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  • il y a 11 mois
Mettez vous d'accord avec Laurence Sailliet, Chroniqueuse politique - Ancienne Députée européenne, Gilbert Azoulay, Directeur Général de News Tank Education, journaliste pour l'Hémicycle, Magali Vicente, Communicante politique et Franck Dedieu, rédacteur en chef à Marianne

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-09-11##

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News
Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Bonjour, bonjour à toutes et à tous, jeudi 11 septembre, nous vous attendons au 0826 300 300
00:00:13pour commenter l'actualité avec aujourd'hui Laurence Saillet, bonjour ancienne députée
00:00:18européenne, chroniqueuse politique, Gilbert Azoulay, directeur général de News Tank Education,
00:00:24voilà, et vous êtes également journaliste pour l'Hémicycle dirigé par Éric Revelle, absolument,
00:00:31Magali Vincent, ou comment on dit ? On dit Vicente.
00:00:34Vicente, pourquoi j'ai mis, oui j'ai mis rajouté un N, Vicente, c'est une première, on est ravis de vous accueillir,
00:00:39vous êtes communicante politique et Franck de Dieu ne devrait pas tarder à arriver,
00:00:43rédacteur en chef à Marianne, bloquons tout, colère populaire, ou cassons tout, on peut se poser la question,
00:00:50malades pendant vos vacances, nous en parlions, pas de problème, vous pourrez les reporter,
00:00:55vous l'avez entendu dans le flash, c'est une jurisprudence qui risque de faire beaucoup d'émules,
00:01:04vous êtes en vacances, vous tombez malade, et bien vous aurez le droit de reporter ces vacances,
00:01:09de récupérer ces jours, et puis ce rapport sur les réseaux sociaux, et en particulier sur TikTok,
00:01:16avec cette question, faut-il les interdire au moins de 15 ans, comment faire ?
00:01:21Vous qui avez des enfants, vous savez évidemment combien c'est difficile de leur arracher leur portable,
00:01:270 826 300 300, tous ces sujets avec vous, avec vos coups de cœur et vos coups de gueule,
00:01:33moi ce qui a retenu mon attention dans l'actualité, c'est les négociations qui vont commencer,
00:01:37c'est le mot de compromis, les négociations entre le Premier ministre et les différents groupes parlementaires,
00:01:43pour ne pas être censurés, le Premier ministre va donc devoir faire avec les socialistes,
00:01:49et accepter un certain nombre de concessions, comme peut-être le retour de l'ISF,
00:01:54pourquoi pas supprimer carrément la réforme des retraites,
00:01:57ce matin Olivier Faure dit qu'il vendra très chèrement sa peau,
00:02:00ma question c'est où est l'intérêt des Français dans tout ça ?
00:02:03C'est-à-dire qu'on a une France qui est quand même plutôt à droite,
00:02:05même si le Parlement effectivement a élu un certain nombre de députés socialistes,
00:02:11et LFI, mais on sent quand même une petite cuisine qui aujourd'hui, je pense, dégoûte les Français.
00:02:18Laurence Seyenne, quand on nous le dit comme ça,
00:02:20on va faire des compromis pour ne pas être censurés, les bras m'en tombent.
00:02:24Écoutez, je suis sur votre position, maintenant il y a deux voies,
00:02:28soit il y a la voie du compromis, soit effectivement le gouvernement va tomber,
00:02:33et il y aura derrière une dissolution.
00:02:35Donc là chacun fait ses choix.
00:02:37Moi je pense que Sébastien Lecornu, que je connais très très bien,
00:02:40est un politique de très haut niveau qui est en capacité de mettre les gens d'accord.
00:02:45Néanmoins, vous pouvez mettre n'importe quel mathématicien si l'équation est insoluble,
00:02:49il ne va pas vous la résoudre.
00:02:50Donc je ne connais pas les tenants de ces discussions.
00:02:55Effectivement, la France est à droite, la France a besoin qu'on baisse les impôts,
00:02:58la France a besoin que les Français comprennent
00:03:01qu'on ne peut pas travailler moins et moins longtemps que les autres,
00:03:05et peut-être que nous aurons un budget avec une augmentation d'impôts,
00:03:09un budget avec justement des négociations sur le retour de la taxation des ultra-riches,
00:03:15mais les ultra-riches iront ailleurs, très simplement, comme ça c'est très bien,
00:03:19comme le PS veut qu'on reste entre pauvres.
00:03:21Donc tout ceci n'est pas de bonne augure.
00:03:25Néanmoins, laissons une chance, voyons ce qu'il y a dans les discussions,
00:03:29mais s'il faut faire un virage à gauche, c'est dramatique.
00:03:31Oui, mais on entend les compromis, c'est-à-dire qu'on entend qu'il y a des choses
00:03:36qui ne plairont pas forcément à une majorité de Français.
00:03:40Franck Dedieu vient d'arriver, il est pile dans la discussion,
00:03:43le cornu, opération dernière chance, taxer les super-riches le débat des économistes.
00:03:48Il y a effectivement ce sujet, parce que je disais que le Premier ministre
00:03:51allait être obligé de faire des compromis.
00:03:52Ce n'est pas un débat d'économiste, Valérie, parce que beaucoup disent
00:03:55que ça n'aura pas beaucoup d'impact de taxer les super-riches,
00:03:57et il n'y aura pas d'évaporation.
00:03:59J'ai des chiffres et des études.
00:04:01Moi, ce qui m'inquiète surtout, c'est qu'on n'a pas de visibilité,
00:04:02personne ne sait ce qui va se passer.
00:04:04L'instabilité, je pensais que j'avais la parole.
00:04:07Vous allez l'avoir, c'est pour vous permettre d'arriver.
00:04:10Vous êtes arrivé en retard, tant pis pour vous.
00:04:12C'est insupportable, en économie, on dit que les anticipations sont essentielles,
00:04:16en politique c'est également pareil.
00:04:17Comment voulez-vous qu'on fixe un cap si on ne sait pas où on va ?
00:04:20Et là, moi, je dois dire que vous disiez que la France est à droite,
00:04:22moi, je dirais que la France est en colère, essentiellement.
00:04:24Parce que, qu'on soit de gauche ou de droite, on dit à peu près la même chose.
00:04:27Pas d'argent, pas d'aide, pas de services publics, pas de choses comme ça.
00:04:32Donc, moi, je pense que...
00:04:33On ne dit pas la même chose de gauche ou de droite, pas du tout.
00:04:34Bah, si, regardez...
00:04:36Excusez-moi, le débat avec des gens de gauche, je dis tout le contraire.
00:04:39Mais non, ce que je dis, Laurence, là où je vois venir,
00:04:40c'est que tout le monde fait le même constat sur les sujets,
00:04:42sur les services publics et sur les problèmes dits comme ceux-là.
00:04:45Donc, mon sujet, il est plutôt là.
00:04:47C'est que cette absence de visibilité,
00:04:49elle est absolument abominable et on sait qu'il est le responsable.
00:04:52Oui.
00:04:52Alors, c'est presque votre coup de gueule, Magali.
00:04:55Ça rejoint l'ego des politiques.
00:04:58Oui, moi, j'ai un coup de gueule, effectivement,
00:05:01mais depuis l'an passé, déjà.
00:05:03Et j'ai l'impression, en fait, de rabâcher exactement la même chose
00:05:05et que rien n'a changé depuis un an.
00:05:07C'est-à-dire que, maintenant, je change un peu de vocabulaire.
00:05:09J'ai beaucoup parlé d'incarnation, j'ai beaucoup parlé de vibration et d'énergie.
00:05:14Aujourd'hui, je parle de fréquence, en fait.
00:05:15Et on entend beaucoup de politiques qui parlent tous les jours de déconnexion.
00:05:18Ah là, ils sont très forts pour constater la déconnexion, en fait,
00:05:21entre le monde politique et les citoyens.
00:05:25Sébastien Lecornu l'a reconstaté, l'a redit hier.
00:05:28Il a parlé de rupture, on ne sait pas encore comment.
00:05:30Mais en fait, ils constatent la déconnexion,
00:05:32mais ils ne savent absolument pas se reconnecter.
00:05:35Voilà.
00:05:35Et le sujet, il est là.
00:05:36C'est-à-dire que, moi, tous les jours, je le constate,
00:05:38on a des hommes politiques qui continuent.
00:05:40Et vous avez vu, tous les débats, tous les sujets sont sur les idées,
00:05:43sur le programme, sur François Béroud.
00:05:45Tout l'été nous a martelés.
00:05:46Et en plus de ça, il a à la fois infantilisé les Français,
00:05:49humilié les Français sur cette notion de prise de conscience,
00:05:52de non prise de conscience.
00:05:53Et donc, il y a une incapacité d'empathie et d'écoute
00:05:55qui, en fait, leur empêche d'avoir un discours
00:05:58sur la fréquence émotionnelle des Français.
00:06:00Vous parliez de colère, c'est exactement ça.
00:06:02C'est-à-dire que là où les gens sont en colère,
00:06:03on a des politiques qui ne sont pas capables de parler sur cette fréquence-là
00:06:06pour dire, mais vraiment, je vous ai entendu,
00:06:08mais il ne s'agit pas de le dire et de le constater.
00:06:11Il s'agit de le vibrer de l'intérieur.
00:06:12C'est-à-dire, quelle est votre colère à vous ?
00:06:14Expliquez-nous vraiment comment vous, vous ressentez les choses.
00:06:17C'est ça que les Français, ils attendent.
00:06:18Derrière ça, ils sont en capacité d'écouter derrière.
00:06:21Mais si le branchement, vous savez, c'est comme à la radio,
00:06:23si on n'est pas sur la bonne fréquence,
00:06:25les ondes sont troublées, le message n'est pas clair.
00:06:27Et en l'occurrence, c'est ce qui se passe actuellement.
00:06:29Mais vous, vous dénoncez aussi, d'une certaine manière,
00:06:31l'égo des politiques qui sont aveuglées par leurs ambitions.
00:06:37On l'a vu tous les jours.
00:06:39Typiquement, les gens qui ont refusé de rentrer au gouvernement la dernière fois
00:06:41parce que, justement, c'était un intérêt personnel.
00:06:44Il n'y avait pas d'intérêt personnel à y aller.
00:06:46Au contraire, et qui, en fait, n'y vont pas pour l'intérêt des Français.
00:06:50Mais vous savez, l'égo, aujourd'hui, c'est bien d'en avoir une partie
00:06:53parce que c'est cette partie de nous qui, des fois, nous protège.
00:06:56Mais au-delà de nous protéger, les trois quarts du temps,
00:06:58elle nous fait faire un certain nombre d'erreurs
00:07:00par, justement, le fait d'être auto-centré sur soi.
00:07:03Moi, je crois que votre discours est très dangereux, madame.
00:07:05Avec ce qu'on voit dans la rue, des gens qui cassent et tout,
00:07:07de dire aujourd'hui que tous les politiques sont déconnectés.
00:07:10Il ne faut pas faire des généralités.
00:07:11Il y a des politiques qui sont très engagées sur le terrain.
00:07:13Et c'est toujours facile de commenter.
00:07:15Mais engagez-vous pour tous ceux qui critiquent les politiques.
00:07:17Moi, je leur dis, allez-y, là, il y a des municipales.
00:07:19Allez-y, présentez-vous.
00:07:20Parce qu'à force de dire que les politiques sont tous déconnectés,
00:07:23font n'importe quoi, etc.,
00:07:24on arrive à des Jean-Luc Mélenchon
00:07:26qui amènent des gens à casser, brûler.
00:07:28Et c'est ce qu'on entend dans la rue.
00:07:30Votre discours, il est répété par des gens qui cassent les vitrines.
00:07:32Alors, je pense qu'il faut vraiment aller droit
00:07:36et plus en profondeur sur la notion de déconnexion, en fait.
00:07:39Quand je parle de déconnexion,
00:07:40je ne parle pas de déconnexion sur la réalité de ce qui se passe.
00:07:43Je parle de la déconnexion dans le langage.
00:07:45Voilà.
00:07:45La connexion, ils l'ont.
00:07:46Ils l'ont bien.
00:07:47Ils font les constats.
00:07:47On fait les constats nous-mêmes aussi.
00:07:49Là-dessus, il n'y a pas de sujet.
00:07:50Et moi, j'ai été élue.
00:07:51Je sais très bien ce que c'est aujourd'hui d'être candidate,
00:07:53d'être élue sur le terrain et d'être engagée.
00:07:55La connexion, elle y est.
00:07:56Le problème, c'est qu'il n'y a pas de connexion sur la forme,
00:07:59sur le langage.
00:07:59Et c'est ça qui manque aujourd'hui dans le lien,
00:08:02dans le dialogue et dans l'écoute
00:08:03qu'il doit y avoir avec les Français.
00:08:04Alors, Franck,
00:08:06donc la une de Marianne Lecornu,
00:08:08opération Dernière Chance.
00:08:10Et sur ce que je disais,
00:08:12c'est-à-dire où on voit que finalement,
00:08:15il y a quand même de la cuisine politique,
00:08:17on va dire.
00:08:18J'avais le mot magouille qui est sorti,
00:08:20mais la cuisine politique.
00:08:22C'est une cuisine qui est, je dirais,
00:08:26arithmétiquement obligatoire,
00:08:28dans la mesure où vous avez trois blocs
00:08:30qui sont une sorte de tripartition égalitaire
00:08:33qui conduit mathématiquement à faire de la cuisine.
00:08:36C'est pour ça que je vais être d'accord avec vous.
00:08:40Laurence, ce que vous dites, Magali,
00:08:43est à moitié vrai.
00:08:44C'est-à-dire qu'effectivement,
00:08:47il y a un risque de déconnexion des politiques
00:08:50à l'égard des citoyens.
00:08:52Mais ce risque-là, je dirais,
00:08:54nous sommes tous sur des autoroutes mentales.
00:08:56C'est-à-dire que ce qui se passe aujourd'hui,
00:08:58c'est que chacun dans leur bulle,
00:09:00que ce soit des politiques,
00:09:02les journalistes,
00:09:03dans une certaine mesure,
00:09:05les chefs d'entreprise,
00:09:06sont dans une autoroute,
00:09:08sur une autoroute mentale,
00:09:09et ils n'ont pas l'intérêt général.
00:09:11Et effectivement,
00:09:12on parle de magouille,
00:09:13de jeu de combinaison,
00:09:15de jeu d'alliance,
00:09:15de réalliance,
00:09:16de contre-alliance.
00:09:17Les Français en ont un petit peu marre.
00:09:18Sauf que pourquoi elle a lieu ?
00:09:20Pourquoi les politiques
00:09:22dressent des lignes rouges ?
00:09:23Ils ont chacun leurs lignes rouges.
00:09:25Ils n'arrivent pas à s'entendre.
00:09:26Pourquoi ?
00:09:27Parce que ça correspond aussi
00:09:28à leur électorat.
00:09:31C'est-à-dire que vous allez sur les marchés,
00:09:33elle n'a pas tout à fait tort.
