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Chaque dimanche, Pierre de Vilno reçoit un invité politique dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles au Grand Rendez-vous Europe 1, c'est News Les Echos.
00:04Bonjour Thierry Breton, merci d'être avec nous ce dimanche, c'est votre Grand Rendez-vous.
00:08Vous êtes ancien ministre de l'économie, ancien commissaire européen au marché intérieur.
00:12Avec vous ce matin, nous allons nous interroger sur l'avenir du pays.
00:15Quelle France pour demain va-t-on assister à une transformation, une transfiguration de la société française ?
00:21Hier soir, pour la deuxième fois consécutive, la victoire du PSG en Ligue des Champions a été gâchée par les
00:28émeutiers.
00:28Vous venez d'entendre l'incompréhension des habitants du quartier de la Porte de Saint-Cloud.
00:34416 interpellations, 7 policiers blessés sur le régalien, mais aussi économiquement, rarement la France a été autant dégradée, dédaignée, endettée,
00:45malgré tous les talents que nous avons en France, à commencer par les joueurs du PSG qui ont démontré le
00:52meilleur d'eux-mêmes hier soir.
00:54Que représente la France face également à la montée des nouveaux impérialismes ?
00:59Nous allons nous interroger ce matin et puis nous aborderons une question cruciale que même le pape Léon a abordée
01:05lui-même dans sa dernière encyclique.
01:07L'IA, l'intelligence artificielle, est-elle dangereuse ? Va-t-elle remplacer l'humain ?
01:12Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane.
01:15Bonjour.
01:16Et Mathieu Bocoté, bonjour Mathieu.
01:17Bonjour.
01:18La France se réveille groggy ce matin. D'un côté, une superbe victoire et on est tellement contents pour le
01:24PSG et pour la France, pour le rayonnement de la France, pour la jeunesse.
01:27Et d'un autre côté, vous l'avez vu avec ces habitants du 16e arrondissement à côté du Parc des
01:33Princes, l'incompréhension, la fête gâchée par les émeutiers.
01:38416 interpellations en France, 283 rien qu'à Paris.
01:427 policiers blessés, auxquels bien sûr on pense très fort ce matin, le périphérique envahi par des centaines de supporters.
01:49La province n'est plus épargnée, Thierry Breton, il y a Paris, mais il y a aussi une vingtaine de
01:54villes, Agen, Montpellier, Dijon.
01:56Marine Le Pen hier soir disait, il n'y a qu'en France, il n'y a qu'en France
02:00où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes.
02:03Il n'y a qu'en France, dit-elle, où chacun se sent obligé de s'enfermer chez soi un
02:07soir de victoire pour éviter d'être confronté à des violences.
02:10Qu'est-ce que ça dit de la jeunesse d'aujourd'hui, Thierry Breton ?
02:14D'abord, ça dit quand même une immense joie, parce qu'il ne faut pas l'occulter.
02:19Sur le terrain sportif.
02:21Oui, mais ça a été quand même un moment, quelque part il faut le dire aussi, un moment d'unité.
02:26On avait parié nous deux sur le score, d'ailleurs.
02:28On peut le dire aux téléspectateurs et aux auditeurs, nous avions en secret parié sur le score.
02:32Et vous avez fait jouer quoi ? L'intelligence artificielle.
02:35Et vous pouvez même dire qu'il y a gagné.
02:37Je vous dois effectivement à Paris.
02:39C'est aidé par l'intelligence artificielle.
02:41Mais je vous ai mis à l'esprit pour commenter, hier soir c'est un moment d'unité.
02:44Ah oui, c'est clair.
02:45C'est clair parce qu'il y a eu vraiment un moment de communion, je dirais, de l'ensemble des
02:49Français autour de ce succès extraordinaire.
02:52La deuxième fois, la Coupe d'Europe, c'est quand même extraordinaire.
02:57Et c'est vrai que ça a réuni la très, très, très, très grande majorité des Français.
03:03Et quelque part, moi je vais vous dire, ça fait plaisir de voir les Français réunis.
03:07Ça fait plaisir, mais en même temps, vous avez vu cette dame.
03:09Mais je vais y revenir, je vais y revenir.
03:11Elle ne comprend pas, elle essaie de s'interroger, elle dit, ce sont des hordes, ce sont des gamins, je
03:14ne comprends pas.
03:15Et on va même peut-être aller un tout petit peu plus loin que la question que pose cette dame,
03:20à juste titre.
03:21Ce n'est pas le cas pour tous les matchs.
03:24Je me souviens, il y a...
03:25Le R.C. Lens.
03:26À Lens, ça a été quand même une fête extraordinaire aussi.
03:30Une joie formidable.
03:31Mais moins de monde dans la rue, c'était un événement d'une plus faible ampleur.
03:35Ah ben peut-être que vous avez là la réponse alors, monsieur.
03:37C'est peut-être ça.
03:39Pourquoi faut-il que lorsque nous avons un succès, qui est un succès national, ça se passe très bien ?
03:46Parce que ça s'est passé très bien.
03:47C'était la deuxième fois, il y a eu Bordeaux aussi.
03:49Donc finalement, ça se passe bien.
03:51Pourquoi, lorsque c'est un succès international, ça se passe comme ça ?
03:55Peut-être parce que, au fond, c'est...
03:59Alors, comme on les appelait, Outre-Atlantique, on les appelait les hooligans.
04:02C'est-à-dire ces hordes, en fait, dont on parle.
04:07Ils viennent, ils s'abritent derrière la foule, parce que c'est ça qui se passe.
04:10Et puis derrière, effectivement, ils cassent.
04:13Donc ça n'a plus rien à voir avec le foot ?
04:15On n'est plus du tout dans les sports.
04:16Bien sûr que non.
04:17On est précisément dans la foule, on est dans la joie d'une nation
04:21qui va, quelque part, communier sur un succès.
04:23Et on a, effectivement, ces bandes qui viennent et qui cassent.
04:28Mais Thierry Maudreau, vous n'avez pas l'impression d'être un peu daté dans votre analyse ?
04:31Les hooligans, tout ça.
04:32Est-ce qu'on n'est pas devant quelque chose d'autre avec ça ?
04:34Alors, justement, si je les employais, M. Bocoté,
04:37ce n'était pas uniquement pour que vous puissiez réagir, car je savais que vous réagiriez.
04:40Vous êtes très fort.
04:41Mais c'est parce que les Anglais ont réussi, ont réussi à régler ce problème.
04:47On s'en souvient quand même, il y a eu quand même, c'était quand même les ultra-violences.
04:50Et donc la question qu'il faut qu'on se pose, c'est pourquoi, nous,
04:54nous ne sommes pas encore capables de régler l'intégralité de ce problème,
04:58même si je dois mesurer.
04:59Parce que moi, vous savez...
05:00Vous mettez en cause les forces de l'ordre et les ministres de l'Intérieur,
05:03les ministres de l'Intérieur, les ministres de l'Ordre, qui ont été blessés.
05:06J'allais justement dire l'inverse.
05:08Vous voyez, vous m'avez interrompu, juste au moment,
05:10et vous avez parfaitement raison de le faire,
05:12mais juste au moment où j'allais dire l'inverse.
05:14Parce que pour...
05:18Pour celles et ceux qui, précisément, quand on est dans l'action publique,
05:23on essaie de faire.
05:24Et comment on fait pour vérifier qu'on fait dans le bon sens ?
05:28On essaie de réduire, effectivement, ce qui se passe.
05:31L'année dernière, là encore, on se souvient des événements.
05:34Je crois même qu'il y a eu, hélas, des victimes.
05:37Ça a été tragique.
05:38Et il y a eu beaucoup plus d'actions négatives,
05:43qu'on a pu constater, que cette fois-ci.
05:45Ça ne veut pas dire, encore une fois, qu'on doit se satisfaire.
05:47Mais on voit donc, ce que je veux dire,
05:50c'est qu'on voit donc qu'avec 22 000 forces de l'ordre déployées,
05:53et vous avez raison de le signaler,
05:55pas uniquement sous tout le territoire,
05:56puisqu'il y en a eu 8 000 à Paris,
05:58et il y a eu tout le reste en province.
05:59Ça veut donc dire que les forces de l'ordre
06:01avaient assez bien anticipé
06:03ce qui risquait de se passer par ces ordres.
06:05Et je voudrais vraiment faire la distinction
06:08entre ces ordres et la jeunesse d'aujourd'hui,
06:10pour répondre à M. De Ville.
06:11Ah ben, bien entendu.
06:11M. Collier ?
06:13Encore une fois, la jeunesse d'aujourd'hui,
06:15elle a célébré ce qui s'est passé.
06:16Et puis, vous avez ces ordres.
06:18Et la question de M. De Villeneau, c'est
06:19à quoi elle aspire, cette jeunesse ?
06:21Et je crois que c'est vraiment la question qu'il faut qu'on se pose.
06:23Moi, la question que je vous pose, c'est un peu différent,
06:24c'est à quoi aspirent ces ordres ?
06:25Si vous permettez, je peux répondre.
06:28Je vais répondre d'abord à la question de M. De Villeneau,
06:30mais j'essaierai.
06:30Alors là, je ne sais pas si je pourrais répondre à votre question,
06:33parce que je les connais peut-être moins bien que vous, ces ordres.
06:35Mais en tout cas, sur la jeunesse.
06:36Ils se sont fait connaître hier.
06:37Sur la jeunesse, c'est clair qu'aujourd'hui,
06:39on a une jeunesse qui ne demande pas la Lune.
06:43Elle demande, me semble-t-il,
06:45tout simplement que l'État,
06:47l'État régalien,
06:49tienne ses promesses.
06:50Quand on dit l'État régalien,
06:52ce n'est pas uniquement l'État sécuritaire.
06:54Bien sûr, c'est l'État sécuritaire.
06:56Mais c'est aussi l'État
06:57qui doit permettre à notre système éducatif
07:00de répondre aux évolutions du monde.
07:02Mais est-ce que l'État ne fait pas déjà le maximum, Thierry Breton ?
07:04Certainement pas.
07:05L'État fait beaucoup,
07:06mais je vais aller au bout de ma réponse,
07:08si vous permettez.
07:09Il faut le faire,
07:10et voilà la vraie question,
07:11il faut le faire dans la durée.
07:13Donc parce que l'État ne fait pas ce qu'il devrait faire,
07:14il y a les émeutes.
07:15Et le problème,
07:16encore une fois,
07:16on va laisser l'hooligan de côté,
07:17je vais répondre.
07:18Je parle des jeunes pour l'instant.
07:19Les jeunes, ce n'est pas les émeutes.
07:20Et donc,
07:22ce qu'il faut,
07:22évidemment,
07:23pour nous tous, collectivement,
07:25c'est qu'on est enfin
07:26un État
07:27qui tienne sa parole,
07:29pardon de le dire comme ça,
07:30et qui tienne un cap.
