- il y a 11 mois
Mettez vous d'accord avec Mathias Leboeuf, Virginie Le Guay, Gilbert Azoulay et Matthieu Bloch
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NewsTranscription
00:00:00Une matinée à tous.
00:00:02Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:07Bonjour à toutes et à tous, jeudi 25 septembre et nous allons commenter l'actualité aujourd'hui avec Mathias Leboeuf.
00:00:15Bonjour, journaliste, philosophe Virginie Leguay qui ne devrait pas tarder à arriver, journaliste éditorialiste politique à France Info TV.
00:00:22Gilbert Azoulay, bonjour, directeur général de News Tank Éducation.
00:00:26Et vous êtes également journaliste pour l'Hémicycle, revue dirigée par notre confrère et ami Éric Revelle et Mathieu Bloch.
00:00:34Bonjour, député UDR du Doubs, bienvenue à vous.
00:00:38Le retour de François Mitterrand, le retour aux années 80 avec le rétablissement de l'ISF.
00:00:43Je vois Mathias Leboeuf qui fronce les yeux.
00:00:45Oui, c'est ce qu'on a pu lire ce matin dans la presse dans certains articles, le retour de l'ISF.
00:00:51Effectivement, Jean-François Ackilly disait pourquoi pas le retour du temps libre aussi, du ministère du temps libre.
00:00:56Il était question de taxer les super-riches, maintenant il est question de taxer les moyens riches.
00:01:03Qu'en pensez-vous ? 0826 300 300, on va parler de notre silencieux Premier ministre, M. Lecornu, roi du silence.
00:01:13Et puis les syndicats qui ont lancé un préavis, enfin un avis de manifestation le 2 octobre prochain.
00:01:20Et les patrons le 13.
00:01:22Nicolas Sarkozy est arrivé au palais de justice.
00:01:25Il attend le jugement, le verdict dans son procès pour le financement de sa campagne par la Libye.
00:01:32Bref, beaucoup de sujets avec vous.
00:01:34Et puis cette affaire de cet adolescent qui a poignardé sa prof de musique, quand on regarde le profil de cet enfant, enfin de cet enfant de cet adolescent de 14 ans,
00:01:47on ne peut encore une fois que s'interroger sur l'aide sociale à l'enfance.
00:01:51On en parle assez souvent ici.
00:01:52C'est un enfant qui a été placé dès sa naissance, qui a été balotté de foyer en foyer, et qui, dans famille d'accueil où il a été agressé.
00:02:03Et c'est terrible, je trouve, quand on regarde ses parcours, quand on regarde la façon dont l'aide sociale à l'enfance traite ses enfants,
00:02:12et qu'il ne se passe rien.
00:02:14C'est surtout ça, c'est qu'il ne se passe rien.
00:02:16Il y avait eu ce reportage sur M6 il y a quelques années, il y a deux ans au moins maintenant,
00:02:22où une journaliste était infiltrée dans un foyer de l'ASE et montrait qu'on embauchait à peu près n'importe qui.
00:02:27Prostitution, drogue, quand est-ce qu'on va réagir ?
00:02:31Peut-être vous, monsieur le député, c'est un sujet qui est extrêmement important,
00:02:37parce qu'on voit que souvent dans les affaires de délinquance, ce sont ces enfants-là qui sont mis en cause.
00:02:43Oui, bien sûr. Il faut rappeler que l'aide sociale à l'enfance, c'est une compétence des départements,
00:02:49que nos départements souffrent aussi de difficultés budgétaires.
00:02:53N'empêche qu'effectivement, on aurait besoin de remettre à plat l'accompagnement des enfants,
00:02:58notamment dans le cas des enfants qui sont aussi MDPH, qui est le cas de l'enfant, je crois, qui est en cause.
00:03:03Oui, qui était handicapé.
00:03:04Oui, tout à fait.
00:03:04Il y a des efforts à faire sur la prise en compte du handicap.
00:03:09Et puis, ces enfants qui sont placés, effectivement, moi je me souviens quand j'étais jeune,
00:03:12parce que mes parents étaient aussi familles d'accueil à l'époque à la DAS,
00:03:16les procédures n'étaient pas les mêmes.
00:03:18On avait l'impression qu'il y avait beaucoup plus d'humains dans les procédures,
00:03:20alors qu'aujourd'hui, les théories qui sont mises en place à l'ASE
00:03:24semblent un petit peu déshumanisantes pour les enfants,
00:03:27vous l'avez rappelé, qui sont placés de famille en famille,
00:03:29balottés de famille en famille, qui n'ont plus de stabilité.
00:03:32Et je pense qu'il va falloir qu'on intervienne certainement là-dessus
00:03:35pour remettre à plat toutes ces procédures au niveau de l'ASE.
00:03:38Oui, mais il faudrait, il faut, contre eux, ce n'est pas contre vous,
00:03:42mais il n'y a qu'à Faucon, ça fait des années qu'on alerte sur ce qui se passe
00:03:47et sur la gestion de l'ASE, et visiblement, il n'y a pas de volonté politique de réformer cela,
00:03:52ne serait-ce que même sur l'adoption de ces enfants,
00:03:55qui ne sont pas abandonnés par leurs parents,
00:03:58qui gardent leurs droits, entre guillemets, sur ces enfants,
00:04:00et qui ne sont pas adoptables, alors que ce sont des enfants qui ont des vies à la dérive.
00:04:05Mesdames et Messieurs, Valérie, pardonnez-moi, mais on revient sur ce sujet,
00:04:08on l'a évoqué plusieurs fois, vous l'avez dit,
00:04:10mais tous ces sujets sensibles, ces sujets qui touchent les personnes les plus fragiles,
00:04:15ils reviennent sur la table.
00:04:16Je pense à cette femme qui s'est fait assassiner après quatre plaintes
00:04:19contre son conjoint ou six.
00:04:22Aujourd'hui, comment on a pu laisser dériver ce sujet
00:04:25pour arriver à un tel drame ?
00:04:27C'est comme ça pour tous les sujets, les enfants qui doivent être pris en charge,
00:04:32les femmes qui doivent être pris en charge,
00:04:33et toute une série de populations fragilisées
00:04:35dont on ne peut plus visiblement s'occuper aujourd'hui,
00:04:38et c'est un vrai sujet.
00:04:40Et de dire que ce n'est pas moi, c'est le département,
00:04:41alors je ne vous en veux pas,
00:04:42parce qu'évidemment, je suis convaincu que vous êtes mobilisés sur le sujet,
00:04:45mais c'est un vrai sujet.
00:04:46Si la loi ne fonctionne pas, si la réglementation ne fonctionne pas,
00:04:48on la change.
00:04:49En fait, c'est ça un peu le principe, me semble-t-il.
00:04:52Oui. Mathias ?
00:04:53Oui, sur l'ASE, les problèmes sont nombreux.
00:04:57Il y a effectivement des problèmes de budget, je pense,
00:05:01parce que souvent, quand on parle avec des gens
00:05:05qui travaillent à l'aide sociale à l'enfance,
00:05:07ils sont très démunis,
00:05:09on a l'impression qu'ils écopent un bateau qui prend l'eau avec une tasse.
00:05:15Ça, c'est la première chose.
00:05:16Il y a des problèmes de formation aussi, énormes.
00:05:20Et effectivement, parfois, on a l'impression
00:05:24que le personnel de l'ASE n'est pas qualifié,
00:05:27n'est pas toujours compétent pour encadrer les jeunes.
00:05:30Et puis, alors ça, c'est peut-être le fait, effectivement,
00:05:33que la compétence soit départementale.
00:05:35On a l'impression qu'il y a un problème de politique,
00:05:38c'est-à-dire de vraie coordination
00:05:41et de mise en place d'une politique globale et cohérente
00:05:45de l'aide sociale à l'enfance.
00:05:46On a l'impression que chaque département
00:05:48fait un peu comme il peut dans son coin,
00:05:50avec des budgets qui ne sont pas toujours...
00:05:52et qu'on bricole, quoi,
00:05:53et qu'il n'y a pas vraiment un service cohérent
00:05:56sur l'ensemble du territoire, quoi.
00:05:58Et tout ça fait qu'on arrive à ces situations
00:06:01qui sont des situations humaines
00:06:03pour les enfants ou les adolescents dramatiques,
00:06:07et puis qui débouchent, parfois,
00:06:10et de plus en plus souvent,
00:06:11sur des situations de violence,
00:06:14et des drames,
00:06:16comme on a pu en vivre, justement,
00:06:18avec cette professeure.
00:06:19Cet enfant avait...
00:06:21Enfin, cet enfant, cet adolescent
00:06:22avait été signalé déjà en mars dernier,
00:06:25parce qu'il avait un intérêt pour les armes,
00:06:28pour Hitler et autres.
00:06:31Et quand j'entends une fois de plus
00:06:32la ministre de l'Education dire
00:06:34l'école doit être un sanctuaire,
00:06:35c'est pas en le répétant en boucle
00:06:37que ça va changer les choses.
00:06:38C'est effectivement, c'est stupide.
00:06:40Et nos politiques qui, en ce moment,
00:06:42ont du mal à avoir des majorités
00:06:44et ont du mal à dégager des politiques
00:06:47où on dit...
00:06:48Là, je crois, par exemple,
00:06:49que c'est un sujet
00:06:50sur lequel les politiques
00:06:52et notre prochain gouvernement
00:06:55devraient agir,
00:06:56parce que voilà des points
00:06:58sur lesquels on peut probablement
00:06:59tirer une majorité très diverse
00:07:03pour améliorer ce genre de service
00:07:05et réfléchir vraiment
00:07:07à la politique à mettre en place.
00:07:09Voilà une chose
00:07:10qui serait vraiment intéressante à faire,
00:07:12indépendamment des clivages politiques.
00:07:13Oui, Catherine, une auditrice,
00:07:15nous dit que ça intéresse qui ?
00:07:16Ça rapporte quoi ?
00:07:17Pour les politiques,
00:07:19c'est pas intéressant.
00:07:21Stéphane nous dit
00:07:21que c'est pas une question d'argent,
00:07:23c'est une question
00:07:24d'organisation
00:07:26et de volonté politique.
00:07:28Virginie, vous avez suivi
00:07:28cette affaire
00:07:29donc dans le barin.
00:07:31Oui, alors,
00:07:31c'est pas une question d'argent.
00:07:32Si, c'est une question d'argent.
00:07:34Je pense que c'est des services
00:07:35qui sont sous-dotés
00:07:36avec des gens
00:07:36qui sont totalement débordés
00:07:37par les dossiers
00:07:38et qui n'ont pas la capacité,
00:07:40peut-être,
00:07:41de les trahir suffisamment.
00:07:42Mais je suis assez d'accord
00:07:43à ce qui vient d'être dit
00:07:44par votre auditrice.
00:07:46C'est vrai que c'est
00:07:47un des nombreux angles morts
00:07:49de la politique
00:07:50parce que peut-être
00:07:51considère-t-on
00:07:52que la ZEU,
00:07:54c'est pas...
00:07:56Oui, ça rapporte rien.
00:07:56Enfin, c'est pas une population.
00:07:59Et que là,
00:08:00il y a quelque chose
00:08:00que la politique
00:08:03ne fait pas suffisamment.
00:08:04Elle a tendance
00:08:05et surtout ces dernières années
00:08:07à ne privilégier
00:08:08que les sujets
00:08:08très sensibles
00:08:10auprès de la population
00:08:11considérant que la ZEU
00:08:12n'est pas un sujet sensible
00:08:13parce qu'il s'agit d'enfants
00:08:14après tout.
00:08:15Mais ça le devient
00:08:15par la force des choses.
00:08:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:08:17on se pose la question
00:08:18de cette agression effroyable.
00:08:20Cet adolescent
00:08:21qui a attaqué au couteau
00:08:22son enseignante
00:08:23et que cette agression
00:08:25s'explique aussi
00:08:26par le parcours
00:08:28de cette adolescente.
00:08:30Oui, puis alors
00:08:31j'aurais un commentaire
00:08:33assez sévère
00:08:34sur Elisabeth Borne
00:08:34qui multiplie
00:08:35les déclarations générales
00:08:37et très lénifiantes
00:08:38depuis quelques mois
00:08:38mais qui semble
00:08:39ne jamais comprendre
00:08:41l'acuité de la situation
00:08:43et à part répéter
00:08:45que des banalités
00:08:47et des généralités
00:08:48s'en font.
00:08:49Je ne comprends pas très bien
00:08:50comment elle ne s'attaque pas
00:08:52réellement au cœur du dossier.
00:08:53Je suis sûre
00:08:54qu'elle a conscience
00:08:55de ne pas avoir
00:08:55les moyens qu'il faut
00:08:56pour réparer
00:08:57ou colmater
00:08:58les situations
00:09:01les plus complexes
00:09:01mais enfin malgré tout
00:09:02quand même
00:09:03elle pourrait éviter
00:09:03d'avoir un discours
00:09:04aussi j'allais dire
00:09:05inept.
00:09:06Oui,
00:09:07une réaction,
00:09:08oui, peut-être.
00:09:09Moi je vous rejoins
00:09:10sur votre analyse.
00:09:11Je pense qu'aujourd'hui
00:09:12on peut dégager une majorité
00:09:14à l'Assemblée nationale
00:09:14parce que c'est un sujet
00:09:15éminemment transpartisan.
00:09:17Je pense qu'on va
00:09:17évidemment se saisir de ça.
00:09:19Moi je suis parlementaire
00:09:20depuis un an
00:09:20donc c'est vrai
00:09:21que je ne suis pas responsable
00:09:21de toutes les politiques
00:09:22qui ont été menées
00:09:23antérieurement
00:09:23sur l'aide sociale
00:09:25à l'enfance
00:09:25mais j'entends
00:09:26ce que vous dites.
00:09:27Moi je suis totalement
00:09:27en disposition
00:09:28de recevoir
00:09:29les représentants
00:09:31des ASEU
00:09:32en tout cas dans mon département
00:09:33s'ils le souhaitent.
