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Chaque dimanche, Pierre de Vilno reçoit un invité politique dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.

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00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèle au Grand Rendez-vous Europe 1, c'est News Les Echos.
00:04Bonjour Thierry Breton, merci d'être avec nous ce dimanche, c'est votre Grand Rendez-vous.
00:08Vous êtes ancien ministre de l'économie, ancien commissaire européen au marché intérieur.
00:12Avec vous ce matin, nous allons nous interroger sur l'avenir du pays.
00:15Quelle France pour demain va-t-on assister à une transformation, une transfiguration de la société française ?
00:21Hier soir, pour la deuxième fois consécutive, la victoire du PSG en Ligue des Champions a été gâchée par les
00:28émeutiers.
00:29Vous venez d'entendre l'incompréhension des habitants du quartier de la Porte de Saint-Cloud.
00:34416 interpellations, 7 policiers blessés sur le régalien, mais aussi économiquement.
00:40Rarement la France a été autant dégradée, dédaignée, endettée, malgré tous les talents que nous avons en France.
00:48A commencer par les joueurs du PSG qui ont démontré le meilleur d'eux-mêmes hier soir.
00:54Que représente la France face également à la montée des nouveaux impérialismes ?
00:59Nous allons nous interroger ce matin.
01:01Et puis nous aborderons une question cruciale, que même le pape Léon a abordée lui-même dans sa dernière encyclique.
01:07L'IA, l'intelligence artificielle, est-elle dangereuse ? Va-t-elle remplacer l'humain ?
01:13Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane.
01:15Bonjour.
01:16Et Mathieu Bocoté, bonjour Mathieu.
01:18Bonjour.
01:18La France se réveille groggy ce matin.
01:20D'un côté, une superbe victoire.
01:22Et on est tellement contents pour le PSG et pour la France, pour le rayonnement de la France, pour la
01:27jeunesse.
01:28Et d'un autre côté, vous l'avez vu avec ces habitants du 16e arrondissement à côté du Parc des
01:33Princes,
01:33l'incompréhension, la fête gâchée par les émeutiers.
01:38416 interpellations en France, 283 rien qu'à Paris.
01:427 policiers blessés, auxquels bien sûr on pense très fort ce matin.
01:46Le périphérique envahi par des centaines de supporters.
01:49La province n'est plus épargnée, Thierry Breton, il y a Paris.
01:53Mais il y a aussi une vingtaine de villes.
01:54Agen, Montpellier, Dijon, Marine Le Pen hier soir disaient, il n'y a qu'en France.
01:59Il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes.
02:03Il n'y a qu'en France, dit-elle, où chacun se sent obligé de s'enfermer chez soi un
02:07soir de victoire
02:08pour éviter d'être confronté à des violences.
02:10Qu'est-ce que ça dit de la jeunesse d'aujourd'hui, Thierry Breton ?
02:14D'abord, ça dit quand même une immense joie, parce qu'il ne faut pas l'occulter.
02:19Sur le terrain sportif.
02:21Oui, mais ça a été quand même un moment, quelque part, il faut le dire aussi, un moment d'unité.
02:26On avait parié, nous deux, sur le score, d'ailleurs.
02:28On peut le dire aux téléspectateurs et aux auditeurs, nous avions en secret parié sur le score.
02:32Et vous avez fait jouer quoi ? L'intelligence artificielle.
02:35Et vous pouvez même dire qu'il y a gagné.
02:37Je vous dois effectivement à Paris.
02:39Voilà, c'est aidé par l'intelligence artificielle.
02:41Mais je pense que vous venez à l'esprit pour commenter, hier soir, c'est un moment d'unité.
02:44Ah oui, c'est clair, c'est clair, parce qu'il y a eu vraiment un moment de communion, je
02:48dirais, de l'ensemble des Français autour de ce succès extraordinaire.
02:53La deuxième fois, la Coupe d'Europe, c'est quand même extraordinaire.
02:57Et c'est vrai que ça a réuni la très, très, très, très grande majorité des Français.
03:03Et quelque part, moi je vais vous dire, ça fait plaisir de voir les Français réunis.
03:07Ça fait plaisir, mais en même temps, vous avez vu cette dame ?
03:09Mais je vais y revenir, je vais y revenir.
03:11Elle ne comprend pas, elle essaie de s'interroger, elle dit, ce sont des hordes, ce sont des gamins, je
03:14ne comprends pas.
03:15Et on va même peut-être aller un tout petit peu plus loin que la question que pose cette dame,
03:20à juste titre.
03:21Ce n'est pas le cas pour tous les matchs.
03:24Je me souviens, il y a...
03:25Lui vers c'est Lens.
03:26À Lens, ça a été quand même une fête extraordinaire aussi.
03:30Une joie formidable.
03:31Mais moins de monde dans la rue, c'était un événement d'une plus faible ampleur.
03:35Ah ben peut-être que vous avez là la réponse alors, monsieur.
03:37C'est peut-être ça.
03:39Pourquoi faut-il que lorsque nous avons un succès, qui est un succès national, ça se passe très bien ?
03:46Parce que ça s'est passé très bien, c'était la deuxième fois, il y a eu Bordeaux aussi.
03:49Donc finalement, ça se passe bien.
03:51Pourquoi, lorsque c'est un succès international, ça se passe comme ça ?
03:55Peut-être parce que, au fond, c'est...
03:59Alors, comment on les appelait l'outre-Atlantique ?
04:01On les appelait les hooligans.
04:02C'est-à-dire ces hordes, en fait, dont on parle.
04:07Ils viennent, ils s'abritent derrière la foule, parce que c'est ça qui se passe.
04:10Et puis derrière, effectivement, ils cassent.
04:13Donc ça n'a plus rien à voir avec le foot ?
04:15Ben bien sûr que non.
04:16On n'est plus du tout dans les sports.
04:16Bien sûr que non.
04:17On est précisément dans la foule, on est dans la joie d'une nation qui va, quelque part, communier sur
04:22un succès.
04:23Et on a, effectivement, ces bandes qui viennent et qui cassent.
04:28Alors...
04:28Mais Thierry Modron, vous n'avez pas l'impression d'être un peu daté dans votre analyse, les hooligans, tout
04:32ça ?
04:32Est-ce qu'on n'est pas devant quelque chose d'autre avec ça ?
04:34Alors, justement, si je les employais, M. Bocoté, ce n'était pas uniquement pour que vous puissiez réagir, car je
04:39savais que vous réagiriez.
04:40Vous êtes très fort.
04:41C'est parce que les Anglais ont réussi, ont réussi à régler ce problème.
04:47On s'en souvient quand même, il y a eu quand même, c'était quand même les ultra-violences.
04:51Et donc la question qu'il faut qu'on se pose, c'est pourquoi nous, nous ne sommes pas encore
04:55capables de régler l'intégralité de ce problème, même si je dois mesurer.
04:59Parce que moi, vous savez...
05:00Vous mettez en cause les forces de l'ordre et les ministres de l'Intérieur et les forces de l
05:04'ordre qui ont été blessés, 7 policiers publics.
05:06J'allais justement dire l'inverse.
05:08Vous voyez, vous m'avez interrompu, juste au moment, et vous avez parfaitement raison de le faire, mais juste au
05:13moment où j'allais dire l'inverse.
05:14Parce que pour...
05:15On est le seul pays qui n'arrive pas.
05:18Pour celles et ceux qui, précisément, quand on est dans l'action publique, on essaie de faire.
05:24Et comment on fait pour vérifier qu'on fait dans le bon sens ?
05:28On essaie de réduire, effectivement, ce qui se passe.
05:31L'année dernière, là encore, on se souvient des événements.
05:34Je crois même qu'il y a eu, hélas, des victimes.
05:37Ça a été tragique.
05:38Et il y a eu beaucoup plus d'actions négatives, qu'on a pu constater, que cette fois-ci.
05:45Ça ne veut pas dire, encore une fois, qu'on doit se satisfaire.
05:47Mais on voit donc ce que je veux dire.
05:50C'est qu'on voit donc qu'avec 22 000 forces de l'ordre déployées, et vous avez raison de
05:54le signaler,
05:55pas uniquement sous tout le territoire, puisqu'il y en a eu 8 000 à Paris, et il y a
05:58eu tout le reste en province.
05:59Ça veut donc dire que les forces de l'ordre avaient assez bien anticipé ce qui risquait de se passer
06:04par ces hordes.
06:05Et je voudrais vraiment faire la distinction entre ces hordes et la jeunesse d'aujourd'hui, pour répondre à M.
06:10Ah bah bien entendu, encore une fois, la jeunesse d'aujourd'hui, elle a célébré ce qui s'est passé.
06:16Et puis vous avez ces hordes.
06:18Et la question de M. de Villeneuve, c'est à quoi elle aspire cette jeunesse ?
06:21Et je crois que c'est vraiment la question qu'il faut qu'on se pose.
06:23Moi, la question que je vous pose, c'est un peu différente, c'est à quoi aspire ces hordes ?
06:25Si vous permettez, M. Breton va répondre à la question de vous.
06:28Je vais répondre d'abord à la question de M. Villeneuve, mais j'essaierai...
06:31Alors là, je ne sais pas si je pourrais répondre à votre question, parce que je les connais peut-être
06:34moins bien que vous, ces hordes.
06:35Mais en tout cas, sur la jeunesse.
06:36Ils se sont fait connaître hier.
06:37Sur la jeunesse, c'est clair qu'aujourd'hui, on a une jeunesse qui ne demande pas la lune.
06:43Elle demande, me semble-t-il, tout simplement que l'État, l'État régalien, tienne ses promesses.
06:50Quand on dit l'État régalien, ce n'est pas uniquement l'État sécuritaire.
06:54Bien sûr, c'est l'État sécuritaire.
06:56Mais c'est aussi l'État qui doit permettre à notre système éducatif de répondre aux évolutions du monde.
07:02Est-ce que l'État ne fait pas déjà le maximum, Thierry Breton ?
07:04Certainement pas. L'État fait beaucoup, mais je vais aller au bout de ma réponse, si vous permettez.
