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  • il y a 4 mois
Ce [DATE jour x mois], Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, Léa Dauphas, chef économiste chez TAC ECONOMICS, Eric Lewin, président d'EL Finance, et Stéphanie Maugey, gérante Privée à la Financière d'Uzès, se sont penchés sur la renonciation de la Chine au statut de pays en développement auprès de l'OMC, les dépenses de GAFAM dans l'IA, le profit warning de Porsche, et l'indice PMI de la France, dans Le top / flop de la semaine, dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On va passer tout de suite au top ou au flop.
00:02Wilfried, top ou flop cette semaine ?
00:04Je vais quand même essayer de nous remonter un peu le moral.
00:07On en a besoin, c'est le week-end.
00:09C'est le seul qui parle sans notes tout le temps.
00:11Je regarde toutes vos émissions, le seul qui n'a jamais de notes, c'est Wilfried.
00:14Mon top, il vient de Chine, en fait.
00:17La Chine a accepté à l'OMC
00:19de ne plus se voir appliquer
00:21pour les futures négociations
00:23le statut de pays en développement.
00:25C'est quelque chose qui avait beaucoup été demandé,
00:27qui relance un petit peu l'espoir
00:29dans le commerce international,
00:32justement, les actions multilatérales.
00:34On sait qu'ils refusent évidemment
00:36de se voir rétroactivement
00:38enlever ce statut pour les négociations passées,
00:40mais c'est quand même une bonne nouvelle.
00:42Pourquoi il demande ça, en fait ?
00:43Moi, je me suis posé la question, je n'ai pas bien compris.
00:45Quand vous avez le statut de pays en développement,
00:48ça veut dire que vous êtes traité de façon très spécifique,
00:50et donc vous pouvez déroger
00:51à énormément de règles
00:53sur l'application des normes,
00:56sur l'application des dérogations.
00:57Pourquoi ils se coupent de ça ?
01:00Il faut dire que c'est un statut privilégié.
01:03C'est pour justement montrer
01:04à ceux qui veulent agréger autour d'eux
01:06qu'en fait, eux sont un pôle de responsabilité,
01:09qu'ils comprennent désormais
01:10qu'il faut effectivement avoir
01:11un nouveau shérif,
01:13ou en tout cas quelqu'un qui va organiser,
01:15qu'eux se positionnent comme ça,
01:16comme étant l'acteur raisonnable.
01:18Et c'est finalement au moins une nouvelle.
01:20On va voir comment ça va se dérouler.
01:21Mais c'est assez drôle quand même
01:23de voir que c'est...
01:24C'est plus drôle qu'une bonne nouvelle.
01:26C'est plus un gag.
01:27Mais au moins, je trouve que pour le clin d'œil,
01:28c'est quand même sympathique.
01:30Stéphanie ?
01:30Moi, c'est un potentiel flop.
01:32C'est un artiste The Economist
01:33du week-end dernier
01:34qui met en lumière
01:35le traitement comptable
01:36de tous les investissements
01:37faits dans l'intelligence artificielle
01:39des GAFAM.
01:40C'est-à-dire qu'en 2024,
01:41on a eu 1 milliard de dollars
01:42de dépenses dans l'IA,
01:44en serveurs, en logiciels, etc.
01:46Et donc en...
01:461 000 milliards, non ?
01:471 000 milliards.
01:48Vous avez dit 1 milliard.
01:49J'ai dit 1 000 milliards, oui, tout à fait.
01:51Et donc aujourd'hui,
01:52les Amazon, Microsoft, Alphabet & Co.,
01:55ils ont allongé la durée d'amortissement
01:58de leur puce de 5 à 6 ans.
02:01Et on a quand même un NVIDIA
02:02qui nous a annoncé très fièrement
02:04que la nouvelle puce Blackwell,
02:07on pourrait mettre les autres à la poubelle
02:08et que ça pouvait être très violent.
02:12Donc simplement,
02:13si on repasse à un an de moins,
02:15qu'on amortisse sur 4 ans,
02:18déjà de passer de 6 à 5,
02:19puis de 5 à 4,
02:20ça, c'est un impact de 280 milliards
02:22à la baisse sur les résultats
02:25de tout ce petit groupe-là.
02:26Si on descend ça à 2 ans d'amortissement,
02:30là, on a pratiquement l'équivalent
02:32de 4 000 milliards d'impact
02:33sur la capitalisation.
02:34Donc, bon, ça met un peu en lumière
02:37quand même les montants colossaux
02:39qui ont été investis dans ce secteur.
02:41Et il va falloir que ça délivre.
02:43Et donc, peut-être qu'on peut se positionner
02:44pour le moment plutôt encore
02:46sur NVIDIA, Broadcom
02:47et ceux qui sont autour
02:48de ces infrastructures,
02:49parce qu'il va falloir que les GAFAM,
02:51la rentabilité, elle soit réelle.
02:53Intéressant.
02:53Eric, top ou flop ?