00:09:34S'il faut une réforme législative
00:09:35on le fera
00:09:36mais comme je vous le disais
00:09:37très justement
00:09:37c'est aussi un problème
00:09:38de moyens.
00:09:39C'est le moyen
00:09:39qu'on donne
00:09:40aux départements
00:09:40pour la politique sociale
00:09:41et notamment
00:09:42pour accompagner
00:09:44les minorités.
00:09:45Aujourd'hui
00:09:45ils ne sont pas suffisants
00:09:46et malheureusement
00:09:47ce qui s'est passé encore
00:09:48sur le dernier budget
00:09:48tronque encore
00:09:49le budget des départements
00:09:50sur cet effet.
00:09:51Oui, Mathias.
00:09:52Alors je suis assez d'accord
00:09:53sur ce qui vient d'être dit
00:09:54sur Elisabeth Borne
00:09:55qui paraît complètement
00:09:56hors sol
00:09:57mais c'est édifiant.
00:09:59Elle n'est pas conseillée
00:10:00il n'y a pas des gens
00:10:01autour d'elle
00:10:01qui lui font des briefs
00:10:02et qui travaillent
00:10:04pour qu'elle ait l'air
00:10:06un peu au courant
00:10:06de ce qui se passe
00:10:07c'est la première chose.
00:10:08Et la deuxième chose
00:10:09ce que je voulais dire
00:10:10c'est qu'on parle souvent
00:10:10de la démission parentale
00:10:12et de l'absence de parents
00:10:14et ce qui semble être
00:10:16effectivement
00:10:17effectif
00:10:18si je puis dire
00:10:19mais justement
00:10:20plus il y a
00:10:21de déficiences parentales
00:10:22plus l'autorité familiale
00:10:25est défaillante
00:10:25plus les relais sociaux
00:10:28doivent être importants
00:10:30doivent être forts
00:10:30pour pallier ça
00:10:31et pour arriver à juguler.
00:10:33C'est le problème
00:10:34de l'éducation nationale
00:10:34on lui demande tout
00:10:35le civisme
00:10:37de s'occuper des enfants
00:10:38handicapés
00:10:39faire du sport
00:10:40enfin bref
00:10:40il y a toute une série
00:10:41de missions
00:10:42qui lui sont attribuées
00:10:43notamment
00:10:43dû à la défaillance
00:10:45familiale
00:10:46je prends un exemple
00:10:47vous savez
00:10:47il y avait une petite idée
00:10:48simple
00:10:49c'était la déconnexion
00:10:50c'est-à-dire
00:10:50on ne prend plus
00:10:51son téléphone en classe
00:10:52c'est quand même
00:10:53une petite idée
00:10:53toute bête
00:10:54et au fond
00:10:55qui demande peu de moyens
00:10:56mais personne ne la met en place
00:10:58parce qu'évidemment
00:10:59elle l'a dit
00:11:00quelques jours après
00:11:01en disant
00:11:01ce sera pour
00:11:02dans l'année
00:11:03c'est compliqué
00:11:03c'est pas accompagné
00:11:05c'est pas défini précisément
00:11:06dans les attributions
00:11:07y compris dans les collèges
00:11:09et les collèges surtout
00:11:10donc c'est vrai
00:11:11qu'y compris des choses simples
00:11:13c'est compliqué
00:11:14à mettre en oeuvre
00:11:14et puis c'est ce que me disait
00:11:15quelqu'un
00:11:16le collège
00:11:17le lycée
00:11:17c'est 6 millions
00:11:18de personnes à faire bouger
00:11:20c'est 800 000 enseignants
00:11:21c'est-à-dire que c'est un pas que beau
00:11:22c'est-à-dire que vous voulez faire
00:11:23un petit truc
00:11:23c'est compliqué
00:11:24de résoudre peut-être ce problème
00:11:27ou de le résoudre entièrement
00:11:29mais d'être au moins le relais
00:11:30c'est-à-dire que dans les lycées
00:11:32et les collèges
00:11:32il devrait y avoir
00:11:33un psychologue scolaire
00:11:34il n'y a pas ?
00:11:35ben oui
00:11:36il n'y a pas
00:11:36il n'y a pas d'infirmière
00:11:38on ne trouve même pas
00:11:39à aller recruter
00:11:40il n'y a même pas d'infirmier
00:11:41ou de l'infirmier
00:11:42c'est obligé quand même
00:11:43oui c'est obligé
00:11:44mais on devrait avoir
00:11:45un psychologue scolaire
00:11:46même s'il n'est pas permanent
00:11:47qui dépiste en fait
00:11:50ses élèves qui sont en risque
00:11:51puisque là ce gamin
00:11:52manifestement
00:11:53il décide
00:11:54il y avait des signes SS
00:11:55sur des cahiers
00:11:56il y avait des troubles
00:11:57des troubles connus
00:11:58et le psychologue scolaire
00:12:00devrait faire un signalement
00:12:01et relayer
00:12:02donc voilà
00:12:03et on manque beaucoup
00:12:04de pédopsychiatres aussi
00:12:05moi je voulais simplement
00:12:07faire une toute petite remarque
00:12:08sur l'abandon
00:12:09des enseignants
00:12:10et du corps enseignant
00:12:10par leur hiérarchie
00:12:12on va y revenir
00:12:13ben ça c'est encore
00:12:13un autre sujet
00:12:14c'est encore un autre sujet
00:12:16mais vous avez
00:12:17que les enseignants
00:12:18ont bien du mal
00:12:19à faire appliquer
00:12:19une discipline
00:12:21et une
00:12:21bien sûr
00:12:22à l'intérieur
00:12:23de leur propre établissement
00:12:24parce qu'ils savent
00:12:24qu'à la moindre difficulté
00:12:25ils seront lâchés
00:12:26on se retrouve dans un instant
00:12:28on aura Sarah en ligne
00:12:29qui voulait réagir
00:12:30sur ce sujet
00:12:31et puis on va parler
00:12:31de l'ISF
00:12:32faites-vous favorable
00:12:33au retour de l'ISF
00:12:350826 300 300
00:12:37je vous rappelle
00:12:37qu'Emmanuel Macron
00:12:38l'avait détricoté
00:12:40à tout de suite
00:12:41Sud Radio
00:12:42mettez-vous d'accord
00:12:43Valérie Expert
00:12:45Sud Radio
00:12:46parlons vrai
00:12:47Les Vrais Voix Sud Radio
00:12:49Bonjour c'est Cécile de Manibus
00:12:51Bonjour c'est Philippe David
00:12:52on vous donne rendez-vous
00:12:53avec Les Vrais Voix
00:12:54ce soir
00:12:55oui au salon de l'automobile
00:12:57de Lyon
00:12:57avec nos invités
00:12:58on va parler de vous
00:12:59automobilistes
00:13:00mais aussi de l'avenir
00:13:01de l'industrie automobile
00:13:03Alors on se retrouve ce soir
00:13:04sur le Stonemobilion
00:13:05sous l'allon de l'automobile de Lyon
00:13:06C'est parfait Philippe
00:13:08Sud Radio
00:13:10le 10h midi
00:13:11mettez-vous d'accord
00:13:12Valérie Expert
00:13:13Nous allons parler
00:13:15du retour possible
00:13:16de l'ISF
00:13:17dans un instant
00:13:18mais nous évoquions
00:13:19ce drame
00:13:20avec cette enseignante
00:13:22dans le barin
00:13:23qui a été poignardée
00:13:24par un adolescent
00:13:26de 14 ans
00:13:27adolescent qui avait
00:13:27déjà été signalé
00:13:28adolescent qui avait
00:13:30qui avait été placée
00:13:31à sa naissance
00:13:33à l'aide sociale
00:13:33à l'enfance
00:13:34qui a été balottée
00:13:35de foyer en foyer
00:13:36qui a été agressée
00:13:37dans un de ses foyers
00:13:38il y a le témoignage
00:13:39de Catherine
00:13:40qui raconte
00:13:41qu'elle a été
00:13:42elle aussi
00:13:43dans un foyer
00:13:44j'ai été placée
00:13:45dans un foyer
00:13:46de délinquants
00:13:47alors que c'est ma famille
00:13:48qui dysfonctionnait
00:13:49et on a en ligne
00:13:50Sarah avec nous
00:13:51bonjour Sarah
00:13:52bonjour Valérie
00:13:53bonjour tout le monde
00:13:54bonjour
00:13:55vous êtes enseignante
00:13:56c'est ça ?
00:13:58oui je suis âgée
00:13:59de l'être
00:13:59et j'ai presque 60 ans
00:14:01j'enseigne depuis 30 ans
00:14:02j'ai fait tous les endroits
00:14:03où ça cogne
00:14:04j'ai commencé ma carrière
00:14:05au Val-de-Couré
00:14:06qui a cramé
00:14:07pendant que j'étais en stage
00:14:08et j'ai été
00:14:10quand je suis arrivée
00:14:11à Nîmes
00:14:11j'ai été nommée
00:14:11dans la zone de Pise 20
00:14:13qui est une zone
00:14:13VEP etc
00:14:14oui on vous écoute
00:14:16voilà
00:14:17et bien en 2008
00:14:18d'abord
00:14:19j'ai un gamin
00:14:20les parents d'élèves
00:14:21d'un gamin
00:14:21qui avaient dit quelque chose
00:14:23au conseil de classe
00:14:23c'était le couteau
00:14:24sur la gorge
00:14:24et tu retires ce que t'as dit
00:14:26ensuite un mois après
00:14:27au feu rouge
00:14:28j'ai des gamins
00:14:29des grands frères
00:14:30qui me sortent de la voiture
00:14:31qui me tabassent
00:14:32et qui disent
00:14:32tu ne me dénonces pas
00:14:33sinon on sait où te trouver
00:14:34on ira te faire la peau
00:14:35et récemment
00:14:37là en 2018
00:14:37un gamin
00:14:39qui me balance
00:14:39une lèche dessus
00:14:40de 80 kg
00:14:41la maman est en radicalité
00:14:43le principal
00:14:44ne me voulait appeler
00:14:44il ne m'en vient faire
00:14:45je ne m'en suis sortie
00:14:45que parce que
00:14:46l'amitié elle m'a trouvé
00:14:47un médiateur
00:14:48le gamin avec
00:14:49un casier judiciaire
00:14:50long comme le bras
00:14:50je veux dire
00:14:51un casier judiciaire au collège
00:14:52il était en quatrième
00:14:53il avait déjà volé
00:14:55une supplérette etc
00:14:56et c'est uniquement
00:14:57parce qu'il a terminé
00:14:58une gamine le lendemain
00:14:59que le gamin
00:15:00est parti du collège
00:15:01sinon il serait resté
00:15:02moi j'ai porté
00:15:03une mère pendant un an
00:15:04et j'étais obligée
00:15:06de m'excuser tout le temps
00:15:07le principal
00:15:07voulait que je m'excuser
00:15:09devant la mère
00:15:09elle était de sortir
00:15:10de chez moi
00:15:11alors que j'étais en arrêt maladie
00:15:12donc pour ce qui est
00:15:13du pas de vague
00:15:13vous savez
00:15:14nous les profs
00:15:14on rigole
00:15:15vraiment on rigole
00:15:16là c'est effectivement
00:15:17vous revenez sur le manque
00:15:19d'autorité
00:15:20enfin pas le manque d'autorité
00:15:21sur le manque
00:15:22de soutien
00:15:23de l'administration
00:15:24face à des élèves
00:15:26ultra violents
00:15:27et effectivement
00:15:27on est un petit peu
00:15:28en marge du sujet
00:15:30de ce garçon
00:15:31encore qu'effectivement
00:15:32il avait été signalé
00:15:34comme enfant perturbé
00:15:37et ayant des tendances
00:15:39particulières
00:15:40un intérêt pour les armes
00:15:46et pour Hitler
00:15:47donc il aurait peut-être
00:15:48si on avait réagi à l'époque
00:15:50ça ne serait peut-être pas passé
00:15:51merci de votre témoignage
00:15:53Sarah
00:15:53merci de nous avoir appelé
00:15:55bon courage à vous
00:15:56parce que c'est vrai
00:15:56qu'être prof aujourd'hui
00:15:58c'est pas facile
00:16:00c'est un vrai sacerdoce
00:16:01c'est une vocation
00:16:03bravo madame
00:16:04et moi j'ai des enseignants
00:16:06dans ma famille
00:16:06qui vivent
00:16:08même dans des zones
00:16:10a priori
00:16:10pas particulièrement défavorisées
00:16:14est assez effrayant
00:16:16le témoignage de cette dame
00:16:18est frappant sur un élément
00:16:20ça démontre vraiment
00:16:21l'inversion des valeurs
00:16:22à laquelle on assiste
00:16:23moi quand j'étais gamin
00:16:24si je revenais
00:16:25avec une plainte du prof
00:16:26je prenais deux claques
00:16:27aujourd'hui on convoque
00:16:28le professeur
00:16:30limite
00:16:31et c'est presque le prof
00:16:32qui se prend de baffe
00:16:33on a une inversion des valeurs
00:16:34et qui est très bien incarnée
00:16:36d'ailleurs
00:16:36par la suppression des estrades
00:16:37vous savez
00:16:38dans les établissements scolaires
00:16:39avant on avait des estrades
00:16:40le prof était un petit peu
00:16:42en hauteur
00:16:43dominé
00:16:43il y avait un sentiment
00:16:44d'autorité
00:16:45de légitimité
00:16:46aujourd'hui qui a disparu
00:16:47il faut revenir absolument
00:16:48et remettre
00:16:49le maître d'école au centre
00:16:51avec l'autorité nécessaire
00:16:52mais vous savez
00:16:52comment parler de l'aide à l'enfance
00:16:54c'est que les cas difficiles
00:16:55dans les collèges
00:16:56ou les lycées
00:16:56on ne sait pas quoi en faire
00:16:57c'est ça le problème
00:16:59c'est qu'on ne sait même pas
00:16:59où les mettre
00:17:00c'est qu'on pourrait les mettre
00:17:01dans un autre collège
00:17:02on les fait de résoudre
00:17:02voilà c'est ça
00:17:03quand on apprend
00:17:04qu'ils sont dans un autre collège
00:17:06ou pire
00:17:06on mute le prof
00:17:08dans un autre collège
00:17:08pour éviter le problème
00:17:09et mettre la poussière
00:17:10sous le tapis
00:17:10c'est un vrai problème
00:17:11qu'est-ce qu'on en fait ?
