- il y a 4 mois
Le ministre d'État, ministre des Outre-mer était interrogé par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat), Carl Meeus (Le Figaro) et Pauline Buisson (M6).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 07 septembre 2025.
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 07 septembre 2025.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct sur Public Sénat.
00:21Vous pouvez nous regarder dans un nouveau studio sur le canal 8 de la TNT et sur vos box.
00:26Bonjour Manuel Valls, vous êtes ministre d'Etat, ministre des Outre-mer. Dans quoi plongeons-nous demain soir ?
00:34Est-ce dans une crise politique ou est-ce le début d'une crise de régime ?
00:38Comment Emmanuel Macron peut-il trouver un nouveau Premier ministre ?
00:42Doit-il composer avec votre ancienne famille politique, les socialistes ?
00:47Et puis ceux qui appellent à une dissolution ou à une démission du Président sont-ils des pyromanes ou ont-ils un peu d'avance ?
00:54Bienvenue dans ce Grand Jury, Manuel Valls.
00:57A mes côtés pour vous interroger, Périne Tarnot de Public Sénat, Pauline Buisson de M6.
01:03Et nous serons rejoints en seconde partie par Karl Meus du Figaro.
01:07Dans ce Grand Jury, Manuel Valls, vous répondrez également à nos questions exprès.
01:10Et puis dans notre séquence Tout est politique, nous verrons aussi les conséquences concrètes de cette instabilité pour vos dossiers,
01:17notamment pour la Nouvelle-Calédonie.
01:20Vous êtes le sixième ministre des Outre-mer depuis 2022.
01:23Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:28Manuel Valls, dans quoi basculons-nous demain soir ?
01:31Est-ce qu'il s'agit d'une crise politique, d'une crise de régime ?
01:35Tout est possible en fonction de la responsabilité que chaque formation politique sera amenée à prendre demain,
01:44et évidemment dans les jours qui suivront.
01:46Quel est pour moi le fait le plus important de ces dernières heures dont on parle moins ?
01:51Sans doute vous l'évoquez sur vos antennes, mais j'entends moins les responsables politiques l'évoquer.
01:58C'est le bombardement, une nouvelle fois, de Kiev.
02:01800 drones et missiles russes qui se sont abattus sur la capitale ukrainienne,
02:08avec des morts et des destructions, notamment du siège du gouvernement.
02:12Donc nous voyons que nous sommes dans un moment clé, sous le plan géopolitique, pour l'avenir de l'Europe,
02:18parce que la Russie nous mène une guerre directe ou indirecte, hybride en tout état de gauche,
02:23cherche à influencer des élections en Europe, et nous, nous serions impuissentés à un moment où il faut augmenter le budget de la défense,
02:32il faut soutenir les efforts du président de la République, qui réunisse cette coalition de volontaires,
02:37si demain il y a un cessez-le-feu avec des troupes au sol.
02:40Donc sur tous ces sujets-là, j'espère que la raison l'emportera,
02:44et que nous éviterons un véritable suicide politique pour nos institutions et pour notre régime.
02:49On va revenir sur les solutions, mais pour qualifier ce qui se passe,
02:52Alain Duhamel, dans Le Monde, qu'on entend aussi sur RTL, estime que la crise, c'est 1958, en pire.
03:00Oui, moi je crois qu'on peut basculer vers une crise politique, vers une crise de régime, vers une crise démocratique.
03:06Toutes les grandes sociétés occidentales démocratiques sont touchées par la crise de la démocratie représentative.
03:14Nous avions, et nous avons, je crois, c'est pour ça que je les défends, des institutions solides.
03:19C'est le génie du général de Gaulle que d'avoir imaginé les institutions de la Vème République
03:23pour répondre à l'instabilité de la Vème République.
03:26Alors nous avons introduit la quatrième dans la cinquième.
03:29Donc il faut en sortir.
03:30Mais on n'est pas au bout de tout ça alors ? On n'arrive pas au bout de tout ça ?
03:32Non, parce que nous vivons évidemment incontestablement avec les conséquences de la dissolution de 2024,
03:40avec ce que nous n'avions jamais connu, une absence de majorité à l'Assemblée nationale,
03:45ce qui nous oblige les uns et les autres à chercher forcément des consensus, des compromis, des accords
03:51avec des forces politiques qui, quand on les entend, donnent parfois le sentiment
03:55qu'elles ont la majorité absolue ou que demain elles auraient la majorité absolue.
03:59Ça ne marche pas comme ça, donc ça veut dire qu'il faut trouver des solutions.
04:02On reviendra sur ces forces politiques.
04:03Périne Tarnot.
04:04Aujourd'hui, c'est le chef de gouvernement lui-même, François Bayrou, qui crée cette instabilité politique.
04:08Ce ne sont pas les oppositions.
04:10Est-ce que vous, vous avez compris cette décision de François Bayrou de recourir à un vote de confiance ?
04:15Ou est-ce que vous faites partie de ces ministres qui sont en colère contre cette décision ?
04:19La stabilité politique, elle existe.
04:21Elle existe depuis l'élection législative, les élections législatives de 2024.
04:28François Bayrou la précipite.
04:30On la réprécipite demain quand même.
04:31Je lui-même considère, ce que je peux comprendre, que à l'occasion du débat budgétaire, dans quelques semaines,
04:37nous aurions sans doute connu un moment difficile, peut-être même une censure sur l'engagement de la responsabilité du gouvernement.
04:44Vous comprenez cette décision ?
04:45Je comprends un responsable politique, un Premier ministre comme François Bayrou,
04:50qui depuis des années défend avec beaucoup de force le fait que nous ne pouvons pas continuer avec ce niveau de déficit et de dette,
04:59que nous ne pouvons pas la faire porter ou les faire porter sur les prochaines générations.
05:05Et d'une certaine manière, il a l'opinion sur ce sujet.
05:08Emmanuel Valls, ça fait deux fois qu'en quelque sorte, une chute du gouvernement est anticipée.
05:12C'était le cas et c'était la raison de la dissolution avancée par le Président de la République en 2024.
05:17C'est la raison de ce vote de confiance, de toute évidence, perdu demain par François Bayrou.
05:24Anticiper une chute du gouvernement, ça ne résout rien politiquement.
05:26Non, sinon que restera ce que François Bayrou a dit sur la dette et sur les déficits,
05:33et sur la nécessité de la responsabilité de tous.
05:37Vous savez, c'est lui qui m'a appelé au gouvernement.
05:39Je connais François Bayrou depuis des années, je connais ses combats.
05:44Il y a quelque chose de fort, aussi de très sincère dans ce qu'il dit.
05:48Et donc, il faut un peu d'élégance dans la vie politique.
05:51Non, donc vous n'entendrez pas de ma part une critique le concernant.
05:56Donc vous n'y voyez pas une forme d'orgueil de la part du Premier ministre ?
05:59Qu'il soit orgueilleux, qu'il ait une certaine idée de son rôle depuis des années dans notre vie politique,
06:07qu'il considère qu'il a mené des combats qui, aujourd'hui, plus que jamais, la réalité lui donne raison.
06:12Ça, je peux parfaitement le comprendre.
06:14Il faut un peu d'orgueil, d'égo, non ?
06:16Pour faire de la politique.
06:18J'ai occupé cette charge, celle de Premier ministre, dont j'en connais aussi la difficulté.
06:23Mais son combat est juste, en tout état de cause.
06:26Ça, personne ne le nie.
06:28Aurait-il fallu attendre le débat budgétaire pour essayer de chercher une voie ?
06:32Peut-être, en tout état de cause.
06:34Donc là, c'est quand même le reproche que vous lui faites,
06:36c'est de ne pas avoir cherché des voies de passage avec les oppositions durant cet été.
06:42En tout état de cause, quoi qu'il arrive demain,
06:45il faudra rechercher une voie pour trouver un accord sur la loi de finance,
06:51ou la loi de financement de la sécurité sociale.
06:53Et moi, j'ai une conviction, je réponds à une question que vous n'avez pas encore posée,
06:57c'est que nous devons tout faire pour éviter des élections législatives anticipées,
07:02une nouvelle dissolution qui précipiterait, encore une fois,
07:05le pays dans un suicide politique et dans le chaos institutionnel.
07:08Vous aviez anticipé ou redouté ce scénario, je vous cite.
07:11Vous aviez dit, en fin juillet, à François Bayrou,
07:14notre objectif, c'est bien d'aller au combat.
07:16Ce n'est pas de mourir sur scène, ce serait dramatique pour nos institutions.
07:20Comme vous le redoutiez, François Bayrou a bien choisi de mourir sur scène.
07:24Je ne sais pas si c'est mourir sur scène, parce qu'il sera toujours là et délivrera ses...
07:28C'était bien vos mots, ils ne sont pas travestis.
07:30Je crois qu'en tout état de cause, il faut et il faudra éviter dans les prochaines semaines
07:35de précipiter le pays dans le vide.
07:38Et donc, ça veut dire qu'il faut trouver un accord, d'abord à partir des forces
07:42qui aujourd'hui soutenaient ce gouvernement, et le faire avec les socialistes,
07:48puisque ce sont les seuls, me semble-t-il, aujourd'hui disponibles pour discuter de l'avenir du budget,
07:53puisque le Rassemblement National dit très clairement qu'il veut à la fois la dissolution de l'Assemblée Nationale,
08:00la démission du Président de la République, pour des raisons qui l'intéressent directement,
08:05alors que je crois qu'il n'est évidemment pas prêt à gouverner.
08:07Est-ce que vous regrettez la méthode choisie par François Bayrou ?
08:09Est-ce qu'il aurait dû négocier avant d'engager sa confiance ?
08:13Mais il a négocié avant, puisque nous avons réussi...
08:16Pas suffisamment, selon les propositions.