00:09:34Vous allez sur les marchés,
00:09:35je suis désolé,
00:09:36vous n'y allez peut-être pas sur les marchés,
00:09:37moi je n'y vais pas beaucoup,
00:09:39je discute beaucoup moins,
00:09:40malheureusement,
00:09:41qu'un homme politique
00:09:42qui passe les samedis et dimanches
00:09:43dans une permanence,
00:09:45qui va rencontrer des gens
00:09:46et qui essaye d'être connecté.
00:09:49Pourquoi il y a ce spectacle désolant
00:09:52de jeu de combinaison ?
00:09:55Parce que ça correspond
00:09:56à leur électorat.
00:09:58Leur électorat n'ont pas envie,
00:10:00ne souhaite pas,
00:10:02le électorat de madame
00:10:03n'a pas envie
00:10:04que madame s'associe
00:10:06avec des socialistes,
00:10:07des gens du NFP,
00:10:08des gens du RN.
00:10:09Et donc, quelque part,
00:10:11c'est ce qui va se passer,
00:10:14mais on va tous être contents,
00:10:15nous les commentateurs,
00:10:16alors peut-être pas,
00:10:17mais bref,
00:10:18les commentateurs,
00:10:18on va tous être contents
00:10:19de dire, ça y est,
00:10:20ils ont pensé à l'intérêt général,
00:10:22ils se sont mis ensemble,
00:10:23ils ont pensé à l'unité nationale,
00:10:24et moi peut-être le premier.
00:10:26Sauf qu'il faut penser aussi
00:10:27au fait qu'ils ont des mandants.
00:10:30Ils sont élus,
00:10:31ils ont des devoirs
00:10:32à l'égard de leurs électeurs,
00:10:34et leurs électeurs
00:10:35ne souhaitent pas cela.
00:10:36Et des convictions ?
00:10:37Ils ont des convictions ?
00:10:39Alors, moi,
00:10:39on peut tout simplement se dire,
00:10:41ben, attendez,
00:10:41ils ont tort,
00:10:43les politiques sont dans une logique
00:10:46de tripartition,
00:10:48et les électeurs aussi,
00:10:49mais en vérité,
00:10:50il faut quand même,
00:10:50la démocratie,
00:10:52ça consiste,
00:10:53pour les élus,
00:10:54je vais prendre un peu
00:10:54la défense des élus,
00:10:56et bien, quelque part,
00:10:57à rester fidèles
00:10:58à leurs électeurs.
00:10:59C'est la nature du compromis
00:11:00qu'on vende tellement en Allemagne,
00:11:01en France,
00:11:02on ne l'a pas.
00:11:02Il faut tout le monde
00:11:03se mettre d'accord pour moi
00:11:04sur un simple...
00:11:04Mais ça n'a rien à voir,
00:11:04on ne peut pas fonctionner
00:11:05de la même façon.
00:11:06Là où je disais,
00:11:07non seulement il faut,
00:11:08soi-disant,
00:11:08répondre à l'électorat,
00:11:09mais moi je serais plus
00:11:09sur le terrain des convictions.
00:11:11C'est-à-dire que moi,
00:11:12par exemple,
00:11:12je suis une femme de droite.
00:11:13Je suis profondément persuadée
00:11:15que si on augmente les impôts
00:11:17et que si on pense
00:11:18que taxer les riches
00:11:19et donc sans rien résoudre à côté,
00:11:21c'est comme un crédit
00:11:21à la consommation.
00:11:22Vous êtes dans le mur
00:11:23et au lieu de vous dire
00:11:24qu'est-ce que je revois
00:11:25en termes de dépenses
00:11:26dans mon budget,
00:11:27je vais faire un crédit
00:11:28à la consommation,
00:11:29tout va mieux sur le moment
00:11:29et on n'a rien résolu.
00:11:31Donc moi,
00:11:31ce sont mes convictions profondes.
00:11:33Je pense que c'est dramatique
00:11:34pour le pays
00:11:34si on augmente les impôts,
00:11:36pas parce que je suis riche,
00:11:37je ne le suis pas,
00:11:37pas parce que j'ai des amis riches,
00:11:39pas parce que je ne sais pas quoi.
00:11:40Moi, je suis issue
00:11:40d'un milieu social très populaire
00:11:43et j'ai gravi les échelons.
00:11:45Je ne suis pas une héritière
00:11:46parce que quand on défend les riches,
00:11:47on a l'impression que c'est ça,
00:11:49mais simplement par conviction.
00:11:51Alors, imaginez,
00:11:52aujourd'hui,
00:11:52je ne suis pas en capacité,
00:11:54je ne suis pas en mandat,
00:11:56mais je serais complètement écartelée.
00:11:58D'un côté, je me dirais,
00:12:00mince,
00:12:00on ne va pas foutre le pays dans le mur,
00:12:02il faut un budget,
00:12:03le système économique
00:12:04nous demande un budget
00:12:05pour avancer
00:12:06et pour ne pas être dans le doute,
00:12:08mais de l'autre côté,
00:12:09je vais être obligée de dire oui
00:12:10à tout ce que je ne crois pas.
00:12:13Donc vous voyez,
00:12:13c'est quand même un truc.
00:12:14Et à ce que vos électeurs
00:12:15ne croient pas.
00:12:16C'est atroce.
00:12:16C'est le problème.
00:12:18Ce n'est pas que les électeurs économiques
00:12:19des Etats-Unis
00:12:20avaient posé les grosses fortunes,
00:12:22souvenez-vous,
00:12:22après la Seconde Guerre mondiale.
00:12:23Warren Buffett,
00:12:24il a même dit
00:12:24je veux être plus taxé.
00:12:25Donc on peut aussi imaginer
00:12:26qu'il y ait une sorte de civisme.
00:12:28Exactement.
00:12:29De ce point de vue-là,
00:12:30Laurence,
00:12:31je suis désolé,
00:12:31historiquement,
00:12:32on peut être tout à fait de droite
00:12:33et être favorable
00:12:34à l'imposition du capital.
00:12:35Notamment lorsqu'on est gaulliste.
00:12:37On continue ce débat
00:12:39qui vous anime.
00:12:41Magali Vissante,
00:12:42vous aurez la parole
00:12:43dans un instant.
00:12:430826 300 300.
00:12:45Vous pouvez bien évidemment
00:12:47réagir sur l'antenne de Sud Radio
00:12:49également sur le Facebook.
00:12:51A tout de suite.
00:12:52Sud Radio.
00:12:53Sud Radio.
00:12:53Parlons vrai.
00:12:54Parlons vrai.
00:12:55Sud Radio.
00:12:55Parlons vrai.
00:12:56Et on est ensemble avec vous
00:12:58sur Sud Radio
00:12:59jusqu'à midi.
00:13:000826 300 300.
00:13:02On va revenir
00:13:02sur évidemment
00:13:03cette journée du 10 septembre.
00:13:05Hier,
00:13:06avec ce mouvement
00:13:07Bloquons tout.
00:13:08On a entendu quand même
00:13:09pas mal de témoignages
00:13:10de Français
00:13:11qui avaient l'intention
00:13:13d'exprimer leur colère
00:13:15et qui,
00:13:15au vu de la récupération politique,
00:13:17se sont abstenus.
00:13:18Et on a vu dans la rue quand même,
00:13:20on pourra s'interroger
00:13:21sur les manifestations d'hier
00:13:22et en particulier
00:13:23sur les violences
00:13:24qui ont pu être commises.
00:13:250826 300 300.
00:13:27Mais on va continuer
00:13:28notre débat
00:13:29autour des compromis,
00:13:31autour des solutions
00:13:32que va devoir trouver
00:13:33Sébastien Lecornu.
00:13:35Magali Vissante,
00:13:36sur ce qu'on disait
00:13:37sur les politiques
00:13:38et finalement
00:13:40l'intérêt des Français
00:13:41qui paraît loin.
00:13:43Vous savez,
00:13:44chaque Français
00:13:44fait des compromis
00:13:45tous les jours
00:13:46pour avancer,
00:13:47que ce soit dans sa vie privée
00:13:48ou dans sa vie professionnelle.
00:13:50Et malheureusement,
00:13:51aujourd'hui,
00:13:52en politique,
00:13:53on n'est pas capable
00:13:53de faire des compromis.
00:13:54Il y a d'autres pays européens
00:13:55qui sont parfaitement capables
00:13:56de le faire.
00:13:57Et là où les Français
00:13:58en ont marre,
00:13:59c'est de voir que finalement,
00:14:00tout le monde
00:14:01leur demande
00:14:02de changer,
00:14:03d'évoluer,
00:14:04d'être au cœur
00:14:05de la société
00:14:06qui évolue.
00:14:07Vous savez,
00:14:08à la REF,
00:14:08à la rentrée
00:14:09des entrepreneurs de France,
00:14:10on avait justement
00:14:11tous les chefs de partis
00:14:12qui étaient là
00:14:12et qui constataient
00:14:13le monde a changé,
00:14:14la société a changé.
00:14:16Mais la seule chose
00:14:16qu'il ne change pas
00:14:17chez nous en France,
00:14:18c'est l'exercice
00:14:18du pouvoir politique.
00:14:20Et moi,
00:14:20je travaille sur une chose.
00:14:21J'entends effectivement
00:14:21la façon dont la France
00:14:23a fonctionné,
00:14:24la façon dont les partis
00:14:25fonctionnent.
00:14:25Ce que je veux juste dire,
00:14:26c'est qu'il y a un vrai sujet
00:14:27aujourd'hui sur l'avenir
00:14:28des partis politiques.
00:14:29C'est déjà depuis
00:14:30quelques années dans le débat.
00:14:31Et aujourd'hui,
00:14:32il faut que les politiques
00:14:33eux-mêmes
00:14:33en prennent conscience.
00:14:34C'est-à-dire qu'on a
00:14:35des citoyens
00:14:35qui ne vont plus voter
00:14:37que dans le cadre du parti.
00:14:39J'entends qu'on ait
00:14:39des convictions,
00:14:40mais ce n'est pas
00:14:41parce qu'on a des convictions
00:14:42qu'on ne peut pas voter
00:14:43uniquement pour une personnalité
00:14:45qui va elle-même
00:14:45porter ses convictions.
00:14:46Et là,
00:14:47on sort juste
00:14:48de l'élément partisan.
00:14:49Et ce que les Français,
00:14:50ils attendent,
00:14:51c'est qu'on soit capable
00:14:52à l'Assemblée nationale
00:14:53de sortir de cet élément partisan
00:14:54pour trouver des solutions concrètes
00:14:56parce qu'aujourd'hui,
00:14:57on a des Français
00:14:57qui souffrent tous les jours.
00:14:59Et oui,
00:14:59ils sont en capacité d'entendre
00:15:00que les compromis,
00:15:01ça fait partie de la vie
00:15:02parce que tous les jours,
00:15:04on en fait tous.
00:15:04Mais,
00:15:05il faut prendre le problème
00:15:06à l'envers.
00:15:07Pourquoi on est dans
00:15:07un parti politique ?
00:15:08Alors déjà,
00:15:08je vais vous expliquer
00:15:09que quand il y avait des partis,
00:15:10avant qu'Emmanuel Macron
00:15:12explose le système,
00:15:13moi aussi,
00:15:13j'y ai cru,
00:15:14si vous voulez,
00:15:15au pari de Macron
00:15:16pendant un moment
00:15:17en disant
00:15:17on va tous se réunir,
00:15:18les droites ni gauches,
00:15:20rassemblons-nous.
00:15:20Moi, j'étais hyper ok sur ça.
00:15:22Mais en fait,
00:15:23ça ne fonctionne pas.
00:15:24Quand il y a une gauche,
00:15:25quand il y a une droite,
00:15:26les choses sont claires,
00:15:27les choses étaient structurées.
00:15:28C'était beaucoup moins
00:15:29le bazar que maintenant.
00:15:31Moi,
00:15:31quand je débats
00:15:31avec des gens de gauche,
00:15:33j'ai un immense plaisir
00:15:34intellectuel
00:15:35quand ils ne sont pas extrémistes
00:15:36parce que justement,
00:15:38si vous voulez,
00:15:39c'est vraiment un vrai débat
00:15:40d'idées de fond
00:15:41et je trouve ça
00:15:41très intéressant.
00:15:43Donc l'histoire des partis,
00:15:44c'est la structuration même
00:15:46de la vie politique.
00:15:47Mais pourquoi on se réunit
00:15:48dans un parti ?
00:15:49Pas parce qu'on veut
00:15:50être d'un parti.
00:15:51C'est parce qu'on se retrouve
00:15:53dans les mêmes convictions.
00:15:54Comme quand vous êtes
00:15:54dans une association
00:15:55de protection des femmes,
00:15:58vous vous retrouvez
00:15:59dans les mêmes convictions.
00:16:00Donc à partir du moment
00:16:01où vous vous retrouvez
00:16:01dans vos convictions,
00:16:02moi quand j'avais fait
00:16:02les marchés l'année dernière
00:16:03au moment des législatives,
00:16:05les gens me disaient,
00:16:07c'était dans le 8e arrondissement,
00:16:08soyons clairs,
00:16:09je n'ai pas été dans le 20e,
00:16:10ce n'était pas ma circo,
00:16:11mais ils me disaient
00:16:12on veut de la droite,
00:16:13de la vraie droite,
00:16:14pas de la droite extrême droite,
00:16:15on ne parlait même pas
00:16:16d'immigration,
00:16:17mais de la droite libérale,
00:16:18économique,
00:16:18retrouver vos fondamentaux,
00:16:20on ne veut pas
00:16:20n'importe quoi,
00:16:21etc.
00:16:22Parce qu'on a besoin
00:16:23d'être structuré.
00:16:25C'est ce qui a été fait
00:16:27depuis 2017
00:16:28et aujourd'hui,
00:16:28vous vous rendez compte
00:16:29que c'est un véritable bazar
00:16:31parce qu'au niveau
00:16:31du bloc central par exemple,
00:16:33au sein même,
00:16:34si vous voulez,
00:16:34des députés
00:16:35qui sont dans le camp
00:16:36entre guillemets macronistes,
00:16:37il y a de la gauche
00:16:38et de la droite.
00:16:39Et c'est pour ça
00:16:40qu'on n'a rien fait pendant...
00:16:41Il y a eu des réformes économiques
00:16:42très intéressantes
00:16:43quand on est de droite,
00:16:45mais vous ne pouvez pas
00:16:47mélanger tout comme ça.
00:16:48Je peux juste ajouter un point
00:16:49parce qu'il y a un point
00:16:50quand même très intéressant
00:16:51sur lequel il faut noter,
00:16:52c'est-à-dire qu'on peut
00:16:53très bien partager
00:16:54les convictions d'un parti,
00:16:56mais par contre,
00:16:56ne pas du tout
00:16:57être en adéquation
00:16:58avec la personnalité
00:16:58notamment du député
00:17:00sur la circonscription
00:17:01en l'État.
00:17:02C'est-à-dire qu'il faut
00:17:02arriver à distinguer
00:17:03deux choses aujourd'hui.
00:17:04Il y a une notion fondamentale,
00:17:06c'est qu'aujourd'hui,
00:17:07une personnalité politique
00:17:08de son territoire
00:17:09ne fait pas une incarnation
00:17:10spécifique du parti politique.
