilise aussi
41:47tout ce qui se passe
41:48pour alimenter
41:48la progression
41:50de sa politique
41:52à Gaza
41:52en Cisjordanie
41:54donc tout ça
41:54ça lui donne
41:55en fait
41:56il l'utilise
41:57même si
41:58tout le monde
41:59n'est pas dupe
42:00il l'utilise
42:01en politique interne
42:02pour justifier
42:04de nouvelles exactions
42:06pour revenir
42:07à la situation
42:08espagnole
42:09quand l'opposition
42:10la droite
42:10parle de honte internationale
42:12à propos de ces manifestants
42:13pro-palestiniens
42:14et des événements d'hier
42:15c'est un sentiment
42:16partagé par quelle proportion
42:17d'espagnol aujourd'hui ?
42:19Alors c'est pas la honte
42:20internationale
42:21par rapport aux manifestants
42:22c'est l'honte internationale
42:23par rapport aux mesures
42:24qui ont été prises
42:25par le gouvernement
42:25Sanchez
42:26c'est à dire que le matin même
42:27depuis l'Andalucie
42:29où il était
42:29en meeting politique
42:31se disait fier
42:33des manifestants
42:34et puis
42:35aujourd'hui
42:36il demandait
42:36l'exclusion d'Israël
42:37donc
42:38cette attitude
42:39du gouvernement
42:40qui avait déployé
42:41plus de 2000 policiers
42:43à Madrid
42:43pour garantir
42:44la sécurité
42:45autant de policiers
42:46que lors du sommet
42:47de l'OTAN
42:47pour vous dire
42:48et le gouvernement
42:50n'a pas été capable
42:51effectivement
42:52d'éviter les débordements
42:53sachant que la manifestation
42:54était autorisée
42:55c'était une manifestation
42:57autorisée
42:57par le gouvernement
42:59aujourd'hui même
43:00encore
43:00le délégué du gouvernement
43:02l'équivalent du préfet
43:04en France
43:05a déclaré
43:06ce matin
43:07tout s'est bien passé
43:07ça a été une manifestation
43:08pacifique
43:09donc les déclarations
43:11sur les ridicules
43:12internationales
43:13font référence
43:14à l'attitude
43:15du président
43:17du premier ministre
43:18espagnol
43:18plus qu'à l'attitude
43:20des manifestants
43:20en rappelant
43:21que tout cela aussi
43:21est très politique
43:22parce que Pedro Sanchez
43:24on va dire
43:24surfe aussi
43:25sur ce mouvement
43:27pro-palestinien
43:28pour éviter
43:29de parler d'autres sujets
43:30qui fâchent
43:30le budget
43:31et puis d'autres affaires
43:32qui le concernent
43:32effectivement
43:33puisque le gouvernement
43:33espagnol
43:34vous le savez
43:34c'est un gouvernement
43:35qui est en minorité
43:36et en coalition
43:37et donc
43:38il est tiré
43:39vers la gauche
43:40par la partie
43:42plus radicale
43:43des sous-marques
43:44qui est en fait
43:45l'équivalent
43:45du parti communiste
43:47et c'est vrai
43:48qu'aujourd'hui
43:49il y a des casseroles
43:50autour du gouvernement
43:50espagnol
43:52on sait que
43:523-4 proches
43:54du président
43:55du gouvernement
43:55sont poursuivis
43:57par la justice
43:58et donc
43:59à un moment donné
44:00effectivement
44:00il faut se poser
44:01la question
44:02s'il n'y a pas
44:03une utilisation
44:03et vous avez raison
44:04en politique interne
44:06de ce qui se passe
44:07aujourd'hui
44:08en Palestine
44:08tant qu'on parle
44:09d'Israël
44:10et des relations
44:10avec Espagne
44:11on va parler
44:12que l'Espagne
44:12est le pays
44:13qui a le plus haut
44:14taux de chômage
44:16en Europe
44:16après vous disiez
44:17quand même
44:17que ce n'est pas
44:18comme si c'était
44:18un revirement
44:19de circonstances
44:20ça s'inscrit
44:20dans ce qu'est
44:21la tradition espagnole
44:22ça s'inscrit
44:23dans le fait
44:23que l'Espagne
44:24a reconnu
44:24dès 2024
44:25l'État de Palestine
44:26donc il peut y avoir
