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  • il y a 4 mois
La secrétaire nationale des Écologistes était interrogée par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Claire Conruyt (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 14 septembre 2025.

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Transcription
00:00Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
00:14Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury en direct sur RTL et sur Public Sénat,
00:20Canal 8 de la TNT et sur vos box. Bonjour Marine Tondelier.
00:23Bonjour.
00:24Vous êtes secrétaire nationale des écologistes. Voulez-vous négocier avec le Premier ministre Sébastien Cornu ?
00:30Le Cornu comme vont le faire les socialistes ou voulez-vous le faire tomber et renverser Emmanuel Macron
00:37comme veut le faire la France insoumise ?
00:39Vous revendiquez d'être entre les deux, quelque part entre le PS et LFI, une force agglomérante, dites-vous, de la gauche.
00:46Mais là, les écologistes doivent choisir.
00:48Il faudra aussi choisir de partir seule à l'élection présidentielle ou de se ranger derrière une hypothétique candidature commune de la gauche.
00:57C'est l'heure des choix dans ce Grand Jury. Bienvenue Marine Tondelier.
01:00Bienvenue, je ne suis déjà pas d'accord avec votre résumé, ça commence bien.
01:03On va en débattre.
01:04On va en parler exactement à mes côtés pour vous interroger.
01:06Perrine Tarnot de Public Sénat, Claire Convite du Fidiaro.
01:10Bonjour.
01:10Dans ce Grand Jury, Marine Tondelier, nous aurons donc une séquence 2027, c'est demain.
01:14Nous parlerons aussi du backlash, du retour de bâton pour l'écologie dans notre séquence « Tout est politique ».
01:20Et puis, vous répondrez aussi à nos questions express.
01:23Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:27Alors, tout d'abord, Marine Tondelier, avez-vous déjà pris un rendez-vous avec le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu ?
01:33Et que lui demanderez-vous ?
01:34Alors, je l'ai eu au téléphone dès sa nomination, quasiment.
01:37On a longuement discuté.
01:38Il a dit qu'il nous recevrait, mais qu'il voulait, avant de recevoir les oppositions, recevoir les syndicats de ce pays.
01:44Et vu le mépris traditionnel des macronistes pour les corps intermédiaires, je me suis dit que j'étais très contente de passer après les syndicats.
01:50Vous dites longuement, ça veut dire que vous vous êtes dit quoi ?
01:52Ce n'était pas deux minutes.
01:54Enfin, je pense qu'on s'est parlé à peu près 20 minutes, parce que j'avais aussi beaucoup de choses à lui dire,
01:57sur l'environnement qui est très menacé dans ce pays et dans le monde, et ça me préoccupe énormément.
02:02Et puis, sur la fracture sociale, on voit vraiment que le pacte social de ce pays est au bord de l'explosion.
02:09Donc, on a beaucoup discuté, aussi pour faire connaissance, mais pour répondre à votre question,
02:13il nous a dit qu'il nous recevrait après les syndicats, et il ne savait pas encore trop quand il recevrait les syndicats.
02:18J'ai cru comprendre des coups de téléphone entre nos équipes, qu'il essaierait de nous recevoir avant le 18, peut-être le 17,
02:23mais ce n'est pas encore formellement fixé.
02:26Et oui, nous irons le rencontrer, parce qu'il a été nommé Premier ministre,
02:29et que comme tous ses prédécesseurs, même celles et ceux avec qui on n'était pas du tout d'accord,
02:33nous irons les rencontrer.
02:34Après, de là à engager des négociations, nous n'en sommes pas là.
02:38Pour nous, les choses sont claires.
02:39M. Lecornu n'a rien à faire là.
02:41On est dans un pays où le camp présidentiel a perdu les élections législatives.
02:46Il n'a rien à faire là, et vous allez le rencontrer.
02:49C'est un peu paradoxal.
02:50Il est Premier ministre, je respecte, beaucoup plus que les macronistes,
02:53les traditions républicaines, voyez-vous.
02:54Et donc, oui, le camp macroniste a perdu les élections législatives.
02:58Et donc, normalement, aurait dû intervenir une cohabitation.
03:01Ce qui, pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire...
03:03M. Lecornu dit qu'il a la force politique la plus importante à l'Assemblée nationale,
03:07que le socle commun représente 210 députés.
03:10Vous reprenez la gauche ou le Rassemblement national.
03:12M. Lecornu dit que c'est votre droit.
03:15M. Lecornu dit que le camp présidentiel a perdu les élections législatives
03:20et devrait donc plonger la France dans la cohabitation.
03:24Et la cohabitation, pour ceux qui n'ont pas compris, comme Emmanuel Macron,
03:26ça veut dire que le Premier ministre est d'un bord différent que le Président de la République.
03:30Avec M. Barnier, ils avaient au moins fait l'effort de mettre quelqu'un d'un autre parti politique,
03:35des Républicains.
03:36Et vous savez, à l'époque, attendez, juste, ils nous avaient dit
03:37c'est pour la stabilité du pays, j'ai pas le choix.
03:39C'est le seul qui pourra durer.
03:41Résultat, c'est celui qui a tenu à Matignon le moins longtemps de toute la Ve République.
03:44Ensuite, on a eu François Bayrou, qui était un proche.
03:46Et maintenant, on a M. Lecornu qui est de son propre parti.
03:48Ça veut dire que si M. Lecornu tombe, je ne sais même pas comment M. Macron
03:51fait pour mettre quelqu'un de plus proche que lui encore,
03:54à part peut-être Brigitte Macron, mais je ne pense pas qu'elle soit prétendante au poste.
03:58Et donc, ça veut dire qu'on a une forme de trahison du résultat des urnes
04:01que les Français ressentent très violemment.
04:03Là, c'était le débat d'il y a un an. Pardonnez-moi.
04:05Là, on a un nouveau Premier ministre.
04:05Oui, mais comme il n'a pas été tranché, ça va le rester.
04:07Vous ne pouvez pas dire, ah bah, il vous a roulé dans la farine.
04:10Et donc maintenant, il faut passer à autre chose.
04:11On ne passe pas à autre chose, voyez-vous, parce que les Premiers Ministres qu'ils nomment
04:14tombent les uns après les autres.
04:15Et que même les agences de notation, ce qui devrait affoler des Mozart de la finance
04:19qu'ils sont censés être, les pénalisent en disant qu'il y a une instabilité.
04:23Vous dites, on ne va pas négocier avec Sébastien Lecornu, mais on va aller le rencontrer.
04:28Je dis qu'on va aller le rencontrer, mais que pour nous, il n'a rien à faire là.
04:33Ce n'est pas un Premier ministre que nous allons soutenir.
04:35Vous allez le voir pour dire, vous n'avez rien à faire.
04:38Par contre, s'il reste Premier ministre, alors nous jouerons notre travail parlementaire.
04:41Et oui, les groupes parlementaires, et vous savez que le groupe écologiste
04:44est réputé pour travailler énormément en termes d'amendements, de présence en séance,
04:47fera son travail du mieux possible.
04:49Ce groupe parlementaire qui, je le rappelle, a réussi il y a quelques mois
04:52à faire adopter la fameuse taxe Zuckman à l'Assemblée Nationale
04:55par un travail acharné de Clémentine Autain et d'Evassas,
04:58qui sont membres du groupe écologiste, qui ont été convaincres largement
05:01sur les bancs de l'Assemblée.
05:01Donc oui, si votre question est ce qu'il reste là,
05:05est-ce qu'on va travailler avec le gouvernement comme on l'a toujours fait ?
05:08Mais est-ce qu'on va soutenir le fait qu'il reste en place ?
05:10La réponse est non.
05:11On va essayer d'éclaircir tout ça.
05:12Qu'est-ce que vous pouvez, à part lui dire qu'il n'a pas de légitimité,
05:15qu'est-ce que vous pouvez ou vous voulez lui demander ?
05:17Il a déjà renoncé à la suppression de deux jours fériés.
05:20C'est une première concession donnée à la gauche.
05:22Ça pourrait être vu par vous comme une bonne première décision.
05:26C'est formidable ce pays, c'est que les jours fériés, aujourd'hui, on les a.
05:29On nous dit que peut-être on ne pourrait plus les avoir.
05:31Et quand on abandonne le retrait d'un recul qui n'était pas encore intervenu,
05:34on nous présente ça comme une avancée.
05:35Non, c'est un statu quo et c'est quelque chose de légitime qu'on garde.
05:39Ce n'est pas une avancée.
05:40Donc, qu'est-ce que vous pouvez demander de plus ?
05:42Nous, on va lui parler de quatre choses.
05:45La première, c'est la démocratie parce que le lien de confiance
05:48qui est censé lier les Français à leurs gouvernants
05:50est abîmé comme jamais, est au bord de la rupture.
05:53Donc ça, on doit pouvoir en parler.
05:54Il y a des mesures qui existent.
05:56Un nouvel acte de la décentralisation que Macron promet depuis 2017,
05:59sauf qu'il a fait tout l'inverse, la proportionnelle, etc.
06:00Sébastien Lecornu en a parlé, oui.
06:02On veut aussi, évidemment, lui parler environnement.
06:05Parce que, j'ai commencé à lui dire,
06:07il y a eu 43 reculs environnementaux depuis le début de l'année
06:10par ce gouvernement.
06:11Et même M. Lecornu était mal à l'aise avec cela.
06:14Je vais vous dire, de toute façon, il voit bien
06:15que ce qui s'est passé cet été,
06:16deux millions de Français qui signent une pétition
06:18contre la loi du plomb, c'est qu'ils sont allés trop loin.
06:20Et qu'il y a peut-être un backlash, je vous le dis en introduction,
06:23mais il y a aussi un backlash au backlash.
06:24C'est-à-dire que les Français ont compris
06:25que quand il y avait un recul environnemental,
06:27ce n'est pas Marine Tondelier ou le parti écologiste qui perd.
06:29C'est notre santé.
06:30C'est la qualité de l'eau que vous buvez,
06:35évidemment que je vais lui parler de justice sociale.
06:38Parce que ce n'est pas acceptable, et il le sait,
06:40il vient de l'heure, il vient d'un territoire modeste.
06:43Quand les 500 plus grosses fortunes de ce pays
06:46ont vu leur patrimoine multiplier par 3 depuis 2017,
06:49pendant que chaque jour dans ce pays,
06:51il y avait plus de pauvres et de plus en plus pauvres,
06:53on arrive aujourd'hui à 9,8 millions de pauvres.
06:55C'est un record depuis 30 ans.
06:57Il sait que ça n'est pas acceptable.
06:59Et j'ai bien senti dans le coup de téléphone
07:00qu'il n'avait pas grand-chose à me dire
07:03pour me contredire sur l'argumentaire.
07:05Après, la question, ce n'est pas le constat,
07:07c'est ce qu'il va en faire.
07:08Ces demandes des écologistes n'auraient-elles pas plus de poids
07:11si vous étiez au gouvernement ?
07:14Si vous ne l'êtes pas, mais si vous étiez au gouvernement ?
07:16Nous, nous avons fait ce document,
07:18qui est le plan de sortie de crise.
07:19Vous avez bien compris la question.
07:20Est-ce qu'il y a un ministre, des ministres, écologistes ?
07:23Nous, on a fait un plan de sortie de crise des écolos.
07:25Les socialistes ont fait des propositions,
07:27tout le monde en a fait.
07:28M. Macron fait le choix de ne pas nous nommer.