00:17:12C'est deux choses distinctes,
00:17:13c'est-à-dire que les citoyens
00:17:14sont vachement plus attentifs
00:17:15aujourd'hui à la personnalité
00:17:16dans sa globalité,
00:17:17même si elles portent
00:17:18les mêmes convictions du parti.
00:17:19Vous voulez aller à l'encontre
00:17:20de toute forme
00:17:21de débat d'idées.
00:17:22Pas du tout !
00:17:23On peut faire de la distinction
00:17:24entre les idées
00:17:25et les individus.
00:17:26De toute façon,
00:17:27les individus existent
00:17:28en tant que taux.
00:17:29Magali,
00:17:29qui l'a inventé,
00:17:30l'incarnation des idées.
00:17:31Oui, mais enfin,
00:17:32on peut aussi postuler
00:17:33que les citoyens
00:17:34sont capables
00:17:35de considérer
00:17:36que l'incarnation,
00:17:37c'est aussi une question d'idées
00:17:38et qu'il y a une enveloppe
00:17:39de la personne
00:17:40qui porte des idées
00:17:41et puis il y a les idées,
00:17:43les sens mêmes.
00:17:44On peut quand même postuler
00:17:45aussi que le citoyen
00:17:46est rationnel,
00:17:47intelligent.
00:17:48Je vois qu'on revient aussi
00:17:49à des choses très concrètes
00:17:50pour les auditeurs
00:17:51et vous vouliez l'évoquer,
00:17:52c'est-à-dire imposer les riches,
00:17:54qui est un des débats
00:17:55qui va avec cette taxe Zuckmann.
00:17:58Bien sûr.
00:17:59Nous, on a fait dans Marianne
00:18:00une étude là-dessus.
00:18:02On a calculé
00:18:04l'augmentation
00:18:05du patrimoine boursier
00:18:07des 10 familles
00:18:08les plus riches
00:18:09depuis 2019.
00:18:13Un petit peu avant le Covid.
00:18:14Vous avez en gros
00:18:15les 10 familles
00:18:16qui disposent aujourd'hui
00:18:17de 600 milliards.
00:18:19Elles ont augmenté
00:18:20leur patrimoine
00:18:21en 5 ans
00:18:21de 267 milliards.
00:18:24C'est-à-dire
00:18:25qu'elles ont augmenté
00:18:25en gros
00:18:26au rythme
00:18:27de 10% par an,
00:18:28ce qui correspond
00:18:29à peu près
00:18:29à 5 fois plus
00:18:30d'augmentation
00:18:31du capital
00:18:32qu'un Français
00:18:34qui place son argent
00:18:35dans l'assurance-vie.
00:18:37Ce qu'il faut bien comprendre
00:18:38dans cette histoire
00:18:39de Stax Zuckmann,
00:18:40et je ne vais pas
00:18:41m'étendre trop longtemps,
00:18:42rassurez-vous,
00:18:44c'est que nous ne sommes plus
00:18:45à l'époque de Mitterrand
00:18:48et l'impôt sur les grandes fortunes,
00:18:50même à l'époque
00:18:51des années Hollande
00:18:52de 2012
00:18:53sur la taxation
00:18:54des hauts revenus
00:18:55avec les 75%.
00:18:57Nous sommes entrés
00:18:58dans un autre univers,
00:19:00en particulier depuis le Covid,
00:19:02avec des augmentations
00:19:03de plus-values boursières
00:19:05énormissimes
00:19:06et de plus-values
00:19:08immobilières également.
00:19:10Et où,
00:19:11là où l'ISF
00:19:12touchait
00:19:12400 000 personnes,
00:19:14oui,
00:19:15la droite bourgeoise
00:19:16de Notable
00:19:18qui rapportait
00:19:20environ 5 milliards,
00:19:22la taxe Zuckmann,
00:19:22elle ne consiste pas
00:19:23à toucher
00:19:24400 000 personnes
00:19:25parce qu'on peut
00:19:26en débattre de ça
00:19:27et notamment
00:19:27sur l'idée
00:19:28de contrarier
00:19:29des innovations
00:19:30par rapport à l'ISF,
00:19:32etc.
00:19:33On n'est plus
00:19:33sur 400 000 personnes
00:19:34qui rapportent 5 milliards,
00:19:36on est sur 1800 personnes,
00:19:38c'est-à-dire beaucoup moins,
00:19:40qui rapportent environ
00:19:41autour de 15 milliards,
00:19:43admettons.
00:19:44C'est-à-dire qu'il y a
00:19:44un gisement fiscal
00:19:45sur peu de personnes,
00:19:47non pas sur la bourgeoisie
00:19:49de province
00:19:50qu'on aime bien,
00:19:51qui fréquente
00:19:51le Rotary,
00:19:52etc.
00:19:53Ce n'est pas celle-là,
00:19:54ce n'est pas cette France-là
00:19:55qui est touchée,
00:19:56qui est visée.
00:19:57C'est des gens
00:19:59qui ont vu
00:20:00leur patrimoine
00:20:01boursier
00:20:02et professionnel
00:20:03augmenter.
00:20:04Quel intérêt
00:20:04ils auront à rester
00:20:05en France ?
00:20:06C'est la question
00:20:06qui nous dit.
00:20:07Non mais attendez,
00:20:08juste,
00:20:08simplement,
00:20:09je vous dis que
00:20:10par rapport à ces
00:20:11peu de personnes-là,
00:20:13vous avez un gisement
00:20:13fiscal énorme,
00:20:14de sorte que,
00:20:15par exemple,
00:20:16vous avez la famille
00:20:17Bettencourt,
00:20:18ceux qui prennent
00:20:192% de leur patrimoine
00:20:21consisteraient en gros
00:20:22à,
00:20:23équivaudraient à
00:20:24un tiers des économies
00:20:26envisagées sur
00:20:26l'assurance maladie.
00:20:27c'est-à-dire que
00:20:28vous êtes amenés
00:20:29à avoir très peu
00:20:30de gens
00:20:31qui sont capables
00:20:32d'avoir des...
00:20:32Mais vous vous envoyez
00:20:33à quel niveau ?
00:20:34Qui ?
00:20:36Les 5 premiers ?
00:20:38Non mais j'ai pris
00:20:38cet exemple-là.
00:20:39Vous savez, la famille
00:20:39Bettencourt,
00:20:40ils font travailler
00:20:40des millions de gens.
00:20:42Et en fait,
00:20:42on va aller
00:20:43à se dire,
00:20:44j'entends ce que vous dites,
00:20:45les taxons,
00:20:46les quelques plus riches
00:20:47et puis on va
00:20:49tout payer.
00:20:49Mais en fait,
00:20:50qu'est-ce qu'on fait ?
00:20:51Il y a des gens
00:20:51qui ne bossent pas en France
00:20:52parce qu'ils choisissent
00:20:53de ne pas travailler.
00:20:54Vous avez 40%
00:20:56des gens
00:20:57qui sont au RSA
00:20:58qui ont moins de 35 ans.
00:21:00Qu'est-ce qui empêche
00:21:00ces 40% de personnes
00:21:02de ne pas travailler ?
00:21:03Vous avez des gens
00:21:04qui profitent
00:21:04d'un système d'allocation.
00:21:06Vous avez une immigration...
00:21:07Vous allez jusqu'à la Laurence...
00:21:09C'est un raisonnement.
00:21:11Ce que je veux dire par là,
00:21:12c'est que...
00:21:13Vous êtes en train
00:21:13de décrire une injustice
00:21:14et on peut tout à fait considérer
00:21:17que...
00:21:17Vous n'avez pas laissé
00:21:17aller jusqu'au bout
00:21:18donc vous ne savez pas
00:21:18ce que je vais dire.
00:21:19C'est important d'aller jusqu'au bout
00:21:21comme je vous ai laissé faire.
00:21:22Donc en fait,
00:21:23on va se dire
00:21:24bah allez,
00:21:24allons taxer quelques-uns
00:21:26et en fait,
00:21:26on ne change rien
00:21:27à un système
00:21:28qui nous mène dans le mur.
00:21:2975% des impôts
00:21:31sont payés par 10%.
00:21:32On est le pays
00:21:33des Français.
00:21:35On est le pays
00:21:35le plus imposé,
00:21:36le plus fiscalisé.
00:21:38Vous pouvez habiller
00:21:38les choses comme vous voulez.
00:21:39Si on continue
00:21:40à taper sur les riches,
00:21:41ils auront travaillé
00:21:41de la richesse ailleurs.
00:21:43L'Oréal,
00:21:43ils iront ailleurs.
00:21:45LVMH,
00:21:45ils iront ailleurs.
00:21:46Et on va empirer la...
00:21:47Moi, je trouve ça dingue
00:21:49et je vois bien
00:21:49que ça diffuse.
00:21:50J'ai vu qu'aux 20 heures
00:21:51de TF1 de France 2,
00:21:53Zuckmann,
00:21:54en train de nous expliquer
00:21:55sa taxe,
00:21:55c'est formidable.
00:21:56Donc on est en train
00:21:57de mettre ça
00:21:57dans la tête des Français.
00:21:58Ne changeons rien !
00:21:59On est dépensiers à fond.
00:22:01On a deux fois plus
00:22:02de fonctionnaires
00:22:02qu'en Allemagne.
00:22:03On fait n'importe quoi
00:22:04avec l'argent public.
00:22:05Ne changez rien,
00:22:06vous inquiétez pas,
00:22:06il y a 4-5 mecs
00:22:07qui vont payer
00:22:07et on va résoudre
00:22:08tous les problèmes.
00:22:09C'est absolument
00:22:10un discours dangereux
00:22:11et dramatique.
00:22:12Ils partiront,
00:22:13ils iront ailleurs
00:22:14et on se retrouvera
00:22:15à ne rien avoir réformé
00:22:16en France.
00:22:17Alors,
00:22:17je vous encourage
00:22:19à réagir.
00:22:190826 300 300.
00:22:21Est-ce qu'il faut faire
00:22:22payer les ultra-riches ?
00:22:24On vous attend
00:22:25et on continue
00:22:26dans un instant.
00:22:27Sud Radio,
00:22:28mettez-vous d'accord ?
00:22:29Valérie Expert.
00:22:32Sud Radio,
00:22:33le 10h midi,
00:22:34mettez-vous d'accord ?
00:22:35Valérie Expert.
00:22:36Et un sujet passionnant
00:22:38et qui vous passionne également,
00:22:40faut-il imposer
00:22:41les plus riches ?
00:22:42Vous savez que c'est
00:22:42une des demandes
00:22:45du Parti Socialiste,
00:22:46cette fameuse taxe Zuckmann
00:22:48et puis que défend
00:22:50également Franck Dedieu
00:22:51sur le plateau
00:22:52et on a Véronique en ligne
00:22:53qui voulait réagir.
00:22:54Bonjour Véronique.
00:22:56Bonjour à tous.
00:22:57Bonjour.
00:22:58Oui,
00:22:58je suis vraiment scandalisée
00:23:00quand j'entends
00:23:00vos invités
00:23:02parler de la taxe
00:23:04ISF
00:23:05en disant
00:23:05les pauvres
00:23:06ils vont partir
00:23:07mais nous les petits
00:23:09on gagne 1500 euros
00:23:11on est taxé
00:23:13à 600 euros
00:23:13d'impôt
00:23:14sur l'année
00:23:15et on ne dit rien.
00:23:17Qu'est-ce que je veux dire ?
00:23:19Est-ce que cet argent
00:23:20qui serait prélevé
00:23:22sur les plus riches
00:23:23changerait votre vie ?
00:23:25Qu'est-ce que vous faites
00:23:25dans la vie Véronique ?
00:23:27Alors moi
00:23:28je fais du ménage.
00:23:29J'ai 54 ans
00:23:30j'ai eu une carrière
00:23:31j'ai eu une entreprise
00:23:32que j'ai fermée
00:23:33et aujourd'hui
00:23:34je suis obligée
00:23:34de faire du ménage
00:23:35et je ne rechigne pas
00:23:36au travail
00:23:36comme à peu près
00:23:37certains disent
00:23:39que les français
00:23:39ne travaillent pas.
00:23:41Donc moi
00:23:42pas par choix
00:23:43mais par nécessité
00:23:45je fais du ménage
00:23:46ça ne m'amuse pas.
00:23:47Mais je gagne de l'argent
00:23:49et je dois en redonner
00:23:49ça ne m'amuse pas non plus.
00:23:51Alors moi
00:23:52j'aimerais juste
00:23:52que ce soit équitable
00:23:54en fait
00:23:54que tout le monde participe.
00:23:56Mais tout le monde participe
00:23:57Laurence
00:23:58pardon Véronique
00:24:00les plus riches
00:24:02contribuent
00:24:04l'idée c'est de leur demander
00:24:05une contribution supérieure
00:24:06Oui alors
00:24:06après Zuckman
00:24:07propose une contribution
00:24:09chaque année
00:24:09on peut imaginer
00:24:10et d'ailleurs
00:24:11sur le plan constitutionnel
00:24:12de faire quelque chose
00:24:13pendant 2-3 ans
00:24:14le temps de remettre
00:24:14les choses au carré.
00:24:16Mais vous savez que ça
00:24:16J'aimerais juste rappeler
00:24:17quelque chose
00:24:18Alors Laurence
00:24:18ça y est
00:24:19puis après Véronique
00:24:19va répondre.
00:24:20Si on regarde
00:24:20et tout le monde
00:24:21peut aller sur le site
00:24:22des impôts
00:24:23donc le SMIC
00:24:25est à 1480 euros
00:24:26net par mois
00:24:27jusqu'à 11 497 euros
00:24:30par an
00:24:31et en plus
00:24:31si vous voulez
00:24:32il y a un barème progressif
00:24:33vous ne payez pas d'impôts
00:24:35et ceux qui gagnent
00:24:36plus de 180 000 euros
00:24:38par an
00:24:38payent 45% d'impôts
00:24:40donc moi je veux bien
00:24:41qu'on continue à expliquer
00:24:43Non non
00:24:43on ne paye pas 45% d'impôts
00:24:44Allez faire les calculs
00:24:45les simulations
00:24:46C'est le taux marginal
00:24:47d'imposition
00:24:47ou c'est le taux moyen ?
00:24:48C'est le taux marginal
00:24:49Ah mais le taux marginal
00:24:50d'imposition
00:24:50n'a rien à voir
00:24:51avec le taux moyen
00:24:52Non non
00:24:53le taux marginal
00:24:54d'imposition
00:24:54ce n'est pas le taux moyen
00:24:55et vous le savez très bien
00:24:56Laurence
00:24:56Alors Véronique
00:24:58Véronique
00:24:58on vous écoute
00:25:00Oui
00:25:01Moi je voudrais juste
00:25:03dire que je suis
00:25:04une citoyenne
00:25:05je comprends bien
00:25:06ce qui se passe
00:25:07je veux bien
00:25:09faire des efforts
00:25:10et je le comprends
00:25:11tout à fait
00:25:11même à mon petit niveau
00:25:13Ce que j'aimerais
00:25:14c'est que les gens
00:25:15même d'un niveau
00:25:16bien plus grand
00:25:18comme tous
00:25:18ces ultra riches
00:25:20comprennent
00:25:21qu'aujourd'hui
00:25:22il faut faire un effort
00:25:22voilà
00:25:23c'est tout ce que j'ai à dire
00:25:25Est-ce que vous êtes allée
00:25:26manifester vous hier ?