08:17Nous avons réussi à adopter la loi de financement, la sécurité sociale, au mois de février.
08:23On en parle de cet été, là.
08:25Il a tout tenté, notamment pour que les partenaires sociaux se mettent d'accord sur une réforme du régime des retraites,
08:31et d'ailleurs un certain nombre de conclusions concernant notamment la pénibilité, les carrières hachées,
08:37ce que porte plus particulièrement la CFDT.
08:40Il l'a dit, ces mesures devront être mises en œuvre dans les prochains mois,
08:45mais lui, il a considéré que c'était devenu trop difficile,
08:47que les forces politiques, après leur réaction à son intervention le 15 juillet,
08:55ne faisaient pas preuve, selon lui, de la responsabilité...
08:58Donc pour vous, François Bayrou n'a commis aucune erreur sur la méthode ?
09:02Quand on voit qu'il n'a pas cherché à échanger avec les oppositions cet été ?
09:05Mais le commentaire, je vous le laisse.
09:08Je constate, en tout cas de cause, les choix qu'il a faits, qui lui appartiennent.
09:12C'est sa vérité, il faut y voir aussi du panache et du courage,
09:17et en fonction de ce qu'il a mis sur la table,
09:19je pense que cela aussi indique le chemin qu'il faudra emprunter après.
09:23Je ne critiquerai pas le Premier ministre.
09:25Moi, par solidarité gouvernementale, je me sens très libre,
09:29mais aussi tout simplement par loyauté.
09:32Est-ce que vous appelez les députés de la coalition,
09:36demain, à bien voter la confiance, parce que certains semblent hésiter ?
09:41Est-ce que vous redoutez un score qui pourrait être humiliant pour François Bayrou ?
09:44Je redoute la séance de demain, parce que l'Assemblée nationale est instable,
09:51il y a peu d'élégance, il y a de la violence dans les propos.
09:56Je n'oublie pas ce que François Bayrou a vécu,
09:59et sur le plan local et le plan national, autour de ce qu'on a appelé l'affaire Betaram.
10:05C'est des moments extrêmement difficiles, pas seulement pour lui,
10:07mais tout simplement par la vie politique.
10:09Il n'y a plus aucune retenue, il y a une stratégie du chaos,
10:14de la confrontation, alors que le pays précisément aurait besoin,
10:18peut-être que je suis naïf en disant cela,
10:20aurait besoin d'apaisement.
10:22Mais c'est très différent, Manuel Valls, de ce que vous aviez vécu.
10:25Vous vous aviez fait deux votes de confiance,
10:27il y en a un qui était passé à 25 voix près,
10:29l'Assemblée nationale n'était pas plus aimable, forcément.
10:32Non, je ne dis pas qu'elle a été aimable.
10:33Le débat politique, il suffit de se rappeler, ou de lire plutôt,
10:38les débats entre Jean Jaurès et Georges Clémenceau,
10:42pour voir que sans micro à l'époque, et sans télévision, et sans réseaux sociaux,
10:47on n'était pas tendre à l'égard des adversaires politiques.
10:49Qu'est-ce qui sera différent demain ?
10:51Mais parce qu'on est dans un moment très particulier.
10:55La guerre en Europe, la guerre en Ukraine,
10:59une situation économique difficile,
11:01rendue encore plus complexe par l'attitude de l'administration Trump,
11:06un pays divisé, où on sent de la violence, de la colère,
11:11un rejet profond des responsables publics,
11:14mais d'une manière générale des élites,
11:17une situation financière extrêmement compliquée.
11:19Donc, dans ce moment-là, ce que j'attends, ce que j'espère,
11:23ce que je souhaite de toutes mes forces,
11:25c'est que les forces républicaines,
11:27celles qui ont gouverné, celles qui gouvernent aujourd'hui,
11:29donc je réponds à votre question,
11:31ceux et celles qui ont soutenu ce gouvernement depuis plusieurs mois,
11:36devraient, doivent voter la confiance.
11:38C'est au moins de la cohérence et de l'élégance.
11:41On voit bien effectivement les hésitations qui traversent les républicains,
11:44vos partenaires du socle commun,
11:45qui hésitent demain à voter ou non cette confiance à François Bayrouf.
11:50On a entendu Laurent Wauquiez ce matin,
11:52qui a donné une liberté de vote aux députés de son groupe.
11:54Mais que chacun agisse en conscience,
11:57collectivement ou individuellement,
11:59mais il y a la cohérence.
12:01Les républicains sont membres de ce gouvernement.
12:04Il y a des politiques publiques importantes
12:06qui ont été menées par ces ministres.
12:08Je pense évidemment aux questions de sécurité
12:11ou de transport en matière d'agriculture.
12:15Donc il faut de la solidarité dans un gouvernement
12:18et vis-à-vis d'un gouvernement qu'on a souhaité.
12:21Mais à quoi bon, pour ce qui me concerne d'ailleurs,
12:24trop commenter l'attitude des formations politiques.
12:27Moi ce que j'espère encore une fois,
12:29je n'appartiens plus à une formation politique,
12:31c'est que tout le monde soit à la hauteur.
12:33Et le problème n'est pas de suivre ses troupes,
12:37ses militants, même ses électeurs d'une certaine manière.
12:41C'est plutôt de se poser la seule question qui vaille.
12:43Qu'est-ce qui est bon aujourd'hui pour la France ?
12:46Qu'est-ce qui est nécessaire ?
12:48Avons-nous besoin d'une nouvelle crise institutionnelle
12:50avec une dissolution, voire même plus avec certains d'ailleurs,
12:55y compris parmi les républicains ?
12:57À mon grand étonnement évoque ce sujet,
12:59la démission du président de la République.
13:02Mais on est où, par rapport à la situation ?
13:05Est-ce qu'une dissolution aujourd'hui résoudrait les problèmes du pays ?
13:09Non, donnerait le pouvoir au Rassemblement National.
13:12Un contestement, en tout cas, l'en rapprocherait.
13:16Donc, quand on est membre de ce gouvernement,
13:18quand on l'a soutenu,
13:20quand on fait partie d'une grande famille politique,
13:22ça vaut pour les socialistes comme pour les républicains,
13:25et bien à ce moment-là,
13:26il faut être à la hauteur des responsabilités
13:29et des défis du pays, malgré, encore une fois,
13:33les fractures et les colères que nous connaissons tous.
13:35Vous redoutez une crise.
13:37Est-ce que la dramatisation est quand même la bonne méthode ?
13:40Avant la chute de Michel Barnier,
13:42des voix s'étaient élevées pour promettre une catastrophe
13:45qui, finalement, n'a quand même pas eu lieu.
13:47À force de crier au loup, ça devient inefficace, non ?
13:51Mais moi, je ne crie pas au loup.
13:53Je décris quelle sera la réalité.
13:57Je ne vais pas parler d'une catastrophe supplémentaire,
13:59ce plan financier.
14:01Enfin, en tout cas, écoutez,
14:02si le budget, dans quelques semaines, est rejeté,
14:04ne nous racontons pas d'histoire.
14:06Ça attendra les choses, évidemment, sur les marchés,
14:08sur le plan économique.
14:10Mais moi, je n'évoque pas, par exemple,
14:12une intervention du FMI.
14:13Je ne crois pas à ce type de sort net.
14:15Mais en tout cas, la situation sera empirée.
14:17Mais je crois, en revanche, une dissolution,
14:19parce que cette réalité existe.
14:21Regardons un peu les choses avec réalisme.
14:24Si, après demain,
14:26après la chute du gouvernement de François Bayrou,
14:30un nouveau Premier ministre essuyait une censure
14:34dans quelques jours ou dans quelques semaines,
14:36notamment à l'occasion du débat sur le budget,
14:39alors là, nous rentrerions, évidemment, dans l'inconnu
14:42et forcément vers la dissolution.
14:45Même si c'est, il faut toujours le rappeler,
14:47une compétence, une prérogative du président de la République.
14:50Une dissolution amènerait quoi ?
14:51Soit une situation chaotique de nouveau,
14:53parce que personne n'aurait la majorité absolue,
14:57soit, tout simplement, la victoire du Rassemblement National,
15:00avec qui nous ne partageons pas sa vision de l'Europe,
15:03du rôle de la France en Europe
15:04et des responsabilités de la Russie dans la guerre en Ukraine,
15:09avec qui nous ne partageons pas la même politique économique,
15:11puisqu'elle est plus proche de celle de la France insoumise
15:14que celle des formations politiques
15:16qui soutiennent le gouvernement
15:18et les solutions qu'il faut pour le pays,
15:20avec qui nous ne partageons pas, évidemment,
15:22de nombreuses valeurs.
15:23C'est ça ce que nous voulons ?
15:24C'est un Rassemblement National
15:26dont les amis, au niveau du Parlement européen,
15:29sont ceux de M. Orban,
15:31de l'extrême droite européenne,
15:33d'un projet qui n'a rien à voir
15:34avec ce que je pense de l'Europe.
15:36Ça ne nous empêche pas de débattre,
15:38de discuter avec cette formation politique,
15:40mais nous pouvons dire que ça n'est pas la solution pour le pays.
15:43Et donc, s'il faut se préparer demain, en 2027,
15:46à un projet pour le pays
15:47qui reposera forcément sur des accords,
15:49sur une coalition,
15:50mais sur un programme qui doit être pensé et écrit
15:53et pas sur uniquement une coalition de circonstances
15:55bâtie après les législatives de 2024,
15:59alors à ce moment-là, nous n'avons pas besoin,
16:01le pays n'a pas besoin,
16:02de se précipiter dans une dissolution
16:04et dans une crise de régime.
16:05Vous venez de donner beaucoup de scénarios,
16:07Manuel Valls, on va revenir dessus,
16:08mais auparavant, Périne Tarnot.
