- il y a 4 mois
Les informés de franceinfo du 2 septembre 2025
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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:11Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé.
00:15Le canal 16 de la TNT à la une ce soir, Gérard Depardieu devant les juges accusés de viol.
00:21L'acteur déjà condamné au printemps dernier est renvoyé devant une cour criminelle 7 ans après les faits présumés.
00:27L'après Bayrou dans toutes les têtes à moins d'une semaine de la chute annoncée du gouvernement,
00:33Emmanuel Macron tente d'ultimes discussions, cacophonie du côté des Républicains.
00:37Bruno Retailleau plaide toujours la confiance mais sous condition Nicolas Sarkozy ne voit pas d'autre solution que la dissolution.
00:44Et puis peut-on être licencié pour ne pas avoir déclaré à son entreprise une relation amoureuse avec une subordonnée ?
00:51C'est ce qui est arrivé en Suisse au patron du Géant Nestlé.
00:54Et on en débat ce soir avec nos informés, Sylvie-Pierre Brossolette, bonsoir.
00:58Bonsoir.
00:59Éditorialiste au point, Christophe Jacuiz, il est également avec nous.
01:02Bonsoir Christophe.
01:03Bonsoir.
01:03Directeur de la rédaction des Echos, à vos côtés Richard Verly.
01:06Bonsoir Richard.
01:07Bonsoir.
01:08Correspondant France et Europe du média suisse Blic.
01:10Et bonsoir Laurent Mouloud.
01:11Bonsoir.
01:12C'est l'acteur français le plus connu dans le monde.
01:19Gérard Depardieu va à nouveau être jugé pour viol.
01:23Cette fois devant une cour criminelle départementale.
01:26La jeune comédienne Charlotte Arnoux accuse l'acteur de l'avoir violée chez lui en août 2018.
01:31Il y a donc 7 ans, l'avocate de Charlotte Arnoux dénonce sur France Info des procédures beaucoup trop longues.
01:37Pour toutes les victimes de violences sexuelles, les procédures actuellement sont beaucoup trop longues.
01:42On a des délais de procédures, d'instructions lorsque les personnes ne sont pas détenues.
01:47Et dans la plupart des cas, dans les affaires de violences sexuelles, il n'y a pas de détention provisoire.
01:52Donc on est sur des procédures qui durent des années et des années.
01:56Maître Karine Durieux-Diébolt sur France Info aujourd'hui.
02:00Sylvie-Pierre Brossolette, elle insiste, l'avocate, sur la répétition aussi des auditions, des confrontations,
02:05sur le parcours du combattant finalement que représentent ces procédures pour les victimes.
02:08C'est spécialement grave dans le cas des victimes de viol ou d'agression sexuelle
02:14parce que ça leur fait revivre un cauchemar.
02:17C'est presque une double peine pour ces victimes.
02:20Et au moins là, elle a la satisfaction d'obtenir un procès
02:26qui lui avait été refusé dans un premier temps par le parquet.
02:29Elle avait dû faire une constitution de partie civile.
02:31Et pour toutes les féministes et les femmes qui croient à ce combat
02:36et qui espèrent qu'enfin le viol reculera, en tout cas qu'il ne restera plus impuni
02:40comme il l'a été trop longtemps, il y a un peu une double victoire.
02:44D'abord, enfin, elle a été crue par des magistrats
02:46parce que c'était un des grands problèmes des femmes victimes de violences sexuelles.
02:50C'est que c'est leur parole souvent qui n'est pas écoutée.
02:54Elles ne sont pas crues.
02:56Et on les envoie...
02:57Que ce soit par les magistrats ou par les policiers qui recueillent leur plainte.
03:01Les magistrats, les policiers, tout le système de l'enquête.
03:03Donc ça, c'est une première victoire.
03:05Et aussi, dans le cas de Depardieu, c'est vrai que c'est un symbole.
03:08Que les puissants ne soient pas impunis,
03:10qu'ils aient le même sort que des gens plus modestes ou inconnus
03:14et qu'ils soient punis à leur tour,
03:16c'est effectivement un signal donné à toute une profession
03:20et à toute une catégorie d'hommes qui se croient toujours à l'abri des poursuites.
03:25Et on l'a dit d'ailleurs, il y a la violence des faits présumés,
03:28la violence de cette procédure, la violence des audiences aussi.
03:31Richard Verli accentué quand c'est une personnalité médiatique très forte comme Gérard Depardieu.
03:36Oui, en plus, dans le cas de Gérard Depardieu,
03:37pour le procès qui a eu lieu cette année,
03:39moi j'ai assisté à quelques audiences.
03:41Son avocat...
03:42Au mois de mai dernier, on rappelle qu'il avait déjà été condamné à...
03:44Son avocat avait choisi une stratégie de confrontation,
03:47voire on pourrait presque dire d'humiliation des plaignantes.
03:50Enfin, il s'en était pris directement aux plaignantes de manière extrêmement rude.
03:54Et notamment à Charlotte Ardoux qui était présente à ce procédé.
03:56Tout à fait.
03:56Donc, je ne sais pas si Gérard Depardieu gardera la même stratégie,
04:01gardera un, le même avocat, deux, la même stratégie, on le verra.
04:04Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que ça n'a pas donné du tout
04:07l'image de Depardieu comme un homme soucieux de comprendre ce qui s'était passé.
04:13C'était vraiment terrible à vivre.
04:16Mais par ailleurs, et là je prends ma casquette de correspondant étranger,
04:20vu de l'étranger, c'est bien évidemment une carrière qui est terminée.
04:25Plus personne n'imagine que Gérard Depardieu puisse refaire du cinéma,
04:29puisse continuer à en faire.
04:30Voilà, donc c'est là-dessus que se focalise l'attention de la presse internationale.
04:33Pour reprendre ce que vous disiez aussi, Richard Berlue,
04:36on rappelle que au mi-mai, Gérard Depardieu avait été condamné
04:39à 18 mois de prison avec sursis pour l'agression sexuelle de deux femmes
04:43sur le tournage, c'était en 2021, du film Les Volets Verts.
04:46Votre regard, Christophe-Jacques-Ubizine, sera...
04:48Je suis d'accord évidemment avec ce qui vient d'être dit.
04:50Je pense que c'est très courageux et très douloureux
04:52d'entreprendre cette démarche, de faire reconnaître par la justice
04:56l'agression qu'on a subie.
04:58Donc moi, je suis toujours assez admiratif.
04:59Après, je pense que c'est normal, ça prenne du temps,
05:01parce que la justice, elle doit confronter quand même les versions.
05:04Il y a souvent, dans ce type d'agression, pas de preuves, pas de traces.
05:09Enfin, en tout cas, quand la plainte arrive un peu tardivement,
05:13donc c'est parole contre parole.
05:14Donc le rôle des magistrats...
05:16En tout cas, ça vous paraît être finalement une durée...
05:18Je pense que le rôle des magistrats, effectivement, c'est de confronter.
05:20Et c'est de...
05:21Donc je pense que dans ces cas-là, c'est aussi la sensibilité
05:24et ce que vous disiez aussi, la manière dont l'accusé,
05:29ou le présumé en tout cas, se défend.
05:31Donc c'est long.
05:33Je pense que c'est très long pour les victimes.
05:34Mais après, c'est aussi à la fois la force et la faiblesse de la justice.
05:38C'est une procédure très longue.
05:39Il faut prendre le temps d'entendre toutes les parties.
05:41Et je pense que la confrontation, pour le coup, lors du procès,
05:43elle est essentielle.
05:44Parce qu'on voit dans les grands procès comme ça,
05:46que ce soit les procès d'assises ou des procès criminels,
05:49que souvent la vérité, quand même, elle émerge
05:52par cette confondation physique dans la salle d'audience,
05:56avec ce cérémonial, en fait, qui est si important, en fait,
06:00pour accoucher de la vérité.
06:02Donc voilà, que la justice suive son cours.
06:06Et je trouve que c'est effectivement un combat,
06:10un nouveau combat gagné.
06:11Donc en tout cas, quelle que soit l'issue,
06:14c'est toujours important de faire avancer cette cause.
06:17Laurent Mollot, on ne s'a pas encore entendu sur ce sujet.
06:19Oui, tout à fait.
06:20C'est vrai que ce sont des procédures qui sont souvent très complexes
06:23par la nature des faits.
06:25Des fois, des personnes sont confrontées,
06:26se retrouvent seules, en fait, face à leur agresseur.
06:28Donc le recueil des preuves peut être parfois compliqué.
06:30Ce sont des procédures aussi qui peuvent être alourdies.
06:32Quand on nomme un juge d'instruction,
06:34on entre aussi dans un processus judiciaire
06:35qui est beaucoup plus complexe et qui demande plus de temps,
06:38avec des recours de part et d'autre, évidemment,
06:40qui sont le droit français.
06:42Là, il faut insister quand même, et Sylvie le disait,
06:44c'est quand même sur énormément les cas d'agressions sexuelles,
06:48etc.
06:48Ils prennent aussi énormément de temps.
06:49Cette justice, qui n'est pas forcément des grands crimes,
06:52et ça peut être aussi des agressions sexuelles,
06:54il peut être des délits,
06:55prennent aussi énormément de temps,
06:56en raison aussi d'une justice en France,
06:58qu'il faut le rappeler quand même,
06:59qui a des moyens extrêmement faméliques sur ces questions-là.
07:02J'ai regardé les chiffres avant l'émission,
07:03je crois qu'il y avait 11 juges professionnels
07:05pour 100 000 habitants en France,
07:06contre plus de 17 ou 24, je crois, en Allemagne.
07:09On a des différences aussi en termes budgétaires,
07:12on l'a déjà dit, et souvent débattues sur les plateaux.
07:14La différence avec l'Espagne, qui est souvent montrée en l'Inde.
07:16Voilà, et ça, cette logique-là,
07:19ce manque budgétaire aussi a des impacts,
07:21sur la vitesse des procédures,
07:22et donc sur la durée des souffrances des victimes,
07:25et sur l'émergence de la vérité.
07:26Des choses qui pourraient aller plus vite,
07:28parce que le parcours de quelqu'un
07:29qui a été victime de ce genre d'agression,
07:31effectivement, il le revit à plusieurs reprises, etc.
07:33Et plus le temps dure, plus les procédures sont lentes,
07:35plus les enquêtes sont lentes,
07:37parce que les juges peuvent être aussi surchargés,
07:40ils ne peuvent pas faire des actes d'enquête
07:41aussi rapidement qu'ils le voudraient.
07:43Et bien tout ça, ça renforce encore la souffrance des victimes,
07:46c'est quelque chose sur lequel il faudrait agir.
07:47Encore un mot, Richard Verli, du média suisse Blic,
07:50en Suisse, justement, une autre condamnation pour viol
07:52a fait beaucoup parler la semaine dernière,
07:54celle de Tariq Ramadan, l'islamologue
07:56et prédicateur très controversé.
07:58Ces affaires médiatiques,
07:59peuvent justement contribuer à faire progresser
08:01plus globalement la lutte contre les violences sexuelles ?
08:04Oui, alors dans le cas de Tariq Ramadan,
08:05c'était la confirmation de la peine,
08:08de la condamnation en première instance.