07:30Un gouvernement, ce n'est pas une assemblée délibérative
07:32où on va tous les matins au Conseil des ministres
07:34dire alors personne n'est d'accord, comment on fait ?
07:35Non, mais on peut se mettre avant d'accord
07:37sur un projet de gouvernement.
07:39Un gouvernement, ça doit être compact et cohérent.
07:42Je l'ai toujours dit, ça aurait été le cas
07:43si nous avions été nommés.
07:45C'est le cas quand M. de Cornu est nommé.
07:46Si M. Macron voulait que ça change,
07:49il n'aurait pas nommé son plus proche au sein du gouvernement.
07:52Il faut arrêter un peu d'expliquer.
07:54Si on prend un pays où les écologistes sont forts,
07:56l'Allemagne, c'est exactement ce qu'ils font.
07:58Ils font des accords de gouvernement
07:59pour gouverner avec des libéraux.
08:01Le système allemand et le système français.
08:02Ces cultures, elles découlent aussi d'institutions
08:04qui ne sont pas du tout les mêmes.
08:05Nous sommes en France dans la Vème République.
08:07Elles découlent d'une proportionnelle.
08:08Nous sommes dans un pays totalement prédidentialiste
08:10dont les habitants ont demandé
08:11à ce que le Premier ministre
08:12ne soit pas du bord du Président de la République.
08:14Il l'est quand même.
08:15J'imagine d'ailleurs qu'après la nomination
08:17de M. de Cornu, d'autres surprises
08:18pas du tout surprenantes nous attendent.
08:20Tels le maintien de M. Retailleau à l'intérieur,
08:22le maintien de Mme Dattier à la culture,
08:24le maintien de M. Darmanin à la justice,
08:26et ainsi de suite.
08:27Ça veut dire que dans vos demandes...
08:31Dans un gouvernement avec Bruno Retailleau
08:33qui signe des tribunes
08:34pour faire des moratoires
08:35sur les énergies renouvelables,
08:36tout d'un coup, on aurait gagné quelque chose.
08:37Un demi-écologiste ?
08:38Vous le savez, je le sais,
08:40tout le monde le sait.
08:41Faisons pas semblant.
08:41Un demi-écologiste, ça peut être Yannick Jadot ?
08:44C'est sympa pour lui de qualifier de demi-écologiste.
08:45C'est vous qui dites demi-écologiste.
08:46M. Jadot est parfaitement écologiste
08:47et c'est pour ça qu'il ne sera pas membre
08:49de ce gouvernement.
08:49Il n'y a aucun suspense là-dessus.
08:51Et je vais vous dire,
08:52même M. Lecornu au téléphone
08:53m'a tout de suite dit
08:54« Je ne ferai pas le jeu des débauchages.
08:56Je suis profondément respectueux
08:58du parlementarisme
08:58et je discute avec un groupe parlementaire
09:00où je ne discute pas.
09:02Mais si je fais rentrer,
09:02ce n'est pas par des débauchages. »
09:04Je lui ai répondu d'ailleurs
09:05« C'est très gentil et très respectueux,
09:07M. Lecornu,
09:07mais si vous me dites ça,
09:08c'est aussi parce que vous savez,
09:09un, que vous ne débaucherez pas grand monde,
09:11en tout cas personne chez nous,
09:12et que pour ce qui est du Parti Socialiste,
09:13si vous en débauchiez un ou deux,
09:15je vois les noms qui circulent,
09:16ça serait risible,
09:17enfin, ça serait ridicule.
09:19Ça fâcherait énormément les socialistes.
09:22Ça fâcherait aussi la droite et les socialistes.
09:24Enfin, on serait arrivé nulle part,
09:25en fait, au bout du coup. »
09:26Donc, attendez, juste pour être clair,
09:28Sébastien Lecornu vous a donc dit
09:29« Je ne prendrai pas dans vos rangs
09:32d'écologistes pour rentrer au gouvernement. »
09:34Il a été aussi clair que ça.
09:35Il ne me l'a pas dit que pour les écologistes.
09:36Il me l'a dit pour l'entièreté
09:37des partis de l'opposition.
09:38Il le rappelle dans son interview,
09:39d'ailleurs, aujourd'hui...
09:40Il n'y aura pas ni de socialistes ni d'écologistes
09:42au gouvernement de Sébastien Lecornu.
09:44Mais non, mais ça m'étonne beaucoup
09:46que ça a l'air de vous surprendre
09:47ou alors de vous décevoir.
09:48Auquel cas, je vous en remercie.
09:49Mais non, on ne va pas aller
09:50dans un gouvernement avec Bruno Retailleau.
09:52Et d'ailleurs, si nous le faisions,
09:53vous seriez les premiers à dire
09:54que ça n'a aucun sens
09:55et qu'on ne sait pas où ça va aller.
09:57Et vous auriez raison.
09:57Bruno Retailleau, que vous citez,
10:00c'est une ligne rouge.
10:01C'est-à-dire que s'il reste au gouvernement,
10:03pour vous, il n'y a pas à discuter
10:06avec Sébastien Lecornu ?
10:07Je vous avais dit, il y a un peu plus d'un an,
10:08sur ce plateau même,
10:10que pour moi, M. Retailleau,
10:11ministre de l'Intérieur,
10:12c'était un motif de censure à lui tout seul
10:15et je n'ai pas changé d'avis.
10:16Le problème, c'est que ça n'est même pas
10:18le seul motif de censure.
10:19Attendez, ça veut dire que si
10:20Bruno Retailleau reste au gouvernement,
10:23vous censurez Sébastien Lecornu ?
10:24Moi, je ne vote pas à la censure,
10:25je ne suis pas parlementaire,
10:26mais j'ai toujours dit qu'à titre personnel,
10:28la présence de M. Retailleau
10:29au ministère de l'Intérieur
10:31était un motif de censure à lui tout seul.
10:32Quel que soit le projet de gouvernement.
10:34Mais écoutez, ne soyez pas naïfs,
10:36ne faites pas semblant de ne pas comprendre.
10:38Si M. Retailleau,
10:38dont j'ai d'ailleurs bien lu les interviews
10:40dans la presse ce matin,
10:41accepter d'aller au gouvernement,
10:43ce n'est pas juste en ayant négocié son poste,
10:45c'est en ayant négocié une ligne politique.
10:47Il dit d'ailleurs,
10:48je peux négocier sur tout,
10:49sauf sur deux choses.
10:50Un, l'intérêt supérieur des Français,
10:53comme tout politique,
10:54sauf qu'on n'a pas exactement le même en vue.
10:56Et deuxièmement, mes convictions.
10:58Ce qui paraît aussi logique.
10:59D'ailleurs, c'est ce que je vous explique
11:00depuis tout à l'heure,
11:01ça vous surprend,
11:01mais comme Bruno Retailleau le dit,
11:03ça vous paraît normal.
11:03En même temps, il a parlé de rupture.
11:06S'il finit au ministère de l'Intérieur,
11:07c'est qu'il aura négocié sur la ligne politique
11:10des garanties de M. Lecornu
11:11qui puissent mener la même politique.
11:13Et je vous parle de M. Retailleau,
11:15c'est un sujet.
11:16Mais quand je vous ai dit ça il y a un an,
11:18je vous ai dit ça,
11:18c'est premier sujet, première ligne rouge.
11:20Mais tous les jours après la nomination
11:22de M. Retailleau,
11:23ce gouvernement Bayrou nous a donné
11:24des motifs supplémentaires de le censurer.
11:26Donc, c'est même pas que M. Retailleau...
11:28Marine Tondelier,
11:29est-ce qu'il n'y a pas une urgence budgétaire ?
11:31On a vu que vendredi soir,
11:32l'agence American Fitch
11:33avait abaissé la notation de la France.
11:35Est-ce que la priorité,
11:37ce n'est pas justement de travailler
11:38au prochain budget de la France
11:39avec Sébastien Lecornu ?
11:40Évidemment qu'il faut travailler
11:42au budget de la France.
11:44Mais c'est pour ça que
11:45toutes les solutions que je vois,
11:46quand on parle de dissolution,
11:47ça ne nous donnera pas plus un budget.
11:49La destitution d'ailleurs non plus.
11:51Et donc, c'est à ça qu'on doit travailler.
11:52Mais je le dis,
11:53ne tombons pas dans l'excès,
11:56d'ailleurs dans lequel était tombé
11:57complètement M. Bayrou,
11:58de dire
11:59tous ceux qui discutent avec moi
12:00sont des irresponsables.
12:01Ce bilan, c'est le leur.
12:03Quand M. Bayrou dit
12:04« La France est un paquebot
12:05dont la coque serait percée,
12:06il y aurait une voie d'eau. »
12:08Mais là, Sébastien Lecornu
12:09veut afficher en tout cas
12:10une méthode différente.
12:11Le bateau à la coque percée
12:12de M. Bayrou
12:13que tout le monde a en tête.
12:14Il n'a jamais insisté
12:16sur le fait que le capitaine
12:17de ce bateau
12:17était Emmanuel Macron
12:18et que tout l'équipage
12:19était macroniste.
12:20Et l'équipage reste macroniste.
12:22Et donc, quand vous avez
12:22une voiture qui est lancée
12:24à pleine vitesse
12:24contre un mur,
12:26si vous décidez
12:26de changer de chauffeur
12:27mais que vous ne changez pas
12:28de trajectoire,
12:29vous continuez d'aller
12:29dans le mur budgétaire
12:31mais aussi social,
12:32environnemental et démocratique.
12:32Même quand le nouveau
12:33Premier ministre
12:33dit qu'il veut
12:34une discussion parlementaire
12:35pour le citer « moderne, franche,
12:37de très bon niveau
12:37avec le Parti Socialiste
12:38notamment, les écologistes
12:40et le Parti Communiste »,
12:41est-ce que « moderne, franche,
12:43de très bon niveau »,
12:43est-ce que ça, ça vous...
12:45Ce n'est pas déjà
12:45une première piste de travail ?
12:47Ce sont des mots « moderne,
12:47franc et de très bon niveau »,
12:48je ne vais pas vous dire
12:48non, moi je préfère
12:49que ce soit nul, hypocrite
12:50et réactionnaire.
12:52Évidemment que non,
12:53mais ce sont des mots.
12:54Nous, ce qu'on veut,
12:55c'est des actes
12:55et je vous dis
12:56le fait même
12:56que ce soit lui
12:57qui soit nommé
12:58envoie un signal
12:59très clair du Président de la République
13:00qui n'a pas l'intention
13:01de changer de cap.
13:02Vous parlez des agences de notation
13:03en dire quand même
13:04un petit mot.
13:05Les agences de notation,
13:06c'est quoi ?
13:06Ce sont des agences
13:08qui visent en fait
13:09à discipliner
13:09les politiques économiques
13:11pour qu'elles aillent
13:12dans le sens du marché.
13:13Et on a l'impression
13:14qu'en France,
13:16certains observateurs...
13:17C'est pour donner une indication
13:19à ceux qui nous prêtent
13:19de l'argent aussi.
13:20Évidemment.
13:21Mais donc je vois certains
13:22qui d'ailleurs,
13:22qu'on appelle
13:23les Mozart de la finance
13:24mais qui se révèlent plutôt
13:25être des Castafiore
13:26vu la note
13:27que les agences de notation
13:28leur donnent.
13:29Mais ce que je sais aussi,
13:30c'est que moi,
13:31quand je me réveille le matin,
13:32il y a d'autres indicateurs
13:33que je regarde.