07:31Et aujourd'hui,
07:32on voit bien
07:33que le cap,
07:34il est très difficile à retenir,
07:35et hélas,
07:36et je suis le premier à le déplorer.
07:37Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
07:38Quel cap ?
07:39Ah, vous ne comprenez pas ?
07:40Eh bien,
07:41je vous donne un exemple.
07:45Je vous donne un exemple.
07:46Parce que vous avez l'air de dire
07:47qu'il y a des stop-ingos,
07:48que ça change.
07:48Je vous donne un exemple.
07:49C'est que la première chose,
07:50vous savez,
07:51dans les familles,
07:52il y a des choses très importantes
07:53pour tenir une famille.
07:55Comparaison n'est pas raison.
07:56C'est par exemple
07:57tenir un budget.
07:58Eh bien, monsieur,
07:58voyez-vous,
07:59un État
08:00qui est le seul État européen
08:02qui, maintenant,
08:03depuis des années,
08:04dit quelque chose
08:05et fait l'inverse
08:06en matière de budget,
08:08c'est un État
08:08qui ne donne pas l'exemple.
08:10Et ça,
08:10vous voyez,
08:11on est sur le régalien.
08:12Mais le régalien,
08:13comme je l'ai dit,
08:14ce n'est pas uniquement...
08:15Je vais venir sur les hooligans,
08:18monsieur.
08:19Mais laissez-moi une finie.
08:20Non,
08:21mais je vais y revenir.
08:21Je vais y revenir.
08:22Je veux juste terminer
08:23sur la question.
08:24La question,
08:24c'est qu'il faut évidemment
08:25avoir un État,
08:26l'État régalien
08:27qui tient encore une fois
08:28sa promesse
08:29et ses paroles.
08:30C'est évidemment,
08:31on l'a dit,
08:32dans l'État régalien
08:33et sécuritaire.
08:34C'est évidemment
08:34dans l'école.
08:35C'est évidemment aussi
08:36sur la promesse
08:39d'un État
08:39qui est équitable.
08:42Et quand on ne donne pas
08:43cet exemple,
08:44et bien effectivement,
08:44alors je viens sur vous,
08:46alors quand on ne donne pas
08:46cet exemple,
08:47alors ça permet à ceux
08:48qui disent
08:49il faut faire table rase,
08:51il faut tout casser,
08:52parce que finalement,
08:53on ne tient pas
08:53les promesses qu'on nous fait
08:54et donc voyez-vous,
08:56tout se tient, monsieur.
08:57Donc il n'y a pas ces promesses,
08:58donc il y a des élus
08:58qui se permettent
09:00de se réaliser.
09:00Tout se tient dans une société.
09:02Donc ?
09:02Dans une société,
09:03il faut donner l'exemple.
09:05Attendez.
09:06Et l'État doit être
09:07le premier,
09:08l'État doit être
09:09le premier agent,
09:11opérateur,
09:12à donner l'exemple.
09:13Et l'État ne donne pas
09:13l'exemple quand il ne tient
09:14pas les objectifs.
09:15Vous êtes en train de dire
09:15que les émeutiers d'hier,
09:17c'est une fronte politique
09:18contre un État
09:19qui ne leur donne pas assez.
09:20Je n'ai pas dit ça,
09:20j'ai fait la distinction,
09:22alors merci de me permettre
09:23de repréciser,
09:24entre les jeunes
09:24dont on a parlé
09:25et les hordes,
09:27pour répondre maintenant
09:28à monsieur Bocoté,
09:29qui sont effectivement là
09:30et pour lesquelles
09:31il faut avoir évidemment
09:32une fermeté,
09:33une fermeté qui soit...
09:35Est-ce que vous nous dites
09:36qu'il y a du déficit public
09:37en France,
09:37on ne tient pas nos comptes,
09:39on ne tient pas nos engagements
09:40vis-à-vis de Bruxelles
09:41et c'est ça qui fait
09:41qu'il y a de la violence en France ?
09:44Je dis qu'un État
09:45qui ne tient pas sa parole
09:47ne donne pas l'exemple
09:48qu'il faut donner
09:49à tous les niveaux.
09:50Voilà, c'est mon sentiment.
09:51Je ne vous demande pas
09:52de le partager.
09:52Je vous donne mon sentiment.
09:55Et pour le reste...
09:56Il y a aussi une haine de la France
09:57qui s'exprime là,
09:58un désir d'attaquer l'autorité,
10:00un désir de bafouer l'autorité,
10:01une volonté d'occuper l'espace
10:02comme il y a très souvent
10:04à la Saint-Sylvestre,
10:05comme il y a très souvent
10:05dès qu'il y a un événement
10:06sportif à grande échelle.
10:07Monsieur Bocoté,
10:08je comprends parfaitement
10:09et je ne suis pas surpris
10:10par vos propos.
10:11Je les comprends,
10:11je les écoute assez souvent
10:12sur votre chaîne.
10:13Vous n'êtes pas choqué par la même chose ?
10:13Je vous dis simplement
10:14que je fais la distinction
10:17entre ceux que j'ai qualifiés
10:18de hooligans,
10:19ces fameuses ordres,
10:19et je fais la distinction
10:20entre les jeunes.
10:21Et pour les jeunes,
10:23il n'y a pas cette haine de la France,
10:24en tout cas à charge pour nous
10:26de leur donner effectivement
10:27l'amour de notre patrie.
10:28Et hier,
10:29c'est plutôt ce que j'ai vu,
10:30voilà tout ce que je dis.
10:30Et dans un instant,
10:31on va voir justement
10:32faire la différence
10:33entre, comme vous vous dites,
10:35les jeunes
10:35et qu'est-ce qu'on peut faire pour eux
10:36et les hooligans
10:37et qu'est-ce qu'on peut faire pour eux
10:38parce que pour l'instant,
10:39ce n'est pas clair
10:40et pour l'instant,
10:40je suis obligé de marquer
10:41une pause...
10:42On n'a pas envie de faire beaucoup
10:43pour les hooligans,
10:43il faut les punir
10:45et avec la plus grande fermeté.
10:46Bon,
10:46eh bien écoutez,
10:47on va y revenir dans un instant
10:48parce que 100 000 supporters
10:50sont attendus tout à l'heure
10:51au champ de Mars
10:52et ces événements
10:53qu'on a vécu hier soir
10:54vont peut-être d'ailleurs
10:56se poursuivre.
10:56On voit ça dans un instant.
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12:11jusqu'à la tour de l'air.
12:14Ça qui m'appartient,
12:16c'est pas grave.
12:17C'est aussi bien à toi,
12:20mais tu sais très bien
12:21que je n'ai pas...
12:26Parfois,
12:27la vie est faite d'épreuves,
12:30de coups durs.
12:32L'important,
12:33c'est de se relever,
12:34de continuer,
12:36d'avancer, quoi.
12:38Alors quand beaucoup
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12:40nous,
12:41chez MMA,
12:42on est là.
12:44Pour que chacun,
12:45chacune,
12:46puisse dire
12:47zéro tracas.
12:49J'avance
12:49avec MMA.
12:51MMA.
12:53C'est les jours repris et plus
12:55chez MG.
12:56Changez pour plus de sérénité
12:57avec le MG ZS Hybride Plus,
12:59le SUV compact.
13:01Changez pour plus de liberté
13:02avec la MG 4 IV Urban,
13:04la compact 100% électrique.
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13:35Retour sur le plateau
13:36du grand rendez-vous
13:37Europe 1 C News,
13:38les échos avec Thierry Breton,
13:39100 000 supporters du PSG
13:41attendus tout à l'heure
13:41au champ de mars
13:42pour le retour justement
13:43de nos héros
13:44qui donc ont obtenu
13:45cette deuxième étoile européenne
13:46avec cette Ligue des champions
13:48absolument remarquable hier.
13:50Jusqu'au dernier moment,
13:51ils nous ont tenu en haleine
13:52avec ses tirs au but.
13:53– Ça c'est sûr.
13:54– Et cet arrêt dernièrement
13:56sur le dernier but anglais
13:58du gardien français.
14:01La jeunesse, encore une fois,
14:04celle qui a manifesté,
14:06regardez le carrefour Foch,
14:09le haut de l'avenue Foch,
14:12où CNews a braqué ses caméras hier soir
14:15avec ses feux de poubelle,
14:18ses actes que personne ne comprend.
14:20on allume des feux,
14:21on bloque le périphérique.
14:23Moi, je me souviens
14:23des équipes de CNews
14:25encore très tard hier soir
14:26sur ce petit précaré
14:27où même le camion de pompiers
14:29finit par partir
14:30parce que ça commence
14:31à devenir trop dangereux.
14:32Qu'est-ce qu'on fait ?
14:33Vous dites,
14:34il faut une réponse de fermeté.
14:35Très bien.
14:36Mais c'est quoi la réponse
14:37de fermeté ?
14:38On a eu,
14:38on a en ce moment,
14:39une loi Riposte
14:40que vante le ministre
14:42de l'Intérieur,
14:42M. Nunes.
14:43On a eu des lois
14:44de M. Darmanin précédemment.
14:46Très bien.
14:46Aujourd'hui,
14:47demain,
14:48voilà.
14:48Et malgré tout cela,
14:50qu'est-ce que vous disent
14:51les policiers ?
14:52Et sept policiers
14:53sont blessés.
14:53Ils vous disent,
14:54on interpelle,
14:56416 interpellations.
14:57Ensuite,
14:57il y a des gardes à vue.
14:58Et à la fin,
14:59combien il y a de condamnations ?
15:00Combien il y a eu
15:00de condamnations à la demi-finale ?
15:02Trois condamnations ?
15:03Une condamnation ?
15:03Je ne sais plus.
15:04Deux, trois condamnations ?
15:05C'était minime.
15:07On ne donne pas d'actes
15:08de fermeté aujourd'hui.
15:09M. Levinot,
15:10on peut faire tout à fait
15:12l'émission sur ce sujet.
15:13J'ai aucun problème
15:14et je crois que c'est très intéressant.
15:15vous le savez très bien.
15:16Mais vous m'avez retiré
15:18ce que je voulais dire.
15:20Et ce que je voulais dire,
15:21c'est qu'il faut maintenant
15:23cette jeunesse dont vous parlez.
15:24Mais il n'y a pas que la jeunesse.
15:25Des lois et des lois
15:27et des lois et des lois.
15:29Ce qu'on demande tous
15:30et ce que demandent,
15:30me semble-t-il,
15:31les Français,
15:32mais pas que les Français,
15:33c'est vrai aussi en Europe,
15:34c'est que quand des lois sont votées,
15:36elles soient appliquées
15:37avec la plus grande rigueur.
15:39Et si c'est nécessaire,
15:40c'est l'ensemble du système.
15:43Il faut appliquer ces lois
15:45plutôt que de faire
15:47une énième loi.
15:48Le problème,
15:49il est dans l'exécution.