44:28évidemment une volonté
44:29d'attirer les regards
44:29sur ce sujet
44:30pour en éviter d'autres
44:31mais c'est aussi cohérent
44:32avec ce qu'est
44:32la position espagnole
44:33depuis longtemps
44:34qui était quand même
44:34la politique française
44:35jusqu'à Nicolas Sarkozy aussi
44:36cette idée justement
44:37d'être un pont
44:38et de ne pas être
44:39complètement aligné
44:40sur la position israélienne
44:42américano-israélienne
44:43voilà
44:44les années Jacques Chirac
44:45c'était quand même
44:45exactement ça
44:46et transition toute trouvée
44:47vous me l'offrez
44:48pour rappeler que la France
44:49doit reconnaître
44:49l'État de Palestine
44:50dans une semaine
44:51Emmanuel Macron
44:52qui sera à l'ONU
44:53à New York
44:53hier Olivier Faure
44:54le premier secrétaire
44:55du PS
44:56a proposé dans un message
44:57sur le réseau social X
44:58que le drapeau palestinien
45:00s'affiche sur les mairies
45:01de France ce jour-là
45:02le 22 septembre
45:03comment est-ce que
45:04vous interprétez
45:04tous politiquement
45:05la proposition
45:06d'Olivier Faure
45:07Valérie Gasse
45:08bien il faut participer
45:10un petit peu
45:11à l'événement
45:11je pense que
45:13Pedro Sanchez
45:13lui a offert
45:14une opportunité
45:15de se greffer
45:17sur une position
45:18alors avec
45:19une certaine ambiguïté
45:20parce qu'en France
45:21ce débat sur
45:22le soutien
45:23à la Palestine
45:24contre Israël
45:25c'était un sujet
45:26dont s'était emparé
45:27la France insoumise
45:27avec laquelle
45:28les socialistes
45:29ont essayé
45:30de se dissocier
45:31pour ne pas être embarqués
45:33dans quelque chose
45:34qui les dépassait
45:34sur fond d'accusation
45:36d'antisémitisme
45:36et donc là
45:37bien opportunément
45:39Olivier Faure
45:39revient sur une
45:40sur une position
45:42qui peut
45:43lui permettre
45:45d'exister
45:46un petit peu
45:46dans ce débat
45:47de le ramener
45:48en France
45:49et de se repositionner
45:51sur quelque chose
45:52qui peut être un peu
45:52porteur politiquement
45:53François-Xavier Bourmeau
45:54ça vous étonne ?
45:55Non c'est exactement ça
45:57c'est à dire qu'au moment
45:58où la rupture
45:59est quasiment consommée
46:01avec la France insoumise
46:02Olivier Faure
46:03adresse ce geste là
46:04surtout qu'il est
46:05dans une circonscription
46:06où sans le soutien
46:07de la France insoumise
46:08il n'a quasiment aucune chance
46:09d'être réélu
46:10en cas de dissolution
46:11donc il y a effectivement
46:12des arrières-pensées
46:13derrière tout ça
46:14pour éventuellement
46:15préparer le terrain
46:16s'il y a une dissolution
46:17mais ça paraît peine perdue
46:19parce que Jean-Luc Mélenchon
46:20a quand même
46:20énormément balisé
46:21ce territoire
46:23il l'occupe en tout cas
46:24sans partage quasiment
46:25Patrice Moyen
46:26Est-ce que cette initiative
46:27est très pertinente
46:28dans le contexte actuel
46:29où il y a déjà
46:30des tensions en France
46:31enfin moi je trouve
46:33qu'on aurait plutôt besoin
46:34de pacifier
46:35de poser les vraies questions
46:36parce qu'un État d'Israël
46:38oui
46:38mais encore faut-il
46:39que cet État soit possible
46:41quand on sait
46:41que toute la politique
46:42de colonisation
46:43qui a été conduite
46:44par l'État d'Israël
46:45en Cisjordanie
46:47ces 20 dernières années
46:49donc essayons plutôt
46:50de trouver des solutions
46:51concrètes sur le terrain
46:52plutôt que d'afficher
46:53des drapeaux
46:53Sachant qu'Olivier Faure
46:55a été interpellé
46:56par la suite
46:56par un internaute