13:33Je regarde le taux de pauvreté
13:35qui n'a jamais été aussi élevé
13:35dans ce pays depuis 30 ans
13:36alors que les riches
13:37sont trois fois plus riches
13:38qu'ils l'étaient au début
13:39du mandat d'Emmanuel Macron.
13:41Je regarde le nombre
13:41de Français
13:42qui n'arrivent pas
13:42à se nourrir.
13:4342% des Français
13:44qui sont au SMIC
13:45ou moins
13:45se privent d'au moins
13:46un repas par jour
13:47pour des raisons financières.
13:4864% des Français
13:49se privent de loisirs
13:50en famille.
13:51Ce que vous êtes en train
13:51de dire,
13:51c'est que le niveau
13:52d'endettement
13:52est moins important
13:53que ces sujets-là ?
13:54Je dis que c'est
13:55un indicateur
13:56comme peut l'être
13:57le PIB
13:57qui sont d'ailleurs
13:58des indicateurs
13:58contestables et contestés,
13:59vous le savez.
14:00Mais je dis que
14:01si on ne gouverne
14:02qu'en regardant
14:03les sujets financiers
14:04et budgétaires,
14:05alors on se coupe du pays
14:06et on finit par ne plus
14:06le comprendre.
14:07Et c'est ça qui est
14:07en train de se passer.
14:09En ce moment,
14:09de l'autre côté
14:10du poste de la télévision,
14:11nous regarde des gens
14:13dont 39%
14:15ne savent pas
14:16comment ils vont payer
14:16les factures de chauffage
14:17cet hiver
14:18ou dont 49%
14:19n'ont pas eu de vacances
14:20du tout
14:21pour des raisons financières.
14:2357% des Français
14:24aujourd'hui
14:24connaissent dans leur entourage
14:25proche
14:26au moins une personne pauvre.
14:28Et donc,
14:28quand ils m'écoutent,
14:30évidemment qu'ils voient bien
14:30que l'agent de notation,
14:32ils voient que c'est un sujet,
14:33vous n'arrêtez pas d'en parler.
14:34Mais eux,
14:34ils ont d'autres sujets,
14:35le contenu de leur assiette
14:36par exemple.
14:37Et on ne peut pas naviguer
14:37un sujet,
14:39un pays,
14:40juste avec des indicateurs
14:41financiers,
14:42c'est ça que je dis
14:42et j'aimerais qu'on soit
14:43tous très clairs là-dessus aussi.
14:44À propos de mots,
14:45Sébastien Lecornu
14:47a promis lors de son
14:48discours express
14:48de passation de pouvoir
14:49des ruptures.
14:50Vous l'avez interprété
14:52comment ce mot rupture ?
14:53Alors,
14:54la rupture sur la forme,
14:55on le voit avec M. Bayrou.
14:57Je félicite M. Lecornu
14:58de ne pas avoir encore pris
14:59son jet privé
15:00pour aller à Vernon
15:01comme M. Bayrou l'avait fait
15:02tout de suite à Pau,
15:03ce qui était hallucinant.
15:04M. Bayrou,
15:05quand vous faisiez un rendez-vous
15:06avec lui dans son bureau,
15:07c'était préoccupant.
15:08Il vous a appelé aussi
15:09au téléphone,
15:09d'accord.
15:11Non,
15:11mais je m'avais aussi
15:12appelé au téléphone,
15:12M. Bayrou,
15:13mais il y avait un côté
15:13préoccupant dans le ton.
15:14On ne voyait pas trop
15:15dans l'exercice,
15:16c'était un peu lunaire
15:16et tout le monde le trouvait.
15:18Il y avait un côté
15:18inquiétude,
15:19pas juste sur la ligne.
15:20Donc,
15:20on voit que,
15:22pour le dire avec mes mots,
15:24M. Lecornu,
15:24politiquement,
15:25c'est un professionnel,
15:26un professionnel
15:26de l'exercice politique.
15:28Il a compris
15:28qu'il fallait respecter
15:29les élus,
15:29que le parlementariste
15:30était important,
15:31il ne dit pas
15:32c'est moi ou le chaos.
15:33Il est plus adroit,
15:35on va dire,
15:35plus habile.
15:36Est-ce que ça veut dire
15:36qu'on va être d'accord ?
15:37Je ne le pense pas,
15:38mais au moins,
15:38je me dis,
15:39bon,
15:39s'il reste,
15:40parce que je ne souhaite pas
15:41qu'il reste,
15:41je vous rappelle,
15:42ce sera quelqu'un
15:43avec qui on peut travailler
15:44normalement.
15:45Bon,
15:45est-ce que ça suffit
15:46à faire une rupture ?
15:47Non,
15:47pour l'instant,
15:47je vous dis,
15:48les choses que je vois annoncer,
15:49là,
15:50il prend un sujet
15:50préfédérateur
15:51qui est la santé.
15:52Exactement,
15:53il a fait une annonce
15:54de proximité.
15:55Il y a 87%
15:56de ce territoire
15:56qui est un désert médical.
15:58Je ne vais pas vous dire
15:58le contraire,
15:59j'habite dans le Pas-de-Calais
16:00comme la Seine-Saint-Denis
16:01dans un désert médical
16:02en plus peuplé,
16:03très dense,
16:04où il n'a quand même
16:04pas de médecins.
16:04Vous saluez l'initiative
16:05de Sébastien Leur Cornu
16:06d'annoncer,
16:08en fait,
16:08je n'ai toujours pas compris
16:09s'il ouvrait 5 000
16:10maisons de santé,
16:11quel médecin il allait mettre
16:12dedans puisqu'il y a
16:13une pénurie de médecins,
16:14mais je me dis,
16:14il a compris,
16:15par exemple,
16:16que ça,
16:16c'était un sujet fédérateur.
16:17Il n'a pas commencé
16:18par un sujet
16:18qui fait exploser
16:19toute la classe politique.
16:20Est-ce que ça veut dire
16:21qu'il fera une vraie rupture politique ?
16:23Je reviens sur ce que je vous ai dit
16:24et je vous le dirai
16:25autant de fois qu'il le faut.
16:26Si M. Lecornu
16:27a été nommé par M. Macron,
16:28c'est-à-dire si M. Macron
16:29a choisi quelqu'un
16:30qui est proche de lui
16:31depuis 2017,
16:33sa première campagne présidentielle,
16:34ce n'est sûrement pas
16:35pour faire une rupture.
16:36Et je le dis,
16:37ça va être plutôt à la fin
16:38une rupture avec les Français
16:39qu'une rupture
16:40dans le style politique.
16:41Donc, Marine Tondelier,
16:42vous ne croyez pas
16:43à une rupture
16:43sur certaines politiques
16:44d'Emmanuel Macron ?
16:45Je crois qu'il essaie
16:46de nous montrer
16:47une rupture sur la forme
16:48et qu'il fera,
16:50à mon avis,
16:50de manière à droite,
16:51mais qu'il n'y aura pas
16:51de rupture sur le fond
16:52ou alors quelques petits
16:54arrangements cosmétiques
16:55pour montrer qu'il a tout fait
16:56pour changer
16:57mais que c'est tellement compliqué.
16:58En tout cas,
16:58ça inquiète déjà
16:59parce que le MEDEF
17:00met en garde Sébastien Lecornu,
17:02le nouveau Premier ministre.
17:03Si les impôts augmentent,
17:04il y aura une grande
17:05manifestation patronale.
17:07Vous comprenez
17:07les inquiétudes des entreprises ?
17:09Que le MEDEF
17:09rejoigne sur les barricades,
17:10ça fera beaucoup de monde.
17:11Non mais vous comprenez
17:12les inquiétudes des entreprises ?
17:13Déjà,
17:14je me rends compte
17:15que le MEDEF
17:16qui critique chaque mouvement social
17:17en disant que ça va ralentir
17:18l'activité,
17:19bloquer le pays,
17:20adopte lui-même
17:20nos modes d'action.
17:22Donc c'est une forme
17:22de reconnaissance
17:23et l'intérêt
17:25de manifester dans ce pays.
17:27Ce qui doit encourager
17:27du coup tous les salariés
17:28à nous rejoindre le 18.
17:30Même le MEDEF
17:31trouve que c'est
17:31un bon mode d'action
17:32efficace.
17:33Et donc voilà,
17:34il y aura une manifestation
17:35de 18.
17:35Il y aura la manifestation
17:36du MEDEF
17:36et on verra
17:37qui fait le plus de briques.
17:38Vous allez m'expliquer
17:39des propos que vous avez
17:39laïqués,
17:40comme on dit
17:41sur les réseaux sociaux,
17:42ceux de David Cormand
17:43qui a occupé votre fonction.
17:44Vous suivez les comptes
17:46de la France Insoumise,
17:47monsieur,
17:47parce que c'est eux
17:47qui étaient très excités
17:48par ce laïc.
17:49Bien sûr.
17:51David Cormand a écrit
17:52« Seule une entente
17:52entre le bloc central
17:53et la gauche
17:54pourrait espérer
17:56réunir une majorité. »
17:57J'ai l'impression
17:58que vous faites semblant
17:59de ne pas comprendre
17:59des choses qui sont
18:00très simples en réalité.
18:01Donc je les réexplique
18:02une dernière fois.
18:03Dans ce pays,
18:04il y a aujourd'hui
18:04l'Assemblée nationale
18:05trois blocs.
18:06Le bloc de gauche,
18:07le bloc central
18:07et le bloc de l'extrême droite.
18:10Et une partie de la gauche
18:10accepte de parler
18:11avec le bloc central ?
18:12Quand monsieur Cormand
18:13dit ça,
18:13il dit très clairement
18:14que l'on souhaite
18:15un Premier ministre
18:15de gauche et écologiste
18:16sans Macronise
18:17dans le gouvernement.
18:18Ce qu'il dit par contre,
18:19c'est que ce gouvernement
18:20compact de gauche
18:21va oui pour devoir
18:22faire passer ses textes
18:23à l'Assemblée nationale,
18:24discuter avec d'autres
18:25que lui,
18:26puisque mathématiquement
18:26il n'a pas les voix
18:27et que plutôt
18:28qu'aller discuter
18:29avec le Rassemblement national,
18:30c'est avec le bloc central
18:31que nous devrons discuter.
18:35dénominateur commun,
18:36c'est-à-dire pour que
18:37rien ne change.
18:38Moi, je pense que
18:38nous aurions dû le faire
18:39de manière très offensive
18:40si on avait été nommé.
18:41Est-ce qu'aujourd'hui,
18:42vous êtes dans la même démarche
18:43que celle du Parti Socialiste
18:44qui dit
18:45on va discuter
18:45avec le gouvernement ?
18:47Quelles sont les différences ?
18:48Je ne pense pas
18:48parce que je pense
18:49que le Parti Socialiste
18:50est un peu emprisonné
18:52dans ce truc
18:52d'où il faut qu'on ait
18:53l'air crédible,
18:53à tout prix.
18:54Et ils sont tétanisés
18:55par le fait que
18:56des macronistes
18:57ou des milieux autorisés
18:58disent
18:59ah ben voilà,
19:00les socialistes
19:00ils sont trop proches
19:05j'en ai encore discuté
19:06avec M. Faure
19:06hier à la fête de l'Humanité
19:08je vois aussi bien
19:09qu'il n'y a pas grand-chose
19:10à attendre de ce gouvernement.