07:10Il faut le faire, et voilà la vraie question, il faut le faire dans la durée.
07:13Donc parce que l'État ne fait pas ce qu'il devrait faire, il y a les émeutes.
07:15Et le problème, encore une fois, on va laisser l'hooligan de côté, je vais répondre.
07:18Je parle des jeunes pour l'instant. Les jeunes, ce n'est pas les émeutes.
07:21Et donc, ce qu'il faut, évidemment, pour nous tous, collectivement, c'est qu'on ait enfin un État qui
07:28tienne sa parole,
07:29pardon de le dire comme ça, et qui tienne un cap.
07:31Et aujourd'hui, on voit bien que le cap, il est très difficile à être tenu, et hélas, je suis
07:36le premier à le déplorer.
07:37Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, mais qu'est-ce qu'est le cap ?
07:39Ah, vous ne comprenez pas ?
07:40Eh bien, je vous donne un exemple.
07:45Je vous donne un exemple.
07:46Parce que vous avez l'air de dire qu'il y a des stop-ingos, que ça change.
07:48Je vous donne un exemple. C'est que la première chose, vous savez, dans les familles, il y a des
07:53choses très importantes pour tenir une famille.
07:55Comparaison n'est pas raison.
07:56C'est par exemple tenir un budget.
07:58Eh bien, monsieur, voyez-vous, un État, qui est le seul État européen, qui maintenant depuis des années, dit quelque
08:05chose et fait l'inverse en matière de budget,
08:08c'est un État qui ne donne pas l'exemple.
08:09Et ça, vous voyez, mais ça, mais le régalien, comme je l'ai dit, ce n'est pas uniquement...
08:15En tout respect, quel est le lié avec les violences lières ?
08:17Je vais venir sur les hooligans, monsieur.
08:19Mais laissez-moi une finie.
08:21Non, mais je vais y revenir. Je vais y revenir. Je veux juste terminer sur la question.
08:24La question, c'est qu'il faut évidemment avoir un État, l'État régalien, qui tient encore une fois sa
08:29promesse et ses paroles.
08:30C'est évidemment, on l'a dit, dans l'État régalien et sécuritaire.
08:34C'est évidemment dans l'école.
08:35C'est évidemment aussi sur la promesse d'un État qui est un État qui est équitable.
08:42Et quand on ne donne pas cet exemple, et bien effectivement, alors je viens sur vous,
08:46alors quand on ne donne pas cet exemple, alors ça permet à ceux qui disent qu'il faut faire table
08:50rase,
08:51il faut tout casser, parce que finalement, on ne tient pas les promesses qu'on nous fait.
08:55Et donc, voyez-vous, tout se tient, monsieur...
08:57Donc, il ne tient pas ces promesses, donc il y a des étudiants, des hooligans qui se permettent de...
09:00Tout se tient dans une société, dans une société, il faut donner l'exemple.
09:06Et l'État doit être le premier agent opérateur à donner l'exemple.
09:13Et l'État ne donne pas l'exemple quand il ne tient pas les objectifs.
09:15Vous êtes en train de dire que les émeutiers d'hier, c'est une fronte politique contre un État qui
09:19ne leur donne pas assez.
09:20Je n'ai pas dit ça, j'ai fait la distinction, alors merci de me permettre de repréciser,
09:23entre les jeunes dont on a parlé, et les hordes, pour répondre maintenant à monsieur Bocoté,
09:29qui sont effectivement là, et pour lesquelles il faut avoir évidemment une fermeté, une fermeté qui soit...
09:35Est-ce que vous nous dites qu'il y a du déficit public en France, on ne tient pas nos
09:38comptes,
09:39on ne tient pas nos engagements vis-à-vis de Bruxelles, et c'est ça qui fait qu'il y
09:42a de la violence en France ?
09:44Je dis qu'un État qui ne tient pas sa parole ne donne pas l'exemple qu'il faut donner
09:49à tous les niveaux.
09:50Voilà, c'est mon sentiment, je ne vous demande pas de le partager, je vous donne mon sentiment.
09:55Et pour le reste...
09:56C'est aussi une haine de la France qui s'exprime là, un désir d'attaquer l'autorité, un désir
10:00de bafouer l'autorité,
10:01une volonté d'occuper l'espace, comme il y a très souvent la Saint-Sylvestre,
10:05comme il y a très souvent, dès qu'il y a un événement sportif à grande échelle...
10:07Monsieur Bocoté, je comprends parfaitement, et je ne suis pas surpris par vos propos, je les comprends,
10:11je les écoute assez souvent sur votre chaîne.
10:13Vous n'êtes pas choqués par la même chose ?
10:14Je vous dis simplement que je fais la distinction entre ceux que j'ai qualifiés de hooligans, ces fameux ordres,
10:19et je fais la distinction entre les jeunes, et pour les jeunes,
10:22les jeunes, il n'y a pas cette haine de la France,
10:25en tout cas à charge pour nous, de leur donner effectivement l'amour de notre patrie.
10:29Et hier, c'est plutôt ce que j'ai vu, voilà, c'est tout ce que je dis.
10:30Et dans un instant, on va voir justement, faire la différence entre, comme vous, vous dites,
10:35les jeunes et qu'est-ce qu'on peut faire pour eux,
10:37et les hooligans, et qu'est-ce qu'on peut faire pour eux,
10:39parce que pour l'instant, ce n'est pas clair, et pour l'instant, je suis obligé de marquer...
10:41Moi, je vais vous dire, on n'a pas envie de faire beaucoup pour les hooligans,
10:43il faut les punir, et avec la plus grande fermeté.
10:46Bon, écoutez, on va y revenir dans un instant,
10:49parce que 100 000 supporters sont attendus tout à l'heure au Champ de Mars,
10:52et ces événements qu'on a vécu hier soir vont peut-être d'ailleurs se poursuivre.
10:57On voit ça dans un instant, donc un grand rendez-vous, à tout de suite.
11:02Retour sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 CNews,
11:04les échos avec Thierry Breton, 100 000 supporters du PSG attendus tout à l'heure au Champ de Mars,
11:09pour le retour justement de nos héros,
11:11qui donc ont obtenu cette deuxième étoile européenne,
11:13avec cette Ligue des champions absolument remarquable hier.
11:16Jusqu'au dernier moment, ils nous ont tenus en hélène,
11:19avec ces tirs au but,
11:20et cet arrêt dernièrement, sur le dernier but anglais du gardien français.
11:28La jeunesse, encore une fois,
11:31celle qui a manifesté,
11:33regardez le carrefour Foch,
11:36le haut de l'avenue Foch,
11:39où CNews a braqué ses caméras hier soir,
11:42avec ses feux de poubelle,
11:44ces actes que personne ne comprend.
11:46On allume des feux,
11:48on bloque le périphérique.
11:49Moi, je me souviens des équipes de CNews,
11:51encore très tard hier soir,
11:52sur ce petit précaré,
11:54où même le camion de pompiers finit par partir,
11:57parce que ça commence à devenir trop dangereux.
11:59Qu'est-ce qu'on fait ?
12:00Vous dites, il faut une réponse de fermeté.
12:02Très bien.
12:03Mais c'est quoi la réponse de fermeté ?
12:04On a eu,
12:05on a en ce moment,
12:06une loi Riposte,
12:07que vante le ministre de l'Intérieur,
12:09M. Nunes.
12:10On a eu des lois de M. Darmanin,
12:12précédemment.
12:13Très bien.
12:13Aujourd'hui, demain,
12:14voilà.
12:15Et malgré tout cela,
12:17qu'est-ce que vous disent les policiers ?
12:19Et sept policiers sont blessés.
12:20Ils vous disent,
12:21on interpelle,
12:22416 interpellations.
12:24Ensuite, il y a des gardes à vue.
12:25Et à la fin,
12:26combien il y a de condamnations ?
12:27Combien il y a eu de condamnations à la demi-finale ?
12:29Trois condamnations ?
12:29Une condamnation ?
12:30Je ne sais plus.
12:31Deux, trois condamnations ?
12:32C'était minime.
12:34On ne donne pas d'actes de fermeté aujourd'hui en France.
12:36M. Levinot,
12:37on peut faire tout à fait l'émission sur ce sujet.
12:40Je n'ai aucun problème.
12:41On passe à Horace, vous le savez très bien.
12:43Mais vous m'avez retiré ce que je voulais dire.
12:47Et ce que je voulais dire,
12:48c'est qu'il faut maintenant,
12:50cette jeunesse dont vous parlez,
12:51mais il n'y a pas que la jeunesse,
12:52des lois et des lois et des lois et des lois,
12:55ce qu'on demande tous,
12:57et ce que demandent, me semble-t-il, les Français,
12:58mais pas que les Français,
13:00c'est vrai aussi en Europe,
13:01c'est que quand des lois sont votées,
13:03elles soient appliquées avec la plus grande rigueur.
13:06Et si c'est nécessaire,
13:07c'est l'ensemble du système.
13:10Il faut appliquer ces lois.
13:12Plutôt que de faire une énième loi,
13:15le problème, il est dans l'exécution.
13:18Et voyez-vous, monsieur,
13:20on souffre de quoi aujourd'hui en France ?
13:22D'un manque d'exécution.
13:23Et ce n'est pas qu'en France.
13:25Vous savez, j'ai mis en place des lois
13:28pour protéger notre espace informationnel.
13:30J'ai bien protégé, monsieur Bocoté.
13:32Protéger notre espace informationnel.
13:34Ça s'appelle le DSA,
13:35ça s'appelle le DMA,
13:35ça s'appelle les IACT.
13:36Ces lois, on les a mises en place,
13:38votées par nos co-législateurs.
13:40Aujourd'hui, on voit qu'il continue
13:42à y avoir des problèmes
13:43dans l'espace informationnel.
13:44Donc elles ne sont pas appliquées ?
13:45Elles ne sont pas assez appliquées,
13:46avec assez de fermeté.
13:47Et donc, c'est tout.
13:48Mais quand vous comprenez ça ?
13:49Voilà de quoi on souffre.