08:10Donc Tariq Ramadan avait fait appel,
08:12et la Cour d'appel a jugé que non,
08:13le jugement de première instance a été confirmé.
08:15Oui, bien sûr.
08:16Alors dans le cas,
08:17je ne mettrai pas les deux affaires sur le même plan,
08:20néanmoins, parce que dans le cas de Tariq Ramadan,
08:22en plus, il y avait, je dirais,
08:24tout l'aspect public,
08:25tout l'aspect de prosélytisme islamiste
08:28qui était le sien.
08:29Et bien évidemment,
08:31ça a pris une dimension politique au sens très large.
08:34Dans le cas de Gérard Depardieu,
08:35c'est le mouvement MeToo,
08:36c'est le milieu du cinéma.
08:39Mais oui,
08:40ces affaires extrêmement médiatiques,
08:42elles font prendre conscience
08:44que les victimes ont des droits.
08:46D'abord qu'il y a, un,
08:47des choses qu'on ne peut plus faire,
08:49et il faut s'en féliciter.
08:50Deux, que les victimes ont des droits.
08:52Et trois, que la justice sait les entendre.
08:54Maintenant, quand même,
08:56le délai de sept ans,
08:58sept ans, c'est long,
08:59c'est très long.
09:00Et peut-être une justice idéale,
09:03ou en tout cas une justice qui fonctionnerait mieux,
09:05devrait quand même veiller à des délais plus courts.
09:06Mais il faut aussi surtout veiller
09:08que par ces temps de disette budgétaire
09:10et de coupe de crédit,
09:12la justice, et surtout la justice dans ce genre d'affaires,
09:15ne soit pas handicapée.
09:17Au contraire,
09:18il fallait remettre pas mal de moyens au pot.
09:21C'était prévu.
09:23Normalement, le Grenelle l'avait prévu.
09:26Je crains que ce soit,
09:28comme d'habitude,
09:28dès qu'il y a une crise,
09:29le droit des femmes recule.
09:31Il faut absolument veiller à ça.
09:33Et ça sera un défi pour le prochain gouvernement,
09:35quel qu'il soit.
09:36Transition toute trouvée,
09:37Sylvie-Pierre Brossolette,
09:38pour parler de notre deuxième thème
09:39ce soir dans Les Informés,
09:41qui va largement nous occuper.
09:42La politique, bien sûr,
09:43et François Bayrou,
09:44qui continue encore et toujours
09:45de défendre son budget et sa place,
09:48aussi à six jours maintenant,
09:49du vote de confiance des députés.
09:51Le Premier ministre a reçu aujourd'hui
09:53l'ERN, place publique,
09:55mais aussi ses alliés,
09:56et déjeuner avec Emmanuel Macron à l'Élysée.
09:58Le président qui a demandé
09:59à tous les chefs des partis
10:01de la coalition gouvernementale
10:02de se positionner contre la dissolution,
10:05une fois que le vote de confiance aurait lieu,
10:07et de travailler d'ici là
10:09avec les députés socialistes et l'IOT.
10:11Cela veut dire quoi,
10:12Sylvie-Pierre Brossolette ?
10:13Je vous laisse la parole.
10:14Qu'Emmanuel Macron pense encore
10:16pouvoir faire changer d'avis
10:17Olivier Faure et le PS ?
10:18Non, on est dans une série
10:20de postures
10:21où chacun joue un rôle
10:24depuis cette affaire
10:25d'annonce du vote de confiance.
10:28Je crois qu'Emmanuel Macron,
10:29quand François Bayrou
10:31est venu lui suggérer
10:32son idée de vote de confiance,
10:34s'est dit,
10:34bon, de deux choses l'une,
10:35où ça marche,
10:36et tant mieux,
10:37où ça ne marche pas,
10:37je serai débarrassé
10:38de François Bayrou.
10:39Donc là...
10:40Mais pas de tous ces problèmes non plus ?
10:41Non, mais peut-être un peu
10:43avec légèreté,
10:44il lui a donné ce feu vert
10:45parce que je pense
10:46que les choses ne vont pas aller très bien
10:48et que ça risque de retomber
10:49sur le nez d'Emmanuel Macron
10:50à plus ou moins brève échéance.
10:52En attendant,
10:52Emmanuel Macron veut inciter
10:54évidemment les forces en présence
10:55d'abord à être correct
10:56vis-à-vis de François Bayrou
10:57et à montrer un front uni,
10:59ce qui semble difficile
11:00du côté de LR
11:01où ça tangue nettement.
11:03On va en reparler largement aussi.
11:04Et puis surtout,
11:06il veut préparer la suite,
11:07il espère échapper
11:08à la dissolution
11:09qui risque de ne pas lui donner
11:12le résultat
11:13plus favorable
11:15que la dernière fois.
11:15Mais pour rester sur ces discussions,
11:16Christophe Jacques Lubizine,
11:17ça veut dire quoi aujourd'hui
11:18discuter avec le Parti Socialiste
11:20qui clairement a dit
11:21notre décision est irrévocable,
11:23on ne votera pas cette confiance,
11:24on va voter contre ?
11:25Je crois que là,
11:25pour le 8 septembre,
11:27c'est plié.
11:28Ils l'ont dit à plusieurs reprises,
11:29il n'y a aucune chance
11:29qu'il change d'avis.
11:30Donc la confiance ne sera pas votée
11:32et même si d'ailleurs
11:33la socialiste la votait,
11:34ça ne se réfierait pas.
11:35Enfin bon, franchement,
11:37là on se fait plaisir
11:37et les politiques aussi.
11:40Mais voilà,
11:41l'issue malheureusement,
11:42je veux bien rester optimiste,
11:43je veux bien dire
11:44qu'il faut essayer
11:45d'éviter le pire.
11:45En même temps,
11:46on y va,
11:47il faut dire la vérité
11:48aux Français.
11:49François Bayrou
11:50va tomber lundi prochain.
11:52Après,
11:53la question c'est
11:53est-ce que derrière,
11:55un nouveau Premier ministre
11:56pourrait lui s'entendre
11:57avec des socialistes ?
11:59Alors,
12:00c'est ce que
12:00le Président de la République
12:01a dit
12:02pendant ce déjeuner.
12:02il a dit
12:03vous en êtes bien tous d'accord
12:04que vous vous prononcerez
12:07contre la dissolution
12:08après le renversement
12:10du gouvernement.
12:11Donc tout le monde...
12:11Il a tenté d'avoir des garanties
12:12en quelque sorte.
12:13Voilà, en tout cas
12:13pour qu'il sorte de solidarité.
12:14Et puis à la limite,
12:15vous savez qu'Emmanuel Macron
12:16aime bien gagner du temps.
12:17Donc s'il pouvait gagner
12:18deux, trois mois
12:19à faire semblant,
12:20à demander à François Bayrou
12:21de gérer les affaires courantes
12:22et pourquoi pas le budget...
12:23Deux, trois mois,
12:23vous pensez qu'avant
12:24d'avoir un nouveau Premier ministre ?
12:25Ça peut traîner.
12:26Sauf que patatras,
12:27au moment du café,
12:28il y a l'interview
12:29Nicolas Sarkozy
12:29qui sort
12:30et qui dit
12:30de toute façon
12:31les mêmes causes
12:33produisant les mêmes effets
12:34forcément
12:35il y aura dissolution.
12:36Donc là,
12:37ça rebat les cartes.
12:38On a vu qu'au sein des LR
12:38du coup
12:39entre Retailleau
12:41et Laurent Wauquiez
12:41c'est pas
12:41la même...
12:44On va parler de tout ça
12:44mais pour rester sur
12:45effectivement
12:46cette espèce de
12:48je ne pourrais pas dire
12:49d'accord
12:49mais d'appel justement
12:50à dialoguer avec la gauche
12:52Laurent Mouloud
12:52il a dit
12:53Emmanuel Macron
12:54on discute avec l'EPS
12:55on ne discute pas
12:56avec LFI
12:57bon encore moins
12:57avec le RN non plus
12:58on revient en quelque sorte
12:59au jour d'après
13:01la dissolution de 2024.