19:11Mais le Parti Socialiste
19:12est aussi traumatisé
19:13d'il y a un an
19:14quand M. Barnier
19:15a essayé de construire son budget
19:16et comme ils avaient dit
19:17par avance
19:18qu'ils allaient censurer
19:18et bien en fait
19:19on a entendu
19:20pendant des semaines
19:20et des semaines
19:21que le Rassemblement National
19:22et on a l'impression
19:23que c'est le Rassemblement National
19:24qui allait défendre
19:24les Français
19:24ou s'intercauser.
19:25Donc vous les mettez en garde
19:25aujourd'hui ?
19:26Attention à ne pas avec vous
19:28vous voyez avec le gouvernement ?
19:29Moi je mets en garde
19:30M. Lecornu
19:30c'est que quand
19:31ses prédécesseurs
19:33se sont finis
19:34se retrouvaient à discuter
19:35juste avec le Rassemblement National
19:36en fait
19:37ils ont sauté à la corde
19:39sauté à la corde
19:40et puis à la fin
19:41on leur a rappelé
19:41de quel côté de la corde
19:43ils étaient
19:43si vous me permettez
19:44cette expression
19:44et c'est ça qui s'est passé
19:46Mme Le Pen a joué
19:47joué joué
19:48puis à la fin
19:48elle les a lâchés
19:50et les mêmes causes
19:51doivent aller comme vous
19:51rencontrer Sébastien Lecornu
19:53mais ne rien négocier
19:54avec lui
19:55notamment autour d'un projet
19:56Mais vous voyez
19:57il y a les socialistes
19:57et les écologistes
19:59je pense qu'on a
20:00beaucoup de points communs
20:01mais voilà
20:02on n'a pas la même manière
20:03de faire la politique
20:03moi je me suis pas remise
20:05du fait qu'ils ne censurent pas
20:06le gouvernement
20:06en début d'année
20:07alors que M. Retailleau
20:08il était à l'intérieur
20:09et que
20:09j'ai bien vu
20:11les efforts
20:12qu'ils ont déployés
20:13pour dire
20:14qu'ils avaient gagné
20:15X argent là
20:16et X argent là
20:17mais c'était rien
20:17ils ont essayé de dire
20:18grande victoire sur l'environnement
20:20on a gagné autant
20:20on avait perdu 10 fois plus
20:22donc je trouvais qu'à la fin
20:23c'était un peu artificiel
20:24comme exercice
20:25je ne leur en veux pas
20:26de le mener
20:27mais c'est pas nous
20:27notre direction
20:28si on vous suit bien aujourd'hui
20:29toutes les portes sont fermées
20:30vous allez censurer
20:31il n'y a aucune discussion possible
20:33nous ne souhaitons pas
20:34nous écologistes
20:35que M. Lecornu
20:36reste Premier ministre
20:37nous trouvons qu'il n'a rien à faire là
20:38s'il reste Premier ministre
20:39on fera un travail parlementaire normal
20:41je vous dis des choses très simples
20:43ça a l'air de vous buguer un petit peu
20:44donc je reste très détendue
20:46mais je fais ce que tout parti politique
20:48devrait faire en réalité
20:49vous disiez le parti socialiste
20:50est obsédé par la crédibilité
20:52vous c'est pas votre souci ?
20:54moi je pense que
20:55en fait on est crédible
20:56devant les français
20:57je ne recherche pas
20:58l'approbation de quelques milieux autorisés
21:00qui de toute manière
21:01ne veulent pas que nous gouvernions
21:02et donc ne nous donneront jamais
21:04le brevet de crédibilité
21:05et que
21:05quitte à se dénaturer
21:07à faire des choses
21:08qu'on n'a pas envie de faire
21:08à dire des choses
21:09qu'on n'a pas envie de dire
21:10et qu'on ne pense pas
21:11juste pour rechercher l'approbation
21:12de gens qui ne vous la donneront jamais
21:14je ne vois pas l'intérêt
21:15je préfère rester fidèle à moi-même
21:16à mes convictions
21:17c'est ce qu'ont toujours fait
21:18les écologistes
21:19et c'est ce dont les français
21:21nous remercient au quotidien
21:22j'étais encore à la fête de l'humanité hier
21:23mais c'est le cas
21:24quand je suis dans la rue
21:25dans le métro
21:25on me dit
21:26madame Tondelier
21:26merci
21:26quand vous parlez
21:27on a l'impression
21:28que vous portez nos problèmes
21:29à nous
21:30dont personne ne parle
21:31je vous ai parlé tout à l'heure
21:31de chiffres de précarité
21:34qui sont sortis
21:34c'est l'observatoire
21:35du secours populaire
21:36qui sort hier
21:36personne n'en parle
21:37tout le monde est sur les agences
21:38de notation
21:39et bien moi vous voyez
21:40je revendique
21:40que ces sujets-là
21:41m'intéressent plus
21:42et que je m'intéresse
21:43par exemple à des sujets
21:44dont on ne parle jamais en politique
21:45comme la solitude
21:45un français sur quatre
21:47souffre de solitude
21:48dans ce pays
21:48un français sur quatre
21:50ça a des conséquences
21:51sur la santé
21:52aussi fortes
21:52que 15 cigarettes par jour
21:53on ne s'en occupe jamais
21:55et bien moi j'ai envie
21:55de m'occuper de ça
21:56Marie-Tondelier
21:57juste vous parliez
21:58des socialistes
21:59qui cherchent une crédibilité
22:00est-ce que vous reprenez
22:02l'argumentaire
22:03notamment qui vient de la droite
22:04qui reconnaît
22:05que le parti socialiste
22:06est essentiel
22:07dans l'équation parlementaire
22:09mais qu'il y a
22:10un petit décalage
22:11avec l'attention
22:13que leur porte
22:15le Premier ministre
22:16sachant que le PS
22:17ça fait moins de 2%
22:18à la dernière présidentielle
22:19et tout ça
22:20ça ne m'intéresse pas
22:20parce que qu'est-ce que c'est
22:21ce sont des argusies
22:22de chefs de parti
22:24j'ai vu un monsieur Retailleau
22:25dire dans la presse ce matin
22:26oui attention
22:27s'il parle plus longtemps
22:28avec Olivier Faure
22:29qu'avec moi
22:29alors que moi je représente autant
22:30alors que le score
22:32de l'UMP à la présidentielle
22:33excusez-moi
22:34ou des Républicains
22:35il n'y a pas de quoi
22:36pavoiser non plus
22:37et donc
22:39en fait j'ai l'impression
22:40qu'on est dans une course
22:40de petits chevaux
22:41dans un bocal d'escargots
22:42à dire
22:43je vais chronométrer
22:44le temps que monsieur Lecornu
22:45parle avec lui
22:46plutôt qu'avec moi
22:46enfin tout ça est ridicule
22:47monsieur Lecornu
22:48de toute façon
22:48il était où
22:49le premier jour
22:50où il était nommé
22:50il a passé la prime
22:51chez monsieur Sarkozy
22:52donc enfin arrêtons
22:53les signaux sont clairs
22:54je pense pas que monsieur Lecornu
22:55discute plus avec les socialistes
22:56et avec la droite
22:57mais si Sébastien Lecornu
22:58c'est d'ailleurs un problème
22:58si Sébastien Lecornu échoue
23:00il y aura sans doute
23:00une dissolution
23:01est-ce que vous n'avez pas
23:03beaucoup à perdre
23:04vous les écologistes
23:05vous savez ce que ça veut dire
23:06s'il y a une dissolution
23:06c'est que vraiment
23:07Emmanuel Macron
23:08fait de l'obstruction jusqu'au bout
23:09et préfère dissoudre
23:10plonzer le pays
23:11un peu plus dans la crise
23:12plutôt que de mettre
23:14un gouvernement de gauche
23:15et écologiste
23:15parce que pourquoi
23:16il n'y aura pas plus
23:17de majorité
23:18aujourd'hui le problème
23:19c'est pas l'Assemblée Nationale
23:20l'Assemblée Nationale
23:21elle est peut-être
23:22compliquée dans les études
23:23mais cette Assemblée Nationale
23:25elle est légitime
23:26elle a été élue
23:27il y a un tout petit peu
23:28plus qu'un an
23:29c'est pas beaucoup
23:30et elle a été élue
23:31par un taux de participation
23:32record en France
23:33depuis 1981
23:34cette Assemblée Nationale
23:36est extrêmement légitime
23:37même si elle est
23:38compliquée à manier
23:39pour les différents gouvernements
23:41ce qui est illégitime
23:42aujourd'hui
23:42c'est ce gouvernement
23:43et c'est un président de la République
23:44qui veut à tout prix
23:45maintenir son camp
23:46au gouvernement
23:47alors qu'il a perdu les élections
23:48s'il y a des solutions
23:49est-ce que vous pensez
23:51que le nouveau front populaire
23:52peut se reconstituer
23:53instantanément
23:55en cas d'élection législative ?
23:57je le souhaite
23:57et je l'espère
23:58pour une raison très très simple
23:59malgré les difficultés
24:00que je ne nie pas
24:01et que je vis au quotidien
24:02parce qu'il y a une rupture
24:03entre le parti socialiste
24:04et les filles
24:05j'étais la première à dire
24:06il y a un an
24:07que quand on avait
24:08Jordan Bardella
24:08sur le point d'arriver à Matignon
24:09ce que nous disaient
24:1027 sondages
24:11sur 27 à l'époque
24:12nous avions un devoir
24:13un réflexe
24:15un instinct à avoir
24:16de nous unir
24:17pour empêcher ça
24:17et pas juste pour bloquer
24:19l'extrême droite
24:19mais pour provoquer de l'espoir
24:20c'est comme ça
24:21que nous avons gagné
24:22si quelqu'un aujourd'hui
24:23sur ce plateau
24:24dans vos auditeurs
24:25vos téléspectateurs
24:26ou dans tout le camp politique
24:27si une seule personne
24:28a un seul argument
24:29pour me dire
24:30qu'aujourd'hui
24:30le risque d'arriver
24:31de l'extrême droite
24:32à Matignon
24:33ou à l'Elysée
24:34de Jordan Bardella
24:35ou de Marine Le Pen
24:35celui des deux
24:36qui ne sera pas en prison
24:36à ce moment-là
24:37s'il y a une seule chance
24:39qu'il n'arrive pas au pouvoir
24:42je l'attends
24:43en attendant
24:43on n'a qu'une chose à faire
24:45se mobiliser pour que ça n'arrive pas
24:46se mobiliser pour l'espoir
24:47et ça se passe ensemble
24:49ou ça n'arrivera pas
24:50c'est aussi simple que ça
24:52Avant la pause
24:56quelques questions
24:57avec des réponses
24:58par oui ou par non
24:59pour ou contre
24:59je sais que ça va être difficile
25:01quand c'est binaire
25:02comme ça
25:02c'est un génial
25:03c'est très dur
25:03cela dit
25:04ça peut être assez simple
25:04faut-il instaurer des peines minimales
25:06contre les auteurs de violences
25:07contre les représentants de l'Etat
25:09Gérald Darmanin
25:10a relancé l'idée
25:11cette semaine
25:11après une agression
25:12ultra violente
25:13on l'a vu
25:13contre un policier
25:14à Tourcoing
25:14je ne pense pas
25:15qu'on prenne des bonnes décisions
25:16en sortant des mesures
25:18comme ça
25:19après des faits divers
25:20ce n'est pas une bonne manière
25:21de gouverner
25:21donc c'est non
25:22les salariés tombés malades
25:24pendant leurs vacances
25:25vont pouvoir reporter
25:26leur congé
25:26selon la cour de cassation
25:28est-ce que c'est un boulet de plus
25:29pour les entreprises ?