15:51Et voyez-vous, monsieur,
15:53on souffre de quoi aujourd'hui en France ?
15:55D'un manque d'exécution.
15:57Et ce n'est pas qu'en France.
15:58Vous savez,
15:59j'ai mis en place des lois
16:01pour protéger
16:02notre espace informationnel.
16:04J'ai bien protégé,
16:04monsieur Bocoté.
16:05Protéger notre espace informationnel.
16:07Ça s'appelle le DSA,
16:08ça s'appelle le DAMA,
16:09ça s'appelle l'EI Act.
16:10Ces lois,
16:10on les a mises en place,
16:11votées par nos co-législateurs.
16:13Aujourd'hui,
16:14on voit qu'il continue
16:15à y avoir des problèmes
16:16dans l'espace informationnel.
16:17Donc elles ne sont pas appliquées ?
16:18Elles ne sont pas assez appliquées
16:19avec assez de fermeté.
16:20Et donc, c'est tout.
16:21Mais quand vous proposez ça ?
16:23Voilà de quoi on souffre.
16:24Comment Thierry Breton,
16:25ancien ministre,
16:25en tant que ministère européen,
16:27comment est-ce qu'on comprend
16:28la neige à l'éducation de ces lois ?
16:29Thierry Breton,
16:30qui a consacré sa vie
16:32à la fois à l'action publique
16:33et à la direction d'entreprise,
16:35si vous permettez,
16:36puisque c'est ce que vous me demandez,
16:38moi j'ai appris une chose,
16:39c'est que dans les moments difficiles,
16:40pas que du reste,
16:41mais là on est dans un moment difficile,
16:42dans un moment critique,
16:44ce qu'il faut,
16:44c'est du leadership
16:45et appliquer précisément
16:47les instruments et les outils
16:48que vous avez à l'expression.
16:49Et je dis tout à l'heure,
16:51et je vous l'ai dit,
16:52et je vous l'ai dit,
16:53bien sûr qu'il y a un manque de leadership,
16:54bien entendu partout,
16:55il y a un manque de leadership
16:57et d'exécution,
16:57et c'est pour ça que je vous ai dit,
16:59donc il n'y a pas de pilote dans l'avion,
17:00il n'y a personne à l'utiliser.
17:01Et c'est pour ça que vous,
17:02mais c'est normal,
17:03vous caricaturez,
17:03et c'est pour ça que je vous ai dit,
17:05mais c'est normal,
17:07et c'est la raison pour laquelle
17:09je vous ai dit,
17:09quand on est dans cette situation,
17:11on doit évidemment
17:12se fixer un objectif,
17:13c'est-à-dire
17:14ne plus avoir ce type de débordement,
17:15et mesurer ensuite le progrès.
17:17Et qu'est-ce que j'ai dit ?
17:18J'ai dit précisément
17:19un homme d'action
17:21que j'ai toujours été dans ma vie,
17:22et qui a fait des choses,
17:24c'est qu'on mesure le progrès,
17:25en disant,
17:25c'est peut-être pas possible
17:26d'éradiquer en une fois,
17:28quand on part de là où on part,
17:30mais en tout cas,
17:31ce qu'il faut souligner,
17:32et pardon de le dire,
17:33c'est que le ministre de l'Intérieur,
17:34il a quand même,
17:35avec ses 22 000 forces de l'ordre
17:38auxquelles il faut rendre hommage,
17:39et bien il a quand même tenu
17:41l'objectif qu'il était le seul,
17:42c'est-à-dire de baisser,
17:43pas complètement,
17:44et c'est tout ce que je dis,
17:45et je le répète,
17:46et je le répète,
17:47et bien ça ne suit pas,
17:48l'intendance ne suit pas.
17:49Et pourquoi ?
17:50Parce qu'on souffre effectivement,
17:52en France,
17:53d'un manque d'exécution,
17:54d'expliquer comment on va faire,
17:55et c'est pour ça que j'espère,
17:56vivement,
17:57que pour la prochaine,
17:58la campagne présidentielle
17:59qui s'ouvre,
18:00j'espère qu'on va avoir,
18:01comme choix,
18:02non pas ceux qui vont nous proposer
18:04des énièmes nouvelles lois,
18:06des énièmes nouveaux projets,
18:08qui ne seront pas tenus,
18:09parce qu'on ne saura pas les financer.
18:10Je parle en face
18:13et donc,
18:14je vais juste terminer
18:15et puis je réponds,
18:16et donc finalement,
18:18qu'on va choisir,
18:19ceux qui vont pouvoir exécuter,
18:22c'est-à-dire tenir un objectif,
18:23et bien on verra bien.
18:24D'accord,
18:25excusez-moi M. Bocoté.
18:26Vous dites exécution,
18:27fermeté,
18:27Oui, parce que c'est ça
18:28dont on a besoin aujourd'hui en France.
18:30Est-ce qu'on n'a pas besoin
18:31d'un bon diagnostic ?
18:32Ce que vous voyez là,
18:33est-ce que vous n'oseriez
18:34quand même pas contester
18:34le fait qu'il y a
18:35une dimension culturelle
18:37dans ces éveux ?
18:37Mais je ne conteste rien
18:38et les diagnostics,
18:40M. Bocoté,
18:41il suffit de vous écouter
18:42avec beaucoup de respect
18:43tous les jours,
18:44on les a,
18:46on en crève des diagnostics,
18:47pardon de le dire,
18:48tous les jours,
18:49on a des diagnostics.
18:51Est-ce qu'il y a un échec
18:52de l'intégration culturelle
18:53et sociale ?
18:53Maintenant,
18:53ce que je dis,
18:54c'est que les diagnostics,
18:55ils sont faits,
18:56refaits,
18:56refaits,
18:57maintenant,
18:58M. de Villeneuve,
18:59il faut qu'on passe à l'exécution
19:00et j'espère que c'est ce qui nous permettra
19:03précisément
19:04de porter à la présidence
19:05de la République
19:06celle ou celui
19:07qui sera,
19:08ne serait-ce qu'exécuté
19:09tout ce qui a été décidé.
19:10On a parlé de la jeunesse.
19:12La jeunesse,
19:12elle vote quoi ?
19:13Elle vote,
19:14les intentions de vote
19:15selon le sondage,
19:16elle vote soit
19:18Mélenchon massivement,
19:18c'est une jeunesse
19:19qui est parfois communautaire,
19:21parfois une jeunesse
19:21des quartiers,
19:22elle s'informe sur TikTok,
19:24elle ne regarde pas
19:24l'information
19:25dans les médias traditionnels,
19:27il y a une autre jeunesse
19:27qui vote aussi pour le RN,
19:29c'est-à-dire qu'on a,
19:30pour l'instant,
19:30un vote
19:32sur les extrêmes.
19:33Oui,
19:34parce que ce que je disais
19:35tout à l'heure,
19:35l'attente de la jeunesse,
19:37c'est évidemment,
19:39vous savez,
19:39je le dis,
19:40elle ne demande pas
19:40la lune la jeunesse,
19:42elle demande tout simplement,
19:43vous savez,
19:44la jeunesse,
19:44elle veut avoir un travail,
19:47elle veut avoir une famille,
19:49elle veut avoir un engagement
19:51si on a une jeunesse
19:51qui cherche à s'engager,
19:53mais elle ne croit plus
19:54aujourd'hui,
19:54mais tout simplement,
19:56pour quelle raison ?
19:57Pour une raison simple
19:58que je dis encore une fois
19:59ce matin à votre micro,
20:00c'est parce que les promesses
20:01sont là
20:02et les objectifs
20:03ne sont pas tenus,
20:03c'est parce que les paroles
20:05sont là
20:05et finalement,
20:06les comportements
20:07sont en contradiction
20:08avec les paroles,
20:09voilà,
20:09alors on se dit,
20:10bon ben,
20:10on a tout essayé,
20:11donc allons voir,
20:12c'est vous qui le dites
20:13à l'instant,
20:15à la gauche de la gauche
20:16ou à la droite de la droite
20:17et c'est effectivement,
20:19aujourd'hui,
20:19si jamais on n'occupe pas
20:20ce terrain-là,
20:21qui est un terrain,
20:21encore une fois,
20:22de la capacité à exécuter
20:23parce que le fait de dire,
20:25écoutez,
20:25on a tout essayé
20:25donc on va essayer
20:26autre chose,
20:27c'est un peu comme
20:28la discussion qu'on avait,
20:30on lance la pièce
20:31et puis ça peut tomber
20:31côté pile ou côté face
20:32et moi je n'ai pas envie
20:33de jouer la présidentielle
20:35de la République
20:36en jetant une pièce en l'air
20:37côté pile ou côté face.
20:39Vous dites que les jeunes,
20:40une partie de la population
20:41sont séduits par les extrêmes
20:42mais quand on voit le spectacle
20:43C'est M. Villeneuve
20:44qui vient nous rappeler
20:45de la centrale aujourd'hui
20:46avec une multitude de candidats,
20:48il y avait Gabriel Attal
20:49qui était en meeting hier soir.
20:50Oui, très bonne date
20:51pour Gabriel Attal.
20:53Très bien choisi,
20:53le jour de la finale.
20:54Quelles propositions ?
20:54C'est plutôt le bal des égaux
20:56plutôt que de mettre
20:56des propositions sur la table ?
20:58Est-ce que aussi la réponse
21:00de votre camp politique
21:01est à la hauteur
21:02de cette situation ?
21:03Écoutez, moi je le dis
21:03comme je pense,
21:04c'est sûr on voit les choses
21:05maintenant un peu démarrer,
21:07moi j'ai le sentiment
21:08que la campagne
21:08elle n'a pas démarré
21:09parce que j'ai le sentiment
21:10mais c'est mon sentiment
21:10encore une fois,
21:11je ne demande pas être partagé,
21:12c'est mon sentiment
21:12vous m'interrogez,
21:13j'ai le sentiment
21:14que la vraie,
21:16encore une fois,
21:17le vrai élément
21:18sur lequel,
21:18le véritable élément
21:19sur lequel on doit se prononcer
21:20en tout cas,
21:21c'est vraiment je crois,
21:22c'est d'élire
21:24à la présence de la République
21:26celui ou celle
21:26qui saura exécuter
21:30les objectifs
21:30qui sont ceux de la France
21:31parce qu'on a aujourd'hui
21:32une France,
21:32vous l'avez répété,
21:33qui n'est pas assez entendue
21:34comme elle devrait l'être,
21:35qui n'a pas la position
21:36ni en Europe
21:37ni dans le monde
21:38qui est la sienne
21:39et tout simplement
21:40parce que le regard
21:41qu'on porte sur notre pays
21:42est un pays
21:46qui ne tient pas assez
21:47ses objectifs.
