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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va regarder les dernières informations maintenant concernant l'agression au couteau d'une professeure en classe dans un collège de Sanary-sur-Mer.
00:06Hier, un élève de 3e, âgé de 14 ans, Alexis Pluiette, est à Toulon, à proximité du commissariat, où est entendu le jeune homme.
00:15Que sait-on de ses propos auprès des enquêteurs ? Comment a-t-il justifié son acte ? Je mets des guillemets à justifier, expliquer.
00:25Ce qu'on sait, en fait, c'est qu'il a reconnu avoir prémédité l'agression.
00:29En fait, il a dit qu'il avait pris un couteau le matin même dans la cuisine à son domicile avec l'intention de poignarder sa professeure.
00:38J'avais trop de haine, a-t-il dit. En fait, il lui reprochait d'avoir signalé sur Pronote des incidents envers lui.
00:45C'était injuste, selon lui. Il reconnaît avoir porté 4 coups de couteau.
00:50Et en fait, il dit qu'il avait déjà projeté de commettre cette agression la semaine précédente, mais qu'en fait, il y a renoncé parce qu'il a eu peur.
00:57L'autre élément important, c'est qu'il dit qu'il regrette son geste. Il dit qu'il avait une grosse haine envers lui après son geste et qu'il a pleuré toutes les larmes de son corps.
01:10Alors, le procureur de Toulon précise et confirme qu'il n'y a pas de motif religieux, pas de motif politique dans son geste, que l'adolescent n'avait pas consommé de stupéfiants ni d'alcool.
01:20L'adolescent a juste précisé qu'il avait des armes blanches dans sa chambre. C'était stylé, a-t-il dit.
01:27Alors, l'adolescent, il sera déféré demain matin. Le parquet de Toulon devrait requérir l'ouverture d'une information judiciaire pour tentative d'assassinat.
01:36Il va demander le placement en détention provisoire de l'adolescent qui risque 20 ans de réclusion criminelle.
01:43Alexis Pluiette en direct de Toulon pour BFM TV quant à l'enseignante. Elle est toujours entre la vie et la mort.
01:48Oui, et je voudrais interroger Jean-Rémi Girard, qui lui-même est professeur de français. Vous avez des nouvelles ? Elle n'est pas sortie d'affaires.
01:55Non, non, non. De ce qu'on sait, elle n'est pas sortie d'affaires. Et visiblement, elle n'est pas sortie d'affaires pendant au moins cinq jours.
02:01Oui, le pronostic vital est engagé sur les cinq prochains jours.
02:04Le pronostic vital est engagé. Visiblement, il est engagé.
02:05Elle a pris plusieurs coups de couteau.
02:07Oui, quatre coups de couteau, de ce que l'on sait, dont trois à l'abdomen. Et on espère qu'elle va s'en sortir.
02:13Vous êtes tous choqués ?
02:15On est extrêmement choqués. On est abattus. On est aussi en colère. Et puis, à ce côté, ça se répète.
02:22Enfin voilà, c'était printemps dernier, c'était l'assistante d'éducation Mélanie Grappinet.
02:27À la rentrée, on a encore eu une collègue dans le Barin qui a réchappé. On en a eu encore une autre après. Enfin voilà. Et là, c'est...
02:35Quand vous entendez ce qu'il raconte...
02:37Regarde à vue, il avait la haine contre son enseignante pour des remarques sur l'application Pronote.
02:42C'est cette application qui permet de mettre en lien les parents d'élèves, les élèves et les enseignants.
02:49Donc, il voulait se vanger, qu'il a prémédité. Il a pris un couteau dans sa cuisine.
02:52Oui, je voudrais quand même qu'on se rende compte de quoi on parle.
02:55C'est-à-dire qu'on a une professeure qui fait son travail.
03:00Et l'élève était visiblement connu dans l'établissement pour avoir des problèmes de comportement.
03:04Des élèves perturbateurs.
03:05Voilà, perturbateurs.
03:06Et elle se retrouve plantée à coups de couteau parce qu'il avait la haine.
03:12Et qu'accessoirement, il avait des couteaux dans sa chambre parce qu'il trouvait ça stylé.
03:16Il va quand même falloir que l'enquête se concentre un petit peu sur, un, comment ça se passait dans sa tête.
03:21Et deux, qu'est-ce qui se passait aussi dans la famille.
03:23Mathias Tesson, sur le contexte familial, il avait un suivi éducatif.
03:28Un cadre familial compliqué.
03:29Alors, oui.
03:30Et en même temps, non.
03:31Parce qu'en mars dernier, ce même collège fait un signalement sur des suspicions de violences commises par les parents.