25:31c'est une décision de justice
25:32donc c'est une décision juste
25:33ce n'est pas le sujet
25:35si les entreprises sont contentes ou pas
25:37est-ce que c'est une règle
25:38difficile à mettre en place ?
25:40c'est la loi
25:41c'est la loi
25:42et son application
25:42par le conseil constitutionnel
25:44vous êtes contre
25:45le conseil constitutionnel ?
25:47non
25:47je vous pose une question
25:48oui ou non ?
25:50Claire Convite
25:50est-ce qu'il faut interdire TikTok ?
25:53il y a un rapport parlementaire
25:55qui estime que ce réseau social
25:57est nuisible à la santé mentale
25:58d'une immense partie des jeunes ?
26:01il y a un problème de santé mentale
26:02il y a aussi un gros problème
26:03de souveraineté
26:04parce qu'on sait que c'est
26:05un réseau social
26:06qui utilise les données
26:07pour faire de l'ingérence
26:08dans la vie démocratique
26:09de notre pays
26:09par ses algorithmes
26:10ce n'est pas le seul d'ailleurs
26:11mais vous savez
26:11quand vous êtes au Parlement européen
26:13par exemple
26:13les téléphones portables
26:14du Parlement européen
26:15vous ne pouvez pas télécharger TikTok dessus
26:16parce qu'ils considèrent
26:17que c'est un logiciel espion
26:18qui va après aller chercher
26:20les informations
26:20donc il y a le problème
26:22que vous citez
26:23mais aussi un problème
26:23de sécurité nationale
26:24et oui je pense
26:24qu'on doit s'attaquer
26:25très très vite
26:26à ces sujets-là
26:27mais s'attaquer
26:27ça veut dire interdire ?
26:28c'est pas moi
26:29qui décide toute seule
26:30sur un plateau
26:30en une seconde
26:31ça se regarde
26:32et ça discute
26:33au niveau parlementaire
26:34par exemple
26:34toute dernière question
26:35on reparlera de 2027
26:36mais Patrick Sébastien
26:37candidat à la présidentielle ?
26:38non
26:39bah oui ou non ?
26:40non
26:41très bien
26:42on va se retrouver
26:42dans un instant
26:43pour la seconde partie
26:44de ce grand jury
26:45et on parlera notamment
26:46de 2027
26:47à tout de suite
26:48suite du grand jury
26:57présenté par Olivier Bost
26:59Marine Tondelier
27:01secrétaire nationale
27:02des écologistes
27:03et notre invitée
27:04Périne Tarnot
27:05de Public Sénat
27:05et Claire Conruite
27:07du Figaro
27:07sont à mes côtés
27:08pour vous interroger
27:09le grand jury
27:112027
27:12c'est demain
27:13alors 2027
27:15c'est demain
27:15ou après-demain
27:16avec le lancement
27:18d'une procédure
27:18de destitution
27:19d'Emmanuel Macron
27:20cette semaine
27:21par la France Insoumise
27:22alors une procédure
27:24qui a recueilli
27:24104 signatures
27:25de parlementaires
27:26dont une vingtaine
27:27du groupe écologiste
27:28au-delà du fait
27:29que cette procédure
27:30Marine Tondelier
27:31n'a aujourd'hui
27:31aucune chance
27:32d'aboutir
27:33vous dites aussi
27:34Emmanuel Macron
27:35démission
27:35alors je veux
27:37attirer votre attention
27:38sur une chose
27:38qui vous explique
27:39ce nombre de signatures
27:40moi j'étais allée
27:40à la réunion de groupe
27:41à l'Assemblée nationale
27:43les sénateurs
27:44étaient aussi invités
27:45le mardi matin
27:46à l'époque
27:47on ne savait pas
27:47qui serait nommé
27:48premier ministre
27:48et on discute
27:49de cette motion
27:50de destitution
27:50dont moi j'ai toujours dit
27:52j'y pense pas
27:52tous les matins
27:53à me réveillant
27:53c'est pas mon obsession
27:54mais je dis que
27:55si Emmanuel Macron
27:56continue à faire
27:57de l'obstruction
27:57alors la question
27:59finira par se poser
28:00et il y a des expressions
28:02différentes dans le groupe
28:02vous savez que dans le groupe
28:03il y a aussi
28:03François Ruffin
28:04il y a Clémentine Autain
28:05il y a différentes
28:05traditions
28:06qui se côtoient
28:06et in fine
28:07ce soir-là
28:08il y a très peu
28:09de signatures
28:09il y a quelques signatures
28:10écologistes
28:11et c'est ok
28:12chez nous on est démocratiques
28:13ceux qui pensent
28:13qu'ils doivent faire ça
28:14le font
28:14le lendemain
28:15M. Lecornu
28:16est nommé premier ministre
28:17dans la foulée
28:19une quinzaine
28:19de députés écologistes
28:21disent
28:21alors là on n'a pas
28:22d'autre choix
28:23excédé
28:24excédé
28:24parce que la veille
28:25il disait
28:25nous on attend
28:27de voir qui il nomme
28:27parce que peut-être
28:28il va bien se rendre compte
28:29qu'il faut nommer
28:30quelqu'un de gauche
28:30ou écologiste
28:31c'était ça l'ambiance
28:32le mardi
28:32je veux juste vous dire
28:34que vous pouvez estimer
28:35que le problème
28:35c'est la France insoumise
28:36c'est Marine Tondelier
28:37c'est les écolos
28:38le fait est
28:39que ces signatures
28:40sont provoquées
28:41par un geste simple
28:42la nomination
28:43M. Lecornu
28:44par M. Macron
28:45qui pour la troisième fois
28:46nomme quelqu'un
28:47qui empêche une cohabitation
28:48d'accord Marine Tondelier
28:49mais quelles sont
28:49les conditions
28:50d'une destitution
28:51du président de la république
28:52qui sont aujourd'hui
28:53remplies
28:53la constitution est simple
28:55claire
28:56manquement à ses devoirs
28:57manifestement incompatibles
28:58avec l'exercice
28:59de son mandat
29:00ils sont où
29:01les manquements
29:01aux devoirs
29:02du président de la république
29:03il a décrété
29:04une dissolution
29:06seule
29:06même Gabriel Attal
29:07a été au courant
29:08après Pascal Po
29:11normalement par exemple
29:13il aurait dû informer
29:14la présidente de l'Assemblée nationale
29:15et le président du Sénat
29:16avant il ne l'a pas fait
29:17ensuite donc
29:18tout le pays s'est mobilisé
29:19un mois sur cette affaire
29:20qui a fait dévisser
29:21les taux d'intérêt
29:22par exemple entre la France
29:23et l'Allemagne
29:23qui a inquiété les marchés financiers
29:25vous le disiez tout à l'heure
29:26et puis on se mobilise
29:27tous un mois
29:28et finalement
29:28il ne suit pas le résultat
29:29d'élection
29:29il ne nomme pas de premier ministre
29:30mais vous ne craignez pas
29:31tout ça est un problème
29:32moi je ne vous dis pas
29:33que cette destitution
29:34elle va aboutir demain
29:35je vous dis
29:36que c'est une possibilité
29:37qu'ont les parlementaires
29:38de signer une motion de destitution
29:39des écologistes
29:41si vous étiez députée
29:42vous la signerez
29:42je comprends parfaitement
29:43d'autres ont décidé
29:44de ne pas le faire
29:45pour des raisons
29:46je comprends aussi
29:46et ça va suivre son cours
29:48Marine Tondelier
29:48si vous étiez députée
29:50vous la signeriez
29:51en votre nom personnel
29:52je pense que je l'aurais signée
29:54je l'aurais signée
29:55parce qu'on ne peut pas
29:56se laisser comme ça
29:57marcher dessus
29:57par un président de la république
29:58qui a décidé
29:59de n'en faire qu'à sa tête
30:01de ne plus écouter
30:02ni les parlementaires
30:04ni les français
30:05mais est-ce que c'est pas
30:06un affaiblissement
30:07non seulement
30:07de la fonction présidentielle
30:08mais aussi de notre pays
30:10et de notre système
30:10mais est-ce que vous considérez
30:11que c'est moi
30:12Marine Tondelier
30:12et ma prise d'opposition
30:13aujourd'hui
30:13qui affaiblit
30:14la position présidentielle
30:16alors que monsieur Macron
30:17est le président français
30:18le plus impopulaire
30:19de l'histoire
30:20des présidents
30:20de la 5ème république
30:21qui nous a emmené là
30:22lui-même
30:23par ses décisions
30:24itératives
30:24et donc je vois bien
30:25qu'à la fin
30:25que ce soit de notre faute
30:26mais c'est un peu
30:27inverser la charge de la preuve
30:28voyez-vous
30:28il va y avoir
30:29vous l'avez dit
30:30des manifestations
30:31dans tout le pays
30:32le 18 à l'appel
30:33de l'intersyndical
30:33tous les syndicats
30:34ensemble
30:35ça n'était pas arrivé
30:35depuis la réforme des retraites
30:37il y aura aussi
30:37une manifestation
30:38du MEDEF
30:39une manifestation
30:40de la FNSEA
30:41en fait il serait plus simple
30:43de faire la liste
30:43de ceux qui ne manifesteront pas
30:44justement
30:44pour revenir sur la manifestation
30:46de la semaine
30:47qu'avez-vous pensé
30:48du 10 septembre
30:49ça devait être
30:49bloquons tout
30:50finalement ça n'a pas bloqué
30:51grand-chose
30:52de toute façon
30:53si ça avait été bloquons tout
30:54vous auriez trouvé ça
30:55scandaleux
30:55et puis là ça ne bloque pas tout
30:56vous trouvez ça décevant
30:57donc on ne trouvera jamais
30:59grâce à vos yeux
30:59et ce n'est pas grave
31:00moi ce que je retiens du 10
31:01j'ai manifesté le matin
31:03à Calais
31:03l'après-midi à Dunkerque
31:04avec beaucoup de syndicalistes
31:06notamment d'ArcelorMittal
31:07de grandes entreprises
31:08et puis des plus petites
31:09que je respecte énormément
31:10et ce que j'ai vu
31:12parce que j'en fais beaucoup
31:13de manifs
31:14dans des petites villes
31:14où en général
31:15on se dit entre nous
31:16ça arrive
31:17on connaît tout le monde
31:18bon et on est content
31:19de faire la manifestation
31:20quand même
31:20là on se disait
31:22il y a plein de gens
31:22qu'on ne connaît pas
31:23pourquoi ?
31:24parce que la veille
31:24la nomination de monsieur Lecornu
31:25avait provoqué
31:26chez beaucoup de français
31:27un sursaut de
31:28non mais là c'est pas possible
31:29et donc ce que j'ai vu
31:30dans ces manifestations
31:31c'est de la colère
31:32mais c'est aussi
31:32et surtout beaucoup de dignité
31:33c'est des françaises
31:34des français
31:35qui décident de se lever
31:36pour leurs droits
31:36et moi ça me fait toujours
31:37beaucoup de bien
31:38parce que ce qui me déprimerait
31:39le plus
31:39c'est une sorte de
31:40de démobilisation générale
31:42genre tout le monde
31:42n'aurait les bras
31:43comme ça
31:43qui tombent
31:44et n'aurait plus la force
31:45de se battre
31:45donc j'ai trouvé ça beau
31:47je note aussi
31:48qu'on nous avait vendu
31:49pendant des mois et des mois
31:50une manifestation
31:50d'extrême droite
31:51ultra violente
31:52c'était des manifestations
31:53plutôt de gauche
31:54mais beaucoup plus large
31:55que la gauche
31:55dans le calme
31:56dans le calme
31:58d'ailleurs Bruno Rotaillot
31:58non pas ultra gauche
31:59vous considérez que je suis
32:00d'ultra gauche ?