46:57à la suite de son premier message
46:59un ancien porte-parole
46:59de l'armée israélienne
47:01qui lui a fait remarquer
47:02que le 22 septembre
47:03correspondait à Rosh Hashanah
47:04c'est-à-dire le nouvel an juif
47:06réponse d'Olivier Faure
47:07tant que vous penserez
47:08que vous ne pourrez pas fêter
47:09que vous ne pouvez pas
47:09fêter le nouvel an juif
47:11et l'en 1 d'un État palestinien
47:12vous ne s'aimerez
47:13que la haine, le désespoir
47:14et la mort
47:15qu'est-ce que vous pensez
47:15de cet échange
47:16qui n'a pas grand intérêt
47:19et surtout qu'il n'y a
47:19qu'une des deux personnes
47:20qui est élue
47:21et qui est un décideur politique
47:22l'autre étant plutôt
47:23un propagandiste
47:24et c'est bien son droit
47:25et que le 22
47:26la date n'a pas été choisie
47:27par Olivier Faure
47:28ça a créé l'indignation
47:29de la communauté juive
47:31qui confondait
47:33Olivier Faure
47:33finalement la religion
47:35et puis la géopolitique
47:36il se trouve que c'est quand même
47:36ce jour-là
47:37qu'il va y avoir une reconnaissance
47:38qui ne sera pas que celle de la France
47:40qui a entraîné
47:40un certain nombre de pays là-dedans
47:41que c'est l'objet
47:43d'un rapport de force
47:43très fort
47:44avec les autorités israéliennes
47:45et les autorités américaines
47:46Marco Rubio
47:47qu'on a pu entendre aussi
47:48ces derniers jours
47:49évidemment ils sont complètement
47:50vent de boue
47:51contre cet usage-là
47:53ou ce rapport de force-là
47:54juste pour dire
47:55que ce n'est pas que
47:55de l'arrière-pensée
47:56parce que les maires
47:57qui ont été rappelés à l'ordre
47:58par Bruno Rotaio
47:59il y en a notamment un
48:00qui est un maire socialiste
48:01Ali Rabé
48:01qui est le maire de Trappes
48:03donc c'est pas
48:03voilà
48:03moi je comprends
48:04ça vaut pareil pour Pedro Sanchez
48:06parfois c'est normal
48:08de venir pointer
48:09ce qui peuvent être
48:09des arrières-pensées
48:10et je ne dis pas du tout
48:11que ce sont des oies blanches
48:12et que ça n'existe pas
48:13mais il y a aussi l'envie
48:15d'être raccord
48:15avec un sentiment général
48:16avec une colère
48:18avec une indignation
48:19et avec une impuissance
48:20je suis tout à fait d'accord
48:21pour dire que ce n'est pas
48:21parce qu'il y aura des drapeaux
48:22sur les mairies
48:22que la situation des Gazaouis
48:24va changer
48:25et qu'il vaut beaucoup mieux
48:26mettre la pression
48:27sur d'autres sujets
48:27la fourniture des armes
48:28je trouve que c'est une décision
48:29assez légitime
48:30de Pedro Sanchez
48:31et j'ai plutôt envie
48:32de saluer les dockers
48:34quant au Havre
48:35ou ailleurs
48:35un certain nombre
48:36de containers
48:37apportant des armes
48:38à Israël
48:38en contravention totale
48:40avec ce que Emmanuel Macron
48:41avait pu affirmer
48:43je pense qu'il n'y a plus
48:44ce genre de levier
48:44de dire si on a des principes
48:46allons jusqu'au bout
48:47boycottons
48:48les produits qui viennent
48:49il y a déjà des réglementations
48:50assez précises
48:51qui viennent des colonies
48:52en Cisjordanie
48:53et quand on dit
48:54colonies en Cisjordanie
48:54ce n'est pas 50 colons
48:56c'est plusieurs centaines
48:57de milliers d'Israéliens
48:58qui sont allés s'installer
48:59sur des terres
49:00qui ne sont pas reconnues
49:01comme des terres israéliennes
49:02ça pose un vrai sujet
49:04c'est comme Gaza
49:04prend tous les regards
49:05et c'est bien légitime
49:06on en oublie ça
49:07mais il y a encore
49:08deux semaines
49:08il y a eu des plans
49:09qui ont été votés
