- il y a 11 mois
Avec Jean-Marc Ribes, président du Directoire de la Banque Richelieu, nous faisons le point sur la situation économique et les solutions accessibles à chacun pour protéger et valoriser son patrimoine.
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00:00You Money, leader français de la gestion d'épargne en ligne et au coffre.com, achat et revente d'or physique gardé en coffre sécurisé, présente Sud Radio, oser investir, Thomas Binet.
00:14Deuxième partie de votre rendez-vous économique, toujours en compagnie de Thomas Binet. On se retrouve cette fois-ci jusqu'à 10h pour votre rendez-vous du dimanche matin, rallongé, encore plus complet, pour oser investir.
00:24Rebonjour mon cher Thomas.
00:25Rebonjour Maxime.
00:26Qu'est-ce qu'on va aborder ce matin comme sujet dans cette partie d'os investir ?
00:30Eh bien, on va se poser plusieurs questions, mais la première à laquelle je vais essayer de vous répondre, c'est pourquoi personne ne nous apprend à gérer notre argent à l'école, le lieu de tous les apprentissages ?
00:38J'en aurais eu besoin.
00:39Ça aurait pu être utile à tout le monde, et ça l'est toujours d'ailleurs.
00:42Comment placer son argent, justement ? Quelles sont les solutions à notre portée dans ces périodes compliquées ?
00:47Nous sommes avec Jean-Marc Rie, président du directoire de la Banque Richelieu.
00:50Et puis, si vous avez du mal à maîtriser votre budget, je vais vous expliquer la fameuse méthode 50-30-20 en fin de rendez-vous.
00:57On prend un stylo et on note.
01:00Éco-Réseau Business, le magazine de référence des investisseurs, présente
01:04Sud Radio, oser investir, le conseil de la semaine.
01:09C'est la vraie première question. En effet, moi j'aurais adoré avoir ça, que ce soit à la fac ou plutôt à l'école.
01:14En effet, Thomas, première question. Pourquoi l'école ne nous apprend pas du tout à gérer notre argent ?
01:19Puis-je oser en dire que c'est parce que ce n'était pas sa mission au départ à l'école.
01:24L'école a été pensée pour transmettre des savoirs généraux, pas pour préparer à la gestion de la vie quotidienne.
01:29On nous apprend les mathématiques, l'histoire, les sciences, mais pas comment fonctionne un budget.
01:33Et c'est bien regrettable d'ailleurs.
01:34C'est surtout que c'est un peu comme la paperasse administrative en réalité.
01:38Tout le monde va y être confronté à l'argent.
01:40Oui, justement, et c'est là le paradoxe.
01:42Selon une étude, je vais aller chercher quand même des chiffres, de l'IFOP datant de décembre 2024,
01:46les trois quarts des Français considèrent que l'école, l'État et les institutions publiques
01:51les ont peu, voire pas du tout aidés à approfondir leur éducation financière.
01:55On considère que ces compétences relèvent de la famille ou qu'on les apprendra sur le tas.
02:00Mais en réalité, beaucoup de jeunes se retrouvent lâchés dans la vie active sans aucun repère financier.
02:05Donc j'imagine que derrière, il y a forcément des conséquences.
02:08Oui, et des erreurs très coûteuses.
02:09Prendre un crédit trop vite, dépenser sans anticiper, ne pas mettre d'argent de côté,
02:13je parle sous contrôle de notre banquier, inviter dans un instant, faire de mauvais placements.
02:18C'est un apprentissage par l'échec qui peut peser lourd pendant des années.
02:21Et qui peut clairement nous poursuivre.
02:23Est-ce qu'il y a une solution qu'on peut donner ce matin à peut-être des jeunes qui nous écoutent
02:27et qui n'ont pas encore ce réflexe de savoir manier l'argent avec malice ?
02:31Si je me réfère toujours à cette étude, 60% des Français expriment leur intérêt
02:34pour la mise en place d'un dispositif, émission, programme d'éducation économique.