32:01vous considérez que la CGT
32:02d'ultra gauche ?
32:03Bruno Rotaillot a dit
32:03que la France insoumise
32:04de Jean-Luc Mélenchon
32:05s'est approprié
32:06cette protestation
32:07à la base citoyenne
32:08et qu'il veut créer
32:12je voulais que ce soit fait
32:13de manière respectueuse
32:14et que les français
32:14ne pouvaient pas avoir l'impression
32:16que s'ils allaient
32:16à cette manifestation
32:17ils marchaient
32:17dans les pas
32:17d'un candidat à la présidentielle
32:20et ça n'était pas le cas
32:21c'était moi-même
32:21la condition que j'avais mise
32:23et ça n'était pas le cas
32:24après j'ai bien vu
32:25le jeu des médias
32:25et c'est logique
32:26ça marche comme ça
32:27moi j'étais sur
32:28une chaîne concurrente
32:29et je faisais un duplex
32:31de Calais derrière
32:31ça faisait la queue
32:32pour se faire des sandwiches
32:33au merguez
32:33tout était très calme
32:34et donc j'étais dans
32:35un tout petit encart en bas
32:36et sur tout l'écran
32:37on voyait des dizaines
32:39de policiers
32:39prêts à charger
32:40à Gare du Nord
32:40où vous savez
32:41qu'il y a eu quelques échauffourés
32:42et j'étais là
32:43attendez même
32:43là on a un duplex
32:44on a 10 minutes
32:45pour parler dans un moment
32:45où ça se passe bien
32:46mais ma voix parle
32:48du fait que ça se passe bien
32:49et à l'image
32:49on imprime dans la rétine
32:50des français
32:51qu'il y a plein de policiers
32:52que c'est hyper violent
32:52on a toute l'après-midi
32:54ça s'appelle le riot porn
32:55vous savez c'est
32:55c'est comme du porno
32:56mais à base d'émeutes
32:57et de poubelles qui crament
32:58les gens quand ils zappent
32:59ils voient une image
33:00avec un truc
33:00ils s'arrêtent pour regarder
33:02et donc les chaînes d'actualité
33:03ont un intérêt objectif
33:04en termes de recettes publicitaires
33:05et donc d'audience
33:06à maintenir ces images
33:07toute l'après-midi
33:08on a été sur des images
33:09d'une façade de restaurant
33:10qui brûlait
33:11en disant c'est l'ultra-gauche
33:12c'est l'ultra-gauche
33:13comme vous venez de le faire
33:13et puis la procureure de Paris
33:15annonce à la fin de l'après-midi
33:16qu'en fait c'était des policiers
33:17évidemment par inadvertance
33:18qui ont mis le feu
33:20à ce restaurant
33:21donc je dis
33:22non ce n'était pas
33:22des manifestations d'ultra-gauche
33:23c'était des manifestations
33:24de travailleurs et des Français
33:25qui batent pour leur droit
33:26dans cette analyse du Figaro
33:27et l'analyse d'écologie
33:28c'était des manifestations
33:29non pas du tout
33:29de la Fondation Jean-Joury
33:30et à votre différence
33:31j'étais dans ces manifestations
33:32et donc le 18
33:33ce sera des manifestations syndicales
33:35belles et larges
33:36et j'espère qu'enfin
33:37elles pourront faire changer les choses
33:38Marine Tordelier
33:39pour parler de 2027
33:40et se projeter un tout petit peu
33:41vous serez candidate ?
33:43j'ai dit que je donnerais ma réponse
33:44à la mi-octobre
33:46parce que
33:47ce ne sont pas des décisions
33:48qui se prennent à la légère
33:49être candidate à la présidentielle
33:50ou à une désignation
33:51pour la présidentielle
33:52pourquoi mi-octobre ?
33:53parce que c'est le temps
33:55que je me suis laissé
33:56entre les journées d'été
33:56et la fin d'année
33:57pour consulter
33:59pour écouter beaucoup
33:59des gens dans mon parti en dehors
34:01qui voulaient en parler
34:02mais ce qui est sûr
34:03je vous le dis en tant que secrétaire nationale du parti
34:04c'est que nous souhaitons
34:06de tous nos voeux
34:07et elle existera
34:08une primaire de la gauche
34:09et des écologistes
34:10est-ce que tout le monde y participera ?
34:11on verra
34:12je me battrai pour
34:12mais elle existera
34:14et dans cette primaire
34:15nous souhaitons qu'il y ait
34:16une candidature écologiste
34:18forte
34:18qui n'y aille pas
34:19pour faire de la figuration
34:20c'est ça le mandat que j'ai
34:21de secrétaire nationale
34:22on va revenir sur la primaire de la gauche
34:25mais est-ce que le fait
34:26de renoncer
34:27à vous présenter
34:28au municipal
34:29tête de liste
34:30à Hénin-Beaumont
34:30on doit y voir un signe
34:32pour la présidentielle ?
34:33absolument pas
34:34c'est une décision que j'ai prise
34:35il y a très longtemps
34:36en réalité
34:36au début du mandat 2020
34:38vous le savez peut-être
34:40ou pas
34:40mais je vous le dis
34:41c'est des mandats
34:41qui sont très durs
34:42les mandats d'opposition
34:43partout
34:43et je salue tous les élus
34:44d'opposition de ce pays
34:45dans l'opposition
34:46au Rassemblement National
34:47également
34:48je ne regrette rien
34:49ça a été une école
34:50de la vie
34:50et de la formation politique
34:51sans nul autre pareil
34:53vous êtes lassée de votre combat ?
34:54non c'est pas que je suis lassée
34:55parce que je suis conseillère
34:56régionale des Hauts-de-France
34:57j'habite cette ville
34:58j'y suis élue
34:59et donc je vais continuer
35:00à porter les combats
35:01du bassin minier
35:01et d'Hénin-Beaumont
35:02en particulier
35:02mais vous voyez
35:03moi je ne prends pas
35:04les mandats à la légère
35:05quand vous vous investissez
35:06au municipal
35:06c'est pour 6 ans
35:07et voilà
35:08j'ai été 12 ans élue
35:10d'opposition à Hénin-Beaumont
35:11on a réussi à former
35:12un collectif puissant
35:13il y a des gens
35:14une relève
35:15qui est prête derrière
35:16qu'on a contribué aussi
35:17à former
35:18je ne fais pas partie
35:18des gens qui s'accrochent
35:19au pouvoir
35:20jusqu'à en plus pouvoir
35:20et qui quittent la scène
35:21en laissant tout le monde
35:22dans le désarroi
35:23donc voilà
35:23il y a une annonce d'ailleurs
35:25ce matin même
35:25à la braderie des Limbeaumont
35:26que je rejoins
35:27en partant de votre studio
35:27pour aller aider l'équipe
35:29ils auront tout mon soutien
35:29dans cette campagne
35:30et moi je continue
35:31de là où je suis à Hénin
35:33et de partout
35:33où je serai sur le terrain
35:34Marine Tondulé
35:35vous venez d'évoquer
35:36une méthode de désignation
35:38en l'idée d'une primaire
35:41est-ce que franchement
35:42c'est concevable
35:43compatible
35:44avec un Jean-Luc Mélenchon
35:46c'est Jean-Luc Mélenchon
35:49qui va devoir
35:49se compatibiliser
35:51parce que nous allons le faire
35:52et moi je le dis
35:53et je l'ai dit hier
35:53à la fête de l'Huma
35:54et vous savez
35:55des fois on me dit
35:55est-ce que vous ne vous sentez pas
35:57un petit peu seul
35:57quand vous dites ça
35:58non jamais
35:59et d'ailleurs
35:59repassez-vous la vidéo
36:00de la fête de l'Huma
36:01vous verrez à l'applaudimètre
36:02que le peuple de la gauche
36:03et de l'écologie
36:03est très très unanime
36:05sur cette question
36:05y compris des gens
36:06qui sont militants
36:07dans d'autres parties
36:07sauf qu'il y a un duel
36:08qui est en train de s'installer
36:09entre probablement
36:10Jean-Luc Mélenchon
36:11un duel qui est mortifère
36:12Raphaël Glucksmann
36:13un duel qui est mortifère
36:15pourquoi mortifère
36:15il est sur deux positions
36:17je comprends que
36:17et Jean-Luc Mélenchon
36:18et Raphaël Glucksmann
36:19qui aiment s'échanger
36:20des amabilités
36:21ils ont par ailleurs
36:23aussi eux-mêmes
36:23un intérêt
36:24à faire monter l'un et l'autre
36:25puisqu'ils veulent installer
36:26ce duel
36:26et qu'il n'y a rien au milieu
36:27mais il y a beaucoup
36:28de monde au milieu
36:28et il y a aussi beaucoup
36:29de gens à gauche
36:30et chez les écolos
36:31qui disent
36:32que pour battre
36:33l'extrême droite
36:34en 2027
36:35et pour être au deuxième tour
36:36et pouvoir le gagner
36:36alors il faut une candidature
36:38unique
36:39et donc on va se battre
36:40pour ça
36:41et moi je le dis
36:41à Jean-Luc Mélenchon
36:42et à Raphaël Glucksmann
36:43dont je connais
36:44je ne suis pas d'accord
36:44avec aucun des deux
36:46ce n'est pas ma cam
36:47ce n'est pas ma famille politique
36:48et ce n'est pas grave
36:49ce sont des partenaires
36:50dont je pense
36:50que je pense
36:51avec qui je travaille
36:52sur plein de choses
36:52donc ça doit être
36:53ni l'un ni l'autre
36:53mais je le dis
36:54je connais leur antifascisme
36:56dans leur valeur
36:57dans leur histoire
36:57dans l'emphase
36:58de leur discours
36:58je l'entends
36:59et je dis que leur discours
37:01doit être en adéquation
37:01avec leurs actes
37:02on peut être le plus brillant
37:03des antifascistes
37:04dans le discours
37:05si on n'est pas capable
37:06de se dire que sa propre
37:07stratégie personnelle
37:08peut mettre la gauche
37:09l'écologiste
37:09ni le pays dans le mur
37:10alors on a un problème
37:11Marine Tourdelier
37:12vous dites
37:12candidature unique
37:14à gauche
37:15ni Jean-Luc Mélenchon
37:16ni Raphaël Glucksmann
37:17non je leur dis
37:18que leur place
37:19est dans la primaire
37:19que nous allons organiser
37:20et que quand on
37:21vous dites
37:21ni l'un ni l'autre
37:22c'est ma cam
37:22donc c'est que vous voulez
37:23quelqu'un d'autre
37:23moi je serais
37:25derrière
37:26et avec
37:27celui qui remportera
37:29cette primaire
37:30quel qu'il soit
37:31quelle qu'elle soit
37:32Mélenchon a clairement dit
37:33qu'il ne voulait pas
37:33participer à cette primaire
37:34on va voir
37:36s'il ne change pas d'avis
37:37parce qu'il y a une chose simple
37:38il y a une bascule fasciste
37:39au niveau mondial
37:40c'est comme des dominos
37:41qui tomberaient
37:41les uns après les autres
37:42s'entraînant les uns
37:43dans la chute des autres
37:44et que l'un des prochains
37:45dominos possibles
37:46c'est la France
37:46et donc tout ce qui est
37:48en train de se passer
37:49dépasse nos intérêts personnels
37:50j'ai pleuré sur France Inter
37:52il y a un peu plus d'un an
37:53en disant que
37:54je trouvais lâche