21:48Donc la première chose,
21:49c'est de dire
21:50comment on fait
21:51pour se mettre ensemble
21:51et c'est,
21:52on en reprendra peut-être tout ça
21:53et c'est ma proposition
21:54notamment de règle d'or,
21:55vous le savez.
21:55La règle d'or,
21:56c'est une proposition économique
21:57pour sortir le pays
21:59de la dette,
21:59de l'endettement,
22:00de retrouver une croissance,
22:01etc.
22:02Vous avez rencontré
22:04une grande partie
22:05des candidats
22:05à la présidentielle
22:06sur tous les chiquets politiques.
22:08Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
22:09Qu'est-ce que vous retenez
22:10de ce qu'ils vous répondent
22:11quand vous proposez
22:12cette règle d'or ?
22:13Parce que ce n'est ni
22:13un plan d'austérité,
22:14c'est une sorte de plan
22:15d'équilibre
22:16où on arriverait quand même
22:17à repartir,
22:19entre guillemets,
22:19même s'il faudra
22:20cinq ans à peu près
22:20pour revenir
22:21à une situation
22:22à peu près normale.
22:23Vous voyez,
22:24tout se tient.
22:26C'est un plan
22:26qui n'est pas
22:27un plan économique.
22:28Il a évidemment
22:29une finalité économique.
22:30C'est un plan de discipline.
22:32Parce que de quoi on parle
22:33depuis le début
22:34de cette discussion ?
22:35Je ne sais pas.
22:36On parle de discipline.
22:38Je viens de vous donner le mot,
22:39ça va vous éclairer,
22:39M. Bocoté.
22:40Vous parlez d'exécution ?
22:41On parle de discipline.
22:43Je vais terminer,
22:44si vous permettez.
22:44On parle de discipline.
22:45Parce que la France,
22:46précisément,
22:47n'est plus capable
22:48de tenir la discipline
22:49qu'elle doit s'imposer.
22:51Et donc,
22:51cette règle d'or,
22:52c'est de remettre
22:53de la discipline.
22:54Et pour nos téléspectateurs,
22:55parce que peut-être
22:55que la règle d'or,
22:56on ne sait pas trop
22:57ce qu'il y a derrière,
22:57pour les téléspectateurs
22:58et les auditeurs ce matin,
23:00la règle d'or,
23:01dont je porte encore une fois
23:02le projet,
23:03pas pour moi,
23:04pour celles et ceux
23:05qui vont être en charge
23:07d'avoir la responsabilité
23:09du pays dans un an,
23:11c'est de se dire,
23:12comme l'ont fait les Allemands,
23:14à un moment,
23:14vous savez,
23:15on est dans un moment
23:16où notre classe politique
23:18elle est fragmentée.
23:19Et donc,
23:19il faut se mettre ensemble
23:20sur des objectifs
23:21qui nous réunissent.
23:22Les Allemands,
23:23il y avait la gauche
23:23avec le SPD,
23:24il y avait la droite
23:25avec la CDU,
23:26ils étaient partagés
23:26parce qu'il n'y avait jamais
23:27un qui avait la majorité.
23:28– Mais c'est plus discipliné
23:28que les Français.
23:29– C'est pas vrai,
23:29c'est pas vrai.
23:30Alors là,
23:30je peux vous dire
23:30que d'un point de vue budgétaire,
23:32c'est parce qu'ils se sont mis ça
23:32qu'ils le sont avant,
23:33ils n'étaient pas.
23:33Je peux vous le dire,
23:34j'étais ministre.
23:34– Je parle de la culture,
23:35je parle de la mentalité.
23:35– Eh bien,
23:37qu'est-ce qu'ils ont fait ?
23:38Et ils ne sont pas les seuls,
23:39du reste,
23:39ils ont dit,
23:40d'un point de vue constitutionnel,
23:41à partir d'un certain temps,
23:43on s'interdit,
23:43comme je le répète,
23:44ce sont les règles
23:45que nous avons approuvées,
23:46on s'interdit d'avoir
23:46des budgets en déficit
23:47parce qu'un budget en déficit,
23:48c'est un budget qui,
23:49précisément,
23:50crée de la dette.
23:50À un moment,
23:51la dette est insoutenable.
23:52Donc,
23:53le projet,
23:53c'est un projet
23:54où on ne va pas…
23:55– Donc,
23:55la discipline budgétaire
23:56va se régler.
23:56– Ça va plaire aux échos.
23:58Vous êtes journaliste aux échos,
23:59monsieur,
23:59je crois.
24:00Alors,
24:00ça va vous plaire aux échos
24:01parce que je pense
24:01qu'effectivement,
24:02les échos sont très attentifs
24:03à juste titre à l'économie
24:05et donc,
24:06ça veut dire qu'effectivement,
24:07on propose,
24:08tout simplement,
24:09en 2032,
24:11de n'avoir plus de budget
24:13qui soit inférieur
24:13à 1% de déficit.
24:141% de déficit.
24:151% de déficit,
24:16quoi ?
24:16Parce que,
24:16justement,
24:16nous,
24:17on a l'arme nucléaire
24:17qu'il faut financer.
24:18On a…
24:19Ce n'est pas de l'austérité
24:20parce que tous les ans,
24:211% de déficit.
24:41Inutile de faire semblant.
24:43Nouvelle Jeep Compass,
24:44hybride ou électrique,
24:45à part 359 euros par mois
24:46et jusqu'à 8 ans de garantie.
24:48Jeep.
24:50Selon vous,
24:50d'où vient le lait
24:51de ces fromages à tartiner ?
24:53À droite,
24:53chez Leclerc,
24:54le lait est origine Union Européenne.
24:56Chez Auchan aussi,
24:57origine Union Européenne.
24:59Et chez U,
25:00le lait est origine France.
25:01Ça doit faire une différence
25:02au niveau du prix,
25:03ça, non ?
25:04Alors,
25:04chez U,
25:04le fromage à tartiner
25:05est à 1,84 euros.
25:07Aucune différence de prix
25:08avec Leclerc
25:09et même moins cher
25:10que celui d'Auchan.
25:11Finalement,
25:12comparer le prix,
25:12c'est bien,
25:13mais comparer l'origine
25:14des ingrédients,
25:15c'est pas mal aussi.
25:16Des valeurs fortes
25:17et des prix bas.
25:18Coopérative U.
25:25Agir, c'est bien.
25:26Réfléchir, c'est mieux.
25:27En ce moment,
25:28chez Spoticar,
25:29profitez du très grand
25:30déstockage.
25:31Jusqu'au 30 juin
25:32pour l'achat
25:32de votre véhicule d'occasion,
25:34bénéficiez d'offres personnalisées
25:35dans l'un de nos
25:361 200 points de vente.
25:37Spoticar,
25:38le leader de l'occasion.
25:40Bah alors,
25:41ça nettoie ?
25:41Oui,
25:42enfin, ça nettole.
25:43Oui,
25:44enfin, ça a désinfecté, quoi.
25:45Mais mieux que ça,
25:47ça nettole.
25:48Ça nettoie
25:49et ça désinfecte.
25:50Et là,
25:50c'est vraiment propre.
25:51Sanitol.
25:52Sanitol dans la maison.
25:53Et Sanitol,
25:54toujours au top.
25:55Le spray Sanitol
25:56est numéro 1 des ventes.
25:57Bah oui.
25:58Ne repoussez plus vos travaux
26:00pour un problème de budget.
26:01Avec Bricodepot,
26:02lancez-vous
26:03pour couper,
26:05casser,
26:06peindre,
26:07raccorder,
26:09percer.
26:10Des prix bas
26:10et du stock.
26:12Avec Bricodepot,
26:13allez,
26:14aux travaux !
26:23Sous-titrage Société Radio-Canada
26:54Sous-titrage Société Radio-Canada
27:02Retour sur le plateau du grand rendez-vous
27:04Europe 1 CNews,
27:05Les Echos.
27:05Avec une situation,
27:06ça se produit assez rarement.
27:08Mais Mathieu Boccoté,
27:09qui a quand même un cerveau supérieur
27:11à nous tous,
27:12ne comprend pas votre logique.
27:14Alors,
27:14vous allez nous expliquer,
27:16aujourd'hui,
27:18non pas de nouveau,
27:19parce qu'on ne va pas refaire
27:19les 30 minutes d'émission
27:20qu'on a faites,
27:20mais on en a été fait
27:22que la règle d'or
27:22que vous venez de nous expliquer,
27:24que personnellement,
27:24j'ai très bien compris,
27:26mais vous êtes allé la livrer
27:28sur un plateau d'argent.
27:29Je vais donc l'expliquer.
27:30Attendez,
27:31aux différents candidats
27:32à la présidentielle
27:33et la question,
27:34c'est qu'est-ce qu'ils vous ont répondu ?
27:35Est-ce qu'ils achètent
27:36votre règle d'or ?
27:37Est-ce qu'ils ne l'achètent pas ?
27:38Est-ce qu'ils vous disent
27:39le problème est ailleurs ?
27:40C'est sur le régalien ?
27:41Est-ce qu'ils vous disent
27:42ça n'est pas en faisant
27:44de la discipline budgétaire
27:45qu'on arrivera
27:46à créer de la démocratie
27:48et donc à régler
27:48le problème de régalien ?
27:49Qu'est-ce qu'ils vous répondent
27:50point par point ?
27:51Vous êtes allé voir,
27:51je crois,
27:52Jordan Bardella,
27:53par exemple.
27:54Commençons par Jordan Bardella,
27:55c'est celui qui est au plus haut
27:56dans les sondages au premier tour.
27:58Qu'est-ce qu'ils vous répondent,
27:58Jordan Bardella ?
27:59Alors, d'abord,
28:00sur le principe,
28:02comme vous avez compris,
28:03je ne désespère pas
28:05également qu'à la fin,
28:06M. Bocotet comprenne.
28:07Mais je ne comprends pas
28:07le principe de la règle d'or.
28:08Je ne comprends pas
28:09votre lecture
28:09de la situation française.
28:10Donc, je vais vous dire
28:12ce que je leur dis
28:16de les laisser dire
28:17ce qu'ils vont me dire
28:18parce que je ne suis pas,
28:18encore une fois,
28:19leur petit messager.
28:21Et il y en a qui me disent...
28:23Ils vont nous dire
28:24d'une manière globale
28:25s'ils achètent ou pas
28:26votre projet.
28:26Il y en a qui me disent...
28:27Ils vont nous dire
28:28comme à chaque fois
28:28qu'ils vont réduire les déficits
28:29et qu'ils vont se produire.
28:31Vous le savez.
28:31Ça, c'est possible.
28:32Il y en a qui me disent
28:34tu peux dire ce que je t'ai dit.
28:36Il y en a qui me disent
28:37ce qu'ils me disent.
28:38Il y en a qui me disent
28:38je le dirai moi-même.
28:40Alors, on va se limiter
28:41à ceux qui vous ont donné l'accord.
28:42Alors, ceux qui m'ont donné l'accord,
28:43par exemple, Gabriel Etal.