16:09Alors, quel doit être, selon vous,
16:11le profil idéal du futur prochain ministre ?
16:13Quel portrait robot politique vous en dressez ?
16:15Du prochain Premier ministre ?
16:16Mais ce n'est pas à moi de le décider,
16:17parce que dans les institutions de la Ve République,
16:19les choses sont claires,
16:21c'est le Président de la République,
16:22en fonction, évidemment, de la situation politique,
16:24choisit un ou une Première Ministre.
16:27Donc, c'est à lui de faire ce choix.
16:29Mais c'est forcément quelqu'un
16:30qui correspond, évidemment,
16:33à la majorité relative
16:36ou au bloc central.
16:39Je ne sais pas comment il peut être appelé.
16:41Bref, ceux qui ont soutenu
16:42Michel Barnier et François Barnier
16:45et François Bayron
16:46au cours de ces derniers mois,
16:49mais qui soient aussi
16:50en capacité de dialoguer
16:52avec les oppositions
16:53et notamment avec le Parti Socialiste.
16:56Donc, voilà quel est le profil.
16:57Mais surtout, il faut se mettre d'accord
16:59sur ce que nous voulons.
17:00C'est-à-dire garder, évidemment,
17:01le cap dans bien des domaines.
17:04J'ai compris à mon propre domaine
17:05celui des Outre-mer,
17:07mais c'est vrai aussi
17:07en matière de lutte
17:08contre l'insécurité
17:10ou le narcotrafic.
17:12Et puis, enfin,
17:13capable également de dialoguer,
17:14de trouver,
17:15parce qu'il faudra
17:15une base de compromis
17:17avec les socialistes.
17:19Il faudra trouver des compromis,
17:23des concessions sans aucun doute,
17:24et puis, bien sûr,
17:25un accord de la censure.
17:26C'est ce que dit d'ailleurs
17:27l'ancien président de la République,
17:28François Hollande,
17:29aujourd'hui,
17:29dans son interview à la tribune.
17:31Et ça me paraît
17:32la ligne qu'il faudra adopter.
17:34Mais ça peut déboucher sur quoi,
17:35Manuel Valls ?
17:35Sur un accord de non-censure
17:37ou sur une coalition ?
17:39Je crois que la coalition
17:40avec les socialistes,
17:42elle est aujourd'hui difficile,
17:43sinon impossible.
17:45Parce que je ne suis pas sûr
17:45qu'ils en veuillent eux-mêmes.
17:48Ce type de coalition,
17:49elle ne peut être que le résultat,
17:50me semble-t-il,
17:52de l'élection présidentielle.
17:53Mais ça ne veut pas dire pour autant
17:55que dans le cadre aujourd'hui
17:56de l'Assemblée nationale,
17:57nous ne sommes pas capables
17:58de discuter et de trouver
18:00des compromis
18:01sur la trajectoire budgétaire,
18:03sur le niveau de déficit,
18:04sur le niveau de taxation
18:07des hauts revenus,
18:09sur la politique familiale,
18:11sur les choix à faire
18:11en matière de sécurité sociale.
18:13Il y a, me semble-t-il,
18:14malgré toutes les contraintes
18:15qui ont été rappelées
18:16par François Bayrou,
18:17il y a des espaces
18:18de discussion
18:19et de négociation.
18:21Je ne le crois pas par eux,
18:23parce que c'est mon ancienne
18:23famille politique seulement,
18:25mais parce que je crois
18:26que c'est nécessaire
18:26et ça sera juste
18:27également pour le pays.
18:29Mais l'accord de non-censure,
18:30il a été tenté
18:30par François Bayrou,
18:31on voit où ça nous a mené,
18:33qu'est-ce qui changerait
18:33avec un nouveau ministre ?
18:34Mais il a été possible,
18:35il a été possible
18:36il y a quelques mois,
18:37pourquoi ne serait-il pas possible
18:39aujourd'hui ?
18:40Avec une échéance courte ?
18:41Oui, mais il n'y a pas
18:42d'autre choix.
18:42Oui, vous avez raison,
18:43l'échéance courte,
18:44elle est y compris
18:44sur le plan constitutionnel,
18:46il faut présenter
18:47la loi de finances,
18:48le projet de loi de finances
18:48devant le Parlement
18:49à la mi-octobre.
18:52Mais évidemment,
18:53en n'échappant pas
18:54à la vérité
18:56rappelée par le Premier ministre,
18:58c'est-à-dire
18:59le fait que la charge
19:00de la dette
19:00représente 66 milliards d'euros
19:02en 2025,
19:04il faut toujours rappeler
19:04ce chiffre,
19:05et que nous pouvons atteindre
19:06107 milliards d'euros
19:08en 2029,
19:09ce qui représente
19:09une véritable asphyxie.
19:10Donc ça veut dire
19:11qu'il faut trouver
19:11des solutions
19:12pour faire baisser
19:14les déficits
19:15et la dette,
19:17mais il faut aussi
19:17répondre à l'exigence
19:19de justice sociale
19:21et d'égalité
19:21à laquelle aspire
19:24le compatriote.
19:25Donc,
19:26il me semble,
19:26on ne se mettra pas
19:27d'accord sur tout,
19:28bien évidemment,
19:28il ne s'agit pas
19:29d'un accord de coalition,
19:30je ne pense pas
19:30que les socialistes
19:31soient entrés au gouvernement.
19:32Et vous voyez bien
19:33la réaction du côté des LR.
19:36Mais il faut trouver,
19:37en tout cas,
19:39des bases d'accords
19:40pour une non-censure
19:41et aussi
19:42pour que la France
19:43ait un budget.
19:44Alors justement,
19:44le parti socialiste
19:45a posé finalement
19:47ces conditions
19:47cette semaine
19:49avec l'idée
19:50de diviser par deux
19:51l'effort
19:52sur les déficits,
19:53de suspendre immédiatement
19:54la réforme des retraites
19:55de 2023
19:57et de réduire
19:58les aides
19:58aux entreprises
19:59et puis d'instaurer
19:59même une taxe,
20:00la taxe Zuckmann
20:02sur les plus riches.
20:04Poser ça
20:05en base de départ,
20:06ça veut dire
20:06que les socialistes
20:09ne pourront jamais
20:09soutenir le prochain gouvernement
20:11si ce n'est pas
20:11quelqu'un de chez eux.
20:12mais il s'agit d'abord
20:13de trouver un accord
20:14sur le budget
20:15et d'éviter la censure.
20:17Est-ce qu'on peut aller
20:18plus loin ?
20:18On verra dans...
20:19Mais ce point de départ-là...
20:20On verra dans la discussion.
20:21Ce point de départ-là,
20:22est-ce que pour vous,
20:23ça montre que les socialistes
20:24veulent discuter
20:26ou au contraire
20:26qu'ils sont en train
20:27de bloquer la situation ?
20:28Je vais être positif,
20:28parce que c'est évidemment
20:29facile
20:30de démolir
20:33tel ou tel programme.
20:35Là où je suis
20:36et aspirant
20:38à trouver un accord
20:38pour éviter
20:39la dissolution,
20:42je cherche à voir
20:42les aspects positifs.
20:44Au moins,
20:45les socialistes
20:45proposent un contre-budget,
20:47en tout cas,
20:47un certain nombre
20:48de propositions
20:49qui ne correspondent pas
20:51tout à fait
20:52à celles
20:52du nouveau Fonds
20:53populaire
20:54en 2024.
20:56Ils marquent clairement
20:57la volonté
20:57de trouver un chemin,
20:59contrairement
20:59à ce que dit
21:00la France insoumise
21:01qui les abreuve
21:02d'injures.
21:04Après,
21:04il faut regarder
21:04en effet les sujets.
21:05Est-ce qu'on peut revenir
21:06sur la réforme des retraites ?
21:08Je ne le crois pas.
21:08D'ailleurs,
21:09la CFDT elle-même
21:10dit que c'est un sujet
21:11de l'élection présidentielle.
21:12En revanche,
21:13on peut mettre en œuvre
21:14une partie
21:15de ce qui avait été
21:16la base
21:17d'un accord
21:17partiel
21:18entre les partenaires sociaux
21:20à l'occasion
21:20du conclave
21:21sur les retraites.
21:23Est-ce qu'il faut
21:23taxer davantage
21:25les fortunes
21:26et le patrimoine ?
21:27Je le crois.
21:27Est-ce que c'est possible ?
21:28Ça a toujours été
21:29un tabou, ça,
21:29chez Emmanuel Macron.
21:30Oui, mais déjà,
21:31il y a la taxe
21:32prévue par le gouvernement
21:34de Michel Barnier
21:35qui est mise en œuvre.
21:35Est-ce qu'il faut aller
21:36plus loin ?
21:37Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
21:38Oui, sans doute,
21:39sans mettre évidemment
21:40en cause
21:40l'outil de production.
21:42Est-ce que c'est la taxe...
21:43Aller jusqu'à la taxe Zuckman ?
21:44Est-ce que c'est la taxe Zuckman
21:45dont on voit bien
21:46qu'elle pourrait représenter
21:48un vrai problème
21:50pour notre économie,
21:52pour la croissance
21:52et pour les entreprises ?
21:54Je crois qu'on ne peut pas
21:55aller aussi loin.
21:55Mais en tout cas,
21:56sur les principes,
21:57on peut peut-être...
21:57avancer sur la taxe Zuckman.
22:00Son problème,
22:01c'est que l'assiette
22:02est large,
22:05elle est mondiale,
22:06qu'il faut revoir
22:07toutes les conventions
22:08internationales fiscales
22:10et donc,
22:10elle ne pourrait pas
22:11être mise en œuvre.