00:17:13je voulais juste rappeler une chose
00:17:14c'est que Samuel Paty
00:17:15dont on sait qu'il a été
00:17:16émorgé à quelques mètres
00:17:17de son établissement
00:17:18a été contraint
00:17:19de présenter des excuses
00:17:20à ses élèves
00:17:22alors qu'il n'a fait
00:17:23que dispenser un cours
00:17:24qui était dans son programme
00:17:24et qu'il avait déjà dispensé
00:17:26des années précédentes
00:17:27on est dans un cas
00:17:29qui relève quand même
00:17:30de la psychiatrie
00:17:31et je voulais rappeler
00:17:32que ce gamin
00:17:34parce que malgré
00:17:35l'acte affreux
00:17:36qu'il a pu faire
00:17:37ça reste un gamin
00:17:40c'est auto-mutilé
00:17:42et qu'il est dans un état
00:17:44il est entre la vie et la mort
00:17:45le pronostic vital est engagé
00:17:47et donc on voit bien
00:17:48qu'il y a quand même
00:17:49quelque chose de terrible
00:17:52dans cette histoire
00:17:53ce mot
00:17:55mais il doit être
00:17:57sacrément mal en point
00:17:58psychiatriquement
00:17:59mais ça pose
00:18:00ce hélas fait divers
00:18:02je mets des guillemets
00:18:03parce que c'est
00:18:04c'est un drame atroce
00:18:05pose la question de l'ASE
00:18:06pose la question
00:18:07de la psychiatrie
00:18:08pose la question
00:18:09du soutien des enseignants
00:18:12Monsieur le député
00:18:13l'état de la psychiatrie
00:18:14en France aujourd'hui
00:18:15est déplorable
00:18:16surtout chez les enfants
00:18:17et particulièrement
00:18:19effectivement
00:18:19la pédopsychiatrie
00:18:20d'ailleurs il est très paradoxal
00:18:21que ce soit passé
00:18:22le jour où
00:18:23il y a une journée
00:18:25spéciale
00:18:26organisée par France Inter
00:18:27sur la santé mentale
00:18:28comme quoi
00:18:29parlons donc du retour
00:18:31de l'ISF
00:18:33alors il y a un très bon édito
00:18:34dans le Figaro ce matin
00:18:36qui explique effectivement
00:18:38j'aurais un peu piqué
00:18:39l'idée
00:18:41dans ce que je disais
00:18:42tout à l'heure
00:18:43c'est à dire qu'on est passé
00:18:44d'une taxe Zuckman
00:18:46qui voulait taxer
00:18:47les gigas riches
00:18:48pour passer
00:18:49aux ultra riches
00:18:50puis aux très riches
00:18:52aux moyens riches
00:18:52aux anciens riches
00:18:53que l'état a déjà plumé
00:18:54puis les riches
00:18:55puis les pas riches
00:18:56du tout
00:18:57les actifs
00:18:57les petits propriétaires
00:18:58les laborieux épargnants
00:18:59personne ne va y échapper
00:19:01et ce que souligne
00:19:02Vincent Trémolet de Villers
00:19:04dans le Figaro
00:19:05c'est que les socialistes
00:19:07aujourd'hui
00:19:08ne pèsent rien
00:19:09ne pèsent rien
00:19:11et qu'aujourd'hui
00:19:12c'est eux qui font la loi
00:19:14et que Sébastien Lecornu
00:19:15va céder
00:19:16sur un certain nombre
00:19:17de dispositifs financiers
00:19:19et donc comment
00:19:20on en arrive là ?
00:19:22Juste pour le process
00:19:23pardonnez-moi
00:19:24parce que
00:19:25vous savez
00:19:25vous avez tous entendu
00:19:26parler de la fenêtre
00:19:27d'Overton
00:19:27parce que c'est ça quoi
00:19:28on a dit
00:19:29on va taxer les ultra riches
00:19:30on va leur prendre
00:19:3120 milliards
00:19:31et c'était en fait
00:19:32faire passer une idée
00:19:33du retour de l'ISF
00:19:34en disant
00:19:35vous allez voir
00:19:35ce que vous allez voir
00:19:36le principe de cette règle
00:19:38psychologique
00:19:39c'est de dire
00:19:39on va taper très fort
00:19:41et puis on prend une mesure
00:19:42une mesurette
00:19:43puisque l'ISF
00:19:44parce que l'ISF
00:19:45en gros ça rapporte
00:19:464-5 milliards
00:19:474-5 milliards
00:19:48l'IFI c'est 1,8 milliard
00:19:50aujourd'hui
00:19:51donc on augmenterait un peu
00:19:52quand même
00:19:52plus 3 milliards
00:19:53contre 10 à 20 milliards
00:19:55sur la taxe Zuckman
00:19:56donc le 2
00:19:57supposé
00:19:57on ne sait pas exactement
00:20:00si ça aurait rapporté
00:20:01autant que ce que vous dites
00:20:02oui non
00:20:02Zuckman dit 20 milliards
00:20:03c'est plus probablement
00:20:0410 milliards
00:20:05voire 5
00:20:06mais l'idée c'est
00:20:07de faire accepter l'ISF
00:20:08en disant
00:20:08vous allez voir
00:20:09ce que vous allez voir
00:20:09ce sera la taxe Zuckman
00:20:10alors je ne peux pas crier
00:20:11à la théorie du complot
00:20:12ou à la manipulation des masses
00:20:14mais ça y ressemble très fort
00:20:16c'est de la fainéantise
00:20:17politique absolue surtout
00:20:19parce que
00:20:19la situation du pays
00:20:20oui très clairement
00:20:21tout le monde le sait
00:20:22on n'a pas un problème
00:20:23de recettes
00:20:24on est le pays
00:20:24qui paye déjà
00:20:25le plus d'impôts par habitant
00:20:26qui fait peser déjà
00:20:27la plus lourde charge fiscale
00:20:28sur nos entreprises
00:20:29c'est pas possible
00:20:30d'être à la fois
00:20:30le champion du monde
00:20:31de la fiscalité
00:20:32et le champion d'Europe
00:20:33des déficits budgétaires
00:20:34et un problème de gestion
00:20:35et un problème de dépenses
00:20:36il faut réduire les dépenses
00:20:37et on a des économies
00:20:39structurelles à faire
00:20:40sur l'état
00:20:40sur les agences
00:20:42par exemple
00:20:42on a 740 agences
00:20:44qui coûtent 140 milliards d'euros
00:20:45je ne dis pas qu'il faut
00:20:46toutes les supprimer
00:20:46mais il y a quand même
00:20:47un sacré ménage à faire
00:20:48on a aussi
00:20:50nous déposé
00:20:51la semaine dernière
00:20:52auprès de Sébastien Lecornu
00:20:53un projet très clair
00:20:55de réduction des dépenses
00:20:56de 100 milliards d'euros
00:20:57sur bien des points
00:20:59le coût de l'immigration
00:21:00sur aussi
00:21:02les strates administratives
00:21:04une réforme
00:21:05des collectivités territoriales
00:21:06enfin bref
00:21:07on a énormément
00:21:08de choses à faire
00:21:09dans ce pays
00:21:09pour économiser de l'argent
00:21:11avant d'avoir la faiblesse
00:21:12et la fainéantise
00:21:13de créer un nouvel impôt
00:21:14c'est vrai que c'est un réflexe
00:21:16très communément
00:21:17adopté chez nous
00:21:18en France
00:21:19quand il y a un problème
00:21:20on taxe un peu plus
00:21:21les français
00:21:22et je suis tout à fait d'accord
00:21:23avec cette idée
00:21:24qu'il y a de la paresse politique
00:21:26et de la paresse
00:21:27qui est excusée
00:21:29parce qu'on est dans l'urgence
00:21:31parce qu'il faut trouver
00:21:32une solution pour le budget
00:21:33ça fait déjà
00:21:33un bon moment
00:21:35que ça dure
00:21:36je regrette moi
00:21:37profondément
00:21:38qu'on en arrive là
00:21:40c'est-à-dire
00:21:41à prendre de mauvaises solutions
00:21:42politiques
00:21:42pour de mauvaises raisons
00:21:43politiques
00:21:44et pour finalement
00:21:45un mauvais budget
00:21:46parce que ça sera
00:21:46un mauvais budget
00:21:47on aura dans un instant
00:21:48deux auditeurs
00:21:49Patrick et Gabin
00:21:50qui veulent réagir
00:21:52à ce retour
00:21:52possible
00:21:54de l'ISF
00:21:550826
00:21:56300 300
00:21:57dites-nous ce que vous en pensez
00:21:58on vous attend
00:21:59sur Sud Radio
00:22:00à tout de suite
00:22:01De retour avec vous
00:22:11dans le studio de Sud Radio
00:22:13pour ce 10h midi
00:22:14le retour de l'ISF
00:22:16il faut un symbole
00:22:17c'est ce qu'affirme
00:22:21une certaine partie du PS
00:22:24un véritable piège
00:22:26pour les autres
00:22:27en tout cas
00:22:28il est sérieusement envisagé
00:22:29donc de rétablir
00:22:31l'impôt sur la fortune
00:22:32beaucoup de réactions
00:22:34au 0826
00:22:35300 300
00:22:36Patrick est en ligne
00:22:37avec nous
00:22:37bonjour
00:22:38bonjour
00:22:39bonjour à toute l'équipe
00:22:40bonjour
00:22:40alors comment vous accueillez
00:22:43cette éventualité
00:22:45parce que pour l'instant
00:22:45ce n'est qu'une éventualité
00:22:46bah écoutez
00:22:47ce serait une absurdité
00:22:49en mon sens
00:22:49voilà
00:22:49il faut arrêter
00:22:50de s'en prendre
00:22:51aux gens qui réussissent
00:22:52et qui gagnent de l'argent
00:22:53grâce à leurs efforts
00:22:55à leur intelligence
00:22:56à leur travail
00:22:57oui
00:22:57on serait mieux
00:22:58de leur demander
00:22:59comment ils ont réussi
00:23:00puis de leur penser
00:23:01à leur prendre
00:23:01ce qu'ils ont
00:23:03voilà
00:23:04vous vous êtes
00:23:05vous pensez que vous seriez
00:23:07soumis à l'ISF ?
00:23:10non pas du tout
00:23:10non je ne suis pas concerné
00:23:12je ne suis pas concerné
00:23:14même si j'ai une retraite
00:23:16confortable
00:23:16je ne suis pas concerné
00:23:17par l'ISF
00:23:18mais moi je vois là-dedans
00:23:19si je puis me permettre
00:23:20une manœuvre
00:23:21une manœuvre
00:23:22de petite politique
00:23:23il s'agit tout simplement
00:23:25de donner des gages
00:23:25de façon à ne pas être censuré
00:23:27mais on ne gouverne pas
00:23:28un pays comme ça
00:23:28ce n'est pas sérieux
00:23:29l'idée c'est de taxer
00:23:32la fortune improductive
00:23:33qu'est-ce que ça
00:23:34oui ça vous évoque quoi ?