28:44Vous avez vu...
28:45Il me dit
28:45je suis complètement d'accord
28:46et tu peux dire
28:46que je suis d'accord.
28:48Ceux qui parlent par eux-mêmes,
28:49par exemple, regardez
28:52Édouard Philippe.
28:52Il est allé même
28:54très clairement
28:54puisqu'il a dit
28:55si je suis élu
28:56président de la République,
28:57la première chose
28:57que je ferai,
28:58c'est un référendum
28:59pour imposer la règle d'or.
29:00Donc, il a parlé.
29:01Il y en a d'autres
29:01qui disent...
29:03Effectivement,
29:03j'ai rencontré
29:04Jérôme Marandela.
29:05On ne s'en est caché
29:06ni lui ni moi
29:06puisqu'encore une fois,
29:12un certain nombre de temps
29:13sur ces questions.
29:14Je lui ai expliqué
29:15la raison pour laquelle
29:16il me semblait
29:16qu'il n'est encore une fois
29:18pas qu'une raison économique,
29:19M. Bocoté.
29:20C'est une raison politique.
29:22La raison politique...
29:23Mais je vais vraiment le dire
29:24parce que c'est très important.
29:26La raison politique,
29:27c'est qu'à partir du moment
29:27où on se met une discipline,
29:29on a deux objectifs
29:30qui sont atteints.
29:31Le premier,
29:32c'est qu'on retrouve
29:32de la compétitivité
29:33par rapport à notre pays
29:34parce que je rappelle
29:35que pour les entreprises françaises
29:36aujourd'hui,
29:37parce qu'on est un État
29:38impécunieux
29:39qui ne tient pas ses objectifs,
29:40on a une prime de risque
29:41sur la France.
29:42Je rappelle quand même
29:43excusez du peu
29:44qu'on va emprunter
29:45plus de 320 milliards d'euros
29:47cette année
29:47et qu'on paye 80 points de base
29:49de plus que l'Allemagne,
29:51ce qui fait que du coup,
29:51la France a perdu
29:52sa compétitivité
29:53pour les entreprises
29:54qui ont besoin d'emprunter
29:54par rapport aux entreprises allemandes.
29:56À partir du moment
29:56où vous faites ça,
29:57d'un seul coup,
29:58la prime de risque
29:58sur la France diminue
29:59et finalement se remet
30:01exactement au niveau
30:02de l'Allemagne.
30:02On a retrouvé la compétitivité.
30:04Ça, ils le comprennent.
30:04Deuxième élément,
30:05lorsque la France parle aujourd'hui,
30:07qu'elle parle à Bruxelles,
30:09et c'est important M. Bocoté
30:11de parler à Bruxelles
30:12parce qu'encore une fois,
30:14il faut être respecté.
30:16Eh bien, on dit quoi ?
30:17On dit à la France
30:18et je l'ai vécu
30:18lorsque j'étais ministre des Finances,
30:20vous faites d'abord le travail
30:21parce qu'aujourd'hui,
30:22vous êtes le pays
30:22qui est le plus dégradé
30:24de toute la zone euro
30:25et puis après ça,
30:26vous pouvez parler.
30:27Eh bien,
30:28et ça, effectivement,
30:29à partir du moment
30:30où on le met dans la Constitution
30:31pour nos auditeurs,
30:32pas en 2027,
30:34en 2032,
30:35mais on prend l'engagement
30:36de le faire dès maintenant
30:36avec une trajectoire,
30:38eh bien, effectivement,
30:38la France retrouve
30:39la capacité politique à parler
30:41et ça, je vais vous dire une chose.
30:42Tous ceux que je vois
30:45de M. Bardella,
30:46puisque vous l'avez cité,
30:47à M. Hollande
30:48que j'ai vu également,
30:49ils disent
30:50c'est absolument vrai
30:51et on en a besoin
30:52car on sait
30:53que la parole de la France,
30:54elle est nécessaire
30:55et attendue à Bruxelles
30:56mais aussi dans le monde
30:57et aujourd'hui,
30:58un État
30:59qui ne tient pas ses objectifs,
31:00précisément,
31:01est un État
31:01qui n'est plus attendu
31:03dans le monde
31:03et qu'on néglige
31:04et la France
31:05ne peut pas être négligée.
31:08Vous croyez
31:08qu'elle est attendue ?
31:09Et donc,
31:10on dit la même chose,
31:11c'est ce que je viens
31:11de vous dire
31:11et c'est la raison
31:12pour laquelle
31:13à un moment,
31:13effectivement,
31:14où l'Allemagne
31:15était très endettée
31:16et je l'ai bien vécu
31:17moi-même
31:17et qu'elle a fait ça,
31:19eh bien,
31:19effectivement,
31:19sa parole a été
31:20plus attendue.
31:20Je suis moi
31:21pour me battre
31:22pour que notre pays
31:24retrouve la parole
31:25qui doit être la sienne
31:26et je vous le dis
31:27mais encore une fois,
31:28c'est mon expérience,
31:29vous pouvez la critiquer
31:30et je sais
31:31qu'aujourd'hui,
31:31ce qui doit faire
31:32la différence
31:33entre nos hommes
31:33et nos femmes politiques,
31:35c'est ceux
31:35qui vont encore
31:35faire des promesses
31:36qui ne seront pas financées
31:37et qui ne seront pas
31:38finançables,
31:39qui ne seront pas réalisables
31:39et ceux qui vont
31:41précisément dire
31:42on va se focaliser
31:43sur notre capacité
31:45à les tenir.
31:46Eh bien,
31:46voilà,
31:47si on réussit à ça,
31:48si on réussit à ça,
31:50oui,
31:50je pense qu'aujourd'hui...
31:51Vous pensez qu'on peut
31:51gagner une élection
31:52l'année prochaine
31:53du candidat
31:54en disant
31:55on va réduire les déficits,
31:56on va couper dans les dépenses,
31:57on va augmenter les impôts ?
31:58Je ne sais pas monsieur,
32:01mais ce que je sais,
32:03c'est qu'aujourd'hui,
32:04les Français,
32:05j'allais dire enfin,
32:06quand on les interroge,
32:08y compris les jeunes
32:08par parenthèse,
32:11ils ont désormais
32:12une inquiétude légitime
32:13sur la situation
32:14d'endettement
32:15qui est un endettement
32:16qu'on ne peut plus contrôler
32:17et qui les concerne
32:18en premier chef.
32:19Donc voilà,
32:19et cette solution,
32:20effectivement,
32:21elle n'est pas du tout
32:22antidémocratique
32:23parce qu'à partir du moment
32:24où on se fixe,
32:26encore une fois,
32:26un cadre
32:27où on va pouvoir dépenser
32:28tous les ans,
32:29quand même,
32:29je le dis pour nos auditeurs,
32:30ce n'est pas l'austérité,
32:31entre 80 et 100 milliards de plus
32:32tous les ans,
32:33ce n'est pas rien quand même,
32:34c'est ce que je propose,
32:35que ce serait là,
32:35eh bien la démocratie
32:36pourra s'exprimer.
32:37Certains vous diront,
32:38moi je veux payer moins
32:39pour l'immigration,
32:40je veux payer moins pour l'Europe,
32:41d'autres vous diront,
32:42moi je veux augmenter les impôts,
32:43les troisièmes vous diront,
32:44moi je veux les baisser.
32:46Très bien,
32:47mais tout ça se fera
32:47dans un cadre
32:48et ce cadre,
32:49c'est ce dont la France a besoin
32:51parce que ça s'appelle,
32:57la France a besoin de discipline.
32:59La discipline est une chose,
33:00ensuite,
33:00je me permets d'y revenir
33:01parce que,
33:02puisqu'ils ont peut-être
33:02des accords de compréhension,
33:04il y a,
33:05par exemple,
33:06d'un côté de l'ERN,
33:06il y a le bloc central
33:07qui a sa petite responsabilité
33:08aussi dans l'endettement
33:09de la France.
33:10Il y a tout le monde.
33:11D'accord,
33:11mais bon,
33:12ceux-là qui...
33:13Peut-être pas l'ERN
33:13parce qu'ils n'ont pas été
33:14aux affaires.
33:15Pardon,
33:16mais l'ERN,
33:16quand il s'est agi,
33:17encore une fois,
33:18de faire des propositions
33:19pour les législatives,
33:21c'est l'un de ceux
33:21qui ont proposé
33:22le plus de dépenses.
33:22Je ferme la part en charge.
33:23Et vous le savez.
33:25Vous avez trois projets politiques
33:26fondamentalement contrastés
33:27en France.
33:27La gauche,
33:28plus ou moins radical,
33:29le bloc central,
33:29national.
33:30Vous êtes conscients
33:31que ces gens-là
33:32ne veulent pas exécuter
33:33la même chose,
33:34qu'ils n'ont pas
33:34le même diagnostic
33:35sur le pays.
33:36Donc, évidemment,
33:36tout le monde va dire
33:37qu'il veut des finances
33:38à l'équilibre.
33:39Ça va de soi.
33:40Tout le monde veut resserrer
33:41la folie budgétaire.
33:42Ça va de soi.
33:43Mais en dernière essence,
33:43vous croyez que ça,
33:44c'est l'essentiel
33:44du propos par un politique ?
33:50Oui,
33:51Ce que je dis simplement,
33:52c'est que pour que
33:52ceux qui vont arriver
33:54au pouvoir,
33:54celles ou celui
33:55qui va arriver au pouvoir,
33:55puissent exécuter
33:56la vision qu'il leur a proposée
33:58aux Français
33:59et qu'ils l'auront soutenue,
34:00il faudra un cadre.
34:01Sans ça,
34:01il ne pourra pas l'exécuter.
34:02Sans ça,
34:03on aura de nouveau
34:04exactement ce qui se passe
34:05aujourd'hui à l'Assemblée.
34:06Croyez-moi,
34:07le temps béni
34:08de la Ve République
34:09où on avait un alignement
34:10à l'identique
34:11entre le vote
34:12du Président de la République
34:13et ensuite
34:14l'Assemblée nationale,
34:15pour moi,
34:15c'est mon sentiment,
34:16c'est fini.
34:16Donc,
34:17on aura,
34:18on aura,
34:19je ne crois pas,
34:22je suis de ceux
34:23qui pensent
34:24qu'on est vraiment
34:24dans une fragmentation
34:25de la classe politique
34:26en France et dans le monde,
34:27quel que soit le vainqueur
34:28et que donc,
34:29il faut qu'on se prépare
34:30à cette discipline
34:31et au sein de la discipline,
34:32Monsieur Bocoté,
34:33chacun fera ce qu'il fait,
34:35ce qu'il aura à faire,
34:36mais il aura la capacité
34:37de le faire.