22:12Mais sur l'idée
22:12qu'on peut taxer davantage
22:14les plus hautes fortunes
22:16du pays
22:16et le patrimoine,
22:19à condition que ça soit
22:20évidemment possible,
22:22que ça ne soit pas
22:23prohibitif,
22:24je crois qu'on peut avancer
22:25sur ces sujets.
22:27Emmanuel Valls,
22:27dans la liste
22:28que vous donnez quand même,
22:29ça demande à Emmanuel Macron
22:31de lever ce qui est,
22:33pour le camp présidentiel,
22:34des tabous.
22:35Mais le président de la République...
22:36D'augmenter les impôts,
22:38de...
22:38Il a toujours refusé
22:39à faire depuis 7 ans.
22:40Mais le président de la République,
22:41lui-même,
22:43a soutenu l'initiative
22:45du Premier ministre,
22:46nous a encouragé encore,
22:47lors du dernier conseil
22:49des ministres,
22:50à soutenir François Bayrou,
22:52ce que je fais devant vous.
22:54Mais il a lui-même dit
22:55qu'il fallait
22:56discuter avec les socialistes,
22:58en tout cas,
22:58c'est ce que j'ai lu
22:59dans la presse.
23:00Bon, donc,
23:01si on veut discuter
23:01avec les socialistes,
23:03et si les socialistes
23:03sont prêts à discuter
23:04avec le futur Premier ministre
23:06après le vote
23:07de demain soir,
23:09alors ça voudra dire
23:09qu'il faudra,
23:10les uns et les autres,
23:11faire un chemin.
23:12Ça a été possible
23:13il y a quelques mois,
23:14sans doute faut-il
23:15aller plus loin,
23:16et en tout cas,
23:16il faut créer
23:16les conditions
23:17de la confiance
23:18entre les différentes
23:19formations politiques,
23:21à la fois sur ce qu'il faut
23:22pour le pays
23:22en termes budgétaires,
23:24en termes de priorité,
23:24mais aussi sur l'idée
23:26qu'on se fait
23:26de la situation politique
23:27que nous vivons aujourd'hui
23:28et sur le fait
23:29qu'il faut éviter
23:30de précipiter le pays
23:31vers un suicide politique.
23:33Toutes les formations politiques,
23:34d'ailleurs,
23:35de ce que j'appelle
23:35l'arc républicain.
23:3643 milliards,
23:3744 milliards d'euros
23:38d'économies,
23:39c'était trop ?
23:40Mais en tout cas,
23:41ça correspond,
23:42sans aucun doute,
23:43à l'effort qu'il faut faire.
23:44Est-ce que cet effort,
23:45il faut le faire ?
23:47D'ici 2028,
23:472029,
23:482029,
23:482030,
23:49il y a toute la discussion
23:50aussi sur l'horizon.
23:51C'est d'ailleurs une nuance
23:53que je peux apporter
23:54par rapport au discours
23:55du Premier ministre
23:56puisqu'il englobe
23:57ces 40 dernières années
23:59dans une même opprobre
24:01concernant
24:02les politiques budgétaires,
24:04puisque je ne dis pas
24:05que tout a été bien fait.
24:07Vous trouvez ça populiste
24:08comme le dit
24:09François Hollande ?
24:11D'une manière générale,
24:12je fais attention
24:13à ce qu'on ne met pas
24:14tout le monde
24:14dans le même sac
24:15sur tous les sujets.
24:16Parce qu'évidemment,
24:18ça fait le jeu
24:18des discours populistes
24:20qui consistent
24:20en permanence
24:21à dire
24:23qu'il faut tous les dégager,
24:24alors qu'ils sont eux-mêmes
24:26tous dans le même système
24:27depuis aussi des années.
24:30Mais revenons à l'essentiel.
24:31Quand en 2014,
24:32je deviens Premier ministre,
24:34j'annonce l'effort
24:35qu'il faudra faire
24:36en termes d'économie,
24:3750 milliards sur 3 ans.
24:40Et à la fin du quinquennat
24:41de François Hollande,
24:41ça a été trop souvent oublié,
24:44les déficits sont à 2,7%.
24:47Et d'ailleurs,
24:49au cours des deux premières années
24:50du quinquennat
24:50d'Emmanuel Macron,
24:52ce dernier poursuivra
24:53ce même effort.
24:54Effort, ça veut dire
24:54que c'est possible.
24:56À la fin de la législature,
24:58ça nous renvoie évidemment
24:59à très loin,
25:01à Lionel Jospin,
25:03nous étions à des chiffres
25:04de la dette
25:04et des déficits
25:06qui n'ont rien à voir
25:07avec ce que nous avons connu
25:08au moment de la présidence
25:09de Nicolas Sarkozy,
25:10mais il est vrai
25:11qu'il faisait face
25:11à une crise financière
25:12majeure,
25:13où maintenant,
25:14c'est vrai,
25:15après les crises
25:16du Covid,
25:18de l'Ukraine
25:19et de l'inflation,
25:21et l'énergie
25:22et donc de l'inflation.
25:23Donc, faisons attention,
25:25nous vivons des époques
25:26évidemment différentes,
25:27mais je pense
25:28qu'on peut réduire
25:29dans le temps
25:29déficit et dette,
25:32mais il faut savoir
25:32sur qui cet effort
25:33collectif,
25:34bien évidemment,
25:35doit reposer.
25:37les petits salaires,
25:38les gens qui triment,
25:39qui ont déjà énormément
25:40de difficultés,
25:41doivent être épargnés
25:42de ces efforts
25:43et chacun doit participer
25:44de cet effort collectif,
25:45sinon tout le monde
25:46sera emporté
25:47par un mouvement
25:48de colère
25:49de la part
25:49de nos compatriotes
25:50qui considère
25:51que trop souvent
25:52les politiques économiques
25:53et fiscales,
25:53ça peut être injuste,
25:54François Bayrou le rappelait hier,
25:56mais sont injustes.
25:57Donc la question
25:57des deux jours fériés
25:58et travaillés,
25:58c'est une erreur ?
25:59Mais il faudra faire
26:00de toute façon
26:01un moment ou l'autre,
26:02moi je le crois,
26:03un effort
26:03pour travailler davantage,
26:05pour produire plus,
26:06mais là aussi
26:07le Premier ministre
26:08n'a jamais dit
26:08que cet élément-là
26:10n'était pas en discussion
26:11et qu'on pouvait trouver
26:13également des compromis.
26:14Personne ne peut dire
26:15le contraire
26:16quand on regarde
26:16par exemple
26:17la situation
26:18du mois de mai.
26:19Donc on peut trouver
26:20un certain nombre
26:20de solutions,
26:21là aussi ça fait partie
26:22de la discussion,
26:23on a tous compris
26:24que cette proposition
26:25n'était pas vraiment partagée
26:27par la plupart
26:28des groupes
26:28et des partis politiques
26:30représentés à l'Assemblée nationale.
26:31Pour revenir à la discussion
26:33avec les socialistes,
26:33on peut néanmoins
26:34trouver curieux
26:35de discuter avec la gauche
26:36dans l'état politique
26:37actuel en France,
26:38dans une France
26:39qui penche clairement
26:39à droite, non ?
26:41Mais ça veut dire
26:42quoi pencher à droite ?
26:45Vous avez en face de vous
26:46un républicain
26:47de gauche
26:48qui participe
26:49à ce gouvernement
26:50qui considère
26:51que la sécurité
26:52doit être une priorité,
26:54qui était effrayée
26:55par la montée en puissance
26:56du narcotrafic
26:57dans l'Hexagone
26:58comme dans les Outre-mer,
27:01qui considère
27:01qu'il faut une maîtrise
27:02de l'immigration
27:03et qui pense
27:04que l'école
27:05doit toujours être
27:06une priorité
27:06à condition
27:07de la réformer
27:08en profondeur,
27:09qui considère
27:09qu'il faut davantage
27:10de justice sociale
27:11et fiscale
27:12et qui considère
27:14également
27:14qu'il faut un effort
27:15de défense majeur
27:16pour faire face
27:17aux grands défis,
27:18aux dangers
27:18auxquels notre pays
27:19fait face.
27:20Donc c'est ça,
27:21être de gauche.
27:22La droite,
27:23c'est le Rassemblement national,
27:24c'est la droite républicaine,
27:27la droite gaulliste
27:28quand on connaît
27:29les positions
27:30des élus
27:31du Rassemblement national
27:32sur Vladimir Poutine
27:33ou sur la guerre
27:34en Ukraine
27:35ou l'absence
27:36de propositions sérieuses
27:38en matière
27:38de réforme des retraites.
27:39Donc je ne veux pas
27:41additionner
27:42le Rassemblement national,
27:44l'extrême droite,
27:45avec la droite républicaine.
27:47C'est je crois
27:47une contre-vérité,
27:49une fausse analyse
27:50par rapport
27:51à ce qu'a été
27:51le parcours
27:52de la droite républicaine
27:54tout au long
27:55de la Vème République
27:56qu'il y ait besoin
27:57d'ordre,
27:58oui,
27:59mais cet ordre
27:59il doit être juste,
28:00c'est un ordre républicain,
28:01c'est un ordre social
28:02auquel aspirent
28:04les Français.
28:05On parlera
28:05du mouvement
28:06du 10 septembre
28:07et du mouvement
28:08de syndicaux
28:08aussi dans la seconde partie
28:10de ce Grand Jury.
28:11Manuel Valls,
28:11ministre d'État
28:12et ministre des Outre-mer
28:13est notre invité.
28:14A tout de suite.
28:14Suite du Grand Jury
28:26présenté par Olivier Bost.
28:29Manuel Valls,
28:30ministre d'État
28:31et ministre des Outre-mer
28:33est notre invité.
