- il y a 13 heures
Avec Benoît Martinet, Président de la Biscuiterie Jeannette
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, Oser Entreprendre, Thomas Binet.
00:06Comme chaque dimanche, c'est l'heure de vos rendez-vous économiques en compagnie de Thomas Binet.
00:10Bonjour mon cher Thomas.
00:11Bonjour Maxime.
00:11Au programme d'Oser Entreprendre cette semaine.
00:13Eh bien une entreprise peut-elle renaître après une liquidation des années de difficultés
00:17et même une occupation d'usine par ses salariés ?
00:20Je vous raconte l'histoire de la biscuiterie jeanette,
00:22175 ans d'histoire et une leçon de résilience entrepreneuriale.
00:26Et après avoir parlé de son histoire, nous parlerons de son présent et de son avenir
00:30avec notre invité Benoît Martinet, son président, le président de Bissuiterie Jeannette.
00:35Comment reprendre une marque chargée d'émotions et en faire un moteur de croissance ?
00:39Et on terminera sur une réalité du quotidien des entrepreneurs.
00:42Quand tout devient urgent, plus rien ne l'est réellement.
00:45Alors comment reprendre le contrôle décidé et se concentrer sur ce qui compte réellement ?
00:50Écoréso Business, le magazine de référence pour entreprendre, présente
00:56Sud Radio, oser entreprendre, la saga des entreprises.
01:00Mon cher Thomas, on va parler de quelque chose qui fera certainement frémir
01:03ceux qui sont actuellement en train de touiller leur café et d'accompagner leur petit déjeuner.
01:07On va parler d'une madeleine, mais alors pas de n'importe quelle madeleine,
01:10une madeleine normande qui a bien failli disparaître.
01:13Vous allez nous faire raconter l'histoire de la biscuiterie jeanette.
01:16Oui Maxime, et c'est une véritable saga industrielle et émotionnelle.
01:20Tout commence en 1850 à Colombel en Normandie.
01:23A l'époque, la biscuiterie jeanette fabrique des madeleines artisanales
01:27avec des ingrédients simples et un savoir-faire local.
01:29Très vite, la qualité séduit et la petite entreprise devient une référence régionale.
01:34Et alors comment on devient la petite entreprise normande à la grande marque connue qu'elle va devenir ?
01:38Eh bien le tournant, c'est le XXe siècle.
01:40Jeanette industrialise sa production tout en gardant son ADN artisanal.
01:45Les madeleines sont emballées individuellement, ce qui est très innovant à l'époque.
01:49Résultat, elles s'invitent partout dans les écoles, les goûter et même dans la mémoire collective des Français.
01:55Alors de là à dire qu'on a inventé la nouvelle madeleine de Proust.
01:58Il n'y a qu'un pas à franchir et arrive les années 70-80.
02:02La marque est à son apogée.
02:03Mais c'est aussi là, ou en tout cas dans les années suivantes, que la belle histoire connaît un petit
02:08coup d'arrêt.
02:08Oui exactement. Dans les années 2000, la biscuiterie enchaîne les difficultés.
02:12Concurrence accrue, problème de gestion.
02:14Et en 2013, c'est le choc.
02:16L'entreprise est placée en liquidation judiciaire.
02:18Mais là, rebondissement incroyable, les salariés refusent de baisser les bras.
02:23Ils occupent l'usine, mobilisent l'opinion publique et deviennent le symbole d'une lutte pour sauver un savoir-faire
02:28français.
02:29Et c'est ça qui va permettre à la marque vraiment de connaître une grande renaissance.
02:32Oui, en 2015, un entrepreneur reprend la biscuiterie avec le soutien des anciens salariés.
02:37La production redémarre, fidèle aux recettes d'origine, avec un positionnement plus haut de gamme et local.
02:42Et en 2019, André Réol et Benoît Martinet reprennent la biscuiterie Jeannette avec leurs 25 salariés.
02:49Aujourd'hui, Jeannette mise sur le made in Normandie, les circuits courts et une image authentique.
02:54Et justement, en 2026, quelle est l'actualité de la biscuiterie Jeannette ?
02:58Est-ce qu'aujourd'hui, c'est toujours une marque aussi rayonnante ?
03:01Eh bien, la marque continue de se développer, Maxime, avec une vraie stratégie de valorisation du patrimoine.