02:39Il suffit aussi de nous écouter tous les dimanches matins sur Sud Radio,
02:42dans Ouzet Investir.
02:43Cela leur permettrait donc de renforcer cette culture financière.
02:46Mais allons plus loin.
02:47Il faut introduire une véritable éducation financière dès le collège ou le lycée, il faut le dire.
02:52Apprendre à lire une fiche de paye, ce n'est pas si simple.
02:54À comprendre un prêt ou à construire un budget,
02:57ça donnerait aux jeunes des clés concrètes pour entrer sereinement dans la vie adulte.
03:01Et ça éviterait d'ailleurs de lire des messages dans les publicités sur le crédit
03:04indiquant qu'un crédit vous engage et doit être remboursé.
03:07Quel monde !
03:08Je sais qu'au pays de l'argent magique, on croit que tout est gratuit.
03:11Mais sérieusement, qui peut croire que c'est le cas ?
03:14C'est bien le sujet du moment d'ailleurs.
03:15Clairement.
03:16Et c'est votre invité, Thomas Binet, dans ce nouveau rendez-vous
03:31qui est une fois de plus plus complet, plus rallongé pour vous, auditeurs.
03:34Et ce dimanche, nous sommes avec Jean-Marc Ribes,
03:36le président du directoire de la Banque Richelieu,
03:38groupe bancaire spécialisé précisément dans la gestion de patrimoine.
03:42Et cher Jean-Marc Ribes, bonjour.
03:43Vous êtes l'invité de Thomas Binet, je vous laisse vous cuisiner.
03:46Bonjour.
03:47Bonjour Jean-Marc Ribes.
03:48Bonjour.
03:49Demain, lundi 8 septembre, François Béroux fera face au vote de confiance.
03:53Sauf retournement de situation, son sort est scellé.
03:56En tout cas, c'est ce que tous les commentaires laissent entendre.
03:59Cela va vous amener à nous revivre, ça va nous amener, pardon, à revivre une nouvelle période d'instabilité.
04:05Bon, on sait bien, Jean-Marc Ribes, que ça ne fait pas bon ménage avec l'argent et les investisseurs, ce genre de période.
04:10Alors écoutez, je crois que les Français sont habitués depuis pas mal de temps à cette période d'instabilité.
04:18C'est quand même la première chose de ce qu'on peut dire.
04:20Donc nous, qui rencontrons des clients tous les jours, nous pouvons vous confirmer effectivement que cette instabilité les préoccupe.
04:29Mais je ne suis pas certain qu'il y ait plus d'instabilité cette semaine que la semaine dernière.
04:35Mais Jean-Marc Ribes, ça les préoccupe ou ils sont vraiment inquiets, concrètement ?
04:39Écoutez, je crois que les problèmes de la dette française, tout le monde les a compris.
04:44Ils sont préoccupés plus pour leur avenir personnel et professionnel, avec des sujets de pouvoir d'achat, pour la plupart,
04:52et puis des sujets liés à ce que leurs enfants vont devenir.
04:55Alors on va en parler dans un instant, parce que c'est le problème de l'investissement personnel.
04:58Moi, je voudrais vous attirer votre attention sur un autre point.
05:02On va attendre aussi avec impatience, pas forcément le 10 septembre pour notre sujet, mais le 12 septembre,
05:08l'agence de notation Fitch, qui doit mettre à jour la note souveraine de la France.
05:12Bon, nous sommes actuellement classés en AA-.
05:15Vous misez sur son maintien ou sur la dégradation de la note, sachant, je précise pour nos auditeurs,
05:20qu'en mars 2025, on n'est pas passé loin d'une dégradation.
05:24Oui, alors effectivement, tout porte à croire aujourd'hui qu'il peut y avoir,
05:27je ne le sais pas, je ne suis pas dans le secret des dieux aujourd'hui, bien évidemment,
05:30mais une dégradation de la note de la France.
