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Pierre de Vilno reçoit Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à la présidentielle, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et merci d'être fitels au Grand Rendez-vous Europe 1 C News, les échos.
00:05Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
00:06Bonjour Pierre Devineau.
00:07C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche, vous êtes le président de Debout la France,
00:10vous avez retrouvé votre mairie de hier dans l'Essonne en mars dernier, élu à 79,84%
00:17et vous venez de publier chez Fayard 2027, La liberté ou la mort, à titre choc, programme choc,
00:24que vous révélez à la fin, page 269 du livre.
00:28Ça ne veut pas dire qu'il faille y aller directement, car entre-temps dans le livre vous posez le
00:33diagnostic du pays,
00:34au détour d'anecdotes vécues avec des hauts responsables politiques,
00:38vous dénoncez ce qui aurait pu être considéré comme des scandales d'État,
00:42mais qui, sous couvert des politiques menées notamment vis-à-vis de l'Union Européenne,
00:45ont été présentées, on va dire, autrement.
00:48Dans une France impuissante, une économie à l'os, vous dessinez une trajectoire possible,
00:52mais qui nécessite à tout le moins des compromis, si ce n'est des sacrifices.
00:56Vous voulez toujours à terme une sortie de l'Union Européenne,
00:58le tout dans un climat politique de ras-le-bol,
01:01et paradoxalement, dans lequel une quinzaine de présidentiables se déclarent,
01:05alors que les Français sont très très inquiets, voire très pessimistes.
01:09Pour vous interroger ce matin, Clémence Lemestre des Echos.
01:11Bonjour Clémence.
01:12Bonjour.
01:13Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
01:14Bonjour.
01:14Je commence à dessin cette émission en évoquant,
01:17on reviendra aux polémiques de la semaine tout à l'heure,
01:20en évoquant la fin de votre livre,
01:21car cette partie qui en réalité est votre programme présidentiel pour 2027,
01:24ramenée sur 20 pages, nous permettra ensuite justement d'évoquer tous les sujets d'actualité.
01:28Après un diagnostic, je le disais, de l'État de la France,
01:31la restitution de conversation que vous avez eue,
01:34page 269 à travers, un nouveau président fictionnel,
01:37qui arrive et qui prend la parole en 2027,
01:40et qui donnerait, selon l'expression, un coup de pied dans la fourmilière.
01:43Ce coup de pied, beaucoup de Français le veulent depuis des décennies,
01:46mais pourquoi on ne l'a toujours pas fait, ce coup de pied dans la fourmilière ?
01:49Ça paraît, quand on vous lit, assez limpide, en fait.
01:52Mais parce que je raconte dans le livre, et j'ai écrit ce livre,
01:57comment ?
01:57Pour, en fait, réfléchir moi-même à ce que j'avais vécu pendant plus de 20 ans,
02:04à cette démission de tous ces pouvoirs politiques que j'ai côtoyés.
02:10J'ai écrit ce livre pour essayer de comprendre, en fait,
02:13en reprenant, pas à pas, ce naufrage.
02:17Et pourquoi ?
02:19Pour répondre à votre question, tout simplement parce que
02:21nos dirigeants politiques, qu'ils soient de gauche ou de droite,
02:25ont abandonné dans leur tête.
02:26Ils ont abandonné.
02:27Mais quand ?
02:28Au fur et à mesure du temps, je raconte Nicolas Sarkozy,
02:33qui est élu triomphalement,
02:34et qui se couche devant l'Allemagne et l'Union européenne,
02:38et qui bafoue le vote des Français de 2005.
02:41Avec le traité de Lisbonne.
02:43Avec le traité de Lisbonne.
02:44Ce qui est le début d'une coupure.
02:45On y reviendra tout à l'heure.
02:46D'une coupure terrible entre le peuple français et ses élus.
02:50Et puis, je raconte ensuite François Hollande,
02:51qui théorise l'impuissance.
02:53Et puis ensuite, je raconte Macron,
02:55qui, en fait, lui, liquide l'idée même de la France.
02:58Et passe à la souveraineté européenne,
03:01qui est fictive pour moi.
03:02Et je raconte tout ça concrètement.
03:04Pourquoi ?
03:04Pas pour désigner des cibles.
03:07Simplement pour que les Français, en lisant mon livre,
03:10comprennent que le problème est psychologique et presque mental.
03:14Quand nos dirigeants abandonnent et gouvernent contre le peuple français.
03:18Contre le peuple.
03:19Qu'ils méprisent à ce point le suffrage universel.
03:23Par exemple, l'immigration, refus systématique d'un référendum.
03:27Mais même tout récemment, le Parlement vote la suppression des ZFE.
03:31Vous savez, les ZFE.
03:33Ces zones d'exclusion des automobilistes en ville.
03:35Eh bien, le gouvernement fait tout pour essayer de faire annuler
03:38par le Conseil constitutionnel.
03:40C'est-à-dire que le problème de fond, pour moi,
03:43préalable même à la soumission à l'Union européenne,
03:45c'est que depuis 30 ans,
03:48les gouvernements systématiques croient faire le bien des Français malgré eux.
03:52Et on ne peut pas gouverner contre un peuple.
03:54De Gaulle avait compris.
03:55Mais la Ve République, c'est justement le pouvoir du peuple
03:58pour débloquer le pays.
04:00Vous nous avez donné deux repères temporels.
04:01D'abord, vous avez dit Sarkozy, une vingtaine d'années.
04:03Mais en fait, quand on vous lit, ça recommence.
04:05C'est antérieur.
04:06Le moment de bascule à vous lire,
04:08c'est finalement le moment Philippe Seyret.
04:10Oui.
04:11Les années 90.
04:12Voilà.
04:12Au début des années 90,
04:14la France aurait pu, à quelques reprises,
04:16prendre une toute autre trajectoire.
04:18Et elle ne l'a pas fait.
04:19Et votre parcours, en quelque sorte,
04:21c'est que vous avez accompagné cette trajectoire parallèle
04:23plutôt que celle de la caste dirigeante.
04:25Oui, j'étais l'ami de Philippe Séguin.
04:27Je l'ai servi tout jeune,
04:29avec total engagement.
04:31Et il a calé.
04:33Et je raconte d'ailleurs comment il a calé.
04:35Comment, vis-à-vis de Jacques Chirac,
04:37il a vu que Jacques Chirac allait tout abandonner.
04:39Sauf, heureusement, le courage sur l'Irak.
04:42Mais, et Philippe Séguin est mort de chagrin.
04:44Et je l'explique dans le livre.
04:47Mais, ce qui est très intéressant pour moi,
04:49il faut comprendre ça
04:51pour pouvoir, maintenant, résoudre les problèmes.
04:54C'est pour ça que j'ai écrit ce livre.
04:56C'est parce qu'un problème,
04:57j'avais une institutrice étant jeune,
04:58un problème bien posé est à moitié résolu.
05:01Tant qu'on n'a pas compris
05:03que, depuis 30 ans,
05:05on gouverne contre le peuple,
05:07on soumet le pays,
05:08on le déresponsabilise totalement,
05:10et cette classe politique
05:11a donné le volant,
05:14elle est passée sur le siège du passager,
05:16elle a donné le volant
05:16à des institutions non démocratiques,
05:20corrompues, bruxelloises,
05:21qui dirigent le pays.
05:23Non, pardon, elles sont démocratiques,
05:24les institutions de Bruxelles.
05:26Non.
05:26Il y a des votes qui ont été faits
05:27pour les traités de Bruxelles.
05:28Il y a un traité qui a été signé en 1993,
05:31il y a eu d'autres traités
05:32qui sont signés tout à l'heure.
05:33Est-ce que vous diriez, aujourd'hui,
05:35je comprends très bien
05:37votre point de vue sur la Constitution européenne,
05:39je reviens sur Nicolas Sarkozy,
05:41est-ce que, d'ailleurs, Nicolas Sarkozy,
05:43au moment où, effectivement,
05:44il fait re-voter,
05:45est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard,
05:47ce que disait Mathieu ?
05:48Est-ce que la matrice
05:48est déjà tellement énorme
05:50qu'il n'a pas d'autre choix
05:51que de faire voter pour être dans l'Europe ?
05:53Qu'est-ce qu'aurait été la France
05:54sans la Constitution européenne
05:56et sans le traité de Lisbonne ?
05:58Elle aurait été un îlot
05:59que vous dessinez, d'ailleurs, dans le livre.
06:01Est-ce qu'on aurait pu tenir face
06:02à une Europe
06:03qui aurait été, justement,
06:05avec, comme vous le dites, d'ailleurs,
06:07liguée avec,
06:08puisque vous utilisez le mot ligué,
06:09avec les États-Unis et la Chine ?
06:12De quoi parle-t-on ?
06:13Il y a eu une Europe
06:14avant l'Union européenne,
06:15post-Lisbonne.
06:16Avec du libre-échange
06:16et sans Union.
06:17Il y a eu une Europe.
06:18Il y a eu la communauté européenne.
06:20Il y a eu une belle Europe
06:21qui a marché.
06:22Chacun avait ses frontières,
06:23sa monnaie,
06:24ses lois,
06:25et il y a eu la réconciliation
06:27franco-allemande,
06:28il y a eu les 30 glorieuses françaises
06:30où la France
06:31avait la liberté de manœuvre
06:32et coopérait avec ses voisins.
06:35Il y a eu une Europe
06:37qui n'est pas trop nombreuse,
06:38où il y avait une politique.