13:03Je suis d'accord avec Sylvie
13:03c'est un jeu de rôle
13:04c'est vraiment un jeu de rôle
13:06enfin on est dans
13:07quelque chose
13:07qui n'adviendra pas
13:08et parce que
13:10c'est pas non plus
13:10l'intérêt du PS
13:11le PS a déjà fait
13:12l'expérience
13:13de laisser une chance
13:14à Macron
13:15on se m'en souvenait
13:15peut-être au moment
13:16du conclave sur les retraites
13:17on a dit
13:17on ne votera pas la censure
13:18le PS a accepté
13:19de ne pas la voter
13:20pour lui laisser une chance
13:21de vie à ce conclave
13:23on a vu le résultat derrière
13:24et je pense que le PS
13:25quelque part
13:26en a aussi un peu tiré
13:27l'expérience
13:28il n'a aucun intérêt
13:30à se relancer
13:30dans le même type
13:31de tractation
13:32et puis il y a un congrès
13:33qui est du PS aussi
13:34qui est passé par là
13:35entre temps
13:35voilà
13:37fort et à nouveau
13:38premier secrétaire
13:39du PS
13:40lui non plus
13:41n'a pas du tout
13:42au contraire
13:43un intérêt à se mettre
13:44dans cette configuration-là
13:45Mais il y a un problème
13:45c'est que vous avez raison
13:46il n'a aucun intérêt
13:47effectivement
13:47à rentrer dans une tractation
13:49mais il n'a aucun intérêt
13:50non plus à la dissolution
13:51parce que les socialistes
13:52vont sans doute
13:53se dissoudre
13:53dans une dissolution
13:54Mais les socialistes
13:55n'ont pas un intérêt
13:55non plus à une solution
13:57dont on va parler après
13:57Mais Emmanuel Macron
14:00je pense que lui non plus
14:02n'a pas tellement
14:02en réalité d'intérêt
14:03du côté du PS
14:04parce qu'il va fracturer
14:06une grande part
14:07de la droite
14:07qui lui reste
14:08un soutien parlementaire
14:11de poids
14:12et indispensable
14:13à une majorité relative
14:14comme il essaye
14:15de la trousser
14:16On voit les tiraillements
14:18qu'il y a au sein de LR
14:19et Bruno Rotaillot
14:20a déjà dit
14:21moi les socialistes
14:22c'est hors de question
14:22ça veut dire
14:23qu'ils se priveraient
14:24aussi de cette partie
14:25des élus
14:26LR
14:27et je pense qu'il ne fera
14:29ce choix-là
14:29On a l'impression
14:30qu'il fait aussi
14:30des petits contes
14:31d'apothicaires
14:32Sylvie-Pierre Brossolette
14:33en appelant à discuter
14:34avec les députés
14:34Liot
14:35ils sont 23
14:35ce groupe
14:36Liberté indépendant
14:37Outre-mer
14:38et territoire
14:38C'est surtout pour mettre
14:38l'opinion un peu de son côté
14:40et dire
14:41j'ai été de bonne foi
14:42de bonne volonté
14:43je leur ai dit discuter
14:44on va éviter de refaire
14:46des élections
14:47qui perdent du temps
14:48et qui ne seront peut-être
14:49pas très efficaces
14:50et qui vont faire encore
14:51grimper les taux d'intérêt
14:52sur les marchés
14:53donc ça serait mieux
14:54de se mettre un peu d'accord
14:55faites un compromis
14:56bon
14:57il est dans son rôle
14:58normalement le chef de l'État
14:59de dire écoutez
15:00il y a une assemblée telle qu'elle est
15:01essayer de faire un geste
15:02les uns vers les autres
15:03pour éviter la dissolution
15:05mais effectivement
15:07la posture du parti socialiste actuel
15:11qui est quand même
15:12de concurrencer les filles à gauche
15:14pour pouvoir survivre
15:15à la tornade Mélenchon
15:17ne prédispose pas
15:19un compromis
15:20ils ont mis la barre très très haut
15:21avec leur contre-budget
15:22qui est quand même plus à gauche
15:24que n'importe quel programme
15:25qu'on ait vu depuis très longtemps
15:27avec des taxes
15:28près de 30 milliards de plus
15:29c'est absolument pas
15:30la philosophie
15:31de la politique
15:32de l'offre
15:32d'Emmanuel Macron
15:34et puis
15:35l'histoire des retraites
15:36on revient sur les retraites
15:37donc ils ont
15:38mis tous les voyants en rouge
15:40ça va être très difficile
15:42pour eux
15:42de faire une désescalade
15:44en vue d'un compromis
15:45ça Macron le sait
15:46mais enfin
15:47c'est son devoir
15:47d'essayer
15:48de dire
15:49arrivez-y quand même
15:51alors que
15:52c'est vrai que
15:53sur les impôts
15:54non seulement lui
15:55mais LR
15:55est complètement contre
15:56les levées
15:57on parlait du parti socialiste
15:58et d'Olivier Faure
15:59il sera reçu jeudi
16:00Richard Verli
16:01par François Bayrou
16:02il y a eu les communistes
16:03déjà avec Fabien Roussel
16:03notamment
16:04hier
16:05Raphaël Glucksmann
16:05pour Place Publique
16:06aujourd'hui
16:07qu'est-ce qu'ils peuvent se dire
16:07encore Olivier Faure
16:08et François Bayrou
16:09à ce stade
16:11à ce stade
16:11ils ne peuvent que se dire
16:12au revoir
16:13et dans le cas des socialistes
16:16vis-à-vis de François Bayrou
16:17peut-être adieu
16:17parce que ça semble
16:18quand même très difficile
16:20d'imaginer un comeback
16:22un retour de François Bayrou
16:23sur la scène politique
16:24après ce qui risque
16:25de se passer lundi
16:25effectivement
16:27vu la manière
16:28dont les choses
16:29se sont organisées
16:30vu le projet de budget
16:31qu'ils ont déposé
16:32on voit mal
16:34les socialistes
16:34à la toute dernière minute
16:35puisque je dis
16:36ce sera presque
16:37la dernière minute
16:38finalement
16:38virer Kazak
16:39et accepter une offre
16:40que formulerait
16:41non pas Emmanuel Macron
16:43puisqu'on n'en est pas encore là
16:44mais François Bayrou
16:44donc je crois
16:45qu'ils n'ont plus rien à se dire
16:46en fait
16:47et c'est ça qui est dramatique
16:48dans tout cet épisode
16:49c'est que la façon
16:51dont les choses
16:52se sont déroulées
16:53tous ceux qui sont passés
16:54dans le bureau
16:55de François Bayrou
16:56depuis le début
16:56n'ont plus rien à lui dire
16:57parce que de toute manière
16:59la messe est dite
17:00personne ne croit
17:01qu'il va survivre
17:03et puis
17:03le fond de l'histoire
17:05et là je prends
17:06un peu de distance européenne
17:07le fond de l'histoire
17:08qui est quand même
17:08la nécessité
17:10pour l'état français
17:11de rectifier
17:12sa trajectoire
17:13de dépenses publiques
17:13et de remettre
17:14quand même
17:14ce pays sur les rails
17:15au niveau de l'endettement
17:17et bien ça disparaît
17:18aujourd'hui
17:19dans une séquence
17:20qui est purement
17:20on va dire
17:21de tactique politique
17:22c'est quand même
17:23assez dramatique
17:23je rappelle
17:24que l'EPS
17:25passe publique
17:25et les communistes
17:27pour la gauche
17:27LFI
17:28et les écologistes
17:29ont refusé
17:30ces entretiens
17:31avec François Bayrou
17:32Laurent Mouloud
17:32je vais juste rajouter
17:33qu'il y a aussi
17:33une échéance électorale
17:34qui sont les municipales
17:35et où il y a des enjeux
17:37mars 2026
17:37mars 2026
17:38où il y a des enjeux
17:39d'alliance électorale
17:41pour conserver des villes
17:42etc.
17:43à gauche
17:43et pas des moindres
17:44si l'EPS
17:45se lançait dans une aventure
17:47avec un gouvernement
17:48macroniste
17:48quel qu'il soit
17:49je vous laisse imaginer
17:50le panorama
17:51des prochaines municipales
17:53et les ententes
17:53qui sont déjà
17:54aujourd'hui très compliquées
17:55que ça pourrait donner
17:56et évidemment
17:57la perte de villes
17:57etc.
17:58sachant que les élus locaux
17:59sont aussi la force vive
18:00d'un parti
18:00Christophe Jacque-Bizini
18:02C'est pour ça quand même
18:02qu'on peut à nouveau
18:03s'interroger sur la décision
18:04de François Bayrou
18:05c'est vraiment
18:07parce qu'on voit bien
18:08qu'il n'y avait de toute façon
18:09aucune solution politique
18:10et qu'il est suffisamment intelligent
18:11pour savoir
18:12qu'il n'y avait aucune chance
18:13pour changer son socle majoritaire
18:15donc en fait
18:16il avait juste envie de partir
18:16il avait juste envie de partir
18:19et là il est en train
18:20d'habiller sa démission
18:22il a démissionné
18:23il a renoncé
18:24et ça je pense que les français
18:25l'ont bien compris
18:25et donc il faut habiller
18:27ce
18:27je m'en fiche en fait
18:30après tout je m'en vais
18:30je vais retourner à Pau
18:31je vais faire les municipales
18:32je vais finir maire
18:33et ça c'est très révoltant
18:35enfin je pense que pour les français
18:36c'est très révoltant
18:38parce qu'en fait
18:39c'était irresponsable
18:41et moi je suis très en colère
18:42parce que je crois
18:43comme beaucoup de français
18:43c'est à dire que
18:44c'est pas un jeu la politique
18:46c'est pas un jeu
18:47le fait de faire
18:48de gouverner un pays
18:49et de faire un budget
18:50on peut pas jouer comme ça
18:51avec les gens
18:52en leur disant
18:52ok mais même si on avait gagné
18:552-3 mois
18:55il pouvait rester 3 mois de plus
18:56même s'il était tombé
18:57sur le budget
18:58moi j'ai plein de chefs d'entreprise
19:00qui me disent
19:00mais donnez-nous 2-3 mois
19:02ça commençait à repartir
19:03on commençait à pouvoir
19:04reconstruire un projet
19:06de boucler notre budget
19:08de pouvoir se relancer
19:09sur 2026
19:10et là tout s'arrête en septembre
19:12ça veut dire que
19:12l'activité économique
19:13s'arrête
19:13je connais des gens
19:15dans les agences immobilières
19:15dans des agences immobilières
19:17qui me disent
19:17mais depuis une semaine
19:18il n'y a plus rien
19:19il n'y a plus une demande
19:20il n'y a plus un intérêt
19:21les gens arrêtent
19:21comme ils l'ont fait en juin
19:22donc ça
19:23mais vous savez
19:232 mois gagnés sur l'économie
19:25c'est énorme
19:26oui mais en même temps
19:28en même temps
19:28on ne peut pas donner tort
19:29totalement à François Bayrou
19:30d'avoir jugé
19:31que c'était fichu
19:31c'est vrai qu'il se serait engagé
19:33dans des négociations
19:34sans fin
19:35avec le PS
19:36qui n'aurait abouti à rien
19:37ça aurait été une lente agonie
19:38plutôt qu'un suicide
19:40mais ça c'est pour lui
19:41pour ce qu'on peut
19:42il pense à quel héritage
19:45il va laisser dans le pays
19:46et quel va être
19:48ce que retiendront lui
19:49les français
19:49oui mais le plus irresponsable
19:51c'est quand même
19:51les forces politiques
19:52qui n'arrivent pas
19:53à se mettre d'accord
19:53sur un compromis
19:54le plus irresponsable
19:55c'est le président de la République
19:56qui décide de dissoudre
19:57l'Assemblée l'an dernier
19:58alors qu'il avait
19:59une majorité relative
20:00mais qu'il pouvait gouverner
20:02encore pendant
20:02une clarification
20:03avait-il dit à l'époque
20:04comme l'a dit François Bayrou
20:05ces derniers jours
20:06écoutez on passe un compromis
20:08qui ne nous va pas du tout
20:09mais pendant un an et demi
20:10jusqu'à la présidentielle
20:11pour sauver les meubles
20:12nous on se prépare
20:12mais c'est impossible
20:13on l'a dit
20:14il y avait les municipales
20:14il y avait les stratégies politiques
20:16des présidents
20:16mais en fait
20:18Sarkozy a raison
20:20la dissolution
20:21est un peu inéluctable
20:22et malheureusement
20:22si la dissolution ne donne rien
20:24on va le coup d'après
20:25on va revenir dans
20:26les toutes prochaines minutes
20:27sur les propos
20:28de l'ancien président
20:29de la République
20:29on publie une petite enquête
20:31dans le magazine
20:31qui sort jeudi
20:33dans l'Humanité Magazine
20:34mais notre journaliste
20:36a eu quelques petits échos
20:38etc.
20:38et certains disent quand même
20:39que François Bayrou
20:40effectivement il est dans
20:40une démarche assez personnelle
20:42dans le sens où
20:43il cherche à partir
20:44avec du panache
20:44quelque chose
20:45qui a un mot
20:45qui est important pour lui
20:47on va dire
20:47à son référence
20:48et Menez France
20:48etc.