37:55et privilégiée
37:56de ne pas comprendre
37:58que tout ce qui se passait là
37:59ce n'était pas juste
38:00une élection
38:01c'était l'avis de millions de français
38:02c'est 3 millions de trois
38:03de français binationaux
38:04c'est des femmes
38:04c'est des défenseurs de l'environnement
38:06c'est des associatifs
38:07c'est des fonctionnaires
38:08voire plus peur aux français
38:09que le rassemblement national
38:11si on lit toutes les enquêtes d'opinion
38:12oui mais ça c'est votre avis
38:13personnel
38:14non c'est pas mon avis
38:14ce sont les enquêtes d'opinion
38:15ce que je veux dire
38:16c'est qu'il doit y avoir
38:17une seule candidature
38:18de gauche écologiste
38:18et je dis à Jean-Luc Mélenchon
38:19et à Raphaël Glussmann
38:20que s'ils prétendent
38:22pouvoir gouverner la France
38:23et gagner une présidentielle
38:24c'est ce qu'ils disent
38:24je les entends
38:25alors de quoi aurait-il peur
38:27dans la participation à une primaire
38:29s'ils sont exceptionnels
38:30et qu'ils convainquent tout le monde
38:31ils le disent avec beaucoup d'assurance
38:33alors venez vous confronter
38:34à vos propres électeurs
38:36ils choisiront
38:37et ils prendront la bonne décision
38:38moi je l'ai vu
38:39à la fête de l'Humaillère
38:39dans la salle
38:40c'est pour ceux qui ne connaissent pas
38:41il y avait des écologistes
38:42des insoumis
38:43des communistes
38:43des socialistes
38:44et puis des gens
38:44juste de gauche et écolo
38:45qui ne sont pas dans des partis
38:46c'était unanime
38:48les gens veulent
38:49une seule candidature
38:50et ils choisiront laquelle
38:52et ensuite on fera campagne
38:53ensemble avec tout le monde
38:54c'est ça qu'on doit faire
38:55et si on prend notre chemin
38:56on envoie tout le monde
38:57dans le mur
38:58Marine Le Pen a fait appel
38:59de la peine d'inéligibilité
39:01à laquelle elle a été condamnée
39:02en première instance
39:03dans l'affaire des assistants
39:04des parlementaires européens
39:07est-ce que ça serait
39:08une anomalie démocratique
39:10si elle ne pouvait pas
39:10se présenter en 2027
39:12ce serait une anomalie démocratique
39:14plutôt de changer la loi
39:15pour qu'elle puisse se présenter
39:16et que son parti
39:18est ce qu'ils annoncent
39:18elle a un procès en appel
39:20oui donc
39:21il y avait
39:21moi je pense que ça n'aurait pas
39:23été normal
39:23que son appel
39:24soit jugé
39:24après la présidentielle
39:25ils ont fait
39:26beaucoup de bruit là-dessus
39:27on a vu que
39:28de manière très classique
39:28ce serait jugé avant
39:30donc elle aura le droit
39:31à son appel
39:32si l'appel dit la même chose
39:33peut-être que le problème
39:34ce n'est pas la justice
39:35mais que c'est Marine Le Pen
39:36et ce qu'elle a fait
39:37donc en fait
39:38il faudra s'y plier
39:39moi quand j'entends
39:40que le Rassemblement National
39:41veut une dissolution
39:42pour pouvoir gagner
39:43les législatives
39:44pour pouvoir être à Matignon
39:45pour pouvoir changer la loi
39:47pour permettre à Marine Le Pen
39:48de se présenter
39:48je me dis que
39:49leur slogan ancestral
39:50les nôtres avant les autres
39:52n'a jamais été aussi respecté
39:53ces gens veulent arriver au pouvoir
39:54pour changer la loi
39:55pour eux-mêmes
39:56c'est quand même
39:56hallucinant
39:58hallucinant
39:58et ça m'étonne
39:59que ça ne fasse plus à plus
39:59réagir les gens
40:01ils sont complètement
40:02égocentrés
40:03autocentrés
40:04et je pense que
40:05ce n'est pas digne
40:05des plus hautes fonctions
40:06qu'ils prétendent gagner
40:08avant la présidentielle
40:10il y a les municipales
40:11en 2020
40:12les Verts avaient conquis
40:13pas mal de grandes villes
40:14Lyon
40:14Bordeaux
40:15Strasbourg
40:16Poitiers
40:17est-ce qu'aujourd'hui
40:17l'éclatement de la gauche
40:19menace ces conquêtes
40:20et quelle est votre
40:22devise nationale
40:24au sein des écolos
40:26pour partir
40:26à l'assaut
40:27de ces municipales
40:28déjà je ne trouve pas
40:29votre question
40:30très ambitieuse
40:31parce que vous me posez
40:32la question de manière
40:32très défensive
40:33genre est-ce qu'on va garder
40:34les villes qu'on a gagnées
40:35non seulement
40:36nous devons garder
40:37les villes
40:38de gauche
40:38et écologistes
40:39et dans les villes de gauche
40:40nous y contribuerons
40:41comme les autres forces
40:42mais on doit aussi
40:42aller gagner des villes
40:43à la droite
40:43et c'est sûr
40:44mais déjà dans les villes
40:45que vous avez gagnées
40:45il y a beaucoup de divisions
40:46au sein de la gauche
40:47pour pouvoir les conserver
40:48je ne suis pas spécialement inquiète
40:50parce que je connais
40:50le sérieux de nos mères
40:52et je connais
40:52le sérieux de leur travail
40:54et je sais que là
40:55on est dans des moments
40:56où il y a des grands travaux
40:56aussi qui finissent
40:57et que sûrement pour la population
40:59ce sera plus simple
40:59quand ils seront terminés
41:00parce que vous savez
41:01quand on est écologiste
41:02et qu'on dirige une grande ville
41:03on ne brasse pas de l'air
41:05dans son bureau
41:05on engage des choses ambitieuses
41:07qui prennent du temps
41:08et qui sont courageuses
41:09par contre moi je vous le dis
41:10mon but n'est pas juste
41:11de gagner les villes
41:11écologistes et de gauche
41:13c'est pas de les garder
41:14c'est d'en gagner de nouvelles
41:15et je passe beaucoup de temps
41:16si vous suivez mes déplacements
41:17à aller dans des villes
41:18de conquête
41:19où l'union doit se faire
41:21et elle se fait parfois
41:22derrière un écologiste
41:23et je remercie
41:24celles et ceux
41:24qui dans cette ville
41:25nous font confiance
41:25et parfois derrière
41:26d'autres parties de gauche
41:27et j'irai soutenir
41:29tous les candidats de gauche
41:29qui peuvent se tirer
41:30Marine Tondelier
41:31Bordeaux
41:31La France Insoumise dit
41:33à Pierre Hurmique
41:34le maire écolo sortant
41:36allions-nous
41:37faisons une alliance
41:39lui il n'a pas envie
41:41vous dites quoi ?
41:41c'est marrant
41:41ce que vous me posez la question
41:42si monsieur Hurmique
41:44avait fait alliance
41:44avec la France Insoumise
41:45vous serez tous en train
41:46de hurler
41:46tous les trois
41:46vu les questions
41:47que vous me posez
41:47sur Jean-Luc Mélenchon
41:48et donc moi je reste zen
41:49la France Insoumise
41:51à Bordeaux
41:51aujourd'hui ils sont
41:52dans l'opposition
41:52et leur opposition
41:53a été rude
41:54c'est leur droit
41:55moi je ne juge pas ça
41:57donc pas d'alliance
41:58ils disent aujourd'hui
41:59ah bah finalement
42:00votre vie avec Pierre Hurmique
42:01ça se discute
42:02mais chez moi
42:02les discussions se font
42:03et les décisions se prennent
42:05en local
42:06pourquoi ?
42:07parce que c'est les adhérents
42:07de Bordeaux
42:08qui se connaissent
42:08c'est les insoumis de Bordeaux
42:09et les écologistes de Bordeaux
42:11avec aussi les autres partenaires
42:12des écologistes à Bordeaux
42:12qui doivent discuter
42:13et ils prendront la bonne décision
42:15dans des villes de gauche
42:16écologiste
42:16parfois stratégiquement
42:17il faut mieux partir séparés
42:19au premier tour
42:19pour avoir aussi
42:20des alliances au deuxième
42:22et se présenter
42:23sur un projet
42:24qui est cohérent
42:25voilà
42:25donc je n'ai pas d'avis
42:26a priori sur la question
42:27et j'ai totalement confiance
42:28dans Pierre Hurmique
42:28pour prendre la bonne décision
42:29vous venez quand même
42:30de le donner
42:31mais vous
42:31je suis sûre
42:32que vous avez un avis
42:32très autorisé sur la question
42:33et que vous voulez
42:34que plus personne ne travaille
42:35jamais avec la France insoumise
42:36comme monsieur Lecornu
42:37qui dit d'ailleurs
42:37je vais discuter avec le RN
42:39c'est normal
42:40parce que c'est quand même
42:41un tiers des députés
42:42de l'Assemblée
42:42ils ont des électeurs
42:42c'est logique
42:43et qui dans la phrase
42:44d'après de la même interview
42:44dit je vais discuter
42:45avec le PS
42:46les écolos
42:46et les communistes
42:48mais la France insoumise
42:49alors là non
42:50je ne discuterai pas avec eux
42:51comme si les députés insoumis
42:52n'avaient pas d'électeurs
42:53sachant que les électeurs
42:54des députés insoumis
42:55sont insoumis
42:56mais pas que
42:56il y a des électeurs écologistes
42:57socialistes
42:58communistes
42:58et même des gens
42:59qui ont fait le front républicain
43:00et que je remercie
43:01donc je ne trouve pas ça
43:02très respectueux
43:03voilà
43:03Marine Tondelier
43:08la liberté d'expression
43:09est-elle menacée
43:10dans le monde ?
43:11C'est-elle mot d'ordre
43:11d'une manifestation
43:12à Londres
43:13à l'appel d'un leader
43:14d'extrême droite anglais
43:16et à laquelle d'ailleurs
43:17plusieurs personnalités
43:17de droite
43:18et d'extrême droite
43:19françaises
43:20ont répondu
43:21est-ce qu'il y a une menace
43:22sur la liberté d'expression ?
43:23La liberté des uns
43:26s'arrête là où
43:26celle des autres commence
43:27vous le savez bien
43:27et que la liberté d'expression
43:28elle est quand même
43:29encadrée par la loi
43:30on ne peut pas tenir
43:31de propos racistes
43:32de propos antisémites
43:34il y a toute une série
43:35de propos
43:36qu'on ne peut pas tenir
43:37et quand les gens
43:38franchissent la barrière
43:39de la loi
43:39et après disent
43:40c'est au nom
43:41de la liberté d'expression
43:41ben non ça ne marche pas
43:42Claire convite
43:43Marine Tondelier
43:45l'assassinat de Charlie Kirk
43:46qui est un influenceur
43:49ultra conservateur
43:51un important personnage
43:53de la galaxie
43:54trumpiste
43:55il a donc été assassiné
43:58en plein meeting
43:59d'une balle dans le cou
44:01est-ce que c'est selon vous
44:02un crime contre
44:03la liberté d'expression ?
