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  • il y a 5 mois

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00:00Générique
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Mathais.
00:13Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé,
00:17canal 16 de la TNT à la une ce soir, l'appel à la fermeté de Bruno Retailleau avant le 10 septembre.
00:23Le ministre de l'Intérieur ordonne au préfet de protéger les sites sensibles.
00:27Comment s'organisent ces actions de blocage ?
00:29Mercredi prochain, vers qui se dirige la colère des participants ?
00:33Il n'y aura sans doute plus de gouvernement ce jour-là, puisque sauf énorme surprise,
00:37lundi, François Bayrou n'obtiendra pas la confiance des députés,
00:41malgré un marathon médiatique et politique à quoi a donc servi la semaine du Premier ministre.
00:46Pendant ce temps, la gauche s'organise sans les insoumis.
00:50L'alerte de la Cour des comptes, le gaspillage des médicaments,
00:53des pansements, des compresses, coûtent cher à la France.
00:56Des centaines de millions d'euros, comment y remédier ?
00:58On en débat ce soir.
01:00Et puis Vladimir Poutine qui répond aux Européens en menaçant de cibler les soldats occidentaux
01:05qui viendraient en Ukraine.
01:06L'Ukraine qui joue ce soir contre la France, c'est le football, match de qualification.
01:11Pour le Mondial, nos informés ce soir, Franck Dedieu.
01:14Bonsoir Franck.
01:14Bonsoir Victor.
01:15Rédacteur en chef de l'hebdomadaire Marianne.
01:18Véronique Reissoult, bonsoir.
01:19Bonsoir.
01:20Présidente de Backbone Consulting, maîtresse de conférences en communication de crise à Sciences Po.
01:25Et Quentin Calmet.
01:25Bonsoir Quentin.
01:26Bonsoir Victor.
01:27Journaliste politique à Public Sénat.
01:30L'appel avait été lancé, souvenez-vous, avant l'été.
01:33Tout bloqué le 10 septembre.
01:35C'est mercredi prochain.
01:36Le gouvernement se prépare en cas de débordement.
01:39Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, a donné ses consignes.
01:43Je ne crois pas à des mouvements d'ampleur.
01:46En revanche, compte tenu de ces mouvances-là, de leur radicalité, il peut y avoir des actions spectaculaires, etc.
01:53Mais j'ai envoyé un télégramme au préfet pour leur demander de faire preuve de la plus grande fermeté.
01:59Il n'est pas question que des sites stratégiques, des infrastructures essentielles à la vie du pays, puissent être bloqués.
02:07Bruno Retailleau, lors d'un déplacement, c'était ce matin à Clermont-Ferrand.
02:10Véronique Raissoult, on l'entendait, action spectaculaire, dit le ministre de l'Intérieur.
02:14Le gouvernement a-t-il raison de s'inquiéter ?
02:16Qu'est-ce que vous voyez sur les réseaux sociaux ?
02:18C'est un mouvement qui inquiète, mais qui est compliqué à comprendre.
02:23Parce qu'en fait, depuis quelque temps, beaucoup des discussions se passent de façon privée, on va dire.
02:27Alors sur des messages récryptés, sur Telegram et sur Signal, beaucoup sur Signal même.
02:35Il y a plein d'analogies qui sont faites avec le mouvement des Gilets jaunes.
02:40Il y a quand même quelques différences.
02:42D'abord, c'était sur Facebook.
02:44Il y avait une demande bien précise.
02:45Ça a commencé par une pétition.
02:47Il y avait une convergence.
02:48Et surtout, on ne l'a pas vu venir.
02:51Les politiques ne l'ont pas vu venir.
02:53Et puis surtout, il n'y avait pas de peur de récupération dès le début.
02:58C'était l'expression d'une colère.
02:59Et d'ailleurs, les pages Facebook étaient des pages fermées.
03:02C'était très facile de pouvoir rentrer dans ces pages.
03:05Il suffisait de dire, je veux vous suivre.
03:06Et ça devenait des pages presque ouvertes.
03:09Alors que là, c'est compliqué.
03:10Il y a une forme de méfiance.
03:12Et surtout, ils ne veulent absolument pas être récupérés.
03:14Au point où c'est donc Coluche qui est de vie.
03:16C'est ce qui explique que ces pages soient fermées comme ça ?
03:18Oui, ils se méfient les uns des autres.
03:20Et quand vous voulez rentrer dans ces pages,
03:21il faut montrer Blancin.
03:23C'est plus compliqué.
03:24C'est souvent des petits groupes qui essayent de se réunir aussi dans la vraie vie.
03:27Donc, c'est très compliqué d'anticiper la réalité de la mesure.
03:31Et eux-mêmes, sur ces espaces,
03:34ils sont en train de se demander quelles sont les actions qu'ils pourraient mener
03:36qui seront suffisamment visibles pour qu'on comprenne qu'ils sont là et qu'ils agissent.
03:41Mais que ça ne soit pas récupéré ni par les syndicats,
03:43ni par les partis politiques qui considèrent comme étant partie du problème dans le fond.
03:47Puisqu'ils sont là depuis toujours.
03:49Vous avez commencé à l'évoquer, Véronique.
03:50Il y a un nom qui revient, qui était inattendu.
03:52Une personnalité qui est disparue depuis des dizaines années.
03:55C'est Coluche qui, en fait, est la personnalité.
03:59Alors, grâce à l'IA, il revit.
04:00Il est là.
04:01Il y a des tas de films qui circulent.
04:03En fait, parce qu'il est vu comme un citoyen,
04:07comme non politique, comme ayant changé les choses,
04:09comme ayant trouvé des solutions pour les Français.
04:10Avec sa presque candidature en 1981.
04:12Avec sa presque candidature.
04:13Il y a même des gens qui imaginent ce que ça aurait donné
04:15s'il était resté, s'il n'était pas décédé.
04:18Enfin, bref.
04:19Donc, oui, il est un symbole
04:20qui symbolise bien le fait qu'on ne veut pas être récupéré par des partis,
04:24qu'on a compris qu'il fallait une figure.
04:26Donc, dans le fond, ça pourrait être lui.
04:29On va dire que c'est un mouvement qui est peut-être sans doute en devenir.
04:32Avec un dernier point qui y est.
04:35C'était beaucoup sur les jours fériés.
04:36C'est ça qui avait cristallisé.
04:38Depuis l'annonce du vote de confiance
04:40et le presque non-surprise du résultat de lundi,
04:44ça bascule sur autre chose.
04:45Le 10 deviendrait plutôt un mouvement contre Emmanuel Macron.
04:48Et de nouveau, ça va faire converger.
04:51Parce que là, qu'on soit à droite, à gauche,
04:53syndiquée, pas syndiquée,
04:54c'est une demande qui est commune.
04:56Quentin Calmet, on parlait effectivement
04:58de ces actions spectaculaires dont parlait Bruno Retailleau.
05:02Les violences que certains évoquent,
05:04certains disent d'ailleurs qu'ils n'iront pas
05:05parce qu'ils ont peur de ces violences.
05:08Ça va être le cas, selon vous ?
05:09En tout cas, on voit que Bruno Retailleau
05:10tente de politiser au maximum
05:12cette séquence en disant que c'est une mobilisation
05:17des électeurs de Jean-Luc Mélenchon.
05:19C'est un mouvement de gauchistes.
05:21Peut-être aussi pour enfermer ce mouvement
05:23de gens qui pouvaient venir d'autres horizons,
05:26qui se retrouvent aussi cantonnés,
05:28catalogués avec ce mouvement.
05:30Bruno Retailleau a dit cet après-midi,
05:32sur le 10, très clairement,
05:33on voit bien que le mouvement s'est gauchisé.
05:34M. Mélenchon tente de le récupérer,
05:36que c'est la mouvance d'extrême-gauche,
05:37d'ultra-gauche, aidée par la CGT,
05:39qui va être à l'œuvre.
05:40Et donc, comme ça, vous pouvez cantonner
05:44ce mouvement à non pas, effectivement,
05:45la France périphérique, la France moyenne,
05:48qui se réveillerait, comme avaient pu faire
05:49les Gilets jaunes, mais bien, en fait,
05:51une mobilisation.
05:51Il s'est de l'ultra-gauche, alors qu'on disait
05:53que c'était parti au départ de messages
05:54plutôt de l'autre bord, plutôt de l'extrême-droite.
05:56Oui, mais en vrai, Jean-Luc Mélenchon
05:58s'est sans lui donner raison,
05:59parce qu'il s'est très vite harnaché au mouvement.
06:01D'abord, en disant que ce n'était pas le rôle
06:03des partis de suivre ou de guider
06:06les mouvements sociaux, mais finalement,
06:08au cœur de l'été, au moment des universités,
06:10de la France insoumise, en disant qu'il allait
06:12soutenir massivement ce mouvement.
06:15Donc, c'est vrai que ça rend encore plus protéiforme
06:17et encore plus difficile à saisir.
06:19Ce mouvement né en mai sur les réseaux sociaux,
06:21qui est monté en puissance en juillet,
06:23récupéré par la gauche, effectivement,
06:24maintenant pointé du doigt par la droite
06:26comme étant un mouvement de gauchistes,
06:28ce qui fait qu'on ne voit vraiment plus trop
06:29comment il est défini, mais comme il se définit lui-même.
06:31Avant de vous donner la parole, Franck Dedieu,
06:33encore un mot avec vous, Véronique Ressoult.
06:35Pardon, allez-y, Véronique.
06:36Nous parlions effectivement de ces accusations
06:40de Bruno Retailleau, sur Mélenchon, sur la CGT.
06:43Est-ce que c'est le cas aujourd'hui ?
06:45Est-ce que c'est la gauche et l'extrême-gauche
06:47qui massivement...
06:48Si on regarde sur les volumes,
06:50oui, quand Jean-Luc Mélenchon s'empare du sujet,
06:53il y a un vrai pic de volume, un intérêt.
06:55Après, ce qui est intéressant sur des mouvements
06:57de ce type-là, c'est ce qu'on appelle
06:59faire du slacktivisme, c'est de l'activisme en ligne,
07:01donc c'est peu engageant,
07:02c'est le taux d'engagement.
07:04Et en revanche, le taux d'engagement a nettement baissé
07:06à partir du moment où il est arrivé.
07:07Donc on sent bien que c'est pas si simple.
07:09Donc les politiques qui essayent d'instrumentaliser
07:11pour minimiser le mouvement ont sans doute raison
07:13parce que c'est le moment où les uns et les autres
07:15se sont un peu séparés.
07:16Pour autant, comme on n'arrive pas à savoir exactement
07:18comment ils ont envie de s'organiser,
07:21ça ne sera pas si simple que ça.
07:22Mais c'est vrai que le politique,
07:24et en particulier Jean-Luc Mélenchon,
07:25a fait grimper le mouvement en volume,
07:27en visibilité, mais pas en engagement.
07:29Avec une colère, on l'a dit, Franck Dedieu,
07:31qui a un peu changé de destinataire.