00:25:28Non
00:25:28Non
00:25:29Pourquoi ?
00:25:31Parce que
00:25:32c'est pas ça
00:25:33le problème
00:25:34n'est pas là
00:25:35le problème est que
00:25:36il faut un vrai programme
00:25:38il faut s'atteler
00:25:40à travailler
00:25:41d'ailleurs je suis
00:25:42de très près
00:25:43Patrice Suiban
00:25:44qui est quelqu'un
00:25:45d'exceptionnel
00:25:46qui a un programme
00:25:47il a un programme
00:25:48pour sauver la France
00:25:50mais on ne le consulte pas
00:25:51Après il y a
00:25:53beaucoup de gens
00:25:54qui ont des idées
00:25:55et évidemment
00:25:58c'est toujours
00:25:58assez complexe
00:26:00merci Véronique
00:26:01de nous avoir appelé
00:26:02cet article
00:26:04à lire dans le Figaro
00:26:05une précarité
00:26:06toujours plus ancrée
00:26:0757% des français
00:26:08connaissent un proche
00:26:09vivant dans une situation
00:26:10de pauvreté
00:26:12mais en prélevant
00:26:13sur les plus riches
00:26:14en quoi ça va changer
00:26:15la situation de Véronique
00:26:16en quoi ça va changer
00:26:17la situation
00:26:18des plus précaires
00:26:19tout simplement
00:26:20parce que
00:26:21faire un budget
00:26:22c'est faire des arbitrages
00:26:24des arbitrages
00:26:25entre la baisse
00:26:26des dépenses
00:26:26et l'augmentation
00:26:28des impôts
00:26:29si on veut
00:26:29je dirais
00:26:30réduire le déficit
00:26:31le point commun
00:26:33entre Michel Barnier
00:26:35et
00:26:35Bayrou
00:26:37c'est qu'ils ont décidé
00:26:39que l'effort
00:26:40devait peser
00:26:41à deux tiers
00:26:42sur la baisse
00:26:42des dépenses
00:26:43et à un tiers
00:26:44sur l'augmentation
00:26:44des impôts
00:26:45demain il va y avoir
00:26:46un débat
00:26:47avec notamment
00:26:47les socialistes
00:26:48pour dire
00:26:49que
00:26:49d'accord
00:26:51peut-être que
00:26:52faut-il mettre
00:26:52tout le monde
00:26:53à contribution
00:26:53mais avec un certain
00:26:55équilibre
00:26:55donc on pourrait imaginer
00:26:56que l'effort
00:26:57pèse la moitié
00:26:58sur la baisse
00:26:59des dépenses
00:26:59de ce point de vue
00:27:00on peut donner raison
00:27:01à Laurence
00:27:02et aussi
00:27:03tout de même
00:27:04sur l'augmentation
00:27:05des impôts
00:27:06un peu plus
00:27:06c'est-à-dire
00:27:07de manière à ce que
00:27:08ceux qui ont gagné
00:27:09beaucoup
00:27:09en très peu de temps
00:27:10sur la base
00:27:11je remonte
00:27:12à 2019
00:27:13je remonte
00:27:14à 2019
00:27:15je ne remonte pas
00:27:15au 19ème siècle
00:27:16d'accord
00:27:17cet enrichissement
00:27:19manifeste
00:27:21et très rapide
00:27:22et bien
00:27:22qu'il soit mis
00:27:23à contribution
00:27:24peut-être pas
00:27:25qu'il fasse
00:27:25tout l'effort
00:27:26mais qu'il le
00:27:27pour terminer
00:27:30juste une chose
00:27:31j'entends
00:27:31l'argument
00:27:32de Laurence
00:27:33parce que finalement
00:27:34c'est la base
00:27:35de son argument
00:27:35et il faut l'entendre
00:27:36elle dit
00:27:37votre histoire
00:27:39ça permettra
00:27:39de proroger
00:27:40un système fiscal
00:27:42et économique
00:27:43qui est injuste
00:27:44c'est ça
00:27:44c'est votre martingale
00:27:47d'imposer les riches
00:27:47pour continuer
00:27:48comme avant
00:27:49peut-être pas
00:27:51il ne s'agit pas
00:27:51de ça
00:27:52il s'agit simplement
00:27:53de faire des arbitrages
00:27:54entre soit
00:27:55on baisse les dépenses
00:27:56et bien on touche
00:27:57aux services publics
00:27:58et aux classes moyennes
00:27:59soit on augmente
00:28:00les recettes
00:28:02donc les impôts
00:28:03mais sur la base
00:28:04de très peu de gens
00:28:05voilà
00:28:05mais quand vous dites
00:28:06on baisse les dépenses
00:28:08et ça va toucher
00:28:08aux services publics
00:28:09ce n'est pas la vérité
00:28:10il faut réorganiser
00:28:10les services publics
00:28:11je vous le redis
00:28:12on a deux fois plus
00:28:12de fonctionnaires
00:28:13qu'en Allemagne
00:28:13et ça ne fonctionne pas
00:28:14c'est pas une question
00:28:15de dépenses
00:28:16c'est une question
00:28:17de réorganisation
00:28:18du service public
00:28:19parce qu'il faut
00:28:20que ce service public
00:28:21si vous voulez
00:28:22soit optimisé
00:28:23parce qu'on peut rajouter
00:28:24de l'argent
00:28:24ça ne changerait rien
00:28:25mais pour revenir
00:28:26sur le cas de Véronique
00:28:27moi Véronique
00:28:28je la défends
00:28:30c'est pas parce que
00:28:30je suis contre
00:28:31la taxation des plus riches
00:28:32que je ne défends pas
00:28:34les gens qui travaillent
00:28:36mais justement
00:28:37pourquoi Véronique
00:28:38elle est vraiment
00:28:40comment j'appelle ça
00:28:41les travailleurs pauvres
00:28:42et ce n'est pas du tout
00:28:42péjoratif de ma part
00:28:43elle fait partie des gens
00:28:44qui bossent
00:28:44qui ne disent jamais rien
00:28:45qui payent
00:28:46qui respectent la loi
00:28:48et qui sont tout le temps
00:28:49en train d'être
00:28:50à qui on tape dessus
00:28:51parce que de l'autre côté
00:28:52il y a toute une partie
00:28:54de la population
00:28:54qui ne sont pas
00:28:55des Véroniques
00:28:56qui se battent
00:28:57qui sont des gens
00:28:58qui sont sur le territoire
00:28:59qui sont grassement payés
00:29:01à ne rien faire
00:29:02et ça
00:29:03je trouve ça scandaleux
00:29:04et moi quand je vois
00:29:05des jeunes
00:29:05qui ont moins de 35 ans
00:29:07qui sont en RSA
00:29:08qui touchent 600 euros
00:29:09et Véronique
00:29:09qui bosse comme une
00:29:11qui bosse énormément
00:29:12et qui touche
00:29:13un SMIC
00:29:14je trouve ça inadmissible
00:29:15pour moi
00:29:16l'injustice
00:29:16elle est là
00:29:17et tant qu'on ne changera pas ça
00:29:18on ne s'en sortira pas
00:29:19moi je voulais juste dire
00:29:21la bonne idée d'Attaque Jussman
00:29:22on est les seuls à en parler
00:29:23parce qu'aucun pays
00:29:24ne l'a adopté
00:29:25il n'y a qu'ici
00:29:26qu'on dit
00:29:26c'est génial
00:29:27on va prendre
00:29:27aux plus riches
00:29:291789 aussi
00:29:30on était les seuls
00:29:31à parler de république
00:29:32on parle d'Attaque Jussman
00:29:33je crois qu'il faut le dire
00:29:36les bonnes idées
00:29:36on le retrouve dans l'écologie
00:29:37d'ailleurs
00:29:38on impose des règles
00:29:39parfois un peu drastiques
00:29:40à nos agriculteurs
00:29:41là ce que je veux dire
00:29:42c'est que personne
00:29:43n'a adopté cette règle
00:29:44et je reviens
00:29:45à mon idée de compromis
00:29:46il faudrait qu'on prenne
00:29:46un peu à tout le monde
00:29:49qui peuvent évidemment assumer
00:29:50des baisses d'aide
00:29:52et de ressources
00:29:53parce que c'est là
00:29:54que se joue
00:29:54c'est là qu'est l'enjeu
00:29:56à mon avis
00:29:56c'est le compromis
00:29:57pour aller vers un budget
00:29:59qui soit équilibré
00:30:00vers un budget
00:30:01qui soit sain
00:30:02je rappelle juste
00:30:02les 44 milliards
00:30:03dont on parle
00:30:04c'est les 4 milliards
00:30:05en projection
00:30:05ça serait plutôt 20 milliards
00:30:06qu'il faudrait trouver maintenant
00:30:07Magali
00:30:08vous pouvez demander des efforts
00:30:10à condition que vous ayez
00:30:11placé deux choses essentielles
00:30:13un sens derrière ces efforts
00:30:14et donc là je rejoins
00:30:15effectivement ce que disait
00:30:16Laurence
00:30:17c'est à dire qu'on ne peut pas
00:30:18annoncer
00:30:19aux ultra riches
00:30:20qu'on va aller prendre
00:30:21de leur argent
00:30:22pour financer quelque chose
00:30:23on ne sait absolument pas
00:30:24comment l'argent va être utilisé
00:30:25donc c'est fondamental
00:30:26et c'est aujourd'hui
00:30:27la colère majoritaire
00:30:28des français
00:30:29c'est de revenir à ce concret là
00:30:30et deuxièmement
00:30:31la notion de justice
00:30:32je veux dire
00:30:33la blessure d'injustice
00:30:34ressentie par l'ensemble
00:30:36de la population
00:30:36aujourd'hui
00:30:37elle est tellement exacerbée
00:30:38par cette notion
00:30:39de on dépense mal
00:30:41et on ne donne pas l'argent
00:30:42où il faudrait
00:30:43et le citoyen moyen
00:30:44qui paye ses impôts
00:30:45ne sait plus
00:30:45où est-ce qu'il va
00:30:46et tous les jours
00:30:47il le voit
00:30:48ça tant qu'on ne le rétablira pas
00:30:50on ne pourra pas remporter
00:30:51l'adhésion
00:30:51de l'effort collectif
00:30:52parce que Véronique le disait
00:30:53elle est prête à payer
00:30:55des impôts
00:30:55à contribuer
00:30:57sauf que quand on envoie
00:30:58l'utilisation
00:30:59on peut s'interroger
00:31:01on va
00:31:02alors ce matin
00:31:03il y a une proposition
00:31:04c'est le parisien
00:31:06qui nous donne cette info
00:31:06le député insoumis
00:31:07de Paris
00:31:08Rodrigo Arenas
00:31:08qui va déposer
00:31:09une proposition de loi
00:31:10visant à créer
00:31:11une micro-taxe
00:31:12de 0,5%
00:31:13sur tous les flux
00:31:14financiers numériques
00:31:15elle rapporterait
00:31:16212 milliards d'euros
00:31:17c'est-à-dire que
00:31:18dès que vous payez
00:31:19avec votre carte bancaire
00:31:200,5% serait prélevé
00:31:23pour combler la dette
00:31:25alors je ne sais pas
00:31:26si ça peut
00:31:26enfin tout le monde
00:31:27pardon
00:31:28si on continue
00:31:30à trouver des pistes
00:31:31de taxes
00:31:31on est déjà champion
00:31:32du monde des impôts
00:31:33on va être champion
00:31:33du monde de l'épreuve
00:31:34on va même plus savoir
00:31:35on est taxé
00:31:36dès qu'on prend
00:31:37dès qu'on sort de chez nous
00:31:39de toute façon
00:31:39on est taxé
00:31:40toutes les secondes
00:31:41on va continuer
00:31:43on a deux appels
00:31:44Olivier et Hervé
00:31:45qui seront avec nous
00:31:46qui veulent réagir
00:31:47à ce sujet
00:31:48imposer
00:31:49les plus riches
00:31:50qu'en pensez-vous
00:31:51imposer les ultra riches
00:31:52on vous attend
00:31:53sur Sud Radio
00:31:54au 0826 300 300
00:31:56à tout de suite
00:31:57Sud Radio
00:31:58Sud Radio
00:31:59Parlons Vrai
00:32:00Parlons Vrai
00:32:00Sud Radio
00:32:01Parlons Vrai
00:32:02alors on vous attend
00:32:03au 0826 300 300
00:32:05on va parler également
00:32:06de la journée d'hier
00:32:07qu'en avez-vous pensé
00:32:08bloquons tout
00:32:08ou cassons tout
00:32:10c'est un petit peu
00:32:11quand même
00:32:11ce qui est ressorti
00:32:12des images
00:32:13qu'on a pu voir
00:32:15cette manif
00:32:15cette mobilisation
00:32:17de la colère
00:32:18des français
00:32:18elle a été
00:32:19visiblement volée
00:32:21par LFI
00:32:23par ce parti
00:32:24qui a très vite
00:32:26dit qu'il soutenait
00:32:27cette mobilisation
00:32:28et beaucoup
00:32:29renoncés
00:32:30à aller manifester
00:32:31on a deux auditeurs
00:32:32en ligne
00:32:33Olivier
00:32:33bonjour
00:32:34oui bonjour
00:32:35alors taxer les plus riches
00:32:37non non moi j'écoute
00:32:39ça me révolte
00:32:39pourquoi
00:32:41aller toujours
00:32:42taper sur les mêmes
00:32:42pour qu'ils partent
00:32:44parce qu'ils vont partir
00:32:45ils étaient partis
00:32:46sous Mitterrand
00:32:47Sarkozy a eu du mal
00:32:48à les faire revenir
00:32:49et on veut recommencer
00:32:50la même histoire
00:32:51ça mènera à rien
00:32:52il y a d'autres solutions
00:32:53je vais vous poser
00:32:54une question
00:32:55et ils vont peut-être
00:32:57me répondre
00:32:57ces nouveaux collaborateurs
00:33:00si demain
00:33:02on remet
00:33:04les 39 heures
00:33:05qu'est-ce qui va se passer ?
00:33:08je vais vous donner
00:33:09la réponse tout de suite
00:33:11c'est comme
00:33:12c'est l'équivalent
00:33:13d'une création
00:33:14de 2 millions d'emplois
00:33:15de plus de 2 millions d'emplois
00:33:17est-ce que 2 millions
00:33:18de salariés en plus
00:33:20ça n'aiderait pas
00:33:21à boucher les trous
00:33:22de la sécu
00:33:22par les cotisations
00:33:23la TVA
00:33:24pour l'Etat
00:33:25voilà
00:33:27je pose la question
00:33:28est-ce que ça
00:33:29est-ce que ça changerait
00:33:30quelque chose ?