20:49Et Henri IV
20:51dont il a commencé
20:52à la biographie
20:52et certains disent
20:53mais il veut jouer
20:54certains lui prêtent
20:58des ambitions
20:582027
20:59bien sûr
20:59des ambitions
21:002027
21:00où on se dit
21:01regardez
21:01moi je vous ai prévenu
21:02regardez ce qui se passe
21:04derrière moi
21:04et en gros
21:06je me relance
21:07pour une élection présidentielle
21:08sachant que
21:09Emmanuel Macron
21:10ne pourra pas se présenter
21:11on a dit beaucoup
21:12pour ambition
21:14d'être président
21:14et qui pensent
21:15pouvoir être président
21:16je rappelle quand même
21:17qu'il est en train
21:19de saboter
21:19la cause
21:20qu'il veut défendre
21:21parce que
21:22de dire
21:22qu'il faut régler
21:23le problème de la dette
21:23qu'il faut remettre
21:24les finances en ordre
21:25c'est quand même
21:25le prochain programme
21:27d'Edouard Philippe
21:28qui était le candidat
21:29potentiel
21:31de sa grande famille politique
21:33du centre
21:34du centre droit
21:35et là
21:35ça va devenir très difficile
21:36pour quelqu'un d'arriver
21:37derrière
21:38François Bayrou
21:38qui a quand même
21:39saboté
21:39cette cause
21:41en la rendant
21:41vraiment insupportable
21:43à la plupart des français
21:45de venir avec un peu
21:46le même programme
21:47c'est assez grave
21:48ça parce que
21:48c'est quand même nécessaire
21:49quand on écoute
21:50Pierre Moscovici
21:51tout à l'heure
21:51sur une antenne concurrente
21:53ils disent
21:53oui oui
21:54il faudrait mettre de l'ordre
21:55d'ici 29
21:56et il faut quand même
21:57bien les 40 ou 44 milliards
21:59il les faut
21:59donc pour celui
22:01qui viendra derrière
22:01pour essayer de défendre
22:02cette cause
22:03ça va être plus difficile
22:03On entendait aussi Christine Lagarde
22:04hier la présidente de la Banque Centrale Européenne
22:07parler effectivement
22:08des menaces
22:09qui pesaient
22:09Richard Verly
22:11on va vous donner la parole
22:12aussi dans un instant
22:12ça fait un petit moment
22:13qu'on ne nous a pas entendu
22:14on parlait des négociations
22:15qui restent possibles ou pas
22:17Bruno Retailleau
22:17ministre de l'Intérieur
22:18et président des Républicains
22:19après le déjeuner
22:21avec Emmanuel Macron
22:22et François Bayrou
22:23a lui aussi été reçu
22:24par le Premier ministre
22:25Rejoindre
22:27les incendiaires
22:28qui voudraient précisément
22:29allumer
22:30cette mèche
22:32de l'explosion budgétaire
22:34et financière
22:35ça n'est pas nous
22:36un certain nombre de points
22:38pour nous étaient
22:38importants
22:41les deux jours fériés
22:42on ne peut pas demander
22:43aux Français
22:44de travailler plus
22:46sans gagner plus
22:46et François Bayrou
22:47s'est montré
22:49ouvert
22:50il le dira d'ailleurs
22:51lui-même
22:51pour faire en sorte
22:53que sur cette notion
22:54des deux jours fériés
22:55les choses puissent être discutées
22:58voilà Bruno Retailleau
22:59qui reformule
23:00cette proposition
23:01de finalement
23:02de ne pas garder
23:03cette suppression
23:04des deux jours fériés
23:05Bruno Retailleau
23:06à sa sortie de Matignon
23:07qui a bien du mal
23:08il faut le dire
23:08à tenir ses troupes
23:09Richard Verly
23:10malgré les efforts de discussion
23:11c'est peu de dire
23:12que les Républicains
23:13sont divisés
23:13sur la marche à suivre
23:14on évoquait Nicolas Sarkozy
23:16on peut le rappeler peut-être
23:16pour ceux qui nous rejoignent
23:17dans un entretien au Figaro
23:19aujourd'hui
23:19l'ancien président
23:20appelle non seulement
23:21à ne pas voter la confiance
23:22mais il affirme
23:23ne pas voir d'autres solutions
23:24maintenant
23:24oui et il dit aussi
23:26qu'il n'y a pas
23:26de vrais leaders
23:27au sein des Républicains
23:29aujourd'hui
23:29ce qui est une cartouche
23:31tirée directement
23:32contre Bruno Retailleau
23:33moi je crois
23:35que Bruno Retailleau
23:35de toute manière
23:36il est
23:37d'abord il est victime
23:38de ce qu'il a créé
23:39il a été élu président
23:40il a concouru
23:41à la présidence
23:41du parti Les Républicains
23:42il a voulu rester au gouvernement
23:44c'était déjà
23:45un truc
23:46encore une fois
23:47si vous prenez
23:48d'autres pays européens
23:49ça ne se passe pas comme ça
23:50et il est pris
23:51dans cette contradiction
23:52et bien il va aller
23:53au bout de cette contradiction
23:54et quelque part
23:55qu'est-ce qui va résoudre
23:56cette contradiction
23:57c'est la chute
23:58du gouvernement Bayrou
23:58voilà donc ça va résoudre
24:00et ce qui est terrible
24:01dans tout ce qu'on vient de dire
24:02c'est que cette chute
24:03du gouvernement Bayrou
24:03elle avantage tout le monde
24:06et tout le monde
24:07y a des intérêts
24:07sauf le pays
24:08sauf les entreprises
24:10sauf les français
24:11donc il faudrait quand même
24:12peut-être se poser la question
24:13donc que chaque parti
24:15ait un agenda
24:16c'est légitime
24:17qu'est-ce qu'elle avantage
24:18vraiment tout le monde
24:18Christophe Jacubizine ?
24:19vous n'êtes pas les socialistes
24:20on l'a dit
24:20parce qu'en cas de dissolution
24:22quand même
24:22je parlais de la chute
24:23du gouvernement
24:24mais du coup
24:26si ça entraîne
24:27une dissolution
24:27c'est vrai que
24:28le front républicain
24:29il sera moins solide
24:30qu'il y a un an
24:31on sait très bien
24:32que maintenant
24:32il y a des divergences fortes
24:34sur plein de sujets
24:34entre la France insoumise
24:36et les socialistes
24:37et que les alliances
24:38ne devraient pas se faire
24:39de la même manière
24:39qu'elles sont faites en juin
24:40donc ça favoriserait plutôt
24:41le rassemblement national
24:42mais c'est vrai que
24:44je suis d'accord
24:46effectivement
24:47ce cynisme politique
24:49est un peu insupportable
24:51à propos du rassemblement national
24:53Nicolas Sarkozy
24:54finalement
24:54il se ronge presque
24:55du côté de Jordan Bardella
24:57et Marine Le Pen
24:58plutôt que celui de Bruno Rutaou
24:59je propose d'écouter
25:00Jordan Bardella
25:01justement
25:01et Marine Le Pen
25:02reçue eux aussi à Matignon
25:03le miracle n'a pas eu lieu
25:05et évidemment que
25:07cet entretien
25:08même si encore une fois
25:10il y a du respect
25:11pour la fonction
25:11de Premier ministre
25:12ne fera pas changer
25:13le rassemblement national
25:15d'avis
25:15nous nous appelons
25:16Jordan et moi-même
25:17à une dissolution
25:18ultra rapide
25:19une dissolution ultra rapide
25:21ce que dit aussi
25:21finalement Nicolas Sarkozy
25:22en quelque sorte
25:23il vit Pierre Brossolette
25:24oui et il a l'air
25:25de donner des petits coups de main
25:26au rassemblement national
25:27depuis quelques mois
25:28Nicolas Sarkozy
25:29il avait reçu Jordan Bardella
25:30il dit que
25:31c'est un parti comme les autres
25:33qu'il faut être
25:34qu'ils sont aussi républicains
25:35que les autres
25:36et il a l'air de dire
25:37s'ils vont à Matignon
25:38au fond
25:39ça sera démocratique
25:40et effectivement
25:42le rassemblement national
25:43appuie sur le bouton
25:45en ce moment
25:45parce qu'il considère
25:46qu'ils ont un moment favorable
25:48il y a
25:49les outrances
25:50de Jean-Luc Mélenchon
25:51qui font que l'ambiance
25:53effectivement
25:53de front républicain
25:55est gâchée
25:55ça ne sera pas
25:56comme il y a un an
25:57si jamais il y a une dissolution
25:58ça ne sera pas
25:59embrasser nos folles villes
26:00on fait une belle alliance
26:01contre le rassemblement national
26:03il y aura des fissures
26:04même s'il y a des restes
26:05dans l'opinion
26:06je pense que
26:07ça sera beaucoup moins fort
26:08on a vu un sondage
26:09qui disait d'ailleurs
26:10que plus de la moitié
26:11des français
26:11étaient contre cette fois-ci
26:12et puis il y a
26:14ce qui est à bas bruit
26:16depuis des mois
26:17sur ces thèmes
26:18de la sécurité
26:19l'immigration
26:19etc
26:20les atteintes
26:22à la sécurité
26:23dans les petites villes
26:25dans le tissu
26:26profond du pays
26:27qui
26:27au-delà des grandes villes
26:29où le RN
26:30a beaucoup moins d'audience
26:31mais dans le reste du pays
26:32c'est en train de choquer
26:33beaucoup les populations
26:34et le vote RN
26:36monte là
26:37et donc
26:38je pense
26:38qu'est remonté
26:39du terrain
26:40au RN
26:40l'impression que c'était le moment
26:42que leurs partisans
26:43étaient un peu chauffés à blanc
26:44et qu'il n'y aurait pas
26:46la même mobilisation électorale
26:48qui les empêcherait
26:49de gagner cette fois-ci
26:50et que du coup
26:51ça ne sera peut-être pas
26:52la majorité absolue
26:53mais ils n'arriveront
26:54pas très loin
26:54et que c'était le bon moment
26:56pour jouer le tout
26:58pour le tout
26:58pour Marine Le Pen
26:59qui a ses ennuis judiciaires
27:01et revenir au premier plan
27:02et peut-être
27:03avec les clés de Matignon
27:04Laurent Mollot
27:05vous vouliez la parole
27:05je vous la donne
27:06dans un instant
27:06puisqu'il est 20h31
27:08dès le début
27:10de la seconde partie
27:11des informés
27:12vous pourrez vous exprimer
27:13ce sera juste après l'info
27:15L'info c'est avec Stéphane Milhomme
27:23Bruno Retailleau est attendu
27:24à Marseille
27:25d'ici quelques minutes
27:26conséquence de l'attaque
27:27au couteau
27:28qui s'est produite
27:29après 15h
27:30sur le cours d'Elsens
27:31l'assaillant
27:32a été tué par les policiers
27:33alors qu'il venait
27:34de frapper au couteau
27:36des passants
27:37il sortait de l'hôtel
27:38où il avait été chassé
27:39parce qu'il ne payait plus
27:40sa chambre
27:41il a d'ailleurs gravement
27:42blessé le gérant
27:43et son fils
27:445 blessés au total
27:45dont un grave
27:46les premiers éléments
27:47recueillis sur place
27:48ne sont pas de nature
27:49à fonder la compétence
27:51du parquet national
27:52antiterroriste
27:53selon une source
27:54judiciaire à France Info
27:55pour l'instant
27:56seul le parquet
27:56de Marseille
27:57est saisi
27:58de cette enquête
27:59déjà condamné
28:00pour des agressions sexuelles
28:01Gérard Depardieu
28:02est renvoyé
28:03devant la cour criminelle
28:04de Paris
28:04pour viol
28:05la plaignante
28:06c'est l'actrice
28:07Charlotte Arnoux
28:08qui assure avoir été violée
28:10par le comédien
28:10à deux reprises
28:11dans son appartement parisien
28:12sur sa page Instagram
28:14l'actrice se dit
28:14soulagée de la décision
28:157 ans après les faits
28:17l'avocate Depardieu
28:18ne répond pas
28:19dans l'immédiat
28:20après le suicide