03:06Elle ouvre ses portes au public, mise sur le tourisme industriel, et allergit sa gamme tout en restant fidèle à
03:11sa madeleine iconique.
03:13Une renaissance réussie qui montre qu'une entreprise peut tomber et revenir encore plus forte.
03:18Sud Radio.
03:20Oser entreprendre.
03:21L'inviter.
03:22Allez, on ne perd pas le fil de la madeleine, mon cher Thomas, parce que vous êtes avec Benoît Martinet,
03:26qui est le président de la biscuiterie Jeannette, justement, qui cherche à perpétuer ce savoir-faire normand
03:30des madeleines et des gâteaux fabriqués avec des ingrédients qui sont et locaux et naturels.
03:35Et c'est donc une marque, vous l'avez dit, qui fête ses 175 ans, qui les a fêtés juste
03:40l'année dernière.
03:41Bonjour Benoît Martinet.
03:42Bonjour Thomas.
03:43Oui, Jeannette a traversé 175 ans d'histoire, on vient de le raconter, des guerres, des rachats, une liquidation.
03:49Qu'est-ce qui fait qu'une entreprise survit quand tout aurait dû l'arrêter, en fait ?
03:53La résilience, justement, cette défense du patrimoine, cette défense d'un savoir-faire qui est très important
03:58et surtout un patrimoine normand et français.
04:01Et ça, c'est ce qui importe beaucoup à la fois aux collaborateurs, mais aussi surtout à tous ceux qui
04:05nous suivent.
04:05Alors, vous n'y étiez pas à cette époque-là, mais on va revenir quand même sur le fil un
04:08peu de l'histoire
04:09avant de se préoccuper du présent et de l'avenir.
04:11Les salariés ont occupé l'usine pendant 344 jours pour sauver l'entreprise.
04:16Et pour finir avec une vaste campagne de financement participatif,
04:20qu'est-ce que ça vous inspire sur le rôle de l'humain dans une aventure entrepreneuriale comme celle de
04:24la Biscuiterie Jeannette ?
04:25Incroyable ! Moi, j'ai connu la Biscuiterie Jeannette avec son histoire et notamment son occupation des salariés sur Caen.
04:31Et effectivement, je me suis dit un jour, mais il faut que je sois avec cette équipe, il faut que
04:35je puisse la soutenir,
04:36il faut que je prenne un peu ce rôle de coach ou en tout cas de sélectionneur, on va dire
04:39ça comme ça,
04:40puisque forcément, avec des talents comme il y avait à l'intérieur, ça ne pouvait que fonctionner.
04:43Donc c'était comprendre le pourquoi et faire en sorte que maintenant on avance.
04:47Est-ce que c'est à dire que toutes les entreprises sont à un moment donné amenées à passer par
04:52là ?
04:52Pourquoi je vous pose la question ? Parce que j'ai en mémoire, et on l'a eu sur ce
04:55plateau,
04:56l'ancien directeur général de Duralex qui a vécu quelque part une trajectoire un peu similaire.
05:00Le Made in France, les difficultés, le soutien participatif, les salariés qui se mobilisent, la mise en place d'une
05:06scope,
05:07ça c'est l'histoire de Duralex, mais quelque part elle n'est pas très éloignée de la vôtre en
05:10fait.
05:11C'est clairement une histoire qui pourrait presque être commune, puisque à une échelle peut-être un peu moindre sur
05:15Jeannette,
05:16c'est clairement ce qui s'est passé aussi chez nous.
05:18Et effectivement, à partir du moment où on a des personnes qui sont là et qui se battent pour un
05:22outil,
05:22on peut leur faire confiance et on sait qu'on pourra repartir avec elles pour faire ce qu'on fait
05:26aujourd'hui, notamment sur la progression.
05:27Alors vous êtes un jeune président directeur général.
05:29Vous êtes arrivé dans l'entreprise en 2019, à l'âge de 28 ans, sauf erreur de ma part, en
05:34qualité de directeur marketing et commercial.
05:36Vous en devenez directeur général en 2022 et le 4 décembre 2025, c'est-à-dire hier, vous êtes nommé
05:42président de la Biscuterie Jeannette.
05:43C'est une progression très rapide.