00:23:37il va falloir
00:23:37il va falloir la définir
00:23:38clairement
00:23:39la fortune improductive
00:23:40bah oui
00:23:41je ne sais pas très bien
00:23:42économiquement
00:23:43c'est pas très débile
00:23:45parce que c'est
00:23:46on veut toucher aussi
00:23:48ceux qui hérite
00:23:49et qui n'ont pas produit
00:23:50vous parliez des entrepreneurs
00:23:51et là il faut les préserver
00:23:52il faut les pousser
00:23:53il faut les inciter
00:23:54il faut faire tout
00:23:55pour qu'ils puissent
00:23:56continuent à produire
00:23:56l'idée c'est plutôt
00:23:59de taxer
00:24:00alors je ne défends pas
00:24:00je dis simplement
00:24:01si on nous essaye
00:24:02de trouver une logique
00:24:02c'est de taxer
00:24:04ce qui ne tourne pas
00:24:05en réalité
00:24:06ce qui reste dans
00:24:07un même cercle
00:24:08et qui ne produit pas
00:24:09pour reprendre vos propos
00:24:10c'est un super NIFI
00:24:11un NIFI quoi
00:24:13un NIFI amélioré
00:24:14un NIFI amélioré
00:24:16augmenté
00:24:16c'est ça
00:24:17alors c'est le modem
00:24:19qui a fait ses propositions
00:24:20avec Marc Fénaud
00:24:21Mathias
00:24:21je ne sais pas qui a parlé
00:24:22de taxer les fortunes
00:24:23improductives
00:24:23mais c'est marrant
00:24:24parce que c'est un vocabulaire
00:24:25un peu marxiste
00:24:26ça m'amuse
00:24:29moi je n'ai pas dit ça
00:24:30c'est pas un symbole
00:24:34c'est juste un hochet
00:24:36c'est un hochet
00:24:36qu'on donne au PS
00:24:37pour acheter
00:24:38la non-censure
00:24:41et c'est vraiment
00:24:42comme le disait
00:24:43l'auditeur
00:24:44de la petite politique
00:24:45et de la basse manœuvre
00:24:46de la petite navigation
00:24:48pour arriver
00:24:48à dégager
00:24:49une espèce
00:24:50de majorité
00:24:52de circonstances
00:24:52autour
00:24:53d'un hochet
00:24:54encore une fois
00:24:55que va pouvoir
00:24:56exhiber le PS
00:24:57en disant
00:24:57vous avez vu
00:24:58ce qu'on a obtenu
00:24:58et c'est à la fois
00:25:00une démission
00:25:01effectivement
00:25:02parce qu'il y avait
00:25:03ce projet
00:25:03alors on peut
00:25:05effectivement l'analyser
00:25:06sous l'angle
00:25:06de la fenêtre
00:25:07d'Overton
00:25:07mais c'est quand même
00:25:10une démission
00:25:10parce qu'on a parlé
00:25:11de la taxe Zuckman
00:25:12je rappelle une chose
00:25:13c'est que la taxe Zuckman
00:25:14c'est pas s'en prendre
00:25:16à ceux qui réussissent
00:25:17ça part d'un constat
00:25:19c'est de dire
00:25:20que les très riches
00:25:22les immenses fortunes
00:25:23ont une pression fiscale
00:25:25qui est plus basse
00:25:27que les classes moyennes
00:25:29et il s'agit
00:25:30de réajuster
00:25:31la pression fiscale
00:25:32sur ces très grandes fortunes
00:25:34donc c'est juste
00:25:35c'est l'intégration
00:25:36de la fortune professionnelle
00:25:37qui pose des problèmes
00:25:38c'est-à-dire que
00:25:38s'il y a des actions
00:25:39de ta boîte
00:25:39qui est valorisée
00:25:40mais que tu ne les as pas
00:25:41dans la poche
00:25:42il faut définir les modalités
00:25:44comment elle est appliquée
00:25:45quel est le périmètre
00:25:46et effectivement
00:25:46comment c'est appliqué
00:25:47il y a des tas
00:25:48de réglages
00:25:49et de possibles
00:25:50mais le principe
00:25:51de la taxe Zuckman
00:25:52c'est dire
00:25:53rétablissons une pression fiscale
00:25:55juste
00:25:56par rapport
00:25:57aux classes moyennes
00:25:58notamment
00:25:58ou à ceux
00:26:00qui sont un peu plus aisés
00:26:01donc c'est pas
00:26:02juste s'en prendre
00:26:03à ceux qui réussissent
00:26:05parce qu'on a la haine
00:26:05de l'argent
00:26:06ou voilà
00:26:06c'est que
00:26:07sur les très hautes fortunes
00:26:09il y a
00:26:09une pression fiscale
00:26:10surtout vu la multiplication
00:26:11des revenus
00:26:12sur les dix dernières années
00:26:13qui est colossale
00:26:14alors on va prendre
00:26:15Gabin en ligne
00:26:16avec nous
00:26:16à vos sois Virginie
00:26:18Gabin est en ligne
00:26:20juste avant de vous donner
00:26:21la parole Gabin
00:26:22en ce moment
00:26:23se déroule
00:26:24donc le délibéré
00:26:25du procès
00:26:26du financement
00:26:28de la campagne
00:26:28de Nicolas Sarkozy
00:26:29on apprend
00:26:30qu'Éric Woerth
00:26:31a été
00:26:32n'a pas été
00:26:34a été
00:26:34zut
00:26:35n'a pas été retenu
00:26:36relaxé
00:26:36a été relaxé
00:26:37voilà
00:26:37je cherchais le mot
00:26:38et que Djoury
00:26:38Alexandre Djoury
00:26:40lui a été
00:26:41considéré
00:26:42comme coupable
00:26:43et Sarkozy
00:26:44à l'instant
00:26:44Nicolas Sarkozy
00:26:45coupable
00:26:46d'association
00:26:47de malfaiteurs
00:26:48on va évidemment
00:26:50y revenir
00:26:51dans un instant
00:26:52on va continuer
00:26:53Gabin avec vous
00:26:54retour de l'ISF
00:26:55pour contre
00:26:56bonjour à tous
00:26:58je ne suis pas
00:27:02trop concerné
00:27:02donc j'ai du mal
00:27:03à être pour
00:27:04ou contre
00:27:04dans le sens
00:27:05où
00:27:06ça ne va pas
00:27:08trop m'impacter
00:27:09sur le principe
00:27:11on n'est pas obligé
00:27:13d'être concerné
00:27:13on peut trouver
00:27:15que ce n'est pas
00:27:15de la justice sociale
00:27:16justement
00:27:17dans le principe
00:27:19en fait
00:27:20je le regardais
00:27:22je trouve
00:27:22plus intéressant
00:27:23l'ISF
00:27:24que la taxe
00:27:25du Kman
00:27:25parce qu'elle
00:27:25se base sur
00:27:26du patrimoine net
00:27:28plutôt que
00:27:28du patrimoine
00:27:30estimé
00:27:30entre guillemets
00:27:31et donc
00:27:34pourquoi pas
00:27:34parce qu'effectivement
00:27:35s'il y a un manque
00:27:36de pression fiscale
00:27:37sur la classe
00:27:39la plus aisée
00:27:40alors que nous
00:27:40on bat
00:27:41en tant qu'ouvriers
00:27:42entre guillemets
00:27:42on prime
00:27:43ça fait un peu mal
00:27:44mais après
00:27:45il faut quand même
00:27:46je l'ai déjà entendu
00:27:47dans votre émission
00:27:48aussi plutôt
00:27:49de penser
00:27:50de votre côté
00:27:51penser à
00:27:52refermer un peu
00:27:53les robinets
00:27:53et d'abord
00:27:55essayer de faire
00:27:56des économies
00:27:56plutôt que d'aller
00:27:57chercher encore plus
00:27:57d'argent
00:27:58pour mettre
00:27:58un pansement
00:27:59sur une fuite
00:27:59bien sûr
00:28:01c'est un petit peu
00:28:03ce qui
00:28:03le ressenti
00:28:05et vous n'êtes pas
00:28:05concerné
00:28:06donc
00:28:06Jean-Marc lui est
00:28:07concerné
00:28:08bonjour
00:28:08Jean-Marc
00:28:09oui tout à fait
00:28:10bonjour
00:28:10Sud Radio
00:28:11bonjour à vous
00:28:12voilà donc
00:28:12donc je suis concerné
00:28:14je suis un petit bailleur
00:28:15j'ai 4 appartements
00:28:16de toute façon
00:28:17et pour moi
00:28:19j'ai connu l'expérience
00:28:20de surtaxer
00:28:21le locatif
00:28:22puisque j'ai vécu
00:28:24les lendemains
00:28:24de 48
00:28:25je suis malheureusement
00:28:27pour moi
00:28:27un boomer
00:28:28comme on les appelle
00:28:28et ce que je peux
00:28:31vous dire
00:28:32c'est que de toute façon
00:28:32on a ruiné
00:28:34l'enfant
00:28:36il n'y a plus
00:28:36en matière locative
00:28:38pourquoi ?
00:28:39parce que
00:28:39les propriétaires
00:28:40à la suite de l'AIR
00:28:41de toute façon
00:28:42se sont retrouvés
00:28:42avec des loyers bloqués
00:28:43et dans l'impossibilité
00:28:46d'entretenir
00:28:47leur patrimoine
00:28:48donc de toute façon
00:28:49le patrimoine immobilier
00:28:50s'est transformé
00:28:51en taux-lits
00:28:51et c'est ce qui va se passer
00:28:52actuellement
00:28:53on est confronté
00:28:54moi c'est très clair
00:28:55les 4 appartements
00:28:57cette année
00:28:59j'ai refait le toit
00:29:01d'un petit immeuble
00:29:01locatif
00:29:02ça m'a coûté
00:29:0535 000 euros
00:29:05ce qui veut dire
00:29:07que sur l'exercice
00:29:09actuel
00:29:10je n'ai pas
00:29:13un seul
00:29:13euro
00:29:15de rentrée
00:29:15en matière locative
00:29:17voilà
00:29:17en plus
00:29:18Macron a eu
00:29:19l'indélicatesse
00:29:21de nous vendre
00:29:21la suppression
00:29:22de la taxe d'habitation
00:29:23comme une réussite
00:29:24extraordinaire
00:29:25ce qu'il a oublié
00:29:26de dire
00:29:27c'est que
00:29:27toutes
00:29:28toutes les instances
00:29:30fiscales
00:29:31on en profitait
00:29:33pour augmenter
00:29:34l'impôt foncier
00:29:35donc maintenant
00:29:36on a augmenté
00:29:37l'impôt foncier
00:29:37on revient
00:29:38à la case départ
00:29:38et on nous dit
00:29:39ben finalement
00:29:40on pourrait remplacer
00:29:42l'IFI par l'ISF
00:29:43tiens tiens
00:29:43on a l'air
00:29:44quelle trouvaille
00:29:44non
00:29:45là je crois
00:29:45que c'est une connerie
00:29:46puisque tu mentes
00:29:47bon on entend
00:29:49je ne sais pas
00:29:50qui veut réagir
00:29:50je voulais juste dire
00:29:51une chose
00:29:52rappeler une chose
00:29:53puisqu'on parle
00:29:54de trouver
00:29:55des milliards
00:29:56et qu'on parle
00:29:57de fiscalité
00:29:58on en a déjà parlé
00:29:59sur cette antenne
00:30:00je voulais rappeler
00:30:00qu'il y a un rapport
00:30:01sénatorial
00:30:02qui révèle
00:30:03que 211 milliards
00:30:06chaque année
00:30:07sont faits
00:30:08comme cadeaux
00:30:09aux entreprises
00:30:10en exonération fiscale
00:30:11à travers
00:30:12des tas de dispositifs
00:30:13cette main
00:30:15non non
00:30:15c'est 211 milliards
00:30:16d'aides
00:30:16dont 75 milliards
00:30:18d'exonération fiscale
00:30:1975 milliards
00:30:20et ça reste
00:30:22des entreprises
00:30:23au moins le plus taxées
00:30:24et qui bénéficient
00:30:26en général
00:30:27aussi
00:30:27à des très grands groupes
00:30:28à hauteur de 46%
00:30:30si on réduisait
00:30:32mettons de 10%
00:30:34c'est ce que dit Bazin
00:30:35arrêtons d'aider
00:30:36les entreprises
00:30:37et baissons les charges
00:30:38comme ça
00:30:38voilà c'est ça
00:30:39si on réduit
00:30:42de 10%
00:30:43l'ensemble
00:30:44de ces dispositifs
00:30:45on trouve
00:30:4625 milliards
00:30:47donc c'est quand même
00:30:48rien que ça
00:30:49c'est énorme
00:30:49pour vous Mathieu
00:30:51c'est quand même
00:30:51assez extraordinaire
00:30:52on est en train de débattre
00:30:53depuis 15 minutes
00:30:54de nouvelles taxes
00:30:55supplémentaires
00:30:56en fait c'est la victoire
00:30:57des socialistes
00:30:57qui ne représentait plus rien
00:30:58à l'élection présidentielle
00:30:59qui ont fait 1,75%
00:31:01et aujourd'hui
00:31:02on est en train de revoir
00:31:03la résurgence
00:31:04d'une vieille taxe
00:31:05qui va entraîner
00:31:06certainement encore
00:31:06une fuite de personnes
00:31:08parce qu'on est dans
00:31:08une société mondialisée
00:31:10ils ne vont pas rester
00:31:11chez nous ces gens-là
00:31:11on parle de taxer
00:31:12à l'aéroport
00:31:13de les choper
00:31:14on tombe dans le communisme
00:31:17là
00:31:17il y a un moment
00:31:18les économies structurelles
00:31:20elles sont à faire
00:31:21non mais dans les idées
00:31:22les économies structurelles
00:31:24de l'état
00:31:25elles sont à faire
00:31:26vous avez cité
00:31:27les entreprises
00:31:28qui sont subventionnées
00:31:28les entreprises
00:31:29elles n'ont pas
00:31:29à être subventionnées
00:31:30finalement
00:31:30c'est parce qu'elles demandent
00:31:31demandent de vivre
00:31:32du fruit de leur travail
00:31:33baissons les charges
00:31:35mais pour baisser les charges
00:31:35il faut cesser
00:31:36d'avoir cette fiscalité
00:31:37exorbitante
00:31:38sur le coût du travail