13:51Comment Thierry Breton,
13:51en ce ministre,
13:52en ce ministre,
13:53comment est-ce qu'on comprend
13:55la nouvelle éducation de ces lois ?
13:56Thierry Breton,
14:00politique et à la direction d'entreprise,
14:02si vous me permettez,
14:03puisque c'est ce que vous me demandez,
14:04moi j'ai appris une chose,
14:06c'est que dans les moments difficiles,
14:07pas que du reste,
14:08mais là on est dans un moment difficile,
14:09dans un moment critique,
14:10ce qu'il faut,
14:11c'est du leadership
14:12et appliquer précisément
14:14les instruments et les outils
14:15que vous avez à l'expression.
14:16Et je dis tout à l'heure,
14:17et je vous l'ai dit...
14:18Donc il y a un manque de leadership.
14:19Et je vous l'ai dit,
14:20bien sûr qu'il y a un manque de leadership.
14:21Bien entendu, partout,
14:22il y a un manque de leadership
14:23et d'exécution.
14:24Et c'est pour ça que je vous ai dit...
14:25Donc il n'y a pas de pilote dans l'avion,
14:27il n'y a personne à viser.
14:27Et c'est pour ça que vous...
14:28Mais c'est normal,
14:29vous caricaturez.
14:30Et c'est pour ça que je vous ai dit...
14:32Mais c'est normal,
14:33je vous ai dit...
14:33Pour les téléspectateurs...
14:34Et c'est la raison pour laquelle
14:35je vous ai dit,
14:36quand on est dans cette situation,
14:38on doit évidemment se fixer un objectif,
14:40c'est-à-dire ne plus avoir
14:41ce type de débordement,
14:42et mesurer ensuite le progrès.
14:44Et qu'est-ce que j'ai dit ?
14:45J'ai dit précisément
14:46un homme d'action
14:47que j'ai toujours été dans ma vie
14:49et qui a fait des choses,
14:50c'est qu'on mesure le progrès
14:52en disant que ce n'est peut-être pas possible
14:54d'éradiquer en une fois
14:55quand on part de là où on part.
14:57Mais en tout cas,
14:58ce qu'il faut souligner,
14:59et pardon de le dire,
15:00c'est que le ministre de l'Intérieur,
15:01il a quand même,
15:02avec ses 22 000 forces de l'ordre
15:05auxquelles il faut rendre hommage,
15:06il a quand même tenu
15:08l'objectif qu'il était le seul,
15:09c'est-à-dire de baisser,
15:10pas complètement,
15:11et c'est tout ce que je dis,
15:12et je le répète.
15:12Il a fait le job...
15:13Et je le répète.
15:14Mais ça ne suit pas derrière.
15:15L'intendance ne suit pas.
15:16Et pourquoi ?
15:17Parce qu'on souffre effectivement en France
15:19d'un manque d'exécution,
15:21d'expliquer comment on va faire,
15:21et c'est pour ça que j'espère vivement
15:23que pour la prochaine,
15:24la campagne présidentielle qui s'ouvre,
15:27j'espère qu'on va avoir comme choix
15:29non pas ceux qui vont nous proposer
15:31des énièmes nouvelles lois,
15:33des énièmes nouveaux projets
15:34qui ne seront pas tenus
15:35parce qu'on ne saura pas les financer.
15:37Je parle en face du journaliste des échos.
15:40Et donc,
15:41je vais juste terminer puis je réponds.
15:43Et donc,
15:44finalement,
15:45qu'on va choisir
15:46ceux qui vont pouvoir
15:48exécuter,
15:48c'est-à-dire tenir un objectif.
15:50Eh bien, on verra bien.
15:51D'accord.
15:52Excusez-moi, M. Bocoté.
15:53Vous dites exécution,
15:54fermeté, tout ça j'entends.
15:54Oui, parce que c'est ça
15:55dont on a besoin aujourd'hui en France.
15:56Mais juste avant,
15:57est-ce qu'on n'a pas besoin
15:58d'un bon diagnostic ?
15:59Ce que vous voyez là,
15:59est-ce que vous n'oseriez
16:00quand même pas contester
16:01le fait qu'il y a
16:02une dimension culturelle
16:03dans ces éveux ?
16:04Mais je ne conteste rien.
16:05Et les diagnostics,
16:07M. Bocoté,
16:08il suffit de vous écouter
16:09avec beaucoup de respect
16:10tous les jours.
16:16On a des diagnostics.
16:17Est-ce qu'il y a un échec
16:19de l'intégration culturelle
16:19et sociale ?
16:20Maintenant, ce que je dis,
16:21c'est que les diagnostics,
16:22ils sont faits, refaits,
16:23re-refaits.
16:24Maintenant, M. de Villeneuve,
16:25il faut qu'on passe
16:26à l'exécution.
16:27Et j'espère que c'est
16:28ce qui nous permettra,
16:29précisément,
16:31de porter à la présidence
16:32de la République
16:33celle ou celui
16:34qui sera,
16:35ne serait-ce qu'exécuter
16:36tout ce qui a été décidé.
16:37On a parlé de la jeunesse.
16:39La jeunesse,
16:39elle vote quoi ?
16:40Elle vote les intentions
16:41de vote selon le sondage.
16:42Elle vote soit Mélenchon
16:45massivement.
16:45C'est une jeunesse
16:46qui est parfois communautaire,
16:48parfois une jeunesse
16:48des quartiers.
16:49Elle s'informe sur TikTok.
16:51Elle ne regarde pas
16:51l'information
16:52dans les médias traditionnels.
16:54Il y a une autre jeunesse
16:54qui vote aussi pour le RN.
16:56C'est-à-dire qu'on a,
16:57pour l'instant,
16:57un vote sur les extrêmes.
17:00Oui, parce que ce que
17:01je disais tout à l'heure,
17:02l'attente de la jeunesse,
17:04c'est évidemment,
17:05vous savez,
17:06je le dis,
17:07elle ne demande pas
17:07la lune, la jeunesse.
17:08Elle demande tout simplement,
17:09vous savez,
17:10la jeunesse,
17:11elle veut avoir un travail,
17:13elle veut avoir une famille,
17:16elle veut avoir un engagement
17:17aussi.
17:18On a une jeunesse
17:18qui cherche à s'engager.
17:20Donc elle ne croit plus
17:20au langage
17:21de l'établissement.
17:21Mais tout simplement,
17:23pour quelle raison ?
17:23Pour une raison simple
17:24que je dis encore une fois
17:26ce matin à votre micro,
17:27c'est parce que les promesses
17:28sont là
17:29et les objectifs
17:30ne sont pas tenus.
17:30C'est parce que les paroles
17:31sont là
17:32et finalement,
17:33les comportements
17:34sont en contradiction
17:35avec les paroles.
17:35Voilà.
17:36Alors on se dit,
17:37bon ben,
17:37on a tout essayé,
17:38donc allons voir,
17:39c'est vous qui le dites
17:40à l'instant,
17:42à la gauche de la gauche
17:43ou à la droite de la droite.
17:44Et c'est effectivement,
17:45aujourd'hui,
17:46si jamais on n'occupe pas
17:47ce terrain-là,
17:48qui est un terrain,
17:48encore une fois,
17:49de la capacité à exécuter.
17:50Parce que le fait de dire,
17:51écoutez,
17:52on a tout essayé,
17:52donc on va essayer autre chose,
17:54ben c'est un peu comme
17:55la discussion qu'on avait,
17:56on lance la pièce
17:57et puis ça peut tomber
17:58côté pile ou côté face.
17:59Et moi,
18:00je n'ai pas envie de jouer
18:00la présidentielle de la République
18:03en jetant une pièce en l'air.
18:05Vous dites que les jeunes,
18:07une partie de la population
18:07sont séduits par les extrêmes,
18:09mais quand on voit le spectacle
18:10C'est M. De Villeneau
18:11qui vient de nous rappeler
18:12C'est M. De Villeneau
18:12qui vient de nous rappeler les...
18:12Aujourd'hui,
18:13avec une multitude de candidats,
18:15il y avait Gabriel Attal
18:16qui était en meeting hier soir.
18:17Très bonne date,
18:17pour Gabriel Attal.
18:19Très bien choisi,
18:20le genre de la finale.
18:21C'est plutôt le bal des égaux
18:22plutôt que de mettre
18:23des propositions sur la table.
18:25Est-ce que aussi la réponse
18:27de votre camp politique
18:28est à la hauteur
18:29de cette situation ?
18:30Écoutez,
18:30moi je le dis comme je pense,
18:31c'est sûr,
18:31on voit les choses
18:32maintenant un peu démarrées.
18:34Moi j'ai le sentiment
18:34que la campagne,
18:35elle n'a pas démarré.
18:36Parce que j'ai le sentiment,
18:37mais c'est mon sentiment,
18:37encore une fois,
18:38je ne demande pas être partagé,
18:39c'est mon sentiment,
18:39vous m'interrogez.
18:40J'ai le sentiment
18:41que la vraie,
18:43encore une fois,
18:44le vrai élément sur lequel,
18:45le véritable élément
18:46sur lequel on doit se prononcer,
18:47en tout cas moi,
18:48c'est ce que vraiment je crois,
18:49c'est d'élire
18:51à la présence de la République
18:53celui ou celle
18:53qui saura exécuter
18:57les objectifs
18:58qui sont ceux de la France
18:58parce qu'on a aujourd'hui
18:59une France,
18:59vous l'avez répété,
19:00qui n'est pas assez entendue
19:02comme elle devrait l'être,
19:03qui n'a pas la position
19:03ni en Europe
19:04ni dans le monde
19:05qui est la sienne
19:06et tout simplement
19:07parce que le regard
19:08qu'on porte sur notre pays
19:09est un pays
19:13qui ne tient pas assez
19:14ses objectifs.
19:15Donc la première chose,
19:16c'est de dire
19:17comment on fait
19:18pour se mettre ensemble
19:19et c'est,
19:19on en reprendra peut-être tout ça
19:20et c'est ma proposition
19:21notamment de règle d'or,
19:22vous le savez.