28:21d'une enseignante
28:22et directrice d'école
28:23hier dans le Cantal
28:24jour de rentrée des classes
28:25le syndicat
28:26des directrices
28:27et directeurs d'école
28:28demande une enquête
28:29administrative
28:29l'enseignante
28:30était victime
28:31depuis plusieurs années
28:32d'insultes
28:33et de menaces homophobes
28:34Une nouvelle journée
28:36de consultation
28:37pour François Bayrou
28:38à six jours
28:38du vote de confiance
28:39et de la chute possible
28:41de son gouvernement
28:42il a reçu successivement
28:43le Rassemblement National
28:44Horizon
28:45et le parti Renaissance
28:46le président indonésien
28:48assistera au défilé militaire
28:50en Chine
28:50malgré les manifestations
28:52dans son pays
28:52dans un premier temps
28:53il annonçait le contraire
28:54l'Indonésie connaît
28:56depuis huit jours
28:56maintenant
28:57de violentes manifestations
28:58avec au moins six morts
28:59et une association locale
29:00des droits humains
29:01recense une vingtaine
29:03de disparus
29:03et puis la France
29:04opposée à la Pologne
29:05le coup d'envoi
29:06c'est en ce moment
29:06depuis le pays organisateur
29:09de l'euro
29:09les bleus
29:10déjà qualifiés
29:11pour les huitièmes de finale
29:12avant même
29:13le début de la rencontre
29:14France Info
29:1720h, 21h
29:20France Info
29:21les informés
29:22Victor Matel
29:23et bienvenue
29:24si vous nous rejoignez
29:25sur France Info
29:26la seconde partie
29:26des informés
29:27avec ce soir
29:27Sylvie-Pierre Brossolette
29:28éditorialiste au point
29:30Christophe Jacubizine
29:31directeur de la rédaction
29:32des échos
29:33Richard Verly
29:34du Média Suisse
29:35Blic
29:35et Laurent Mouloud
29:36rédacteur en chef
29:37à l'Humanité Magazine
29:38je suis un homme de parole
29:39Laurent Mouloud
29:40donc je vous donne
29:41justement la parole
29:42puisque vous la réclamiez
29:43pour continuer à parler
29:44de cette situation politique
29:46et de cette journée
29:46que vous avez vécu
29:47journée très agitée
29:48je voulais juste réagir
29:49à ce qui s'était dit
29:50parce qu'on disait
29:51personne n'avait intérêt
29:52à la chute du gouvernement Bayrou
29:55si ce n'est
29:55personne n'avait
29:57tout le monde
29:58il y a quand même
30:01un petit angle mort
30:02là-dedans
30:02c'est que
30:03tout le monde a intérêt
30:04à cette chute
30:05du gouvernement Bayrou
30:06il y a un petit angle mort
30:07là-dessus
30:08c'est que les français
30:08aussi la réclament
30:09c'est-à-dire que
30:10ce n'est pas
30:11là j'entendais
30:13on disait
30:13mon dieu
30:14les entreprises
30:15etc
30:16elles veulent de la visibilité
30:18les français aussi
30:19ce sont les premiers
30:20quand même
30:21premières victimes
30:22on va dire
30:22de ce budget
30:23je parle là
30:24évidemment des mesures
30:25de 44 milliards d'euros
30:26d'économie
30:27qui se font
30:27beaucoup sur la santé
30:28beaucoup sur les retraités
30:29et quand on regarde
30:31les sondages
30:32de ces dernières semaines
30:33qu'on les teste
30:33on voit qu'il y a
30:34un rejet extrêmement fort
30:36et puissant
30:36de ce projet de budget
30:38il a allumé le feu
30:39avec ce projet de budget
30:39je peux quand même le rappeler
30:40le mouvement du 10 septembre
30:42qui est en train
30:43de se préparer
30:44quelque chose
30:44un peu multiforme
30:45et le témoignage de ça
30:46et quand on va en reportage
30:48discuter avec les gens
30:49qui s'apprêtent
30:50à se mobiliser
30:50tous disent la même chose
30:51et c'est un peu différent
30:53du mouvement des gilets jaunes
30:53on était sur les prix
30:54etc
30:54là on est sur un mouvement
30:56qui est sur le refus
30:57de l'injustice fiscale
30:58et beaucoup disent
30:59on paye trop
31:00les riches payent pas assez
31:01etc
31:02je dis ça
31:03pas pour plaider
31:04pour ma chapelle
31:04c'est parce que
31:05c'est une réalité aussi
31:06qui transparaît
31:07dans les sondages
31:07où on a
31:08ils parlent d'un budget
31:09d'injustice
31:10et cette dimension là
31:11quand on parle
31:12des responsabilités
31:13des hommes politiques
31:14dans la situation actuelle
31:15et la crise actuelle
31:16le fait de poser
31:17un budget comme ça
31:18qui pouvait apparaître
31:19aussi comme une certaine
31:20provocation
31:20je pense que c'était
31:21quelque chose
31:22d'absolument irresponsable
31:23Christophe Jakubizine
31:24je suis plus circonspect
31:26sur le mouvement
31:27du 10 septembre
31:28moi je l'appréhende
31:28pas comme vous le faites
31:30mais je connais peut-être
31:30moins bien le sujet
31:31on sait qu'il est sorti
31:33il est monté vraiment
31:34beaucoup dans les réseaux sociaux
31:35on sait que maintenant
31:36il a été aussi attisé
31:38par notamment les russes
31:40leur capacité
31:41à faire mobiliser
31:42des peuples
31:43sur des causes
31:44un peu inventées
31:45un peu fabriquées
31:46je ne sais pas
31:47on verra
31:47pour le coup
31:48on verra
31:50comment ce mouvement prend
31:51il a été ensuite
31:51récupéré
31:52un peu légitimé
31:53par Jean-Luc Mélenchon
31:55et la France insoumise
31:56donc ça devient
31:56un mouvement
31:57peut-être plus à gauche
31:58et du coup
31:59je ne suis pas sûr
31:59qu'il soit soutenu
32:00par la majorité des Français
32:01qui n'est pas à gauche
32:02aujourd'hui
32:03donc je suis très circonspect
32:06je ne sais pas
32:06je dis juste
32:07attention à ce mouvement
32:08je ne parle pas du soutien
32:11je ne parle pas du soutien
32:11au mouvement d'Ulysse
32:12je vous parle juste
32:13je ne parle pas
32:13comme les Gilles de Jouen aujourd'hui
32:14je parle de l'avis
32:15de tous les Français
32:16ils ne sont pas les mêmes capteurs
32:16qu'à l'époque
32:17mais je ne parle pas
32:18de l'ensemble des Français
32:19dans les sondages
32:20le rejet
32:20vous avez raison
32:21le rejet est énorme
32:22non mais moi j'ai été surpris
32:23j'étais surpris moi
32:25par les chiffres
32:26je voyais 87% des Français
32:27pensent que ce budget
32:28nuira à leur pouvoir d'achat
32:2987% des Français
32:31ils ont raison
32:31pour le coup
32:32c'est un budget
32:33où on doit faire des économies
32:35et où on doit rembourser la dette
32:3814% et disent qu'ils le jugent injuste
32:41et 72% estiment
32:42qu'il ne répartit pas
32:43équitablement les efforts
32:44ce ne sont pas des pourcentages
32:46de 40%
32:47et habituel
32:48d'un découpage
32:48droite-gauche
32:49on a un vrai rejet profond
32:51je voudrais qu'on en parlait
32:51il y a quelques minutes
32:52sur cette prise de parole
32:53juste de Nicolas Sarkozy
32:54qui dit que la dissolution
32:55est inuluctable
32:56en quelque sorte
32:56qu'est-ce qu'elle vaut aujourd'hui
32:57sa parole à Nicolas Sarkozy
32:59Sylvie-Pierre Borsolet
32:59ah là quand même
33:00elle est importante
33:01parce qu'il a beau
33:02est effectivement
33:04normalement hors jeu
33:05politiquement
33:06et puis il a des ennuis judiciaires
33:08encore devant lui
33:08assez lourds
33:09mais enfin
33:10c'est un politique
33:12il a été élu président
33:13en République
33:14assez superbement
33:16à l'époque
33:16enfin il a fait
33:17des performances politiques
33:182007
33:19il lui donne l'autorité
33:20sur ce qu'il peut juger
33:21d'une situation
33:22et même s'il est
33:25beaucoup moins écouté
33:26qu'avant à LR
33:27elle a encore
33:28un poids à sa parole
33:30parce que
33:30quel que soit
33:31le talent
33:32de Bruno Retailleau
33:34ou de Laurent Wauquiez
33:35pour l'instant
33:36ils ne sont pas encore
33:37arrivés à la cheville
33:37de Nicolas Sarkozy
33:38au point de vue
33:39bête politique
33:40et donc
33:41l'ex-patron
33:43a encore
33:44une voix
33:45et ça peut peser
33:47dans la réflexion
33:49des uns des autres
33:49en tout cas
33:50ça arrive à un moment
33:51où Laurent Wauquiez
33:51a fait un coup de salaud
33:52si je puis dire
33:53à Bruno Retailleau
33:55en demandant
33:56que les militants
33:57décident de la confiance
33:58ou non
33:58avant ce vote
33:59du 8
34:00et donc Sarkozy
34:01qui participe
34:02aux divisions
34:02dont on parlait
34:03au sein des LR
34:03mais il met du vinaigre
34:04sur les plaies
34:05de sa propre famille
34:08Nicolas Sarkozy
34:09pardon
34:10Christophe Jacubis
34:10ce qui est intéressant
34:12c'est que
34:13d'abord
34:14il a envie
34:15d'être aimé
34:15et comme il connaît
34:18très bien les français
34:19qui sent souvent le pays
34:20il va un peu
34:21dans le sens du vent
34:21et donc
34:22ce qu'il dit
34:23sur
34:24la volonté
34:26de dissolution
34:27vous l'avez rappelé
34:27Laurent
34:28les français veulent
34:28la dissolution
34:29très largement
34:30et puis il sait aussi
34:31que quand il
34:32effectivement
34:32quand il donne l'impression
34:34finalement d'aller un peu
34:35dans le sens
34:35du Rassemblement National
34:36en tout cas de la volonté
34:37du Rassemblement National
34:38d'avoir un peu la revanche
34:39et de se venger
34:40du deuxième tour
34:41des élections légitatives
34:42de juin dernier
34:43qui estime-t-il
34:45leur a été un peu
34:45volé
34:46avec le Front Républicain
34:48donc le fait
34:49que Nicolas Sarkozy
34:50prenne position
34:51quelque part
34:52en faveur
34:53de cette option
34:53montre qu'il a l'impression
34:55que le pays
34:56va dans ce sens-là
34:57et qu'il veut être
34:57dans le camp du vainqueur
34:58donc ça c'est très Nicolas Sarkozy
35:00ça veut dire aussi
35:01Richard Verli
35:01en parlant de dissolution
35:02que Nicolas Sarkozy
35:03juge impossible
35:04aujourd'hui
35:05la nomination
35:06d'un nouveau Premier ministre
35:07capable de boucler le budget
35:08sans se faire renverser
35:09c'est clairement ce qu'il dit
35:11il dit qu'il n'y a pas
35:11d'autre solution
35:12que la dissolution
35:13et il dit
35:14avec une formule
35:15assez bien trouvée
35:15qu'aujourd'hui
35:16les conditions
35:17sont requises
35:18et justifiées
35:19pour dissoudre
35:19alors qu'elles ne l'étaient pas
35:21lorsqu'Emmanuel Macron
35:22l'a fait au lendemain
35:22des Européens
35:23sur le constat
35:24il a raison
35:25donc je crois qu'il a
35:26personne ne lui a jamais contesté
35:28me semble-t-il
35:29une certaine clairvoyance politique
35:30il sait faire de la politique
35:33il sait où sont
35:34les rapports de force
35:35bien évidemment
35:35il veut à chaque fois
35:36se ménager
35:37une situation
35:38qui soit avantageuse
35:39pour lui
35:40on pense notamment
35:41à tous ces problèmes judiciaires
35:42et à la possibilité
35:43d'une loi d'amnistie
35:44d'une future majorité
35:45etc.