07:34Peut-être François Bayrou au début,
07:35avec l'annonce de ses 44 milliards d'économies à réaliser,
07:39et puis sachant qu'il n'est plus là pour longtemps,
07:42ça a changé de visage d'Emmanuel Macron.
07:43C'est pour ça que ce mouvement s'est politisé au fil du temps.
07:47Il a commencé par la question des deux jours fériés,
07:49donc il touchait un peu au monde du travail,
07:51c'est-à-dire au monde du pouvoir d'achat.
07:53Et de ce point de vue-là,
07:54il était assez proche des gilets jaunes,
07:56non peut-être pas sociologiquement,
07:58mais dans sa revendication.
08:00C'est ce qui lui a permis,
08:01il y a quand même un paradoxe dans cette histoire,
08:03c'est qu'il lui a permis d'être, je dirais, populaire.
08:06Il y a une sorte d'empathie.
08:08Aujourd'hui, le profil,
08:10le ministre de l'Intérieur n'a pas tout à fait tort.
08:13Le profil, dressé par des sondages,
08:16notamment par la Fondation Jean Jaurès,
08:17disait, vous avez 51% qui se disent d'extrême-gauche,
08:22vous n'avez que 3% de ceux qui veulent participer,
08:26qui ont voté Marine Le Pen.
08:27Donc, effectivement, vous avez tout de même,
08:30je dirais, un univers d'extrême-gauche
08:31qui éloignerait du monde du travail,
08:34qui a été la force, en vérité, des gilets jaunes.
08:37Et c'est vrai que si ça prend une allure un peu anarchisante,
08:40si ça prend une allure un peu nuit debout,
08:42un peu mouvementiste,
08:44effectivement, ce monde-là ne s'y retrouvera pas.
08:46Mais il y a tout de même un paradoxe,
08:49c'est que malgré cela,
08:50vous avez une opinion publique
08:52qui est majoritairement favorable.
08:55Contraste entre peu de gens
08:58qui veulent rentrer dans ce mouvement
09:01et qui sont marqués politiquement
09:03et tout de même une opinion publique
09:05qui est très favorable.
09:07La question qui va se poser demain
09:08pour savoir s'il y aura un après-10 septembre
09:11comme il y a eu des gilets jaunes,
09:13des actes 2, des actes 3,
09:14c'est la question, je crois, du monde du travail.
09:16Pour l'instant, les syndicats
09:19n'ont pas véritablement embrayé.
09:20Ils ont leur 18 septembre,
09:21peut-être on en reparlera.
09:22Mais effectivement, à mon avis,
09:25le point clé, c'est la question du travail.
09:27Quentin Calmet, est-ce que vous êtes d'accord
09:28avec cette analyse ?
09:29Le travail, point central,
09:30est une mobilisation qui pourrait durer ou non ?
09:32Oui, tout à fait.
09:33C'est ce qu'on va voir.
09:35Sachant qu'il y a quand même
09:36des secteurs d'activité
09:37où vous avez des syndicats
09:38qui se mobilisent pour cette journée-là,
09:40celle de mercredi prochain.
09:42On pense à la SNCF,
09:44il y a Sudrail, Sud Aérien,
09:45pour les lésers.
09:47Il y a la CGT Cheminot.
09:49On pense aussi à l'hôpital public
09:50où vous avez toute une série de syndicats,
09:52CGT, FO, CFTC, UNSA,
09:54qui font grève le 10.
09:57Vous avez aussi des initiatives
09:58qu'on va pouvoir suivre.
10:00Est-ce que les étudiants
10:01vont bloquer leur collège,
10:03leur lycée, leur fac ?
10:05On voit que Bruno Rotaillot a dit
10:06que c'était parmi les choses
10:07que les préfets devaient surveiller
10:09et empêcher.
10:10Donc on va voir si ces secteurs d'activité
10:13qui peuvent paralyser une partie du pays
10:14vont se mobiliser fortement ce jour-là.
10:16Oui, parce qu'ils parlent de sites sensibles.
10:17Ce n'est pas du tout lesquels pour l'instant.
10:19Non, voilà, tout à fait.
10:19Il peut y avoir même quelques points
10:22où vous bloquez Rungis, etc.
10:24Et ça devient tout de suite très impressionnant.
10:26Donc on verra si c'est suivi
10:27dès la semaine prochaine
10:28ou si c'est effectivement la semaine d'après,
10:32la semaine où c'est les syndicats
10:34qui appellent à se mobiliser,
10:35où là, vraiment, ça va bloquer
10:36avec des mouvements qui pourraient être
10:37même de jour en jour, quoi.
10:3918-19-20 et des blocages
10:42sur plusieurs jours d'affinés.
10:42Et la fonction publique dans son intégralité.
10:44L'enseignement...
10:45Oui.
10:46Ce que l'Elysée semblait craindre davantage
10:49de ce qu'on lisait ce matin
10:50que le mouvement de la semaine prochaine.
10:53Le pouvoir politique.
10:53Monsieur, vous évoquiez tout à l'heure
10:55le mouvement Nuit Debout.
10:56On va rappeler, bien sûr,
10:57c'était cette mobilisation
10:58à la fin du quinquennat de François Hollande
10:59où des jeunes, notamment de gauche,
11:02s'étaient réunis sur les places
11:03des grandes villes.
11:04Véronique Reissoult,
11:06à quoi ça pourrait ressembler, justement,
11:07ce 10 septembre ?
11:08Est-ce qu'il y a une opposition
11:09entre la ville, la campagne ?
11:11Il y a à la base les actions.
11:14En fait, ce qui était proposé
11:15était des actions assez simples
11:17où tout un chacun pouvait participer.
11:18Mais ce qu'on vient,
11:19ce que vous venez tous de dire,
11:21en fait, les militants du début
11:23sont assez conscients en disant
11:24« Si, par exemple, mon acte militant
11:26est de ne pas acheter quoi que ce soit
11:27dans la journée,
11:28comment on va le mesurer ? »
11:29Et ils comprennent bien que...
11:31C'est tout bloqué,
11:32mais ça peut recouvrir beaucoup de réalité.
11:34Il y avait plein de propositions
11:34et qui séduisaient plutôt les gens.
11:36Mais après, ils sont en train de se dire,
11:37enfin, on voit sur tous les groupes,
11:38on est en train de se dire
11:38« Mais comment on va faire
11:39pour que ce soit visible ? »
11:40Parce qu'on sait bien qu'à un moment...
11:41Il y a une proposition
11:42qui est de ne pas utiliser
11:42sa carte bleue de ce jour-là.
11:43Mais comment on sait ?
11:44Est-ce que ça va vraiment...
11:45Mais c'est ça.
11:46En fait, les gens sont des groupes,
11:47ils disent « Admettons qu'ils le fassent,
11:49comment on sait que la non-utilisation est réelle ? »
11:51Quel est le pourcentage ?
11:52Autre idée de bloquer les péages,
11:54les barrières des péages,
11:55pour le coup, beaucoup plus visibles.
11:57Ça, c'est visible.
11:58Mais ils essayent de trouver des éléments
11:59qui sont un peu différents
12:01de ce que peuvent proposer les syndicats
12:03ou ce qu'il y a habituellement.
12:04Et en disant « Il faut que ce soit visible
12:06pour qu'on puisse le compter
12:07et qu'on puisse dire... »
12:08On a vu l'achat de ronds-points aussi
12:09qui est revenu.
12:09C'est ça.
12:10En fait, ils essayent...
12:11Les ronds-points, c'était visible.
12:12On pouvait compter le nombre de ronds-points.
12:13Là, on peut imaginer aussi
12:15des mobilisations sur les ronds-points ?
12:16J'en ai vu moins, mais pourquoi pas ?
12:18En fait, ils sont en train de se dire...
12:20On a encore quelques jours
12:21pour trouver des actions très concrètes
12:23qui seront mesurables
12:24pour que les médias
12:25et que les politiques puissent compter
12:27et dire « Ah oui, il y avait du monde. »
12:28Il y a presque une symétrique
12:30par rapport aux gilets jaunes.
12:31C'est-à-dire qu'on porte un gilet jaune
12:34parce qu'on veut être vu
12:36alors qu'on est invisible.
12:38Là, c'est presque l'inverse.
12:40C'est-à-dire qu'on va...
12:41L'expression de notre ras-le-bol,
12:43de notre blocage,
12:44on a un problème,
12:44c'est qu'il ne va pas se voir.
12:45Il ne va pas se mesurer.
12:47Et donc, c'est absolument l'inverse
12:48du point de vue...
12:49C'est-à-dire la morale de l'histoire,
12:50c'est que lorsqu'on a une ambition
12:51un peu révolutionnaire,
12:53je ne dirais pas insurrectionnelle,
12:54eh bien, il faut que ça se passe
12:56dans un endroit qui relève
12:57de la cité, de la République,
12:59de la cité, de la vie de la cité.
13:01Ça ne se fait pas en face
13:02d'un ordinateur.
13:03Quentin ?
13:03Oui, juste un chiffre
13:05pour finir sur les chiffres.
13:07On verra si la mobilisation
13:09est vraiment importante.
13:11100 000 participants
13:12pour l'instant,
13:13le renseignement territorial.
13:14Exactement.
13:14C'est le chiffre sur lequel
13:15planche pour l'heure le renseignement,
13:17c'est 100 000 personnes mobilisées.
13:19Et donc, c'est à rapporter
13:20à la première journée de mobilisation
13:22des Gilets jaunes,
13:23le 17 novembre 2018,
13:25où c'était 282 000.
13:27Donc, on verra
13:28si on est dans les mêmes ordres
13:29de grandeur,
13:30si les renseignements
13:31ont mal calculé leur coût,
13:32est-ce que finalement,
13:33le chiffre est plus proche
13:34des Gilets jaunes
13:35ou supérieur ?
13:36Ou si on reste autour
13:37de ces 100 000 personnes mobilisées,
13:39on peut se dire
13:40que ce n'est pas un mouvement
13:41d'ampleur plus que ça
13:43comparé à ce qu'on avait vécu
13:44en 2018 ?
13:45Et pour continuer
13:46dans la comparaison
13:46avec les Gilets jaunes,
13:47Véronique Reissoult,
13:48à l'époque,
13:48il y avait eu ce mot d'ordre
13:50dès le début
13:50contre cette taxe carbone.
13:52C'était très précis.
13:54Là, c'est un peu plus fouillé,
13:55on va dire.
13:55Il y avait, voilà,
13:56contre le budget,
13:57mais avant cela déjà ?
13:58C'était très précis.
13:59C'était une taxe.
14:00C'était les 80 km heure.
14:03Il y avait deux demandes
14:03très précises.
14:04C'était partie aussi
14:05de pétitions et de vidéos
14:06qui permettaient de mobiliser
14:07et d'expliquer le mot d'ordre.
14:09Là, c'est plus compliqué.
14:10Le seul moment
14:10où il y a eu
14:10une espèce de convergence
14:12des demandes,
14:13c'était les deux jours.
14:14Ça, ça a vraiment mobilisé.
14:16Mais sinon,
14:17il n'y avait pas grand-chose.