00:31:39mais pour pouvoir baisser
00:31:40cette fiscalité exorbitante
00:31:41sur le coût du travail
00:31:41il faut faire
00:31:42ces économies structurelles
00:31:43arrêtons d'être feignants
00:31:44moi je suis sûr
00:31:45qu'il y a une majorité
00:31:45à l'Assemblée nationale
00:31:46vous allez du modem
00:31:47au RN
00:31:47pour faire des économies
00:31:49structurelles
00:31:50sur les agences
00:31:51sur l'état
00:31:51sur l'organisation
00:31:52de cette espèce
00:31:53de nébuleuse infernale
00:31:54qui est devenue
00:31:55notre administration
00:31:55vous le sentiez
00:31:56de faire que ça ne marchait pas
00:31:57au niveau
00:31:58de l'aide sociale à l'enfance
00:31:59mais c'est tous les pans
00:32:01de nos administrations
00:32:01qui ne fonctionnent pas
00:32:02mais il y a des chances
00:32:03que ce soit censuré
00:32:04de toute façon
00:32:05que le budget soit censuré
00:32:07si on arrive à des propositions
00:32:08comme celle-là
00:32:09c'est-à-dire que là
00:32:09on marche un peu
00:32:10à l'aveuglette
00:32:11pour espérer
00:32:13faire passer un budget
00:32:14d'ici la fin de l'année
00:32:16dans les temps normaux
00:32:17et on est en train
00:32:18de trouver
00:32:20un substitut
00:32:21à la taxusmane
00:32:22qui était devenue
00:32:23un tel totem
00:32:23que finalement
00:32:24elle a enfermé
00:32:25ceux-là même
00:32:25qui la promouvaient
00:32:27mais je regrette
00:32:30moi de voir
00:32:31que toutes ces décisions
00:32:32sont prises
00:32:32en dépit du bon sens
00:32:34et que malgré
00:32:35quelques efforts
00:32:36faits par Sébastien Lecornu
00:32:38qui a commencé
00:32:38à annoncer
00:32:39qu'un certain nombre
00:32:40de choses seraient
00:32:41examinées
00:32:42diminuées
00:32:42voire supprimées
00:32:44et là je parle
00:32:45des agences de l'État
00:32:45je parle des doublons
00:32:47et parfois des triplons
00:32:48qui existent
00:32:49dans toute l'administration
00:32:50malgré tous ces signes
00:32:51qui sont des signes
00:32:52plutôt favorables
00:32:53on voit bien
00:32:53que depuis la dissolution
00:32:55qui est quand même
00:32:55la grande difficulté
00:32:57je trouve
00:32:58de notre système politique
00:32:59depuis la dissolution
00:33:00plus rien
00:33:01ne fonctionne
00:33:02plus aucune décision
00:33:03n'est prise
00:33:04de façon rationnelle
00:33:05parce qu'il n'y a aucune majorité
00:33:06il n'y a pas d'appui
00:33:08c'est la première chose
00:33:09qu'a dit Sébastien Lecornu
00:33:11c'est qu'il n'était pas
00:33:12Édouard Philippe
00:33:13et qu'il n'avait pas
00:33:13350 députés
00:33:15qui peuvent
00:33:16l'appui
00:33:17oui enfin quand il y avait
00:33:18350 députés
00:33:18il y a plein de décisions
00:33:19qui n'ont pas été prises
00:33:20moi quand j'entends
00:33:21Jean-Marc
00:33:22notre auditeur
00:33:23merci à lui
00:33:23d'avoir appelé
00:33:24c'est la vraie vie
00:33:25c'est ce à quoi
00:33:26sont confrontés les gens
00:33:26c'est-à-dire que
00:33:27le propriétaire
00:33:28c'est pas le salaud
00:33:29non plus
00:33:30peut-être ça peut l'être
00:33:31parfois mais
00:33:31lui il fait ça
00:33:33pour avoir un compliment
00:33:33de revenu
00:33:34il fait des travaux
00:33:35et il se retrouve taxé
00:33:37donc c'est ça
00:33:37qu'il faut aussi
00:33:38entendre
00:33:39dans un instant
00:33:40on va revenir
00:33:40sur ce procès
00:33:43enfin le délibéré
00:33:44donc Nicolas Sarkozy
00:33:45Claude Guéant
00:33:46reconnu coupable
00:33:47d'association
00:33:49de malfaiteurs
00:33:51Claude Guéant
00:33:52de trafic d'influence
00:33:53mais Nicolas Sarkozy
00:33:54a été relaxé
00:33:56de corruption
00:33:59de l'accusation
00:33:59de corruption
00:34:00et de recel
00:34:01de fonds publics
00:34:02à tout de suite
00:34:03et dites-nous
00:34:03ce que vous en pensez
00:34:04à tout de suite
00:34:05Sud Radio
00:34:06Parlons vrai
00:34:07Parlons vrai
00:34:08Sud Radio
00:34:11le 10h midi
00:34:12mettez-vous d'accord
00:34:13Valérie Expert
00:34:14alors de retour
00:34:16avec vous
00:34:17sur Sud Radio
00:34:18l'actualité
00:34:19c'est le délibéré
00:34:20dans le procès
00:34:20de Nicolas Sarkozy
00:34:21sur le financement
00:34:22de sa campagne
00:34:23par la Libye
00:34:25donc Nicolas Sarkozy
00:34:26reconnu coupable
00:34:27d'association
00:34:28de malfaiteurs
00:34:29les peines
00:34:30sont attendus
00:34:30pour l'instant
00:34:31ce sont les délibérés
00:34:33qui concernent
00:34:35la culpabilité
00:34:36Sarkozy
00:34:36Guéant
00:34:37Hortefeux
00:34:37donc sont reconnus
00:34:38coupables
00:34:39Claude Guéant
00:34:40pour faux
00:34:41blanchiment aggravé
00:34:43corruption active
00:34:44trafic d'influence
00:34:45Eric Wörth
00:34:46a été libérés
00:34:47donc Alexandre Jury
00:34:49est celui
00:34:49qui reprend
00:34:51qui a
00:34:52qui a le plus
00:34:54qui a le plus
00:34:55de condamnations
00:34:57qui aura le plus
00:34:57de condamnations
00:34:58vraisemblablement
00:34:59et Claude Guéant
00:35:00et Claude Guéant
00:35:00sera forcément
00:35:00reconnu coupable
00:35:01et Hortefeux
00:35:02aussi pour corruption
00:35:03et autres délits
00:35:05et Nicolas Sarkozy
00:35:06pour association
00:35:06de malfaiteurs
00:35:07risque 5 ans
00:35:08de prison ferme
00:35:09donc on le saura
00:35:10dans quelques instants
00:35:13sur le nombre
00:35:13des peines
00:35:14peut-être Virginie
00:35:14revenir sur
00:35:15ce procès
00:35:17qui dure
00:35:17c'est la campagne
00:35:19de 2017
00:35:19c'est ça ?
00:35:20Exactement
00:35:20je voulais simplement
00:35:21dire une chose
00:35:22c'est que Nicolas Sarkozy
00:35:24a été condamné
00:35:25définitivement
00:35:25dans l'affaire Bismuth
00:35:26qu'il est devant
00:35:27la cour de cassation
00:35:28pour l'affaire Big Ballion
00:35:29et je crois que
00:35:31l'audience de la cour de cassation
00:35:32se tient le 8 octobre
00:35:34donc l'affaire n'est pas encore
00:35:35tout à fait finie
00:35:35et que là
00:35:36il vient d'être condamné
00:35:37il ne porte plus
00:35:38de bracelet électronique
00:35:39à quoi il avait été
00:35:40parce qu'il avait 70 ans
00:35:42pour bénéfice de l'âge
00:35:43exactement
00:35:43mais malgré tout
00:35:44il reste un ancien président
00:35:46de la république condamné
00:35:47et c'est extrêmement
00:35:48dommageable
00:35:51et grave
00:35:51pour l'image
00:35:52de notre classe politique
00:35:53et les français
00:35:54qui en ce moment disent
00:35:55nous on ne croit plus à rien
00:35:57ne feront qu'être
00:35:58un peu plus convaincus
00:36:00dans leur détachement
00:36:01voire leur colère
00:36:02Alors il a été relaxé
00:36:04Nicolas Sarkozy
00:36:05sur l'effet de corruption
00:36:06recel de détournement
00:36:08de fonds publics
00:36:09et corruption passive
00:36:10ainsi qu'aux infractions
00:36:13au code électoral
00:36:14donc il y a eu
00:36:15il faut qu'on essaye de comprendre
00:36:16il y a eu
00:36:17donc association
00:36:18de malfaiteurs
00:36:19mais sans intérêt
00:36:20c'est-à-dire
00:36:20sans aucun enrichissement
00:36:22Il a dû prendre un café
00:36:23avec eux
00:36:23En tout cas
00:36:24ça n'a pas été prouvé
00:36:25je pense que c'est surtout ça
00:36:26la difficulté
00:36:27Je voulais rebondir
00:36:28sur ce qui vient d'être dit
00:36:29c'est vrai que c'est grave
00:36:31qu'ils soient condamnés
00:36:33et que ça peut
00:36:33comment dire
00:36:35décourager les français
00:36:36mais en même temps
00:36:37heureusement
00:36:39que la justice se fait
00:36:40parce que
00:36:40pendant très longtemps
00:36:41on a dit
00:36:42les politiques
00:36:43sont affranchis
00:36:44de toute condamnation
00:36:45on ne condamne pas
00:36:46les politiques
00:36:47ils sont au-dessus des lois
00:36:48là
00:36:49enfin
00:36:50il y a
00:36:50on ne sait pas
00:36:51ce que c'est
00:36:52pas enfin
00:36:52il y a déjà eu
00:36:53des hommes politiques
00:36:53condamnés
00:36:54Marine Le Pen
00:36:55François Fillon
00:36:57le ministre
00:36:59Cahuzac
00:37:00il faut quand même
00:37:01se souvenir
00:37:01moi je trouve
00:37:03que c'est une bonne chose
00:37:04que les politiques
00:37:05soient des justiciables
00:37:07comme les autres
00:37:08à partir du moment
00:37:09où pour le président
00:37:10de la république
00:37:11il n'est plus en fonction
00:37:12bien sûr
00:37:12mais je n'excusais rien
00:37:14je voulais juste
00:37:15préciser ça
00:37:16après
00:37:17sur ce qui vient
00:37:19de tomber
00:37:19moi ce qui m'étonne
00:37:22c'est le décalage
00:37:23par exemple
00:37:24entre
00:37:24la condamnation
00:37:26de
00:37:26enfin la condamnation
00:37:27oui de Nicolas Sarkozy
00:37:28et celle de Claude Guéant
00:37:30Claude Guéant
00:37:31prend quand même
00:37:32extrêmement cher
00:37:32puisqu'il est déclaré
00:37:34coupable
00:37:35d'usage de faux
00:37:36et de blanchiment aggravé
00:37:37de trafic d'influence
00:37:38de corruption passive
00:37:39et d'association
00:37:40de malfaiteurs
00:37:41donc il y a
00:37:42tout ce qu'on ne reproche pas
00:37:43à Sarkozy
00:37:43voilà
00:37:44tout ce qu'on ne reproche pas
00:37:46à Nicolas Sarkozy
00:37:47qui lui
00:37:48est juste
00:37:49déclaré coupable
00:37:50d'association de malfaiteurs
00:37:51et ce décalage là
00:37:52m'étonne un peu
00:37:53mais peut-être qu'on peut
00:37:54estimer
00:37:55et moi franchement
00:37:56je tiens à le dire
00:37:57que la justice
00:37:58juge en droit
00:37:58et que si elle n'a pas
00:37:59condamné Nicolas Sarkozy
00:38:00c'est pas qu'elle a voulu
00:38:01l'épargner
00:38:02c'est qu'elle n'avait pas
00:38:03les éléments suffisants
00:38:05pour le condamner
00:38:06alors qu'elle avait
00:38:06les éléments pour les autres
00:38:07je crois que les choses
00:38:09sont plus simples
00:38:09que ce qu'on pense
00:38:10il n'y a pas de soupçons
00:38:11à avoir sur les intentions
00:38:13des uns ou des autres
00:38:14Nicolas Sarkozy
00:38:15a été condamné
00:38:15dans ses précédents procès
00:38:17et franchement
00:38:17là la justice
00:38:18qui avait de quoi
00:38:19le condamner
00:38:20n'a pas hésité à le faire
00:38:21ce que m'explique quelqu'un
00:38:22c'est qu'en fait
00:38:22c'est effectivement
00:38:23c'est plus facile
00:38:25à tenir juridiquement
00:38:26l'association de malfaiteurs
00:38:28parce qu'il n'y a pas
00:38:28la preuve de l'enrichissement
00:38:30ni la preuve matérielle
00:38:32du trafic d'argent
00:38:34donc c'est Claude Guéant
00:38:35et Brice Hortefeux
00:38:36qui eux
00:38:37il y a des preuves
00:38:39très claires
00:38:40de ce voyage en Libye
00:38:41Nicolas Sarkozy
00:38:43juridiquement
00:38:44c'est plus facile
00:38:45de le condamner
00:38:46pour association
00:38:47de malfaiteurs
00:38:48Mathieu
00:38:48je rebondis sur ce que
00:38:50vous disiez
00:38:51c'est bien
00:38:52qu'effectivement
00:38:53tous les politiques
00:38:54puissent être jugés
00:38:55en droit
00:38:55comme tous les français
00:38:56parce qu'on n'est pas
00:38:57des surhommes
00:38:57ou bien au contraire
00:38:58la seule chose
00:39:00qu'il peut y avoir
00:39:00dans l'opinion publique
00:39:01c'est un soupçon
00:39:01quelque part
00:39:02d'orientation aussi
00:39:03des poursuites
00:39:04quelquefois
00:39:04quand vous avez vu
00:39:05l'histoire du mur des cons
00:39:07quand vous voyez
00:39:08la position
00:39:09l'année dernière
00:39:10du syndicat national
00:39:12de la magistrature
00:39:12entre les deux tours
00:39:13des élections législatives
00:39:15cette nature aussi