35:46mais il y a une formule
35:48qui est quand même
35:48très méchante
35:49pour Emmanuel Macron
35:50il assassine pas mal
35:51dans cet entretien
35:52il assassine Retailleau
35:53après l'avoir soutenu
35:54quand même
35:54quand il dit
35:55Emmanuel Macron
35:56ne pourra pas s'empêcher
35:57je la cite de mémoire
35:59d'essayer de mettre
35:59le pied droit
36:00dans la chaussure gauche
36:01à nouveau
36:01ou le contraire
36:03le pied gauche
36:04dans la chaussure droite
36:05c'est-à-dire c'est en gros
36:05il dit
36:06Emmanuel Macron
36:07il n'est pas foutu
36:08de faire de la politique
36:09ce type n'est pas foutu
36:10de faire de la politique
36:11et ça
36:12c'est quand même
36:13un peu le problème
36:14même tout à fait
36:15le problème aujourd'hui
36:16c'est qu'un président
36:17respecté
36:18dans un certain nombre
36:19de domaines
36:19notamment
36:20sur les questions internationales
36:21mais dont on a
36:22quand même l'impression
36:23notamment vu
36:24de l'étranger
36:24qu'après 8 ans
36:26il n'a toujours pas compris
36:27le pays
36:28et que le pays réel
36:29lui échappe
36:29mais Sarkozy
36:30il règle tous ses comptes
36:31dans une interview
36:32il règle ses comptes
36:33avec Bayrou
36:33qui avait voté
36:34à l'Ontario
36:35il règle ses comptes
36:36avec Bayrou
36:37qui est absolument nul
36:38il règle ses comptes
36:39avec Macron
36:40qui ne l'écoute pas
36:41assez
36:41voilà
36:42et il règle ses comptes
36:43avec son ancienne famille politique
36:45qu'il n'a pas écouté non plus
36:46ils ont été proches
36:46quand même à un moment
36:47Emmanuel Macron
36:48et Sarkozy
36:49Sarkozy voit bien
36:49que Macron le roule
36:50il le traite
36:51comme on dit
36:52il le reçoit
36:53il le laisse parler
36:54et il ne fait jamais
36:55ce que Sarkozy
36:56lui dit de faire
36:57Sarkozy lui avait dit
36:58depuis le début
36:58comme à sa famille politique
36:59il faut faire l'union
37:00LR
37:01Renaissance
37:02ce qui était d'ailleurs
37:03le bon sens
37:04et tous les ennuis
37:06viennent de là
37:06dès 2022
37:07exactement
37:08et 2022
37:09s'ils avaient fait ça
37:10ils n'en seraient pas
37:11où ils s'en sont aujourd'hui
37:12et donc il a l'impression
37:13d'un immense gâchis
37:14et qu'il aurait mieux fait
37:15d'être écouté
37:16et comme ça l'agace
37:16là il s'est défoulé
37:17il a dit tout ce qu'il avait
37:19sur le coeur
37:19et il fait un massacre
37:21effectivement
37:21il lâche les chevaux
37:22Nicolas Sarkozy aujourd'hui
37:23François Hollande
37:24qui dit hier
37:25qu'il ne votera pas
37:26la confiance
37:27puisqu'il est à nouveau
37:27député
37:28ça fait beaucoup
37:29alors en moulot
37:29pour Emmanuel Macron
37:30les deux anciens
37:31les deux derniers anciens
37:32présidents contre lui
37:33complètement
37:33ces deux anciens présidents
37:35qui je pense aussi
37:36nourrissent des ambitions
37:37politiques
37:37chacun de son côté
37:39voilà
37:40et se poser
37:41en s'opposant
37:41ou là effectivement
37:43en réglant ses comptes
37:44avec son propre camp
37:45parce que c'est aussi
37:45une manière de marquer
37:46son territoire
37:47au sein même
37:47de son parti
37:48c'est aussi une attitude
37:50effectivement
37:51après je ne suis pas sûr
37:52que ça soit très très important
37:53effectivement
37:54Nicolas Sarkozy
37:55est un personnage
37:55écouté à droite
37:57voilà
37:57avec
37:58qui peut avoir
38:00une certaine influence
38:01mais je ne pense pas
38:01qu'au-delà de son entretien
38:03et puis des petits
38:03vaguelettes
38:04que ça fait autour
38:05c'est vraiment
38:05une grande importance
38:06dans les semaines qui viennent
38:07Sylvie Pierre Brossolette
38:09vous nous le disiez tout à l'heure
38:11on parle de cette situation
38:12politique très compliquée
38:14c'est le moins qu'on le puisse dire
38:15vous nous disiez
38:16en je ne sais pas combien d'années
38:18de journalisme politique
38:20vous n'aviez jamais vu ça
38:21j'ai jamais vu ça
38:22quelqu'un qui programme
38:24sa chute comme ça
38:25en faisant tout à l'envers
38:26je connais Bayreau
38:28depuis ses débuts
38:28enfin presque débuté
38:30en même temps
38:30c'était un petit jeune homme
38:31très brillant
38:32très vif
38:33très habile
38:34et là tout d'un coup
38:35il s'est montré
38:36soit complètement pataud
38:38soit suicidaire
38:39c'est l'un ou l'autre
38:39fatigué
38:40et fatigué
38:41et on voit qu'il n'a plus
38:42le talent qu'il a pu avoir
38:44il y a 10 ans
38:44ou il y a 20 ans
38:45et cette année
38:49il a beaucoup usé
38:49il a eu l'affaire Betaram
38:51qui l'a beaucoup préoccupé
38:53ses négociations impossibles
38:55c'est vrai
38:55avec ses forces politiques
38:57qui ne veulent pas s'entendre
38:58et qui ne veulent pas
38:59alors qu'il avait fait
39:00des pieds et des mains
39:01pour entrer à Matin
39:01oui oui
39:02écoutez ça a été son
39:03il savait très bien
39:04que sans doute l'Elysée
39:04ça ne serait pas pour lui
39:05donc il a au moins
39:06coché la case Matignon
39:08mais ça ne l'empêche pas
39:09je suis sûre
39:10parce que jusqu'au bout
39:11comme il est têtu
39:11comme une mule
39:12à d'espérer
39:14d'avoir encore
39:15un trou de souris
39:15ou un trou de fourmi
39:16pour 2027
39:17c'est l'expression
39:18qu'on entend
39:18en disant que
39:20si jamais il y a
39:21des drames économiques
39:22et une crise financière
39:23il pourra dire
39:23je vous l'avais bien dit
39:24je me suis sacrifié
39:26sur l'autel
39:26de la rigueur
39:27et de la vérité
39:28vous savez c'est la une du point
39:29qui dit le premier
39:30qui dit la vérité
39:31sera exécutée
39:32donc voilà
39:32il joue ce rôle là
39:34avec un petit espoir
39:36sans doute vain
39:37mais il joue ce rôle
39:38mais c'est vrai
39:39qu'on n'a jamais vu ça
39:40avec un président de la république
39:42qui a fait autant d'erreurs
39:43un wonder boy
39:44qui était quand même
39:44très brillant
39:45Macron
39:45il a réussi à se faire élire
39:47contre toute attente
39:48dans une position
39:49quasi christique
39:50de réinvention de la politique
39:52puis il a tout gâché
39:53et puis Bayrou aussi
39:54il gâche tout
39:55mais j'ai jamais vu
39:56une telle débandade
39:57Richard Berlis
39:58oui j'en viens à me demander
40:00s'il ne s'est pas
40:01trompé sur les français
40:02parce que regardez
40:04Emmanuel Macron
40:05ou François Bayrou
40:05je parle de François Bayrou
40:06Emmanuel Macron
40:08il les a perdus
40:08les français
40:09en tout cas
40:09au delà de son électorat
40:10de son socle
40:11qu'il a toujours
40:11à peu près gardé
40:12entre 20 et 25%
40:13il n'est pas arrivé
40:14jamais à attraper
40:15les autres
40:16et à les garder
40:16François Bayrou
40:17c'est quand même étonnant
40:19ce qu'il a dit
40:19sur cette antenne
40:20dans l'interview
40:21qu'il a donné dimanche
40:22à plusieurs chaînes de télévision
40:23où il lançait
40:24un appel aux français
40:24y compris aux plus jeunes
40:25d'entre eux
40:26sur les réseaux sociaux
40:27comme si les jeunes français
40:29allaient sur les réseaux sociaux
40:31dire
40:31vive Bayrou
40:32vive les 44 milliards
40:34d'économie budgétaire
40:35il y a quelque chose
40:36à la fois
40:37peut-être de pathétique
40:38mais aussi je trouve
40:40d'assez étrange
40:41du point de vue psychologique
40:43il a cru
40:44et peut-être croit-il encore
40:45au moment où on parle
40:46que la dette
40:48que le sort de la France
40:49à titre personnel
40:50je pense qu'il a raison
40:51de tirer le signal d'alarme
40:53et bien que le sort de la France
40:55allait finalement
40:55dépasser les clivages politiques
40:57et qu'il y aurait une espèce
40:58d'insurrection
40:59du civisme financier
41:00budgétaire
41:01je crois pas qu'il ait cru
41:02dans ce cas c'est pire
41:04je pense que peut-être
41:05qu'il prépare effectivement
41:06le trou de souris
41:07de 2027
41:07mais je pense qu'il avait
41:09très bien compris
41:09et très bien calculé
41:10qu'en fait il avait envie
41:12d'arrêter maintenant
41:12plutôt que vous
41:13mais ça c'est méchant
41:13de dire ça quand même
41:14je suis très méchant
41:15mais non mais c'est méchant
41:16mais je pense qu'il avait envie
41:17d'arrêter
41:18et qu'effectivement
41:19en se disant
41:20comment j'arrête
41:20pour me garder
41:22une petite possibilité
41:24de ne pas aller jusqu'au budget
41:25en se disant
41:25que ce serait pas interdit
41:26ce qui est vrai pardon
41:27c'est que quand même
41:28cette décision
41:29dont il subira
41:30sans doute les conséquences
41:31douloureuses lundi
41:31c'est le grand chelème médiatique
41:33en ce moment
41:33il est tous les jours
41:34devant les télés
41:35ça a son importance
41:36quand même
41:37ne l'oublions pas
41:38Laurent Mouleau
41:38d'un dernier mot
41:39sur cette séquence
41:39la déconnexion
41:41vous avez utilisé le bon terme
41:42mais la déconnexion
41:43c'est pas que François Bayrou
41:44c'est Emmanuel Macron
41:45la déconnexion
41:46il passe un mandat
41:48il se fait quand même
41:49réélire dans des conditions
41:50c'est un front républicain
41:51c'est des gens
41:52votent contre le RN
41:54pour l'élire
41:55il n'a pas non plus
41:56il n'a pas été élu
41:56triomphalement
41:57et au dernier
41:59après la dissolution