28:34Perrine Tarnot
28:34de Public Sénat
28:35et Karl Meus
28:36du Figaro
28:37sont à mes côtés
28:38pour vous interroger.
28:40Le Grand Jury,
28:41l'actualité de la semaine.
28:43Manuel Valls,
28:45à l'instant
28:45sur le Média Brut,
28:47François Bayrou
28:48vient d'estimer
28:49de dénoncer
28:50des forces politiques
28:51en guerre civile
28:52les unes avec les autres
28:53depuis trois ans
28:54à l'Assemblée
28:55qui vont s'allier
28:56ensemble
28:57pour abattre
28:58le gouvernement.
28:59Guerre civile,
29:00le mot vous semble
29:01excessif ?
29:02En tout cas,
29:02parfois,
29:03je le disais
29:03il y a un instant,
29:04dans ce que je vois,
29:06ce que j'entends
29:06à l'Assemblée nationale,
29:08pas au Sénat
29:08qui est préservé de cela,
29:10on a le sentiment
29:11en effet
29:11d'une forme
29:12de guerre civile,
29:13en tout cas
29:13de mots définitifs.
29:15Mais encore une fois,
29:16entre une partie
29:17de ces formations politiques,
29:18ce ne sera pas le cas
29:19avec le Rassemblement national,
29:20ce ne sera pas le cas
29:21avec la France insoumise,
29:22mais les autres formations politiques
29:24devront trouver
29:25un chemin.
29:26Et je crois
29:26que c'est possible
29:27pour éviter le pire,
29:29pour éviter le suicide collectif,
29:31pour trouver une solution
29:32pour le pays.
29:34Parce que nous sommes
29:34dans un paradoxe
29:35où nos propres compatriotes,
29:36où les Français,
29:37on voit bien
29:37d'une certaine manière,
29:38marquent une forme
29:41de rejet
29:41des élites
29:42des formations politiques
29:44d'une manière générale,
29:45veulent un grand coup de balai.
29:46Et de l'autre côté,
29:46ils sont aussi inquiets.
29:48Et les mêmes nous disent
29:49qu'il faut également
29:50trouver des solutions.
29:51Mais ces solutions,
29:52il appartient aux formations politiques
29:54de les trouver.
29:55On vous entend parler
29:56de ce chemin,
29:57de ces compromis à trouver.
29:58Est-ce que vous pourriez
29:59être la personnalité
30:00qui aide à clarifier
30:01cette situation politique ?
30:03Évidemment aussi.
30:04Et je me présente
30:05et j'envoie mon CV.
30:07Non, il faut être sérieux.
30:09Ce n'est pas mon rôle.
30:10Ce n'est pas ma place.
30:12Il y a d'autres personnalités,
30:13je crois,
30:14qui sont capables
30:14et qui sont mieux placées
30:16pour trouver une solution.
30:17Moi, j'ai une mission
30:18depuis le mois de décembre.
30:20Et ça, c'est au président
30:21de la République
30:21de la trouver.
30:24Et qui corresponde,
30:25évidemment,
30:26à la recherche
30:26de ce compromis.
30:28Moi, je ne m'attendais pas
30:29à revenir au gouvernement.
30:30C'est François Bayrou.
30:31Et c'est pour ça
30:31que je suis très reconnaissant
30:33qui m'a confié
30:34cette mission passionnante
30:35qui est de trouver
30:36des solutions
30:37pour restaurer
30:39la paix civile
30:39en Nouvelle-Calédonie,
30:40pour reconstruire Mayotte,
30:42pour créer
30:42un nouveau lien différent
30:43entre les territoires
30:45ultramarins
30:45et l'Hexagone.
30:46Mais par mon expérience,
30:47parce que j'étais
30:48chef du gouvernement,
30:49ministre de l'Intérieur,
30:50que j'ai déjà
30:50un long parcours politique,
30:52j'essaierai toujours
30:53d'aider à trouver
30:54une solution.
30:56Il y a un autre chemin
30:56possible,
30:56en tout cas,
30:57qui est proposé
30:58chez les Républicains
31:00notamment par Jean-François Copé,
31:01Valérie Pécresse
31:02encore ce matin
31:03l'a rappelé,
31:03qui est de dire au fond
31:04pour une clarification,
31:06est-ce qu'il ne faut pas
31:07que le président
31:08de la République
31:09démissionne,
31:10provoque une élection
31:11présidentielle
31:12qui est l'élection
31:12qui permet aux Français
31:13de choisir
31:14parmi des projets
31:16et donc ensuite
31:17d'engager le pays
31:18pour cinq ans ?
31:19Ça serait un précédent
31:21qui...
31:22De Gaulle l'a fait
31:22en 1969 ?
31:23Oui, mais il a lui-même,
31:24il s'est lui-même
31:25engagé devant les Français.
31:27Il a mis sa responsabilité
31:29en jeu,
31:30que je sache,
31:31Emmanuel Macron
31:32ne l'a pas fait,
31:34y compris au moment
31:34de la dissolution.
31:36Jacques Chirac,
31:36d'ailleurs,
31:36ne l'avait pas fait
31:37non plus en 1997.
31:39Il pourrait provoquer
31:40un référendum ?
31:41Oui, mais ça,
31:42encore une fois,
31:42ça serait de sa responsabilité.
31:44Mais là,
31:45il ne s'agit pas de cela.
31:45Il s'agit d'obliger
31:46de créer un mouvement,
31:48je ne sais pas comment,
31:49d'ailleurs,
31:50qui vise à provoquer
31:51une crise
31:52et à faire partir
31:53le président de la République.
31:55Et donc,
31:55on créerait un précédent.
31:56Ça veut dire que
31:57à toute crise,
31:58à toute difficulté,
31:59et si demain,
31:59il n'y a pas une majorité
32:00absolue à l'Assemblée nationale
32:01après l'élection
32:02du nouveau président
32:04de la République
32:05dans ce scénario ?
32:06Qu'est-ce qu'on fait ?
32:06On fait démissionner
32:07le président de la République
32:08à chaque fois...
32:08Vous dites Valérie Pécresse,
32:10Jean-François Copé,
32:11précipitateur de...
32:11Ça n'est pas ma lecture
32:12des institutions
32:13de la Ve République.
32:16Et dans ce moment-là,
32:17grave, encore une fois,
32:18sur le plan géopolitique
32:19et ce qui se passe
32:20en Europe
32:21avec nos propres défis
32:22internes,
32:23on ne va pas rajouter
32:24une crise
32:25à la crise.
32:26Et Emmanuel Macron
32:27a eu raison
32:28l'autre jour
32:30de dire qu'il resterait
32:31jusqu'au bout.
32:31Il est en train
32:32de jouer un rôle
32:32tout à fait fondamental
32:34dans cette coalition
32:36de volontaires,
32:37dans les discussions
32:38qui ont lieu
32:38avec le président Trump
32:40pour que celui-ci,
32:41pour que les Etats-Unis
32:41d'Amérique
32:42soutiennent davantage
32:43l'Ukraine face à l'Europe.
32:45On est en train quand même
32:46de jouer le destin
32:47de l'Europe
32:48et il y en a
32:49qui imaginent
32:49que maintenant,
32:50il faudrait
32:50des élections législatives
32:52anticipées,
32:53voire même la démission
32:53du président de la République.
32:55Et puis,
32:55on est dans un moment
32:55historique
32:56où il faut préserver
32:58à compter les institutions
32:59de la Ve République.
33:00Dans les sondages,
33:01quand on interroge
33:01les Français,
33:02ce sont deux options
33:03qu'ils privilégient
33:05à 60% par an.
33:06Je suis toujours
33:07très respectueux
33:08de mes compatriotes
33:09et j'ai été candidat,
33:13battu,
33:14élu.
33:15Je sais que c'est difficile
33:16d'essayer
33:19de capter
33:20toutes les attentes
33:21de nos compatriotes.
33:23Mais dans ces moments-là,
33:24je crois
33:25que le rôle
33:26des responsables politiques,
33:27ce n'est pas
33:27de lire uniquement
33:28les sondages
33:29et d'être dans le suivisme,
33:31y compris parfois
33:32des contradictions
33:33qu'expriment
33:34nos compatriotes.
33:35Et le rôle
33:35des politiques
33:36dans ce moment-là
33:37difficile,
33:37c'est de dire,
33:38attention,
33:39nous sommes dans
33:39un moment historique
33:40très particulier
33:41en Europe,
33:42dans le monde,
33:43en Europe
33:44et dans notre pays.
33:46Écoutez,
33:46quand on voit
33:46la photo autour
33:47de Xi Jinping
33:48en Chine
33:50il y a quelques jours,
33:52on voit bien
33:52le monde
33:53qui est en train
33:53de se dessiner.
33:54Et nous,
33:55grande puissance,
33:56puissance nucléaire,
33:57membres permanents
33:57du Conseil de sécurité,
33:59nous sommes en train
34:00de construire
34:01la Grande-Bretagne
34:02et l'Allemagne,
34:03nous précipiterions
34:04aujourd'hui même
34:05le pays
34:06pour régler nos problèmes
34:06internes
34:07dans des élections législatives
34:08voire dans une présentielle.
34:09Non,
34:10ce n'est pas ma lecture
34:10des institutions
34:11et ce n'est surtout pas
34:13ma lecture
34:13de la solution
34:14qu'il faut pour le pays.
34:15Si vous le voulez bien
34:16Manuel Valson,
34:16on reviendra sur la situation
34:17internationale,
34:18mais auparavant
34:18et sur la situation nationale
34:20et dans cette période
34:22de crise,
34:22est-ce que vous redoutez
34:23le mouvement du 10 septembre,
34:25bloquons tout,
34:25et ensuite le mouvement
34:26syndical du 18 septembre ?
34:29Est-ce qu'il peut y avoir
34:29un manque d'autorité
34:30avec un gouvernement
34:32par intérim
34:32à ce moment-là ?