05:46Qu'est-ce que vous inspire votre trajectoire personnelle ? Parce qu'on va s'intéresser un peu à l
05:49'homme aussi.
05:49Ça a été une vraie histoire d'amour avec Jeannette, quand j'ai eu l'occasion de la reprendre en
05:552019 avec André.
05:56André est tout jeune, 86 ans à l'époque, quand on s'est associé pour la reprendre.
05:59Et tout de suite, le message avait été clair avec André, c'était moi, je veux pouvoir par la suite
06:03reprendre cette entreprise.
06:04Puisque j'avais 28 ans, André en avait 87.
06:07Et donc forcément, il y avait une logique dans ce qu'on voulait faire.
06:10Et donc ça a été tout de suite ça.
06:11Et notamment ce coup de foudre, se dire on a une équipe qui est là, qui est présente, qui s
06:15'est battue, on va le faire.
06:16Et surtout, un produit iconique qui était en tout cas à l'époque la Madeleine, puisqu'on ne faisait essentiellement
06:20que ça.
06:21Aujourd'hui, on fait aussi des financiers, des cakes avec les mêmes ingrédients haut de gamme.
06:24Mais en tout cas, j'avais vraiment envie de défendre ce patrimoine et ce savoir-faire français.
06:27Arts originals comme binôme d'ailleurs, à la tête d'une entreprise pour la reprise.
06:31Qu'est-ce qui vous a animé justement dans ce choc, dans le bon sens du terme, c'est aussi
06:35chic, ce choc et ce chic de génération ?
06:37Et bien André a un parcours aussi qui lui est très riche, puisque c'est un canet né à Caen.
06:42Il a tout connu, il a connu le débarquement de la Seconde Guerre mondiale, il a absolument tout connu.
06:45Et surtout, il a connu Jeannette dans les années 30, dans les années 40.
06:49Et quand lui a eu l'occasion de déjà y mettre un pied en 2017, ça lui parlait beaucoup.
06:53Et forcément, quand on s'est rencontré avec André, il y avait ces deux parties-là.
06:57A savoir André qui, pour son enfance, ça lui rappelait beaucoup de souvenirs, un peu comme Proust et la Madeleine
07:01notamment.
07:02Et puis moi qui avais toute cette énergie à déployer pour justement en faire quelque chose de bien de ce
07:07patrimoine.
07:08Si je devais résumer votre binôme, c'est la tête et les jambes, les pieds sur terre et la tête
07:12dans les étoiles, chacun dans son rôle ?
07:13Oui, c'est ça, exactement. On s'est plutôt bien complétés.
07:17Et puis attention, il faut aussi dire qu'en 2019, on était quand même dans une situation économique qui n
07:21'était pas évidente chez Jeannette.
07:22On était à la veille d'un nouveau dépôt de bilan et qu'aucune banque, de toute façon, n'aurait
07:25suivi le rachat de Jeannette en 2019.
07:27Alors on va s'intéresser justement à votre présent.
07:29Vous avez commencé à nous l'expliquer.
07:31Vous ne fabriquez pas justement seulement des Madeleines, même si ça a fait le succès de votre marque à la
07:37biscuiterie Jeannette.
07:38Quels sont les autres types de produits ? Rentrons un petit peu dans le détail de votre gamme.
07:41Et donc effectivement, notre produit iconique étant la Madeleine.
07:44Et derrière, depuis maintenant 4 ans, nous avons un financier qui est fait chez nous,
07:48donc toujours avec un beurre Disney AOP, des ingrédients français et un savoir-faire qui est le nôtre.
07:52Et puis aussi, on a des cakes qui sont initialement un peu plus adressés pour les enfants,
07:56puisqu'ils sont très clean en termes d'ingrédients aussi.
07:59Mais voilà, donc aujourd'hui, on a trois grandes familles de produits, à savoir donc les Madeleines, les financiers et
08:02les cakes.
08:03Alors vous êtes dans une émission économique, ça n'aura échappé à personne.
08:06Justement, les Madeleines représentent quoi comme chiffre d'affaires en pourcentage ?
08:10Aujourd'hui, c'est assez simple. Globalement, on fait 80% de notre chiffre d'affaires avec la Madeleine.
08:14Environ 15% avec notre financier et les 5% restant avec les cakes.
08:18Benoît Martinet, vous êtes président directeur général de Biscuitry Jeannette.