14:18Et d'ailleurs,
14:18il y a beaucoup de gens
14:18qui disaient
14:19qu'il faut se révolter
14:20contre le plan.
14:20Mais dans le fond,
14:21il n'y a que deux mesures
14:22que les gens comprenaient vraiment
14:23qui étaient les deux jours
14:24et l'année blanche.
14:25Mais le reste,
14:26ils disaient
14:26que c'était un peu flou quand même.
14:27Les Gilets jaunes
14:28ont créé un processus
14:29d'identification au mouvement
14:31tout simplement
14:32parce que les mots d'ordre
14:33étaient simples
14:35et ils avaient une résonance
14:37par rapport
14:37à la vie quotidienne
14:39de l'ensemble
14:39de la classe moyenne
14:40par-delà
14:41leurs opinions politiques.
14:44À partir du moment
14:44où le mouvement
14:46est politiquement
14:47très marqué,
14:48que ce soit à droite
14:49comme à gauche,
14:49eh bien forcément,
14:51vous retrouvez
14:51cette polarisation
14:52à l'Assemblée.
14:53Peut-être va-t-on en parler.
14:54Vous la retrouvez aussi
14:55au niveau de la rue,
14:57dans les villes,
14:58à la périphérie
14:58et donc vous ne pouvez pas
15:00avoir un mouvement
15:02massif d'empathie.
15:04Mais peut-être,
15:05pour l'instant,
15:06je suis assez étonné,
15:07Véronique peut-être
15:07nous éclairera,
15:09c'est qu'il y a un contraste
15:10comme je disais
15:10entre peu de gens
15:12qui sont mobilisés
15:12et très politisés
15:13et pourtant,
15:14malgré tout,
15:1554% des gens
15:17qui soutiennent,
15:18c'est quand même beaucoup.
15:19Est-ce que ça restera
15:19au lendemain du 10
15:21en fonction du degré
15:23d'acceptabilité
15:24de ce qui se manifestera
15:28lors du 10 ?
15:29On verra.
15:30Oui.
15:31Je pense que ça n'échappe
15:32à personne en France.
15:33Une situation politique
15:34qui est dans une impasse complète.
15:36Peut-être au moment
15:37de la mobilisation du 10,
15:39un gouvernement
15:39qui sera démissionnaire,
15:41ça fait peut-être réfléchir
15:42aux gens qui voulaient
15:43aussi se mobiliser.
15:44À quoi bon partir,
15:45manifester,
15:47quand il n'y a personne
15:47pour répondre
15:48à vos demandes sociales
15:50ou sociétales ?
15:50C'est-à-dire que
15:51le gouvernement sera
15:52à ce moment-là
15:52dans une impasse
15:53et vous ne pouvez pas
15:54porter des revendications
15:56quand vous avez
15:57un gouvernement
15:58et un paysage politique
16:00qui est lui-même
16:01au sol.
16:03Ça peut aussi expliquer
16:04cette mobilisation
16:06en demi-teinte
16:07alors qu'effectivement
16:08il y a un ras-le-bol général
16:09de la situation,
16:10des gens qui ont
16:11le sentiment
16:12de mal vivre au quotidien.
16:14Mais voilà aussi
16:14une situation politique
16:15qui est dans une telle impasse
16:16qu'une mobilisation aussi forte
16:18donnerait forcément
16:18pas grand-chose.
16:19Et avant le 10 septembre,
16:20transition tout trouvée,
16:21il y a donc le 8,
16:22c'est lundi,
16:23dans trois jours,
16:23ce vote de confiance
16:24et la chute annoncée
16:26du gouvernement
16:26de François Bayrou,
16:27le Premier ministre
16:28qui s'est encore défendu
16:29ce matin.
16:30Simplement,
16:31il faut savoir
16:31si vous avez un cap
16:32et si vous êtes capable
16:33de suivre ce cap
16:34et si vous êtes capable
16:35de défendre ce cap
16:37et c'est ce que je fais.
16:38François Bayrou
16:39sur RTL
16:40avant de terminer
16:41dans la journée
16:41ses consultations
16:42à Matignon,
16:43Quentin Calmet,
16:44journaliste politique
16:44à Public Sénat.
16:46À quoi elle a servi
16:46cette semaine
16:47de rencontres politiques
16:48et médiatiques ?
16:49C'est une bonne question.
16:51Je ne suis pas sûr
16:52d'avoir la réponse,
16:53malheureusement.
16:54Je pense que même
16:54les gens qui sortaient
16:55de Matignon,
16:56puisqu'on faisait
16:56les interviews
16:57devant la porte
17:00de la sortie,
17:01ils n'étaient pas très...
17:02Je ne suis pas sûr
17:03de savoir pourquoi
17:03ils avaient été convoqués.
17:04Parce que
17:05s'il y avait eu
17:06une négociation...
17:07Jordan Bardella,
17:08Olivier Faure
17:08dit qu'on est poli,
17:09on nous a invités,
17:10on y va.
17:11Même dans l'esprit
17:12de François Bayrou,
17:13on se demande
17:14à quoi est-ce qu'elle
17:14a vraiment servi
17:15cette semaine
17:15de négociation
17:16puisqu'au moment
17:17où il recevait
17:17chaque groupe politique,
17:20il multipliait
17:21les rendez-vous
17:21dans les médias
17:21pour dire que
17:22le constat
17:23était celui
17:23qu'il avait posé
17:24le 15 juillet,
17:25qu'il fallait faire
17:26les 44 milliards
17:27d'euros d'économie
17:28et que ce constat,
17:29il n'était globalement
17:30pas négociable
17:31et que si on voulait
17:32enlever les deux jours fériés,
17:33il fallait immédiatement
17:34compenser les 4 milliards
17:35de l'équation au total.
17:37Donc au moment
17:38où vous multipliez
17:39les rendez-vous médiatiques
17:40pour dire ça,
17:41quel est l'intérêt
17:42de faire semblant
17:43de recevoir des gens
17:45si vous n'avez
17:45rien à leur donner,
17:46rien à échanger ?
17:47Donc sur la semaine
17:48qu'a vécue François Bayrou,
17:50c'est un baroud d'honneur.
17:52Certains disent
17:53le chant du cygne,
17:54il veut sortir par le haut.
17:57Je pense que même
17:58avant l'été,
17:58il était à peu près certain
17:59qu'il allait échouer
18:00avec le budget.
18:02Je crois qu'il a décidé
18:02de prendre les devants.
18:04Certains disent
18:04le faire araquiri,
18:05pas subir la décision
18:06des autres,
18:07mais l'anticiper,
18:08la prendre le premier.
18:10Emmanuel Macron
18:10lui aussi a multiplié
18:11les rendez-vous.
18:12Il a déjeuné encore
18:12aujourd'hui avec le président
18:13du Sénat,
18:14Gérard Larcher.
18:16Quel rôle il joue
18:17dans cette séquence ?
18:18Gérard Larcher,
18:19je ne sais pas
18:19qui veut répondre,
18:20Quentin Calmet
18:20ou Franck Dedieu ?
18:22Oui, c'est le deuxième,
18:24troisième personnage
18:25de l'État.
18:27Non, je crois que c'était
18:28dans le roulement
18:30des prises
18:34de positions
18:35de chacun.
18:37Emmanuel Macron
18:38travaille sans doute
18:39à l'après,
18:40savoir qui
18:40pour remplacer
18:41François Bayrou.
18:42Je crois qu'il a lui-même
18:43compris que François Bayrou
18:45était quasiment certain
18:46de devoir démissionner lundi.
18:49Et vous,
18:50oui,
18:50vous traitez
18:50un personnage aussi important
18:52que Gérard Larcher
18:53pour lui demander son opinion.
18:54Gérard Larcher
18:55qui a plaidé
18:55pour que le prochain
18:56Premier ministre
18:57vienne toujours
18:58de ce bloc central.
18:59Donc Gérard Larcher,
19:00il y croit toujours.
19:02Non, il a écarté l'idée
19:03auprès de nos confrères
19:04du Figaro
19:04en disant que le Sénat
19:06était l'une des dernières
19:06chambres de stabilité politique
19:08sur l'échiquet politique français.
19:09Il fallait garder
19:10cette assise-là
19:12que du coup,
19:12il n'avait pas
19:13à aller à Matignon.
19:14Mais on sait aussi
19:15qu'il y a huit sénateurs
19:16qui sont ministres.
19:17Donc eux aimeraient
19:18rester en place,
19:19même la porte-parole
19:19du gouvernement.
19:20Ce sont des gens
19:21qui viennent aussi du Sénat
19:22qui aimeraient
19:23continuer leur action.
19:23d'où le fait
19:24que c'était légitime
19:25aussi de solliciter
19:26Gérard Larcher.
19:27Il y a un nom,
19:27Franck Dedieu,
19:28qui est évoqué
19:28pour Matignon,
19:29c'est celui du ministre
19:30actuel de l'économie,
19:31Éric Lombard.
19:32La gauche, en ce moment,
19:34essaye de travailler
19:34à l'après Bayrou.
19:35On sait qu'elle a des contacts
19:36justement avec Éric Lombard.
19:38Ça pourrait être une option ?
19:40Ça peut être une option
19:41parce qu'il s'est montré
19:42dans l'équipe de Bayrou,
19:45je dirais,
19:45le plus, entre guillemets,
19:46le plus fiscophile.
19:47Alors certes,
19:48il a dit qu'il n'y aura
19:49pas d'ISF,
19:49il n'est pas question
19:50du retour de l'ISF.
19:51Puis il a montré
19:52une forme de souplesse.
19:53Il a des contacts
19:54avec des socialistes,
19:56bien sûr.
19:56C'est un membre des GRAC,
19:58donc l'aile la plus libérale,
20:00la plus sociolibérale
20:01des socialistes.
20:02Et un proche Olivier Faure.
20:03Proche Olivier Faure,
20:04des contacts avec
20:05Place Publique.
20:08En vérité,
20:09cette semaine-là,
20:10pour répondre
20:11à la question précédente,
20:12elle n'a pas eu
20:13véritablement d'effet
20:15par rapport aux lignes de force
20:17définies
20:20au sein de l'Assemblée.
20:22En revanche,
20:23elle a permis tout de même
20:24un constat
20:25qui fait à peu près consensus.
20:27C'est l'idée de se dire
20:28on ne va pas proroger
20:30le droit de faire
20:316% de déficit,
20:33il faut réduire le déficit.
20:35Là où il y a
20:35un désaccord majeur,
20:38ce n'est pas sur,
20:39pas beaucoup sur le montant
20:40de la réduction des déficits,
20:42c'est sur comment
20:42on va le faire.
20:43Et de ce point de vue-là,
20:45Lombard apparaît
20:46comme celui qui peut dire
20:47on va,
20:49je dirais,
20:49faire des efforts
20:50sur la baisse des dépenses,
20:51mais aussi,
20:52on peut demander
20:53un peu plus d'efforts
20:54aux plus riches.
20:55C'est peut-être là-dessus
20:56qu'il y a quelque chose
20:57à négocier
20:57de la part des socialistes.