49:10pour continuer les implantations
49:12les implantations
49:13ça s'appelle
49:13de la colonie
49:14et de l'invasion
49:15et de l'occupation
49:15de territoire
49:16quand c'est la Russie
49:17qui fait ça avec l'Ukraine
49:18l'Europe se lève
49:19on croit un trossé
49:19de Radoj
49:20tout simplement
49:20sur cette proposition
49:21d'Olivier Faure
49:22de mettre les drapeaux
49:23palestiniens
49:24sur les mairies
49:25comme on regarde ça
49:26d'un point de vue espagnol
49:27il y a eu déjà
49:28des drapeaux palestiniens
49:29qui ont été hissés
49:30dans les frontons
49:31des mairies espagnoles
49:33au passage
49:36de la Vuelta
49:36espagnole
49:38il y a des mairies
49:38effectivement
49:39qui avaient les drapeaux
49:40donc pour l'Espagne
49:41ça ne choque pas du tout
49:42ce que l'Espagne veut
49:45enfin les espagnols veulent
49:46c'est que les massacres
49:47qui se produisent
49:48à Gaza
49:48s'arrêtent
49:49en fait
49:49toutes les manifestations
49:50qui ont lieu
49:51depuis le 8 octobre
49:53en fait
49:53c'est chercher
49:55que les massacres
49:56s'arrêtent
49:57l'Espagnol
49:57ne supporte plus
49:58voir des milliers
49:59d'enfants
49:59qui sont tués
50:00voir des milliers
50:02d'enfants
50:02qui sont mutilés
50:04et donc
50:05c'est pour ça
50:05que toutes ces manifestations
50:06qu'est-ce que cela dit
50:07ce message d'Olivier Faure
50:09on va peut-être voir
50:09d'autres messages politiques
50:10arriver dans les prochains jours
50:12avant justement
50:13cette reconnaissance
50:14par Emmanuel Macron
50:15de l'état palestinien
50:16qu'est-ce que cela dit
50:17du climat actuel
50:18sur ce sujet-là
50:19Valérie Gasse
50:19Il est extrêmement sensible
50:21d'ailleurs on l'a vu
50:22il y a eu des réactions
50:23et naturellement
50:24c'est rentré dans une polémique
50:25notamment avec l'extrême droite
50:27qui a bien sûr
50:27condamné
50:29ses propos
50:30et cette initiative
50:31d'Olivier Faure
50:32c'est un débat en France
50:35qui est compliqué
50:37et l'initiative même
50:39d'Emmanuel Macron
50:40de reconnaître la Palestine
50:42à l'occasion
50:42de l'Assemblée générale
50:43de l'ONU
50:44qui a été préparée
50:45depuis des mois
50:46ne fait pas non plus
50:47l'unanimité
50:48il y a des critiques
50:48sur le président de la République
50:50pour avoir pris cette décision
50:53et d'ailleurs
50:54je ne suis pas sûre
50:54que du côté de l'Elysée
50:55on ait vu avec un bon oeil
50:56cette espèce de soutien
50:58d'Olivier Faure
51:00et cette demande
51:00de mettre des drapeaux
51:01sur les mairies
51:02qui enclenchent de nouveau
51:04une polémique
51:05à un moment
51:06où le président de la République
51:07aurait peut-être préféré
51:08un peu plus de calme
51:08et de sérénité
51:09Vous parlez d'Elysée
51:10revenons un instant
51:11à Matignon
51:12on évoquait tout à l'heure
51:12Sébastien Lecornu
51:13il annonce à l'instant
51:15c'était dans les tuyaux
51:16si l'on peut dire
51:17la suppression des avantages à vie
51:18des ex-ministres
51:20à partir des ex-premiers ministres
51:21à partir du 1er janvier prochain
51:24je ne sais pas
51:24si l'un d'entre vous
51:25veut dire un mot là-dessus
51:26Je ne sais pas
51:26j'avais entendu
51:27François Bayrou
51:27dans une de ses dernières interviews
51:29dire qu'il n'y avait aucun avantage
51:30pour les anciens premiers ministres
51:32moi je pense que c'est
51:33complètement poujado
51:34ce genre de
51:35et que ça alimente plutôt
51:37le sentiment anti-élu
51:38après que
51:38dans l'ensemble des efforts
51:40les élus soient mis à contribution
51:42comme tous les autres