08:22Pour ceux qui nous retrouvent en cours d'émission, reprendre une entreprise avec un tel héritage,
08:26c'est une opportunité ou une pression ?
08:28Surtout quand on a ce que vous avez, parce que pardon, ce n'est pas évident, ce n'est pas
08:31naturel.
08:32Moi, je le vois plutôt comme une opportunité.
08:34Après, j'ai eu cette aventure à savoir aller convaincre des financiers pour ma reprise,
08:39puisque j'ai dû racheter l'entreprise.
08:41Et c'est là où finalement, on prend la mesure de ce que c'est que de prendre peut-être
08:44un risque,
08:44notamment dans le côté entrepreneur, où moi, finalement, je fonçais un peu tête baissée
08:48et à me dire, de toute façon, j'ai envie de le faire, donc je vais le faire.
08:51Et je me suis plutôt confronté à la réalité, notamment avec les financiers qui étaient en face.
08:56Aujourd'hui, en toute transparence, j'ai rencontré environ 8 financiers différents,
08:59pour, à la fin, n'avoir que 2 pour pouvoir financer mon projet.
09:02Donc, ça n'a pas été évident.
09:03Et finalement, c'est eux qui m'ont plutôt dit, attention, c'est quand même une entreprise emblématique,
09:07mais qui a connu quand même des histoires un peu basses.
09:09Alors justement, on va parler un peu argent.
09:11Vous avez commencé à nous lancer sur le sujet.
09:13Sauf à faire de ma part, ce que j'ai trouvé en préparant cette émission,
09:16vous avez engagé à titre personnel près de 7 millions d'euros dans ce projet.
09:19À quel moment on bascule de risque à conviction profonde ?
09:22Parce que quand on met 7 millions sur la table,
09:24bon, sincèrement, on doit avoir quelques nuits blanches quand même avant de le faire.
09:28C'est vrai, mais quand on croit profondément en un projet,
09:31je pense qu'il n'y a pas grand-chose qui peut nous arrêter,
09:33notamment aussi cette partie finance.
09:35Moi, je crois profondément en l'équipe qui m'accompagne aujourd'hui.
09:37Je crois profondément en notre marque, en ce que l'on fait, en notre savoir-faire.
09:41Et donc, très clairement, oui, c'est 7 millions d'euros, c'est un risque, mais j'y crois beaucoup.
09:44Alors, moi, il y a une question que je me posais, et j'ai envie de vous la poser du
09:47coup,
09:48dans un marché ultra concurrentiel, parce qu'on peut être d'accord quand même sur ce point,
09:51vous êtes dans un marché ultra concurrentiel.
09:53Comment on réussit à rendre sexy une Madeleine ?
09:56Déjà, en fait, c'est un marché qui est effectivement très concurrentiel,
09:59mais aujourd'hui, on s'est un peu détaché des autres,
10:01à savoir, on est vraiment sur du haut de gamme en termes d'ingrédients.
10:04Aujourd'hui, vous ne trouverez pas un autre artisan ou un autre industriel
10:07avec une qualité d'ingrédients aussi importante que la nôtre.
10:10Donc, nous, déjà, c'est vraiment détaché de tout ça.
10:12Aujourd'hui, on a des ingrédients nobles français.
10:15Nous avons des packagings en carton quand d'autres sont en plastique.
10:19Donc, nous, on s'est vraiment détaché de tout ça.
10:21On est plutôt sur le côté premium, mais bien évidemment, on essaie de toujours rester aussi accessible au niveau de
10:25nos prix,
10:26puisque l'objectif, c'est quand même de faire découvrir au plus grand nombre les joies de nos Madeleines, en
10:31tout cas.
10:31Il y a une question aussi que souvent, on se pose quand on a des marques comme ça, historiques, 175
10:35ans, etc.
10:36Comment on réussit à moderniser une marque historique sans trahir ce qui a fait son ADN, son origine ?
10:41Moi, le gros avantage, c'est que quand j'ai repris Jeannette en 2019, j'y connaissais rien au monde
10:45de l'agroalimentaire.
10:47Toutes ces règles-là, toutes ces barrières que d'autres auraient pu avoir, qui auraient été du métier,
10:50moi, je ne les ai pas eues puisque je n'y connaissais rien.