19:22Vous avez rencontré la règle d'or
19:23qui est une proposition économique
19:25pour sortir le pays
19:26de la dette,
19:26de l'endettement,
19:27de retrouver une croissance,
19:29etc.
19:29Vous avez rencontré
19:31une grande partie
19:32des candidats
19:32à la présidentielle
19:33sur tous les chiquets politiques.
19:35Qu'est-ce qu'ils vous disent,
19:36qu'est-ce que vous retenez
19:37de ce qu'ils vous répondent
19:38quand vous proposez
19:39cette règle d'or ?
19:40Parce que c'est ni un plan
19:41d'austérité,
19:42c'est une sorte de plan
19:42d'équilibre
19:43où on arriverait quand même
19:44à repartir entre guillemets
19:46même s'il faudra 5 ans
19:47à peu près
19:48pour revenir
19:49à une situation
19:50à peu près normale.
19:53C'est un plan
19:54qui n'est pas
19:55un plan économique.
19:56Il a évidemment
19:56une finalité économique.
19:58C'est un plan de discipline.
19:59Parce que de quoi on parle
20:00depuis le début
20:01de cette discussion ?
20:03Je ne sais pas.
20:04On parle de discipline.
20:05Je viens vous donner le mot,
20:06ça va vous éclairer,
20:07M. Bocoté.
20:07Enfin,
20:08on parle de discipline.
20:10Je vais terminer,
20:11si vous permettez.
20:11On parle de discipline.
20:13Parce que la France,
20:14précisément,
20:15n'est plus capable
20:15de tenir la discipline
20:17qu'elle doit s'imposer.
20:18Et donc,
20:19cette règle d'or,
20:20c'est de remettre
20:20de la discipline.
20:21Et pour nos téléspectateurs,
20:22parce que peut-être
20:23que la règle d'or,
20:23on ne sait pas trop
20:24ce qu'il y a derrière,
20:25pour les téléspectateurs
20:26et les auditeurs ce matin,
20:27la règle d'or,
20:28dont je porte encore une fois
20:30le projet,
20:31pas pour moi,
20:32pour celles et ceux
20:33qui vont être en charge
20:35d'avoir la responsabilité
20:36du pays dans un an.
20:38C'est de se dire,
20:39comme l'ont fait les Allemands,
20:41à un moment,
20:41vous savez,
20:42on est dans un moment
20:43où notre classe politique,
20:45elle est fragmentée.
20:46Et donc,
20:47il faut se mettre ensemble
20:48sur des objectifs
20:49qui nous réunissent.
20:50Les Allemands,
20:50il y avait la gauche
20:51avec le SPD,
20:51il y avait la droite
20:52avec la CDU.
20:53Ils étaient partagés
20:54parce qu'il n'y avait jamais
20:54un qui avait la majorité.
20:56C'est pas vrai.
20:57Alors là,
20:57je peux vous dire
20:58que d'un point de vue budgétaire,
20:59c'est parce qu'ils se sont mis ça
21:00qu'ils le sont avant.
21:00Ils n'étaient pas.
21:01Je peux vous le dire.
21:01Je parle de la culture,
21:02je parle de la mentalité.
21:03Eh bien,
21:04qu'est-ce qu'ils ont fait ?
21:05Ils ne sont pas les seuls du reste.
21:07Ils ont dit,
21:07d'un point de vue constitutionnel,
21:09à partir d'un certain temps,
21:10on s'interdit,
21:11comme je le répète,
21:11ce sont les règles
21:12que nous avons approuvées,
21:13on s'interdit d'avoir
21:14des budgets en déficit
21:14parce qu'un budget en déficit,
21:15c'est un budget qui,
21:17précisément,
21:17crée de la dette.
21:18À un moment,
21:18la dette est insoutenable.
21:19Donc,
21:20le projet,
21:20c'est un projet
21:21où on ne va pas...
21:22La discipline budgétaire
21:23va tout régler.
21:24Ça va plaire aux échos.
21:26Vous êtes journaliste aux échos,
21:26monsieur, je crois.
21:27Très bien.
21:27Alors,
21:28ça va vous plaire aux échos
21:28parce que je pense
21:29qu'effectivement,
21:29les échos sont très attentifs,
21:31à juste titre,
21:31à l'économie.
21:33Et donc,
21:33ça veut dire qu'effectivement,
21:34on propose,
21:35tout simplement,
21:37en 2032,
21:38de n'avoir plus de budget
21:40qui soit inférieur
21:41à 1% de déficit.
21:42Pas zéro.
21:431% de déficit.
21:44Et 1% de déficit,
21:45pourquoi ?
21:46Parce qu'effectivement,
21:47nous,
21:47on a l'arme nucléaire
21:47qu'il faut financer.
21:49Ce n'est pas de l'austérité
21:50parce que tous les ans,
21:511% de déficit,
21:52ça crée 40 milliards de plus
21:53que l'année d'avant.
21:54Et avec la croissance,
21:55ça fait 80 milliards.
21:56Donc,
21:56on a 80 milliards de plus
21:57à dépenser.
21:58Mais on se fixe une règle
21:59qui est,
22:00encore une fois,
22:01progressivement,
22:02de tenir cet objectif.
22:03Voilà la règle d'or.
22:04De tenir cet objectif.
22:05Et lorsque j'en parle,
22:05pour répondre à votre question...
22:07Vous allez me dire,
22:08dans un instant,
22:08parce que nous avons
22:10une pause publicitaire
22:11avec Europe 1
22:11et avec 3 News.
22:12Alors, on la respecte,
22:12évidemment.
22:13Et du coup,
22:14on va tenir en haleine
22:15nos téléspectateurs
22:15et nos auditeurs.
22:16Et vous allez me répondre
22:17à la question
22:17que je posais tout à l'heure.
22:18Que vous répondent
22:19les différents candidats
22:20à la présidentielle
22:21quand vous leur présentez
22:22cette règle d'or ?
22:23A tout de suite.
22:28Retour sur le plateau
22:29du grand rendez-vous
22:30Europe 1 CNews,
22:31Les Echos.
22:31Avec une situation,
22:32ça se produit assez rarement.
22:34Mais Mathieu Boccoté,
22:35qui a quand même
22:36un cerveau supérieur
22:37à nous tous,
22:38ne comprend pas
22:39votre logique.
22:40Alors,
22:40vous allez nous expliquer
22:43non pas de nouveau,
22:44parce qu'on ne va pas refaire
22:45les 30 minutes d'émission
22:46qu'on a fait,
22:46mais on en a été où ?
22:48On en a été au fait
22:48que la règle d'or
22:49que vous venez de nous expliquer,
22:50que personnellement,
22:51j'ai très bien compris,
22:52mais vous êtes allé
22:54la livrer
22:55sur un plateau d'argent
22:56tant, attendez,
22:58aux différents candidats
22:59à la présidentielle
23:00et la question,
23:00c'est qu'est-ce qu'ils vous ont répondu ?
23:01Est-ce qu'ils achètent
23:02votre règle d'or ?
23:03Est-ce qu'ils ne l'achètent pas ?
23:05Est-ce qu'ils vous disent
23:05le problème est ailleurs ?
23:07C'est sur le régalien ?
23:08Est-ce qu'ils vous disent
23:09ça n'est pas en faisant
23:10de la discipline budgétaire
23:12qu'on arrivera
23:13à créer de la démocratie
23:14et donc à régler
23:15le problème de régalien ?
23:16Qu'est-ce qu'ils vous répondent
23:17point par point ?
23:17Vous êtes allé voir,
23:18je crois,
23:19Jordan Bardella,
23:20par exemple.
23:20Commençons par Jordan Bardella,
23:21c'est celui qui est au plus haut
23:23dans les sondages au premier tour.
23:24Qu'est-ce qu'ils vous répondent,
23:25Jordan Bardella ?
23:25Alors, d'abord,
23:27sur le principe,
23:28comme vous avez compris,
23:30je ne désespère pas
23:31également qu'à la fin,
23:33M. Bocoté comprenne.
23:33le principe de la règle d'or.
23:34Je ne comprends pas
23:35votre lecture
23:36de la situation française.
23:37Donc, je vais vous dire
23:38de façon précise
23:40ce que je leur dis
23:41plutôt que ce qu'ils me disent
23:42parce que je vous propose
23:43plutôt de les laisser dire
23:44ce qu'ils vont me dire
23:44parce que je ne suis pas,
23:45encore une fois,
23:46leur petit messager.
23:48Et il y en a qui me disent...
23:50Ils vont nous dire
23:51d'une manière globale
23:52s'ils achètent ou pas
23:53votre projet.
23:53Il y en a qui me disent...
23:54Ils vont nous dire
23:55comme à chaque fois
23:55qu'ils vont réduire les défis
23:56et qu'ils vont se produire,
23:58vous le savez.
23:58Il y en a qui me disent
24:01tu peux dire
24:01ce que je t'ai dit.
24:02Il y en a qui me disent
24:04ce qu'ils me disent
24:05et il y en a qui me disent
24:05je le dirai moi-même.
24:07On va se limiter
24:08à ceux qui vous ont donné l'accord.
24:09Alors ceux qui m'ont donné l'accord
24:10par exemple Gabriel Etal.
24:11Vous avez vu...
24:12Il me dit
24:12je suis complètement d'accord
24:13et tu peux dire
24:13que je suis d'accord.
24:15Ceux qui parlent par eux-mêmes
24:16par exemple regardez
24:19Édouard Philippe
24:19il est allé même
24:20très clairement
24:21puisqu'il a dit
24:22si je suis élu
24:23président de la République
24:24la première chose
24:24que je ferai
24:25c'est un référendum
24:26pour imposer la règle d'ordre.
24:27Donc il a parlé.
24:28Il y en a d'autres
24:28qui disent
24:30effectivement j'ai rencontré
24:31Jean-Marie Della
24:32on s'en est caché
24:33ni lui ni moi
24:33puisqu'encore une fois
24:34moi j'ai fait ça
24:34de façon totalement ouverte
24:36et donc voilà
24:37on a parlé pendant
24:38un certain nombre de temps
24:40sur ces questions
24:41et je lui ai expliqué
24:42la raison pour laquelle
24:43il me semblait
24:43qu'il n'est encore une fois
24:45pas qu'une raison économique
24:46monsieur Bocoté
24:47c'est une raison politique.