34:33Non,
34:33je pense que l'État,
34:35incarné notamment
34:36par les préfets,
34:37par ses forces
34:37de sécurité intérieures,
34:39policiers et gendarmes,
34:41incarne cette autorité.
34:43Il ne faut jamais redouter
34:44les mouvements sociaux,
34:46mais nous sommes
34:46dans un moment,
34:47encore une fois,
34:48de crise de la représentativité.
34:49C'est vrai politique,
34:50mais c'est vrai aussi social.
34:52Et on le voit bien
34:53dans le monde d'aujourd'hui
34:54avec les réseaux sociaux,
34:55avec ce que nous avons connu
34:56autour des gilets jaunes,
34:59tout est possible.
34:59les expressions
35:01de mécontentement,
35:02elles sont légitimes
35:03dans une démocratie.
35:04Ce qui n'est pas possible,
35:05évidemment,
35:06c'est la violence.
35:07Mais pour y répondre,
35:08vous n'avez pas de gouvernement
35:08qui peut concrètement
35:10faire quelque chose,
35:11si vous êtes en train
35:12de gérer les affaires courantes,
35:13ça a complexifié quand même...
35:15Eh bien, ça veut dire
35:15qu'il ne peut pas y avoir
35:16trop de vacances du pouvoir.
35:19Ça veut dire qu'Emmanuel Macron
35:20doit aller de très vite
35:21trouver un vote...
35:21Oui, ça voudrait dire
35:22qu'après, demain soir,
35:24si le vote est confirmé,
35:25comme tous les pronostiqueurs
35:27professionnels que vous êtes
35:28l'attendent,
35:29et je ne peux pas vous donner tort,
35:30ça veut dire qu'il faut aller
35:31très vite.
35:32Ça, c'est un message
35:33à Emmanuel Macron ?
35:34C'est un conseil
35:36très respectueux,
35:37mais il faut aller très vite
35:39dans la nomination
35:40d'un chef du gouvernement
35:41et d'un gouvernement.
35:43Non seulement parce que,
35:44je le disais,
35:45il faut préparer le budget,
35:47il faudra le déposer
35:48à l'Assemblée nationale
35:49et au Sénat,
35:50mais aussi pour les raisons
35:52que vous venez d'évoquer.
35:53Il ne peut pas y avoir
35:54de flottement de vacances
35:56du pouvoir.
35:58Ce sont ça,
35:59les institutions
35:59de la Ve République,
36:01avec un chef de l'État
36:02qui nomme
36:03un Premier ministre
36:04et un gouvernement
36:05qui gouverne
36:06et qui,
36:06vu la situation politique,
36:08doit trouver
36:08les compromis nécessaires.
36:09Je ne cesse de le répéter
36:10depuis le début
36:11de cette émission.
36:11Dans ce contexte
36:12que vous venez d'écrire,
36:13la France insoumise
36:14va déposer au Parlement
36:15une procédure
36:16de destitution
36:17du président de la République.
36:18Il n'y aura certainement
36:19pas de majorité au Parlement
36:20pour l'adopter,
36:22mais qu'est-ce que cela dit,
36:23selon vous,
36:24de ce que souhaite
36:25Jean-Luc Mélenchon,
36:26de ce qui est devenu
36:27le leader
36:27de la France insoumise ?
36:29Parce qu'il est devenu,
36:29ce qu'il a déjà
36:30depuis de nombreuses années,
36:32il renoue,
36:33il continue
36:34sur le filon populiste
36:36qui est le sien.
36:37Mais la France insoumise
36:38est cohérente,
36:39elle cherche le chaos.
36:40Elle cherche le chaos.
36:41Elle cherche même,
36:42ça j'en suis convaincu,
36:43demain,
36:43la victoire
36:44du Rassemblement national
36:45pour pouvoir précisément
36:46opposer
36:47sa vision
36:48révolutionnaire,
36:50insurrectionnelle,
36:51qui vise à créer
36:52les conditions
36:53d'une révolution,
36:55en tout cas,
36:55d'une insurrection
36:56politique et sociale.
36:58Ce n'est pas ma culture.
36:59A priori,
37:00ce n'est pas la culture
37:00non plus des socialistes.
37:02C'est pour ça que
37:03le Parti socialiste,
37:04et je m'en réjouis,
37:05mais il doit le dire
37:05encore plus clairement,
37:07s'éloigne et doit
37:08s'éloigner de toute alliance
37:09avec la France.
37:11Donc ne pas rééditer
37:12l'accord du Front populaire.
37:12Vous parliez de gauche
37:13et de droite.
37:15Autant je crois
37:15qu'il ne faut pas additionner
37:16la droite républicaine
37:18avec le Rassemblement national.
37:19Je crois aussi
37:20qu'on ne peut pas additionner,
37:21quand on fait le total
37:22des gauches,
37:23la France insoumise,
37:25son discours populiste,
37:27qui frise d'ailleurs
37:28avec un discours antidémocratique,
37:30avec la tradition
37:31sociale-démocrate
37:32et républicaine
37:33des socialistes.
37:34Le Grand Jury 2027,
37:38c'est demain.
37:39Alors, nous avons beaucoup parlé
37:40de ce qui va se passer demain
37:42et puis dans les jours qui viennent.
37:44Mais pour se projeter un peu,
37:45nous allons parler maintenant
37:46de 2027,
37:47alors qu'il n'y a pas sans rapport
37:48d'ailleurs avec ce qui se passe
37:49en ce moment.
37:50Édouard Philippe,
37:51Gabriel Attal,
37:52Gérald Darmanin,
37:53les candidats du socle
37:55macroniste sont nombreux
37:56à vouloir se présenter
37:57à l'élection présidentielle.
37:59Qui soutiendrez-vous ?
38:00Je crois qu'il faut d'abord
38:01parler de méthode.
38:03Il y a ici des gens
38:04tout à fait...
38:05Une primaire ?
38:06Solide.
38:07Je ne sais pas,
38:08en tout état de cause,
38:08ce que je crois,
38:09vous savez,
38:10j'ai eu une des victimes
38:11des primaires
38:11il y a quelques années déjà.
38:14Je ne suis pas sûr
38:15que ce soit la bonne solution
38:16parce qu'elle tend plutôt
38:17à faire voter
38:18les éléments
38:19les plus engagés,
38:21ce qui est normal,
38:22mais parfois,
38:23ceux qui expriment
38:24les idées les plus dures,
38:25les plus radicales.
38:26On l'a vu...
38:27Il faut faire quoi
38:28pour clarifier l'offre ?
38:30Et on l'a vu aussi
38:31pour le Parti Socialiste.
38:31Mais on verra sous quelle forme.
38:33Mais en tout état de cause,
38:34je crois qu'il faut se mettre
38:35d'accord sur la méthode.
38:37Est-ce que nous reviendrons
38:38à un débat traditionnel
38:39droite-gauche ?
38:40Je ne le crois pas.
38:42Est-ce que le Rassemblement National
38:44et la France Insoumise
38:45auront disparu
38:46du paysage politique ?
38:47Je ne le crois pas non plus,
38:48en tout cas d'ici 2027.
38:50Donc ça veut dire
38:51de la même manière
38:52que nous l'évoquons
38:53pour ce qui concerne
38:53la loi de finances,
38:54que les forces
38:55de ce socle commun,
38:57mais au-delà.
38:58Regardant de près
38:59quelle est la stratégie
39:00par rapport aux élections
39:01présidentielles,
39:02c'est-à-dire qui est présent
39:03au second tour
39:03devront se mettre d'accord,
39:05bien sûr sur les candidats
39:07ou le candidat,
39:08mais surtout sur la manière
39:09de gouverner,
39:10sur le programme.
39:11Parce que ce qui n'a pas marché,
39:12notamment depuis 2022,
39:14depuis la réélection
39:15d'Emmanuel Macron,
39:16c'est qu'on n'a pas trouvé
39:17cette capacité
39:18à créer une coalition.
39:20Donc si on parle de coalition,
39:21ça veut dire
39:21qu'on se met d'accord
39:22sur un projet,
39:23sur un programme,
39:23pas uniquement pour empêcher
39:25telle ou telle force
39:25d'accéder au pouvoir
39:27ou pour essayer
39:28de gérer dans des conditions
39:29difficiles
39:30ce que nous faisons
39:30le EPI.
39:32Et pourtant,
39:32nous arrivons à nous mettre
39:33d'accord sur un certain
39:34nombre de sujets
39:34au sein du gouvernement
39:36avec François Rebsamen,
39:37Juliette Méadelle.
39:38Nous nous mettons d'accord
39:39avec Bruno Retailleau,
39:40avec le général
39:42Darmanin, etc.
39:43Donc ça veut dire
39:44qu'on doit travailler
39:45sur le fond,
39:46sur le projet,
39:47sur le programme,
39:48sur ce que nous proposons
39:49aux Français
39:50pour continuer
39:50de redresser le pays
39:51dans les années qui viennent.
39:51Manuel Valls,
39:52vous faites abstraction
39:52d'une chose,
39:53c'est que ce qu'on voit
39:54quand le centre
39:55ou l'idée d'un socle commun
39:57assez central
39:57exerce le pouvoir,
39:58ça fait surtout monter
39:59les extrêmes.
40:02Oui, mais je crois
40:02qu'il n'y a pas
40:03d'autre solution.
40:04Sinon, quelle est
40:04l'autre solution ?
40:05L'alliance avec
40:05la France insoumise ?
40:06L'alliance avec
40:07le Rassemblement national ?
40:09Les laisser s'opposer
40:09au second tour ?