00:39:16a brouillé un petit peu
00:39:16les choses
00:39:17parce qu'on a l'impression
00:39:18qu'on a finalement
00:39:19une justice
00:39:20qui est un petit peu
00:39:21orientée
00:39:22contre plutôt
00:39:23une famille politique
00:39:24plutôt que l'autre
00:39:24et ça je pense
00:39:25que c'est quand même
00:39:26assez nuisible
00:39:27pour l'opinion publique
00:39:28c'est bien
00:39:28moi je ne commente pas
00:39:30un procès
00:39:31parce que je suis parlementaire
00:39:32séparation des pouvoirs
00:39:33je respecte
00:39:34je fais confiance
00:39:34à la justice de mon pays
00:39:35simplement j'aimerais
00:39:36qu'elle soit totalement
00:39:37indépendante et impartiale
00:39:38et quand je vois
00:39:39les positions
00:39:39du syndicat national
00:39:40de la magistrature
00:39:41ça me fait quand même
00:39:42quelque peu souci
00:39:42le syndicat national
00:39:44de la magistrature
00:39:45c'est 30%
00:39:46c'est beaucoup
00:39:47de 30%
00:39:48vous ne pouvez pas
00:39:50ramener sa justice
00:39:51au syndicat national
00:39:52de la magistrature
00:39:53je ne le fais pas
00:39:55mais honnêtement
00:39:55c'est un raccourci
00:39:56qui est franchement
00:39:58abusif
00:39:58la justice doit être
00:39:59indépendante
00:40:00et je ne vois pas
00:40:00encore on doit avoir
00:40:01des syndicats
00:40:02pour les magistrats
00:40:02dans la police
00:40:04il y en a aussi
00:40:04moi ce que je veux dire
00:40:06c'est qu'on peut avoir
00:40:09des opinions
00:40:09l'idée c'est qu'au fond
00:40:11personne ne sait
00:40:12de quoi sont accusés
00:40:14ces hommes politiques
00:40:14et personne ne connait
00:40:15les dossiers
00:40:16au fond
00:40:16comment ça
00:40:17on a accusé
00:40:20ce que je veux dire
00:40:21ça laisse
00:40:22le grand public
00:40:23ce n'est pas au fond
00:40:23si c'est vrai ou pas
00:40:24ce qui permet
00:40:25au camp de Sarko
00:40:27de dire
00:40:27mais c'est faux
00:40:27c'est politique
00:40:28au fond
00:40:29il y a vraiment
00:40:29des bonnes raisons
00:40:30je prends l'exemple
00:40:30de Marine Le Pen
00:40:31il y a vraiment
00:40:32des tournements
00:40:33il y a vraiment
00:40:34des choses avérées
00:40:35donc après dire
00:40:36que c'est politique
00:40:36ça reste dans le pot commun
00:40:40et tout le monde
00:40:40arrive à commenter
00:40:41quelque chose
00:40:42qui n'est pas vrai
00:40:43il y a des vrais faits
00:40:44c'est ce que vous disiez
00:40:44Virginie et se sont appuyés
00:40:46sur des vrais faits
00:40:47et il faut faire confiance
00:40:48à la justice
00:40:48un peu
00:40:49voilà
00:40:49pas de financement
00:40:51illégal de la campagne
00:40:52non plus
00:40:52à décider la justice
00:40:54je voudrais revenir
00:40:55pardon
00:40:56deux minutes
00:40:56sur ce qu'il vient d'être dit
00:40:57à propos de Marine Le Pen
00:40:58qui a été condamnée
00:41:00pour de vraies raisons
00:41:01et pour des vrais motifs
00:41:02la première instance
00:41:03oui bien sûr
00:41:04et d'ailleurs
00:41:05elle va bientôt avoir
00:41:06son appel
00:41:07qui risque peut-être
00:41:09d'être aussi sévère
00:41:10que la première instance
00:41:11parce que
00:41:12les pièces du dossier
00:41:13étaient probantes
00:41:14avérées
00:41:15enfin moi
00:41:16je veux qu'on arrête
00:41:17de soupçonner
00:41:18toutes les décisions
00:41:18prises par la justice
00:41:19mais c'est pas ça
00:41:20que je voulais dire
00:41:20pardon
00:41:20Marine Le Pen
00:41:22s'est livrée
00:41:23à une extrêmement
00:41:25violente diatribe
00:41:26contre la justice
00:41:27et a été soutenue
00:41:29par une partie
00:41:29de la classe politique
00:41:30dont François Bayrou
00:41:31qui était premier ministre
00:41:32à l'époque
00:41:33et qui a dit
00:41:33ah oui moi aussi
00:41:34je suis troublée
00:41:35parce que lui-même
00:41:36qui était impliqué
00:41:37dans l'affaire du modèle
00:41:37devait se dire
00:41:38c'est sur l'éligibilité
00:41:40je trouve ça scandaleux
00:41:42pardon
00:41:42j'en termine
00:41:43je trouve ça totalement scandaleux
00:41:44que la classe politique
00:41:46fasse corps
00:41:47pour dire
00:41:47oh là là
00:41:47quand ça tombe sur nous
00:41:48c'est pas juste
00:41:49quand ça tombe sur nous
00:41:50c'est très bien
00:41:51c'est sur la mesure
00:41:52d'exécution provisoire
00:41:53de l'éligibilité
00:41:54qui peut y avoir débat
00:41:56oui bah ça
00:41:57nous on a proposé
00:41:58l'inverse
00:41:59dans notre niche parlementaire
00:42:00ça a été voté
00:42:01pardonnez-moi
00:42:01par ceux-là même
00:42:02qui aujourd'hui font mine
00:42:03de ne pas comprendre
00:42:04mais c'est eux-mêmes
00:42:04qui l'ont voté
00:42:05après François Bayrou
00:42:06à juste titre
00:42:07à mon avis
00:42:08a relevé
00:42:09ce problème
00:42:09non il a dit
00:42:11qu'il était troublé
00:42:11il n'a pas relevé
00:42:12le problème
00:42:12il était troublé
00:42:14son groupe n'a pas voté
00:42:15dans notre niche parlementaire
00:42:16pour remettre en cause
00:42:17cette éligibilité immédiate
00:42:19avec exécution provisoire
00:42:20c'est ça qui pose problème
00:42:21le fond du procès
00:42:22on ne se remettra jamais
00:42:23on ne permettra jamais
00:42:24de le commenter
00:42:25on est parlementaire
00:42:25séparation des pouvoirs
00:42:27la justice est indépendante
00:42:28on ne reviendra pas là-dessus
00:42:29par contre
00:42:30qu'on prononce
00:42:31une peine
00:42:32d'illégibilité
00:42:34avec exécution provisoire
00:42:35ce qui est prévu
00:42:35par la loi
00:42:36qui a été votée
00:42:37par les parlementaires
00:42:38par contre
00:42:38on le rappelait indéfiniment
00:42:39oui mais la loi ça change
00:42:40le débat était là
00:42:41on se retrouve
00:42:42dans un instant après
00:42:43là c'est l'heure du journal
00:42:45et on pourra continuer
00:42:47de commenter
00:42:48ce qui vient de se passer
00:42:51à tout de suite
00:42:52Sud Radio
00:42:53mettez-vous d'accord
00:42:54Valérie Expert
00:42:55Sud Radio
00:42:57Parlons Vrai
00:42:58sélection du jour
00:42:58le 6
00:42:59Valpovot
00:43:00Sud Radio
00:43:03le 10h midi
00:43:05mettez-vous d'accord
00:43:06Valérie Expert
00:43:07et on est ensemble
00:43:08avec vous
00:43:08pour ce 10h midi
00:43:09pour commenter l'actualité
00:43:11avec Mathias Leboeuf
00:43:12journaliste philosophe
00:43:13Virginie Le Guet
00:43:14journaliste éditorialiste
00:43:16politique
00:43:16à France Info TV
00:43:17Gilbert Azoulay
00:43:18directeur général
00:43:19de News Tank
00:43:20éducation
00:43:21et journaliste
00:43:22pour l'hémicycle
00:43:22et Mathieu Bloch
00:43:23député UDR
00:43:24du Doubs
00:43:25nous commentions
00:43:26les premiers jugements
00:43:29dans l'affaire Sarkozy
00:43:31dans l'affaire
00:43:31du financement
00:43:32de sa campagne
00:43:33en 2017
00:43:34il a été relaxé
00:43:36pour corruption
00:43:37Nicolas Sarkozy
00:43:38mais
00:43:39le tribunal
00:43:40a retenu
00:43:41l'association
00:43:42de malfaiteurs
00:43:43la justice
00:43:44dit également
00:43:45qu'il n'y a pas eu
00:43:46de financement
00:43:46illégal
00:43:47donc il y a une association
00:43:48de malfaiteurs
00:43:49mais il n'y a pas de
00:43:50en gros il n'y a pas
00:43:51d'objet
00:43:52ils sont associés
00:43:54mais ils n'ont pas réussi
00:43:55si je comprends bien
00:43:55comme le disait Virginie
00:43:57tout à l'heure
00:43:57c'est vrai que la justice
00:43:58juge en droit
00:43:59et que pour condamner
00:44:01il faut avoir les preuves
00:44:02de comment dire
00:44:03et pas seulement du soupçon
00:44:04les preuves
00:44:05du délit
00:44:06et peut-être que là
00:44:08les preuves ont été
00:44:08difficiles à établir
00:44:10et ça m'amène à rebondir
00:44:11sur ce que disait Gilbert
00:44:12tout à l'heure
00:44:12quand il expliquait
00:44:14que finalement
00:44:14les gens ne savaient même plus
00:44:16pourquoi comment
00:44:16il était condamné
00:44:17et que ça permettait
00:44:18de dire
00:44:19qu'il y avait
00:44:20une instrumentalisation
00:44:21il faut rappeler
00:44:21que cette affaire
00:44:22elle a été extrêmement
00:44:23l'instruction a été
00:44:25extrêmement longue
00:44:26puisque je crois
00:44:26que ça remonte à quoi
00:44:278 ans
00:44:2810 ans
00:44:28et que non seulement
00:44:31elle a été longue
00:44:31mais qu'il y a eu
00:44:32énormément de rebondissements
00:44:34de rétractations
00:44:35des gens qui meurent
00:44:36faute opportunément
00:44:37voilà c'est ça
00:44:38des gens
00:44:38des gens qui disparaissent
00:44:40opportunément
00:44:40notamment avec la personne
00:44:42de Ziad Tchek
00:44:44Tachedine
00:44:44mais ça ne change rien
00:44:45au jugement
00:44:46parce que c'est lui
00:44:47qui était jugé
00:44:47mais ça ne change rien
00:44:48un auditeur
00:44:49non mais un auditeur
00:44:50posait la question
00:44:51il était suspect
00:44:52en tout cas
00:44:53il était suspect
00:44:53il s'est recruté
00:44:54il a fait des déclarations
00:44:55il est revenu sur ses déclarations
00:44:57donc il y a eu
00:44:57une instruction
00:44:58qui a été extrêmement
00:44:59sinueuse
00:45:00et bien sûr
00:45:01qui fait qu'effectivement
00:45:02on se demande aujourd'hui
00:45:04on ne sait plus où on en est
00:45:05je vais simplement dire
00:45:07que la magistrate
00:45:07qui supervise le dossier
00:45:10est très expérimentée
00:45:11que c'est elle
00:45:12qui avait conduit
00:45:14le procès Fillon
00:45:15procès Fillon
00:45:16à l'issue duquel
00:45:17il a été condamné
00:45:18donc il ne s'agit pas
00:45:19d'être approximatif
00:45:22ce sont des gens
00:45:22qui travaillent
00:45:23très attentivement
00:45:24sur les dossiers
00:45:24et quand ils n'ont pas
00:45:25les éléments
00:45:25ils n'ont pas les éléments
00:45:26on a Diane en ligne
00:45:28avec nous
00:45:29qui nous appelle
00:45:29de Perpignan
00:45:30bonjour Diane
00:45:31bonjour Valérie
00:45:32bonjour
00:45:33qu'est-ce que vous vouliez
00:45:34nous dire ?
00:45:36il y en a marre
00:45:37il y en a marre
00:45:38il y en a marre de quoi ?
00:45:40il y en a ras
00:45:40le bol
00:45:41de ses percussions
00:45:42de ses avocats
00:45:43on dit
00:45:44oui la justice
00:45:45il n'y en a plus
00:45:46qu'on ne nous dise pas
00:45:47qu'il y en a
00:45:47il n'y en a plus
00:45:48et c'est toujours
00:45:50la droite
00:45:50la droite
00:45:51la gauche
00:45:52vous m'excuserez
00:45:52ils ont des casseroles
00:45:54et on ne les voit pas passer
00:45:55parce qu'on le sait qu'il y en a
00:45:56et on le voit
00:45:57et on en a entendu
00:45:58et on ne les voit pas
00:45:58passer au tribunal
00:45:59c'est toujours la droite
00:46:00qui passe
00:46:00Thio, allez
00:46:01Chirac, allez
00:46:04tout le monde
00:46:05mais les autres
00:46:06on ne les voit pas
00:46:06et j'espère
00:46:07et j'espère de tout cœur
00:46:08peut-être que les autres
00:46:09sont honnêtes ?
00:46:10l'honnêteté
00:46:12il n'y a que celui
00:46:13qu'on lui croit
00:46:14mais après
00:46:14moi je vous dis
00:46:15là j'espère
00:46:16qu'après Macron
00:46:17tout le monde le sait
00:46:19que ses comptes de campagne
00:46:21ont été faux
00:46:21tout le monde le sait
00:46:22qu'il a fait des repas
00:46:23avant d'être président
00:46:25et qu'il a payé
00:46:26de notre poche
00:46:26tout le monde le sait
00:46:27j'espère qu'il y aura
00:46:28des enquêtes
00:46:28il n'y a pas eu de plainte
00:46:30il n'y a pas eu de plainte
00:46:31mais qui le sait ?
00:46:34tout le monde le sait
00:46:34c'est qui ?