03:39Pas sur le jeune homme, mais sur sa petite sœur.
03:42Une enquête est alors ouverte par la justice, dans l'espèce par le parquet de Toulon.
03:47Et cette enquête ne démontre pas qu'il y a bien eu des violences.
03:51Et donc, la conséquence à ce moment-là, en juin dernier, c'est que cette enquête est classée.
03:55Et pour autant, il y a quand même un juge des enfants qui va être saisi en assistance éducative.
04:01Et le 17 septembre dernier, ce juge des enfants ordonne ce qu'on appelle une mesure d'assistance éducative pour cet adolescent.
04:09Probablement parce que les faits de violence ne sont pas caractérisés.
04:12Mais pendant l'enquête, peut-être qu'il a été découvert en contexte familial compliqué, etc.
04:17Et donc, le juge des enfants prononce cette mesure.
04:21Une mesure qui, précisément, était une thérapie familiale.
04:26On ne sait pas si cette thérapie familiale a été suivie ou pas régulièrement.
04:31On a appris qu'un rendez-vous avec les services de la protection judiciaire de la jeunesse devait avoir lieu le 5 février.
04:37Oui, alors c'est effectivement ce qui a été...
04:40C'est ce que nous a appris le ministre de la Justice.
04:42Alors maintenant, on va écouter.
04:47Manifestement, il serait victime dans son domaine familial.
04:49Il est évident que quand il y a un signalement pour violence qui touche un enfant,
04:52et que nous mettons 4 mois pour lui donner un rendez-vous,
04:56oui, effectivement, on pourrait être beaucoup plus efficace pour pouvoir entendre cet enfant, ce mineur,
05:02et pouvoir éviter, en effet, qu'il reproduise des violences.
05:054 mois, c'est trop long.
05:06Du fait de notre mauvaise organisation au ministère de la Justice avec les enfants victimes,
05:10ça ne prémunit pas de tout, mais notre travail au service public de la Justice, c'est d'être plus rapide.
05:14C'est ce que j'essaie de faire depuis un an au ministère de la Justice.
05:15Il y a eu un raté, Abel Bouilly, vous qui êtes éducateur, qui êtes souvent auprès des enfants en difficulté, des jeunes en difficulté.
05:22Il y a eu un raté, mais c'est un raté de la société.
05:25Je pense qu'il n'est pas nécessaire de chercher un raté au niveau de l'école ou au niveau de tel corps éducatif.
05:30Le déclin de la santé mentale des jeunes est en corrélation avec le déclin de la santé mentale des adultes.
05:35Nous vivons quand même dans une société où vous avez 200 000 tentatives de suicide, 9 000 suicides par an,
05:4125 % de la population qui est addict aux antidépresseurs.
05:44Et quand vous évoluez dans un contexte familial compliqué, ce n'est pas évident.
05:48Et lorsque vous avez des enfants perturbés et perturbants, vous avez deux types de caractères.
05:52Vous avez celui qui aime mettre le bordel gratuitement parce qu'il a un problème.
05:56Et vous avez des personnes où cette perturbation est un appel à l'aide, en fait.
06:00Et c'est vrai que c'est extrêmement compliqué, mais en réalité, ce n'est pas aux professeurs de déceler cela.
06:05Quand on voit que dans le milieu scolaire, vous avez une statistique de 0,6 infirmières pour 1 000 élèves,
06:10les psychologues manquent.
06:13Ce n'est vraiment pas évident.
06:14Je vous interromps, mais les élèves perturbateurs, ça a toujours existé.
06:18En revanche, le passage à l'acte, prendre un couteau le matin, arriver à l'école et en pleine classe,
06:25poignarder sa prof, c'était moins fréquent il y a quelques années.
06:30Et là, si on prend seulement l'année 2025, l'effet se multiplie.
06:33Ça se banalise.
06:34Donc là, il s'est passé quelque chose.
06:36Qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de nos enfants ?
06:39C'est quelque chose qui a été redit sur votre plateau et que l'on dit tout le temps,
06:42tous les acteurs de terrain, la mauvaise utilisation d'Internet y est pour beaucoup.
06:45Quand vous avez le cocktail entre le contexte familial compliqué,
06:48la mauvaise utilisation d'Internet, le manque de repères, c'est assez difficile.
06:53Et le manque de prévention.
06:54Souvent, quand on parle de prévention, vous remarquez que tous les acteurs de terrain que vous appelez disent la même chose
06:59ou que vous interrogez alors qu'on ne se connaît pas.