06:41Donc,
06:41c'est faux de dire
06:42que refuser
06:45la soumission
06:46à une Europe technocratique,
06:48bureaucratique,
06:49soumise à la Chine
06:50et aux États-Unis,
06:52totalement impuissante,
06:53refuser ça,
06:54c'est pas s'isoler des autres.
06:56C'est ça,
06:57la grande confusion.
06:58Et c'est contre cela
06:59que je me bats
06:59depuis tant d'années.
07:00et je pense que les Français
07:02aujourd'hui,
07:03à mesure qu'ils sont étouffés
07:04par cette Europe-là,
07:06commencent à comprendre.
07:07Je vais vous donner un exemple.
07:08Il y a deux exemples.
07:09Un, sur l'économie,
07:11le Mercosur.
07:12Toute la classe politique française
07:14reconnaît
07:15que ce Mercosur
07:16va tuer notre élevage,
07:17notre agriculture,
07:18nos paysages,
07:19nos campagnes.
07:20Tout le monde le reconnaît.
07:21Il n'y a pas que moi.
07:22Et ils se couchent tous.
07:23Ils acceptent.
07:24Parce que
07:25nous sommes minoritaires.
07:26Qui a dit un coup oui,
07:27un coup non sur le Mercosur.
07:29Qui s'est écrasé.
07:30Et parce que la France
07:31a été minoritaire.
07:32Parce qu'elle a accepté,
07:33et c'est ancien,
07:34c'est Chirac qui l'avait accepté,
07:36elle a accepté dans un traité
07:38que les questions agricoles
07:39ont perdu le droit de veto.
07:40À partir du moment
07:41où on a abandonné
07:42le droit de veto
07:43sur des questions fondamentales,
07:45on est devenu actionnaire minoritaire.
07:47Et plus on a élargi le système,
07:49plus nous sommes minoritaires.
07:51Donc, une majorité d'États
07:52prennent des décisions
07:54contre nos intérêts vitaux.
07:55Un autre exemple.
07:56La France est affaiblie
07:57qu'elle n'arrive plus
07:58à s'imposer à Bruxelles.
07:59Si la France était
08:00en bonne santé économique,
08:01elle serait bien plus écoutée
08:02à Bruxelles.
08:03Et donc, c'est aussi
08:04un jeu entre les 27.
08:06Et quand vous dites
08:07que si la France
08:08était toute seule,
08:09le marché unique,
08:10ça permet quand même
08:11de vendre les produits
08:12qu'on produit,
08:14de les vendre pas chers.
08:15Ce n'est pas que négatif,
08:17le rentre en fait.
08:18Je viens de vous expliquer
08:19qu'il y a une Europe
08:20qui a marché.
08:21C'était un marché,
08:22des règles,
08:23mais chacun gardait
08:24sa liberté de manœuvre.
08:25Donc, je ne refuse pas ça.
08:28Je dis juste
08:29qu'à partir du traité de Lisbonne,
08:31à partir d'un virage
08:33qui a commencé déjà
08:33à Maastricht,
08:34on est passé
08:35dans un système
08:36supranational
08:37qui joue ouvertement
08:39contre les intérêts
08:39de la France,
08:40que nos dirigeants politiques
08:42se sont couchés
08:43au fur et à mesure du temps,
08:45se sont mis en minorité
08:46et qu'aujourd'hui,
08:47les Français le payent
08:48très durement
08:49parce que nous ne sommes
08:50plus capables
08:51de résoudre nos problèmes
08:52avec ces règles-là.
08:54J'ai parlé du Mercosur,
08:56l'immigration.
08:57Le gouvernement espagnol
08:59régularise 500 000.
09:01Même Bruno Retailleau,
09:03qui défend cette Europe-là
09:04quelque part,
09:05même Bruno Retailleau
09:06dit qu'il faut mettre...
09:07Je lui oppose,
09:07vous êtes juste.
09:09Ce n'est pas le plus euro-là.
09:10Ce n'est pas le plus euro-là,
09:11mais enfin,
09:12il reçoit toujours
09:13Manfred Weber,
09:14il est dans le PPE,
09:15etc.
09:16Mais même lui,
09:16il reconnaît,
09:17il dit qu'on ne peut plus jouer,
09:18il faut mettre au banc
09:19l'Espagne.
09:20Mais si vous jouez
09:21dans ces règles...
09:22C'est au banc aussi l'Italie ?
09:23C'est Retailleau qui dit combien ?
09:26Mais si vous...
09:27Ça veut dire quoi ?
09:28C'est la preuve par l'exemple
09:30qu'un pays
09:30qui ne maîtrise pas
09:31ses frontières,
09:33qui ne maîtrise pas son droit,
09:35ne pourra pas résoudre
09:37le problème migratoire.
09:38C'est simple.
09:39On en a la preuve.
09:40Et ce que j'ai voulu
09:41dans ce livre,
09:42et c'est la partie 2
09:42qui s'appelle indépendance,
09:44la première partie
09:45s'appelle démocratie,
09:46parce que c'est la base de tout.
09:47Ensuite, indépendance.
09:49Pourquoi ?
09:49Parce que si on ne retrouve pas
09:51notre liberté de manœuvre,
09:53minimum,
09:54nous ne pourrons pas résoudre
09:55notre problème agricole,
09:56notre problème industriel,
09:58notre problème énergétique,
09:59notre problème migratoire,
10:01notre problème sécuritaire,
10:02puisque nous sommes
10:03sous l'influence
10:04de la Cour de justice.
10:05Il n'y a pas d'autre moyen
10:06que la sortie de l'Europe ?
10:07Alors,
10:08c'est la question
10:09que je me suis posée longtemps.
10:11Vous posez la question,
10:12je pense,
10:13le cœur de la question.
10:14Parce que les Polonais,
10:15par exemple,
10:15et vous en parlez,
10:16ils sont sortis de la zone...
10:17Enfin,
10:17ils ne sont jamais rentrés
10:18dans la zone euro.
10:19Alors,
10:20vous posez la question clé.
10:23Longtemps,
10:24longtemps,
10:24je me suis dit,
10:25il suffit de changer
10:26le syndic de copropriété,
10:28de l'immeuble.
10:29On a enlevé les portes,
10:30les fenêtres,
10:31c'est un squat géant,
10:32il y a des charges abominables.
10:34Et je me suis dit longtemps,
10:35en 2019,
10:36j'ai fait campagne européenne,
10:37moi je vais être franc,
10:38en disant,
10:38on va changer le syndic.
10:39Mais aujourd'hui,
10:40je vois
10:41qu'on est passé
10:42à une autre phase.
10:43c'est-à-dire,
10:44mesure liberticide
10:45contre les Français,
10:46fuite en avant
10:47vers la guerre.
10:49Et qu'aujourd'hui,
10:50si on ne se dégage pas
10:51et qu'on ne sort pas
10:53et que ça sera l'enjeu
10:54de la présidentielle,
10:55eh bien,
10:55nous ne résoudrons jamais
10:56nos problèmes.
10:57Et vu que la France
10:58fonce vers un mur,
10:59je dis,
11:00quand on fonce vers un mur
11:01et qu'on est sur le passager,
11:02sur le siège passager,
11:03eh bien,
11:03on reprend le vol.
11:04Une première pause,
11:05Nicolas Dupont-Aignan
11:06et on revient dans un instant
11:07au Grand Rendez-vous
11:07à tout de suite.
11:11Retour sur le plateau
11:12du Grand Rendez-vous
11:12avec Nicolas Dupont-Aignan
11:14et pour son livre
11:152027,
11:16la liberté ou la mort,
11:17titre choc
11:18chez Fayard
11:19avant de reprendre
11:19sur l'Europe
11:20parce qu'il se pourrait
11:22que Jean-Luc Mélenchon
11:25s'officialise
11:26pour la candidature
11:26à la présidentielle
11:282027
11:29puisqu'on était
11:29dans l'hypothèse
11:31d'un président fictionnel,
11:32enfin,
11:32pas si fictionnel que ça
11:33puisqu'il est devant moi.
11:34C'est Nicolas Dupont-Aignan
11:35qui imagine
11:36prendre la parole
11:36devant les Français
11:37en disant
11:37il faut,
11:39comment dirais-je,
11:39remettre l'église
11:40au milieu du village
11:41et remettre surtout
11:42un pilote dans l'avion.
11:44Quand Jean-Luc Mélenchon
11:45au 1er mai dit
11:46nous sommes aujourd'hui
11:47à moins d'un an
11:47du deuxième tour
11:48de l'élection de 2027,
11:49moins d'un an,
11:50les petits amis
11:51et dans moins d'un an,
11:52on y va,
11:53les chaussures de marche,
11:54les stylos
11:55pour le porte-à-porte,
11:56qu'est-ce que ça donne
11:57un Jean-Luc Mélenchon
11:58en 2027 président ?
12:00Quel est l'état de la France
12:01avec Jean-Luc Mélenchon
12:02président Nicolas Dupont-Aignan ?
12:04Un cauchemar.
12:05Voilà.
12:06Un cauchemar
12:06et c'est pourquoi
12:07il faut se battre.
12:09Mais dans le détail
12:10du cauchemar.
12:10Je ne veux pas
12:11lui faire de la pub.
12:12Sur la question européenne.
12:13Non mais c'est intéressant.
12:14C'est intéressant de savoir
12:15comment fonctionne la France
12:17avec Jean-Luc Mélenchon.
12:19Je n'ose même pas l'imaginer
12:20parce que vous connaissez
12:22très bien ce qu'il propose.
12:24Mais ce qui m'intéresse
12:25c'est votre point de vue Nicolas Dupont-Aignan.
12:25Mon point de vue,
12:26c'est clair,
12:26un cauchemar
12:27et il faut se battre.