05:32Donc, quelles sont les conséquences ?
05:34Les conséquences, ça serait une hausse des taux d'intérêt et un emprunt d'État qui coûterait beaucoup plus cher.
05:39Et donc, l'État serait obligé de payer beaucoup plus d'intérêt pour acheter de la dette.
05:44Alors, on peut quand même rappeler que jeudi dernier, l'État a quand même levé 11 milliards d'euros sur les marchés.
05:50Il faut se le rappeler.
05:51Il n'y a pas eu de problème pour les levées.
05:52Donc, il y a quand même une confiance pour l'État français.
05:55Et je rappellerai juste que l'emprunt à 10 ans était à 3,57% et l'emprunt à 30 ans à 4,43%.
06:01Ce sont des taux qui sont les plus élevés depuis 2009.
06:04Oui, et puis, il me semble aussi qu'on emprunte quand même maintenant à plus cher que l'Italie et même à plus cher que la Grèce.
06:10Donc, il y a quand même des nouvelles qui nous viennent du marché qui ne sont pas excessivement rassurantes.
06:14Je pense à tous ceux qui nous écoutent.
06:15Oui, alors vous avez totalement raison.
06:17Mais ça veut dire que pour répondre à la question de Thomas Binet, c'est déjà bien intégré dans les taux.
06:22Justement, on va parler des taux.
06:25Les taux pour le particulier, parce que les taux d'intérêt se situaient quand même à 3,20 en juillet.
06:29Ils sont passés à 3,25 au mois d'août, en moyenne sur 20 ans hors assurance garantie et frais de dossier.
06:35Bon, tous les professionnels le disent, en haut et en off, surtout en off, on va dire.
06:39Nous sommes à un plancher.
06:41Soyons clairs et concrets, Jean-Marc Riebe.
06:43Les taux d'intérêt ne peuvent qu'augmenter ?
06:45Alors, en tout cas, je dirais que les taux d'intérêt ne peuvent plus baisser.
06:49C'est-à-dire qu'il y a quelques mois, tout portait à croire que les taux d'intérêt allaient baisser.
06:56Les taux courts et les taux longs.
06:58Je ne vais pas rentrer dans le détail, parce que c'est très technique, c'est de la finance.
07:01Mais aujourd'hui, les taux courts ne baissent plus et les taux longs ont déjà commencé à augmenter.
07:08Alors, est-ce qu'ils vont continuer à augmenter ?
07:09Tout dépendra, et c'est là votre question, par rapport à la dette de la France, si l'État français est dégradé.
07:16Mais là-haut, c'est déjà bien anticipé.
07:19Ce qui veut dire que ça va être beaucoup plus compliqué pour les Français pour emprunter,
07:23parce qu'ils vont payer l'argent plus cher.
07:25Mais je crois qu'il n'y a pas que le taux, il y a aussi, et vous l'avez dit tout à l'heure, les incertitudes.
07:30Aujourd'hui, quand on n'est pas certain du futur, on ne veut pas engager des dépenses ou des investissements.
07:36Et on attend de voir, et on reste dans une situation d'attente.
07:39Alors, on va en parler dans un instant.
07:41Mais je voudrais vous parler d'un sujet qui n'est pas forcément le vôtre,
07:43mais tout ça, quelque part, est lié.
07:45C'est l'immobilier neuf, surtout son financement.
07:47Au 1er semestre 2025, les constructions neuves ont chuté de 30% par rapport à 2023
07:53et de 10% par rapport à 2024, selon les chiffres révélés il y a quelques jours
07:58par la Fédération des promoteurs immobiliers.
08:01Tous les professionnels de l'immobilier disent qu'il faut acheter maintenant,
08:04que le temps presse, avant que les taux ne remontent plus sérieusement.
08:07Et quand on les interroge, là aussi en off, ils disent, c'est d'ici, allez, des mois,
08:15fin d'année maximum, pour ne pas dire quelques semaines.