34:37J'essaie tout simplement,
34:39modestement,
34:40de donner à celle
34:41ou celui
34:41qui sera au pouvoir
34:43d'avoir la capacité
34:45de tenir leur objectif
34:46et c'est comme ça
34:46qu'on rehausse
34:47la démocratie
34:48et non pas
34:49qu'on la rabaisse.
34:49J'en parlais en titre,
34:50c'est un sujet
34:51sur lequel il faut s'attarder
34:53puisque même
34:53le pape Léon
34:54en parle.
34:55L'intelligence artificielle
34:57est devenue
34:57hautement stratégique,
34:58anthropique
34:59et valorisée
34:59à 1000 milliards de dollars,
35:01c'est devant OpenAI.
35:03Le fait que le Saint-Père
35:05lui-même
35:05s'en inquiète
35:06dans l'encyclique,
35:07c'est un signe ?
35:08signe pour l'auteur
35:10de Vatican III,
35:12comme vous savez,
35:13vous avez anticipé ça,
35:14imaginé ça
35:14il y a quelques décennies
35:15déjà,
35:16c'est effectivement...
35:16Vous auriez dû être canonisé,
35:18pour un protestant,
35:19c'est difficile.
35:20Oui, je sais.
35:21Je suis de ceux
35:22qui s'en réjouissent,
35:23évidemment.
35:24Et je m'en réjouis
35:25pourquoi ?
35:26Je m'en réjouis
35:26parce qu'effectivement,
35:28cette évolution,
35:29et je dis bien évolution,
35:30pour moi,
35:30c'est une évolution
35:31plus qu'une révolution
35:31de l'intelligence artificielle
35:32qui va nous permettre
35:33d'utiliser tout,
35:34pas trois mois
35:34de l'information
35:35informationnelle
35:35qu'on a généré
35:36depuis maintenant
35:37plus d'un quart de siècle,
35:38aller chercher par rapport
35:39à des situations
35:39auxquelles on est confronté,
35:41donc des situations identiques,
35:42de l'expérience
35:43qu'on a accumulée,
35:44modélisée à travers
35:45des modèles
35:46et de la puissance de calcul,
35:47des réponses
35:47aux questions qu'on se pose,
35:48c'est une évolution,
35:49on va utiliser tout ce savoir.
35:51Et effectivement,
35:52il y a la façon
35:52de l'utiliser...
35:53Il y a pic mon job.
35:54Et évidemment,
35:55il y a la façon
35:56de l'utiliser.
35:56Moi, je suis de ceux
35:57qui pensent que
35:59cette évolution,
36:00elle va changer
36:00une chose
36:01dans notre façon de vivre,
36:03notamment à l'école,
36:05mais pas que,
36:06notamment dans les entreprises,
36:07mais aussi pour notre démocratie.
36:09Et c'est la raison
36:09pour laquelle
36:10j'ai porté
36:12un acte
36:13qu'on a appelé
36:14l'AI Act,
36:15donc une régulation
36:17de l'intelligence artificielle
36:18très sobre,
36:20très modeste,
36:20en disant
36:20il y a un certain nombre
36:21de risques,
36:22il faut juste qu'on prenne
36:23des positions sur ces risques.
36:24Et c'est ce qu'on a fait.
36:25Et donc,
36:25je me réjouis vraiment
36:26que le Saint-Père,
36:28à un moment
36:29où précisément
36:30on voit que le monde,
36:31il est en train
36:32de se partager
36:34entre ceux
36:34qui possèdent
36:36ces entreprises.
36:37Ils sont une petite poignée.
36:39Et aujourd'hui,
36:40– Vous avez vu ce qui s'est passé,
36:41c'est Samsung ?
36:43– Pas tous américains,
36:44ce n'est pas vrai.
36:44– Vous avez vu ce qui s'est passé,
36:45c'est Samsung,
36:45avec les crimes
36:46qu'ont eu les salariés.
36:47– Ce n'est pas tous américains.
36:48– Ils menaçaient
36:49de ne plus faire les...
36:49– Oui, mais là,
36:50on est un fois
36:51dans leur douleur.
36:52– Mais il y a quelques exceptions près,
36:53je pense à Misra,
36:54à part quelques champions européens,
36:57ce ne sont que
36:57des entreprises étrangères.
36:58– Non, mais attendez,
37:01il y a trois choses
37:03dans l'intelligence artificielle,
37:04on va essayer
37:04de mettre les choses...
37:06– Un peu plus.
37:06– Il y a trois éléments fondamentaux,
37:08me semble-t-il,
37:08les données,
37:09et l'Europe dispose
37:10d'un patrimoine de données
37:11absolument considérable,
37:12que ce soit dans le domaine
37:13de la santé,
37:13parce que nos systèmes de santé
37:14les ont générés,
37:16que ce soit dans le système industriel,
37:17parce qu'on a encore
37:17une plateforme industrielle
37:18qui est beaucoup plus importante
37:19que celle des États-Unis,
37:20donc on a stocké
37:21ces informations,
37:21qui sont donc
37:22très valorisables
37:23et très valorisantes.
37:24Il y a ensuite effectivement
37:25les data centers
37:26où on stocke ces données,
37:27donc voilà,
37:28là ce n'est pas très compliqué,
37:29je suis ingénieur,
37:30je dis que ce n'est pas
37:30de la rocket science,
37:31c'est-à-dire que ce n'est pas
37:32de la science vraiment dure,
37:34je vis de faire
37:34ces investissements,
37:35je sais qu'ils sont annoncés,
37:36on a pris un peu de retard,
37:37mais on va les faire
37:38pour stocker nos données,
37:39parce que je crois
37:40à la nécessité
37:40d'avoir des données souveraines.
37:41– On ne sera jamais au niveau
37:41d'entropie,
37:42ou jamais au niveau
37:43des Chinois et des Coréens.
37:44– Mais attendez,
37:44attendez,
37:45encore une fois,
37:45il s'agit encore une fois
37:54vous avez effectivement
37:55les modèles,
37:56bon les modèles,
37:57vous avez deux types de modèles,
37:58vous avez ceux qui sont fermés,
37:59ceux qui sont ouverts,
37:59et de plus en plus
38:00on a des modèles ouverts,
38:01et je vais parler de la Chine,
38:02la Chine n'a que des modèles ouverts,
38:03et il faut dire une seconde
38:05ce qui se passe en Chine.
38:05Et puis vous avez enfin
38:06l'intelligence qu'il y a derrière,
38:08c'est-à-dire effectivement
38:09les mettre en œuvre,
38:10et là on n'est pas du tout
38:11les derniers de la classe,
38:12croyez-moi,
38:12du reste,
38:13beaucoup de ceux
38:13qui sont à la base
38:14de ces modèles
38:15viennent d'Europe.
38:16La puissance de calcul
38:16est nécessaire
38:17pour aller les rechercher,
38:18donc on sait exactement
38:19ce qu'il y a à faire.
38:20Ce que je veux dire aujourd'hui,
38:21c'est qu'on n'est pas foncièrement
38:23en retard,
38:24bien sûr qu'on est en retard
38:25par rapport au stockage
38:26de données,
38:26c'est évident,
38:27on est en retard
38:27par rapport au modèle,
38:28c'est évident,
38:30mais ceux qui vont...
38:31C'est absolument pas perdu.
38:33Il y a les Japonais
38:33qui investissent
38:34dans une série de France.
38:36Oui, bien entendu,
38:37il va l'annoncer demain,
38:38il va l'annoncer demain,
38:38du reste,
38:40le président de Softbank,
38:41le président de Softbank,
38:42bien sûr,
38:43et puis vous avez,
38:43et ça c'est très intéressant,
38:44vous avez le modèle chinois.
38:45Le modèle chinois,
38:46c'est un modèle,
38:47encore une fois,
38:47qui est ouvert,
38:48ils ne sont pas du tout
38:49les derniers de la classe,
38:49ils sont exactement
38:50les secondes,
38:51ils sont très proches
38:52aux Etats-Unis.
38:53Et donc il est gratuit.
38:54Et financé du reste,
38:55on le sait,
38:55en partie par le gouvernement chinois.
38:57Vous avez d'un côté
38:57un modèle,
38:58aujourd'hui,
38:59qui est essentiellement,
39:00donc vous l'avez rappelé
39:00à juste titre américain,
39:02à coût de milliards de milliards,
39:04c'est des montants considérables
39:05qui sont investis
39:06dans ces data centers,
39:06on ne sait pas trop
39:07comment la rentabilité
39:08va venir.
39:08Et comme à un moment,
39:09les marchés du reste aujourd'hui,
39:11les marchés sont hauts
39:12parce qu'on estime
39:13qu'il y aura beaucoup de rentrées,
39:14il va falloir faire payer.
39:15Donc d'un côté,
39:16vous avez un modèle
39:16d'intelligence artificielle payant,
39:18le modèle américain,
39:19il va par nécessité,
39:20et de l'autre côté,
39:20le chinois qui se prépare
39:22à être gratuit.
39:23Donc voilà,
39:24nous il faut qu'on ait
39:25conscience de ça,
39:26je l'annonce ce matin
39:26à votre micro,
39:27et il faut précisément
39:28que dans ces deux extrêmes,
39:30on trouve notre voie.
39:31C'est ce que je propose.
39:32Thierry Breton
39:32est l'invité du Grand Rendez-vous.
39:33A tout de suite
39:34pour la dernière partie.
39:54Ce qu'il vous faut en ce moment,
39:56c'est faire des économies
39:57de carburant.
39:58Dacia Bixter hybride,
39:59jusqu'à 40% d'économies
40:00de carburant
40:00et 950 km d'autonomie
40:02sans faire le plein.
40:05Passez à l'hybride
40:05avec Dacia Bixter
40:06à partir de 29 990 euros,
40:08portes ouvertes
40:09du 11 au 15 juin.
40:12Et puis connaître
40:13copain, copain,
40:15comme les deux joints
40:16de la main,
40:18nous nous rencontrons
40:19d'une autre main,
40:20et alors,
40:21il a vu la glace.
40:22Il a vu la petite eau.
40:23Et je crois
40:24que nous irions bien,
40:26toujours joyeux,
40:27toujours un,
40:28en chantant
40:29ce petit refrain,
40:31jusqu'à la cour d'un.
40:32Tu vois,
40:33dans la vie,
40:33c'est ça qui est bien.
40:34Ça qui m'appartient
40:36est aussi bien
40:37à toi,
40:39mais tu sais très bien
40:41que je n'ai pas...
40:58100% hybride,
40:59100% fun.
41:01Nouvelle Toyota Ego Cross hybride.
41:03C'est le bon moment
41:04pour faire des économies
41:05avec les hybrides
41:06qui consomment
41:06le moins d'y marcher.
41:07Pendant les reprises boostées,
41:09profitez d'offres exceptionnelles
41:10pour passer à l'hybride Toyota.
41:13Des jolies petites bouées
41:14à 2,99€,
41:15un poncho à 6,99€,
41:18un vase passoire,
41:19non mais enfin...