12:28Et c'est pour ça d'ailleurs
12:29je ne crois pas que
12:29je pense que Jean-Luc Mélenchon
12:31se nourrit
12:32de l'impuissance publique,
12:34de la disparition du politique,
12:36de la disparition de l'espérance,
12:38de l'espérance politique,
12:40de ce marigot,
12:42de ce marécage politique.
12:43Parce que
12:45il faut reconnaître
12:46que c'est un tribun,
12:47il faut reconnaître
12:47que c'est une personnalité.
12:48Il y a une espérance politique
12:49en sa personne en l'occurrence.
12:50Il y a un vote en sa personne.
12:51Mais bien évidemment.
12:53Et pourquoi ?
12:54Parce que les autres
12:55ont tout abandonné.
12:56Parce que les autres
12:56sont les gestionnaires
12:58d'un système
12:59qui est en train de mourir.
13:01Mais est-ce que votre analyse
13:01n'est pas un peu datée
13:02sur Mélenchon ?
13:03C'est-à-dire que vous nous le présentez
13:04comme un populiste d'avant-hier.
13:05Est-ce qu'aujourd'hui
13:06Mélenchon,
13:06ce n'est pas l'espoir
13:07de la Nouvelle-France,
13:08l'espoir des mouvements
13:09d'économie ?
13:09C'est la guerre civile.
13:10L'espoir de ceux
13:11qui considèrent aujourd'hui
13:12que la France doit changer
13:13de composition démocratique ?
13:14Mais parce que
13:14Jean-Luc Mélenchon
13:15est très cynique
13:16et il a compris
13:16qu'il devait s'appuyer sur...
13:18Il a remplacé
13:19les classes laborieuses
13:21et les ouvriers
13:21par l'immigration
13:24et il en fait
13:25un pied d'estal.
13:26Vous croyez
13:26que c'est le cynisme ?
13:28Vous n'avez pas l'impression
13:29que c'est une forme
13:30de passion révolutionnaire ?
13:31Vous dites que c'est la guerre civile.
13:32Est-ce que vous êtes sûr
13:32que c'est la guerre civile ?
13:33Parce que pour qu'il y ait
13:34une guerre civile,
13:34il faudrait qu'il y ait
13:35des opposants.
13:36Il faudrait que le peuple
13:37se soulève contre justement
13:39l'élection de Jean-Luc Mélenchon.
13:42La question n'est pas simplement
13:43de faire de Jean-Luc Mélenchon
13:44un épouvantail.
13:45Il n'a pas besoin de nous
13:47pour être l'épouvantail
13:48par ses prises de position,
13:49etc.
13:50La question est de bâtir
13:51une alternative.
13:53Une alternative.
13:53Mais ça, j'entends bien.
13:54C'est ça l'enjeu.
13:55Donc moi, je n'ai pas envie
13:56de parler.
13:56Parce qu'il est très fort
13:58pour ça,
13:58pour faire parler de lui.
14:00Pendant ce temps-là,
14:00on parle de lui
14:01et puis moi,
14:01on ne parle pas de moi
14:02ou d'un autre.
14:03Ou d'une autre.
14:03En l'occurrence,
14:04c'est vous qui parlez.
14:05Non, je sais.
14:06Mais ce que je veux dire,
14:06c'est que moi,
14:07je n'ai pas envie
14:07de me déterminer matin,
14:08midi et soir
14:09par rapport à Jean-Luc Mélenchon
14:10pour une raison très simple.
14:11C'est qu'il va avoir
14:12assez de temps de parole
14:13et que je crois
14:14que plus on le cible,
14:16plus il se grandit.
14:17Donc, tout le monde sait
14:19qu'il est dangereux.
14:20Beaucoup de Français
14:21le rejettent.
14:22Et ce qui est important,
14:23ce n'est pas avoir
14:24une élection présidentielle
14:25simplement de rejet.
14:26Parce que vous remarquerez
14:27que si on en est là,
14:28le pays,
14:29c'est parce qu'on a eu
14:30des choix de rejet
14:31et jamais de choix d'adhésion.
14:32Et moi, ce qui m'intéresse,
14:33c'est un choix d'adhésion
14:35patriote,
14:36de libération du pays.
14:37Dernière question
14:37sur Jean-Luc Mélenchon.
14:38Ensuite, on repasse
14:39sur votre eu.
14:40Il n'y a pas de question européenne.
14:42Si Jean-Luc Mélenchon
14:43est élu président,
14:44c'est la révolte
14:46ou c'est Courage Fillon ?
14:47Je n'en sais rien.
14:48Ça voudrait dire...
14:49Vous-même, vous faites quoi ?
14:50Moi, je ne vais pas fuir.
14:51Jamais je fuirai mon pays.
14:53Enfin, attendez,
14:53vous plaisantez.
14:54Non, je vous pose une question.
14:55Vous me voyez en exil ?
14:57Jamais.
14:59Il faut combattre.
15:00Mais il vaut mieux combattre
15:02avant qu'après,
15:02en général.
15:03Mais prenons la présidentielle
15:04à partir d'un autre angle.
15:05Le rapport à l'Europe.
15:06Donc, vous nous dites
15:07l'Europe, dans votre livre,
15:08l'Europe a changé de nature.
15:09C'était une logique
15:10d'anéantissement relatif
15:12des États,
15:12d'encadrement des États,
15:14de neutralisation
15:14des États, des nations.
15:16Vous dites là,
15:16elle porte aujourd'hui
15:17une étape de plus.
15:18Elle s'en prend directement
15:19aux individus.
15:20Elle cherche à mettre en place
15:22un nouveau modèle,
15:24notamment autour de tout
15:25ce qui est numérique
15:25et ainsi de suite.
15:26De quelle manière, pour vous,
15:27l'Europe a changé de nature
15:28ces dernières années ?
15:29Et pourquoi vous inquiète-t-elle
15:31autrement aujourd'hui
15:32que dans les années 90 ?
15:33Parce que j'ai changé d'avis.
15:35Et pourquoi je pense aujourd'hui
15:36que la seule solution,
15:37c'est la sortie ?
15:38Et j'explique d'ailleurs
15:39comment on va sortir.
15:40Et je suis convaincu
15:41que la France
15:42ne doit pas partir
15:43à l'anglaise.
15:44J'ai le chapitre 24,
15:45l'évasion ou la mutinerie.
15:46Je veux pouvoir
15:48dissoudre l'Union européenne.
15:50Et je suis convaincu
15:50qu'il y a d'autres pays
15:51qui nous suivront.
15:52Je suis convaincu
15:53que la France,
15:54fidèle à son histoire,
15:55peut libérer les peuples
15:56et reconstruire une Europe légère,
15:59gaullienne,
16:00de coopération
16:01où chaque nation est libre.
16:02Mais pourquoi j'en suis arrivé là ?
16:04Vous avez travaillé ça
16:05sous 2000 maintenant ?
16:06Oui, mais c'est quand même
16:07important de dire
16:08qu'on ne sort pas...
16:08On ne prend pas
16:08presque post-Covid.
16:09Il faut sortir de la nostalgie.
16:11Là, maintenant, il faut agir.
16:12On ne sort pas pour sortir.
16:14On sort pour reconstruire
16:15quelque chose
16:15et pour trouver le bon axe
16:17des nations fortes, libres,
16:20qui se gèrent elles-mêmes,
16:21mais qui coopèrent entre elles.
16:22Et ça n'aurait jamais dû
16:23cesser d'être cela
16:24si notre classe politique
16:25n'avait pas été aussi lâche
16:26et je raconte comment.
16:27Maintenant, la vraie question.
16:28Pourquoi j'ai changé d'avis
16:29que je pense que maintenant
16:30il faut se dégager
16:31le plus vite possible ?
16:32Parce qu'on a bien vu
16:33depuis la crise Covid
16:34qu'un système bruxellois
16:38passe au-dessus des États,
16:40complètement au-dessus,
16:40et qu'il veut enchaîner
16:41les individus.
16:43Et vous avez
16:44cette dictature numérique
16:45qui est en train
16:46d'être mise en place,
16:46l'euro numérique,
16:47le carnet de santé numérique,
16:49le portefeuille numérique,
16:51le permis de conduire numérique.
16:52Pourquoi ça vous inquiète
16:53en particulier ?
16:53Parce que c'est une société...
16:55C'est un regret technique.
16:55D'abord parce que ça veut dire
16:56que les États sont court-circuités.
16:58Il n'y a plus d'États.
16:59Il n'y a même plus
16:59de Banque de France.
17:01C'est direct.
17:02Parce que ça veut dire
17:03que derrière,
17:04c'est le crédit social
17:05à la chinoise.
17:06Ça veut dire que
17:07le porte-monnaie des Français,
17:09il faut bien comprendre
17:09quand je vois les gamins
17:11payer chez le boulanger
17:12avec leur portable
17:13et je me dis
17:14mais ils ne se rendent pas compte
17:15qu'ils mettent une laisse
17:16autour d'eux.
17:17Parce qu'après,
17:17on nous expliquera
17:18que si vous avez consommé
17:19trop de viande
17:20chez le boucher,
17:23et quand vous entendez
17:24Madame Loiseau,
17:26l'inénarrable Madame Loiseau,
17:29monsieur,
17:29comment il s'appelait là,
17:30l'ancien ministre,
17:31je ne sais même plus
17:31comment il s'appelle,
17:32qui est commissaire au plan,
17:33j'ai oublié son nom.
17:34Bon, bref.
17:35Monsieur Séjourné ?
17:35Non, non.
17:36Monsieur Bonne.
17:37Clément Bonne.
17:38Mais ces gens sont dangereux.