20:59Je rappelle...
21:00Ce qui rejoindrait
21:01leur volonté
21:02de mettre en place
21:03la taxe Zuckman,
21:04si on n'arriverait peut-être
21:05pas à la taxer
21:05les plus riches.
21:06C'est-à-dire qu'entre
21:070,5% du patrimoine
21:10de la contribution
21:12des plus riches,
21:14telle que pensée
21:15par Bayrou
21:16et la taxe Zuckman
21:17qui rapporterait
21:18beaucoup plus
21:18entre 15 et 25 milliards,
21:20effectivement,
21:21il peut y avoir
21:22un entre-deux
21:23qui favoriserait,
21:24alors,
21:25c'est très difficile
21:26à ce stade-là
21:27de répondre,
21:28mais qui favoriserait
21:28une forme de convergence
21:30entre des centristes
21:31qui pourraient
21:32ne pas vouloir
21:33assumer,
21:34je dirais,
21:35le désordre
21:36institutionnel
21:37et parlementaire,
21:39même des LR,
21:40puisqu'on a vu
21:40que Wauquiez a dit
21:41moi j'aurais peut-être
21:42du mal à censurer
21:43quelqu'un
21:45issu de la gauche
21:47et qui soit tout de même
21:48raisonnable,
21:48et même le Parti Socialiste.
21:50Je veux dire que,
21:51en gros,
21:51pour faire simple,
21:53vous avez
21:53Michel Barnier
21:54comme François Bayrou
21:55qui disait
21:56la chose suivante,
21:58l'effort doit reposer
21:59à deux tiers
22:00sur la baisse des dépenses,
22:02c'est-à-dire
22:02toucher les classes moyennes
22:03et les services publics,
22:05et à un tiers
22:05sur la fiscalité,
22:07c'est-à-dire...
22:07Et en gros,
22:09les Français,
22:10ils sont d'accord
22:11sur le fait
22:12de faire des efforts,
22:13en revanche,
22:14ils sont à la recherche
22:15d'un équilibre.
22:16Et deux tiers,
22:17un tiers,
22:17ça ne leur va pas
22:18quand ils constatent
22:19qu'il y a des fortunes
22:21qui se sont réalisées
22:22en très peu de temps,
22:23en très peu de temps,
22:24et qu'il est possible
22:25de, je dirais,
22:27de faire en sorte
22:28que ceux qui se sont enrichis
22:30très vite
22:30contribuent davantage
22:32que les autres.
22:33Il y a un certain consensus
22:34là-dessus.
22:34Et il y a un symbole aussi,
22:35peut-être,
22:35quand un calmet,
22:36qui serait étrange,
22:37entre guillemets,
22:38c'est de voir
22:38l'actuel ministre du Budget,
22:41justement,
22:41sujet ultra tendu,
22:43arriver à son tour
22:44à Matignon.
22:44Tout à fait,
22:45oui,
22:45c'est ce que disent
22:45les parlementaires de gauche
22:46lorsqu'on leur dit
22:48« Ah oui,
22:48mais voilà,
22:49M. Lombard a été nommé
22:52parce qu'il est proche
22:53d'Olivier Faure,
22:54il peut être une main tendue
22:55comme ça aux socialistes,
22:57les réarimer
22:57à une forme de bloc central
23:00qui serait une grande coalition
23:01comme ça
23:01sur un constat
23:03de la gravité de la dette.
23:04Les parlementaires de gauche
23:05disent
23:05c'est complètement,
23:06c'est une incongruité,
23:08ça n'a aucun sens.
23:09Eux,
23:09ils refusent toujours
23:10cette option pour l'heure.
23:11Et en même temps,
23:12la gauche,
23:13sans les insoumis,
23:14joue,
23:14on va dire,
23:15le jeu de l'après-Bayrou
23:16en s'imaginant à Matignon,
23:17ils n'y croient pas vraiment.
23:18En tout cas,
23:19pour l'instant,
23:19c'est ce qu'ils plaident.
23:20Ils disent
23:20qu'eux peuvent tenter
23:22un ministre socialiste,
23:23un premier ministre socialiste
23:24à Matignon
23:25qui n'utiliserait pas
23:26le 49.3,
23:27donc qui ne braquerait
23:28pas l'Assemblée nationale
23:29et qui, du coup,
23:30ne déclencherait pas
23:30non plus automatiquement
23:31de vote de censure,
23:33mais qui chercherait
23:34des majorités
23:35projet par projet.
23:36Effectivement,
23:36on voit mal
23:37comment ça peut tenir
23:38dans une Assemblée
23:39aussi composite
23:40que celle qu'on décrit
23:41depuis un an.
23:42En revanche,
23:43eux,
23:43c'est leur plaidoyer
23:44depuis une semaine.
23:46Et je voudrais juste
23:46commenter quelque chose
23:47qu'a dit Franck,
23:48parce qu'effectivement,
23:49on entend François Bayrou
23:50un peu s'enorgueillir
23:51d'avoir fait réaliser
23:52à la France entière
23:53qu'il y avait
23:53un déficit abyssal
23:55et une dette colossale.
23:56Mais personne n'a jamais
23:57plaidé
23:58ou prôné
24:00plus de déficit
24:01dans un programme.
24:02Je rappelle que
24:02le 6% de déficit
24:03de cette année,
24:04c'est un dérapage,
24:05quelque chose
24:05que personne n'a vu venir,
24:06que Bercy aussi
24:07a découvert
24:08en relevant
24:09les niveaux de TVA
24:10et que maintenant
24:11on subit
24:12parce que les taux
24:12pour emprunter
24:13sur les marchés
24:14deviennent à nouveau
24:15énormes
24:15et que notre dette
24:16est à nouveau un problème.
24:17Les taux ne deviennent pas
24:20énormes.
24:20Il faut arrêter avec ça.
24:21Les taux ne deviennent
24:22pas énormes du tout.
24:23On est à 3,5%.
24:24Il y a 2% d'inflation.
24:25On en prend de plus cher
24:26qu'avant.
24:27On en prend de plus cher
24:28qu'avant,
24:28mais ça fait 1,5%
24:29de taux réels.
24:31C'est historiquement
24:31relativement...
24:32Je voulais comment dire
24:32René Crézoum sur...
24:33Non mais juste,
24:34par rapport à cela,
24:34je m'inscrivais,
24:35il a tout à fait raison,
24:36mais par rapport
24:37au déficit
24:38et à la prorogation
24:39du déficit important,
24:40je m'inscrivais
24:40dans le long terme.
24:41Je pensais à Jacques Chirac
24:43qui négocie avec Schroder
24:44de pouvoir faire
24:46un peu plus de déficit.
24:47Je parlais de Sarkozy
24:48qui disait
24:48je vais aller chercher
24:49avec sa loi Tepa
24:51la croissance
24:52avec les dents
24:52pour justifier
24:53qu'on va faire
24:54un peu plus de déficit.
24:55Quelque part,
24:55cette potion-là,
24:58il y a un consensus
24:59aujourd'hui
25:00pour que ça ne se fasse plus.
25:02Véronique Crézoum,
25:03qu'est-ce qu'on dit
25:03de tout ça
25:04sur les réseaux sociaux ?
25:06On va dire
25:07qu'au moment
25:08du vote de confiance,
25:09il y avait une surprise,
25:10mais les gens avaient compris
25:10que c'était
25:11pour éviter justement
25:13le débat qu'il y avait là
25:13de dire
25:14est-ce qu'on est d'accord
25:15sur le constat,
25:18les soldes,
25:18pas d'accord sur le plan,
25:20mais...
25:20Donc au début,
25:21ils ont plutôt trouvé ça
25:22courageux
25:23et en disant
25:23à la limite,
25:24de toute façon,
25:25il allait sans doute sauter,
25:26donc au moins,
25:26ça permet de faire une base.
25:28Après,
25:29à partir du dimanche soir
25:30quand le Premier ministre
25:32s'exprime
25:33au 20h,
25:36ça commence dès le 20h,
25:38ils se disent
25:38bon, en fait,
25:38ce n'est pas si clair que ça,
25:39est-ce que c'est le plan,
25:41pas le plan,
25:41ça commence à être moins bien
25:42et depuis,
25:43en fait,
25:43il y a une espèce de...
25:46D'abord,
25:46le petit jeu
25:47des noms
25:49pour Matignon,
25:50ce n'est pas du tout
25:50un sujet que suivent
25:51les Français,
25:52en disant de toute façon,
25:53tous les noms
25:53qu'on va donner,
25:54ça ne sera pas ça,
25:55donc on va gagner du temps,
25:55on ne va pas les commenter.
25:57Ensuite,
25:57globalement,
25:58ils disent
25:58en fait,
26:00on ne sait pas
26:01à quoi on va être mangé,
26:02il n'y a pas de mesure claire.
26:04Donc,
26:04en fait,
26:04c'est plus une inquiétude
26:05et une forme d'exaspération
26:07contre la classe politique
26:09parce que vous avez
26:09plus de 74%
26:11des Français
26:11qui ne leur font pas confiance.
26:13Il y a 71%
26:14des gens qui disent
26:15que la démocratie
26:15fonctionne mal
26:16donc continuons comme ça.
26:18Donc,
26:18en fait,
26:19ça crée quelque chose
26:20qui est...
26:20Ce n'est même pas
26:21un mécontentement
26:22contre le Premier ministre,
26:23c'est contre la classe politique
26:25en disant
26:25mais arrêtez votre cinéma,
26:26le truc ne fonctionne pas,
26:28mettez-vous d'accord,
26:28trouvez-vous un moyen
26:29parce que,
26:29voilà.
26:30Ce qui rejoint
26:31ce sujet précédent
26:32et le rejet notamment
26:33même de Jean-Luc Mélenchon
26:34avant le blocage du 17.
26:35Le seul point
26:36qui fait consensus,
26:37c'est effectivement
26:38il faut faire payer les riches
26:39mais le sujet
26:40est qu'il y a toujours
26:42même les riches
26:43je trouve que
26:43ce n'est pas les riches eux
26:44mais d'autres riches au-dessus
26:45donc en fait,
26:46c'est le sentiment
26:46qu'il y a toujours
26:47quelqu'un qui gagne plus que vous
26:48qui devrait payer.