42:00on sait très bien aussi
42:01dans quelles circonstances
42:01la nouvelle Assemblée nationale
42:03s'est recomposée
42:04avec aussi un front républicain
42:05extrêmement fort
42:06il a nommé aussi
42:07du coup
42:08des premiers ministres
42:09qui n'étaient pas forcément
42:10raccords aussi
42:11avec l'expression démocratique
42:12du pays
42:13donc il y a une déconnexion
42:14extrêmement forte là-dessus
42:16personne en fait
42:17ne nie ou ne dit
42:18qu'il n'y a pas un problème
42:19avec la dette
42:19mais tout le monde
42:20s'interroge
42:21sur la manière
42:22de considérer l'urgence
42:24là-dessus
42:25François Bayrou
42:26dit il y a urgence
42:27il y en a d'autres
42:27qui disent
42:28ça fait 30 ans
42:29que tu nous dis
42:29qu'il y a une urgence
42:30il disait la même chose
42:30en 2007
42:31et il y a des raisons
42:32objectives pour dire
42:32il y a une urgence
42:33relative on va dire
42:35et la deuxième chose
42:36c'est comment la résorber
42:37là on est
42:39quand on regarde
42:39un peu la décomposition
42:40de ce qui a augmenté
42:41la dette depuis
42:42le début d'Emmanuel Macron
42:44on sait très bien
42:44qu'il y a eu le Covid
42:45on sait très bien
42:45qu'il y a eu aussi
42:46les suites de la crise financière
42:47mais on sait très bien
42:48qu'aussi
42:49la guerre en Ukraine
42:49la guerre en Ukraine
42:50il y a eu aussi
42:51la politique fiscale
42:52que je rabâche
42:54à longueur de plateau
42:55j'en suis désolé
42:55mais une vérité
42:56ça se répète
42:57ça compte pour 40%
42:59de l'augmentation
43:00de la dette
43:00en France
43:01quand on est passé
43:02des 1100
43:02ou 3300 milliards
43:04aujourd'hui
43:0540% de cette augmentation
43:07est due
43:07aux aides fiscales
43:09tout compris
43:10je vous fais un truc
43:10très large
43:11et ça ne veut pas dire
43:12qu'il ne faut pas aider
43:13des entreprises
43:13etc
43:13la question c'est
43:14est-ce qu'on s'interroge
43:15là-dessus
43:15là il y a eu
43:16la commission d'enquête
43:17sénatoriale
43:18qui a dit
43:18il y a posé un chiffre
43:19211 milliards
43:20d'aides aux entreprises
43:21tout compris
43:22d'aides fiscales
43:23etc
43:23par an
43:24211 milliards
43:24c'est une petite somme
43:25ou c'est une grosse somme
43:26est-ce qu'on s'interroge
43:27sur à quoi elle a servi
43:28sur quel retour on a
43:29ce que je veux dire
43:30c'est que ça
43:30les français l'ont entendu
43:31depuis des mois
43:32ça ils l'ont entendu
43:33Macron le président des riches
43:34ils l'ont entendu
43:35et ils l'ont vérifié
43:36donc la déconnexion
43:37c'est qu'eux
43:38ils sont encore
43:38sur des logiciels politiques
43:39et économiques
43:40de la vieille France
43:41on va faire des économies
43:42comme nous demande
43:43l'Union Européenne
43:44on rassure les marchés
43:45on ne veut pas
43:46que les taux d'intérêt
43:46etc
43:47ils sont des vieilles logiques
43:48comme ça
43:48mais qui ne répondent plus
43:49aux problématiques d'aujourd'hui
43:50et là la déconnexion
43:52elle est extrêmement forte
43:53et on rappelle cette date
43:54bien sûr du 8 septembre
43:55ce sera lundi prochain
43:56pour ce vote de confiance
43:57des députés
43:58Laurent Moulo
43:59de l'Humanité Magazine
44:00Christophe Jacubizine
44:01des Echos
44:02Sylvie-Pierre Brossolette
44:03Dupont et Richard Verli
44:04du Média Suisse
44:06Blic
44:06toujours avec nous
44:08un tout autre débat
44:09maintenant
44:09dans les informés
44:10quand une relation amoureuse
44:11contraint au licenciement
44:13le français
44:14Laurent Frex
44:14directeur général de Nestlé
44:16le géant de l'alimentation
44:17a en effet dû quitter
44:18ses fonctions hier
44:19à la suite d'une enquête interne
44:20accusé de ne pas avoir
44:21déclaré une relation amoureuse
44:23avec l'une de ses subordonnées
44:25une telle situation
44:26serait-elle possible en France ?
44:27Non
44:27répond Caroline Diar
44:29professeure associée
44:29au département
44:31droit des affaires
44:31et RH
44:32de l'école de management
44:33TBS Éducation
44:34En France
44:36il y a deux grands principes
44:37le respect
44:38de la vie privée
44:39du salarié
44:40et le respect
44:41des libertés individuelles
44:42donc on ne peut pas
44:43contraindre un salarié
44:45par rapport à sa vie personnelle
44:47et il y a même nullité
44:49du licenciement
44:50de jurisprudence
44:51constante
44:52lorsqu'on essaie
44:53de licencier
44:54un collaborateur
44:55pour un motif
44:56tiré de sa vie personnelle
44:58Affaire, on l'a dit
44:59qui concerne
44:59l'EG en Suisse
45:00Nestlé
45:01Richard Verli
45:01est-ce que l'affaire
45:02justement fait parler en Suisse ?
45:04Évidemment
45:04parce que tout ce qui concerne
45:05Nestlé
45:06Nestlé c'est une énorme boîte
45:07une énorme multinationale
45:08et d'ailleurs
45:09qui d'une certaine manière
45:10est associée à la Suisse
45:11à chaque fois qu'on en parle
45:13donc oui
45:13ça fait parler
45:14mais pas sur le thème
45:15de l'indignation
45:16pour deux raisons
45:17je crois
45:18d'abord parce que Nestlé
45:20n'est
45:20malgré ce que je viens de dire
45:22Nestlé n'est pas considéré
45:23en Suisse
45:24comme vraiment une firme
45:24Suisse
45:25c'est avant tout
45:25une multinationale
45:27c'est une énorme multinationale
45:28et dont le fonctionnement
45:29est beaucoup plus proche
45:30des grandes multinationales
45:31américaines
45:31que de certaines entreprises
45:33suisses traditionnelles
45:34et la deuxième chose
45:35c'est qu'en fait
45:36ce qui est en cause
45:36c'est pas tant
45:37le fait d'avoir eu
45:39une relation amoureuse
45:40avec une employée
45:41de la même société
45:42mais de ne pas l'avoir déclarée
45:44alors que le code
45:46la règle de Nestlé
45:47que personnellement
45:47je ne connaissais pas
45:48fait que vous devez
45:49en informer la hiérarchie
45:51surtout lorsque vous êtes
45:52à des positions de responsabilité
45:53donc oui
45:54il y a émotion
45:54émotion à la bourse aussi
45:56le cours de Nestlé
45:57a dévissé
45:58mais il a remonté
45:58en fin de journée
45:59mais pas indignation
46:02de toute manière
46:03on sait que Nestlé
46:04vous savez
46:04l'image de Nestlé en Suisse
46:05c'est que c'est une espèce
46:06d'armée en costume cravate
46:07ce sont des gens
46:08qui sont extrêmement disciplinés
46:10c'est une boîte
46:11avec des règles d'airain
46:12qui sont très respectées
46:13et donc personne ne s'attend
46:15à ce que cette boîte
46:15fasse vraiment preuve d'humanité
46:17ce licenciement
46:17il s'explique en grande partie
46:19par le fait qu'en Suisse
46:20il existe une quasi-liberté
46:22de licencier
46:22sans motif
46:23Christophe Jacobin
46:24c'est ce qui explique
46:26pardon d'ailleurs
46:26un avocat en droit social
46:27dans les colonnes
46:28de votre journal
46:29Les Echos
46:29c'est vrai en fait
46:30il faut comme vous lisiez
46:31c'est sans doute
46:31dans le code de l'entreprise
46:32les règles internes
46:33de divulguer cette relation
46:35alors après
46:36il semblerait
46:38quand on va un peu
46:39dans les coulisses
46:39que c'est un peu plus
46:40complexe que ça
46:41c'est à dire qu'en vérité
46:42tout le monde est au courant
46:42de cette relation
46:43que la personne avec qui
46:44il était à démissionner
46:46d'ailleurs de Nestlé
46:47depuis plusieurs mois
46:48et qu'en fait
46:49on a sans doute
46:49cherché un prétexte
46:50peut-être pour s'en débarrasser
46:52un peu plus vite
46:52et de manière un peu
46:53moins élégante
46:54que ça aurait dû être fait
46:56mais dans le droit Suisse
46:57effectivement
46:57vous pouvez très facilement
46:59licencier quelqu'un
46:59après vous pouvez vous retrouver
47:00au tribunal
47:00mais il n'y a pas de motif
47:01à donner
47:02contrairement au droit français
47:03et en revanche
47:04effectivement
47:04dans les règlements
47:05intérieurs d'entreprise
47:06il peut être prévu
47:08notamment c'est le cas
47:08pour celui de Nestlé
47:10lorsqu'il y a une relation
47:11hiérarchique
47:12effectivement
47:13de déclarer
47:14cette relation
47:14pour pouvoir la vivre
47:16librement
47:16au sein d'entreprise
47:17mais ils avaient pris les devants
47:18encore une fois
47:19elle avait démissionné
47:20elle n'était plus à Nestlé
47:21donc bon
47:22on n'a pas tous
47:24les aspects du dossier
47:25parce qu'on pourrait
47:26se lier à les IOS
47:27mais dans le droit français
47:28il y a plusieurs principes
47:29qui se heurtent
47:31il y a la liberté
47:32d'avoir une vie privée
47:34comme on le souhaite
47:34mais il y a aussi
47:35des règles
47:36à l'intérêt d'une entreprise
47:37défendre les intérêts
47:38d'une entreprise
47:38il peut y avoir
47:39des conflits d'intérêts
47:40c'est normal
47:41quand il peut y avoir
47:42un conflit d'intérêts
47:43qu'on déclare
47:44une relation particulière
47:46avec quelqu'un
47:46qui est sous ses ordres
47:48ou qui est au-dessus de soi
47:49c'est vrai que ça complique
47:51la donne
47:52et il vaut mieux
47:52que ce soit au vu
47:53et au-dessus de tous
47:54parce que sinon
47:55ça peut fausser
47:56quand même le jeu normal
47:57de la direction
47:57d'une entreprise
47:58ces règles-là
47:59paraissent logiques
48:00et déontologiques
48:01vous savez que 10%
48:02des français