17:40Quand vous entendez
17:41Emmanuel Macron nous expliquer
17:42faire le tour
17:43de la presse régionale
17:44et nous expliquer
17:44qu'il faut censurer
17:46les contenus,
17:47ça veut dire que
17:48la France
17:49est la liberté d'expression,
17:50il y a un système totalitaire
17:51qui est en train
17:52de se mettre en place
17:53et ajouter à ça
17:55la crise de la dette française,
17:56ajouter à ça
17:57la volonté
17:58de ce coup d'État fédéral,
18:00ajouter à ça
18:00cette volonté absolument
18:01d'entraîner l'Europe
18:03vers la guerre
18:03qui est un suicide,
18:05eh bien je vous dis
18:06et je sais que les Français
18:07n'en ont pas conscience
18:08mais je leur dis
18:09et je leur explique
18:09dans mon livre
18:10que si on continue
18:11à mettre la main
18:12et à subir cela,
18:13il n'y aura plus de France,
18:15plus d'Allemagne,
18:16plus rien,
18:16il y aura un système
18:17qui ne marche pas
18:19parce que si ce système
18:20avait des résultats fabuleux
18:22mais face à la Chine,
18:23il est piégé,
18:24c'est la déroute.
18:25En agriculture,
18:26ils négocient,
18:27vous avez vu le scandale
18:27du Mercosur,
18:28ils ont délégué
18:29les importations de viande
18:30à un géant brésilien,
18:33Madame Imar,
18:33qui est une députée
18:34d'ailleurs je crois LR,
18:36ou je ne sais plus
18:37de quelle...
18:37Céline Imar,
18:38qui est agricultrice aussi.
18:40Elle a écrit
18:41un très bon article là-dessus.
18:42Donc quand on voit
18:44un pays comme le nôtre
18:45qui est enchaîné,
18:46qui ne peut plus se défendre...
18:48Donc il faut sortir de l'Europe.
18:49Il faut acter...
18:50Avec quel pays
18:51il faut du coup s'associer ?
18:52Parce que vous dites
18:53qu'il faut sortir de l'Europe
18:53mais reprendre les coopérations.
18:55Mais on va d'abord,
18:56j'explique dans mon bouquin
18:57trois phases.
18:58D'abord,
18:59on arrive,
18:59on ne paye plus
19:00les 15 milliards net,
19:01ça nous coûte 15 milliards net
19:03chaque année.
19:04Donc on arrête,
19:05on ne paye plus.
19:05Ensuite ?
19:06On rétablit nos frontières,
19:07on rétablit la primauté
19:08du droit français
19:09sur le droit européen
19:10et on n'obéit plus
19:11aux oucasses de la Commission.
19:12Ça on le fait
19:13dans la première journée.
19:14C'est le fameux braquage
19:15de la Commission européenne.
19:15C'est le scandale.
19:17Vous imaginez les réactions.
19:19Et on va à Bruxelles
19:20et on dit
19:21la France va partir.
19:22Maintenant,
19:23on veut bien reconstruire
19:24une Europe légère
19:25avec les pays
19:25qui le voudront.
19:27Ceux qui veulent nous suivre,
19:28s'il n'y a personne,
19:30nous serons seuls
19:31mais nous serons libres.
19:32Et à terme,
19:33nous appellerons
19:34les gouvernements,
19:35les peuples.
19:37Le système se décomposera
19:39et nous reconstruirons
19:40quelque chose.
19:40Mais je suis convaincu
19:41qu'on ne sera pas seuls.
19:43Je suis convaincu
19:43que même en Allemagne,
19:44ils se posent des questions
19:45sur ce système fou
19:47dans d'autres pays.
19:48Et le rôle de la France,
19:50c'est à un moment
19:50de dire
19:51on ne joue plus.
19:52On ouvre la cage.
19:54On ouvre la cage.
19:55On enlève la fiction
19:56de cette organisation.
19:57comme disait Chirac,
19:58vous croyez que Bruxelles
19:59va envoyer des chars
20:00contre Paris ?
20:01Mais à un moment,
20:02il faut reprendre
20:02notre liberté.
20:03C'est simple.
20:04Vous avez lu,
20:05comme moi,
20:05une étude du CEPVIPOF
20:06en décembre dernier
20:08qui interrogeait
20:09les Français.
20:10Le problème,
20:10ce n'était pas forcément
20:11en un,
20:12le pouvoir d'achat
20:13ou l'insécurité.
20:14C'était le désordre politique
20:15et les hauts responsables politiques.
20:17Quand on vous lit,
20:18et justement,
20:19notamment à la fin du livre,
20:20ce n'est pas forcément
20:22un président de la République
20:23qu'il nous faudrait.
20:24C'est un DAF.
20:25C'est un directeur
20:26administratif et financier.
20:27Vous proposez
20:27un commissariat au plan
20:28pour la stratégie,
20:30une délégation
20:30à l'aménagement du territoire
20:31pour à la fois simplifier
20:32les normes
20:33et la fiscalité.
20:34Et puis ensuite,
20:35effectivement,
20:36et vous l'avez rappelé,
20:36la sortie de l'Union Européenne
20:37ou une sortie
20:38de la zone euro.
20:39Aujourd'hui,
20:40plane,
20:40encore,
20:41on l'a,
20:42comment dirais-je,
20:43apaisée,
20:44mais parce que les agences
20:45de notation ont été clémentes,
20:47mais plane toujours
20:48la tutelle du FMI.
20:49Est-ce que finalement,
20:50la tutelle du FMI
20:51ne serait pas
20:52un mal pour un bien ?
20:54Alors,
20:55vous posez une question,
20:57la vraie question,
20:58ce que j'explique...
20:59C'est une question
20:59de directeur administratif
21:00et financier
21:01que je ne suis pas.
21:01Pas seulement.
21:02J'explique dans mon bouquin
21:03que la sortie que je propose,
21:06la libération,
21:07c'est plutôt une libération politique,
21:10n'est pas suffisante.
21:12C'est un préalable.
21:14Et la troisième partie du bouquin,
21:15et vous l'avez lu,
21:17c'est un traitement de choc.
21:18Une fois qu'on est libre,
21:19on peut sortir
21:20de l'Union Européenne
21:21et puis ça va chier.
21:22On peut sortir
21:23pour faire n'importe quoi.
21:25Et moi, je ne veux pas ça.
21:26Je veux prévenir les Français
21:27qu'on rétablit la démocratie,
21:29c'est-à-dire le référendum
21:30et on gouverne par référendum
21:31sur les grandes réformes.
21:33On reprend notre indépendance
21:35et on reconstruit
21:35une Europe légère.
21:36Et on assénue
21:37les finances publiques
21:38qui sont de 1 700 milliards
21:40chaque année,
21:40dont 1 000 milliards
21:41de dépenses sociales.
21:42Et vous avez vu
21:42qu'il y a trois étapes.
21:43L'état d'urgence
21:46pour rétablir l'ordre
21:47dans les banlieues,
21:47saisir les armes,
21:48fermer nos frontières
21:49aux narcotrafiquants,
21:51état d'urgence.
21:51On ne peut pas le faire
21:52avec les lois existantes.
21:54Deuxièmement,
21:54un grand plan du Produire en France
21:57pour toutes les aides
21:58aux entreprises.
21:59Les 200 milliards d'aides
22:00aux entreprises,
22:01on arrête,
22:02on les recentre
22:03uniquement sur les entreprises
22:05qui relocalisent,
22:06qui produisent,
22:06qui font des efforts.
22:07On arrête de distribuer
22:09des subventions
22:09à des entreprises
22:10qui sont des importateurs
22:12permanents.
22:12Et qui font des OPA
22:13sur les boîtes français.
22:14Et qui, etc.
22:15Et troisièmement,
22:16on remet de l'ordre
22:17dans nos comptes
22:18avec 50 milliards immédiats
22:19d'économies
22:20en enlevant
22:21les vaches à lait
22:22du système.
22:22Et la suite,
22:23dans un instant.
22:24Au Grand Rendez-vous
22:26avec Nicolas Dupont-Aignan.
22:27A tout de suite.
22:31Toujours sur le plateau
22:32du Grand Rendez-vous
22:32Europe 1 CNews,
22:33les échos avec Nicolas Dupont-Aignan
22:35et son dernier livre
22:352027,
22:36La liberté ou la mort
22:38publié chez Fayard.
22:39Vous aussi,
22:39parce qu'ils sont nombreux,
22:41vous voulez remettre
22:41les Français au travail.
22:42Les Français à temps plein
22:43travaillent 1664 heures par an.
22:46C'est 200 de moins
22:47que les Allemands.
22:48Vous voulez peut-être
22:50revenir sur ce sujet.
22:52Le Figaro cette semaine
22:53montrait à quel point
22:54le clivage était prégnant
22:56entre la gauche et la droite
22:57avec la gauche qui veut
22:58toujours faire moins
22:59travailler les Français
22:59et la droite qui veut
23:00faire travailler
23:01les Français plus.
23:02Est-ce que vous diriez
23:03aujourd'hui que les Français
23:05ont compris la situation,
23:07qu'il faut travailler
23:08davantage pour sauver le pays
23:09ou est-ce qu'ils vont
23:10se coucher dans un déni
23:13avec de l'électoralisme
23:15aussi qui va leur faire
23:16de la flûte traversière
23:17en disant
23:18vous travaillerez moins
23:19mais ça ira quand même
23:20puisqu'on va ponctionner
23:21les plus riches ?
23:22Moi je vais vous surprendre
23:23et peut-être vous choquer.
23:25Je pense que c'est
23:26un faux débat.