10:52Et surtout, je me suis dit, c'est quand même une entreprise qui, ces 20 dernières années, a eu beaucoup
10:56de difficultés.
10:57Donc, en fait, on n'a rien à perdre.
10:59Donc, on s'est amusé à changer beaucoup de choses.
11:01On a fait un petit lifting à notre Jeannette.
11:03On a essayé d'aller segmenter les plus jeunes, etc.
11:05On a investi beaucoup sur la partie réseau aussi pour aller chercher des plus jeunes
11:09puisqu'on avait une moyenne d'âge de nos clients qui était assez importante, on va dire ça comme ça.
11:13Et donc, l'objectif, c'était de rajeunir.
11:14Et une nouvelle fois, étant donné que moi, je n'y connaissais absolument rien, je ne me suis pas mis
11:17de barrière.
11:18Et c'est comme ça qu'on a pu, finalement, prendre un peu à contre-pied ce qui se passait
11:21et aujourd'hui, s'en sortir plutôt bien comme on est aujourd'hui.
11:24Benoît Martinet, on arrive au terme de notre échange de ce dimanche matin.
11:26Une ultime question pour vous que beaucoup d'entrepreneurs se posent ou de repreneurs.
11:30Si vous deviez leur donner un conseil pour quelqu'un qui envisage de reprendre une entreprise en difficulté,
11:35en un mot, ça serait quel conseil ?
11:38N'écoutez pas ceux qui vous disent que c'est impossible, vraiment.
11:40Et faites-le, faites-le, osez. Merci à vous.
11:43Merci beaucoup Benoît Martinet, président des Biscuiterie Jeannette, d'avoir été avec nous ce matin.
11:48Sud Radio, osez entreprendre, les essentiels de l'entrepreneuriat.
11:53Alors Thomas, dimanche matin notamment, on a tous connu ces journées où tout semble un peu urgent,
11:57pressé, embêtant, on a le temps pour rien.
12:00Première question quand même que je vais vous poser, quand tout est prioritaire, est-ce que quelque chose l'est
12:04vraiment ?
12:04Je vais parler sous le contrôle de notre invité qui est un chef d'entreprise, mais très souvent non Maxime.
12:09C'est justement le piège.
12:10Quand tout paraît urgent, on mélange urgence réelle et pression perçue.
12:14Vous savez, un peu comme la météo, la température réelle est ressentie.
12:18La première étape, c'est de reprendre le contrôle en distinguant ce qui a un impact réel sur un client,
12:23un projet de lait, une échéance ferme, de ce qui est simplement bruyant.
12:28Un mail à marquer urgent n'est pas toujours stratégique.
12:31Alors ça, j'imagine que c'est facile à faire quand on a un peu de hauteur sur la situation,
12:35mais concrètement, comment on fait le tri au quotidien sur ce qui est urgent, de ce qu'il n'est
12:39pas et sans y passer des heures ?
12:41Justement, il faut aller vite et être simple dans l'approche.
12:44Moi, je conseille une règle en trois questions de base.
12:47Est-ce que c'est important ? Est-ce que c'est urgent ?
12:49Et surtout, est-ce que je suis la bonne personne pour le faire maintenant ?
12:52Ça permet d'éliminer, déléguer ou différer et souvent, on réalise qu'une bonne partie des tâches peuvent attendre
12:59ou être traitées autrement, voire abandonnées car totalement inutiles.
13:03Et une fois qu'on a trié, comment on évite de remplonger dans ce sentiment d'urgence permanente ?
13:08Il faut accepter de ne pas tout faire tout de suite.
13:11Prioriser, c'est renoncer.
13:13L'idée, c'est de choisir deux ou trois actions vraiment décisives dans la journée, pas plus, et de s
13:17'y tenir.
13:18Les personnes efficaces ne font pas tout.
13:20Elles font ce qui compte vraiment au bon moment.
13:23C'est ça, reprendre la main sur l'urgence.
13:25Et on n'oublie pas la formule magique.
13:27L'urgent est fait, l'impossible est en cours, et pour les miracles, prévoir un délai.
13:31Ça, c'est Thomas Binet qui a le sens de la formule.
13:32Mon cher Thomas, on se retrouve dans un instant pour la suite de vos rendez-vous économiques.
13:36Dans une poignée de secondes, osez investir.
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