02:55Flop, le constructeur préféré
02:56de mon ami Wilfried, Porsche,
02:59qui a publié,
03:00qui a fait le troisième
03:00profit warning de l'année.
03:02C'est un désastre.
03:02C'est un désastre.
03:03Le titre a été divisé par deux
03:04depuis son IPO il y a 3 ans.
03:06Il y a 3 ans,
03:06il parlait d'une rentabilité
03:07de 20 % en opérationnel.
03:09Ils vont faire cette année 2 %.
03:10C'est-à-dire que ce n'est même plus
03:12un constructeur de luxe,
03:14ça va être un espèce
03:14de constructeur haut de gamme.
03:16Franchement, il y a de gros problématiques.
03:17Alors pourquoi ?
03:18Parce qu'en Chine,
03:18il y a une concurrence effrénée,
03:20parce qu'ils stoppent complètement
03:21dans les véhicules électriques,
03:22parce qu'ils se rendent compte
03:23que ce n'est plus du tout
03:24l'Eldorado,
03:25que ça va leur coûter beaucoup.
03:26Et donc, c'est un flop gigantesque.
03:27Et la grande problématique,
03:28c'est que même divisé par deux,
03:29le titre est encore cher
03:30avec un PE de 17.
03:32Alors qu'en général,
03:33les constructeurs automobiles,
03:34on les paye entre 5 fois et 8 fois.
03:35Et donc, ce qui est dingue,
03:36c'est qu'il y a 3 ans,
03:37sur tous les plateaux télé,
03:38quand ils se sont introduits,
03:38on disait,
03:39bon alors,
03:40Eric Lewin,
03:40vous allez nous parler
03:41du match Porsche-Ferrari.
03:42Maintenant, il n'y a plus de match.
03:442 % de rentabilité pour Porsche,
03:4530 % pour Ferrari.
03:47C'est plié.
03:48Que va devenir Porsche ?
03:49Il va venir vers les BMW,
03:50les Mercedes.
03:51Ça va être plutôt un constructeur
03:52de ce type.
03:53Du coup,
03:54est-ce qu'il faut acheter encore des Porsche ?
03:55Je ne sais pas,
03:55parce que j'ai le sentiment
03:56que le prix des modèles
03:56ne baisse pas.
03:57C'est-à-dire qu'ils ne font pas.
03:58Et en plus,
03:58il y a un balus monstrueux.
04:00Un monstre monstrueux
04:00si on achète une...
04:01Donc, ça a changé
04:03vos habitudes d'achat ou pas ?
04:04Oui, exactement.
04:05Je n'achèterai plus de Porsche.
04:06Il n'achète pas Ferrari.
04:07Alors, on a un scoop
04:08qui va être reprendu par la FP.
04:10Je préfère faire Ferrari.
04:11Eric Lewin ne va plus acheter de Porsche.
04:13Marc, c'est quand même
04:13beaucoup plus classe Ferrari, non ?
04:14Vous qui êtes inconnaisseur.
04:15Moi, je ne connais rien.
04:16Moi, je roule en Clio.
04:18Léa, top ou flop ?
04:20Flop,
04:20et puis je pose la dernière pierre
04:22sur la situation française.
04:23On a beaucoup parlé
04:24du downgrade de Fitch de la France.
04:25On a quand même eu
04:26Morningstar et des BRS
04:27la semaine dernière.
04:27On en est au deuxième rating.
04:28On a trois agences qui suivent.
04:30Et en décalage avec ça,
04:31en plus,
04:32le décalage total
04:33des données PMI,
04:34donc des données d'activité
04:35et de sentiment,
04:36la zone euro
04:37est dans un gros rebond
04:38tiré par l'Allemagne.
04:38La France décroche encore.
04:40Toutes les enquêtes le montrent.
04:41Donc, le scénario de fin d'année
04:42dans ce contexte politique
04:43qu'on a posé,
04:44c'est non seulement
04:44une France qui stagne,
04:45mais une France qui décroche.
04:47Et donc, ce qui je boucle,
04:48c'est la France et l'Italie
04:49des années 80-90.
04:51Ah, sympa.
04:52Et bon week-end à tous.
04:53Allez, on va remettre
04:54Toto Kudia.
04:57Ça, c'est triste.
04:59C'était votre idole, Marc.
05:00C'est un peu votre jeunesse,
05:02le guépard.
05:02Ça m'a permis de...
05:03Juste avant le guépard.
05:05Je peux prendre le contrôle
05:06de l'émission, là ?
05:07C'est bon ?
05:07On ne parlera pas
05:08de Del Brune.
05:08Après, il dit,
05:09voilà, c'est pas sérieux,
05:11machin, on me charrie tout le temps.
05:12Il met le bordel dans cette émission.
05:14Alors qu'en fait,
05:14c'est hyper sérieux.
05:15Là, vous avez un autre plateau,
05:16parce que vous êtes dans
05:17toutes les émissions,
05:18j'ai vu sur BFM,
05:19vous avez un autre plateau.
05:19Non, non, pas aujourd'hui.
05:21Lundi, oui, lundi, je reviens.
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