07:01En France, on a négligé l'importance de la prévention parce que les jeunes ont besoin de quoi très rapidement ?
07:06Ils ont besoin d'encourager, mais ils ont besoin qu'on leur donne des facteurs d'identification.
07:10Moi, il y a quelques semaines, je me suis retrouvé dans un lycée privé
07:13où à la fin de mon intervention, j'ai une jeune qui est venue me voir en pleurant pour me remercier
07:17parce qu'elle avait prévu de faire une tentative de suicide le soir même.
07:21Elle n'a même pas pu me l'exprimer avec des mots.
07:23Elle m'a demandé un cahier pour pouvoir l'écrire sur sa feuille.
07:25Mais lorsque votre ministre dit que le risque zéro n'existe pas, c'est ce qu'il a déclaré hier soir,
07:30qu'est-ce que vous lui répondez ?
07:31Ce n'est pas parce que le risque zéro n'existe pas qu'il ne faut pas essayer de diminuer le risque
07:35et qu'il faut surtout faire en sorte qu'il arrête de s'accroître
07:38parce qu'en ce moment, le risque, il augmente régulièrement.
07:42On a appris qu'un enfant de 7 ans a été entendu par la police aujourd'hui
07:47après avoir menacé le directeur d'une école primaire de Pau.
07:52Il a trouvé l'arme, il volait dans l'écartable, il a trouvé l'arme dans un décartable.
07:57Donc il y avait un autre élève qui avait ce couteau et il a menacé le personnel.
08:037 ans, école primaire.
08:05Je ne suis même pas surpris. C'est ça le pire.
08:07Je ne suis même pas surpris.
08:08Mais non, si vous écoutiez, nous on siège au SNALC dans les comités
08:12qui suivent les conditions de travail des collègues,
08:15les professeurs des écoles, 80 à 90% des remontées qu'ils font,
08:19ça concerne les élèves dits éruptifs, les comportements perturbateurs,
08:23ça n'arrête pas.
08:25Nos élèves ne vont pas bien et en fait, nous, on est en bout de chaîne.
08:28Nous, on se prend tout dans la gueule.
08:30On se prend tout dans la figure.
08:31Et en plus, là, ce sont des élèves, ceux qui ont été témoins,
08:34qui ont assisté.
08:35Ils doivent être pris en charge aussi parce qu'ils ont été témoins
08:38de quelque chose d'horrible.
08:39On va aller à Sanary justement, retrouver Victor Pérez-Boucheron
08:43en direct pour BFM TV.
08:44Quelle est l'atmosphère autour du collège ?
08:46Au collège, Victor ?
08:49Oui, exactement.
08:50Voilà 24 heures que le drame s'est produit ici au collège de Sanary.
08:54Ce matin, les grilles de l'établissement qui accueillent 500 élèves
08:57sont restées fermées.
08:59Il y avait néanmoins une petite poignée d'élèves,
09:01souvent accompagnés de leurs parents,
09:03dans une ambiance pesante.
09:04Encore sous le choc après la tentative d'assassinat
09:06d'une professeure d'art plastique hier dans l'après-midi.
09:10Les cours ont donc été annulés.
09:12Une cellule d'écoute psychologique a été mise en place
09:14pour que les parents et élèves qui le souhaitent
09:17bénéficient d'un soutien également ouvert aux corps enseignants.
09:21Plusieurs élèves ont indiqué s'être ressentis mieux
09:23après avoir rencontré les psychologues.
09:25Mais certains admettent toutefois ne plus trop se sentir en sécurité
09:29dans cet établissement.
09:30La Sanary retentira donc demain à 8h30
09:33pour signifier la reprise des cours.
09:35Ce sera la première fois depuis l'incident
09:37qu'élèves et enseignants retourneront au collège.
09:40Victor Pérez-Boucheron avec Jérémy Paolini
09:42en direct de Sanary, en direct du collège.
09:43Alors avant qu'on règle le problème de la santé mentale
09:45de nos jeunes,
09:47Sofiane Aboubecker,
09:48on peut quand même peut-être mieux sécuriser
09:50les établissements scolaires.
09:52Faut-il passer par des portiques
09:54pour protéger les élèves
09:55et le personnel éducatif ?
09:57Alors pas dans tous les établissements scolaires
09:58parce que les analyses de risque
10:00démontrent que ce n'est pas nécessaire
10:02et que ce n'est pas justifié
10:03dans tous les établissements scolaires.
10:04En revanche, dans certains établissements scolaires
10:06qui sont d'établissements scolaires sensibles,
10:08oui, ça pourrait être pas justifié.
10:09Ce n'était pas le cas de ce collège.