26:49C'est pour ça qu'il y a un débat,
26:50je ne sais pas si
26:50en deux mots,
26:51il y a un vrai débat
26:52entre l'ISF
26:53qui touchait 400 000 personnes
26:55qui rapportait 5 milliards
26:57en gros
26:57et la taxe Zuckman
26:59qui va toucher 180 000 personnes
27:01non pardon,
27:021800 personnes
27:02donc beaucoup moins
27:04beaucoup moins
27:04beaucoup moins
27:04mais qui va rapporter
27:06beaucoup
27:06entre 15 et 25 milliards
27:08donc on n'est pas du tout
27:10dans les années
27:10Pierre Moroy de 82
27:11avec l'IGF
27:12l'impôt sur les grandes fortunes
27:14on n'est pas du tout
27:15dans les années Hollande
27:16avec les 75% des revenus
27:19on est face à
27:21une infime minorité de gens
27:24qui représentent
27:26un gisement fiscal énorme
27:27et croyez-moi
27:28que vous soyez
27:29de gauche
27:30ou de droite
27:30quand vous êtes
27:31ministre du budget
27:32ce gisement fiscal là
27:33il est énorme
27:35et ça m'étonnerait
27:36que ça se passe
27:37en l'état
27:38quand vous avez
27:38de tels déficits publics
27:39Franck de Dieu
27:40Véronique Ressoulté
27:41Quentin Calme
27:41et vous restez avec nous
27:42la seconde partie
27:43désinformée
27:44dans un instant
27:44il est déjà 20h31min
27:46Bruno Retailleau
27:54en déplacement
27:55à Clermont-Ferrand
27:56aujourd'hui
27:56où les points de deal
27:57se multiplient
27:58déplacement sur le thème
27:59de la lutte contre le narcotrafic
28:01le ministre de l'Intérieur
28:02annonce l'envoi en renfort
28:04de 22 policiers
28:05dont 17 sont déjà arrivés
28:06le déploiement aussi
28:07d'une unité de CRS mobile
28:08il précise enfin
28:09que la mairie de Clermont-Ferrand
28:11va étendre son réseau
28:12de vidéosurveillance
28:13grâce à une aide de l'état
28:14à hauteur de 160 000 euros
28:17à l'étranger
28:18l'armée libanaise
28:19elle va commencer
28:19à désarmer le Hezbollah
28:21c'est ce qu'on indique
28:21à l'issue d'une réunion
28:23du gouvernement
28:23consacrée
28:24à cette épineuse question
28:26qui divise le pays
28:27le mois dernier
28:28sous la forte pression
28:29des Etats-Unis
28:29et la crainte aussi
28:31d'une intensification
28:31des bombardements israéliens
28:33le gouvernement libanais
28:34avait ordonné
28:35à son armée
28:36d'élaborer
28:37un plan visant
28:37à désarmer
28:38le mouvement chiite
28:39pro-iranien
28:40d'ici la fin de cette année
28:42c'est une première
28:43l'Organisation mondiale
28:44de la santé
28:45ajoute plusieurs traitements
28:46contre l'obésité
28:47et le diabète
28:48à sa liste
28:49de médicaments essentiels
28:50vu leurs prix très élevés
28:52qui peuvent dépasser
28:53par exemple
28:53les 1000 dollars
28:54par mois
28:54aux Etats-Unis
28:55et bien l'OMS
28:56souhaite le développement
28:57rapidement
28:58de médicaments génériques
28:59les demi-finales
29:01de l'US Open de tennis
29:03c'est pour ce soir
29:04la première opposera
29:05Novak Djokovic
29:06en quête
29:07d'un 25ème titre
29:08un record en grand chelais
29:10mais le numéro 2 mondial
29:11Carlos Alcaraz
29:12à partir de 21h
29:13heure de Paris
29:14et l'autre match
29:15à une heure du matin
29:16heure française
29:17si vous veillez tard
29:18mettra aux prises
29:19l'italien Yannick Siner
29:20numéro 1 mondial
29:21et le canadien
29:22Félix Auger
29:23Aliassime
29:24l'équipe de France
29:25de football
29:26lance son sprint
29:27de 70 jours
29:28vers le mondial 2026
29:30la dernière campagne
29:31qualificative
29:31de l'ère
29:32de Didier Deschamps
29:33les bleus qui affrontent
29:34d'entrer leur adversaire
29:35le plus redoutable
29:36l'Ukraine
29:37ce soir avant clos
29:38en Pologne
29:39c'est à partir de 20h45
29:40donc
29:41enfin
29:42vie aux amateurs
29:43la billetterie
29:44pour visiter l'Elysée
29:45dans le cadre
29:46des journées du patrimoine
29:47dans deux semaines
29:48a ouvert tout à l'heure
29:49à 19h
29:51mais l'an dernier
29:51les créneaux de visite
29:52étaient complets
29:53au bout d'une heure
29:5410 000 visiteurs
29:55sont attendus
29:55pour ce week-end
29:57avec ce week-end en question
29:58avec une nouveauté
29:59cette année
29:59les curieux
30:00pourront virtuellement
30:01au milieu de vraies images
30:02assister au défilé
30:03du 14 juillet
30:04aux côtés
30:05du chef de l'État
30:06avec ce soir
30:16dans le studio
30:16de France Info
30:17Véronique Reissoult
30:18présidente de Backbone Consulting
30:20et maîtresse de conférences
30:21en communication de crise
30:22à Sciences Po
30:23Franck Dedieu
30:24rédacteur en chef
30:25à l'hebdomadaire
30:26Marianne
30:27et Quentin Calmet
30:27journaliste politique
30:28à Public Sénat
30:30à l'heure où l'on cherche
30:31des économies
30:32venons-en
30:33à ces tonnes
30:33de médicaments
30:34qui finissent chaque année
30:36dans nos poubelles
30:37ce gaspillage
30:38à un coût
30:38entre 500 millions
30:39et 1,5 milliard d'euros
30:41c'est ce que dit
30:41la Cour des comptes
30:42qui appelle à identifier
30:43les produits
30:44les plus jetés
30:45et les raisons aussi
30:46de ce gaspillage
30:47phénomène que connaît bien
30:48Ghislaine Sicre
30:49elle préside le syndicat
30:50d'infirmiers libéraux
30:51Convergence
30:52voilà ce qu'elle constate
30:53chez ses patients
30:54Alors ce qu'on gaspille le plus
30:56c'était le macrogol
30:57d'oliprane
30:58mais aussi la metformine
31:00qui est un médicament
31:01antidiabétique
31:02et il y a également
31:03les doses
31:03parfois
31:04par exemple
31:05les insulines
31:05c'est tant de doses
31:07par jour
31:08pour le patient
31:08elles ne sont pas forcément
31:09comptabilisées correctement
31:10ce qui fait qu'on vous délivre
31:12tous les mois
31:12des stylos à insuline
31:14qui restent dans les fruits linéaires
31:15Bon le constat est là
31:16comment on stoppe le gaspillage
31:17quand on est calmé
31:18vraiment
31:19est-ce qu'on peut agir
31:19par exemple
31:20sur les laboratoires ?
31:21Justement
31:21Ghislaine Sicre
31:22elle donnait des solutions
31:25dans des interviews
31:26que j'ai pu lire
31:26dans la presse
31:27elle disait des choses
31:28de bon sens
31:29des choses toutes simples
31:30mais qui peuvent être faites
31:31immédiatement
31:31les pharmaciens
31:32devraient demander
31:33s'il ne reste pas aux patients
31:35des exemplaires de médicaments
31:37avant de les fournir
31:38ça semble tout bête
31:39mais même si vous le demandez
31:41des fois c'est
31:42la réponse
31:43du doliprane
31:45beaucoup de gens en ont
31:47est-ce qu'à chaque fois
31:48il faut récupérer
31:50la boîte de doliprane
31:50quand elle est sur l'ordonnance
31:51c'est une bonne question
31:53vérifier si les patients
31:54prennent effectivement
31:55leur traitement
31:56parce que des fois
31:56les pharmaciens vont délivrer
31:57tout ce qu'il y a sur l'ordonnance
31:58alors que le patient
32:01va dire
32:01en fait celui-là
32:02je ne le prends pas
32:03parce que je l'ai déjà
32:04ou parce que
32:04celui-là
32:06il y a des effets négatifs
32:07etc
32:07donc elle donne elle-même
32:08des petites réponses
32:11et puis
32:12sur la question
32:13qui est plus générale
32:14de ensuite
32:15comment est-ce qu'on fait
32:16avec d'autres échelles
32:18il y a des débats
32:19sur le conditionnement
32:20à l'unité
32:20ça c'est vraiment un débat
32:21qui revient
32:22très très fréquemment
32:23alors j'ai regardé
32:25à nouveau
32:25aujourd'hui
32:26pourquoi
32:27est-ce que ça n'avançait
32:27toujours pas
32:28puisqu'on se dit
32:29ça a l'air d'être
32:30la solution
32:31aux Etats-Unis
32:32on vous délivre
32:33les fameuses petites boîtes
32:34orange
32:34avec le nombre
32:35de comprimés
32:36pour la durée du traitement
32:37et on lit
32:38que c'est
32:39les syndicats de pharmaciens
32:40qui sont
32:41très méfiants
32:43avec cette mesure
32:43ils ont peur
32:44de la surcharge de travail
32:45que ça représenterait
32:46dans les officines
32:47aussi des conditions sanitaires
32:49d'ouverture
32:51des paquets
32:52et ensuite
32:53de les remettre
32:54dans d'autres paquets
32:55donc voilà
32:56on voit qu'il y a des freins
32:57est-ce que le bon sens
32:58ne peut pas faire évoluer
32:59aussi un peu les choses
33:00très rapidement
33:01c'est la question
33:01qu'on se pose
33:02en lisant les articles
33:03aujourd'hui
33:03est-ce que le bon sens
33:04s'empare des français
33:04Véronique Reissoult
33:05sur ce sujet ?
33:06en fait ils n'en ont pas
33:07beaucoup parlé
33:07ceux qui en ont parlé
33:08sont des gens
33:09qui en parlent depuis longtemps
33:10donc ils ont plutôt
33:10profité de l'actualité
33:11pour rappeler
33:12il y a effectivement
33:13des groupes
33:14assez nombreux
33:15en particulier sur Facebook
33:16qui depuis longtemps
33:17prônent
33:18le système à l'unité
33:20ou au dosage
33:21en montrant qu'en Allemagne
33:22ça fonctionne bien
33:23etc.