44:05C'est ce qu'est expliqué
44:05notamment en substance
44:07le sénateur
44:08Bernie Sanders
44:09Moi j'ai retweeté
44:11ce tweet de Bernie Sanders
44:12immédiatement
44:13parce que je trouve
44:14extrêmement digne
44:15que quand une personnalité
44:17politique est assassinée
44:19c'est ce qui s'est passé
44:20on réagit de manière
44:21très unanime
44:22quels que soient
44:22les désaccords politiques
44:23qu'on a
44:23on ne doit pas
44:24mourir pour ses idées
44:25quelles que soient ses idées
44:27et quelle que soit
44:28la manière dont on meurt
44:29c'est le cas
44:29dans tous les pays du monde
44:31donc j'ai une jurisprudence
44:32constante là-dessus
44:33je signale aussi
44:35que ce meurtre
44:36qui est terrible
44:37et moi je pense sincèrement
44:38à toute la famille
44:39de Charlie Kirk
44:39même si j'ai plein
44:40de désaccords avec eux
44:41ça ne change rien à ça
44:41c'est d'humanité
44:42dont il est question ici
44:43mais je le dis aussi
44:44on doit tous faire attention
44:46au débat public
44:46parce que la réalité
44:47c'est qu'il y a un débat public
44:49qui est tellement
44:49exacerbé
44:51et qui devient violent
44:52qu'en fait
44:53on envoie en tant que politique
44:54l'image aux gens
44:56dans nos pays respectifs
44:57qu'en fait c'est ok
44:58d'être violent
44:58et si nous on ne met pas
45:00les barrières nous-mêmes
45:00à certains types de comportements
45:02je ne dis pas
45:02qu'on se tire dessus
45:04en hémicycle
45:04mais vous voyez
45:05il y a un truc comme ça
45:05qui s'infuse
45:06que la violence
45:07la brutalité
45:07c'est normal
45:08et moi je ne suis pas
45:08d'accord avec ça
45:09je vous ai ramené aussi
45:10je vais le décrire
45:10pour les gens
45:11qui sont à la radio
45:11un schéma
45:13qui montre quand même
45:14sur ce qui est
45:15des meurtres extrémistes
45:17aux Etats-Unis
45:17qu'il y a 93%
45:20de ces meurtres extrémistes
45:21qui viennent
45:22de personnes d'extrême droite
45:23qui ont tué
45:23d'autres personnes
45:24il y a ensuite
45:26les meurtres islamiques
45:26et d'extrême gauche
45:27mais sur les 371 meurtres
45:30extrémistes
45:31qui sont recensés
45:32dans ce document
45:32c'était 347 quand même
45:34qui venait de l'extrême droite
45:34aux Etats-Unis
45:35donc il y a un problème
45:36de violence en politique
45:37je veux quand même
45:38qu'on soit très très clair
45:39sur d'où elle vient
45:40principalement
45:41mais elle doit être
45:42contaminée d'où qu'elle vienne
45:42est-ce que
45:43on va passer à l'Ukraine
45:44est-ce que l'Ukraine
45:45peut gagner la guerre
45:46est-ce que Vladimir Poutine
45:48peut vouloir faire la paix
45:50un jour ?
45:53Monsieur Poutine
45:53vouloir faire la paix
45:54j'ai de sérieux doutes
45:55je vois en ce moment
45:56à quelle provocation
45:57il s'adonne
45:58à ces drones
45:58qui sont envoyés
45:59donc en Pologne
46:00depuis là
46:01j'ai vu ce matin
46:02dans votre loge maquillage
46:04cas en Roumanie
46:04c'est effrayant
46:05parce qu'on voit
46:06que c'est
46:06un c'est de la provocation
46:07c'est très clair
46:08mais deux
46:08il teste en fait
46:09nos capacités
46:11de réponse commune
46:13c'est-à-dire qu'il fait ça
46:14c'est un drone
46:14c'est pas une menace immédiate
46:16mais il veut voir
46:17quand il fait ça
46:18ce que ça provoque
46:19comme réaction
46:19est-ce qu'au sein de l'OTAN
46:21est-ce qu'au sein de l'Europe
46:22la réponse sera unanime
46:23ou est-ce qu'il y aura
46:23des divisions
46:24des fractures
46:25Ursula von der Leyen
46:26propose ce mur de drones
46:27européens
46:28aux portes de l'OTAN
46:29à la limite avec la Russie
46:30vous êtes pour
46:31je pense oui
46:32qu'on va devoir faire
46:33des choses qu'on n'a jamais faites
46:34monsieur Macron
46:35nous avait fait savoir
46:36par presse interposée
46:38juste au début de l'été
46:39qu'il était prêt
46:39à nous recevoir
46:40avant les vacances
46:41pour ceux qui en prenaient
46:42pour discuter
46:43de la situation internationale
46:44en format un peu
46:45syndoniste
46:45c'est-à-dire tous les partis
46:46réunis
46:47on avait su ça par la presse
46:48on avait été interrogé
46:49est-ce que vous avez une date
46:49est-ce que vous avez pensé
46:50moi je n'avais eu aucun signe
46:52autre que ces appels
46:53du journaliste
46:53et on n'a jamais eu de réunion
46:54je pense qu'elle devrait se tenir
46:56parce qu'il y a ce qui se passe
46:57en Roumanie
46:58en Pologne
46:58en Ukraine
46:59mais il y a aussi ce qui se passe
47:00sur notre territoire
47:01l'info est passée un peu
47:02sous les radars
47:03pour vous la position française
47:04n'est pas claire
47:05sur le sujet ?
47:06non c'est pas
47:06cette position est claire
47:08mais je pense qu'on a des questions
47:10à poser
47:10que je ne veux pas poser
47:11sur votre antenne
47:12parce qu'il y a des questions
47:13des fois de secret défense
47:14de sécurité nationale
47:15et que dans ces réunions
47:16on peut se dire des choses
47:17il y a la semaine dernière
47:18des têtes de cochons
47:19qui ont été déposées
47:20devant une mosquée
47:20je ne sais même plus
47:22si j'ai eu le temps
47:22de faire le tweet ou pas
47:23avant de savoir
47:23ce qui se passait
47:24évidemment on a envie de réagir
47:26tout comme quand il y avait
47:27des croix gammées
47:29faites dans Paris
47:29ou des mains rouges
47:30sur le mémorial de Joshua
47:31il y a des tentatives
47:33de déstabilisation
47:34donc on voit ça
47:34on est très choqué
47:35en disant mais qu'est-ce qui se passe
47:36c'est un tel, c'est un tel
47:37on se monte les uns contre les autres
47:38et on constate à la fin
47:39que ce sont des agents
47:41envoyés par les russes
47:42qui viennent déstabiliser
47:43nos sociétés
47:44la menace russe
47:45c'est pas juste des drones
47:46en Pologne et en Roumanie
47:47c'est déjà sur notre territoire
47:48on en avait parlé
47:49à la dernière réunion
47:50en format chef de parti
47:52sur l'Ukraine
47:52avec les services de renseignement
47:54et je veux que tout le monde
47:55soit bien conscient
47:56que quand on demande
47:57des efforts aux français
47:58c'est pas
47:59quoi qu'ils pensent des Ukrainiens
48:00il y a des gens qui disent
48:01oui mais moi les Ukrainiens
48:01c'est pas mon problème
48:02c'est notre problème à tous
48:03parce que ce qui se joue
48:04en Ukraine aujourd'hui
48:05c'est l'avenir
48:06de la sécurité
48:07de la paix sur notre continent
48:08mais aussi l'avenir
48:09de la stabilité
48:10de nos démocraties
48:11est-ce que quand on aura
48:12une élection dans ce pays
48:13peut-être plus rapidement
48:14que prévu
48:14c'est vraiment les français
48:15qui décideront
48:16ou est-ce que notre opinion
48:17sera manipulée
48:18par les russes à distance
48:19par ce genre
48:19de déstabilisation
48:21de troubles à l'ordre public
48:22organisés à distance
48:23c'est extrêmement préoccupant
48:24alors je parlais
48:25en début d'émission
48:26du backlash
48:27pour l'écologie
48:28le retour de bâton
48:29l'Union Européenne
48:31a dit cette semaine
48:32qu'elle reverrait rapidement
48:33l'interdiction de vente
48:34des voitures thermiques
48:35en 2035
48:36ça y est
48:37c'est encore un retour
48:38de bâton ça
48:39ou
48:39c'est une brèche
48:41oui qui s'ouvre
48:42alors on n'a pas encore
48:42la décision finale
48:43moi j'ai cru comprendre
48:44que la date de 2035
48:45resterait
48:46mais qui regardait
48:47s'il pouvait pas permettre
48:48des véhicules hybrides
48:49enfin voilà
48:50on va regarder dans les détails
48:51ce qui se passe
48:52mais oui je suis extrêmement préoccupée
48:53parce que
48:54on discute là
48:55de plein de sujets
48:55depuis tout à l'heure
48:55qui sont très graves également
48:57mais l'iceberg climatique
48:58qu'on va se prendre
48:59on n'arrive pas à en débattre
49:00on n'arrive pas à s'en préoccuper
49:01et je le dis dans ce pays
49:03Madame Borne
49:03on parlait des réunions de Saint-Denis
49:05la première
49:05elle a duré 13 heures
49:06on a pu parler d'écologie
49:07les 20 dernières minutes
49:08parce que je me suis mise
49:09à moitié à pleurer
49:10j'étais excédée
49:11je leur ai dit
49:11mais vous vous rendez compte
49:16c'est une âgée de copropriétaires
49:18et on parle pas de l'environnement
49:20qui est quand même
49:21le sujet qui nous menace
49:21toutes et tous
49:22de manière assez imminente
49:23et Madame Borne
49:24était venue me voir à la sortie
49:25en me disant
49:25Madame Tondelier
49:25on est inquiète
49:26vous êtes éco-anxieuse
49:27oui oui je suis très éco-anxieuse
49:28je vous le confirme
49:29mais je suis pas la seule dans ce pays
49:30mais je me disais
49:30rassurez-vous
49:31on va mettre en place
49:31la planification
49:32politiquement aujourd'hui
49:33pour l'écologie
49:34c'est beaucoup plus difficile
49:35mais c'est surtout
49:36qu'à l'époque
49:37on nous avait promu
49:37une planification
49:38et pour moi
49:39une planification
49:39c'est un plan
49:40qu'on suit
49:41comment expliquez-vous
49:42si nous avons une planification
49:43dans ce pays
49:43que les émissions de gaz à effet de serre
49:46baissent de 5,8% en 2023
49:47elles baissent que de 1,8% en 2024
49:50donc on voit bien
49:51les changements de politique
49:52qu'elles ont des conséquences
49:52il y a d'autres facteurs
49:53mais c'est essentiellement ça
49:54et là cette année
49:55au premier trimestre
49:56les émissions de gaz à effet de serre
49:57en France
49:57sont reparties à la hausse
49:58de 0,2%
49:59donc ce qu'on voit
50:00c'est que
50:01pendant qu'on se dispute
50:02pendant qu'il y a cette instabilité
50:04ça nuit aussi à l'écologie
50:06encore une fois
50:06quand ça nuit à l'écologie
50:07ça nuit à tout le monde
50:08je suis extrêmement préoccupée de ça
50:09c'est ce que vous avez dit
50:10Marine Tondelier
50:10cette semaine
50:12au nouveau premier ministre
50:13Sébastien Lecornu
50:14que vous rencontrerez donc
50:15prochainement
50:16merci beaucoup
50:17pour ce grand jury
50:18bon dimanche à tous
50:19et on se retrouve la semaine prochaine
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