24:49La raison politique
24:50mais je vais vraiment
24:50je voudrais vraiment le dire
24:51parce que c'est très important
24:52la raison politique
24:53c'est qu'à partir du moment
24:54où on se met une discipline
24:56on a deux objectifs
24:57qui sont atteints.
24:58Le premier
24:59c'est qu'on retrouve
24:59de la compétitivité
25:00par rapport à notre pays
25:01parce que je rappelle
25:02que pour les entreprises françaises
25:03aujourd'hui
25:04parce qu'on est un état
25:05impécunieux
25:06qui ne tient pas ses objectifs
25:07on a une prime de risque
25:08sur la France
25:09je rappelle quand même
25:10excusez du peu
25:11qu'on va emprunter
25:12plus de 320 milliards
25:13d'euros cette année
25:14et qu'on paye 80 points de base
25:16de plus que l'Allemagne
25:17ce qui fait que du coup
25:18la France a perdu
25:19sa compétitivité
25:20pour les entreprises
25:21qui ont besoin d'emprunter
25:21par rapport aux entreprises allemandes.
25:23A partir du moment
25:23où vous faites ça
25:24d'un seul coup
25:25la prime de risque
25:25sur la France diminue
25:26et finalement
25:27se remet exactement
25:28au niveau de l'Allemagne
25:29on a retrouvé
25:30la compétitivité.
25:30Ça ils le comprennent.
25:31Deuxième élément
25:32lorsque la France parle aujourd'hui
25:34qu'elle parle à Bruxelles
25:36c'est important
25:37M. Bocoté
25:38de parler à Bruxelles
25:39parce qu'encore une fois
25:41il faut être respecté
25:43et bien on dit quoi ?
25:44On dit à la France
25:45et je l'ai vécu
25:45lorsque j'étais ministre des Finances
25:47vous faites d'abord le travail
25:48parce qu'aujourd'hui
25:49vous êtes le pays
25:49qui est le plus dégradé
25:50de toute la zone euro
25:52et puis après ça
25:53vous pouvez parler.
25:54Et la France qui met ses objectifs
25:54et ça effectivement
25:57à partir du moment
25:57où on le met dans la Constitution
25:58pour nos auditeurs
26:00pas en 2027
26:01en 2032
26:02mais on prend l'engagement
26:03de le faire dès maintenant
26:04avec une trajectoire
26:05et bien effectivement
26:06la France retrouve
26:07la capacité politique à parler
26:09et ça je vais vous dire une chose
26:10tout ce que je vois
26:12de M. Bardella
26:14puisque vous l'avez cité
26:15à M. Hollande
26:16que j'ai vu également
26:17ils disent
26:17c'est absolument vrai
26:19et on en a besoin
26:19car on sait que la parole
26:21de la France
26:21elle est nécessaire
26:23et attendue à Bruxelles
26:24mais aussi dans le monde
26:25et aujourd'hui
26:26un État
26:26qui ne tient pas ses objectifs
26:28précisément
26:29est un État
26:29qui n'est plus attendu
26:30dans le monde
26:31et qu'on néglige
26:32et la France
26:33ne peut pas être négligée
26:35et donc
26:35vous croyez qu'elle est entendue
26:37et donc
26:38on dit la même chose
26:38c'est ce que je viens de vous dire
26:39et c'est la raison pour laquelle
26:40à un moment effectivement
26:41où l'Allemagne
26:43était très endettée
26:44et je l'ai bien vécu moi-même
26:45et qu'elle a fait ça
26:46et bien effectivement
26:47sa parole a été plus attendue
26:48je suis moi pour me battre
26:50pour que notre pays
26:51retrouve
26:52la parole
26:53qui doit être la sienne
26:54et je vous le dis
26:54mais encore une fois
26:55c'est mon expérience
26:56vous pouvez la critiquer
26:58et je sais qu'aujourd'hui
26:59ce qui doit faire la différence
27:00entre nos hommes
27:01et nos femmes politiques
27:02c'est ceux qui vont encore
27:03faire des promesses
27:04qui ne seront pas financées
27:05et qui ne seront pas finançables
27:06qui ne seront pas réalisables
27:07et ceux qui vont
27:09précisément
27:10dire on va se focaliser
27:11sur notre capacité
27:13à les tenir
27:13et bien voilà
27:14si on réussit à ça
27:16si on réussit à ça
27:18oui je pense qu'aujourd'hui
27:19vous pensez qu'on peut gagner
27:19une élection
27:20l'année prochaine
27:21je ne sais pas monsieur
27:22en disant
27:23on va réduire les déficits
27:24on va couper dans les dépenses
27:25on va augmenter les impôts
27:26je ne sais pas monsieur
27:28je ne sais pas monsieur
27:29mais ce que je sais
27:30c'est qu'aujourd'hui
27:32les français
27:33j'allais dire enfin
27:34quand on les interroge
27:35y compris les jeunes
27:36par parenthèse
27:38ils ont désormais
27:40une inquiétude légitime
27:41sur la situation
27:42d'endettement
27:43qui est un endettement
27:44qu'on ne peut plus contrôler
27:45et qui les concerne
27:46en premier chef
27:47donc voilà
27:47et cette solution
27:48effectivement
27:49elle n'est pas du tout
27:50antidémocratique
27:51parce que
27:51à partir du moment
27:52on se fixe
27:53encore une fois
27:54un cadre
27:55où on va pouvoir dépenser
27:56tous les ans
27:57quand même
27:57je le dis pour nos auditeurs
27:58c'est pas l'austérité
27:59entre 80 et 100 milliards de plus
28:00tous les ans
28:01c'est pas rien quand même
28:02c'est ce que je propose
28:03mais que ce cadre est là
28:04et bien la démocratie
28:05pourra s'exprimer
28:06certains vous diront
28:07moi je veux payer moins
28:08pour l'immigration
28:09je veux payer moins
28:10pour l'Europe
28:10d'autres vous diront
28:11moi je veux augmenter les impôts
28:12les troisièmes vous diront
28:13moi je veux les baisser
28:15très bien
28:16mais tout ça se fera
28:17dans un cadre
28:17et ce cadre
28:18c'est ce dont la France
28:20a besoin
28:20parce que ça s'appelle
28:21et c'est ce que vous avez
28:22peut-être pas bien compris
28:22je m'en excuse monsieur Bocoté
28:23mais je vais le redire
28:24ça s'appelle la discipline
28:25la France a besoin
28:27de discipline
28:27la discipline est une chose
28:29ensuite je me permets
28:30d'y revenir
28:30parce que
28:31puisqu'ils ont peut-être
28:32des accords de compréhension
28:33il y a par exemple
28:35d'un côté de l'ERN
28:35il y a le bloc central
28:36qui a sa petite responsabilité
28:38aussi dans l'endettement
28:38de la France
28:39il y a la gauche
28:40tout le monde là
28:40tout le monde là
28:41bon d'accord
28:41oui mais bon
28:42ceux-là
28:42peut-être pas l'ERN
28:43parce qu'ils n'ont pas
28:44ils ont fait les affaires
28:46pardon mais l'ERN
28:47quand il s'est agi
28:48encore une fois
28:48de faire des propositions
28:49pour les législatives
28:51c'est l'un de ceux
28:52qui a proposé
28:52le plus de dépenses
28:53je ferme la parenthèse
28:54mais vous le savez
28:55vous avez trois projets
28:56politiques fondamentalement
28:57contrastés en France
28:58la gauche plus ou moins
28:59radicale
28:59le bloc central
29:00le camp national
29:01vous êtes conscient
29:02que ces gens-là
29:03ne veulent pas exécuter
29:04la même chose
29:04ils n'ont pas le même
29:05diagnostic sur le pays
29:06donc évidemment
29:07tout le monde va dire
29:08qu'il veut des finances
29:09à l'équilibre
29:10ça va de soi
29:10tout le monde veut resserrer
29:12la folie budgétaire
29:13ça va de soi
29:13mais en dernière essence
29:14vous croyez que ça
29:15c'est l'essentiel du propos
29:16par un politique
29:16oui parce que c'est
29:17parfaitement normal
29:18et sain
29:19que chacun ait une vision
29:20différente
29:21ce que je dis simplement
29:22c'est que pour que
29:23ceux qui vont arriver
29:24au pouvoir
29:25celle ou celui
29:25qui va arriver au pouvoir
29:26puissent exécuter
29:27la vision qu'il aura
29:28proposée aux français
29:30et qu'ils auront soutenu
29:30il faudra un cadre
29:31sans ça il ne pourra pas
29:32l'exécuter
29:33sans ça on aura de nouveau
29:35exactement ce qui se passe
29:36aujourd'hui à l'assemblée
29:37croyez-moi
29:37le temps béni
29:39de la 5ème république
29:40où on avait un alignement
29:41à l'identique
29:42entre le vote
29:43du président de la république
29:44et ensuite l'assemblée nationale
29:46pour moi c'est mon sentiment
29:47c'est fini
29:47donc on aura
29:49on aura vraisemblablement
29:50je ne crois pas
29:53je suis de ceux
29:54qui pensent qu'on est
29:55vraiment dans une
29:55fragmentation de la classe
29:56politique en France
29:57et dans le monde
29:58quel que soit le vainqueur
29:59et que donc
30:00il faut qu'on se prépare
30:01à cette discipline
30:02et au sein de la discipline
30:03monsieur Bocoté
30:03chacun fera ce qu'il fait
30:05ce qu'il aura à faire
30:06mais il aura la capacité
30:07de le faire
30:08j'essaie tout simplement
30:09modestement
30:10de donner à celle
30:11ou celui
30:12qui sera au pouvoir
30:14d'avoir la capacité
30:16de tenir l'objectif
30:17et c'est comme ça
30:17qu'on rehausse
30:18la démocratie
30:19et non pas qu'on la rabaisse
30:20dont j'en parlais en titre
30:21c'est un sujet
30:21sur lequel il faut s'attarder
30:24puisque même le pape Léon
30:25en parle
30:26l'intelligence artificielle
30:27est devenue hautement stratégique
30:29anthropique
30:30et valorisée
30:30à 1000 milliards de dollars
30:32passe devant OpenAI
30:34le fait que le Saint-Père
30:36lui-même
30:36s'en inquiète
30:37dans l'encyclique
30:38c'est un signe
30:39c'est un signe
30:40pour l'auteur de Vatican III
30:42comme vous savez
30:43vous avez anticipé ça
30:45imaginé ça
30:45il y a quelques décennies déjà
30:47vous auriez dû être canonisé
30:49pour un protestant
30:50c'est difficile
30:51je suis de ceux
30:54qui s'en réjouissent
30:54évidemment
30:55et je m'en réjouis
30:56pourquoi ?