40:11Je veux dire que,
40:12donc, il faut une candidature
40:14évidemment forte
40:14parce que l'élection
40:15présidentielle,
40:16c'est aussi selon la formule
40:17la rencontre d'un homme
40:19ou d'une femme
40:19avec le peuple,
40:20bien évidemment,
40:21mais celle-ci
40:22ou celui-ci
40:23devront trouver
40:24les conditions
40:24de la majorité.
40:25Est-ce qu'un prochain candidat,
40:26quel qu'il soit,
40:28aura la majorité
40:29à lui tout seul
40:30à l'Assemblée nationale ?
40:31Est-ce que ça voudrait dire
40:32que cette majorité
40:33à l'Assemblée nationale,
40:34si elle arrivait,
40:36correspond à ce qu'il faut
40:37pour le pays ?
40:37Non, je ne le crois pas.
40:38Que ce soit les forces politiques,
40:40les maires,
40:40les élus locaux,
40:41les forces syndicales,
40:43mais d'une manière générale,
40:44la société,
40:45il faut, comment dire,
40:47la gouverner
40:47ou les gouvernés
40:48avec beaucoup de subtilité,
40:50beaucoup d'intelligence.
40:51Et donc,
40:51ça oblige un respect
40:52des corps intermédiaires,
40:53élus,
40:54partenaires sociaux,
40:55bien évidemment,
40:56une écoute,
40:56et c'est difficile,
40:57nous le savons,
40:58de la société,
40:59nous l'évoquions
40:59il y a un instant,
41:00mais aussi une manière
41:01de gouverner
41:02qui est forcément différente.
41:03Alors,
41:03elle n'est pas facile
41:04par rapport à l'aspect
41:05jupitérien,
41:06vertical,
41:07des institutions
41:07de la 5ème République,
41:08mais je crois
41:09qu'il n'y a pas
41:09d'autre solution.
41:10Écoutez,
41:10l'autre jour,
41:11nous dialoguons
41:12à l'université d'été
41:14du laboratoire
41:16de la République
41:17de Jean-Michel Blanquer,
41:18moi je dialoguais
41:18avec Valérie Pécresse,
41:20Édouard Philippe discutait
41:21avec Bernard Cazeneuve,
41:24Xavier Bertrand,
41:25ou Bruno Retailleau
41:26a débattu
41:26avec Jérôme Guedt,
41:27c'est-à-dire que
41:28loin de la guerre civile
41:29que nous évoquions,
41:31on peut travailler
41:32sur un certain nombre
41:33de sujets,
41:33l'école,
41:34les comptes sociaux,
41:35la réforme des retraites
41:36et de l'assurance maladie
41:37ou de l'hôpital,
41:38la vision qu'on a
41:39des Outre-mer.
41:40Pour être sûr
41:40de bien vous comprendre.
41:41Et il y a des valeurs communes
41:43qui aussi nous rassemblent,
41:44il y a une certaine vision
41:45de l'Europe.
41:48Bon, donc,
41:48sur tous ces sujets-là,
41:49je ne fais que les énumérer,
41:50je pense qu'il faut
41:51essayer de travailler
41:52sur un projet
41:53et un programme commun.
41:54Pour être sûr
41:55de bien vous comprendre,
41:56vous dites qu'il faut
41:57que le socle commun
41:58n'est qu'un seul candidat
41:58et que s'associe
42:00dans cette coalition,
42:02ce programme commun,
42:03des socialistes
42:04et des républicains.
42:05Comment,
42:06ce qui est impossible
42:07aujourd'hui,
42:09pourrait l'être
42:09en 2027 ?
42:10Parce qu'aujourd'hui,
42:11vous l'avez entendu encore
42:12hier,
42:13Bruno Retailleau dit
42:14s'il y a un gouvernement
42:15socialiste,
42:16c'est sans nous.
42:17Les socialistes disent
42:18si c'est les LR,
42:19on n'en veut pas.
42:19Donc, comment vous faites ?
42:20Vous avez une baguette magique ?
42:21Il y a un premier tour
42:22et un deuxième tour
42:23pour ce qui concerne
42:24le socle commun.
42:25La question,
42:25c'était dès le premier tour.
42:26Pour ce qui concerne
42:27le socle commun,
42:28il faudra évidemment
42:29un seul candidat.
42:30Est-ce que ce sont
42:31les enquêtes d'opinion,
42:32le leadership,
42:34une primaire
42:35qui résoudront ces problèmes ?
42:36Je n'en sais rien.
42:37Aujourd'hui,
42:37je ne suis pas membre
42:38de ces parties.
42:39Mais je conseille
42:39amicalement
42:41qu'on trouve une solution
42:43pour qu'il n'y ait
42:43qu'un seul candidat.
42:45Parce qu'encore une fois,
42:46le risque,
42:47c'est d'avoir
42:47un deuxième tour
42:48entre Marine Le Pen
42:49ou Jordan Marbella
42:51et Jean-Luc Mélenchon.
42:52Justement,
42:52Manuel Valls,
42:53si c'est ce scénario
42:54que vous décrivez,
42:55un second tour,
42:56Jean-Luc Mélenchon
42:57et le Rassemblement National,
42:59vous votez pour qui ?
43:00J'ai déjà eu l'occasion
43:01de le dire pour personne.
43:02Et c'est pour ça
43:03que je fais tout
43:03et je ferai tout.
43:04Parce que chacun d'entre nous
43:05doit avoir un rôle
43:06pour 2027.
43:09Et ce rôle,
43:10c'est précisément
43:10d'éviter ce scénario.
43:12Moi, je ne commande pas
43:13quelque chose
43:14qui n'est pas encore arrivé.
43:16je connais mes convictions,
43:18bien évidemment,
43:19et je rejette
43:19les extrêmes.
43:21Mais nous devons
43:22tout faire pour éviter.
43:23C'est difficile ?
43:24J'en conviens.
43:25Est-ce qu'aujourd'hui,
43:26on arrive à se parler ?
43:27C'est extrêmement complexe.
43:28Mais il n'y a pas
43:29d'autre solution
43:30que de trouver,
43:32pour le premier tour
43:32et entre les deux tours,
43:34les conditions
43:34d'une coalition
43:35qui aurait déjà dû
43:36se mettre en œuvre
43:37d'une certaine manière
43:37en 2017
43:39et surtout
43:39à partir de 2022.
43:40Question Express,
43:46des réponses
43:46par oui ou par non,
43:47pour ou contre.
43:48La France doit-elle valider
43:49l'accord du Mercosur,
43:51un accord de libre-échange
43:52entre l'Union européenne
43:52et les pays sud-américains ?
43:55Non.
43:57Même après les concessions
43:59faites un peu
44:00par l'Union européenne
44:01sur la question agricole ?
44:03Il faut regarder de près
44:03ces concessions.
44:04Mais en l'état,
44:05c'est non.
44:05Avec le chef de l'État
44:06lors du dernier
44:07Conseil des ministres,
44:08il est vrai qu'il y a
44:09des marchés importants
44:11qui peuvent intéresser
44:12nos entreprises
44:13dans le sud
44:14de l'Amérique latine
44:15que je connais bien.
44:16Mais il faut faire
44:16très attention aujourd'hui
44:18à l'inquiétude
44:19notamment de nos agriculteurs.
44:20En l'état,
44:20c'est non.
44:21Périne Tarnot.
44:21Gabriel Attal
44:22engage une réflexion
44:24sur la GPA éthique.
44:25Existe-t-il
44:26une bonne gestation
44:27pour autrui ?
44:29C'est un terme
44:30que Elisabeth Beninter
44:31avait déjà utilisé.
44:33Pour ma part,
44:33je reste très réticent
44:35à tout ce qui rapprocherait,
44:36ce n'est pas la position
44:37de Gabriel Attal,
44:38à une marchandisation
44:39des corps.
44:40Donc je reste...
44:41Vous n'avez pas toujours
44:41eu le même avis
44:42parce qu'en 2014,
44:44vous étiez dit favorable
44:45à la GPA.
44:45Oui, parce que c'est
44:47des sujets
44:47qui nous traversent tous,
44:50bien évidemment.
44:50C'est des sujets éthiques.
44:52Précisément,
44:54je comprends l'aspiration
44:55à avoir des enfants
44:56notamment de la part
44:57et pas seulement
44:58des couples homosexuels.
44:59Suffisamment d'amis
45:00pour savoir
45:01combien c'est important
45:02pour eux
45:02d'avoir un enfant.
45:04Donc je prends ça.
45:05Mais je dis attention
45:06aujourd'hui
45:07dans le monde qu'il est
45:08à tout ce qui est
45:09marchandisation
45:10du corps.
45:13Carl Meus.
45:14Je ne veux pas
45:14d'une société
45:16qui ressemble
45:17à ce qui se fait
45:17dans ce domaine-là
45:18aux Etats-Unis,
45:19par exemple.
45:19Carl Meus.
45:20Renaissance,
45:20le parti de Gabriel Attal
45:22doit-il soutenir
45:22la candidature
45:23de Rachida Dati
45:24dès le premier tour
45:25au prochain municipal
45:26à Paris ?
45:26Ça, c'est sa responsabilité.
45:28Vous savez,
45:28je ne rentrerai pas
45:30dans ce débat
45:32concernant...
45:32Vous-même soutiendriez
45:34la candidature
45:35de Rachida Dati ?
45:35Je suis toujours...
45:37Je suis de nouveau
45:37électeur à Paris
45:39après l'avoir été
45:40pendant plusieurs dizaines
45:41d'années
45:42au bon lieu
45:43parisien.
45:44Je ne me suis absolument
45:45pas posé cette question
45:46aujourd'hui.
45:47Les municipales de Paris
45:48sont très loin
45:48et je continue d'abord
45:49plutôt à m'intéresser
45:50à celles d'Evry-Courcouronne.
45:53Le grand jury,
45:54tout est politique.