33:23il y a eu plus de bruit
33:25paradoxalement
33:25sur le système
33:26de compensation
33:27qui a été évoqué
33:28aussi aujourd'hui
33:29et en particulier
33:30sur les trajets
33:31en taxi
33:32enfin les taxis
33:34qui emmènent
33:35les diabétiques
33:36par exemple
33:37ou les dialysés
33:38mais c'est pas un sujet
33:40qui a mobilisé
33:41parce que dans le fond
33:42tous les français
33:42sont un peu coupables
33:43en se disant
33:44oui je sais très bien
33:45que quand les médicaments
33:47sont périmés
33:48il faut que je les ramène
33:48à la pharmacie
33:49mais je ne le fais pas
33:49et souvent je les jette
33:50et puis globalement
33:52tout le monde pense à la boîte
33:53qui l'a chez lui
33:53et qui ne sait plus
33:54et tout le monde se dit
33:55voilà
33:55donc il y a des gens
33:56qui sont mobilisés
33:57et qui donnent
33:58plein de bonnes idées
33:59qui donnent des lieux
34:00et des emplacements
34:01où on peut apporter
34:02des médicaments périmés
34:03ou pas loin d'être périmés
34:04mais globalement
34:05le volume était faible
34:07peut-être par ce sujet
34:08de culpabilité
34:09je ne sais pas
34:10question de la responsabilité
34:11Franck De Dieu
34:11justement des patients
34:12mais aussi des médecins
34:13on parlait de la prescription
34:14oui
34:15notre modèle social
34:18il est quand même fondé
34:19il suppose
34:20le sens des responsabilités
34:21de tous les acteurs
34:22donc effectivement
34:23Quentin a parlé
34:25je dirais des malades
34:27des consommateurs
34:28de médicaments
34:29des médecins
34:31qui sont aussi
34:32je dirais
34:33surveillés
34:34lorsqu'il y a
34:35des incitations
34:37et des
34:38des prescriptions
34:41manifestement
34:41trop importantes
34:42il y a les pharmaciens
34:44qui peuvent
34:45donner ça à l'unité
34:47mais quand même
34:48il y a aussi
34:49la question
34:50des laborateurs
34:51pharmaceutiques
34:51et moi j'ai appris
34:52que le conditionnement
34:54est proposé
34:55par le laboratoire
34:56c'est-à-dire que
34:57c'est lui qui a la main
34:57alors effectivement
34:59vous avez des autorités
35:00de régulation
35:00qui peuvent intervenir
35:02qui ne le font pas assez
35:03paraît-il
35:04mais
35:06s'il y a une chaîne
35:07des responsabilités
35:08bon
35:09il me semble
35:10qu'entre le pharmacien
35:11qui doit compter
35:13les cachets
35:14le médecin
35:15qui a quand même
35:15beaucoup d'obligations
35:17administratives
35:18aujourd'hui
35:19et de plus en plus
35:20et le consommateur
35:21qui peut-être
35:22être responsabilisé
35:23mais enfin
35:24tout de même
35:24quand on va à la pharmacie
35:26quand on va chez le médecin
35:27on est dans une situation
35:28qui n'est pas
35:28forcément
35:30par définition
35:31enviable
35:31il reste quand même
35:33dans le maillon
35:33de la chaîne
35:34c'est celui des laborateurs
35:35pharmaceutiques
35:35qui font quand même
35:36des profits
35:36et qui pourraient
35:38de façon
35:38je dirais
35:39avec une certaine
35:41coercition
35:42de la part
35:43de l'administration
35:44se faire imposer
35:45un conditionnement
35:46se faire imposer
35:47un conditionnement
35:47alors
35:48ils ne le font pas
35:49parce qu'ils ont
35:50des chaînes de production
35:51qui sont de nature
35:52européenne
35:53ou mondiale
35:53donc il faut qu'à chaque fois
35:55selon la destination
35:57par pays
35:58du médicament
35:59ça suppose
36:01qu'ils aient plus
36:01un coût de revient
36:03un coût de fabrication
36:04qui est supérieur
36:05mais enfin
36:06un coût de fabrication
36:07qui est supérieur
36:07lorsqu'on a
36:08des profits
36:09qui sont plantureux
36:10et bien
36:11l'administration fiscale
36:12est en mesure
36:13de dire
36:14que ce n'est pas
36:14très grave
36:15une autre piste
36:16qui évoque
36:16la cour des comptes
36:17quand un calmé
36:17c'est le recyclage
36:18en disant
36:18d'ailleurs
36:19que ça ne marche pas bien
36:19oui tout à fait
36:20il y a des filières
36:22absentes complètement
36:23je lisais la même chose
36:25que vous
36:25Victor
36:25tout ce qui est béquilles
36:27fauteuils roulants
36:28déambulateurs
36:29aussi les appareils
36:31pour faire
36:31voilà
36:32pour avoir
36:33des produits
36:34dans le sang
36:34tout ça
36:34il n'y a pas
36:35de filière
36:35de recyclage
36:36ou de remise en état
36:38de ces dispositifs
36:39ce qui fait
36:40qu'effectivement
36:40une paire de béquilles
36:41qu'on a eu sur une ordonnance
36:43parce qu'on s'était blessé
36:45certains vont être tentés
36:46de les mettre
36:46à la poubelle immédiatement
36:47plutôt que de les remettre
36:49en service
36:49là encore on se dit
36:50c'est du bon sens
36:52on aurait pu y penser
36:53depuis longtemps
36:53pourquoi est-ce que
36:54ça n'existe pas déjà
36:55de façon massive
36:57en France
36:57avec des campagnes
36:58aussi de communication
36:59pour l'évoquer
37:00auprès des personnes
37:01concernées
37:01ce qui est clair
37:03c'est que
37:03pas beaucoup de volume
37:04mais par contre
37:04c'est des gens
37:05qui sont souvent concernés
37:06qui ont vécu le sujet
37:07il y avait pas mal de remarques
37:09cet après-midi
37:09dans les messages
37:11il y avait beaucoup de gens
37:12qui demandaient
37:12pourquoi est-ce que
37:13la sécurité sociale
37:14nous force à acheter
37:16et ne loue pas
37:18les béquilles
37:18en disant
37:19on serait bien obligé
37:20de les rendre
37:20donc de fait
37:21on serait bien dans une logique
37:22de recyclage
37:23et il y avait plein de gens
37:24qui disaient
37:24ah bon
37:24qui n'ont jamais été confrontés
37:26au sujet
37:27qui disaient
37:27ah bon
37:27on les loue pas
37:28on doit les acheter
37:29donc il y avait ce point là
37:31et l'autre chose
37:31c'était sur le conditionnement
37:32à l'unité
37:33et le sujet
37:34sur les laboratoires
37:35c'est qu'il y a
37:35beaucoup de personnes
37:36qui expliquaient
37:37qu'aux Etats-Unis
37:37en particulier
37:38mais dans pas mal de pays
37:40en fait quand vous allez
37:41dans une pharmacie
37:41on compte effectivement
37:43les éléments
37:43mais que les pharmaciens
37:45ont des très grosses boîtes
37:46avec
37:46je ne sais pas
37:47si c'était un fantasme
37:48ou pas
37:48mais ça avait l'air
37:49d'être assez précis
37:50qui est que les laboratoires
37:52livrent des systèmes
37:53qui font que le pharmacien
37:54c'est assez simple
37:55et c'est assez hygiénique aussi
37:58parce qu'en fait
37:58il n'a pas à manipuler
37:59et il pose la question
38:00mais pourquoi chez eux
38:01ça marche
38:01et pourquoi pas chez nous
38:02qui je n'ai pas la réponse
38:03mais visiblement
38:04ça n'a peut-être pas
38:06suscité beaucoup de débats
38:08sur les réseaux sociaux
38:08mais enfin
38:09c'est pointu comme débat
38:10oui c'est pointu
38:11mais enfin
38:11le résultat
38:12c'est que vous pouvez faire
38:13jusqu'à 1,7 milliard d'économies
38:15je veux dire
38:16c'est quand même
38:16extrêmement important
38:18c'est la fourchette haute
38:18évoquée par la cour des comptes
38:19vous avez raison
38:20pour revenir effectivement
38:22sur les estimations
38:23ça partait de 600 millions
38:24à 1,7 milliard
38:26mais enfin
38:26ça fait quand même
38:27des sommes énormes
38:28pour vous donner une idée
38:28si on est dans la fourchette
38:30cette haute
38:30c'est l'équivalent
38:31du fameux jour férié
38:32peut-être pas
38:34mais on n'est pas loin
38:35de ce fameux jour férié
38:36en termes d'économie
38:37l'équivalent parle de baisser
38:39de 5 milliards
38:39les dépenses de santé
38:40on se dit que là
38:41s'il y a un milliard
38:42il fait déjà
38:43un quart
38:45ou un cinquième du chemin
38:46voilà
38:47Franck de Dieu
38:48Véronique Ressoulté
38:48quand un calme
38:49et dans les informés
38:50ce soir
38:50l'actualité internationale
38:52à présent avec l'Ukraine
38:53la géopolitique
38:54qui s'invite
38:55sur les terrains de football
38:56bonsoir Nicolas Perronnet
38:57bonsoir à tous
38:59Ukraine-France
39:00premier match de qualification
39:01pour le mondial
39:022026
39:03rencontre organisée
39:04en Pologne
39:05en raison de la guerre
39:06bien évidemment
39:07à Vrotsov
39:08où vous vous trouvez
39:09très grande
39:10diaspora ukrainienne
39:11dans cette région
39:12cela se ressent dans le public ?
