00:00Allez, on passe tout de suite au top pour le flop de la semaine, Valentin.
00:04Alors moi ça va être un flop avec la hausse des droits de douane en Europe,
00:07c'est pour remettre un petit peu dans la balance négative pour l'Europe.
00:11Moi il y a deux choses qui me gênent,
00:13bon oui les produits européens vont être moins compétitifs aux Etats-Unis,
00:18il faut se rappeler que le marché américain,
00:20ça avait quand même été quelque chose de très positif pour l'Allemagne,
00:22ça avait permis de compenser les pertes de parts de marché en Chine
00:26et le ralentissement de l'économie chinoise.
00:27Et l'autre point que je surveillerai de très près,
00:30c'est la compétitivité entre les produits chinois et les produits allemands.
00:34Si on regarde les importations de produits chinois en Allemagne,
00:38aux Etats-Unis, ils ont un recul de plus de 10% depuis 2017,
00:42alors qu'en Europe, depuis 2017,
00:45les importations de produits chinois ont augmenté de 50%.
00:48La vraie question, moi, avec ce durcissement des conditions au niveau des échanges,
00:54c'est qu'on est un...
00:56la Chine redéploie ses exportations vers l'Europe.
01:01Donc ça, c'est à surveiller.
01:02– Louis ?
01:02– Moi, c'est un peu le flop de la rentrée,
01:04c'est la nomination de Stephen Miran à la Banque Centrale Américaine.
01:08Il faut savoir que c'est un économiste,
01:10c'est le chef économiste,
01:11enfin le conseiller principal de Trump.
01:13Il a quand même des théories non orthodoxes,
01:16je pense qu'il ne serait pas tout à fait approuvé chère avec ses codes.
01:19– Mais il aurait sa place, c'est votre argent ?
01:20– Notamment l'une qui est de l'affaiblissement durable du dollar.
01:24Et ça, c'est une vraie question,
01:26d'où ma question sur l'or tout à l'heure
01:27et sur les risques, malgré tout,
01:29qui pèsent sur les systèmes financiers internationaux.
01:31– C'est ce qui t'incite encore plus à recommander les minières.
01:35– Tout à fait.
01:36– André ?
01:37– Moi, le mot c'est un top, le mot c'est flux,
01:42et quand je parle flux, c'est flux de capitaux
01:45qui affluent maintenant depuis le début de l'année
01:48massivement vers les actions européennes.
01:51On parle de 110 milliards de dollars,
01:53donc ça c'est des sources EPFR,
01:55c'est un organisme qui suit ces flux mondiaux.
01:58C'est de janvier à mai, c'est très significatif.
02:01Il faut savoir que ces dix dernières années,
02:03l'Europe n'avait connu…
02:05– On voit le graphe qui s'appelle.
02:06– Que des retraits,
02:08et encore en cumulé,
02:12il faudrait, donc ce n'est que le début,
02:15il faudrait cinq années de flux
02:17comme celui qu'on a connu depuis
02:19pour compenser les neuf dernières années de pertes.
02:21– Bon, mais c'est toujours bien.
02:22– Voilà.
02:23– Bon, alors je voudrais dire aux autres invités
02:24qu'André, il vient avec ses graphes.
02:27– Oui, je vois ça.
02:28– Et ça c'est quand même fabuleux.
02:30– Et ça, et vous, vous arrivez à…
02:32– Oui, alors Louis, il n'a même pas un papier.
02:34– Bon, Denis, il fait semblant, il a comme Emmanuel Lechypre,
02:39la liste des commissions pour le week-end.
02:40– Non, mais je ne savais pas qu'on pouvait venir avec des graphes.
02:42– Non, mais il vient, il est venu avec deux graphes,
02:46et je trouve que c'est deux graphes très pertinents,
02:48et je pense que ça sera probablement le seul qui sera réinvité
02:51dans cette nouvelle saison.
02:52– Denis, un top ou flop ?
02:54– Un top, c'est l'expression des patrons,
02:57en écho à la crise politique que vous avez évoquée au tout début.
03:00Je trouve que c'est un phénomène qui est tout à fait nouveau,
03:02ou en tout cas dans son ampleur.
03:03De plus en plus, les patrons, et en particulier le premier d'entre eux,
03:07s'expriment de plus en plus, vont dans l'arène,
03:09parce qu'ils remettent un peu un discours de rationalité économique,
03:13dont on a quand même un peu besoin,
03:14et c'est très bien qu'il reste un engagement.
03:15– Moi je sens une colère, c'est-à-dire qu'on est passé
03:18d'une sorte de découragement à un vrai énervement,
03:21je ne sais pas si vous le ressentez,
03:22c'est-à-dire que là, ça commence à faire trop.
03:26Et puis surtout quand on remet à nouveau,
03:29on parle d'augmenter les impôts sur les entreprises
03:31qui font des profits,
03:32bon il y a un moment où il faut s'arrêter quand même.
03:34– Exactement.
03:34– Sous-titrage ST' 501
Commentaires