00:33:30je pense que c'est très compliqué
00:33:32d'imaginer de revenir
00:33:33en arrière
00:33:34sauf si on paye plus
00:33:36c'est travailler plus
00:33:38pour gagner plus
00:33:39c'est pas travailler plus
00:33:40c'est pour ça que j'étais contre
00:33:41le fait d'enlever
00:33:422 jours fériés
00:33:42de toute façon
00:33:43personne n'y a jamais cru
00:33:44je pense que c'était
00:33:44le testament
00:33:45il savait très bien
00:33:46que ça allait mettre le pays
00:33:47c'était sa signature de sortie
00:33:49à M. Bayrou
00:33:50et je lui en veux
00:33:51beaucoup pour ça
00:33:52mais moi je pense
00:33:53que la moyenne européenne
00:33:55horaire
00:33:56en gros
00:33:56c'est 39 heures semaine
00:33:57donc si on en va
00:33:59par là
00:33:59moi je préfère
00:34:00que les gens
00:34:01travaillent 2 heures de plus
00:34:01payer plus
00:34:02et qu'on augmente
00:34:03les salaires
00:34:03parce que les salaires
00:34:04il faut pour les augmenter
00:34:06qu'il y ait en face
00:34:06une productivité
00:34:07parce que si on pense
00:34:08qu'on va pouvoir augmenter
00:34:09les salaires
00:34:09sans qu'il y ait plus
00:34:10de productivité
00:34:11c'est mathématique
00:34:11vous n'allez pas demander
00:34:12à une entreprise
00:34:13de payer plus
00:34:13si elle n'a pas plus
00:34:14de productivité
00:34:15et le travail
00:34:15c'est pas sale
00:34:16c'est cette gauche
00:34:17qui nous a mis en tête
00:34:18que ça y est
00:34:19il fallait dans le loisir
00:34:21les 35 heures
00:34:22comme si le travail
00:34:23c'était quelque chose
00:34:23de négatif
00:34:24je ne vous parle même pas
00:34:25de ce qui s'est passé
00:34:26avec le Covid
00:34:26après post-Covid
00:34:28plus personne ne voulait bosser
00:34:29tout le monde faisait
00:34:30du macramé à la maison
00:34:31avec du thé
00:34:32tchial
00:34:33il y a eu un vrai changement
00:34:35pourquoi le travail
00:34:36ce serait ça
00:34:36le travail c'est de l'intégration
00:34:38je ne dis pas
00:34:38qu'il n'y a pas
00:34:38des métiers difficiles
00:34:39mais travailler
00:34:41et aimer son métier
00:34:42et être mieux payé
00:34:44c'est ça qui compte
00:34:44c'est ce que demandent
00:34:45aussi les chefs d'entreprise
00:34:46ce qui est moins
00:34:47ils embaucheraient plus
00:34:48si c'était possible
00:34:49Magali
00:34:50sur la question
00:34:51que pose Olivier
00:34:52revenir aux 39 heures
00:34:53de toute façon
00:34:54ce n'est pas possible Olivier
00:34:55on vous le dit clairement
00:34:56c'est impossible
00:34:57malheureusement
00:34:58c'est effectivement compliqué
00:34:59parce que sociétalement parlant
00:35:00on ne peut pas revenir en arrière
00:35:01mais c'est dommage
00:35:02parce qu'effectivement
00:35:03moi je partage encore
00:35:05l'avis de Laurence
00:35:06c'est pour quelle raison
00:35:07travailler plus
00:35:08et aujourd'hui
00:35:08le vrai sujet est là
00:35:09et le sujet il va même au-delà
00:35:11c'est après pour quel salaire
00:35:12parce que l'enjeu
00:35:13c'est de réduire la différence
00:35:14en fait entre le net et le brut
00:35:16et c'est là où vraiment
00:35:17il faut que
00:35:17aujourd'hui les politiques
00:35:18se mettent au travail
00:35:19parce que ce qui paralyse
00:35:20le travail en France
00:35:21c'est cette différence
00:35:22entre le salaire net
00:35:23et le salaire brut
00:35:24et ça ce n'est plus tolérable
00:35:26aujourd'hui pour l'ensemble
00:35:27des travailleurs
00:35:27et forcément
00:35:28le fait qu'on ait
00:35:30tant d'écarts
00:35:31entre les deux
00:35:32et bien pour certains
00:35:33ça les rend
00:35:35plus éloignés
00:35:37du monde du travail
00:35:38et on va se dire
00:35:38finalement pour ce que
00:35:39je gagnerais
00:35:40je préfère tout autant
00:35:41rester chez moi
00:35:42puisque je peux percevoir
00:35:43un certain nombre d'aides
00:35:44et le salaire
00:35:45de la personne
00:35:46qui ne travaille pas
00:35:47devient exactement le même
00:35:49que celui qui travaille
00:35:50on retrouve le même sujet
00:35:52sur la retraite
00:35:52pourquoi allonger
00:35:53la durée du travail
00:35:55si c'est pour être mal payé
00:35:56et c'est vrai
00:35:56que tous ces sujets-là
00:35:57se rebouclent
00:35:58à chaque fois
00:35:59et tournent en rond
00:35:59et reviennent
00:36:00au même sujet
00:36:01et je suis d'accord
00:36:02avec Laurence
00:36:02il faut beaucoup mieux
00:36:03payer les gens
00:36:03les chiffres sont
00:36:04abracabra-brantesque
00:36:05quand on paye 100
00:36:06quand on paye 100
00:36:08pour un entrepreneur
00:36:09le salarié se retrouve
00:36:10en gros avec 35 euros
00:36:11ce qui est impossible
00:36:12ce qui est complètement
00:36:13décalage avec tous les autres
00:36:14pays européens
00:36:15et tous les autres pays du monde
00:36:16Hervé est en ligne avec nous
00:36:17bonjour Hervé
00:36:19oui bonjour
00:36:19pour dire que je suis
00:36:22pour augmenter
00:36:24enfin créer des impôts
00:36:25sur les ultra riches
00:36:26je ne pense pas
00:36:27quelqu'un l'a dit
00:36:27d'ailleurs chez vous
00:36:28ça changera quelque chose
00:36:30à l'état de la France
00:36:31aujourd'hui
00:36:32ça ne va pas régler
00:36:33le truc
00:36:33on vous entend très mal
00:36:37on vous entend très mal
00:36:40la liaison
00:36:40c'est les ultra riches
00:36:42qui ont coupé le son
00:36:43voilà
00:36:43peut-être vous êtes en voiture
00:36:45vous devriez peut-être
00:36:46vous arrêter
00:36:47prendre votre téléphone
00:36:49directement
00:36:50on vous retrouve
00:36:51alors Hervé
00:36:51allez-y
00:36:52voilà
00:36:52je disais que je n'étais
00:36:54pas favorable
00:36:55à ce qu'on taxe
00:36:56des ultra riches
00:36:56parce que je pense
00:36:57que quelqu'un l'a dit
00:36:57chez vous
00:36:58ça ne va pas changer
00:36:59les conditions
00:37:00dans lesquelles se trouve
00:37:01la France
00:37:02à savoir
00:37:02le trou de la sécu
00:37:04les problèmes de retraite
00:37:05et puis
00:37:06le système social
00:37:08qui fonctionne mal
00:37:09je pense que
00:37:10ce n'est pas
00:37:10le bon sujet
00:37:12maintenant
00:37:12repartir à 39 heures
00:37:14il faut savoir
00:37:14qu'il y a des entreprises
00:37:15qui vous font filer
00:37:16des contrats
00:37:17de 39 heures
00:37:18c'est un choix
00:37:19que vous faites ou pas
00:37:20donc il y a des gens
00:37:21qui sont payés
00:37:21sur 39 heures
00:37:22donc après
00:37:23je ne sais pas
00:37:23mais qui sont payés plus
00:37:24bien sûr
00:37:26oui
00:37:26qui sont payés
00:37:26en heures supplémentaires
00:37:27après
00:37:27non non
00:37:29ils sont payés plus
00:37:30sur la base
00:37:31de 39 heures
00:37:31et les heures supplémentaires
00:37:32c'est encore autre chose
00:37:33ça existe
00:37:34donc il y a des sociétés
00:37:35qui sont capables
00:37:36de faire ça
00:37:36maintenant effectivement
00:37:37pour avoir une entreprise
00:37:39quand vous vous embouchez
00:37:39quelqu'un au SMIG
00:37:40ça vous coûte
00:37:41quelque chose
00:37:42du tout
00:37:42je crois que c'est
00:37:4384 euros
00:37:4494 euros
00:37:44par contre
00:37:46dès que vous lui donnez
00:37:46300 euros de plus
00:37:47vous payez autant de charges
00:37:48donc là aussi
00:37:49il y a un problème
00:37:49effectivement
00:37:50ça serait bien
00:37:51d'augmenter les heures
00:37:52mais quelque part
00:37:52il faudrait
00:37:53baisser les charges
00:37:54baisser les contributions
00:37:56merci
00:37:58des jeunes
00:37:59qui sont au RSA
00:38:01et qui ne veulent pas bosser
00:38:02merci Hervé
00:38:04Franck de Dieu
00:38:05ça vous inspire quoi ?
00:38:06je disais simplement
00:38:06que le passage
00:38:07aux 39 heures
00:38:08qui peut créer
00:38:09des millions d'emplois
00:38:10des centaines de milliers
00:38:12d'emplois
00:38:12repose sur l'idée
00:38:15qu'il va y avoir
00:38:16un flux d'activité
00:38:18que le travail
00:38:19ne se partage pas
00:38:20qu'il y a un flux d'activité
00:38:21qu'il y a un flux
00:38:21d'argent
00:38:22et de consommation
00:38:23le problème
00:38:24c'est que
00:38:24pour que cela
00:38:25ce schéma vertueux
00:38:26se réalise
00:38:27il faut qu'il y ait
00:38:27deux conditions
00:38:28la première
00:38:29c'est qu'on soit
00:38:30dans une logique
00:38:30de croissance
00:38:31quand même économique
00:38:32or le travail
00:38:33pour gagner plus
00:38:34de 2007
00:38:35a pris de plein fouet
00:38:36la crise des subprimes
00:38:37ça n'a pas forcément marché
00:38:38il faut qu'il y ait
00:38:39une croissance
00:38:39et cette croissance-là
00:38:40elle ne se fait pas
00:38:41simplement au niveau national
00:38:43et deuxièmement
00:38:44ça a été dit
00:38:45il faut qu'il y ait
00:38:45des gains de productivité
00:38:46le problème aujourd'hui
00:38:47et ce n'est pas
00:38:48un sujet simplement français
00:38:50c'est qu'il y a un problème
00:38:51de stagnation
00:38:51de la productivité
00:38:52nous n'arrivons pas
00:38:53à gagner de la productivité
00:38:55alors qu'à la différence
00:38:56des Etats-Unis
00:38:57d'autres pays
00:38:58service public inclus
00:38:59service public inclus
00:39:00mais ce n'est pas
00:39:01que une question
00:39:02de service public
00:39:02je crois que j'ai déjà
00:39:03c'est qu'il y a un manque
00:39:04d'investissement
00:39:05qui fait qu'on n'arrive pas
00:39:07à
00:39:07et puis il y a peut-être
00:39:08après il y a des économistes
00:39:09qui appellent ça
00:39:10la grande stagnation
00:39:11ou la stagnation
00:39:12je dirais permanente
00:39:14de sorte qu'il y a
00:39:15une sorte de butée
00:39:16sur les gains de productivité
00:39:18qui n'augmentent pas
00:39:19en Europe
00:39:19oui
00:39:20alors on va passer
00:39:22à votre coup de gueule
00:39:22Laurence
00:39:22parce que je dirais
00:39:23qu'on change
00:39:23de sujet aussi
00:39:26et qu'on parle
00:39:26de ce qui s'est passé hier
00:39:27de cette manifestation
00:39:30où on nous avait parlé
00:39:31d'une colère populaire
00:39:32les français sont
00:39:33certes en colère
00:39:35mais ce qu'on a vu
00:39:36dans la rue
00:39:36le profil
00:39:37nous a un peu interpellé
00:39:39entre les lycéens
00:39:40du 16ème arrondissement
00:39:41ou devant le lycée
00:39:43Henri IV
00:39:44qui ont poussé
00:39:45les poubelles
00:39:46et un certain nombre
00:39:47de conneries
00:39:48quand même
00:39:48qu'on a pu entendre
00:39:49de trucs complètement délirantes
00:39:51et puis
00:39:51ces exactions
00:39:53qui ont été commises
00:39:54un peu partout
00:39:55voilà moi je voudrais
00:39:56me centrer sur le sujet
00:39:57de la violence
00:39:57lors de l'événement
00:39:58bien sûr ça n'englobe pas
00:40:00tous les gens
00:40:00qui ont manifesté
00:40:01on est bien d'accord
00:40:02et je ne veux pas revenir
00:40:03sur le sujet économique
00:40:04donc il y a eu
00:40:04675 interpellations
00:40:06549 gardes à vue
00:40:0823 policiers
00:40:09et gendarmes blessés
00:40:10comment on peut encore
00:40:12accepter dans notre pays
00:40:13j'attends de voir
00:40:13comment sera la justice
00:40:15pour ces personnes
00:40:16qui ont blessé
00:40:17des policiers
00:40:18moi j'ai 3 scènes
00:40:19qui m'ont particulièrement marqué
00:40:21la première
00:40:21vous l'avez cité
00:40:22c'est devant le lycée
00:40:23j'ai vu des gens cagoulés
00:40:25je ne pourrais même pas dire
00:40:26que c'est des jeunes
00:40:27des pas jeunes
00:40:27ils étaient cagoulés
00:40:28tellement courageux
00:40:29et tellement déterminés
00:40:30à faire des choses honnêtes
00:40:31qui balancent une poubelle
00:40:33sur quelqu'un
00:40:34des forces de l'ordre
00:40:35donc ça déjà
00:40:36je me dis
00:40:37qu'est-ce qu'on a dans la tête
00:40:38qu'est-ce qu'on a dans l'esprit
00:40:39pour pouvoir faire
00:40:40un truc pareil
00:40:41ensuite j'ai vu
00:40:42une autre image
00:40:42de parpaings
00:40:44qui ont été envoyées
00:40:46sur des forces de l'ordre
00:40:47à Lyon
00:40:48c'est fait pour tuer
00:40:50vous recevez ça sur vous
00:40:52c'est fait pour tuer
00:40:53et enfin
00:40:53troisième image
00:40:54qui était un peu moins grave
00:40:55mais j'ai vu une interpellation
00:40:56donc c'était 3 policiers
00:40:58qui étaient en civil
00:40:59mais avec un brassard
00:41:01qui essayaient d'interpeller