23:27Je pense que les Français
23:27ils rêvent de travailler.
23:29Il faut qu'il y ait du boulot
23:30peut-être pour travailler.
23:31Il faut que le boulot paye.
23:32Et il faut que le boulot paye.
23:35Donc la vraie question,
23:37pourquoi je pense
23:38que la vraie question
23:39c'est pas ce débat
23:40qui est un débat en fait
23:41de la classe politique
23:43qui nous a mis dans le mur
23:44et à cet égard
23:45Gabriel Attal
23:46est le comble du cynisme ?
23:47C'est-à-dire ?
23:48C'est-à-dire que
23:49j'ai été stupéfait.
23:51Cet homme a soutenu
23:52Emmanuel Macron.
23:52Il a été ministre.
23:54Il a été premier ministre.
23:55Il est responsable
23:56de tous les choix
23:56qui ont été faits.
23:57Des 1300 milliards de dettes.
23:59Et il vient
24:00nous donner le son
24:01aux Français
24:011300 milliards de dettes supplémentaires.
24:04Et vous ne travaillez pas assez
24:05etc.
24:06Il n'a jamais travaillé
24:06de sa vie vraiment.
24:08Et vous ne travaillez pas assez.
24:09Non mais on est
24:10chez les fous.
24:11Et tout le monde l'a suivi.
24:13Tout le système médiatique
24:15est tombé dans le panneau.
24:16La vraie question
24:17c'est la production.
24:18Pourquoi je fais une fixation
24:20sur la production en France ?
24:21Pour moi les deux gros problèmes
24:22c'est rétablir l'ordre
24:23et produire en France.
24:25Produire en France
24:26c'est...
24:26Si vous voulez que les Français
24:27travaillent
24:27il ne faut pas qu'ils soient
24:28au chômage à 52 ans.
24:30Si vous voulez que les Français
24:31acceptent eux-mêmes
24:32la réforme des retraites
24:33il faut peut-être
24:34qu'ils ne soient pas au RSA
24:35quand on leur dit
24:36vous allez travailler
24:37jusqu'à 64 ans.
24:38D'ailleurs la retraite
24:39à taux plein en France
24:40contrairement à ce qu'on dit
24:41elle est à 67 ans.
24:42Donc moi j'en ai un peu
24:42assez de ce discours
24:43qui veut culpabiliser
24:45les Français
24:46parce qu'on a laissé
24:48l'effondrement industriel
24:49vous savez à combien on est
24:50aujourd'hui ?
24:50On est à 9%
24:52du PIB français
24:53dans l'industrie
24:54si on enlève le bâtiment
24:55et les travaux publics.
24:56On est au niveau de Malte.
24:58Donc c'est insupportable
25:00pour moi
25:00ce discours.
25:01Les 35 heures
25:02ont quand même
25:02pesé justement
25:03sur la productivité.
25:04Vous avez raison
25:06mais maintenant
25:07la vraie question
25:08c'est
25:10de se protéger
25:11avec un protectionnisme
25:13minimum
25:14et
25:15aussi parallèlement
25:16c'est vrai
25:17et je propose
25:18de supprimer
25:19les impôts de production
25:20pour se mettre
25:21au niveau de l'Allemagne
25:22parce que là
25:23c'est ceux qui sont
25:24en France
25:25les usines
25:25qui sont en France
25:26je propose
25:27concrètement
25:28de sortir du marché européen
25:29l'électricité
25:30qui est une honte absolue
25:32qui est du racket
25:33gros chapitre là-dessus
25:34et puis vous y revenez
25:35plusieurs fois dans le livre.
25:36Mais d'ailleurs
25:36ce qui est quand même
25:37fascinant aussi
25:38et je vais revenir
25:39sur le travail
25:40c'est fascinant quand même
25:41la vie politique française
25:42tout le monde dit
25:44que l'Union Européenne
25:45ne marche pas
25:46même monsieur le maire
25:47j'ai découvert
25:47l'éninérable monsieur le maire
25:49qui nous dit
25:51l'état profond
25:52c'est Bruxelles
25:52mais personne ne veut
25:54bouleverser les règles
25:55sur le marché européen
25:56de l'électricité
25:57on peut sortir de ce marché
25:59même sans sortir de l'Union
26:00l'Espagne
26:01et le Portugal
26:01l'ont fait
26:02l'ont fait juste
26:03pendant un an
26:04oui mais nous
26:05on peut le faire
26:05parce qu'ils ont suspendu
26:07le temps d'une crise
26:08et bien nous
26:08on doit le faire
26:09définitivement
26:09on a une industrie nucléaire
26:11qui produit à bas coût
26:13et
26:14on met des taxes
26:16sur l'essence
26:17sur l'électricité
26:18pour financer
26:19des éoliennes
26:20qui produisent
26:22en offshore
26:22c'est-à-dire dans la mer
26:24à 198 euros
26:26le mégawatt
26:26à Saint-Brieuc
26:27c'est-à-dire
26:274 fois le prix du nucléaire
26:28et les français
26:30se saignent
26:31ne peuvent pas
26:32aller travailler
26:33parce que vous avez
26:34un conflit
26:35d'intérêts gigantesques
26:36vous avez
26:37une oligarchie
26:38vous avez des sociétés étrangères
26:40qui se gavent
26:41d'argent français
26:42donc moi
26:43je veux bien
26:43que les français
26:44ils travailleront
26:45le jour où on fera le ménage
26:46et tout à l'heure
26:47je vous parlais
26:47des vaches à lait
26:48comment je redresse le pays
26:50on peut redresser le pays
26:51sans faire souffrir
26:52les français
26:52vous arrêtez
26:54les 15 milliards
26:54à l'Union Européenne
26:55net
26:55vous arrêtez
26:56de donner des milliards
26:57à l'Ukraine
26:58on a donné 17 milliards
26:59la semaine dernière
27:00sous forme d'un prêt
27:01qui sera jamais remboursé
27:02pour la France
27:04et les engagements français
27:05vont jusqu'à 70 milliards
27:07si vous comptez tout
27:09vous arrêtez
27:10il faut arrêter
27:11parce que la France
27:12elle est en train de crever
27:13et moi je m'occupe de la France
27:14avant de l'Ukraine
27:16troisième point
27:17il faut arrêter
27:18les agences d'Etat
27:19où des hauts fonctionnaires
27:20se gavent d'argent public
27:21on a défait les ministères
27:24et il y a eu plein de rapports
27:26sur les agences d'Etat
27:27il faut fermer l'ADEME
27:28il faut fermer
27:29toutes ces agences
27:29c'est 10 milliards
27:31et puis j'en ai d'autres
27:32si vous voulez
27:33vous avez les fausses cartes vitales
27:34vous avez l'immigration
27:35vous avez parlé
27:36des 211 milliards
27:37notamment
27:38211 milliards
27:39de subventions diverses
27:40pour les entreprises
27:41une forme de clin d'oeil
27:42à l'histoire
27:42c'est-à-dire que
27:43vous connaissez cette doctrine
27:44autrefois
27:44le socialisme dans un seul pays
27:46alors à vous entendre
27:47c'est le libéralisme
27:47dans un seul pays
27:48c'est-à-dire protectionnisme
27:49mais libéralisation à l'intérieur
27:51est-ce que ce serait
27:52une correcte description
27:53de votre position
27:54protectionnisme maximale
27:56libéralisation maximale
27:56à l'intérieur
27:57ma conviction profonde
27:59c'est que la mondialisation
28:00elle existe
28:01on ne la changera pas
28:02c'est pas la France
28:03là pour le coup
28:03toute seule
28:04qui va changer
28:04la mondialisation
28:05moins de règles
28:07et moins d'impôts
28:07face à ça
28:08je pense qu'un pays libre
28:10c'est un pays
28:11qui sait se protéger
28:13mais qui sait aussi
28:15se muscler
28:15et j'ai tout un chapitre
28:17sur mon produire en France
28:19précis
28:20avec des mesures
28:21j'allais dire
28:21de musculation
28:22baisse de l'impôt
28:24de production
28:25vraiment
28:26crédit impôt production
28:28pour la robotique
28:29par exemple
28:29la Chine
28:30va nous balayer
28:31en robotique
28:31investissement dans la science
28:33mais parallèlement
28:34savoir se protéger
28:35par exemple
28:36la commande publique
28:37on est le seul pays au monde
28:38même l'Allemagne
28:39criche avec toutes les règles
28:40européennes de la commande publique
28:41on est le seul pays au monde
28:43avec des fonctionnaires
28:44qui nous obligent
28:45à acheter étrangers
28:46alors qu'on pourrait
28:47très bien acheter français
28:48aujourd'hui
28:48le journal du dimanche
28:49titre face à Alger
28:50la France humiliée
28:51est-ce que vous vous comptez
28:53parmi les maboules
28:54Nicolas Dupont-Aignan
28:56moi je suis de plus en plus inquiet
28:58et sans tomber
28:58dans la diffamation
28:59à l'égard du chef de l'Etat
29:00je me demande
29:03je m'interroge
29:04savoir qui est le vrai maboule
29:05dans l'affaire
29:05c'est-à-dire ?