30:57je m'en réjouis
30:57parce que
30:58effectivement
30:59cette évolution
31:00et je dis bien évolution
31:01pour moi c'est une évolution
31:02plus qu'une révolution
31:02de l'intelligence artificielle
31:04qui va nous permettre
31:04d'utiliser
31:05tout le patron
31:06informationnel
31:06qu'on a généré
31:07depuis maintenant
31:08plus d'un quart de siècle
31:08aller chercher
31:09par rapport à des situations
31:10auxquelles on est confronté
31:11donc des situations identiques
31:13de l'expérience
31:14qu'on a accumulée
31:15modélisée à travers
31:16des modèles
31:17et de la puissance de calcul
31:17des réponses
31:18aux questions qu'on se pose
31:19c'est une évolution
31:20où on va utiliser
31:21tout ce savoir
31:22et effectivement
31:23il y a la façon de l'utiliser
31:24il y a pique mon job
31:25et évidemment
31:26il y a la façon de l'utiliser
31:27moi je suis de ceux
31:29qui pensent que
31:30cette évolution
31:31elle va changer
31:32énormément de choses
31:33dans notre façon de vivre
31:34pour la jeunesse
31:35de nous comporter
31:36notamment pour la jeunesse
31:37notamment à l'école
31:38mais pas que
31:38notamment dans les entreprises
31:39mais aussi pour notre démocratie
31:41et c'est la raison pour laquelle
31:42j'ai porté
31:43j'ai porté
31:44un acte
31:45qu'on a appelé
31:46l'AI Act
31:47donc une régulation
31:49de l'intelligence artificielle
31:50très sobre
31:51très modeste
31:52en disant
31:53il y a un certain nombre
31:53de risques
31:54il faut juste qu'on prenne
31:55des positions sur ces risques
31:56et c'est ce qu'on a fait
31:57et donc je me réjouis vraiment
31:59que le Saint-Père
32:00le Saint-Père
32:01à un moment
32:01où précisément
32:03on voit que le monde
32:04il est en train
32:05de se partager
32:05entre ceux qui possèdent
32:08qui possèdent ces entreprises
32:09ils sont une petite poignée
32:11et aujourd'hui
32:12vous avez vu ce qui s'est passé
32:13chez Samsung
32:15pas tous américains
32:16c'est pas vrai
32:16c'est pas vrai
32:17avec les crises
32:18qu'ont eu les salariés
32:20ils menaçaient
32:21de ne plus faire les
32:22oui mais là
32:22on est un fois
32:23dans leur doigt
32:24mais pas
32:24à quelques exceptions
32:25près
32:25je pense à Mistral
32:26on va avoir
32:27quelques champions européens
32:29ce ne sont que
32:29des entreprises étrangères
32:31il pose un problème
32:32de souveraineté
32:32vous en conviendrez
32:33attendez
32:34il y a trois choses
32:35dans l'intelligence artificielle
32:36on va essayer
32:36de mettre les choses
32:38un peu plus
32:38il y a trois éléments
32:39fondamentaux
32:40me semble-t-il
32:40les données
32:41et l'Europe
32:42dispose d'un patrimoine
32:43de données absolument considérable
32:44que ce soit dans le domaine
32:45de la santé
32:46parce que nos systèmes de santé
32:47les ont générés
32:48que ce soit dans le système
32:49industriel
32:49parce qu'on a encore
32:50une plateforme industrielle
32:51qui est beaucoup plus importante
32:51que celle des Etats-Unis
32:52donc on a stocké ces informations
32:53qui sont donc
32:54très valorisables
32:55et très valorisantes
32:57il y a ensuite
32:57effectivement les data centers
32:58où on stocke ces données
32:59donc voilà
33:00là c'est pas très compliqué
33:02comme je suis ingénieur
33:03dans mon jargon d'ingénieur
33:04on dit que c'est pas
33:05de la rocket science
33:05c'est-à-dire que c'est pas
33:06c'est pas de la science
33:08extrêmement dure
33:08il suffit de faire
33:09ces investissements
33:09je sais qu'ils sont annoncés
33:11on a pris un peu de retard
33:12mais on va les faire
33:13pour stocker nos données
33:13parce que je crois
33:14à la nécessité
33:15d'avoir des données
33:15sur l'aide
33:19mais attendez
33:19encore une fois
33:20il s'agit encore une fois
33:21de faire des stockages
33:23de data centers
33:25et puis après
33:26il faut des moyens
33:27il faut du financement
33:28et puis après
33:29vous avez effectivement
33:30les modèles
33:30bon les modèles
33:31vous avez deux types de modèles
33:32vous avez ceux qui sont fermés
33:33ceux qui sont ouverts
33:34et de plus en plus
33:35on a des modèles ouverts
33:36et je vais parler de la Chine
33:37la Chine n'a que des modèles ouverts
33:38et il faut dire une seconde
33:39ce qui se passe en Chine
33:40et puis vous avez enfin
33:41l'intelligence qu'il y a derrière
33:42c'est-à-dire effectivement
33:44les mettre en oeuvre
33:45et là on n'est pas du tout
33:46les derniers de la classe
33:47croyez-moi du reste
33:48beaucoup de ceux
33:48qui sont à la base
33:49de ces modèles
33:49viennent d'Europe
33:50la puissance de calcul
33:51est nécessaire
33:52pour aller les rechercher
33:53donc on sait exactement
33:54ce qu'il y a à faire
33:55ce que je veux dire aujourd'hui
33:56c'est qu'on n'est pas foncièrement
33:58en retard
33:59bien sûr qu'on est en retard
34:00par rapport au stockage
34:00de données c'est évident
34:01on est en retard
34:02par rapport au modèle
34:03c'est évident
34:05mais ce qui vont
34:06c'est absolument pas perdu
34:07il y a les japonais
34:08qui investissent
34:09dans une série de France
34:10oui bien entendu
34:11il va l'annoncer demain
34:12il va l'annoncer demain
34:13du reste
34:14le président de Sop
34:16le président de Sop Bank
34:17bien sûr
34:17et puis vous avez
34:18et ça c'est très intéressant
34:19vous avez le modèle chinois
34:20le modèle chinois
34:21c'est un modèle
34:22encore une fois
34:22qui est ouvert
34:23ils ne sont pas du tout
34:24les derniers de la classe
34:24ils sont exactement
34:25les secondes
34:26ils sont très proches
34:27des Etats-Unis
34:27et donc il est gratuit
34:29et financé du reste
34:30on le sait en partie
34:31par le gouvernement chinois
34:31vous avez d'un côté
34:32un modèle
34:33aujourd'hui
34:34qui est essentiellement
34:35donc vous l'avez rappelé
34:35juste au titre américain
34:37à coût de milliards
34:38de milliards
34:39c'est des montants considérables
34:40qui sont investis
34:41dans ces data centers
34:41on ne sait pas trop
34:42comment la rentabilité
34:43va venir
34:43et comme à un moment
34:44les marchés du reste
34:45aujourd'hui
34:46les marchés sont hauts
34:47parce qu'on estime
34:48qu'il y aura beaucoup
34:48de rentrées
34:49il va falloir faire payer
34:50donc d'un côté
34:51vous avez un modèle
34:51d'intelligence artificielle
34:52payant
34:53le modèle américain
34:54il ne va pas nécessiter
34:55et de l'autre côté
34:56chinois
34:57qui se prépare à être gratuit
34:58donc voilà
34:59nous il faut qu'on ait
35:00conscience de ça
35:01je l'annonce ce matin
35:02à votre micro
35:02et il faut précisément
35:03que dans ces deux extrêmes
35:05on trouve notre voie
35:06c'est ce que je propose
35:07Thierry Breton
35:07et l'invité du Grand Rendez-vous
35:08à tout de suite
35:09pour la dernière partie
35:14Dernière partie
35:14du Grand Rendez-vous
35:15avec Thierry Breton
35:17ancien commissaire européen
35:18en marché intérieur
35:19et ancien ministre
35:19des finances
35:20et de l'économie
35:21on parlait
35:21on a commencé
35:22cette émission
35:23par la jeunesse
35:23alors la jeunesse
35:24qui se réjouit
35:27de la victoire du PSG
35:28nous aussi
35:28même si on est
35:29un petit peu moins jeunes
35:30il y a la jeunesse
35:31qui casse
35:32et puis il y a la jeunesse
35:33qui travaille
35:33et la jeunesse
35:34qui travaille
35:34elle sort des écoles
35:36et qu'est-ce qui se passe
35:37en fait il y a tout un pan
35:39qui maintenant
35:40va être géré
35:41par l'intelligence artificielle
35:43donc en fait
35:43cette jeunesse là
35:44elle va être formée
35:46elle va devoir se réinventer
35:48mais vous avez raison
35:49et c'est aussi
35:49l'un des soucis
35:50l'un des thèmes
35:51de préoccupation
35:52de préoccupation majeure
35:53dans tous nos pays
35:54aux Etats-Unis
35:55en Europe
35:57mais aussi en Chine
35:58où je rappelle
35:58qu'il y a quand même
36:0022% de chômage
36:01des jeunes diplômés
36:02en Chine
36:03parce qu'effectivement
36:04toute cette jeunesse
36:05alors on parle maintenant
36:06d'une jeunesse
36:07qui est une jeunesse
36:08disons diplômée
36:09il y a tout
36:10dans la jeunesse
36:10évidemment
36:10il faut qu'il y ait
36:11tout y avoir
36:12mais il y a de la jeunesse
36:13qui a des masters
36:15qui a fait des études supérieures
36:18généralement
36:18pour beaucoup d'entre eux
36:19leur premier travail
36:20c'était de rentrer
36:21dans des entreprises
36:22et on leur faisait faire
36:24un travail de synthèse
36:25pas que ça
36:26parce qu'il fallait faire
36:26des synthèses
36:27il fallait aller chercher
36:28des informations
36:28et donc il rentrait
36:31dans la compréhension
36:31de l'entreprise
36:32par rapport à ses travaux
36:33qui sont des travaux
36:34techniques
36:34des travaux
36:36on va dire de petites mains
36:37mais de petites mains
36:38intelligentes et éclairées