00:41:02une personne
00:41:02et un groupe de personnes
00:41:03des femmes
00:41:04des gens
00:41:05monsieur madame tout le monde
00:41:06qui arrivent
00:41:07qui poussent la police
00:41:08qui interdit à la police
00:41:10d'interpeller
00:41:11un individu
00:41:12dans le calme
00:41:13c'était dans le calme
00:41:14donc quand moi je vois tout ça
00:41:16je me pose la question en fait
00:41:17du rapport à l'autorité
00:41:18et je suis très inquiète
00:41:20je suis très inquiète
00:41:21parce que
00:41:22je pense que ces gens
00:41:24qui sont capables
00:41:24de cette violence
00:41:25je me demande ce qu'ils font
00:41:26chez eux
00:41:26quand vous êtes capable
00:41:27de caillasser un policier
00:41:29qu'est-ce que vous faites
00:41:30à votre femme
00:41:30ou à vos gosses
00:41:31ou vice-versa
00:41:32parce qu'attention
00:41:32il y a des femmes
00:41:33dans la violence
00:41:34et dans les blagues
00:41:35mais c'est une des premières fois
00:41:36où il y a eu autant de femmes
00:41:37à interpeller
00:41:38quand vous êtes capable
00:41:39de frapper un policier
00:41:40quand vous voulez éduquer vos enfants
00:41:42comment vous entreprenez la joue
00:41:43c'est une question sur la route
00:41:44quand je vois des gens
00:41:45des comportements routiers
00:41:46je me dis comment ils font
00:41:46la question que je me pose aujourd'hui
00:41:48c'est
00:41:49pourquoi
00:41:49nous ne mettons pas en place
00:41:51quelque chose de simple
00:41:52à partir du moment
00:41:53où vous vous attaquez
00:41:54aux forces de l'ordre
00:41:54c'est direct
00:41:55la prison immédiate
00:41:56parce que si on laisse faire ça
00:41:58c'est l'écroulement
00:41:59et qui attise tout ça
00:42:00c'est en partie
00:42:02la France Insoumise
00:42:02j'appelle tout le monde
00:42:04et je finirai là-dessus
00:42:05à aller voir
00:42:06les tweets
00:42:08à la fois d'Arcelia Soudé
00:42:10et d'Alma Dufour
00:42:12Alma Dufour
00:42:12elle se photographie
00:42:13devant un feu
00:42:16en disant
00:42:18la joie
00:42:21devant la joie
00:42:22et les flammes
00:42:23vous vous rendez compte
00:42:24on en est arrivé
00:42:24à un parti politique
00:42:25députée de la nation
00:42:27entre guillemets
00:42:27enfin ça ne veut plus rien dire
00:42:28aujourd'hui
00:42:29moi je suis désolée
00:42:30de voir
00:42:30cette image
00:42:31est scandaleuse
00:42:32cette image est dramatique
00:42:33et scandaleuse
00:42:34je rappelle que
00:42:35certains ont appelé
00:42:37à voter pour ces gens-là
00:42:38pour faire barrage
00:42:38au Rassemblement National
00:42:39pardon de le dire
00:42:40c'était peut-être pas
00:42:41la meilleure idée
00:42:42ils n'en sont pas
00:42:42à leur premier coup
00:42:43parce qu'ils se sont présentés
00:42:45avec des gens extrémistes
00:42:46dans tous les domaines
00:42:47et pour ne pas rebondir
00:42:48sur le conflit
00:42:49qui nous intéresse au loin
00:42:50ils se sont présentés
00:42:51avec des gens
00:42:52extrêmement limites
00:42:53et cette situation
00:42:54n'est que l'illustration
00:42:55de leur pensée mortifère
00:42:56alors Stéphane me dit
00:42:57ceux qui ont envoyé des poubelles
00:42:58sont des apparats chics
00:42:59filmés avec des policiers
00:43:00en civils par la suite
00:43:01et ce n'est pas la première fois
00:43:03c'est-à-dire des provocations
00:43:05qui auraient été
00:43:05mises en scène
00:43:07par la police
00:43:08pour décrédibiliser
00:43:09le mouvement
00:43:09et bien ça
00:43:10c'est le discours
00:43:10de la France Insoumise
00:43:11c'est ça qui est très inquiétant
00:43:13on est en train d'expliquer
00:43:14que des policiers
00:43:15se frappent eux-mêmes
00:43:16ou s'envoient des poubelles
00:43:16à eux-mêmes
00:43:17mais vous vous rendez compte
00:43:18et il y a des français
00:43:19qui croient ça
00:43:190 826 300 300
00:43:21si vous voulez réagir
00:43:23à ces images
00:43:24ce que vous avez pensé
00:43:24de cette journée
00:43:25de mobilisation
00:43:26Magali Vissante
00:43:27moi j'ai vraiment
00:43:30extrêmement mal
00:43:31à mon pays
00:43:32on parlait tout à l'heure
00:43:33de la notion de patriotisme
00:43:34enfin moi j'ai fait
00:43:35j'ai fait 4 ans
00:43:36au sein des forces de l'ordre
00:43:37ça a été mon premier job
00:43:38et quand hier
00:43:39j'ai vu les images
00:43:40et les mêmes que vous
00:43:41Laurence
00:43:41de ces policiers
00:43:42renversés
00:43:43par les poubelles
00:43:45c'est extrêmement révoltant
00:43:47et moi je travaille
00:43:48beaucoup sur l'impact
00:43:49du non-verbal
00:43:49et du para-verbal
00:43:50et ces images-là
00:43:51sont extrêmement fortes
00:43:52notamment sur la notion
00:43:53d'autorité
00:43:54c'est-à-dire qu'on a
00:43:55un total renversement
00:43:57de la notion d'autorité
00:43:58qui aujourd'hui
00:43:59dans son pays
00:44:00peut vraiment entendre
00:44:02qu'aujourd'hui
00:44:03on a des policiers
00:44:04qui vont se prendre
00:44:05des poubelles
00:44:05et des parpaings
00:44:06en étant juste
00:44:07en protection
00:44:09et en se laissant faire
00:44:10en se laissant faire
00:44:11vous aviez les images
00:44:12de la gare du nord
00:44:13qu'est-ce qu'on fait
00:44:13la gare du nord
00:44:14on la ferme
00:44:15on protège
00:44:15il n'y a jamais
00:44:16une riposte
00:44:17le vrai sujet
00:44:18des forces de l'ordre
00:44:18et de l'autorité
00:44:19c'est aujourd'hui
00:44:20de redonner les moyens
00:44:21les moyens matériels
00:44:22et les moyens humains
00:44:23et les moyens législatifs
00:44:25de pouvoir renverser
00:44:26cette notion d'autorité
00:44:27parce que ces voix
00:44:28qui se sont exprimées hier
00:44:29même minoritaires
00:44:31parce que ce n'est pas
00:44:31le peuple français
00:44:32c'était des voix minoritaires
00:44:33elles ont fait du bruit
00:44:34et elles représentent
00:44:35une haine
00:44:36et une violence
00:44:36de la France
00:44:37que l'on ne doit pas
00:44:37laisser faire
00:44:38et surtout pas
00:44:39au sein de l'Assemblée nationale
00:44:40on va continuer
00:44:41sur ce sujet
00:44:42tout de suite après
00:44:43les infos
00:44:430826 300 300
00:44:45si vous voulez réagir
00:44:46certains nous disent
00:44:47il y a aussi
00:44:47des manifestants pacifistes
00:44:49qui ont été frappés
00:44:50la majorité des images
00:44:53qu'on a pu voir hier
00:44:54étaient quand même
00:44:55en défaveur
00:44:58d'un grand nombre
00:44:59de manifestants
00:45:00à tout de suite
00:45:00Sud Radio
00:45:02mettez-vous d'accord
00:45:03Valérie Expert
00:45:04et on est ensemble
00:45:05avec vous
00:45:06pour ce 10h midi
00:45:07à 11h30
00:45:07les médias
00:45:08avec Gilles Gansman
00:45:09et aujourd'hui
00:45:10ce sera
00:45:11le producteur
00:45:11de Massinger
00:45:12qui sera avec nous
00:45:13je vous ai un petit peu
00:45:14emmêlé les pédales hier
00:45:15pour commenter
00:45:16cette actualité
00:45:17toujours Laurence Saillet
00:45:18chroniqueuse politique
00:45:19ancienne députée européenne
00:45:20Gilbert Azoulay
00:45:21directeur général
00:45:22de News Tank
00:45:23éducation
00:45:24également journaliste
00:45:25pour l'hémicycle
00:45:26Magali Vicente
00:45:27communicante politique
00:45:28et Franck Dedieu
00:45:29rédacteur en chef
00:45:30à Marianne
00:45:31alors pour nos auditeurs
00:45:33j'ai fait des petites recherches
00:45:34à propos de cette journée d'action
00:45:38et des poubelles
00:45:39qui ont été lancées
00:45:40alors le détail
00:45:41les sources décrivent
00:45:42systématiquement
00:45:43des actes commis
00:45:44par des manifestants
00:45:45souvent qualifiés
00:45:46de violents
00:45:46masqués
00:45:47ou issus de groupes
00:45:48comme les Black Blocs
00:45:49donc il y a
00:45:50des lycéens
00:45:50qui ont lancé
00:45:51des poubelles
00:45:51et des fumigènes
00:45:52sur des policiers
00:45:53devant le lycée
00:45:54Hélène Boucher
00:45:55à Nantes
00:45:56des poubelles
00:45:56ont été renversées
00:45:57et lancées
00:45:58sur des véhicules
00:45:58de police
00:45:59par des manifestants
00:46:00suivis de feu
00:46:01et de projectiles
00:46:02à Lyon
00:46:03et à Marseille
00:46:03des poubelles
00:46:04incendies
00:46:06des poubelles
00:46:08ont été lancées
00:46:09contre les CRS
00:46:11et qu'aucune source
00:46:12crédible
00:46:13ne mentionne
00:46:15l'implication
00:46:16d'agents
00:46:16en civil
00:46:17donc c'est possible
00:46:19effectivement
00:46:19c'est déjà arrivé
00:46:20mais hier
00:46:21les images
00:46:21étaient quand même
00:46:22particulièrement
00:46:23violentes
00:46:24et ont pu choquer
00:46:26en tout cas
00:46:26ce qu'on remarque
00:46:27et ce que me dit
00:46:27un auditeur
00:46:28c'est que rien
00:46:28n'a été bloqué
00:46:29c'était bloquant tout
00:46:31mais on n'a rien bloqué
00:46:32Gilbert
00:46:33Non c'est vrai
00:46:34que je suis assez d'accord
00:46:35hier j'étais resté
00:46:36à la maison
00:46:36je suis sorti finalement
00:46:37j'ai pu me balader
00:46:38en toute tranquillité
00:46:39dans tout Paris
00:46:39à peu près
00:46:40et c'est vrai que
00:46:41pour en avoir discuté
00:46:42avec beaucoup de gens
00:46:43hier finalement
00:46:44ça s'est plutôt bien passé
00:46:45mais en tout cas
00:46:46ça s'est vu
00:46:47en tout cas
00:46:48si c'était l'objectif
00:46:49ça s'est vu
00:46:49et ça s'est fait entendre
00:46:51avec des messages
00:46:52qui ont été
00:46:53je ne sais pas comment
00:46:54il va aller prendre
00:46:54le cornu d'ailleurs
00:46:55mais en tout cas
00:46:56ça s'est entendu et vu
00:46:57Mais certains ont eu le sentiment
00:46:59quand même
00:46:59de se faire voler
00:47:00cette journée de mobilisation
00:47:01c'est ce que nous disait
00:47:02Jean-Baptiste Moreau
00:47:03dans la Creuse
00:47:05où il interroge les gens
00:47:06des gens lui avaient dit
00:47:07on va effectivement
00:47:09bloquer le 10
00:47:10et puis quand
00:47:10LFI a préompter
00:47:13cette journée
00:47:14d'un seul coup
00:47:14les gens sont un petit peu
00:47:15en tout cas
00:47:16ça n'a pas été bloqué
00:47:17Non ça n'a pas été bloqué
00:47:19d'ailleurs
00:47:19le préfet l'a rappelé
00:47:21ce matin d'ailleurs
00:47:22et j'aimerais vraiment
00:47:25attirer le regard
00:47:27des politiques
00:47:27et même interpeller
00:47:29le préfet là-dessus
00:47:30parce que
00:47:30on dit
00:47:31rien n'a été bloqué
00:47:32ils sont satisfaits
00:47:33en fait
00:47:34mais derrière ça
00:47:36c'est parce qu'on a lutté
00:47:36contre une voix
00:47:37minoritaire
00:47:39qui a fait beaucoup de bruit
00:47:40alors que la voix majoritaire
00:47:42est restée extrêmement silencieuse
00:47:43et que c'est celle-là
00:47:44qu'il va falloir écouter
00:47:45parce qu'elle a été
00:47:46totalement étouffée
00:47:47par le mouvement
00:47:48d'extrême gauche
00:47:49c'était l'enjeu
00:47:50la récupération
00:47:51et l'étouffement
00:47:52et aujourd'hui
00:47:54il ne faut pas considérer
00:47:54que parce que cette action
00:47:55de blocage
00:47:56n'a pas réussi
00:47:58et bien
00:47:59ça résout le problème
00:48:01au contraire
00:48:01c'est que ces voix-là
00:48:02elles sont toujours sous-jacentes
00:48:03et si elles ne sont pas écoutées
00:48:05et entendues
00:48:06par Sébastien Lecornu
00:48:07ça va être encore plus compliqué
00:48:09et il y a d'autres choses
00:48:10qui vont être réorganisées
00:48:11peut-être que
00:48:11ces personnes
00:48:12qui étaient à l'initiative
00:48:13de ce mouvement
00:48:13vont peut-être changer
00:48:14de stratégie
00:48:15pour la réorganisation
00:48:16pour éviter justement
00:48:17toute récupération
00:48:18mais plus on est silencieux
00:48:20vous savez très bien
00:48:21quand on est silencieux
00:48:22finalement c'est là
00:48:23où on est
00:48:24c'est la voix
00:48:25qui porte le plus
00:48:26et c'est celle-là
00:48:27qu'il va falloir écouter
00:48:28Franck
00:48:29sur cette journée d'hier
00:48:30oui
00:48:30en fait
00:48:32cette journée d'hier
00:48:33c'est le monde du travail
00:48:36qui n'a pas été représenté
00:48:37et c'est la différence
00:48:39avec les gilets jaunes
00:48:40c'est-à-dire que
00:48:41pour que cet événement prenne
00:48:44il fallut que le monde du travail
00:48:46soit présent
00:48:48pourquoi ?