29:06vous avez compris
29:07ce que je veux dire
29:09c'est-à-dire que
29:10traiter de maboule
29:13déjà c'est pour un président
29:15de la république
29:15moi j'aimerais qu'on sorte
29:16de ça aussi
29:17j'aimerais un jour
29:18qu'on ait un président
29:18de la république
29:19un peu digne
29:20bon bref
29:21mais traiter de maboule
29:22ceux qui défendent
29:23l'intérêt de la France
29:25c'est quand même incroyable
29:26c'est un renversement
29:27de valeur
29:27et c'est tout à fait symbolique
29:29de ce qu'on vit
29:30depuis des années
29:31et ce qui est insupportable
29:32avec le macronisme
29:32en fait
29:33en fait
29:34le problème de fond
29:35c'est que
29:36le macronisme
29:37c'est
29:38c'est l'arrogance
29:39et le mépris
29:40permanent
29:41dans une inversion
29:42des valeurs
29:43incroyables
29:44c'est-à-dire
29:45le président
29:46dit de la république
29:47ou le dit président
29:48d'une république
29:49en faillite
29:50traite de maboule
29:52des gens
29:52qui veulent défendre
29:53l'intérêt du pays
29:54pour pouvoir expulser
29:55des étrangers
29:56délinquants
29:58pour
29:59face à un régime
30:00que je ne confonds pas
30:01avec le peuple algérien
30:02il y a un grand peuple algérien
30:03courageux
30:03mais il y a un régime algérien
30:05un régime algérien
30:06qui veut mettre en prison
30:08des auteurs
30:09algériens
30:10d'ailleurs
30:11et vous savez
30:12le peuple algérien
30:13a besoin d'une France
30:14qui dit la vérité
30:16c'est insupportable
30:17c'est insupportable
30:18j'espère que ce sera bientôt fini
30:20il nous reste plus qu'à nous
30:21quel serait l'intérêt
30:22de la France
30:22conduit par Nicolas Dupont-Aignan
30:24face à l'Algérie
30:25très simple
30:26dénonciation des accords
30:27de 68
30:28immédiate
30:28Gabriel Attal aussi
30:29on parlait de Gabriel Attal
30:30comme quoi
30:31il y a des miracles
30:33et puis
30:35renégociation de tout
30:36à plat
30:36dans un esprit
30:37de respect
30:38du peuple algérien
30:39mais de vérité
30:40mais il y a encore un dialogue
30:41avec l'Algérie
30:42Laurent Nunez
30:42justement dit
30:43depuis qu'il est au ministère
30:44il a rétabli
30:44les relations
30:48avec Alger
30:49contrairement à Bruno Rataillot
30:50c'est ce que dit
30:51l'actuel ministre de l'Intérieur
30:52je ne ferai pas de commentaire
30:54Laurent Nunez
30:54en fait s'applique
30:55systématiquement
30:56à défaire
30:56ce que Bruno Rataillot a fait
30:58voilà
30:58bon
30:59donc
31:00mais bon
31:01tout ça
31:01ça restera dans les
31:03c'est pathétique
31:04pardonnez-moi
31:05c'est pathétique
31:06est-ce que le rapport
31:06avec l'Algérie
31:07n'est pas révélateur
31:08bien au-delà d'Emmanuel Macron
31:09d'une tendance lourde
31:10dans la politique française
31:11c'est-à-dire
31:12quand depuis
31:12une trentaine d'années
31:13on a développé
31:14le sénome de la repentance
31:16post-coloniale
31:17c'est-à-dire
31:17fondamentalement
31:18on assimile
31:19Emmanuel Macron
31:19a été peut-être
31:20le plus loin
31:20en parlant de crime
31:21contre l'humanité
31:22pour parler
31:22de la colonisation
31:23mais c'est pas le seul
31:24à avoir parlé
31:25dans cet état d'esprit
31:26est-ce que c'est pas encore
31:26une fois le fruit
31:27d'une dérive
31:27qui va bien au-delà
31:28d'Emmanuel Macron
31:30oui sans doute
31:31mais je crois
31:32que le problème
31:32en fait
31:33si vous voulez
31:33je pense qu'on a
31:34tous ces débats
31:35parce que le pays
31:36est à l'arrêt
31:38le jour où on retrouvera
31:39un pays
31:39qui est d'abord fier
31:40de lui-même
31:41enfin non
31:41plus exactement
31:42le jour où on retrouvera
31:44un pays souverain
31:45qui a une marge de manœuvre
31:46pour agir
31:47le jour où la France
31:48pensera par elle-même
31:49le monde
31:51tout ça va s'évacuer
31:52très vite
31:53parce que les Algériens
31:55comme les autres
31:56verront qu'il y a une France
31:57qui existe
31:57le problème
31:59c'est que le monde
31:59voit une France
32:00qui a disparu
32:01c'est ça
32:02le problème
32:03c'est qu'en 2027
32:04il y a un risque
32:05que le pays
32:05soit encore à l'arrêt
32:06pour les 5 années à venir
32:08oui
32:08mais parce que
32:09en fait
32:09et pourquoi je suis candidat
32:11à la présidentielle
32:11très franchement
32:12parce que je veux
32:14arrêter
32:15avec cette politique
32:17du moindre mot
32:19parce que même
32:19le Rassemblement National
32:21est rentré
32:22dans le moule
32:23général
32:24c'est-à-dire
32:25le moule
32:25où il ne faut pas déplaire
32:27à l'esprit ambiant
32:28et l'esprit ambiant
32:30c'est un esprit
32:31en fait
32:32de démission générale
32:33il y a un changement
32:34pour vous cela dit
32:35là-dedans
32:35parce que normalement
32:35votre position
32:36dans le système politique
32:37français
32:37s'il y avait en place
32:38le bloc LR
32:39il y avait le bloc national
32:40et vous étiez dans cet
32:41entre-deux
32:41qui vous a dégagé
32:42un espace
32:43si je vous comprends bien
32:44vous vous êtes dégagé
32:44de cet entre-deux
32:45et vous avez débordé
32:46sur la marge contestataire
32:48disons ça ici
32:48le RN aujourd'hui
32:49en fait je pense que
32:52le RN dit des choses
32:53très justes
32:54quand j'entends des discours
32:55je suis d'accord
32:55sur beaucoup de choses
32:56quand j'entends Bruno Retailleau
32:58je me dis
32:58il a raison
32:59sur plein de trucs
33:00mais le problème
33:01c'est qu'aucun des deux
33:02s'ils sont tous les deux candidats
33:03je ne sais pas
33:04quel sera le candidat du RN
33:05aucun des deux
33:06ne veulent prendre
33:07à bras-le-corps
33:08la question clé
33:09qui est celle
33:10de la démocratie
33:11c'est-à-dire
33:12du référendum
33:13et de la souveraineté
33:14Bruno Retailleau
33:15en appelle pourtant
33:15référendum
33:16un peu
33:16c'est vrai
33:17le migration notamment
33:18de moins en moins
33:19parce que dans votre livre
33:21vous dites que vous voulez
33:21faire plusieurs référendums
33:23si vous êtes élu
33:23président de la république
33:24et donc il y a toute une série
33:26de référendums
33:26pour permettre de faire passer
33:27vos réformes
33:29et donc en fait
33:30on ne s'appuie plus
33:30sur le parlement
33:31il doit y avoir des législatives
33:33juste après la présidentielle
33:34c'est parce que
33:34vous avez peur
33:35de ne pas avoir de majorité
33:36donc on passe directement
33:37par des référendums
33:39et non plus par les députés
33:40même si vous dites
33:40qu'il faut redonner le pouvoir
33:42aux communes
33:42et aux départements
33:43c'est-à-dire
33:44aux députés et aux maires
33:45attendez
33:46plein de questions
33:47la première c'est
33:48oui pour faire de grosses économies
33:49pour faire de grosses économies
33:51je veux supprimer
33:52les régions
33:53les intercommunalités
33:54revenir au bloc commun
33:55département
33:56pour que le monde rural
33:58renaisse
33:58et une vraie politique
34:00d'aménagement du territoire
34:01mais c'est un autre problème
34:01sur le parlement
34:02bien sûr qu'il y a un parlement
34:03mais vous avez bien vu
34:05dans le système actuel
34:06politicien
34:07du régime
34:08des partis politiques
34:11c'est seulement
34:12par le référendum
34:13et l'appel au peuple
34:13qu'on arrivera à débloquer
34:15la France
34:15rien ne se passera
34:16par le parlement
34:17parce qu'il est sous
34:18la domination des juges
34:20du conseil constitutionnel
34:21on pourra contourner
34:22le conseil constitutionnel
34:24par le référendum
34:25et oui je propose
34:27une réforme
34:28sur l'immigration
34:30un référendum
34:31un référendum
34:32sur le code pénal
34:33un référendum
34:34sur la réforme éducative
34:36un référendum
34:37sur les économies
34:37la seule chose
34:38que vous ne proposez pas
34:39c'est de supprimer
34:40le conseil constitutionnel
34:41parce que c'est impossible
34:42mais on pourra leur supprimer
34:43par référendum
34:44je propose même
34:44le riz constituant
34:46je propose un système
34:47à la Suisse
34:48je propose que les français
34:49avec un million de signatures
34:50puissent mettre sur la table
34:51un référendum
34:53on ne redressera pas
34:54la France
34:54contre les français
34:56on redressera la France
34:58avec les français
34:58très modestement
34:59dans ma petite commune
35:00de hier
35:0130 000 habitants
35:02que j'ai pris en faillite
35:03il y a 30 ans
35:04on a divisé la dette
35:05par deux
35:06vous imaginez
35:07pendant que l'état
35:08l'a multiplié
35:08par je ne sais pas combien
35:10on a réussi
35:11pourquoi ?