00:46:35tout le monde le sait
00:46:36attendez
00:46:36c'est vous
00:46:37les journalistes
00:46:37de toutes les radios
00:46:38de toutes les clés
00:46:40qui l'ont eu dit
00:46:41quand la première élection
00:46:42à la première élection
00:46:43en 2017
00:46:44vous l'avez eu dit
00:46:45à la télévision
00:46:46de partout
00:46:47et tout le monde
00:46:48et ça
00:46:48tout le monde le sait
00:46:49c'est pas parce que
00:46:50c'est dit à la télé
00:46:50que c'est vrai
00:46:51alors ce que vous êtes
00:46:54en train de le dire
00:46:55on peut mettre en doute aussi
00:46:56n'hésitez pas
00:46:59encore faut-il le prouver
00:47:01c'est-à-dire qu'il ne suffit pas
00:47:02de dire les choses
00:47:03il faut avoir les preuves
00:47:04et pouvoir essayer
00:47:05justement de travailler
00:47:06de la justice
00:47:07d'établir les faits
00:47:09et de prouver
00:47:09s'il y a eu
00:47:10ou non
00:47:11un délit
00:47:12et de condamner
00:47:14en conséquence
00:47:15absolument
00:47:16merci Diane
00:47:16de nous avoir appelé
00:47:17on va peut-être
00:47:19parler d'autres choses
00:47:20Mathieu
00:47:21vous aviez un coup de coeur
00:47:22on va passer
00:47:22à vos coups de coeur
00:47:23pour Marlène Schiappa
00:47:25c'est incroyable
00:47:28on est tout de suite
00:47:31j'ai pas l'habitude
00:47:33d'avoir un coup de coeur
00:47:33sur une macroniste
00:47:34et encore moins
00:47:35sur Marlène Schiappa
00:47:37mais force est de constater
00:47:39qu'elle a fait
00:47:39une déclaration hier
00:47:40au sujet du procès
00:47:42de Claire Géronimi
00:47:43et je l'ai trouvé
00:47:44tout à fait
00:47:45vraiment courageuse
00:47:47Claire Géronimi
00:47:48rappelait que c'est
00:47:48cette jeune femme
00:47:49qui a été violée
00:47:50dans un hall d'immeuble
00:47:51c'est ça
00:47:52avec Mathilde aussi
00:47:53et que son procès
00:47:54est en cours
00:47:54une dame qui a été violée
00:47:56Claire Géronimi
00:47:57alors qu'elle ramenait
00:47:58ses courses
00:47:59à la maison
00:48:01par une personne
00:48:02qui a été condamnée
00:48:0311 fois
00:48:04et qui faisait l'objet
00:48:05de 3 OQTF
00:48:06donc un procès
00:48:07qui est le procès
00:48:08d'un malfaiteur
00:48:09d'un criminel
00:48:10suite à une dénonciation
00:48:12courageuse
00:48:12à deux dénonciations
00:48:13courageuses
00:48:14parce que j'imagine
00:48:14qu'il y a peut-être
00:48:15d'autres victimes
00:48:16aussi dans l'affaire
00:48:16parce qu'on sait
00:48:17que malheureusement
00:48:18les personnes agressées
00:48:20sexuellement
00:48:20ne portent pas
00:48:21toujours plainte
00:48:22Claire Géronimi
00:48:22a le courage
00:48:23de porter ce combat
00:48:25de le faire connaître
00:48:26de monter une association
00:48:27d'aide aux victimes sexuelles
00:48:28et Marlène Schiappa
00:48:30hier a écrit
00:48:32chère Claire
00:48:33tu pourrais être
00:48:34ma petite soeur
00:48:35ma cousine
00:48:35ma collègue
00:48:36ou même ma fille
00:48:37cet homme
00:48:38n'avait rien à faire
00:48:38dans ton hall d'entrée
00:48:39rien à faire en France
00:48:41c'est un fait
00:48:42j'ai honte
00:48:42je te le dis
00:48:43honte comme femme politique
00:48:44que nos actions
00:48:45ne soient heurtées
00:48:47à la réalité
00:48:47de sa présence
00:48:48et de ce viol
00:48:49j'ai honte
00:48:50comme féministe
00:48:51du peu de soutien
00:48:52que tu as reçu
00:48:53des réseaux féministes
00:48:54de gauche
00:48:54pour avoir osé
00:48:56nommer l'identité
00:48:56du violeur
00:48:57j'espère que demain
00:48:58je n'aurai pas honte
00:48:59de la justice
00:48:59de notre pays
00:49:00parce que finalement
00:49:01ce procès
00:49:01c'est aussi
00:49:02le procès
00:49:02quelque part
00:49:03des féministes
00:49:04pour le traitement
00:49:07médiatique
00:49:07c'est sûr
00:49:07mais c'est aussi
00:49:08le procès
00:49:10de l'Etat
00:49:11qui était encore une fois
00:49:12dans l'incapacité
00:49:13de protéger
00:49:14ces deux jeunes femmes
00:49:15Philippine
00:49:15alors Philippine
00:49:16Lola
00:49:17ces deux jeunes femmes
00:49:18qui ont fait l'objet
00:49:19cette personne
00:49:21qui a fait l'objet
00:49:21d'une triple OQTF
00:49:23et à moins de 10%
00:49:23d'exécution
00:49:24des OQTF
00:49:25effectivement
00:49:26une OQTF
00:49:27sur 10
00:49:28est menée à bien
00:49:29ce qui est absolument
00:49:30scandaleux
00:49:30c'est finalement
00:49:32ce désengagement
00:49:33de l'Etat
00:49:33de faire exécuter
00:49:34ses propres décisions
00:49:36qui met en danger
00:49:38nos concitoyens
00:49:39c'est pas un désengagement
00:49:40c'est parfois
00:49:40des mauvaises relations
00:49:42avec les pays
00:49:42vers lesquels
00:49:43on veut renvoyer
00:49:44ceux qui sont frappés
00:49:45qui ne délivrent pas
00:49:47je vais jusqu'au bout
00:49:49si vous m'autorisez
00:49:50qui ne délivrent pas
00:49:51de laisser passer consulaires
00:49:52et du coup
00:49:53la France est incapable
00:49:53de les faire acheminer
00:49:55du cas leur pays d'origine
00:49:56mais les laisser passer
00:49:57les laisser passer consulaires
00:49:59on peut les obtenir
00:50:00c'est tout le dossier de l'Algérie
00:50:00entre Bruno Rinaio
00:50:01Emmanuel Macron
00:50:01les laisser passer consulaires
00:50:05on peut les obtenir
00:50:06avec des leviers politiques
00:50:07vous prenez l'exemple
00:50:08de l'Algérie
00:50:09zéro visa
00:50:10zéro transfert de fonds
00:50:12fin des aides médicales
00:50:14fin de l'aide au développement
00:50:15vous les avez les leviers
00:50:16sauf que politiquement
00:50:17on n'a pas la volonté
00:50:17l'État a eu la volonté
00:50:20par exemple
00:50:20de confiner
00:50:22pendant le Covid
00:50:2367 millions de Français
00:50:24on a réussi à le faire
00:50:25l'administration
00:50:26l'État est puissant
00:50:27quand il le veut
00:50:27par contre dans le cas
00:50:28des OQTF
00:50:29il n'y a rien
00:50:31il n'y a rien qui se passe
00:50:31on a des annonces
00:50:32effectivement
00:50:32M. Retailleau a dit
00:50:33vous allez voir ce que vous allez voir
00:50:34les OQTF
00:50:35il a été démenti
00:50:36par Emmanuel Macron
00:50:37qui ne voulait pas
00:50:38rentrer dans un rapport
00:50:39de l'Algérie
00:50:41et aujourd'hui
00:50:41il s'y résout
00:50:42mais un peu tard
00:50:43et médiatiquement
00:50:44c'est vrai qu'on a eu
00:50:45des pages et des pages
00:50:46dans Depardieu
00:50:47sur Bedos
00:50:47et que quand c'est
00:50:49un cas comme celui-là
00:50:50on en parle
00:50:51beaucoup moins
00:50:52Mathias ?
00:50:53Oui
00:50:54je voulais revenir
00:50:55quand même
00:50:55sur Marlène Schiappa
00:50:56c'est très bien
00:50:58qu'elle fasse
00:50:58cette déclaration
00:50:59j'ai envie de dire
00:51:00que ça ne coûte pas très cher
00:51:01et que
00:51:02c'est un peu facile à faire
00:51:04je rappelle
00:51:04qu'elle a été en fonction
00:51:05pendant plus de 3 ans
00:51:07au ministère
00:51:08chargé
00:51:09de l'égalité
00:51:09entre les hommes
00:51:10et les femmes
00:51:11et de la lutte
00:51:11contre les discriminations
00:51:12et je n'ai pas l'impression
00:51:14qu'elle ait laissé
00:51:16un souvenir impérissable
00:51:17de sa politique
00:51:18notamment
00:51:18sur l'émancipation féminine
00:51:21je n'ai pas l'impression
00:51:24qu'elle ait marqué
00:51:24des esprits
00:51:25donc quand on est aux affaires
00:51:27et pardonnez-moi
00:51:28mais qu'on ne fout pas
00:51:29grand chose
00:51:30ou en tout cas
00:51:31qu'on ne laisse pas
00:51:31une trace impérissable
00:51:32après faire des déclarations
00:51:35fracassantes
00:51:35et bon
00:51:37qui sont honorables
00:51:38effectivement
00:51:38mais encore une fois
00:51:39bon
00:51:40ça ne mange pas de pain
00:51:41ça ne coûte pas cher
00:51:42et on se fait plaisir
00:51:43à bon compte
00:51:43oui c'est sympathique
00:51:44de dire qu'on a honte
00:51:45mais quand on a été
00:51:46soi-même au pouvoir
00:51:47et que peut-être
00:51:48on n'a pas pris les mesures
00:51:49qu'il fallait
00:51:49pour ne plus avoir honte
00:51:50on ne peut pas être
00:51:51d'un côté et d'un autre
00:51:52oui moi franchement
00:51:53je n'ai pas tellement
00:51:54de sympathie
00:51:56pour Marlène Schiappa
00:51:57je me souviens
00:51:58pardon de le rappeler
00:51:59que quand elle était
00:52:00en fonction
00:52:00elle écrivait des livres
00:52:01qui étaient bourrés
00:52:02de fautes d'orthographe
00:52:03pardonnez-moi
00:52:04on ne va pas faire son procès
00:52:06elle a fait le 39-19
00:52:10que tout le monde connaît
00:52:11aujourd'hui
00:52:12on va avancer
00:52:14alors bravo Marlène
00:52:15voilà
00:52:16on va marquer une pause
00:52:17et on va continuer
00:52:17avec ce qui a retenu
00:52:18votre attention
00:52:19aux uns et aux autres
00:52:20dans l'actualité
00:52:21à tout de suite
00:52:21Sud Radio
00:52:23mettez-vous d'accord
00:52:24Valérie Expert
00:52:25Sud Radio
00:52:26parlons vrai
00:52:27Sud Radio
00:52:30le 10h midi
00:52:31mettez-vous d'accord
00:52:32Valérie Expert
00:52:34on continue de passer en revue
00:52:39ce qui a retenu votre attention
00:52:40pour vous Mathias
00:52:42c'est un coup de gueule
00:52:43oui c'est un coup de gueule
00:52:44et un coup de gueule indigné
00:52:45sur une vidéo
00:52:46vidéo qui a été postée
00:52:48dans la nuit
00:52:48de lundi à mardi
00:52:49par le compte officiel
00:52:51de la Maison Blanche
00:52:52et du département américain
00:52:54de la sécurité intérieure
00:52:55sur TikTok
00:52:56et qu'est-ce qu'on voit
00:52:57sur cette vidéo
00:52:57et bien on voit
00:52:59en fait
00:52:59la police
00:53:01de la sécurité
00:53:02de l'immigration américaine
00:53:04c'est des plans
00:53:05qui en fait
00:53:06donc pourchassent
00:53:07des migrants
00:53:08à la façon
00:53:09dont les Pokémon
00:53:10dont on chasse
00:53:12les Pokémon
00:53:12puisque la vidéo
00:53:14entrecoupe
00:53:15des plans
00:53:15d'arrestation
00:53:17et des
00:53:18comment dire
00:53:19des plans de Sacha
00:53:20le dresseur de Pokémon
00:53:22et vous savez
00:53:22que la
00:53:23comment dire
00:53:23le
00:53:24alors d'ailleurs
00:53:25il y a un fond générique
00:53:26qui est la musique
00:53:27des Pokémon
00:53:27avec ce slogan
00:53:30qui appartient
00:53:31aux Pokémon
00:53:31Gotha
00:53:33catch them all
00:53:34attrapez les tous
00:53:36et ça va très loin
00:53:38puisque à la fin
00:53:39de cette petite vidéo
00:53:40il y a même
00:53:42des cartes
00:53:43des pseudo-cartes Pokémon
00:53:44qui sont mises
00:53:45avec des photos
00:53:46de migrants
00:53:47photos qui ne sont
00:53:48même pas floutées
00:53:49donc c'est ahurissant
00:53:51à la limite
00:53:52ça serait une vidéo
00:53:54de Groland
00:53:55ça ne ferait même pas rire
00:53:56et là on n'est pas
00:53:57justement dans quelque chose
00:53:59de parodique
00:53:59ce n'est pas le Gorafi
00:54:00c'est l'administration
00:54:02américaine
00:54:02qui poste ça
00:54:04donc ça en dit long
00:54:05sur la philosophie
00:54:06quand même
00:54:07qu'il y a derrière
00:54:09moi j'ai trouvé ça
00:54:10complètement choquant
00:54:113,8 millions
00:54:13de vues
00:54:14et alors
00:54:15près de 500 000
00:54:17mentions j'aime
00:54:18c'est quand même
00:54:18très inquiétant
00:54:19ça en dit long
00:54:20sur le mépris
00:54:21qu'on peut avoir
00:54:22je ne parle même pas
00:54:23de la politique
00:54:24parce que la politique
00:54:25à la limite
00:54:25Trump a été élu
00:54:26il mène la politique
00:54:27qu'il veut
00:54:28mais la considération
00:54:29pour ces gens
00:54:31qui ne sont même plus
00:54:31considérés comme des êtres humains
00:54:33mais comme des Pokémon
00:54:34qu'il faut attraper
00:54:35comme si c'était un jeu
00:54:36il y a des vies derrière
00:54:37quand même
00:54:38je trouve ça incroyable
00:54:39qu'on puisse faire ça
00:54:41on n'est même plus
00:54:42dans la politique spectacle
00:54:44on est dans
00:54:44une espèce de dérision
00:54:45grotesque
00:54:46qui est pour moi
00:54:48édifiante
00:54:49mais vous avez vu
00:54:50qu'il a supprimé
00:54:51le portrait de Joe Biden
00:54:52pour qui
00:54:54donc il y a les portraits
00:54:55des présidents
00:54:56qui sont affichés
00:54:56à la Maison Blanche
00:54:57il a retiré
00:54:58le portrait de Joe Biden
00:55:00pour mettre
00:55:00la signature
00:55:01de Joe Biden
00:55:02avec le
00:55:03en fait c'est cette machine
00:55:04qui signe
00:55:05pour signifier que
00:55:06en fait
00:55:07il ne signait
00:55:08rien
00:55:09qu'il a traité
00:55:11qu'il a traité
00:55:11publiquement
00:55:12récemment