39:14Oui et bien vous savez
39:14un habitant sur quatre
39:15de cette ville
39:16qui est la troisième ville
39:18de Pologne
39:19quand même
39:19un habitant sur quatre
39:20est ukrainien
39:22ou a des origines ukrainiennes
39:23donc oui
39:24ça se ressent
39:25parce que
39:25le stade
39:26cette Tarzinski
39:27Arena
39:2840 000 places
39:29et bien
39:29est quasiment pleine
39:30à craquer
39:31à deux petites minutes
39:33maintenant
39:33du coup d'envoi
39:34il y a juste une petite zone
39:35où il n'y a pas grand monde
39:36c'est la zone des visiteurs
39:37parce qu'il n'y a pas
39:37beaucoup de français
39:38400 supporters des bleus
39:40seulement qu'on fait le déplacement
39:41sinon il y a beaucoup de bleus
39:42beaucoup de jaunes
39:43aux couleurs
39:44de l'Ukraine
39:45même si on est en Pologne
39:47on vient
39:47d'entendre
39:48d'écouter religieusement
39:50l'hymne ukrainien
39:51résonner
39:51dans cette enceinte
39:53c'était quand même
39:53un grand moment
39:54et c'est vrai que ce drapeau
39:56bleu et jaune
39:56et bien
39:56énormément de supporters ukrainiens
39:59ils sont 25 000
40:00ce soir ici
40:01pour supporter
40:02leur équipe
40:03et bien
40:03l'ont sur les épaules
40:05ou sont carrément drapés
40:07dans ces couleurs
40:08bleu et jaune
40:09de la sélection ukrainienne
40:11c'est vrai que c'est une
40:12région ici
40:13où la sélection ukrainienne
40:15la Sbirna
40:16c'est son nom
40:16a établi
40:18un petit peu
40:18sa terre d'asile
40:20d'ailleurs la Pologne
40:21c'est là où l'Ukraine
40:22joue quasiment
40:23tous ses matchs
40:24désormais
40:25entre guillemets
40:25à domicile
40:26puisqu'on le sait
40:27depuis la guerre
40:27depuis novembre 2021
40:30même
40:30cette sélection
40:32a dû évidemment
40:33quitter
40:33ses terres
40:34donc voilà
40:35parmi les ukrainiens
40:36qu'on a rencontrés
40:36depuis hier
40:37dans la ville
40:38c'est vrai qu'on sent
40:39un fort sentiment
40:39d'appartenance
40:41à cette équipe
40:42de football ukrainienne
40:44ils savent
40:45que ce sont des joueurs
40:46qui pourraient arrêter
40:47de jouer au foot
40:47et partir sur le front
40:48donc ça crée
40:49quelque chose
40:50de fort
40:50entre la sélection
40:51et la diaspora ukrainienne
40:53très nombreuses
40:54ici du côté
40:55de Vrotsov
40:56et c'est vrai
40:56que ça se ressent
40:57alors que le coup d'envoi
40:58Victor va être donné
40:59dans quelques minutes
41:01pour ce premier match
41:02de qualification des Bleus
41:03face à l'Ukraine
41:04donc ici en Pologne
41:05avec cet enjeu énorme
41:06Nicolas
41:06pour cette équipe ukrainienne
41:08justement
41:08d'aller chercher
41:09une qualification
41:09pour le mondial
41:10oui
41:11l'Ukraine a participé
41:13seulement à une coupe du monde
41:14c'était en 2006
41:15ça veut dire
41:15ça avait été une super coupe du monde
41:17pour l'Ukraine
41:17on s'en souvient
41:18défaite en quart de finale
41:19face à l'Italie
41:20qui avait ensuite
41:21remporté la compétition
41:22sinon
41:22c'est vrai qu'en
41:247 participations possibles
41:26la sélection ukrainienne
41:27reste sur
41:286 échecs
41:30mais vous savez
41:30la coupe du monde
41:31aux Etats-Unis
41:32enfin en Amérique
41:33on va dire
41:33avec le Mexique
41:34et le Canada
41:34l'été prochain
41:35c'est une coupe du monde
41:35à 48 équipes
41:36donc l'Ukraine
41:38a sa place
41:39c'est vrai que le symbole
41:40que serait
41:41envoyé au monde
41:43tout simplement
41:43la présence
41:44de cette équipe ukrainienne
41:46dans un an
41:46du côté des Etats-Unis
41:47ce symbole serait évidemment
41:48très très fort
41:50et on entend Nicolas
41:51l'ambiance qui monte
41:52à côté de vous
41:52Xavier Montferrand
41:53est à vos côtés d'ailleurs
41:54parce que Xavier
41:55le coup d'envoi
41:55vient d'être donné
41:56effectivement
41:57il y a quelques secondes
41:58le coup d'envoi
41:59les sifflets
42:00ça c'est parce que
42:00les Bleus qui jouent en blanc
42:02ce soir
42:02ont le ballon ici
42:05sur le terrain
42:06les premières secondes
42:07de ce match
42:08important aussi
42:09pour les Français
42:09parce que
42:10c'est le début
42:12de la campagne
42:12de qualification
42:13la dernière
42:14de Didier Champ
42:14à la tête
42:15de l'équipe de France
42:166 matchs
42:17pour aller enfin
42:18aux Etats-Unis
42:19pas comme en 94
42:20où on avait raté
42:21la coupe du monde
42:22c'est la dernière fois
42:22que les Bleus
42:23avaient raté
42:24une compétition internationale
42:26donc il faut du sérieux
42:27la rentrée
42:28des classes des Bleus
42:29il faut la réussir
42:31même si
42:32effectivement
42:32il n'y aura que
42:33le premier du groupe
42:34qui va directement
42:35qualifier
42:36à la coupe du monde
42:37et bien
42:37les Bleus
42:38ont un joker
42:39c'est à dire
42:40qu'ils sont
42:40de toute façon
42:41quoi qu'il arrive
42:42barragistes
42:43au mois de mars
42:44si d'aventure
42:46ils ne se qualifiaient pas
42:47directement
42:48pour la coupe du monde
42:49parce qu'ils ont terminé
42:51dans les 4
42:51les 4 premiers
42:54de la Ligue des Nations
42:55comme quoi
42:55cette Ligue des Nations
42:56souvent décriée
42:57elle offre un petit avantage
42:58psychologique
42:59même si les Bleus
43:00veulent clairement
43:02remporter
43:02tout leur match
43:03et se qualifier
43:04très vite
43:05pour cette coupe du monde
43:07aux Etats-Unis
43:08avec donc
43:09Kylian Mbappé
43:10le capitaine titulaire
43:11en pointe
43:11aux côtés de Barcola
43:12et de Désir Edoué
43:14au milieu
43:14pas d'Adrien Rabiot
43:15mais Chouameni
43:16et Manu Connet
43:18qui sont titulaires
43:19donc Dembélé et Rabiot
43:21sur le banc
43:21côté français
43:222 minutes de jeu
43:230 à 0
43:24entre l'Ukraine et la France
43:25Xavier Montferrand
43:25Nicolas Perronnet
43:26aux commentaires
43:27match à suivre
43:27sur France Info
43:28la radio dans les toutes prochaines minutes
43:30depuis donc
43:31la Pologne
43:32en raison de la guerre
43:33en Ukraine
43:34où les combats
43:35se poursuivent quotidiennement
43:36qu'en est-il
43:37cette fois
43:37des avancées diplomatiques
43:39les alliés de Kiev
43:40se sont entendus
43:41hier à l'Elysée
43:41pour l'envoi
43:42de soldats occidentaux
43:43une fois que la paix
43:44aura été signée
43:45réponse aujourd'hui
43:46du président russe
43:47Vladimir Poutine
43:49en ce qui concerne
43:54d'éventuels contingents
43:55militaires en Ukraine
43:56si des troupes
43:57y apparaissent
43:57surtout maintenant
43:58pendant les hostilités
43:59nous partons du principe
44:01qu'elles constitueront
44:02des cibles légitimes
44:03à détruire
44:04bonsoir
44:06Nicolas Tenzer
44:07bonsoir
44:08spécialiste des questions
44:10géostratégiques
44:10et enseignant
44:11à Sciences Po
44:12merci d'être avec nous
44:12en direct
44:13dans les informés
44:14comment est-ce que vous comprenez
44:15ces déclarations
44:16du président russe
44:18écoutez
44:19ce sont des déclarations
44:20habituelles
44:21les menaces classiques
44:23on ne s'attendait pas
44:24vraiment
44:25à autre chose
44:26c'est vrai qu'on aurait dû
44:27lui dire en fait
44:28dès 2014
44:29et en tout cas
44:30dès le 24 février 2022
44:31s'il y a des troupes russes
44:33en Ukraine
44:33et bien nous les considérons
44:34comme ennemis
44:35je pense qu'on pourrait
44:36lui rétorquer cela
44:37ces menaces
44:38elles vivent toujours
44:39à nous intimider
44:39mais je pense qu'aujourd'hui
44:41les alliés
44:41le sont heureusement
44:42beaucoup moins qu'avant
44:43à quoi est-ce qu'il joue
44:44exactement Vladimir Poutine
44:45écoutez
44:47il vise tout simplement
44:48à poursuivre sa guerre
44:50contre l'Ukraine
44:51jusqu'au bout
44:52c'est-à-dire jusqu'au moment
44:53où il l'aura complètement
44:54soumise
44:55ou détruite
44:56jusqu'au moment
44:57où il aura mis
44:58à la place
44:59du président Zelensky
45:00une sorte de président
45:01fantoche
45:02comme l'était Yanukovitch
45:03avant Maïdan
45:04avant 2014
45:05et de toute manière
45:08il l'a dit
45:08d'ailleurs
45:09il faut d'une certaine manière
45:10l'écouter
45:11et en même temps
45:12ne pas trop faire attention
45:13pensant toujours
45:13à ce qu'il dit
45:13mais il a dit clairement
45:15de toute manière
45:15l'Ukraine n'a aucun droit
45:16à l'existence
45:17l'Ukraine c'est la Russie
45:18donc de toute manière
45:20pour lui
45:21l'Ukraine
45:21mais on pourrait dire aussi
45:23la Géorgie
45:24et d'une certaine manière
45:25également les Pays-Bas
45:26ou d'autres états
45:28anciennement soviétiques
45:29pour lui
45:30n'existent pas
45:31et ils visent
45:32effectivement
45:33à les reconquérir
45:34ou à les soumettre
45:34Il y a une part de provocation
45:35de la part du président russe
45:36quand il dit justement
45:37que les soldats
45:40occidentaux
45:41seraient des cibles
45:41en cas d'intervention
45:42en Ukraine
45:43pendant le conflit
45:44alors qu'hier
45:45Emmanuel Macron
45:46tout le dit
45:46Merselenski
45:47et les alliés
45:47ont bien précisé
45:48que ces forces
45:49interviendraient
45:50une fois la paix trouvée
45:51Oui évidemment
45:53c'est une sorte de provocation
45:55une énième provocation
45:56j'allais dire
45:57que la véritable provocation
45:58ce sont les centaines
45:59de milliers
45:59de victimes civiles
46:01que Poutine a faites
46:03en Ukraine
46:03et avant
46:04en Tchétchénie
46:04en Syrie
46:05toujours dans
46:06un certain nombre
46:06de pays africains
46:07etc.