41:20Un matelas gonflable
41:21à 9,95€,
41:23un seau pour faire
41:24des Giffy de plage.
41:25Ah oui,
41:25excellente idée,
41:26on pourrait le faire.
41:26Ah oui.
41:27Chez Giffy,
41:28vous n'avez pas fini
41:29d'avoir des petits prix
41:29et des surprises.
41:30Giffy,
41:31des idées de génie.
41:50Dernière partie
41:51du Grand Rendez-vous
41:52avec Thierry Breton,
41:54ancien commissaire européen
41:55en marché intérieur
41:55et ancien ministre
41:56des Finances et de l'économie.
41:58On parlait,
41:58on a commencé
41:58cette émission
41:59par la jeunesse.
42:00Alors,
42:01la jeunesse
42:01qui se réjouit
42:03de la victoire du PSG,
42:05nous aussi,
42:05même si on est
42:06un petit peu moins jeunes.
42:07Il y a la jeunesse
42:08qui casse
42:09et puis il y a la jeunesse
42:10qui travaille.
42:10Et la jeunesse
42:11qui travaille,
42:11elle sort des écoles
42:12et qu'est-ce qui se passe ?
42:14En fait,
42:15il y a tout un pan
42:16qui maintenant
42:17va être géré
42:18par l'intelligence artificielle.
42:20Donc en fait,
42:20cette jeunesse-là,
42:21elle va être formée,
42:23elle va devoir se réinventer.
42:25Mais vous avez raison
42:25et c'est aussi
42:26l'un des soucis,
42:28l'un des thèmes
42:28de préoccupation,
42:29de préoccupation majeure
42:30dans tous nos pays,
42:31aux Etats-Unis,
42:33en Europe,
42:34mais aussi en Chine,
42:35où je rappelle
42:35qu'il y a quand même
42:3722% de chômage
42:38des jeunes diplômés
42:39en Chine.
42:40Parce qu'effectivement,
42:41toute cette jeunesse,
42:42alors on parle maintenant
42:43d'une jeunesse
42:43qui est une jeunesse,
42:44disons,
42:45il y a tout dans la jeunesse.
42:46Évidemment,
42:47il faut qu'il y ait
42:47tout à y avoir.
42:48Mais la jeunesse
42:49qui a des masters,
42:51qui a fait des études supérieures,
42:54généralement,
42:55pour beaucoup d'entre eux,
42:56leur premier travail,
42:57c'était de rentrer
42:58dans des entreprises
42:59et on leur faisait faire
43:00un travail de synthèse.
43:00Ce qu'on appelait le stage d'autocopie
43:01dans les années 90.
43:02Pas que ça,
43:02parce qu'il fallait faire des synthèses,
43:03il fallait aller chercher
43:04des informations.
43:05Mais aujourd'hui,
43:06il y a Claude,
43:06il y a plein de choses.
43:07Il rentrait dans la compréhension
43:08de l'entreprise
43:08par rapport à ses travaux,
43:09qui sont des travaux techniques,
43:11des travaux,
43:12on va dire,
43:13de petites mains,
43:13mais de petites mains
43:14intelligentes et éclairées.
43:16Et tout ça,
43:16aujourd'hui,
43:16est balayé par l'intelligence artificielle.
43:18Et on voit donc,
43:19à juste titre,
43:20d'abord,
43:21des questions
43:21qui se posent.
43:28Est-ce que, finalement,
43:29notre système éducatif,
43:30aujourd'hui,
43:31est adapté à ça ?
43:33Personnellement,
43:33je ne le crois pas.
43:34Je crois qu'il faut vraiment
43:35qu'on en discute.
43:35Mais justement,
43:36de ce point de vue,
43:37et tous mes amis qui enseignent,
43:39du primaire au secondaire
43:40à l'université,
43:41me disent tous la même chose.
43:42Il n'est plus possible,
43:43avec Claude,
43:44chat de GPT,
43:44tout ça,
43:45de faire faire des travaux
43:46à la maison.
43:46Premièrement,
43:47parce que les élèves
43:47font faire le truc
43:48ou les étudiants
43:49par l'intelligence artificielle.
43:50Premier point.
43:51Deuxième point,
43:52peut-être plus important,
43:53il n'y a plus de honte
43:54chez le jeune homme
43:55ou chez la jeune femme
43:55à l'idée de demander
43:56à une machine
43:57d'écrire un texte à sa place.
43:58Donc,
43:58une forme de renoncement
43:59à la liberté créatrice,
44:00à la liberté intellectuelle.
44:01Est-ce que vous n'avez pas
44:02l'impression,
44:02la crainte,
44:03que la grande majorité,
44:04il y a une forme
44:04d'effondrement culturel
44:06qui sera provoquée
44:07par ces cerveaux-prothèses
44:08qui remplacera le cerveau humain ?
44:10Mais vous savez,
44:10c'est intéressant
44:11parce que ce que vous dites,
44:12parce que c'est précisément
44:12au cœur du sujet.
44:14Aujourd'hui,
44:14l'intelligence artificielle,
44:15ça ne doit pas remplacer
44:17totalement,
44:18effectivement,
44:18ce qu'on fait,
44:20vous disiez par un exposé
44:21ou quoi que ce soit,
44:22c'est à vous
44:22d'être au fond
44:24l'organisateur,
44:25l'architecte,
44:26le chef d'orchestre
44:28de ce que tous
44:29ces outils informationnels
44:30vous permettent
44:31d'avoir à votre disposition
44:32pour avoir une réponse
44:34qui soit votre réponse.
44:35Et ça,
44:35c'est un changement
44:36de paradigme total.
44:38Cet apprentissage-là,
44:39il va falloir le faire
44:40pour pouvoir précisément
44:42non pas être l'esclave
44:43de la machine
44:44et des systèmes d'information,
44:46mais être au contraire
44:46le chef.
44:47Eh bien,
44:47vous voyez,
44:48il y a un changement
44:48de paradigme.
44:49Vous y croyez ?
44:49Donc enseigner à l'école
44:51à l'utilisation de l'IA,
44:53par exemple.
44:53Lorsque j'enseignais moi-même,
44:54j'enseignais dans différentes
44:56universités,
44:57y compris aux Etats-Unis,
44:58j'enseignais à mes étudiants,
45:00c'était à Harvard,
45:01à Harvard Business School,
45:02qu'est-ce qu'on prenait ?
45:03On prenait un cas
45:04et on leur demandait,
45:06déjà,
45:06c'est un enseignement
45:07scolastique,
45:08on leur demandait,
45:09je leur demandais
45:09de se mettre à la place,
45:11d'utiliser tout ce qu'ils
45:12pouvaient trouver
45:12pour répondre à une question donnée.
45:14Donc cette méthodologie-là,
45:16il faut maintenant
45:16l'élargir
45:17à l'espace informationnel,
45:19c'est-à-dire,
45:19voilà,
45:20vous avez un problème donné.
45:21Il y a l'espace éducatif aussi ?
45:22Est-ce qu'il y a l'école ?
45:23Bien entendu,
45:23à l'école,
45:25monsieur,
45:25ça veut dire quoi ?
45:26Il faut continuer à apprendre,
45:28à compter,
45:29à écrire,
45:30à lire,
45:30bien entendu,
45:31à respecter aussi,
45:33c'est l'éducation civique,
45:34mais il faut aussi apprendre
45:35à choisir,
45:36apprendre à choisir
45:37de façon éclairée
45:38dans cet espace d'information
45:39où on a toute la disponibilité
45:41pour éviter que ce soit d'autres
45:43qui choisissent pour vous.
45:44Vous faisiez référence tout à l'heure
45:45à TikTok,
45:46cette civilisation,
45:47cette génération.
45:47Vous savez,
45:48je commence à le voir,
45:49ils en reviennent,
45:50bien sûr,
45:51les modèles qui ont été
45:52du reste initiés
45:53par les Chinois,
45:53TikTok,
45:54très court,
45:55ces pastilles,
45:56évidemment,
45:57ça a généré,
45:58je dirais,
45:59une réaction
45:59de toute une génération.
46:01Mais on en revient,
46:02on en revient
46:03parce qu'on veut être
46:03l'acteur
46:04de son propre espace
46:05informationnel,
46:05c'est ça qu'il faut apprendre,
46:06apprendre à choisir.
46:08Vous n'avez pas l'impression
46:09que ça va faire de l'homme cultivé
46:09tout simplement ?
46:10Non,
46:10l'homme cultivé,
46:11il fait encore une fois
46:12référence pour pouvoir
46:13apprendre à choisir.
46:14Moi,
46:14je suis de ceux
46:15qui pensent
46:15qu'il faut avoir
46:16des références historiques,
46:17géographiques,
46:18culturelles,
46:18pour pouvoir précisément
46:20apprendre à choisir vite
46:22et en fonction
46:22de ce que l'on recherche
46:23soi-même,
46:24de là où on a
46:24une adhésion
46:25avec son propre sentiment,
46:27avec ce que l'on est.
46:27Vous auriez du plaisir
46:28à lire un livre
46:28qui a été écrit
46:29en intelligence artificielle
46:30par Tchad GPT ?
46:31Mais à partir du moment
46:31où il a été écrit,
46:32à partir du moment
46:37où il a été écrit
46:38avec lui
46:38qui en a été
46:39l'architecte
46:40et qui a voulu
46:41avoir des réponses
46:42par bloc
46:43qui concernent
46:44là où il voulait aller,
46:46bien sûr.
46:46Ce que je vous dis
46:48ce matin,
46:49c'est que vous avez
46:50deux types de postures,
46:51soit c'est l'intelligence
46:52artificielle
46:53qui décide pour vous,
46:54soit c'est vous
46:54qui décidez
46:55en vous écrivant
46:56sur l'intelligence artificielle.
46:57Et c'est dans ce sens
46:57où le pape
46:58remet dans son encyclique
47:01Magnifita Humanitas,
47:02l'homme au centre de tout.
47:03Et le risque qu'on a,
47:05c'est que si jamais
47:06on est uniquement
47:07dépendant
47:07de GAFA américain,
47:09on soit inondé
47:10par le chewing-gum facile
47:12ou par le coca light
47:14ou pas.
47:15Vous nous disiez précisément
47:16qu'on va être plutôt
47:16envahi par l'intelligence
47:17artificielle chinoise
47:18parce que tout le monde
47:19va se précipiter
47:19sur l'IA gratuite
47:20et non pas la payante
47:23qui sera proposée
47:24par les Américains.
47:25Je vous dis
47:25parce que c'est encore une fois
47:27mon rôle
47:27par rapport à la connaissance
47:28que j'ai eue
47:29de ces systèmes
47:30et de ce monde
47:31puisque c'était encore une fois
47:32mon travail.
47:33Je vous dis simplement
47:33que voilà les tendances
47:34qui sont devant nous.