00:55:13dans une réunion
00:55:13publique
00:55:14de fils de pute
00:55:14quand même
00:55:15c'est quand même
00:55:18hallucinant
00:55:19j'espère qu'on n'en arrivera
00:55:20jamais là en France
00:55:21parce que c'est quand même
00:55:22dramatique
00:55:22il faut l'espérer
00:55:23à l'Assemblée
00:55:24on n'était pas très loin
00:55:25ces derniers mois
00:55:25par exemple
00:55:26de rappeler
00:55:26alors pour vous
00:55:28après
00:55:31Chiappa
00:55:32et la Maison Blanche
00:55:33je vais revenir au terrain
00:55:34faut-il toucher
00:55:35aux ruptures conventionnelles
00:55:36je ne sais pas
00:55:36si vous avez entendu
00:55:37parler de ça
00:55:38je vais me faire
00:55:39l'avocat du diable
00:55:40et je ne sais pas
00:55:40trop quoi en penser
00:55:41parce que
00:55:42vous savez
00:55:42depuis 2008
00:55:43la rupture conventionnelle
00:55:43permet
00:55:44sans passer par
00:55:46la casse prud'homme
00:55:47et puis dans un contexte
00:55:48un peu apaisé
00:55:49de quitter son entreprise
00:55:50530 000 salariés
00:55:51quand même
00:55:52il y a des chantage
00:55:53à la rupture conventionnelle
00:55:54laissez-moi finir
00:55:55530 000 salariés par an
00:55:58quand même
00:55:58qui profitent
00:55:59de cette rupture conventionnelle
00:56:00et puis la facture
00:56:0110 milliards quand même
00:56:02cette rupture conventionnelle
00:56:03alors ça
00:56:04ça fait grincer des dents
00:56:05surtout
00:56:05au moment où on cherche
00:56:06un peu d'argent
00:56:07et le gouvernement
00:56:09cherche à taxer
00:56:10ces indemnités
00:56:1110 milliards
00:56:11pour les entreprises
00:56:12ça coûte 10 milliards
00:56:14à l'assurance chômage
00:56:14à l'assurance chômage
00:56:15alors côté entreprise
00:56:16la rupture conventionnelle
00:56:18est souvent utilisée
00:56:18il faut le reconnaître
00:56:19comme un outil de gestion
00:56:20des effectifs
00:56:21mais elle peut
00:56:22dans certains cas
00:56:22cacher un licenciement
00:56:24côté salariés
00:56:25c'est parfois
00:56:25une démission de confort
00:56:26il faut se le dire
00:56:27ça permet de suivre quelqu'un
00:56:28de changer de vie
00:56:29pour aller faire du macramé
00:56:30je ne sais pas
00:56:31ou quelque chose d'autre
00:56:31sans trop assumer ses choix
00:56:33alors c'est une bonne
00:56:34ou une voisinée
00:56:34franchement
00:56:35le gouvernement
00:56:36tape sur moins de
00:56:37300 millions d'euros
00:56:38d'économie
00:56:39ce qui n'est pas sûr
00:56:39parce qu'il y a des effets
00:56:40pervers générés
00:56:41par ce retour
00:56:43sur cette mesure
00:56:44alors moi
00:56:45je reviens toujours
00:56:46sur ma marotte
00:56:46Valérie
00:56:47je l'ai dit souvent
00:56:47il faudrait peut-être
00:56:48réfléchir à des vraies économies
00:56:49messieurs les politiques
00:56:50c'est en milliards
00:56:52je rappelle juste
00:56:53que si on désindexe
00:56:54un semestre
00:56:55les retraites
00:56:55c'est tout de suite
00:56:56à peu près une estimation
00:56:574 milliards d'économies
00:56:58Zuckman
00:56:59c'était 20 milliards
00:57:00donc ce que je veux dire
00:57:01c'est qu'il serait temps
00:57:02qu'on réfléchisse
00:57:02je le rappelle
00:57:03oui
00:57:03elle est même 10 milliards
00:57:04allez je vous en mets 10
00:57:05mais j'aimerais
00:57:06qu'on réfléchisse
00:57:07à des vraies mesures
00:57:08et pas qu'on revienne
00:57:08sur des choses
00:57:09qui ont marché
00:57:09parce qu'on mesure pas
00:57:10les effets pervers
00:57:11si on arrête
00:57:12cette rupture conventionnelle
00:57:13il y aura des petits arrangements
00:57:14qui seront faits
00:57:15au final
00:57:15je ne sais pas
00:57:16si on gagnera
00:57:17vraiment de l'argent
00:57:17oui
00:57:18non
00:57:18c'est
00:57:18la rupture conventionnelle
00:57:20il faut expliquer
00:57:21que c'est entre
00:57:21la démission
00:57:23et le licenciement
00:57:24il y a cette troisième voie
00:57:25qui est la rupture conventionnelle
00:57:26si vous démissionnez
00:57:28vous n'avez pas droit
00:57:29au chômage
00:57:30alors que vous avez cotisé
00:57:32quand même
00:57:32et bon
00:57:34bien évidemment
00:57:34le licenciement
00:57:35ça mène
00:57:36bien souvent
00:57:37au prud'homme
00:57:37si on supprime
00:57:39la rupture conventionnelle
00:57:41à ce moment
00:57:42il faut autoriser
00:57:43les gens à démissionner
00:57:45et à profiter
00:57:46du chômage
00:57:46parce que vous avez cotisé
00:57:48vous avez droit
00:57:49à avoir une cotisation
00:57:50l'idée d'équité
00:57:50c'est que si tu as un boulot
00:57:51tu es payé
00:57:52que tout va bien
00:57:53que tu dis je m'en vais
00:57:54pour aller faire autre chose
00:57:55c'est simplement l'idée
00:57:56que tu assumes ce choix
00:57:57c'est juste ça
00:57:58après
00:57:59est-ce qu'on peut payer
00:58:00jusqu'au bout
00:58:00parce que la troisième voie
00:58:02c'est la bonne idée
00:58:03ce que vous disiez Virginie
00:58:04quand on a une bonne idée
00:58:05en France
00:58:05ça veut dire que c'est quelqu'un
00:58:06qui paye
00:58:06et celui qui paye
00:58:07c'est nous
00:58:07c'est l'État
00:58:08il y a des salariés
00:58:09qui disent
00:58:09soit on me fait
00:58:10une rupture conventionnelle
00:58:11soit je vous poursuis
00:58:11au prud'homme
00:58:12et les patrons disent
00:58:13dans ces cas-là
00:58:14moi je le cède
00:58:15parce que je ne veux pas
00:58:15d'histoire
00:58:16et je veux avancer
00:58:17et je veux me débarrasser
00:58:18ça arrive très souvent
00:58:19vous pouvez aussi
00:58:20vous arranger en loose dé
00:58:21on fait une petite transaction
00:58:22on distensue
00:58:23et puis voilà
00:58:24c'est ce qui va se passer
00:58:24en réalité
00:58:25on ne gagnera pas d'argent
00:58:26la transaction est prévue
00:58:27dans le cadre légal
00:58:28mais bien sûr
00:58:29donc ça veut dire
00:58:30qu'au fond
00:58:30on m'amaille
00:58:31sur des sujets
00:58:32un peu techniques
00:58:32là où il faudrait
00:58:34vraiment trouver
00:58:34des vraies sources économiques
00:58:35combien d'agences
00:58:36vous parliez ?
00:58:37740 milliards d'euros
00:58:40mais vous savez
00:58:40le paradoxe
00:58:41donc hier
00:58:42Sébastien Lecornu
00:58:44il annonçait
00:58:45des symboles
00:58:46en matière de
00:58:47des symboles
00:58:47dont certains
00:58:48sont déjà mis à exécution
00:58:49oui mais par exemple
00:58:50il a annoncé
00:58:51qu'il allait supprimer
00:58:52le budget
00:58:53de la communication
00:58:54du gouvernement
00:58:55sauf pour deux choses
00:58:57la santé
00:58:58donc il y aura toujours
00:58:59des publicités
00:59:00pour la santé
00:59:01et deux
00:59:01pour le recrutement
00:59:02des fonctionnaires
00:59:03ah bon ?
00:59:03bah oui
00:59:04donc on l'a évoqué ici
00:59:06mais je trouve ça
00:59:06tellement symbolique
00:59:08et symptomatique
00:59:09on manque de profs
00:59:10on manque de tout
00:59:10et c'est vrai
00:59:12qu'il faut continuer
00:59:12à aller rechercher
00:59:13les avantages à vie
00:59:14des premiers ministres
00:59:14si on commençait
00:59:15par valoriser
00:59:16oui on peut baisser
00:59:18le salaire des ministres
00:59:20ce qui n'est pas débile
00:59:21mais on a économisé
00:59:22dans les boulons
00:59:22des organismes
00:59:24ou des agences d'état
00:59:25c'est pas une mauvaise idée
00:59:26mais on cherche
00:59:2740 milliards
00:59:28on cherche 40 milliards
00:59:29Virginie
00:59:30vous vouliez parler
00:59:31de Sébastien Lecornu
00:59:32c'est votre coup de coeur
00:59:33alors dans ce contexte
00:59:33un petit peu compliqué
00:59:34je voulais quand même dire
00:59:35que Sébastien Lecornu
00:59:36finalement je le trouve
00:59:38plutôt sympathique
00:59:39je ne sais pas
00:59:40ce qu'il va arriver à faire
00:59:41je ne sais pas
00:59:41sympathique mais on ne l'a pas vu
00:59:43on ne le connait pas
00:59:43c'est ça que j'aime bien
00:59:45finalement
00:59:45c'est que
00:59:46après
00:59:47les dernières semaines
00:59:50de l'ère Bayrou
00:59:52où il a passé son temps
00:59:53sur les plateaux
00:59:54à répéter les mêmes choses
00:59:55au mot près
00:59:55et après finalement
00:59:579 mois
00:59:58où il n'a strictement
00:59:59rien fait
01:00:00je trouve que Sébastien Lecornu
01:00:01qui besogne
01:00:02jour après jour
01:00:03qui rencontre
01:00:04jour après jour
01:00:05les uns
01:00:05les autres
01:00:06le patronat
01:00:06les organisations syndicales
01:00:07les forces politiques
01:00:08pour essayer de trouver
01:00:09une voie de passage
01:00:10et qui visiblement
01:00:12ne ménage pas sa peine
01:00:13et qui sous la pression
01:00:14d'un président de la république
01:00:15qui cesse de lui dire
01:00:16attention tu ne peux pas
01:00:17toucher à ça
01:00:17tu ne peux pas toucher à ça
01:00:18je trouve que finalement
01:00:19il est assez courageux
01:00:20et je ne sais pas
01:00:22s'il va réussir
01:00:23moi je trouve que
01:00:24ses chances de réussite
01:00:25sont minuscules
01:00:26mais en tout cas
01:00:26il aura essayé
01:00:27de bonne foi
01:00:28et pour cela
01:00:29je voulais juste lui faire
01:00:30un petit coup de coeur
01:00:31aujourd'hui
01:00:31et il a pris des points
01:00:32sans parler
01:00:33dans les bonnes opinions
01:00:36dans les bonnes opinions
01:00:37ne faites rien surtout
01:00:38non
01:00:39ne faites pas rien
01:00:39non
01:00:40ça fait 15 jours
01:00:42qu'il a été nommé
01:00:43on n'a toujours pas
01:00:43de gouvernement
01:00:44c'est vrai
01:00:45parce qu'il a voulu faire
01:00:46une méthode différente
01:00:49en consultant déjà
01:00:50les partis
01:00:50avant de faire son
01:00:51moi Sébastien Lecornu
01:00:52je le connais un peu
01:00:53parce que je suis commissaire
01:00:54de la défense aussi
01:00:54donc forcément
01:00:55c'était le ministre des armées
01:00:56donc la personne en tant que telle
01:00:58je sais qu'elle est besogneuse
01:00:59qu'elle est sérieuse
01:00:59qu'elle est travailleuse
01:01:01c'est pas un mot sympa
01:01:02qu'elle est travailleuse
01:01:03travailleuse
01:01:04voilà
01:01:04un bosseur
01:01:05quoique dans le cas présent
01:01:07c'est difficile
01:01:07mais bon
01:01:08ce qu'on voit aujourd'hui
01:01:09c'est qu'il va chercher
01:01:10quand même son totem d'immunité
01:01:12de censure
01:01:13auprès des socialistes
01:01:14avec des trucs hallucinants
01:01:15comme le retour de l'ISF
01:01:16dont on a parlé tout à l'heure
01:01:17je suis d'accord
01:01:18c'est pas très rassurant
01:01:18si c'est pour faire
01:01:21de la bidouille politicienne
01:01:22c'est pas la peine
01:01:22on a quand même l'impression
01:01:24que c'est la dernière cartouche
01:01:25d'Emmanuel Macron
01:01:26avant une dissolution
01:01:27obligatoire
01:01:28un retourne aux urnes
01:01:29peut-être salutaire quand même
01:01:31parce que quand on est coincé
01:01:32le retour au peuple
01:01:33ça peut être une idée
01:01:33bon ben voilà
01:01:35ce sera le mot de la fin
01:01:37on a bien débattu
01:01:39donc je vous rappelle
01:01:39Nicolas Sarkozy
01:01:40relaxé dans son procès
01:01:42pour le financement
01:01:43enfin relaxé pour
01:01:44il sera condamné probablement
01:01:47mais relaxé
01:01:47pour la corruption
01:01:49mais condamné
01:01:52enfin coupable
01:01:53d'association de malfaiteurs
01:01:54et maintenant
01:01:55nous attendons
01:01:55les peines
01:01:56et on verra
01:01:58effectivement
01:01:58association de malfaiteurs
01:02:00le risque est de
01:02:00enfin la peine encourue
01:02:02est de 5 ans
01:02:02donc à suivre
01:02:04à suivre
01:02:055 ans maximum
01:02:05évidemment
01:02:065 ans maximum
01:02:07évidemment
01:02:07et il peut faire appel
01:02:09et il fera certainement appel
01:02:10il fera certainement appel
01:02:11mais ça la
01:02:12comme on dit
01:02:13ça la fout mal quand même
01:02:14je rappelle qu'il a déjà
01:02:16été condamné définitivement
01:02:17dans l'affaire Bissom
01:02:18absolument
01:02:18absolument
01:02:19et ben merci à tous les quatre
01:02:21et on se retrouve nous
01:02:22dans un instant
01:02:22pour l'émission média
01:02:23et alors je vous conseille
01:02:24cette série
01:02:25si vous avez Canal+,
01:02:26Empathie
01:02:27qui est une série
01:02:28exceptionnelle
01:02:30vraiment
01:02:30et on a la comédienne
01:02:31qui est une comédienne
01:02:33québécoise
01:02:34qui est également
01:02:34la scénariste
01:02:35de cette série
01:02:36et c'est vraiment
01:02:38une série
01:02:38à voir
01:02:40à tout de suite
01:02:41avec Gilles Gansman
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