46:08Donc c'est ça
46:08la véritable provocation
46:10mais d'une certaine manière
46:10ça montre aussi
46:12les limites
46:13même s'il faut saluer
46:14des avancées
46:15sur le plan technique
46:16notamment entre les discussions
46:18des plans militaires
46:20entre les états-majors
46:21enfin on a plus
46:22quand même
46:22de pays susceptibles
46:24de participer
46:25à quelque chose
46:25mais c'est la limite
46:26de ce qui a été discuté hier
46:28je veux dire
46:29pourquoi parler
46:30d'une coalition
46:31des volontaires
46:31lorsqu'il y aura
46:32une paix signée
46:33ou un cessez-le-feu
46:34alors même
46:35que ça n'interviendra jamais
46:36tant que Poutine
46:37ne sera pas complètement défait
46:38C'est ce que j'allais vous demander
46:39Nicolas Tenzer
46:40il y a une mesure
46:40il y a quelque chose
46:41qu'il pourrait accepter
46:43Vladimir Poutine
46:43vers ce chemin
46:44vers la paix
46:45Non je pense que
46:48c'est quelque chose
46:49que nous sommes
46:50quelques-uns à répéter
46:51depuis longtemps
46:52en tout cas depuis 2014
46:53sinon depuis 2008
46:55l'invasion de la Géorgie
46:56l'idée même
46:57de négociation
46:58avec Poutine
46:59c'est quelque chose
47:00qui n'a strictement
47:01pas de sens
47:01et qui nous affaiblit
47:03c'est vrai que
47:03si nous avions
47:04enfin nous alliés
47:05réagi plus tôt
47:06nous n'en serions pas là
47:08aujourd'hui
47:09on aurait quand même
47:10économisé des centaines
47:11de milliers de vies
47:12et en plus
47:13nous aurions renforcé
47:14notre crédibilité
47:15en matière de dissuasion
47:16conventionnelle
47:17et notre sécurité
47:17tout court
47:18donc je pense que
47:20c'est vraiment le problème
47:20Et en rappelant que Vladimir Poutine
47:21Nicolas Tenzer
47:21n'a jamais dévié de ligne
47:23depuis justement 2014
47:24et l'annexion de la Crimée
47:25Voilà
47:27exactement
47:27exactement
47:28il a toujours été
47:29sur cette ligne là
47:30et même on pourrait remonter
47:31à son fameux discours
47:32de 2007
47:33à la conférence de Munich
47:34où il a clairement dit
47:36là aussi
47:36qu'il voulait établir
47:38une sorte de nouvel ordre
47:39international
47:41et on sait que
47:42l'ordre international
47:43de Poutine
47:43ce n'est pas véritablement
47:44l'ordre d'après
47:46les Nations Unies
47:46ce n'est pas l'ordre
47:47de la charte de Paris
47:48de 90
47:49ce n'est pas l'ordre
47:50du droit international
47:51mais un ordre
47:52où les crimes de guerre
47:53les crimes contre l'humanité
47:54le crime de génocide
47:56le crime d'agression
47:57tout crime qu'il a commis
47:58doivent rester impunis
48:00dans lesquels
48:00effectivement
48:01il y a un retour
48:02des zones d'influence
48:03qui a été pourtant
48:04prohibé par la charte
48:05des Nations Unies
48:06c'est un monde
48:06où le droit
48:07n'existe plus
48:08où l'agression paye
48:09est finalement récompensée
48:11et ça je veux dire
48:12on le sait depuis longtemps
48:13je pense que quand même
48:15Emmanuel Macron
48:16aujourd'hui
48:17l'a quand même
48:17assez bien compris
48:18il l'a dit
48:19Friedrich Merz
48:20et les autres dirigeants
48:21européens aussi
48:21mais je pense
48:23qu'on n'est pas encore
48:24je dirais
48:25à un état
48:26où on comprend
48:27exactement tout ce qu'il faut faire
48:29et je pense qu'il ne faut pas
48:30arrêter d'espérer
48:31qu'il pourra y un jour
48:32avoir une voie
48:33vers la paix
48:34tant qu'il n'y aura pas
48:36une forme d'effondrement
48:37militaire de la Russie
48:38alors en même temps
48:39on peut dire que quand même
48:40la Russie ne progresse pas beaucoup
48:41elle progresse un peu
48:42elle ne progresse pas beaucoup
48:43elle n'a quand même pas
48:44non plus aujourd'hui
48:45des moyens
48:46je dirais
48:47considérables
48:48en revanche
48:49comme l'avait souligné
48:50le général Burkhardt
48:51le chef d'état-major
48:52des armées
48:52qui vient de partir
48:54comme l'a dit
48:55d'une autre manière
48:56le général Fabien Mandon
48:57qui vient d'arriver
48:57comme nouveau chef d'état-major
48:59et d'ailleurs
48:59leurs homologues
49:00aussi d'autres pays européens
49:02Poutine vise à se renforcer
49:04pour peut-être
49:05en 2030
49:06être capable là
49:08de porter des coups
49:09beaucoup plus sévères
49:10à l'Europe
49:10Merci beaucoup Nicolas Tenzer
49:12pour votre analyse en direct
49:13dans les informés spécialistes
49:14des questions géostratégiques
49:16à lire aux éditions
49:17de l'Observatoire
49:18votre livre
49:19Fin de la politique
49:20des grandes puissances
49:21Franck de Dieu
49:22Véronique Raissoulter
49:23et Quentin Calmet
49:24on va revenir un peu
49:25sur ces derniers développements
49:27vous avez suivi forcément
49:28Quentin Calmet
49:28ce qu'a dit Emmanuel Macron
49:30ses alliés hier
49:31à l'Elysée
49:32votre regard justement
49:33sur cette évolution
49:34et sur l'aide
49:35que pourront apporter
49:36les Européens
49:36On a écouté la réponse
49:37de Vladimir Poutine
49:38je ne suis pas sûr
49:39que le sommet d'hier
49:40à l'Elysée
49:41qui était coprésidé
49:42avec les Britanniques
49:43par la France
49:44était vraiment destiné
49:46à Vladimir Poutine
49:47mais davantage
49:47à Donald Trump
49:48on sait que depuis
49:49qu'il est de retour
49:50à la Maison Blanche
49:50il demande aux Européens
49:52de reprendre
49:52Avec un long entretien
49:53d'ailleurs au téléphone
49:53avec le président américain
49:55Même si d'ailleurs
49:55on n'a pas la réponse
49:56pour l'heure
49:57de ce que Donald Trump
49:58veut faire
49:59avec cette coalition
50:00des volontaires
50:00mais en tout cas
50:01hier à Paris
50:02les 26 pays
50:03qui se sont engagés
50:04à défendre l'Ukraine
50:05en cas de cesser le feu
50:06l'ont fait aussi
50:07pour adresser un message
50:08à la Maison Blanche
50:10qui veut que les Européens
50:11reprennent à leur charge
50:12la défense de l'Europe
50:13en disant
50:14ok nous on est en train
50:15de s'organiser
50:16entre nous
50:17sachant très bien
50:18que c'est pas les Européens
50:19qui vont faire reculer
50:20Vladimir Poutine
50:21on peut le regretter
50:23je suis sûr que
50:24Nicolas Tenzer le regrette
50:25mais les Européens
50:26sont encore faibles
50:27face à la Russie
50:28en revanche
50:29Donald Trump
50:30à force de s'énerver
50:31de voir que ça n'avance pas
50:32qu'il reçoit
50:33en Alaska
50:34au milieu du mois d'août
50:36Vladimir Poutine
50:37pour ensuite
50:37voir que le président russe
50:39fait l'inverse
50:39de ce qu'il a promis
50:40ça ça peut faire réagir
50:42Vladimir Poutine
50:42qui lui
50:43ça peut faire réagir
50:45Donald Trump
50:45qui lui
50:46peut ensuite provoquer
50:47l'effondrement militaire
50:48comme disait
50:49Nicolas Tenzer
50:49à l'instant
50:50c'est-à-dire
50:50davantage d'armes
50:51aux Ukrainiens
50:52et un investissement
50:53plus grand
50:53des Américains
50:54sur le sol ukrainien
50:55Franck Dedieu
50:55ce qui s'est passé hier
50:58ça s'inscrit
51:00dans l'après-conflit
51:01soit cessez-le-feu
51:03soit accord de paix
51:05pour garantir
51:06la sécurité
51:07du pays
51:08et plus largement
51:10même de l'Europe
51:10ces garanties de sécurité
51:13elles s'appuient
51:14forcément
51:15nous à Marianne
51:16on a fait le tour
51:17un peu des diplomas
51:17des militaires
51:18tous sont d'accord
51:19pour dire que
51:20ça ne vaut que
51:21s'il y a une crédibilité
51:22s'il y a une forme
51:23de dissuasion
51:24et là effectivement
51:25on peut se poser des questions
51:26dissuasion de la part
51:27des Européens
51:28bien sûr
51:28alors on peut se poser
51:29des questions
51:30là historiquement
51:31vous voyez par exemple
51:32le long du rideau de fer
51:34lors du pacte de Varsovie
51:35il y avait 400 000
51:37soldats américains
51:38400 000 soldats américains
51:40aujourd'hui
51:40les Européens
51:41ne sont absolument pas
51:42en mesure de le faire
51:43les Européens
51:43se sont engagés
51:44alors ça c'est sur le plan humain
51:46mais sur le plan budgétaire
51:47c'est pire encore
51:48je dirais
51:49ils se sont engagés
51:50les Européens
51:51à vous rappeler
51:52lors de l'OTAN
51:52à consacrer
51:533,5%
51:54de leur PIB
51:55aux dépenses militaires
51:57d'ici
51:572000
51:58d'ici 10 ans
52:00ça veut dire quoi ?
52:01j'ai fait un petit calcul
52:02ça veut dire
52:03qu'il faudra mettre
52:0440 milliards de plus
52:06sur le budget
52:07de la défense
52:07pas pour faire
52:08la guerre
52:09pour garantir
52:10la sécurité
52:1140 milliards
52:13pour vous donner
52:14une idée
52:14Victor
52:15c'est 8 millions
52:16de l'impôt sur le revenu
52:17c'est 8 millions
52:18de ménages
52:19qui paient l'impôt
52:20sur le revenu
52:21c'est 60%
52:22de notre budget
52:22d'éducation nationale
52:23c'est à dire que
52:24pour donner une idée
52:25aux auditeurs
52:26et aux téléspectateurs
52:27c'est absolument colossal
52:29donc est-ce que
52:31pour assurer la crédibilité
52:33et pour assurer
52:33une forme de dissuasion
52:34nous aurons
52:35les Européens
52:36les moyens économiques
52:38et humains
52:39pour être à la hauteur
52:41de cet enjeu
52:41un mot pour terminer
52:42Véronique Ressoul
52:43sur le regard
52:43que portent aujourd'hui
52:44les Français
52:45sur ce conflit en Ukraine
52:463 ans et demi
52:47après le début
52:47pour les Français
52:48d'abord
52:49il y a une forme
52:50d'habitude
52:52je ne dirais pas
52:53de lassitude
52:54mais on en parle
52:55toujours autant
52:56mais moins
52:56c'est quelque chose
52:58qui fait presque partie
52:58du quotidien
52:59évidemment
53:01les Français
53:02en grande majorité
53:02soutiennent
53:03les Ukrainiens
53:04mais ce qu'expliquait
53:06Franck Dedieu
53:07se ressent dans tous les messages
53:08en disant
53:08mais en fait
53:08on ne peut rien faire
53:10le sentiment
53:11que les Européens
53:12sont faibles
53:12que les Français
53:13sont faibles
53:13la réalité
53:14d'un déficit
53:15dont on a parlé
53:16tout à l'heure
53:16ce qui fait qu'on se dit
53:17mais comment est-ce
53:18qu'on peut aider
53:18et donc
53:19le sentiment
53:20qu'en réalité
53:21c'est M. Trump
53:22qui décide
53:23et d'ailleurs
53:23quand je regarde
53:24le nombre de messages
53:25qui sont associés
53:26à l'Ukraine
53:27à l'Europe
53:27et à Trump
53:29et bien c'est évidemment
53:30loin devant
53:31Trump
53:32qui est associé
53:33qui est débattu
53:34c'est vrai en France
53:35c'est vrai dans le monde entier
53:35et globalement
53:36même quand je regarde
53:37sur les autres pays européens
53:39c'est une situation
53:40qui est
53:40pour l'opinion public
53:42on subit
53:43et on suit
53:44la réalité
53:45de ce que décident
53:45les Américains
53:46la une de Marianne
53:47cette semaine
53:47Franck de Dieu
53:48vers la crise de régime
53:49on a passé
53:51au peigne fin
53:52les différentes solutions
53:53un premier ministre
53:55qui soit durable
53:56une dissolution
53:58une démission
53:59un changement de république
54:00tout ça
54:01c'est à lire
54:01dans Marianne
54:02avec des probabilités
54:03selon
54:04l'événement politique
54:06et lundi
54:07lundi
54:07l'actualité
54:07est à suivre
54:08sur les chaînes parlementaires
54:09midi et demi
54:09édition spéciale
54:10public
54:10c'est à 14h sur LCP
54:12le message est passé
54:13et ce sera sur France Info
54:14bien évidemment
54:15édition spéciale
54:16à partir de 15h
54:18merci à tous les trois
54:19merci à tous ceux
54:20qui ont préparé
54:20et réalisé cette émission
54:21je vous retrouve
54:22lundi
54:23très bonne soirée
54:23merci à tous
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