35:12pas parce que j'étais seul
35:13il n'y a pas d'homme providentiel
35:14il y aura les français
35:16qui à un moment
35:16prennent conscience
35:17qu'au-delà des partis politiques
35:19il y a quelques réformes
35:20fondamentales à voter
35:21et c'est à eux de choisir
35:22s'ils veulent que la France crève
35:24et bien ils crèveront avec
35:25il faut leur dire
35:26il y a un autre choix
35:28il y a un autre choix possible
35:29Nicolas Dupont-Aignan
35:30est notre invité
35:31au grand rendez-vous
35:32sur CNews et sur Europe 1
35:33à tout de suite
35:36Dernière partie du grand rendez-vous
35:37sur CNews et sur Europe 1
35:39en partenariat avec Les Echos
35:40avec Nicolas Dupont-Aignan
35:41son dernier livre
35:42La liberté ou la mort
35:432027 chez Fayard
35:45Sondage CSA pour CNews
35:46le JDD Europe 1
35:47daté de samedi dernier
35:4978% des français
35:50sont inquiets
35:50pour leur pouvoir d'achat
35:51ça passe évidemment
35:53par les questions
35:54du carburant
35:55Clémence Lemestre
35:55Oui justement
35:56sur le carburant
35:57le carburant explose
35:58il va de nouveau
35:59y avoir une réunion demain
36:00à Bercy
36:00pour les professions
36:02à qui ça pose problème
36:03quelle est-vous votre position
36:05il y en a certains qui disent
36:06il faut baisser les certificats
36:07d'économie d'énergie
36:08d'autres qui disent
36:09il faut baisser les taxes
36:10certains qui disent
36:11il faut taxer au contraire
36:12Total et c'est super profit
36:14vous vous situez
36:15où il ne faut juste rien faire
36:16il faut d'urgence
36:18baisser les taxes
36:21nous sommes le pays
36:22qui raquette le plus
36:23les automobilistes
36:24aujourd'hui vous avez
36:26des millions de français
36:27pour qui c'est plus intéressant
36:29d'aller travailler
36:30ils ne peuvent plus vivre
36:31ils ne peuvent plus vivre
36:32enfin c'est dramatique
36:35la situation dans le monde rural
36:36notamment dans les petites villes
36:38deuxièmement
36:39la croissance est à l'arrêt
36:41parce que ça agit
36:43comme un frein
36:43donc il faut d'urgence
36:45baisser les taxes
36:46j'ai proposé depuis le début
36:47trois mesures simples
36:49un
36:49on supprime la TVA
36:51sur la taxe
36:52on est un pays
36:53maboule pour le coup
36:54qui taxe la TVA
36:56enfin qui a une TVA
36:58sur la taxe
36:5813 centimes
36:59il faut supprimer
37:01les certificats
37:02d'économie d'énergie
37:03qui sont une usine à gaz
37:04supprimer ou les mettre
37:05en parenthèse
37:06le temps de la crise
37:06on les suspend
37:07on les suspend
37:08mais tout de suite
37:09c'est une usine à gaz
37:11ce sont des milliards
37:1217 centimes
37:13des milliards gaspillés
37:15pour le délire
37:16d'une transition écologique
37:17qui sert des intérêts privés
37:20donc là c'est 17 en plus
37:2221 pour le gazole
37:23ou l'inverse
37:23ça fait 30 centimes
37:25les 4 centimes
37:26du surplus
37:27que gagne l'Etat
37:28on peut arriver
37:29à 34-40 centimes
37:30très vite
37:31il faut alléger
37:32mais je vais vous faire
37:33une révélation quand même
37:34j'ai regardé
37:35en 2011
37:36le prix du baril
37:38était moins élevé
37:39qu'aujourd'hui
37:40était plus élevé
37:41qu'aujourd'hui pardon
37:41il est aujourd'hui
37:42moins élevé qu'en 2011
37:44et il y avait un effet
37:45de change
37:45euro dollar
37:46mais quand même
37:47et en fait
37:48depuis 2011
37:48les taxes
37:49sur le carburant
37:50ont explosé
37:51donc
37:52l'Etat a besoin d'argent
37:53l'Etat a besoin d'argent
37:54parce qu'il donne
37:55des milliards à Zelensky
37:56il donne des milliards
37:57à Van der Leyen
37:58il donne des milliards
37:59en fausses cartes vitales
38:00il ne sait pas
38:02gérer l'argent public
38:04et j'estime
38:05que quand la France
38:06et les Français
38:07ne peuvent plus
38:07aller travailler
38:09et bien
38:10l'urgence
38:11c'est d'aider les Français
38:12et de surcroît
38:13ça sera bon
38:13pour la consommation
38:14parce que ça évitera
38:15d'appuyer sur le frein
38:16en pleine période de crise
38:18et si on a une croissance zéro
38:20encore trois mois
38:21vous allez voir
38:21l'effondrement
38:22des recettes fiscales
38:23l'aggravation du déficit
38:24il y a cette baisse
38:25de la consommation
38:25de carburant
38:26qui a chuté
38:27au mois d'avril
38:27et donc
38:28moins de rentrée fiscale
38:29et ils n'ont pas aidé
38:32parce que là
38:33ce que fait l'Etat
38:34c'est qu'il aide
38:35quand même
38:35les gros rouleurs
38:35c'est n'importe quoi
38:37madame
38:37mais je vais vous expliquer
38:38pourquoi
38:39il y a 60% de taxes
38:41et un pays
38:42qui met 60% de taxes
38:43sur un litre d'essence
38:44invente
38:45un système bureaucratique
38:46avec des fonctionnaires
38:47des procédures
38:49des décrets
38:49vous avez vu les conditions
38:50alors si vous avez
38:51moins de 11 000
38:52ou 17 000 euros
38:54d'impôts
38:54de revenus
38:55mais si vous avez
38:55des enfants
38:56c'est plus
38:56mais alors c'est 15 kilomètres
38:58alors si vous travaillez
38:58à 14 kilomètres
38:59vous n'avez pas le droit d'aide
39:00mais ces gens sont devenus fous
39:02ce sont des dingues
39:03qui nous gouvernent
39:04vous noterez qu'on ne peut pas
39:05parler du carburant
39:06en ce moment
39:06sans parler du contexte
39:07international
39:08qui a une influence majeure
39:09là-dessus
39:09ce qui se passe en Iran
39:10vous voyez cette situation
39:12est-ce que vous avez l'impression
39:12qu'on est dans une période
39:13de crise durable
39:14qui fait que peu importe
39:16ce qu'on fera
39:16la hausse du carburant
39:18et demain la pénurie
39:19et demain le rationnement
39:20sont à l'horizon
39:21et les engrais aussi
39:22pour les agriculteurs
39:22il faut s'y préparer
39:23parce que
39:25j'ai l'inquiétude
39:26mais ce n'est qu'une inquiétude
39:27et j'espère que ce ne sera pas le cas
39:28que finalement
39:29Donald Trump se dit
39:31les grandes victimes
39:33de cette crise
39:34la Chine
39:36mais la Chine
39:37va prendre le pétrole russe
39:38et le gaz russe
39:39donc ils vont se démerder très bien
39:40pardonnez-moi l'expression
39:41et puis
39:43l'Europe
39:44ce qui me
39:45ce qui me hante
39:46il a dit dès le début
39:47que ce n'était pas son problème
39:48oui
39:48ce qui me hante
39:49et c'est là
39:50où on a des dirigeants européens
39:52qui sont complètement
39:54dangereux
39:54qui sont vraiment dangereux
39:55c'est que dans la vie politique
39:57un dirigeant d'Etat
40:00n'a que des choix difficiles
40:01et pourquoi
40:04fondamentalement
40:04je veux la paix en Ukraine
40:05et je pense qu'on doit
40:07se dégager de ce conflit
40:08c'est parce que
40:09l'Europe
40:10si
40:10elle
40:12cumule
40:12le blocage d'Hormuz
40:15la suppression
40:16des importations
40:17de gaz russe
40:17qui était quand même
40:17trois fois moins cher
40:18que le gaz naturel
40:19liquéfié américain
40:20va être dans un désastre
40:23industriel
40:23et économique
40:24qui peut la faire sortir
40:25de l'histoire
40:26regardez ce qui se passe
40:27en Allemagne
40:28en Italie
40:29parce que le train
40:31de Donald Trump
40:31c'est qu'il faut récupérer
40:32l'uranium enrichi
40:33des Iraniens
40:34ça c'est la première des choses
40:36parce que sinon
40:36il y a un impact
40:38un risque nucléaire
40:39oui
40:39alors attendez
40:40je vais revenir là dessus
40:41mais ce que je veux dire
40:42aujourd'hui
40:42quand un pays est en faillite
40:44quand un pays est menacé
40:46de disparition
40:47toute l'histoire de France
40:48même les rois de France
40:49la première chose
40:50qu'ils faisaient
40:51c'est cesser
40:52les aventures extérieures
40:53se concentrer
40:55sur nos défis intérieurs
40:56je veux la paix
40:57pour la France
40:57parce que je veux
40:58que la France se concentre
40:59sur ses...
40:59Emmanuel Macron
41:00n'est pas engagé
41:01dans la guerre en Iran
41:01non mais
41:02il nous dépense des milliards
41:05et il alimente
41:06une guerre en Ukraine
41:07alors que les Etats-Unis
41:08pour le coup
41:08ont une bonne politique
41:09et veulent la paix en Ukraine
41:11parlons de ça
41:11oui parce que
41:13vous ne pouvez pas affronter
41:14deux conflits
41:15et deux contraintes
41:15en même temps
41:16nous sommes pris en étau
41:17donc je regarde
41:18ce qu'on pourrait déjà
41:18se dégager
41:19ensuite sur le programme iranien
41:22qu'on bombarde
41:23les forces nucléaires
41:25iraniennes
41:25oui
41:26je l'ai approuvé
41:27c'était au mois de juin
41:28de mémoire
41:29qu'on se lance dans...