08:18Oui, alors écoutez, je crois que de toute façon, il faut relancer la construction,
08:22il faut relancer le bâtiment, ça c'est très clair.
08:25Les promoteurs immobiliers sont très ennuyés actuellement
08:27parce qu'ils se retrouvent avec des programmes sur les bras qu'ils n'arrivent pas forcément à vendre.
08:32Et à partir du moment où les taux d'intérêt vont augmenter,
08:35les Français ne vont pas vouloir emprunter.
08:36Mais c'est parce qu'ils ont plus peur de l'avenir qu'autre chose.
08:39Parce que quand les taux d'intérêt augmentent de 0,10 ou de 0,15%,
08:42et que vous êtes relativement confort dans votre situation personnelle et professionnelle,
08:47ce n'est pas ce qui va vous arrêter pour un investissement d'un bien immobilier qui vous fait rêver.
08:53Oui, mais je remarquerai ce concret aussi.
08:55Vous dites qu'il faut relancer l'immobilier en France, tout le monde l'entend,
08:59sauf que dans le même temps, et vous l'avez dit dans la phrase qui suivait,
09:02les réservations ne se font pas, les ventes ne se font pas,
09:04alors que les programmes sont quand même présents, malgré tout.
09:06Mais ça ne se fait pas parce que les gens ont peur dans l'avenir.
09:08Voilà, donc ce n'est pas parce qu'on va relancer les programmes immobiliers que ça va s'acheter.
09:12Absolument, absolument.
09:13C'est une question de confiance dans l'avenir en réalité.
09:16Parlons financement des entreprises, parce que c'est aussi un sujet très important.
09:19Les entreprises, les chefs d'entreprise sont assez pessimistes.
09:22Selon le dernier baromètre, Elab pour les échos,
09:24Emmanuel Macron a chuté de 4% et il tombe à 17%.
09:27Quant à François Béroud, ce n'est pas mieux, je crois qu'il est autour des 14%.
09:30Il faut de la confiance en économie pour les chefs d'entreprise.
09:33Il faut qu'ils sachent globalement que la fiscalité des entreprises ne va pas bouger.
09:37Le plus gros problème pour un chef d'entreprise, et ils le disent quand on les interroge,
09:41c'est l'instabilité fiscale.
09:43Qu'est-ce qu'on fait ?
09:44Alors, c'est le vrai sujet.
09:46L'incertitude, l'instabilité fiscale et souvent les effets rétroactifs.
09:50C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas de visibilité sur les impacts fiscaux des mesures qui seront prises.
09:56D'ailleurs, nous ne connaissons pas encore les mesures puisque le budget n'a pas encore été voté.
09:58Bien sûr.
09:59Voilà.
09:59Donc, c'est bien le problème aujourd'hui.
10:01Donc, quand il y a une instabilité, les gens ont peur, ce qui est normal.
10:04Et pour autant qu'un budget soit voté dans les délais.
10:07Exactement.
10:07Donc, les chefs d'entreprise, aujourd'hui, ne savent pas trop où ils peuvent aller.
10:11Et si elles effèrent rétroactifs.
10:13Justement, comment un chef d'entreprise peut piloter ?
10:14Parce qu'aujourd'hui, le problème, c'est qu'on prête aux entreprises, Jean-Marc Rible ?
10:19Aujourd'hui, les banques prêtent.
10:21Les banques n'ont pas de problème pour prêter de l'argent.
10:23Soyons clairs.
10:24Alors, quand j'entends parfois dire que les banques ne veulent pas prêter
10:28ou que les banques ont déjà atteint leur budget sur l'année 2025 et qu'ils attendent 2026,
10:32c'est totalement faux.
10:33Quand il y a des bons dossiers, les banques sont prêtes à prêter, bien évidemment.
10:37Je peux vous garantir qu'il y a une grosse concurrence entre les banques actuellement
10:40pour faire du crédit sur les bons dossiers.