00:48:49parce que
00:48:50ça rappelait
00:48:53un peu les gilets jaunes
00:48:55qui se disaient
00:48:56ce qui me motive
00:48:57c'est
00:48:58un problème
00:48:59de pouvoir d'achat
00:49:00il y avait des témoignages
00:49:01des gilets jaunes
00:49:02qui étaient très poignants
00:49:03et d'autre part
00:49:05et c'est lié
00:49:05c'est le phénomène d'empathie
00:49:07parce que
00:49:08ces événements
00:49:10ne se changent pas
00:49:11ne s'appréhendent pas
00:49:12simplement
00:49:13à l'aune numérique
00:49:14du nombre
00:49:15de mobilisations
00:49:16rappelez-vous
00:49:17les gilets jaunes
00:49:18il y a eu des samedis
00:49:20où ça ne s'est pas
00:49:21véritablement
00:49:22ça n'a pas véritablement
00:49:23coagulé
00:49:24ce qui compte
00:49:25aujourd'hui
00:49:25heureusement ou malheureusement
00:49:27c'est l'opinion publique
00:49:28vous pouvez avoir
00:49:29des phénomènes
00:49:29qui n'ont pas
00:49:30beaucoup
00:49:31de conséquences
00:49:34très pratiques
00:49:34et qui pourtant
00:49:35créent quelque chose
00:49:36au long de l'opinion publique
00:49:37et une sorte d'empathie
00:49:38je pense
00:49:39mais peut-être
00:49:40que je vais me tromper
00:49:41je pense que
00:49:42le fait qu'il n'y ait pas eu
00:49:43le monde du travail
00:49:44risque de faire
00:49:46baisser
00:49:47la proximité
00:49:49de l'opinion publique
00:49:50à l'égard
00:49:51de ce genre
00:49:51d'arguments
00:49:52pardon
00:49:52de manifestations
00:49:54qui finissent
00:49:55un peu par être
00:49:56éloignées
00:49:57des préoccupations
00:49:58générales des gens
00:49:58surtout
00:49:58le drapeau palestinien
00:50:00qu'on voyait partout
00:50:01quel rapport
00:50:02avec le pouvoir d'achat
00:50:05qui ont été aussi
00:50:06arrachés
00:50:07par rapport à ce que disait
00:50:07Magali
00:50:08je suis assez d'accord
00:50:09c'est-à-dire qu'attention
00:50:10et ça vaut aussi
00:50:12pour nous
00:50:12et pour moi
00:50:13c'est que
00:50:15les commentaires à chaud
00:50:16des événements
00:50:17le nombre d'interpellations
00:50:19les images choc
00:50:20peut-être que
00:50:21ce genre d'événements
00:50:23doit s'appréhender
00:50:25peut-être à plus long terme
00:50:27il y a quelque chose
00:50:28tout de même
00:50:28encore invisible
00:50:29qui va peut-être émerger
00:50:32a priori
00:50:33a posteriori
00:50:34c'est que
00:50:35quelque chose
00:50:36se travaille
00:50:37dans les bases du pays
00:50:38il y a des sortes
00:50:39de
00:50:39de soumassement
00:50:41politique
00:50:41idéologique
00:50:42qui vont peut-être
00:50:43commencer là
00:50:44vous avez parlé
00:50:45justement
00:50:46Valérie
00:50:46je ne sais pas
00:50:47si c'était hors antenne
00:50:48lors de
00:50:49un micro ouvert
00:50:50mais le fait
00:50:51qu'il y avait
00:50:52beaucoup de femmes
00:50:53dans les interpellations
00:50:54que cela signifie
00:50:56que des femmes
00:50:58soient
00:50:58interpellées
00:51:00dans les blaze blocs
00:51:01ce n'était pas des femmes
00:51:02qu'est-ce que ça suggère
00:51:03qu'est-ce que ça suggère
00:51:04moi j'avoue
00:51:05je ne sais pas
00:51:05il faudrait demander
00:51:06à des sociologues
00:51:08à des gens
00:51:08qui ont vraiment
00:51:08travaillé sur les mouvements sociaux
00:51:10mais je pense que
00:51:11faisons attention
00:51:12d'abord
00:51:13à ce que
00:51:14l'opinion publique
00:51:17ait des idées
00:51:18qui sont divergentes
00:51:19du nombre
00:51:19de personnes
00:51:21impliquées
00:51:22dans cette manifestation
00:51:24et deuxièmement
00:51:25il y a peut-être
00:51:26des choses
00:51:26qui se travaillent
00:51:27sur le long terme
00:51:28dans les profondeurs
00:51:29du pays
00:51:30et qui ne sont encore
00:51:31pas visibles
00:51:31alors ça je vous rejoins
00:51:32là-dessus
00:51:33mais juste pour les femmes
00:51:34moi je fais la différence
00:51:34entre des femmes
00:51:35qui manifestent
00:51:37qui est dans le mouvement
00:51:38de manière pacifique
00:51:39et là je parlais
00:51:41des femmes
00:51:41qui étaient responsables
00:51:42de violences
00:51:43il ne faut jamais
00:51:44mettre les choses
00:51:44sur le même terrain
00:51:45c'est-à-dire que
00:51:46quelqu'un qui est violent
00:51:48il n'a pas
00:51:49on n'a pas
00:51:50à le considérer
00:51:50comme ceux
00:51:51qui ne l'étaient pas
00:51:52il faut toujours
00:51:53faire la différence
00:51:53ça c'est très important
00:51:55le droit de manifester
00:51:56existe
00:51:57le droit de casser
00:51:58n'existe pas
00:51:58moi je pense que
00:51:58le plus gros danger
00:51:59de crise en France
00:52:02n'est même pas
00:52:03dans ceux qui voulaient
00:52:04faire cette mobilisation
00:52:05c'est vraiment
00:52:06la vraie France silencieuse
00:52:07celle qui ne projette
00:52:09jamais de manifester
00:52:10celle qui ne projette
00:52:11jamais de bloquer
00:52:12parce qu'elle ne peut pas
00:52:13parce qu'elle considère
00:52:15que ce n'est pas
00:52:15les bons moyens
00:52:16la France qui bosse
00:52:17vous voyez la dame
00:52:19que nous avions eu
00:52:19tout à l'heure
00:52:20au téléphone
00:52:20elle dit
00:52:21bah non
00:52:21moi je n'allais pas
00:52:22faire le mouvement
00:52:22moi j'ai lu
00:52:23beaucoup de témoignages
00:52:24de chefs d'entreprise
00:52:26mini PME
00:52:27de commerçants
00:52:28etc
00:52:29qui galèrent
00:52:30mais eux
00:52:30ils n'ont pas envie
00:52:30de faire ce genre
00:52:31de mouvement
00:52:31mais ça ne les empêche
00:52:33pas de souffrir
00:52:33et eux
00:52:34ils en ont marre aussi
00:52:35de l'insécurité
00:52:36ils en ont marre aussi
00:52:37dans certains endroits
00:52:38d'une immigration
00:52:39qui les déborde
00:52:40on n'ose plus en parler
00:52:42c'est devenu tabou
00:52:42maintenant
00:52:42si vous parlez d'immigration
00:52:44c'est de nouveau
00:52:44dans le budget
00:52:45on n'a pas parlé
00:52:46une fois du coup
00:52:47de l'immigration
00:52:48c'est devenu
00:52:49vous êtes d'extrême droite
00:52:50dès que vous le faites
00:52:51ça c'est très beau cadeau
00:52:52à faire à l'extrême droite
00:52:53puisque maintenant
00:52:53tout le monde est d'extrême droite
00:52:54donc du coup
00:52:55l'extrême droite c'est normal
00:52:56donc il faut faire aussi
00:52:57attention à tout ça
00:52:57donc moi je pense
00:52:58que cette France
00:52:59la vraie France silencieuse
00:53:00qui ne se plaint pas
00:53:01et qui souffre réellement
00:53:02elle a aussi
00:53:03des revendications
00:53:04qui ne sont absolument pas
00:53:05celles que l'on peut
00:53:06entendre
00:53:07elle a des revendications
00:53:09de sécurité
00:53:10d'augmentation du pouvoir d'achat
00:53:11elle en a marre de voir
00:53:12que ceux qui ont l'AME
00:53:14sont mieux soignés
00:53:15gratuitement
00:53:16pardon de le dire
00:53:17que ceux qui
00:53:18n'ont pas l'AME
00:53:19ou qu'il y a 30%
00:53:2140% des français
00:53:21qui ont déjà renoncé
00:53:22à des soins
00:53:23et ils voient des étrangers
00:53:24en situation irrégulière
00:53:25qui sont soignés
00:53:26totalement gratuitement
00:53:27et avec de la balnéothérapie
00:53:28vous voyez que ces gens là
00:53:29ils ne sont pas en colère
00:53:30mais eux ils ne disent rien
00:53:31ils ne vont pas en manif
00:53:32par contre vous savez quoi
00:53:33ils votent RN
00:53:33donc continuons comme ça
00:53:35et on est en train de faire
00:53:37vraiment un tapis rouge au RN
00:53:39qui continue à parler
00:53:41à ces gens là
00:53:41la gauche a abandonné
00:53:42les travailleurs pauvres
00:53:43et le RN les a récupérés
00:53:45c'est bien pour ça
00:53:45qu'ils ne peuvent pas faire
00:53:46un programme économique de droite
00:53:47puisqu'ils ont une base électorale
00:53:49qui est comme ça
00:53:49oui oui
00:53:50on voit les sondages
00:53:52le RN est classé
00:53:54toujours en tête
00:53:55des intentions de vote
00:53:56aux législatives
00:53:58après est-ce que ça se traduira
00:53:59réellement dans les urnes
00:54:00c'est pour ça qu'ils veulent
00:54:01à tout prix la dissolution
00:54:02bien sûr
00:54:03on va se retrouver dans un instant
00:54:05on va parler de la rentrée scolaire
00:54:07avec vous
00:54:07Gilbert Azoulay
00:54:08vous êtes un spécialiste
00:54:09d'éducation
00:54:10il y a des choses à dire
00:54:11sur cette rentrée
00:54:13à tout de suite
00:54:13Sud Radio
00:54:15mettez-vous d'accord
00:54:16Valérie Expert
00:54:17et on est ensemble
00:54:19jusqu'à midi
00:54:20en 11h30
00:54:21l'émission Média
00:54:22Gilbert
00:54:22vous vouliez revenir
00:54:23sur la rentrée scolaire
00:54:25c'est toujours un peu
00:54:25la même musique
00:54:26et le même sujet
00:54:27à la rentrée scolaire
00:54:28on manque d'enseignants
00:54:29rendez-vous compte
00:54:30à la rentrée 2025
00:54:31c'est-à-dire il y a quelques jours
00:54:31il manquait au moins
00:54:33un professeur
00:54:34ou une professeure
00:54:34d'un 55% des collèges
00:54:36et des lycées
00:54:37alors ça
00:54:38sans tenir compte
00:54:39c'est-à-dire
00:54:39un sur deux
00:54:41et ça
00:54:42sans tenir compte
00:54:42des absences ponctuelles
00:54:44c'est une enquête
00:54:44publiée par le syndicat FSU
00:54:45on peut leur faire confiance
00:54:47alors qu'en 2023
00:54:48Gabriel Attal
00:54:48à la ministre d'éducation
00:54:49disait
00:54:50il y aura un professeur
00:54:50face à chaque élève
00:54:51alors en gros
00:54:51on est dans la même situation
00:54:52qu'en 2024
00:54:53et pire qu'en 2023
00:54:54la pénurie d'enseignants
00:54:56est liée à la crise de recrutement
00:54:57mais aussi un manque de remplaçants
00:54:58même les absences prévisibles
00:55:00et connues
00:55:00ne sont pas remplacées
00:55:02alors on manque aussi
00:55:03d'AESH
00:55:03on manque de psychologues
00:55:04les causes sont connues
00:55:05pertes d'attractivité
00:55:06salaire d'entrée
00:55:08parmi les plus bas d'Europe
00:55:09ce qui est quand même dommage
00:55:10conditions de travail dégardées
00:55:11classe sursager
00:55:12sentiment d'isolement
00:55:13même s'il y a eu des revalorisations
00:55:15ça n'a pas fonctionné
00:55:16alors si on considère
00:55:17que l'éducation
00:55:18est la mère des batailles
00:55:18Laurence
00:55:19vous êtes d'accord avec moi
00:55:20si on forme
00:55:21vous en avez parlé
00:55:21comment on élève les enfants
00:55:23c'est quand même le coeur du sujet
00:55:24pour conserver notre souveraineté
00:55:26et notre indépendance
00:55:26parce que si il y a de l'intelligence
00:55:28on résistera mieux
00:55:29à toute la concurrence
00:55:30et il serait temps
00:55:31d'investir là-dedans
00:55:32et en cette semaine
00:55:33je vous rappelle
00:55:33que c'est la semaine
00:55:34consacrée à l'illettrisme
00:55:35et que l'on découvre
00:55:37que le problème subsiste en France
00:55:38espérons que la réaction
00:55:41sera à la hauteur
00:55:41de l'enjeu
00:55:42et puis je rappelle que
00:55:43moi je préconise
00:55:45qu'on ait recours
00:55:45à des gens compétents
00:55:46qui veulent changer de carrière
00:55:48moi je voyais
00:55:49je verrais bien Laurence
00:55:50en prof d'histoire
00:55:50parce qu'elle a une vision
00:55:51Valérie
00:55:52qui s'occuperait
00:55:53de la directrice
00:55:54d'une école
00:55:55et c'est vrai que
00:55:56on peut aller chercher
00:55:57des talents
00:55:57là où ils sont
00:55:58puisqu'on manque
00:55:59de gens formés
00:56:00à ce sujet-là
00:56:01moi j'en veux beaucoup
00:56:02pour le coup aux politiques
00:56:03j'ai des enfants
00:56:04qui sont très très grands
00:56:05maintenant
00:56:05et déjà
00:56:06quand ma fille
00:56:07était à l'école
00:56:08il y avait eu
00:56:10des lettres
00:56:11qui nous avaient été envoyées
00:56:13ou des messages
00:56:13à l'époque
00:56:14je ne sais plus
00:56:14je ne sais plus
00:56:14je ne sais plus
00:56:15je ne sais plus
00:56:15je ne sais plus
00:56:16où on nous demandait
00:56:17si on connaissait
00:56:18des profs de maths
00:56:19ou des profs d'allemands
00:56:20c'était il y a
00:56:21pas loin de 20 ans
00:56:22je veux dire
00:56:22vous imaginez
00:56:23c'était il y a 20 ans
00:56:25la recommandation
00:56:27elle existe dans l'entreprise
00:56:27on demande aussi
00:56:28de recruter par ces réseaux
00:56:29on parle de l'éducation nationale
00:56:32on voit le niveau
00:56:32à quel niveau
00:56:33on recrute aujourd'hui
00:56:34le nombre de candidats
00:56:36au CAPES
00:56:37qui a diminué
00:56:38en maths
00:56:38on manque de mathématiciens
00:56:39le problème
00:56:40c'est qu'il faut revaloriser
00:56:41ce métier
00:56:41avant le curé
00:56:42le professeur
00:56:43l'instituteur
00:56:43c'était des valeurs sûres
00:56:45dans les villages
00:56:45dans les cités
00:56:47là aujourd'hui
00:56:48ces postes
00:56:49ne sont pas à la hauteur
00:56:50des enjeux
00:56:51et c'est vrai que moi
00:56:51je pense qu'il faudrait
00:56:52revaloriser
00:56:53les métiers
00:56:54alors quand je dis ça
00:56:55tous les fonctionnaires
00:56:56sont à revaloriser
00:56:57selon moi
00:56:57mais c'est vrai
00:56:58que c'est un métier
00:56:59essentiel
00:57:00il faut le rendre attractif
00:57:01mais moi je pense