10:10Ce n'était du coup pas le cas de celui-là ?
10:11Ce n'était pas le cas de l'établissement
10:13où Agnès Lassalle a été poignardée non plus ?
10:15Ce qui était en fait le cas de visiblement
10:16à peu près aucun des établissements
10:17où ça a eu lieu ?
10:18Je pense qu'il y a un moment
10:18il faut arrêter avec les portiques de sécurité.
10:20Moi, j'en peux plus des portiques
10:21de détection de métaux.
10:22Mais ça ne sert à rien
10:23d'opposer systématiquement
10:25prévention et sécurité.
10:27Vous devez être en sécurité.
10:28Mais j'oppose pas.
10:29Mais si, vous opposez systématiquement.
10:36en train d'opposer
10:37les dispositifs de sécurité
10:38qui sont nécessaires
10:39pour votre propre protection
10:40compte tenu de l'évolution de sécurité...
10:41Ma collègue est dans le coma.
10:42Honnêtement, les portiques
10:43de détection de métaux,
10:44on va arrêter.
10:45Mais pourquoi ?
10:45Parce que par exemple, ici,
10:46quand vous êtes rentré ici
10:47dans le bâtiment...
10:49Je suis rentré seul.
10:49Nous, on fait rentrer
10:50par contre 2000 élèves en 15 minutes.
10:51Attendez, attendez, je termine.
10:52Il y a un portique.
10:53Ça va tenait tout le temps.
10:54Il y a un portique de sécurité.
10:55Il y a un portique de sécurité
10:56quand vous prenez l'avion.
10:57Il y a un portique de sécurité.
10:58Enfin, je veux dire,
10:59il y en a à peu près partout
11:00maintenant parce qu'il faut bien
11:01se protéger.
11:01L'éducation nationale,
11:02ce n'est pas un aéroport.
11:03L'éducation nationale,
11:04c'est des élèves
11:04qui rentrent par plusieurs centaines
11:05en 15 minutes
11:07sans les personnels.
11:09Et, excusez-moi,
11:10il commence les bâtiments.
11:11On balance le couteau
11:12par-dessus la grille.
11:12On va le rechercher
11:13de l'autre côté.
11:13Bien sûr, on peut toujours détourner.
11:15C'est pas ça.
11:17C'est pas le couteau.
11:18C'est ce qui se passe
11:19chez la personne qui le tient.
11:20C'est là.
11:21C'est juste chez l'enseignant.
11:23Qu'est-ce qu'on peut imaginer
11:24comme dispositif ?
11:25Arrêtez de taper
11:25sur les enseignants
11:26alors qu'une de nos collègues
11:27s'est faite agresser.
11:28Non, mais monsieur,
11:29je ne suis pas en train
11:29de taper sur les enseignants.
11:30Il y a toujours des enseignants
11:32qui ne veulent pas,
11:32qui opposent,
11:33qui se servent.
11:33Vous êtes en train
11:34de dénirer pour rien.
11:35Ça ne sert à rien.
11:35On est en train de débattre
11:36calmement, si vous voulez.
11:37Ça fait depuis 2004
11:38qu'on en parle des portiques
11:39de dégâts.
11:40Ça existe dans certains établissements.
11:41Non, ça n'existe pas.
11:43Ils ne marchent pas.
11:44Ils ne sont pas en fonction.
11:46Laissez le terminer.
11:47En matière de sécurité,
11:48c'est ce qu'on peut mettre en place.
11:49C'est des dispositifs
11:50qui sont calés, grosso modo,
11:52en fonction
11:52de l'établissement scolaire.
11:53Donc, on peut avoir,
11:54on va encore faire hurler,
11:55mais des dispositifs
11:56de vidéoprotection
11:57à l'extérieur d'établissements
11:59pour pouvoir détecter
12:00des anomalies.
12:01On peut avoir, effectivement,
12:02des personnels de sécurité
12:03formés à l'intérieur
12:05des établissements,
12:05ce qui n'est malheureusement
12:06pas totalement le cas aujourd'hui.
12:08Et puis, effectivement,
12:09il faut remettre
12:10à l'intérieur d'établissements
12:11du personnel en santé mentale.
12:13Il faut des fouilles.
12:14Parce que là,
12:14les fouilles,
12:15elles sont aléatoires.
12:15Oui.
12:16Par exemple,
12:16dans cet établissement,
12:17on a appris qu'il n'y avait pas
12:18eu de fouilles depuis la rentrée.
12:19Est-ce qu'il faut,
12:20depuis septembre,
12:21est-ce qu'il faut des fouilles
12:22systématiques tous les matins
12:23fouiller les sacs des enfants ?