10:42Alors, vous dites que c'est faux parce que notre invité de la semaine dernière, Bruno Rouleau,
10:45qui est le délégué général de la Fédération du Courtage en Crédit,
10:47affirmait au micro au-dessus de la radio d'en oser investir,
10:51que justement, la plupart des banques avaient atteint leurs objectifs pour l'année en cours
10:54et donc, du coup, étaient beaucoup plus regardants sur les conditions d'accès au crédit des dossiers.
10:59Vous ne considérez pas que c'est vérifié ?
11:01Moi, je ne partage pas ce point de vue.
11:02Je pense que quand il y a de bons dossiers d'investissement,
11:05les banques sont toujours présentes.
11:07Vous savez, les banques n'ont pas des quotas de financement.
11:10Donc, les bons dossiers sont traités.
11:13Les dossiers plus compliqués où il y a moins de visibilité sont plus en attente.
11:17Alors, on va essayer d'être pratico-pratique en cette fin d'interview.
11:21Une question simple, Jean-Marc Ribes.
11:23Aujourd'hui, nos auditrices, nos auditeurs, ils ont un peu d'argent.
11:27Ils veulent le placer.
11:28Ils sont inquiets.
11:29Vous l'avez dit.
11:29Tout le monde le remarque.
11:31Ils le placent où ?
11:32Dans des produits qui ne sont pas risqués.
11:34Je peux vous dire qu'aujourd'hui, même des clients,
11:37puisque nous sommes la banque Richelieu,
11:39donc un pur player de la gestion de fortune,
11:41si vous voulez,
11:42donc des gens qui sont assez fortunés,
11:43en fait, ne veulent pas prendre de risques.
11:45Aujourd'hui, on est dans une situation d'attente.
11:47Donc, quelle que soit sa situation financière,
11:48c'est ce que vous êtes en train de dire ?
11:49Absolument.
11:50Et nous avons des clients fortunés qui placent,
11:52vous voyez, notamment,
11:53c'est le retour des grands dépôts à terme
11:55avec des taux garantis aujourd'hui.
11:57C'est-à-dire que beaucoup moins d'investissements dans la bourse,
12:00beaucoup moins d'investissements sur des produits de Praveille Quitty, par exemple.
12:04Mais plutôt sur des produits simples
12:06dont on sait combien le taux d'intérêt va leur rapporter.
12:09Donc, ce sont des situations d'attente.
12:10Mais une situation d'attente qui peut durer des mois.
12:14Si je vous comprends bien,
12:15la solution aujourd'hui, en dehors du livret A, etc., etc.,
12:18bon, basique, on va dire,
12:19c'est les comptes à terme.
12:20Les comptes à terme.
12:21Et pour les entreprises aussi,
12:22parce que ça les concerne également.
12:23Bien sûr, pour les entreprises,
12:24pour les particuliers également.
12:26Mais on connaît son taux à l'avance
12:28et on ne prend pas de risque.
12:29C'est à 100% en euros.
12:31Et donc, pas de risque tant qu'il y a une instabilité.
12:33Mais pour quelques mois encore,
12:34le message est passé.
12:35Merci Jean-Marc Ribas.
12:36Merci beaucoup.
12:37Merci beaucoup Jean-Marc Ribas d'être passé
12:38du côté d'Oser Investir.
12:39Et je rappelle que vous êtes le président
12:41du directoire de la Banque Richelieu.
12:42Merci d'avoir été avec nous
12:44en ce dimanche matin de rentrer.
12:45Merci à vous.
12:46Mon cher Thomas, juste avant 10h,
12:56on est obligé de revenir sur la promesse
12:58faite au début d'Oser Investir,
13:00à savoir que vous avez peut-être
13:01une formule secrète pour apprendre
13:03justement à tous ceux qui nous écoutent.
13:05Et moi, le premier,
13:05je vais prendre des notes à économiser.