51:43Mais ce qui était dit
51:43c'est que ça ne représente pas grand chose
51:45ces quelques millions
51:46sur tout le budget
51:46effectivement
51:47Après que ce soit le symbole en plus
51:49pour montrer nous aussi
51:50mais moi je trouve qu'il y a quand même
51:51plus d'élus dans ce pays
51:52dont il faut saluer l'engagement
51:53le travail
51:54pour des sommes qui sont souvent modiques
51:55après qu'il y ait un enjeu d'ajustement
51:57C'est sur les anciens premiers ministres
51:59On n'est pas contre
52:01mais je croyais qu'il n'y parlait pas
52:04quand il n'avait rien à dire
52:05visiblement si
52:05On en revient au geste symbolique
52:10mais qui compte aussi
52:11parce que ça contribue à déblayer le terrain
52:12que ce soit les jours fériés
52:14ou le discours sur la santé
52:15ou ce soir
52:17la suppression des avantages
52:19des anciens premiers ministres
52:20Ce que fait Sébastien Lecornu
52:22en fait c'est expliquer
52:23écoutez on ne va pas se battre là-dessus
52:25le sujet n'est pas là
52:26tous ces sujets-là
52:27ne perdons pas de temps
52:28on les met de côté
52:30on va se concentrer sur l'essentiel
52:31c'est-à-dire le sujet de nos discussions
52:32les retraites
52:33et la taxation
52:34des plus hauts patrimoines
52:36Oui parce que tout ça
52:37ça avait déjà été dans le débat
52:38avant l'arrivée de Sébastien Lecornu
52:40donc en effet
52:41comme le dit François-Xavier
52:43ça permet de mettre les choses à plat
52:45on écarte tout ce qui dérange
52:47et qui en fait
52:48ce sont des petits messages
52:50essentiellement symboliques
52:53qui vont dans le sens
52:54de ce qu'attendent les français
52:55il l'a dit
52:56en arrivant dans la cour de Matignon
52:58à passation de pouvoir
52:59il veut qu'il y ait plus
53:01ce décalage entre les élites politiques
53:03et ce qu'attendent les français
53:04bon ben voilà
53:05c'est des petites illustrations
53:06qui ne mangent pas de pain
53:07mais en effet
53:08le gros du problème
53:09est encore devant Sébastien Lecornu
53:10On est plus sur le changement de méthode
53:11que sur la rupture
53:12Oui mais je suis d'accord
53:13avec Jonathan
53:14là pour quelqu'un
53:15qui ne parle pas
53:15quand il n'a rien à dire
53:16il commence à s'exprimer
53:18pas mal
53:19Jonathan Boucher-Pétersen
53:20à la une de Libération demain
53:21Alors une enquête assez folle
53:24que j'ai eu le plaisir de lire
53:24c'est un commerçant
53:25l'histoire d'un commerçant français
53:26qui a été emprisonné
53:27pendant deux ans en Chine
53:28et on raconte
53:29évidemment les supplices
53:31dont il a été victime
53:31et surtout l'inaction
53:32du quai d'Orsay
53:33deux ans
53:34voilà
53:35à découvrir demain
53:36dans Libé
53:36l'enquête est passionnante
53:37à dire dans Libération
53:38Patrice Moyon
53:39pour Ouest France
53:40Est-ce que les maisons
53:41France Santé
53:42vont répondre à la question
53:43des aires médicaux en France ?
53:45Voilà pour faire référence
53:46à l'une des annonces
53:46justement du week-end
53:47de Sébastien Lecornu
53:48lors de son premier déplacement
53:50François-Xavier Bourmeau
53:51pour l'opinion
53:51On en parlait tout à l'heure
53:52Lecornu consulte à Matignon
53:54un air de déjà vu
53:55Merci à tous d'être venus ce soir
53:57Merci Roi-Trocé Dorado
53:58Merci à Valérie Gasse
54:00de RFI
54:01Merci aussi à ceux
54:02qui ont préparé
54:03et réalisé cette émission
54:04à réécouter sur le site
54:05et l'appli France Info
54:07Très bonne soirée à tous
54:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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