36:39et tout ça aujourd'hui
36:40est balayé par l'intelligence artificielle
36:42et on voit donc
36:42à juste titre
36:43d'abord
36:44des questions
36:45qui se posent
36:46et au fond
36:47derrière cette question
36:48c'est quelque chose
36:49qui va plaire à monsieur Bocoté
36:50qui est un enseignant
36:51c'est est-ce que finalement
36:53notre système éducatif
36:54aujourd'hui
36:55est adapté à ça
36:56personnellement
36:57je ne le crois pas
36:57je crois qu'il faut vraiment
36:58qu'on en discute
36:59mais justement
36:59de ce point de vue
37:00et tous mes amis
37:01qui enseignent
37:02je dirais du primaire
37:03au secondaire
37:04à l'université
37:04me disent tous
37:05la même chose
37:06il n'est plus possible
37:06avec Claude
37:07chat GPT
37:08tout ça
37:08de faire faire
37:09des travaux à la maison
37:10premièrement
37:10parce que les élèves
37:11font faire le truc
37:12ou les étudiants
37:13par l'intelligence artificielle
37:14premier point
37:15deuxième point
37:15peut-être plus important
37:16il n'y a plus de honte
37:18chez le jeune homme
37:18ou chez la jeune femme
37:19à l'idée de demander
37:20une machine
37:20d'écrire un texte
37:21à sa place
37:22donc une forme de renoncement
37:23à la liberté créatrice
37:24la liberté intellectuelle
37:25est-ce que vous n'avez pas
37:25l'impression
37:26la crainte
37:27que la grande majorité
37:28il y a une forme
37:28d'effondrement culturel
37:30qui sera provoquée
37:31par ce cerveau-prothèse
37:32qui remplacera le cerveau humain
37:34mais vous savez
37:34c'est intéressant
37:35parce que ce que vous dites
37:35parce que c'est précisément
37:36on est au coeur du sujet
37:38aujourd'hui
37:38l'intelligence artificielle
37:39ça ne doit pas remplacer
37:41totalement
37:42effectivement
37:42ce que
37:43on fait
37:44vous disiez par exemple
37:44un exposé
37:45ou quoi que ce soit
37:46c'est à vous
37:47d'être au fond
37:48l'organisateur
37:50l'architecte
37:51le chef d'orchestre
37:52de ce que tous
37:53ces outils informationnels
37:54vous permettent
37:55d'avoir à votre disposition
37:57pour avoir une réponse
37:58qui soit votre réponse
37:59et ça c'est un changement
38:01de paradigme
38:01total
38:02cet apprentissage là
38:04il va falloir le faire
38:05pour pouvoir précisément
38:06non pas être l'esclave
38:08de la machine
38:09et des systèmes d'information
38:10mais être au contraire
38:11le chef d'orchestre
38:12et bien vous voyez
38:13il y a un changement
38:14de paradigme complet
38:15vous y croyez
38:16donc enseigner à l'école
38:17avant l'utilisation de l'IA
38:19par exemple
38:19lorsque j'ai enseigné moi-même
38:20j'ai enseigné
38:21dans différentes universités
38:23y compris aux Etats-Unis
38:23j'enseignais à mes étudiants
38:26c'était à Harvard
38:26Harvard Business School
38:28qu'est-ce qu'on prenait ?
38:29on prenait un cas
38:30et on leur demandait
38:32déjà
38:33c'est un enseignement scolastique
38:34on leur demandait
38:35je leur demandais
38:36de se mettre à la place
38:37d'utiliser tout ce qu'ils pouvaient trouver
38:39pour répondre à une question donnée
38:40donc cette méthodologie là
38:42il faut maintenant
38:42l'élargir
38:43à l'espace informationnel
38:45c'est-à-dire
38:46voilà
38:46vous avez un problème donné
38:47il y a l'espace éducatif aussi
38:48il y a l'école
38:49est-ce qu'il y a l'école ?
38:49bien entendu
38:50à l'école
38:50à l'école monsieur
38:51ça veut dire quoi ?
38:52ça veut dire que bien sûr
38:53il faut continuer à apprendre
38:55à compter
38:55à écrire
38:56à lire bien entendu
38:58à respecter aussi
39:00c'est l'éducation civique
39:01mais il faut aussi apprendre
39:02à choisir
39:03apprendre à choisir
39:04de façon éclairée
39:05dans cet espace d'information
39:07où on a toute la disponibilité
39:08pour éviter que ce soit d'autres
39:10qui choisissent pour vous
39:11vous faisiez référence tout à l'heure
39:12à TikTok
39:13cette civilisation
39:14cette génération
39:15vous savez
39:15je commence à le voir
39:16ils en reviennent
39:17bien sûr
39:18les modèles
39:19qui ont été du reste initiés
39:20par les chinois
39:21TikTok
39:21très court
39:22ces pastilles
39:24évidemment
39:24ça a généré
39:26je dirais
39:27une réaction
39:27de toute une génération
39:28mais on en revient
39:29on en revient
39:30parce qu'on veut être
39:31l'acteur
39:32de son propre espace
39:32informationnel
39:33c'est ça qu'il faut apprendre
39:34apprendre à choisir
39:35vous n'avez pas l'impression
39:36c'est l'homme cultivé
39:37tout simplement ?
39:38non
39:38l'homme cultivé
39:39il fait encore une fois
39:40référence
39:40pour pouvoir apprendre à choisir
39:42moi je suis de ceux
39:42qui pensent
39:43qu'il faut avoir des références
39:44historiques
39:45géographiques
39:46culturelles
39:47pour pouvoir précisément
39:48apprendre à choisir
39:49vite et en fonction
39:51de ce que l'on recherche
39:51soi-même
39:52de là où on a
39:53une adhésion
39:54avec son propre sentiment
39:55avec ce que l'on est
39:56vous auriez du plaisir
39:56à lire un livre
39:57qui a été écrit
39:57en intelligence artificielle
39:58par Chad GPT ?
39:59mais à partir du moment
40:00où il a été écrit
40:00à partir du moment
40:02à partir du moment
40:03à partir du moment
40:05à partir du moment
40:05où il a été écrit
40:06avec celui
40:07qui en a été
40:08l'architecte
40:09et qui a voulu
40:10avoir des réponses
40:11par bloc
40:11qui concerne
40:13là où il voulait aller
40:14bien sûr
40:15ce que je vous dis
40:16ce matin
40:17c'est que vous avez
40:18deux types de postures
40:20soit c'est l'intelligence
40:21artificielle
40:22qui décide pour vous
40:22soit c'est vous
40:23qui décidez
40:24en vous appuyant
40:24sur l'intelligence
40:25artificielle
40:25et c'est dans ce sens
40:26où le pape
40:27remet dans son encyclique
40:29magnifita humanitas
40:31l'homme au centre
40:32de tout
40:32et le risque qu'on a
40:33c'est que si jamais
40:34on est uniquement
40:35dépendant
40:36de GAFA américain
40:38on soit inondé
40:39par le chewing-gum facile
40:40ou par le coca
40:42light ou pas
40:43vous nous disiez précisément
40:44qu'on va être plutôt
40:45envahi par l'intelligence
40:46artificielle chinoise
40:47parce que tout le monde
40:47va se précipiter
40:48sur l'IA gratuite
40:49je ne le souhaite pas
40:50et non pas
40:51la payante
40:52qui sera proposée
40:52par les américains
40:53je vous dis
40:54parce que c'est encore une fois
40:55mon rôle
40:56par rapport à la connaissance
40:57que j'ai eue
40:58de ces systèmes
40:59et de ce monde
40:59puisque c'était encore une fois
41:00mon travail
41:01je vous dis simplement
41:02que voilà les tendances
41:03qui sont devant nous
41:04et bien à partir du moment
41:05où ces tendances sont là
41:06et où on les voit
41:07elle cherche pour nous
41:08d'y répondre en Europe
41:10parce qu'on ne pourrait y répondre
41:10qu'au niveau européen
41:11oui et justement
41:12la réponse européenne
41:13pour le moment
41:14on la voit difficilement
41:15elle a tout ce qu'il faut
41:17pour réagir
41:18je suis bien placé pour le savoir
41:19elle a tout ce qu'il faut
41:20pour réagir
41:21mais encore une fois
41:22il est absolument indispensable
41:23que là encore
41:24elle utilise les outils
41:26qui sont à sa disposition
41:26et qui ont été voulues
41:28par nos co-législateurs
41:29je rappelle quand même
41:30que 90% des députés européens
41:32qui représentent
41:33l'ensemble de la population européenne
41:34ont voté
41:35pour ces textes
41:36et bien il faut
41:36qu'elle les exerce
41:38et qu'elle exerce ce pouvoir
41:39et si elle ne l'exerce pas
41:40alors c'est de la
41:42vassalité
41:43à terme
41:44et on le voit précisément
41:45avec le risque
41:45soit du côté américain
41:47soit du côté chinois
41:48il y en a en tout cas
41:49puisque vous parliez
41:50de personnes
41:50qui aimaient
41:51se mettre en avant
41:52c'est Donald Trump
41:53qui encore ce matin
41:55on l'a vu tout à l'heure
41:55dans le flash d'information
41:57affirme
41:58que les iraniens
41:59sont prêts à lâcher
42:00l'arme nucléaire
42:02où est-ce qu'on en est
42:03dans ce conflit
42:04qui est
42:04quel est votre regard là-dessus
42:05dans ce conflit
42:06qui est tentaculaire
42:08qui n'en finit pas
42:09je remarque aussi
42:10que Charles de Gaulle
42:11est arrivé en mer d'Arabie
42:12Charles de Gaulle
42:13c'est une escadre
42:13je le rappelle
42:14donc ça veut dire
42:14qu'il y a
42:15deux ou trois frégates autour
42:16un peu plus
42:17un peu plus sans doute
42:18il y a peut-être
42:19des bâtiments étrangers
42:20qui sont allés le rejoindre
42:21il y a au moins
42:23un sous-marin nucléaire
42:24qui n'est pas très loin
42:25c'est ce que j'appelle
42:26toujours avec le porte-avions
42:27la guerre
42:27sans la guerre
42:28donc on est là
42:29sans être là
42:30quel est le rôle de la France
42:31et comment est-ce que
42:32vous voyez tout ça ?