12:26Moi, je me souviens,
12:26on avait des fouilles
12:27quand j'étais gamin à l'école.
12:28C'était assez régulier.
12:29Ça ne posait pas de difficultés.
12:30Enfin, on n'avait pas
12:30de difficultés particulières.
12:31Vous êtes d'accord
12:32avec les fouilles ?
12:33Mais qui les fait ?
12:34Il y a toujours quelqu'un
12:35devant l'établissement.
12:36Qui ?
12:37Ben ici.
12:38Qui les fait ?
12:38Dans un établissement.
12:39On n'a pas le droit
12:40de faire des fouilles.
12:41Vous pouvez demander
12:42à l'élève d'ouvrir le sac.
12:43Et du coup,
12:44on va voir l'opinel ?
12:46Donc, il ne faut rien faire.
12:46Dans un sac avec trois poches ?
12:48Mais non, bien sûr que non.
12:48Il ne faut pas rien faire.
12:49Alors justement,
12:49si on voyait l'opinel,
12:50il ne s'agit pas
12:51de la sécurisation
12:52des établissements.
12:53Au SNAP,
12:53on est entièrement d'accord.
12:54Les caméras pour voir
12:55ce qui se passe devant
12:55l'établissement, etc.
12:56On a toujours été pour.
12:58Il n'y en a pas de souci là-dessus.
12:59Pourquoi du coup,
12:59cette levée de boucliers
13:00et les portiques de sécurité ?
13:02C'est le truc
13:03que tous les politiques
13:04nous ressortent à chaque fois
13:05que ça se passe.
13:05Mais François Beyrou,
13:06à l'époque,
13:06en avait parlé.
13:07Mais le portique,
13:08il est là pour...
13:09On l'a même sorti
13:11quand Mélanie Grappinet
13:12a été assassinée
13:13devant le collège.
13:14On parlait des portiques
13:15de sécurité.
13:15Peut-être qu'on pouvait
13:16le tester.
13:17Mais on l'a testé
13:18dans la région Ronal
13:19pour la tester.
13:20Ils sont plus en activité.
13:20On ne peut pas les faire conserver.
13:21Il est là pour déceler
13:22des objets métalliques.
13:23On est bien d'accord.
13:24Il y a des couteaux en céramique.
13:25Est-ce qu'on va dire
13:25aux élèves
13:26de ne plus amener de compas,
13:27de ciseaux,
13:28de cutters ?
13:29Qu'est-ce qu'on va dire ?
13:29Vous imaginez
13:31les clés de la maison ?
13:33Comment est-ce qu'on fait ?
13:33Encore une fois,
13:34mon propos,
13:34c'est de dire
13:35que dans certains établissements,
13:37il est justifié
13:37d'avoir ce qu'on appelle
13:38de l'inspection de filtrage.
13:39Ça ne veut pas dire
13:39uniquement des portiques
13:40de sécurité.
13:40Mais si le couteau
13:40est en céramique,
13:42il passera ?
13:42Ça ne veut pas dire
13:43uniquement des dispositifs
13:45de portiques.
13:46Ça veut aussi dire
13:47des scanners
13:47pour garder ce qu'il y a
13:48à l'intérieur.
13:49Pourquoi ?
13:49Parce qu'un couteau
13:50en céramique,
13:51on va pouvoir le détecter.
13:52Et en fait,
13:52il y a des établissements
13:53scolaires aujourd'hui,
13:53je suis désolé,
13:54dans lesquels...
13:55C'est juste aux Etats-Unis,
13:56ça existe dans le pays.
13:57C'est la réalité.
13:58Si on prend le cas de figure
13:59dans un collège,
14:00vous demandez
14:01d'ouvrir un sac
14:01et vous tombez sur...
14:03On le fait.
14:03Qu'est-ce que vous faites ?
14:04Comment ça se passe ?
14:05Quelle est la procédure ?
14:06Dans ces cas-là,
14:06on appelle la gendarmerie
14:07ou la police.
14:08Immédiatement.
14:09Le chef d'établissement
14:10appelle la police
14:11ou la gendarmerie
14:11parce que c'est lui
14:12qui va...
14:12C'est le gendarme
14:13ou le policier
14:13qui va pouvoir fouiller,
14:15qui va pouvoir même
14:16amener l'élève
14:17au commissariat.
14:18On prenez le couteau quand même.
14:19On prend le sac, oui.
14:21On prend tout le sac,
14:21on ne prend pas que le couteau.
14:22D'accord.
14:23Merci d'avoir été avec nous.
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