13:07Vous avez parlé de la méthode 50-30-20
13:10pour gérer son budget.
13:11Est-ce que vous pouvez nous expliquer
13:13comment ça fonctionne
13:13et qu'est-ce que c'est concrètement ?
13:15Alors, je n'en suis pas l'auteur
13:16et je vais vous révéler qui
13:17parce que c'est une règle popularisée
13:18par la sénatrice américaine
13:19Elizabeth Warren
13:21au milieu des années 2000
13:22dans un livre écrit avec sa fille.
13:24Elle propose de diviser son revenu net
13:26mensuel en trois parts.
13:2850% pour les besoins essentiels,
13:30à savoir logement, alimentation,
13:31factures diverses.
13:3230% pour les envies,
13:34donc les loisirs, les sorties, les vacances.
13:36Et 20% pour l'épargne
13:37ou le remboursement de dettes.
13:38L'idée, c'est d'avoir une boussole simple
13:40sans se perdre dans les calculs compliqués.
13:42Mais est-ce qu'on arrive
13:43avec ce fameux calcul
13:4550-30-20
13:46à réellement l'appliquer dans la vraie vie
13:48et à vivre normalement ?
13:49C'est là où c'est intéressant
13:51parce que ce n'est pas une règle rigide
13:52mais une ligne directrice.
13:54Prenons un exemple concret.
13:55Imaginez une personne
13:55qui gagne 1 800 euros net par mois.
13:58Avec cette méthode,
13:59900 euros sont consacrés
14:00aux besoins essentiels,
14:01donc, comme je le disais,
14:02le logement, l'alimentation.
14:03540 euros aux envies,
14:05produits culturels, etc.
14:06Et 360 euros
14:08à l'épargne
14:09ou au remboursement de dettes.
14:10Alors, évidemment,
14:10si vos charges fixes
14:11sont un peu plus lourdes,
14:12vous allez ajuster.
14:14Mais mettre de côté
14:15une petite somme régulièrement,
14:16ça crée un vrai matelas
14:17quand même de sécurité.
14:19C'est l'épargne de précaution,
14:20il faut l'envisager.
14:20Je pense à ceux
14:21qui nous écoutent
14:21et qui sont interpellés
14:22par ce que vous dites,
14:23mon cher Thomas.
14:24Quels sont peut-être
14:25les premiers réflexes
14:26à mettre en place
14:26si, allez, demain,
14:28pour bien commencer la semaine,
14:29on veut mettre en place
14:29cette méthode ?
14:30Maxime, vous prenez votre revenu,
14:32vous faites le calcul
14:3350-30-20
14:34et vous classez vos dépenses
14:35dans ces trois catégories.
14:36Rapidement,
14:37vous allez voir
14:38où ça bloque,
14:38si ça bloque
14:39et vous allez pouvoir
14:40rééquilibrer votre budget.
14:41Et surtout,
14:42cette méthode ne dit pas
14:43il faut se priver.
14:44Elle dit
14:44il faut équilibrer.
14:46On se fait plaisir
14:47sans se culpabiliser
14:49tout en construisant
14:50peu à peu
14:50sa sécurité financière.
14:52Voilà, c'est ça
14:52la règle des 50-30-20.
14:54Vous l'avez compris,
14:55c'est le rendez-vous
14:55de votre week-end,
14:56notamment le dimanche
14:57à partir de 9h25.
14:59Après 9h25,
15:00vous retrouvez Thomas Binet
15:01pour Oser Entreprendre
15:02puis Oser Investir.
15:03Merci beaucoup,
15:04mon cher Thomas.
15:04Merci à vous, Maxime.
15:06Sud Radio,
15:07Oser Investir,
15:09Thomas Binet.
15:10Avec YouMoney,
15:11leader français
15:12de la gestion d'épargne en ligne
15:13et au coffre.com,
15:15achat et revente d'or physique
15:16gardé en coffre sécurisé.
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