41:30pendant la guerre des 12 jours
41:31voilà
41:32qu'on se lance dans cette guerre
41:33je l'ai désapprouvé
41:34dès le début
41:34j'ai été très minoritaire
41:36parce que vous ne pouvez
41:37rentrer dans cette guerre
41:38que si vous prévoyez
41:40une intervention terrestre
41:41aucun régime n'est tombé
41:43sans intervention terrestre
41:44or
41:45tout le monde sait
41:46que Trump n'ira pas
41:47à l'intervention terrestre
41:48parce qu'il ne le peut pas
41:49moi je...
41:49attendez
41:50il faut voir
41:51bah écoutez
41:52en tout cas
41:53on se reverra
41:53on s'en parlera
41:54parce que pour l'instant
41:55c'est vraiment imprécis
41:56en tout cas
41:57aller dans une intervention terrestre
41:58face à un pays
41:59de 96 millions d'habitants
42:00j'entends bien
42:00j'entends bien
42:01et on peut être là aussi
42:03attention
42:04c'est des affaires sérieuses
42:05donc
42:06une chose est
42:07de détruire le programme nucléaire
42:08il est détruit
42:09une chose est nôtre
42:11de déstabiliser un régime
42:13sans aller sur terre
42:15et
42:15je déteste ce régime
42:17c'est un régime abominable
42:19mais le seul résultat
42:20des bombardements
42:21c'est le paradoxe
42:21c'est que le fait
42:22de faire tomber le régime
42:23est la dernière
42:24des préoccupations
42:25des dirigeants
42:25d'abord il y a l'uranium
42:26ensuite il y a le détroit d'Orbose
42:27avec des histoires de carburant
42:28et ensuite éventuellement
42:30le régime des Molins
42:30qui pourrait tomber
42:31mais parce que vous arrêtez
42:31de rêver la vie
42:33parce que vous ne déstabilisez pas
42:35c'est les anglais
42:35qui disent
42:36you can't play God
42:36parce que vous ne pouvez pas
42:40faire tomber un régime
42:41en bombardant sa population
42:43ça a l'effet inverse
42:45inverse
42:46et je suis désolé de le dire
42:48on en a l'expérience
42:49est-ce que vous voyez
42:49un engrenage
42:50dans cette région
42:51au début on ne croyait pas
42:52à l'intervention
42:53elle arrive
42:54ensuite on croit
42:55qu'elle va durer quelques jours
42:55elle dure 40 jours
42:56est-ce que vous craignez
42:58demain
42:58que les grandes puissances
42:59finissent par s'affronter
43:00je n'en sais rien
43:01et j'ai la franchise
43:02de vous le dire
43:03et je pense qu'aucun
43:04dirigeant politique
43:04du monde n'en sait rien
43:06même pas Donald Trump
43:07et deuxième point
43:09c'est le drame
43:11c'est d'ailleurs le drame
43:13je pense cependant
43:15que Donald Trump
43:16est face à des élections
43:17intermédiaires
43:17qui vont arriver
43:19et que plus on va aboutir
43:21aux élections intermédiaires
43:22plus le conflit
43:23va se
43:25se fossiliser
43:26se fossiliser
43:27le conflit était terminé
43:29il a dit ça
43:30vendredi soir
43:30je pense que
43:31il a aussi dit
43:32qu'il était capable
43:33de pulvériser les Iraniens
43:35oui mais
43:35je pense que
43:37malheureusement
43:37le régime iranien
43:38risque de tenir
43:39parce que plus on bombarde
43:40un peuple
43:41plus il y a un effet
43:42de patriotique
43:43malheureusement
43:44et je pense que
43:45Donald Trump
43:46va être happé
43:47par la politique intérieure
43:48maintenant ce n'est
43:48qu'un sentiment personnel
43:50et moi je suis responsable
43:51de mon pays
43:52et je pense que mon pays
43:53doit prendre des dispositions
43:55d'urgence
43:55pour baisser
43:58le prix des carburants
43:59supprimer les taxes
44:00sur l'électricité
44:01avoir une électricité
44:02abordable
44:04éviter une récession
44:06une disparition
44:07de notre industrie
44:08qui est le moteur
44:09de la prospérité
44:10du pays
44:11et je m'occupe de la France
44:12donc j'essaye
44:14dans ce monde troublé
44:15de trouver un chemin
44:16l'autre front
44:16c'est le front ukrainien
44:18oui
44:18et vous avez dit
44:19tout à l'heure
44:20il y a 3-4 minutes
44:22parce qu'on donne
44:22de l'argent à Zelensky
44:24qu'est-ce que vous inspire
44:26le personnage
44:27de Volodymyr Zelensky
44:29vous le mettez en scène
44:31alors c'est vraiment
44:32là pour le coup
44:32très fictionnel
44:33à la fin de votre livre
44:34en disant
44:34il participe à la manifestation
44:35des mécontents
44:36aux côtés des dirigeants
44:37de France Télévisions
44:38puisque vous n'aurez gardé
44:39que deux chaînes
44:40etc
44:41comment est-ce que
44:41vous le voyez lui-même
44:42pas forcément le président
44:43de l'Ukraine
44:44mais lui-même
44:44j'ai l'impression
44:45qu'il vous agace
44:45non c'est pas ça
44:47je suis français
44:47donc je ne me permettrai
44:49pas d'intervenir
44:49dans la vie des pays
44:50moi je suis souverainiste
44:51donc je ne vais pas passer
44:53est-ce que lui aussi
44:55est un souverainiste ?
44:56est-ce que lui aussi
44:56est un souverainiste ?
44:57sans doute
44:57ce qui me choque
44:59aujourd'hui
45:00c'est que
45:01les français
45:02sont à la peine
45:03notre pays
45:04est menacé
45:05d'un désastre industriel
45:07et
45:07on donne
45:08des dizaines
45:09de milliards d'euros
45:10à un régime
45:11à un régime
45:12très corrompu
45:13ça tout le monde le sait
45:14et quand on a vu
45:15et tous les français
45:15l'ont vu
45:16qu'un oligarque ukrainien
45:18achetait
45:18450 millions d'euros
45:19un appartement à Monaco
45:21après avoir acheté
45:22un yacht
45:22de 500 millions d'euros
45:24on se dit
45:25il y a une oligarchie ukrainienne
45:27et tout le monde le dit
45:28et le voit
45:29très corrompu
45:30qui utilise l'argent
45:31et qui ferait mieux
45:32d'aider l'Ukraine
45:33par ailleurs je pense
45:34que c'est une boucherie
45:35on ne sait pas que c'est
45:35l'argent de l'Union Européenne
45:36non mais c'est
45:37en tout cas leur argent
45:37devrait aider l'Ukraine
45:39plus qu'à investir
45:40il devrait être patriote
45:40c'est ça que vous voulez dire
45:41il devrait être patriote
45:41et deuxièmement
45:42c'est une boucherie abominable
45:44qui pour moi
45:46est un vrai danger
45:47pour l'Europe entière
45:48parce que c'est la plus grave
45:50erreur géopolitique du siècle
45:51c'est à dire
45:52qu'on a poussé la Russie
45:53dans les bras de la Chine
45:54et que l'Union Européenne
45:56et les pays d'Europe
45:57sans les ressources naturelles
45:59russes
45:59est menacée
46:01d'être
46:01une industrie
46:02de seconde zone
46:03j'insiste
46:04sur
46:05les 20 prochaines années
46:07la Chine
46:08est en train
46:09de bâtir
46:10une économie robotique
46:11d'intelligence artificielle
46:13qui va nous
46:14nous ramener
46:15au 19ème siècle
46:16et on se trompe
46:18de priorité
46:19c'est une tragédie
46:20l'Ukraine
46:20mais
46:22pour le coup
46:22Donald Trump a raison
46:23il est en train
46:24de faire un accord
46:24avec les Russes
46:25il est en train
46:25de s'emparer
46:26des terres rares
46:27il a compris
46:28que face à la Chine
46:29il fallait se muscler
46:31et j'aimerais
46:31qu'on sorte
46:32de l'émotionnel
46:33pour aller à la raison d'Etat
46:35c'est triste parfois
46:36la raison d'Etat
46:36mais la France
46:37aujourd'hui
46:38mérite la raison d'Etat
46:39il nous reste une trentaine
46:40de secondes
46:40c'est bientôt
46:41l'heure du déjeuner
46:41est-ce que vous pensez
46:42aller chez Master Poulet ?
46:43non
46:46porter du Brésil
46:47par toutes ses chaînes
46:49c'est un problème sanitaire
46:51c'est un problème alimentaire
46:53et pendant ce temps-là
46:54il y a nos éleveurs
46:54qui crèvent
46:55donc je veux les aider
46:56mais ça exige
46:57bien sûr des règles
46:58ça veut dire
46:59un minimum de protectionnisme
47:00et c'est quand même
47:01la journée du poulet
47:03puisque c'est
47:04il y a du très bon poulet
47:05français
47:06qui est plus cher
47:07malheureusement
47:07mais il faut mieux aussi
47:08
47:09on sait ce que vous allez
47:10avoir à déjeuner
47:12merci beaucoup
47:12Nicolas Dupont-Aignan
47:13et en attendant
47:14vous pouvez lire
47:152027
47:15la liberté
47:16ou la mort
47:16publié chez Fayard
47:17très bon dimanche
47:19à la mort
47:19jusqu'à la mort
47:20et en avant
47:20je vais vous le voir
47:20quand même
47:20vous pouvez le dire
47:20selon moi
47:21dans la mort
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