45:57L'accord de Bougival
45:58pour la Nouvelle-Calédonie
45:59a été publié hier
46:00au journal officiel.
46:01Je rappelle que vous êtes
46:02ministre des Outre-mer.
46:03Manuel Valls,
46:04vous redoutez
46:05que cet accord
46:06ne disparaisse
46:07avec la situation politique ?
46:09Oui, bien sûr.
46:09C'est d'ailleurs
46:10d'une certaine manière
46:10pratiquement le seul risque
46:13et de taille,
46:14le seul danger
46:15au travers du chemin
46:16de la mise en œuvre
46:17de l'accord de Bougival.
46:18C'est que la situation
46:19politique
46:20nationale
46:21fasse dérailler
46:22les engagements
46:23que nous avons pris,
46:24c'est-à-dire le fait
46:25que le Sénat,
46:27au cours d'une session extraordinaire
46:28à la fin du mois de septembre,
46:29repousse les élections
46:31provinciales
46:32au mois de juin,
46:34permettant la révision
46:35de la Constitution
46:35cet automne
46:37et la tenue
46:37d'un référendum
46:38au mois de février
46:39pour permettre
46:40aux Calédoniens
46:41de s'exprimer
46:41sur cet accord.
46:42Cet accord,
46:42il n'a pas déjà déraillé
46:43puisque le FLNKS
46:45n'est plus favorable
46:47à cet accord de Bougival.
46:48Oui, mais ce n'est pas
46:49d'ailleurs la première fois
46:50que les organisations
46:51indépendantistes
46:52ou non-indépendantistes
46:53ne sont pas d'accord sur...
46:54Mais vous pouvez vous passer
46:55de leur accord ?
46:56Mais d'abord,
46:57le FLNKS d'aujourd'hui,
46:58vraiment,
46:59j'insiste là-dessus,
47:00je publie d'ailleurs
47:00une tribune dans ce sens
47:01dans le journal
47:02Le Monde aujourd'hui.
47:03C'est qu'il est divisé.
47:04Mais est-ce que vous pouvez
47:05passer quand même
47:06de cette force politique
47:07à un portant
47:07au Nouvelle-Calédonie ?
47:08Je ne veux pas passer
47:08du FLNKS,
47:09je ne veux pas faire
47:10un accord contre
47:11le FLNKS,
47:11mais d'abord,
47:12la délégation du FLNKS
47:13amenée par Emmanuel Djibahou
47:15avait donné son accord
47:16pour défendre,
47:17pour présenter
47:18et défendre
47:18cet accord signé
47:19à Bougival
47:20le 12 juillet dernier.
47:21Ensuite,
47:22des organisations historiques
47:23indépendantistes
47:24comme le Palika
47:25ou l'UPM
47:27soutiennent cet accord
47:28et le soutiennent
47:29pas uniquement
47:29en l'ayant signé,
47:30le soutiennent
47:31tous les soirs
47:32en Nouvelle-Calédonie.
47:34Il y a une immense
47:34majorité des Calédoniens
47:36qui est favorable
47:36à la paix civile
47:37et donc...
47:38Y compris chez
47:38les indépendantistes ?
47:39Y compris chez
47:40le peuple canac.
47:41Mais moi,
47:41je suis respectueux
47:42du FLNKS,
47:44même s'il a changé.
47:45Le FLNKS
47:46est aujourd'hui
47:47à vue entrer
47:47des petites organisations
47:49radicales
47:50qui ont toujours été
47:50contre les accords
47:51de Matignon
47:52ou de Nouméa.
47:54L'UCE,
47:54qui est la vieille
47:55formation calédonienne,
47:57a fait rentrer
47:58la CCAT
47:59ces groupes
48:00radicaux
48:01sur le terrain,
48:02donc se retrouvent
48:03face à des contradictions.
48:04Mais j'ai discuté
48:05avec le FLNKS,
48:06avec les délégations
48:07du FLNKS
48:08à Nouméa
48:09il y a
48:10quelques jours
48:11à peine
48:12et je continuerai
48:12ce dialogue.
48:14Et quand le Sénat
48:15et l'Assemblée
48:15auront fait en sorte
48:17que les élections
48:18provinciales
48:19soient renvoyées
48:20au mois de juin,
48:20je pense que nous
48:21pouvons trouver
48:22des accords
48:23pour préciser,
48:24éclairer,
48:25aller dans le sens
48:26d'un certain nombre
48:26d'attente
48:27du FLNKS.
48:28Mais je n'oublie pas
48:29tous les autres signataires
48:30indépendantistes
48:31ou partisans de la France
48:32qui soutiennent
48:33cet accord.
48:34Mais la deuxième question,
48:35c'est est-ce qu'il y a une chance
48:35que cet accord
48:36de Bougival
48:37s'applique un jour ?
48:37Il faut modifier
48:38la Constitution.
48:39Est-ce que la situation
48:40politique
48:41d'ici 2027
48:43peut offrir
48:44une opportunité
48:45pour modifier
48:46la Constitution ?
48:46Je le crois.
48:47C'est assez périlleux quand même.
48:48Je discute discrètement
48:49avec l'ensemble
48:50des formations
48:50politiques aujourd'hui,
48:52toutes,
48:53pour préparer
48:54cette réforme
48:54constitutionnelle
48:55qui sera engagée
48:56évidemment par
48:56le chef de l'État.
48:58Je crois que c'est possible
48:59au Sénat
48:59comme à l'Assemblée nationale.
49:01Et je vais vous dire,
49:02évidemment,
49:02comme on dit
49:03en Nouvelle-Calédonie,
49:04il y a eu beaucoup
49:04de respect et d'humilité
49:05pour chacun.
49:06Mais il n'y a pas
49:08d'autre voie.
49:11Parce qu'il y a
49:12non seulement
49:13des risques
49:14de guerre civile.
49:15Qui existent toujours
49:16selon vous sur le terrain ?
49:17Oui, ils existent toujours.
49:18Il y a toujours un terme.
49:18On a vu que la situation
49:20économique
49:20est toujours préoccupante.
49:22Le tourisme
49:22cet été s'est effondré
49:23en Nouvelle-Calédonie.
49:24Tout ça,
49:25ça nourrit
49:26les risques.
49:27Cette semaine,
49:27le cabinet du Premier ministre
49:29a arbitré
49:30un nouveau soutien,
49:31une nouvelle aide
49:33des prêts
49:34au gouvernement
49:35de la Nouvelle-Calédonie.
49:36Cela sera signifié
49:37demain matin.
49:39Ça doit être
49:39240 millions d'euros.
49:41Et nous avons fléché
49:42à ma demande
49:4321 millions d'euros
49:44vers les communes
49:45précisément
49:46pour aider
49:47dans deux domaines.
49:48Celle-ci,
49:49le transport scolaire,
49:51parce qu'il y a des gamins
49:51en Nouvelle-Calédonie
49:52qui marchent des heures
49:53ou qui ne vont plus
49:54à l'école
49:54et surtout
49:55les cantines scolaires
49:56parce qu'il y a aussi
49:56les enfants
49:57qui ne mangent pas
49:58à leur faim.
49:58Donc tout est lié.
50:00L'accord politique,
50:01la paix civile
50:03et la reconstruction
50:04économique et sociale,
50:05voire des dossiers
50:05aussi importants
50:06que la reprise
50:07des usines
50:08du nickel.
50:08Donc moi,
50:09j'ai mis toute mon énergie.
50:10Je pense que
50:11ce qui se passe
50:12en Nouvelle-Calédonie
50:12est très important,
50:13pas seulement pour les Outre-mer,
50:15mais pour,
50:15au fond,
50:16notre mémoire collective.
50:18Nous devons sortir
50:19de ce processus
50:20de décolonisation.
50:22Donc c'est important
50:23que ce dossier
50:25de la Nouvelle-Calédonie,
50:26et j'en appelle d'ailleurs,
50:26d'une certaine manière,
50:27ça fait partie aussi
50:28des réflexions
50:28par rapport
50:29à la situation politique,
50:30j'en appelle chacun
50:31à une très grande responsabilité.
50:32Je pense que
50:33si nous franchissons
50:34cette étape
50:34et qu'il y a
50:34un nouveau gouvernement,
50:36nous pourrons
50:36atteindre les objectifs
50:37qu'on s'est donnés
50:38pour la Nouvelle-Calédonie.
50:39Donc vous voulez rester
50:40ministre des Outre-mer ?
50:41Mais j'ai mis en place
50:42suffisamment les choses,
50:43notamment qu'une mission
50:44interministérielle
50:45a vécu une équipe
50:46rue Audino
50:47comme à Nouméa
50:48pour continuer
50:49la reconstruction.
50:50Et donc,
50:51moi ou un autre
50:52devrons poursuivre
50:54ce travail.
50:55Mais oui,
50:55ça je vous le dis
50:56avec beaucoup de conviction,
50:57parce que moi je ne suis pas
50:58dans la langue de bois.
51:00J'étais il y a quelques jours
51:01à Mayotte,
51:02on a mis en place
51:02tous les moyens
51:03de la reconstruction
51:04de ce territoire
51:05avec 4 milliards d'euros engagés
51:06avec un établissement public
51:08et son nouveau directeur général
51:09que j'ai installé.
51:10C'est vrai pour la Nouvelle-Calédonie,
51:12c'est vrai pour la lutte
51:13contre le narcotrafic
51:15aux Antilles,
51:16c'est vrai pour les projets
51:18institutionnels
51:18de la Guyane,
51:20etc.
51:20Donc il y a beaucoup
51:21de choses à faire encore.
51:22Merci beaucoup Manuel Valls
51:24pour ce grand jury.
51:25Bon dimanche à tous,
51:26on se retrouve la semaine prochaine.
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