48:03rencontrent leur conjoint
48:04sur le lieu de travail
48:0514%
48:06alors ça dépend de l'étude
48:07rendre ça à 10%
48:08c'est un peu plus
48:09d'un sur 10%
48:09à faire monter le chômage
48:10ça risque de faire monter le chômage
48:13Laurent Mouloud
48:14votre regard
48:15effectivement
48:17non non
48:17après je ne veux pas rentrer
48:18dans le débat
48:18entre les règlements internes
48:20des entreprises
48:20qui s'effectuent quand même
48:22dans le cadre de la loi
48:23on ne peut pas faire
48:23non plus n'importe quoi
48:24mais les règlements internes
48:25sont contraignants
48:25je ne connais pas bien
48:27la réglementation suisse
48:28et comment ça se passe
48:30dans les entreprises là-bas
48:31mais évidemment
48:32moi ce que je pense
48:33c'est qu'il y a aussi
48:34chez Nestlé
48:34elle a eu la volonté
48:35d'aller vite
48:35enfin de voler vite
48:36de régler peut-être
48:37un problème aussi
48:38d'image
48:39et de ne pas avoir
48:40un nouveau scandale
48:41sur les pâtes
48:42quand même
48:42Nestlé
48:42c'est quand même
48:43une entreprise
48:43numéro 1
48:44de l'agroalimentaire
48:45270 000 salariés
48:47dans le monde
48:48des investisseurs
48:49qui regardent ça
48:50avec énormément
48:50de prudence
48:52et d'attention
48:53parce que Nestlé
48:53c'est aussi une entreprise
48:54qui a eu des difficultés
48:56qui voilà
48:57face à la hausse des coûts
48:58notamment
48:59du cacao
48:59etc
49:00sur beaucoup de produits
49:01dans lesquels
49:01ils sont présents
49:02dans les secteurs
49:03ils ont dû affronter
49:04beaucoup de difficultés financières
49:05les accusations aussi
49:06sur le compte
49:07les accusations
49:07effectivement
49:08on se rappelle
49:09le coût des pizzas
49:10buitoni
49:10qui ont quand même
49:10coûté la vie
49:11à deux enfants
49:12et le déni
49:13de cette entreprise
49:13là-dessus
49:14ils promènent une image
49:15aujourd'hui
49:16qui n'est pas extrêmement
49:17bonne
49:18et surtout
49:18qui est un peu aussi
49:19en décalage
49:20avec une certaine jeunesse
49:20qui veut des produits
49:22plus sains
49:22etc
49:23la professeure
49:24que l'on entendait
49:24tout à l'heure
49:25qui avait été interviewée
49:26sur France Info
49:27aujourd'hui
49:27disait qu'elle était
49:28un peu étonnée
49:29d'un point de vue légal
49:30ou juridique
49:31mais pas d'un point de vue
49:31réputationnel
49:32comme elle le dit
49:33tout à fait
49:33et là je pense
49:34qu'il y a un enjeu
49:35réputationnel
49:36qui se joue aussi
49:37de montrer
49:37une certaine exemplarité
49:38vis-à-vis des salariés
49:39de Nestlé
49:40mais aussi vis-à-vis
49:41de tout le monde
49:41en disant
49:42ils ne tergiversent pas
49:43avec ça
49:43ça rattrape aussi
49:45on sait qu'ils ont été
49:46embarqués dans des affaires
49:47de lobbying
49:47c'est intense
49:48c'est un peu
49:49ordre moral
49:50de dire
49:50on se met à la parole
49:51de dire
49:51qu'on ne va pas avoir
49:54un moment
49:55où elle n'entraîne
49:56pas des conflits
49:57d'intérêts
49:57et qu'on l'a dit
49:58entre 10 et 14%
49:59des Français
49:59rencontrent leurs conjoints
50:00sur le travail
50:00ah non mais
50:01j'ai pas dit
50:02que j'approuvais
50:02je vous rassure
50:04j'ai juste dit
50:04que derrière
50:05il y a une stratégie
50:05aussi de communication
50:06qui est en place
50:07dans laquelle
50:08il ne faut pas penser
50:09qu'ils ont fait ça
50:10sur un coup de tête
50:10et juste pour ces raisons-là
50:12comme de plus en plus
50:12de boîtes
50:13il y a maintenant
50:14le washing de réputation
50:17alors on utilise tout
50:18on est colo
50:19on est féministe
50:20on est un peu
50:22ordre moral
50:22et rigoriste
50:23pour les images
50:24des boîtes
50:24c'est tellement important
50:25même pour leur bilan
50:27et leur cours de bourse
50:27qu'effectivement
50:29pour masquer
50:29d'autres scandales
50:30on a l'air d'être
50:31absolument plus
50:32plus royaliste
50:33que le roi
50:34dans d'autres domaines
50:35exactement
50:35il y a un côté victime
50:36de toute manière
50:37ça confirme
50:37tout ce qu'on vient de dire
50:38Nestlé n'est pas
50:39c'est une très belle boîte
50:41c'est une
50:41vous l'avez dit
50:42les chiffres de 269 000
50:43employés
50:44qui intervient
50:45dans le monde entier
50:46mais c'est pas une boîte
50:47qui est aimée
50:48Nestlé
50:49et même en Suisse
50:50on la respecte
50:51par sa puissance
50:52on l'admire
50:53pour certains
50:54pour ses résultats financiers
50:55lorsqu'elle en a
50:56mais c'est pas une boîte
50:57qui est aimée
50:58ça veut dire que les consommateurs
50:59en Suisse ou ailleurs
51:00ça les intéresse
51:01de savoir
51:01s'il y a cette relation
51:03quelle qu'elle soit
51:04pour acheter les produits
51:05en Suisse
51:05non je crois pas
51:06il y a une grande sensibilité
51:08sur notamment
51:09tous les aspects écologiques
51:10liés à certains produits
51:11liés au cacao
51:11il y a eu d'ailleurs
51:12des scandales
51:13mais il faut savoir
51:13que c'est une boîte Nestlé
51:15qui est complètement corsetée
51:17par l'aspect procédurier
51:18en raison de ça
51:19parce qu'elle est attaquée
51:20dans de nombreux pays
51:22donc le département
51:23juridique de Nestlé
51:25est un département
51:26extrêmement puissant
51:27et cette affaire
51:28avec vous le disiez
51:28des dizaines
51:29centaines de milliers
51:30de salariés
51:31un état dans l'État
51:31en quelque sorte
51:32par contre
51:32n'écartons pas du tout
51:34la possibilité
51:35qu'il y ait eu
51:35un règlement de compte
51:36comme on en voit
51:37dans les grandes multinationales
51:38et qu'on ait utilisé
51:40cette affaire
51:41pour renvoyer quelqu'un
51:42dont on ne voulait plus
51:44ça arrive quand même
51:44dans beaucoup d'entreprises
51:45il était nommé
51:47un an jour pour jour
51:47un an jour pour jour
51:49c'est ce qui m'a étonné
51:50tout le monde a pensé à ça
51:52en disant
51:52ils se sont servis de ça pour
51:54mais c'est vrai
51:55que ça ne faisait qu'un an
51:56qu'il était aux manettes
51:56c'est un ancien de la boîte
51:58quand même
51:59c'est un ancien
52:00justement
52:02ça renforce
52:03ils ne l'ont pas découvert
52:04il y a un an
52:04comme un patron
52:05qui prendrait les Rennes
52:06et qui ferait n'importe quoi
52:07donc c'est assez
52:09je pense qu'il y a un enjeu
52:10aussi effectivement
52:11de vitrine
52:12derrière tout ça
52:12Nestlé
52:13dans les scandales
52:14je veux juste le rappeler
52:15quand même
52:15c'est sur la scandale de l'eau
52:16aux Etats-Unis
52:18comme en France
52:18révélé par l'investigation
52:21de Radio France
52:21exactement
52:22l'eau filtrée
52:24voilà l'eau filtrée
52:25pas de risque sanitaire
52:26mais c'était pas conforme
52:27à l'eau minérale
52:28pas de risque sanitaire
52:29certains disent
52:30qu'il pouvait y en avoir aussi
52:31il y a un débat
52:31voilà
52:32il y a eu aussi
52:33sur les pompages
52:34de nappes phréatiques
52:35c'est aussi un énorme débat
52:36aux Etats-Unis
52:37dans lesquels est empêtré
52:38aussi Nestlé
52:39et ce sera le mot de la fin
52:40pour ce soir
52:41à la une de l'humain
52:43tiens Laurent Mollot
52:43je vous laisse la parole
52:44on revient sur François Bayrou
52:46évidemment avec son discours
52:47que dit-on à la une
52:50du point cette semaine
52:51c'est hyper brossolette
52:51la tragédie française
52:53avec une grande photo
52:54de François Bayrou
52:55et cette citation
52:55le premier qui dit la vérité
52:57sera exécutée
52:58on essaie de défendre
52:59ses idées
53:00à défaut de sa personne
53:00vous nous en parliez tout à l'heure
53:02François Bayrou
53:02est-il à la une des échos demain
53:04pas du tout
53:04c'est une autre programmation
53:06on parle évidemment
53:07de François Bayrou
53:07mais non on parle du Mercosur
53:09parce que ça y est
53:09l'Europe a avancé
53:11elle a publié aujourd'hui
53:12la version de l'accord
53:14avec l'Amérique du Sud
53:15évidemment nous
53:15on s'en réjouit
53:16vous le savez bien
53:17on pense que le libre-échange
53:18fait progresser l'économie
53:20et le niveau de vie
53:22et que c'est un très bon accord
53:23pour l'Europe
53:24et pour la France
53:24et on n'aura pas
53:25les moyens de s'y opposer
53:25parce que comme le texte
53:26était scindé en deux
53:27comme pour celui sur le Canada
53:29il pourrait être adopté
53:30à la majorité
53:31qualifiée des états
53:32donc la France pourra bouder
53:33le Mercosur aura bien lu
53:35à la une des échos
53:36un conseil de lecture
53:37sur le site de Blic
53:37Richard Verli
53:38demain la une du site
53:40sera sur la Chine
53:41avec cette grande parade militaire
53:42vous savez pour le 80e anniversaire
53:44de la capitulation du Japon
53:46et ce sera l'occasion
53:47pour Xi Jinping
53:48de démontrer
53:48que c'est peut-être lui
53:50l'homme le plus puissant du monde
53:51voilà l'actu internationale
53:52et nationale
53:53à la une de tous vos médias
53:55merci à tous les quatre
53:55d'être venus
53:56merci à ceux qui ont préparé
53:58et réalisé cette émission
53:59à réécouter sur le site
54:01et l'appli France Info
54:01les informés qui reviennent
54:03demain matin
54:04très bonne soirée
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