42:33alors plusieurs questions
42:34et je vais essayer
42:35de répondre très rapidement
42:36d'abord
42:37on peut
42:37parce que personne
42:38ne peut répondre
42:39à la première
42:40on ne sait pas
42:41ce qui se passe
42:41on ne sait pas ce qui se passe
42:42on ne sait pas ce qui se passe
42:43dans la situation room
42:46de la maison blanche
42:47on est prévenu
42:47quand on y rentre
42:48on est prévenu
42:49quand on y sort
42:49mais pour l'instant
42:50on n'a pas vu de fumée blanche
42:51pour reprendre la métaphore
42:52de tout à l'heure
42:53donc très bien
42:53il n'y a pas de fumée blanche
42:55enfin très bien
42:56non pas très bien
42:57parce que j'estime
42:58qu'il faudrait maintenant
42:59il est nécessaire
42:59quand je dis j'estime
43:00il n'y a pas que moi
43:00il y a évidemment
43:01l'impact que tout ceci a
43:02aujourd'hui
43:03y compris sur l'économie mondiale
43:04y compris sur l'économie mondiale
43:06y compris sur l'économie européenne
43:08y compris sur l'économie française
43:09et y compris évidemment
43:10et j'aurais dû commencer par ça
43:12sur nos compatriotes
43:13et ils le voient tous les jours
43:14avec le prix de l'essence
43:16à la pompe
43:17mais aussi
43:17le niveau de l'inflation
43:19qui augmente
43:19mais aussi
43:20les taux d'intérêt qui augmentent
43:21etc
43:21donc il faut évidemment
43:23espérer
43:23qu'on trouve un accord
43:24par parenthèse
43:25on a oublié
43:26tous les buts de guerre
43:27je rappelle que
43:28le changement de régime
43:29etc
43:29les iraniens
43:30qui nous regardent
43:31peuvent se dire
43:32hélas les iraniens
43:32c'est la variable d'ajustement
43:33je le dis
43:34avec énormément de tristesse
43:36pour ce peuple
43:37qui souffre
43:37enfin c'est incroyable
43:38c'est un peuple martyr
43:39donc martyr depuis 47 ans
43:41et je crains que ça continue
43:43bon
43:43donc ça on le met de côté
43:45maintenant on en est où
43:45on veut réouvrir
43:46le détroit d'Hormuz
43:47c'est-à-dire revenir
43:48au statut courenté
43:49et on veut effectivement
43:50que l'Iran
43:51à juste titre
43:52ne dispose pas
43:53de l'arme nucléaire
43:54on parle de la bomba
43:54bon donc là
43:56ben voilà
43:56on sent qu'on est prêt
43:58et pourquoi on sent
43:59qu'on est prêt
43:59et je voudrais le dire
44:00ce matin à votre micro
44:01parce que derrière
44:02il y a un nouvel acteur
44:04qui au fond
44:05regarde ça
44:05de façon clinique
44:07et qui joue un rôle
44:09de plus en plus important
44:09y compris de stabilité
44:10qui le crue
44:11la Chine
44:12la Chine
44:13aujourd'hui
44:13il ne faut jamais
44:14l'oublier
44:14que la Chine
44:15rend possible
44:16aujourd'hui
44:16la défense
44:18iranienne
44:18mais qui l'oublie
44:19la Chine fournit
44:20la Chine fournit
44:21évidemment tout ce dont
44:22l'Iran a besoin
44:23pour se défendre
44:24en particulier
44:24les moyens de propulsion
44:26de ses missiles
44:27en particulier
44:27l'électronique
44:28embarquée sur ceux-ci
44:29en particulier
44:30la constellation
44:31Baïdou
44:31qui va permettre
44:32donc qui est l'équivalent
44:33du GPS
44:33qui va permettre
44:34à ses missiles
44:35d'être très précis
44:35donc aujourd'hui
44:36la Chine
44:37joue un rôle très important
44:38et après la visite
44:40à laquelle on a assisté
44:41et de Donald Trump
44:43Sheikh Xi Jinping
44:44et de Vladimir Poutine
44:46trois jours après
44:47il est incontestable
44:49que la Chine
44:49qui a besoin
44:50de stabilité
44:50pour revendre
44:51ses excédents
44:52et d'avoir une économie
44:53mondiale
44:53qui tient à peu près
44:54la route
44:54la Chine maintenant
44:55a envie que tout ceci
44:57retrouve sa normalité
44:58elle a besoin aussi
44:58de l'ouverture
44:59du détroit d'Hormuz
44:59pour son propre pétrole
45:0080% je le rappelle
45:02profite aussi
45:02de l'affaiblissement
45:03des Etats-Unis
45:04oui mais très bien
45:05ok ça y est
45:06c'est fait
45:06parce que malheureusement
45:07je suis le premier
45:07et donc la France
45:08dans tout ça
45:09et donc aujourd'hui
45:10il faut espérer
45:11effectivement
45:11qu'on trouve cet accord
45:12à travers la France
45:14c'est l'Europe
45:14parce que ce que vous venez
45:15de décrire
45:16c'est qu'effectivement
45:16on est le seul pays
45:17en Europe
45:18européen
45:18à avoir un porte-avions
45:20et les sous-marins
45:21qui l'accompagnent
45:22y compris les sous-marins
45:22à propulsion nucléaire
45:24donc la France
45:25évidemment
45:26puisque je rappelle
45:27quand même
45:27que l'Europe
45:28a été attaquée
45:29on se souvient
45:29qu'il y a eu des missiles
45:30qui sont tombés
45:30quand même sur Chypre
45:31etc
45:31donc la France
45:32a mobilisé
45:33à juste titre
45:34donc son porte-avions
45:35avec l'escadre qui va derrière
45:37et donc je rappelle
45:37que c'est une escadre européenne
45:39et pas qu'une escadre française
45:41pourquoi ?
45:41parce qu'on va rentrer
45:42dans une phase
45:42qui va être maintenant diplomatique
45:44alors je ne sais pas
45:45si ce sera ce soir
45:46si ce sera dans deux jours
45:47dans cinq jours
45:47les marchés
45:48on voit
45:49se tiennent plutôt bien
45:50c'est-à-dire que les marchés
45:51estiment eux
45:51que ça devrait
45:52on devrait être au bout du tunnel
45:53je l'espère
45:54mais derrière
45:55on va rentrer dans une phase
45:56qui va être plus diplomatique
45:57et là il est indispensable
45:59que l'Europe se fasse entendre
46:00on ne peut pas laisser
46:01ce qui se passe aujourd'hui
46:03au Proche-Orient
46:03uniquement dans la main des Américains
46:05qui vont s'en désintéresser
46:06on le sait
46:07dans la main des Chinois
46:08qui arrivent
46:09on le voit
46:10et dans la main des Iraniens
46:12qui quoi qu'on en dise
46:13resteront dangereux
46:14il est indispensable
46:15que l'Europe
46:16rejoue son rôle
46:17et son rôle diplomatique
46:18la diplomatie
46:19c'est aussi la puissance
46:20c'est le message
46:21qu'on a envoyé
46:21c'est l'heure de Mme von der Leyen
46:23non Mme von der Leyen
46:23elle n'a rien à voir
46:24avec la défense
46:25je le rappelle
46:25c'est uniquement
46:26les Etats membres
46:27ça va vous faire plaisir
46:28monsieur Bocoté
46:29c'est la souveraineté
46:30des Etats membres
46:30la Commission
46:31elle n'a pas de pouvoir
46:34régalien sur la défense
46:35et je ne pense pas
46:36que ce soit ça qu'elle l'est
46:37un mot estéré breton
46:37Edgar Morin
46:38nous a quitté
46:39à l'âge de 104 ans
46:40qu'est-ce qu'il a représenté
46:41pour vous ?
46:41Edgar Morin
46:42c'est un siècle
46:42c'est un grand humaniste
46:45alors on peut partager
46:47ou pas partager ses idées
46:48mais c'est un grand humaniste
46:50il a le regard du siècle
46:51et au fond
46:52c'est un sociologue
46:54à une époque
46:54là encore une fois
46:55où on l'a peut-être oublié
46:56mais c'est quasiment
46:57un autodidacte
46:58qui a fait une immense carrière
46:59une immense carrière
47:00et littéraire
47:00et au CNRS
47:02voilà
47:02j'ai envie de dire
47:05j'aimais beaucoup
47:07Edgar Morin
47:08plutôt dans cette deuxième période
47:10et pas à la fin de sa vie
47:12il a écrit aussi beaucoup
47:13sur la mort
47:13j'ai envie de dire
47:15j'ai envie de dire que
47:16il est parti joyeux
47:18merci Thierry Breton
47:19d'avoir été l'invité
47:20du grand rendez-vous
47:22Europe 1
47:22CNews Les Echos
47:23très bonne journée
47:24sur nos deux antennes
47:25J'ai envie de dire
47:27J'ai envie de dire
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