00:57:01que c'est tort partagé
00:57:02parce qu'il y a aussi
00:57:03alors moi je trouve déjà
00:57:05je suis révoltée
00:57:06quand je vois que
00:57:07nos enfants
00:57:08ne peuvent pas être
00:57:09encadrés suffisamment
00:57:11certains enfants
00:57:12dans l'école publique
00:57:13parce que ça
00:57:14c'est le coeur
00:57:15enfin c'est le coeur du sujet
00:57:17c'est le coeur du sujet
00:57:17c'est-à-dire que l'égalité
00:57:18ou l'inégalité
00:57:19elle commence là
00:57:20quand vos parents travaillent
00:57:22qui sont très pris
00:57:22par leur travail
00:57:23qui sont en difficulté financière
00:57:25que vous rentrez chez vous
00:57:26pour faire vos devoirs
00:57:27qu'on ne peut pas vous aider
00:57:28vous savez
00:57:28Sarkozy parlait
00:57:29des orphelins de 17h
00:57:30c'est pas négatif
00:57:32par rapport au
00:57:32et là
00:57:34il y a une grande différence
00:57:35quand vous avez
00:57:36la capacité d'être aidé
00:57:37le soir ou pas
00:57:38et ça déjà
00:57:39ça me révolte
00:57:39parce que moi
00:57:40je suis pour
00:57:40l'égalité des chances
00:57:41et l'ascenseur social
00:57:43là où je mettrais une nuance
00:57:45c'est qu'il y a aussi
00:57:46beaucoup de parents
00:57:47démissionnaires
00:57:48et qui gêne le travail
00:57:51des enseignants
00:57:52avant
00:57:52quand
00:57:53je vais faire vieille
00:57:54boumeuse là
00:57:56mais c'est pas grave
00:57:57avant
00:57:58enfin chez moi
00:57:59pourtant je suis vraiment
00:58:00d'un milieu modeste
00:58:01il n'était pas question
00:58:01de critiquer le professeur
00:58:02bien sûr
00:58:03tu as une punition
00:58:04bah tiens double dose
00:58:05on n'osait même pas dire
00:58:06qu'on avait des punitions
00:58:07là maintenant
00:58:08les parents remettent en cause
00:58:10les profs tout le temps
00:58:11déjà ils parlent mal
00:58:12des enseignants
00:58:13devant leurs enfants
00:58:13ça a l'air idiot
00:58:14mais ça change tout
00:58:15ils remettent en cause
00:58:17les enseignants
00:58:19en débarquant à l'école
00:58:20pourquoi vous avez mis
00:58:21telle note à mon enfant
00:58:22ils n'apprennent plus
00:58:23à leurs enfants
00:58:24le respect
00:58:25et aussi la valeur travail
00:58:27et puis il y a plein de parents
00:58:28qui s'en foutent
00:58:29les gamins rentrent de l'école
00:58:30bah eux
00:58:31ils font autre chose
00:58:32les parents sont sur leur téléphone
00:58:33autre chose
00:58:33et les gamins
00:58:34ils ont qu'à se débrouiller
00:58:35pour les devoirs
00:58:36il y a aussi ça
00:58:37il y a autant de parents
00:58:38qui ne peuvent pas aider
00:58:39parce qu'ils sont pris par
00:58:41si vous voulez
00:58:42une pression de travail
00:58:43qui les empêche
00:58:44d'aider leurs enfants
00:58:45et il y a aussi des parents
00:58:46qui s'en foutent
00:58:47et qui attendent tout
00:58:47de l'école
00:58:48moi j'étais nutritionniste
00:58:49et je travaillais
00:58:50dans les cantines scolaires
00:58:51et les parents nous demandaient
00:58:53donc on fait les menus
00:58:54pour les enfants
00:58:54de leur donner des idées
00:58:55de menus pour le soir
00:58:56et donc même pour le dîner
00:58:58du soir
00:58:58on aurait dû intervenir
00:58:59c'est une histoire comme ça
00:59:01mais c'est pour montrer
00:59:02donc on ne peut pas
00:59:03attendre tout de l'école
00:59:05néanmoins
00:59:06l'obligation aujourd'hui
00:59:08de l'Etat
00:59:08c'est de donner sa chance
00:59:09à tous
00:59:10et je pense que
00:59:11l'histoire des études
00:59:13le soir
00:59:13gratuite
00:59:14pour les enfants
00:59:15encadrés
00:59:15c'est très très important
00:59:17alors Magali
00:59:18pour moi ça va vraiment
00:59:19au-delà
00:59:20c'est-à-dire qu'on est en train
00:59:20de parler quand même
00:59:21du socle de la république
00:59:22et ce qui est en train
00:59:23de se passer au sein
00:59:24de l'éducation nationale
00:59:24est vraiment un marqueur
00:59:26très fort de
00:59:26finalement l'incohérence
00:59:28de l'éducation nationale
00:59:29aujourd'hui
00:59:29et l'illustration
00:59:30de l'incohérence
00:59:31du sens politique
00:59:33que l'on a donné
00:59:33depuis plus de 30 ans
00:59:35et notamment
00:59:35à notre politique
00:59:36envers l'éducation nationale
00:59:37on a quand même
00:59:38un système
00:59:39vous le rappeliez
00:59:40vous moi aussi
00:59:41mon fils est très grand
00:59:42qui n'a pas bougé
00:59:43c'est-à-dire qu'on est
00:59:44dans une société
00:59:45qui évolue
00:59:46hyper vite
00:59:47et à contrario
00:59:48en face
00:59:49on a un système
00:59:50qui est empêché
00:59:51et qu'on a créé
00:59:52nous-mêmes
00:59:52et qui s'empêche
00:59:54lui-même
00:59:54d'évoluer
00:59:55à la vitesse
00:59:55où on le devrait
00:59:56et pour moi
00:59:57le cœur du sujet
00:59:58il va au-delà
00:59:59il va vraiment
01:00:00sur les enjeux
01:00:01de société
01:00:01et l'enjeu de société
01:00:02aujourd'hui
01:00:02c'est de redonner
01:00:03le pouvoir
01:00:03à nos enfants
01:00:04et ce pouvoir
01:00:05c'est dans l'esprit critique
01:00:06aux enseignants
01:00:07à nos enfants
01:00:08dans l'esprit critique
01:00:09on a un vrai sujet
01:00:12c'est-à-dire que
01:00:13nos enfants
01:00:13ne sont plus
01:00:15éduqués
01:00:16dans le sens
01:00:16esprit critique
01:00:18avec tout ce qui se passe
01:00:19aujourd'hui
01:00:19sur les réseaux
01:00:20on parlait peut-être
01:00:21potentiellement
01:00:21de l'interdiction
01:00:22on doit vraiment éduquer
01:00:23nos enfants là-dessus
01:00:24et ouvrir l'esprit
01:00:25bien sûr qu'il y a les bases
01:00:26on doit enseigner
01:00:27on doit éduquer
01:00:28la grammaire
01:00:29le français
01:00:29les mathématiques
01:00:30mais il y a des vrais sujets
01:00:31aujourd'hui
01:00:32de vie quotidienne
01:00:33qui doivent s'emparer
01:00:34les enseignants
01:00:35pour éduquer nos enfants
01:00:36à élargir nos parents
01:00:37ça prend beaucoup de temps
01:00:41et c'est très contraignant
01:00:42d'expliquer à un enfant
01:00:43de l'accompagner
01:00:45mais moi je pense
01:00:46que l'éducation
01:00:47et les parents
01:00:48ils sont le week-end
01:00:49en entier
01:00:50avec leurs enfants
01:00:50ils ont le temps aussi
01:00:52de leur donner du temps
01:00:53je ne parle pas pour les gens
01:00:54je reviens encore
01:00:55qui sont dans des difficultés
01:00:56on est bien évidemment
01:00:57on ne va pas taper
01:00:57sur les gens
01:00:58qui sont déjà en galère
01:00:59mais de leur donner du temps
01:01:00de ne pas laisser les gamins
01:01:01comme ça livrés à eux-mêmes
01:01:02de faire des activités avec eux
01:01:04de leur enseigner
01:01:04de les accompagner
01:01:05on attend toute l'école
01:01:06non il y a une partie
01:01:07de l'éducation
01:01:08qui doit être fait à la maison
01:01:09Franck
01:01:09donc il y a l'exigence
01:01:11d'esprit critique
01:01:11évidemment
01:01:12mais il y a aussi
01:01:13l'exigence du savoir
01:01:14du savoir
01:01:14je veux bien qu'on interprète
01:01:16un texte de Platon
01:01:17pour savoir s'il a raison
01:01:18ou s'il a tort
01:01:19mais avant
01:01:20il faut connaître
01:01:20dans quel cadre
01:01:21il s'est inscrit
01:01:22il faut surtout savoir lire
01:01:23moi je vais commencer par là
01:01:24oui bien sûr
01:01:25j'en parlais
01:01:26c'est un phénomène
01:01:27encore aujourd'hui
01:01:27quels sont les concepts
01:01:29qui sont sous-tendus
01:01:31là-dedans
01:01:31moi je ne sais pas
01:01:32avant
01:01:33c'est très bien
01:01:34l'esprit critique
01:01:35mais je dirais
01:01:36il y a un préalable
01:01:37c'est quand même
01:01:38la transmission du savoir
01:01:40c'est la transmission du savoir
01:01:42moi je crois que
01:01:43je suis assez d'accord
01:01:44c'est-à-dire que
01:01:45si on dit
01:01:45que l'école est sacrée
01:01:47il faut employer des mots
01:01:48Peggy
01:01:49tout commence par la mystique
01:01:51il y a quelque chose comme ça
01:01:53l'école est sacrée
01:01:54c'est un sanctuaire
01:01:55ça suppose
01:01:56au moins deux choses
01:01:57la première
01:01:58c'est que
01:01:59les professeurs
01:02:00doivent être revalorisés
01:02:01je suis tout à fait d'accord
01:02:02avec vous Gilbert
01:02:03les professeurs doivent être
01:02:04revalorisés
01:02:05quand vous faites des comparatifs
01:02:07par rapport à ce qui se passe
01:02:08ils peuvent travailler plus aussi
01:02:10à l'Allemagne
01:02:10à l'Allemagne
01:02:11ils travaillent plus
01:02:12mais même par heure
01:02:13Laurence
01:02:14même par heure
01:02:15ils gagnent beaucoup plus
01:02:16bien qu'ils travaillent plus
01:02:17et deuxièmement
01:02:18et deuxièmement
01:02:19si on considère
01:02:20que l'enfant de l'Allemagne
01:02:21est sacrée
01:02:22les parents
01:02:22ils doivent respecter
01:02:24l'autorité du professeur
01:02:25oui
01:02:26mais le problème
01:02:27c'est qu'aujourd'hui
01:02:27pour en avoir discuté
01:02:28avec une enseignante maternelle
01:02:30qui en exerce
01:02:31depuis de nombreuses années
01:02:31c'est qu'elle a des enfants
01:02:33qui ne sont pas éduqués
01:02:34donc
01:02:35elle a remarqué
01:02:36un changement de comportement
01:02:38donc comment voulez-vous
01:02:39que les parents
01:02:39respectent les enseignants
01:02:41quand les enfants eux-mêmes
01:02:42se comportent comme des sauvages
01:02:44elle a eu ce mot
01:02:45et on n'est pas dans des quartiers difficiles
01:02:47on est dans des banlieues
01:02:48surtout dans les quartiers bourgeois
01:02:50il y a cette forme de révolte
01:02:52regardez d'ailleurs
01:02:52les black blocs bourgeois
01:02:53et les gamins
01:02:54qui sont hyper gâtés
01:02:55dans des lieux très aisés
01:02:58où on leur explique
01:02:59qu'on doit avoir du mépris
01:03:01pour tout le monde
01:03:01attention
01:03:02ces gamins-là
01:03:03c'est atroce à l'école
01:03:04il faut voir comment ils prennent de haut
01:03:05les enseignants
01:03:06le sens que l'on donne à l'école
01:03:07il est fondamental
01:03:08parce que quand on parle
01:03:09de socle de la république
01:03:10c'est quoi aujourd'hui
01:03:11le socle de la république
01:03:12et qu'est-ce qu'on met
01:03:13au sein de nos écoles
01:03:14pour rétablir ce socle républicain-là
01:03:16et ça c'est important
01:03:16qu'il soit porté
01:03:17qu'il soit porté à la fois
01:03:18par les différents ministres
01:03:19mais qu'il soit aussi porté
01:03:20par les chefs de l'État
01:03:21ça provoque en tout cas
01:03:21une augmentation
01:03:22de l'enseignement catholique
01:03:23et d'enseignement privé
01:03:24et ça crée une inégalité
01:03:26en plus encore plus forte
01:03:27oui mais heureusement
01:03:28ça existe à côté
01:03:29pour essayer de
01:03:30allez vous avez une minute
01:03:32pour votre coup de gueule
01:03:32pardon
01:03:33alors ça va nous ramener
01:03:34au sujet du début
01:03:35oui absolument
01:03:35c'est que moi je trouve
01:03:37il y a un article dans Le Monde
01:03:38qui constatait
01:03:41que les propriétaires
01:03:43de résidences secondaires
01:03:44à l'île d'Oléron
01:03:45se révoltent
01:03:47parce que
01:03:48eh bien ils sont sollicités
01:03:50fiscalement
01:03:51alors ils considèrent
01:03:52qu'il ne faut pas
01:03:53qu'ils aient de taxes d'habitation
01:03:55ou de surprimes
01:03:56de taxes d'habitation
01:03:57moi je suis assez révolté
01:03:59par cela
01:04:00parce que je trouve que
01:04:01ils ont constaté
01:04:05une augmentation inouïe
01:04:07de la valeur de leur maison
01:04:08on est face à un problème
01:04:11dans ces
01:04:12dans ces
01:04:13cet art atlantique
01:04:16et même
01:04:17ça avait été le cas d'Igdoré
01:04:18il y a quelques années
01:04:19problème de manque d'actifs
01:04:21vous avez un manque d'actifs
01:04:23et vous avez aussi
01:04:24tout de même
01:04:24des services publics
01:04:25qui doivent fonctionner
01:04:26et quand je vois
01:04:27des personnes
01:04:28qui voient
01:04:29le prix de leur résidence secondaire
01:04:31augmenter
01:04:32dans des proportions inouïes
01:04:34et refuser
01:04:35d'être mis à contribution
01:04:36au bénéfice
01:04:38de ceux qui les entourent
01:04:40c'est à dire
01:04:40des gens qui sont permanents
01:04:41ou qui sont à proximité
01:04:43parce qu'évidemment
01:04:43vous ne pouvez pas tous vivre
01:04:45à l'île d'Oléron
01:04:45mais vous pouvez être sur la cote
01:04:48ils sont riches
01:04:49vous voulez taxer les riches
01:04:50ils sont riches
01:04:51ils sont déjà taxés
01:04:52vous remarquerez quand même
01:04:53que je suis cohérent
01:04:53par rapport au début
01:04:54ils payent déjà une taxe
01:04:56sur les logements
01:04:57sur les logements
01:04:59inoccupés
01:05:00vacants
01:05:00oui
01:05:01ils payent déjà
01:05:02c'était sur la taxe d'habitation
01:05:03ou
01:05:04ça a explosé complètement
01:05:06avec une forme d'injustice
01:05:07pour des gens
01:05:08qui ne sont pas
01:05:08forcément fortunés
01:05:10merci à tous les quatre
01:05:12tout de suite
01:05:12les médias
01:05:13on va parler de Massinger
01:05:15tout de suite
01:05:15Sud Radio
01:05:17mettez-vous d'accord
01:05:18Valérie Expert
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