47:35Et bien à partir du moment
47:36où ces tendances sont là
47:37et où on les voit
47:38elle cherche pour nous
47:39d'y répondre en Europe
47:41parce qu'on ne pourrait
47:41y répondre qu'au niveau européen.
47:43Oui et justement
47:44la réponse européenne
47:44pour le moment
47:45on la voit difficilement.
47:46Elle a tout ce qu'il faut
47:48pour réagir
47:49je suis bien placé
47:49pour le savoir
47:50elle a tout ce qu'il faut
47:51pour réagir
47:52mais encore une fois
47:53il est absolument indispensable
47:55que là encore
47:55elle utilise les outils
47:57qui sont à sa disposition
47:57et qui ont été voulus
47:59par nos co-législateurs.
48:00Je rappelle quand même
48:01que 90% des députés européens
48:03qui représentent l'ensemble
48:04de la population européenne
48:05ont voté pour ces textes
48:07et bien il faut qu'elle les exerce
48:09elle exerce ce pouvoir
48:10et si elle ne l'exerce pas
48:11alors c'est de la
48:13vassalité à terme
48:14et on le voit précisément
48:15avec le risque
48:16soit du côté américain
48:18soit du côté chinois.
48:19Il y en a en tout cas
48:20puisque vous parliez
48:20de personnes
48:21qui aimaient se mettre en avant
48:23c'est Donald Trump
48:24qui encore ce matin
48:25on l'a vu tout à l'heure
48:26dans le flash d'information
48:28affirme que les Iraniens
48:30sont prêts à lâcher
48:31l'arme nucléaire
48:32où est-ce qu'on en est
48:33dans ce conflit
48:34qui est
48:35quel est votre regard là-dessus
48:36dans ce conflit
48:37qui est tentaculaire
48:38qui n'en finit pas
48:40je remarque aussi
48:40que Charles de Gaulle
48:41est arrivé en mer d'Arabie
48:42Charles de Gaulle
48:43c'est une escadre
48:44je le rappelle
48:44donc ça veut dire
48:45qu'il y a deux ou trois
48:46frégates autour
48:47un peu plus
48:47un peu plus sans doute
48:49et il y a peut-être
48:50des bâtiments étrangers
48:50qui sont allés le rejoindre
48:52il y a au moins
48:53un sous-marin nucléaire
48:54qui n'est pas très loin
48:55toujours avec le porte-avions
48:58c'est ce que j'appelle
49:02et comment est-ce que
49:03vous voyez tout ça ?
49:03Alors plusieurs questions
49:05et je vais essayer
49:05de répondre très rapidement
49:06d'abord
49:07on peut
49:07parce que personne
49:08ne peut répondre
49:10à la première
49:10on ne sait pas
49:11ce qui se passe
49:14dans la maison blanche
49:16on est prévenu
49:17quand on y rentre
49:17on est prévenu
49:18quand on y sort
49:18mais pour l'instant
49:19on n'a pas vu de fumée blanche
49:20pour reprendre la métaphore
49:21de tout à l'heure
49:22donc très bien
49:23il n'y a pas de fumée blanche
49:25enfin très bien
49:25non pas très bien
49:26parce que j'estime
49:27qu'il faudrait maintenant
49:28il est nécessaire
49:28quand je dis j'estime
49:29il n'y a pas que moi
49:30il y a évidemment
49:30l'impact que tout ceci a aujourd'hui
49:32y compris sur l'économie mondiale
49:33y compris sur l'économie mondiale
49:36y compris sur l'économie européenne
49:37y compris sur l'économie française
49:38et y compris évidemment
49:39et j'aurais dû commencer par ça
49:41sur nos compatriotes
49:42et ils le voient tous les jours
49:44avec le prix de l'essence
49:45à la pompe
49:46mais aussi
49:47le niveau de l'inflation
49:48qui augmente
49:48mais aussi
49:49les taux d'intérêt
49:50qui augmentent
49:50etc.
49:51donc il faut évidemment
49:52espérer
49:53qu'on trouve un accord
49:54par parenthèse
49:54on a oublié
49:55tous les buts de guerre
49:56je rappelle que
49:57le changement de régime
49:58etc.
49:58les iraniens
49:59et là c'est la variable
50:01d'ajustement
50:02je le dis
50:02avec énormément
50:03de tristesse
50:04pour ce peuple
50:05qui souffre
50:05enfin c'est incroyable
50:06c'est un peuple martyr
50:07donc martyr
50:08depuis 47 ans
50:09et je continue
50:10bon
50:10donc ça on le met de côté
50:12maintenant on en est où
50:12on veut réouvrir
50:13le détroit d'Hormuz
50:14c'est-à-dire revenir
50:15au statut quo hanté
50:16et on veut effectivement
50:17que l'Iran
50:18à juste titre
50:19ne dispose pas
50:20de l'arme nucléaire
50:20on parle de la bomba
50:21bon
50:22donc là
50:22ben voilà
50:23on sent qu'on est prêt
50:25et pourquoi on sent
50:25qu'on est prêt
50:26et je voudrais le dire
50:27ce matin à votre micro
50:28parce que derrière
50:29il y a un nouvel acteur
50:31qui au fond
50:31regarde ça
50:32de façon clinique
50:34et qui joue un rôle
50:36de plus en plus important
50:36y compris l'habilité
50:37qui le croit
50:37la Chine
50:38la Chine aujourd'hui
50:40il ne faut jamais l'oublier
50:40que la Chine
50:41rend possible aujourd'hui
50:42la défense iranienne
50:44la Chine fournit
50:45la Chine fournit
50:47la Chine fournit évidemment
50:48tout ce dont l'Iran a besoin
50:49pour se défendre
50:50en particulier
50:51les moyens de propulsion
50:52de ses missiles
50:53en particulier
50:55la constellation Baidu
50:57qui va permettre
50:57donc qui est l'équivalent
50:58du GPS
50:59qui va permettre
50:59à ses missiles
51:00d'être très précis
51:00donc aujourd'hui
51:01la Chine joue un rôle
51:03très important
51:03et après la visite
51:05à laquelle on a assisté
51:07et Donald Trump
51:08chez Xi Jinping
51:09et Vladimir Poutine
51:10trois jours après
51:11il est incontestable
51:12que la Chine
51:13qui a besoin de s'habiter
51:14pour vendre ses excédents
51:15et d'abord une économie
51:16mondiale
51:17qui tient à peu près la route
51:18la Chine maintenant
51:19a envie que tout ceci
51:20retrouve sa normalité
51:21elle a besoin aussi
51:22de l'ouverture
51:22du détroit d'Hormuz
51:23pour son propre métro
51:2480% je vous rappelle
51:25elle profite aussi
51:26de l'affaiblissement
51:27des Etats-Unis
51:27oui mais ça y est
51:29c'est fait
51:29parce que malheureusement
51:30je suis le premier
51:31puisque j'aime ce pays
51:31et donc la France
51:32dans tout ça
51:32avec son porte-avion
51:33et donc aujourd'hui
51:34il faut espérer
51:34effectivement qu'on trouve
51:35cet accord
51:35à travers la France
51:37c'est l'Europe
51:38parce que ce que vous venez
51:39de décrire
51:39c'est qu'effectivement
51:39on est le seul pays
51:40en Europe européen
51:41à avoir un porte-avion
51:43et les sous-marins
51:44qui l'accompagnent
51:45y compris les sous-marins
51:46à propulsion nucléaire
51:47donc la France
51:48évidemment
51:49puisque je rappelle quand même
51:51que l'Europe a été attaquée
51:52on se souvient
51:52qu'il y a eu des missiles
51:53qui sont tombés quand même
51:54sur Chypre etc
51:54donc la France
51:55a mobilisé
51:56à juste titre
51:57donc son porte-avion
51:59avec l'escadre qui va derrière
52:00et donc je rappelle
52:01que c'est une escadre européenne
52:02et pas qu'une escadre française
52:03pourquoi ?
52:04parce qu'on va rentrer
52:05dans une phase
52:06qui va être maintenant diplomatique
52:08alors je ne sais pas
52:08si ce sera ce soir
52:09si ce sera dans deux jours
52:10dans cinq jours
52:11les marchés
52:12on voit
52:12se tiennent plutôt bien
52:13c'est-à-dire que les marchés
52:14estiment eux
52:15qu'on devrait être
52:16au bout du tunnel
52:17je l'espère
52:17mais derrière
52:18on va rentrer dans une phase
52:19qui va être plus diplomatique
52:20et là il est indispensable
52:22que l'Europe se fasse entendre
52:24on ne peut pas laisser
52:25ce qui se passe aujourd'hui
52:26au Proche-Orient
52:27uniquement dans la main
52:28des Américains
52:28qui vont s'en désintéresser
52:30on le sait
52:31dans la main des Chinois
52:32qui arrivent
52:33on le voit
52:33et dans la main des Iraniens
52:35qui quoi qu'on en dise
52:36resteront dangereux
52:37il est indispensable
52:38que l'Europe
52:39rejoue son rôle
52:40et son rôle diplomatique
52:41la diplomatie
52:42c'est aussi la puissance
52:43c'est le message
52:44qu'on a envoyé
52:45C'est l'heure de Mme von der Leyen ?
52:46Non Mme von der Leyen
52:47n'a rien à voir avec la défense
52:48je le rappelle
52:48c'est uniquement
52:50les Etats membres
52:51ça va vous faire plaisir
52:51M. Bocoté
52:52c'est la souveraineté
52:53des Etats membres
52:54la Commission
52:55elle n'a pas de pouvoir
52:57régalien sur la défense
52:58et je ne pense pas
52:59que ce soit ça qu'elle l'est
53:00Un mot de Thierry Breton
53:00Edgar Morin
53:01nous a quitté
53:02à l'âge de 104 ans
53:03qu'est-ce qu'il a représenté
53:04pour vous ?
53:04Edgar Morin
53:05c'est un siècle
53:05c'est un grand humaniste
53:08alors on peut partager
53:10ou pas partager ses idées
53:12mais c'est un grand humaniste
53:13il a le regard du siècle
53:14et au fond
53:16c'est un sociologue
53:17à une époque
53:18là encore une fois
53:18où on l'a peut-être oublié
53:19mais c'est quasiment
53:20un autodidacte
53:21qui a fait une immense carrière
53:22une immense carrière
53:23et littéraire
53:24et au CNRS
53:25voilà
53:26j'ai envie de dire
53:28j'aimais beaucoup
53:30Edgar Morin
53:31plutôt dans cette deuxième période
53:34et pas à la fin de sa vie
53:35il a écrit aussi beaucoup
53:36sur la mort
53:37j'ai envie de dire
53:38j'ai envie de dire
53:39qu'il est parti joyeux
53:41Merci
53:42Thierry Breton
53:42l'invite grand
53:43rendez-vous Europe 1
53:44CNews Les Echos
53:45très bonne journée
53:46sur nos deux antennes
53:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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