- il y a 6 mois
DB - 01-09-2025
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00:00:00Musique
00:00:30Musique
00:01:00Et bien, chers téléspectateurs, le violon d'Ingres vous présente ce soir un nouveau concurrent, Marcel Piedsbois.
00:01:15Je vais donc pendant quatre semaines avoir à la fois le...
00:01:18... et torturer. Je veux dire de vous interroger sur votre violon d'Ingres.
00:01:25Je vous rappelle, mais c'est inutile je pense, je vous rappelle que...
00:01:30... de ces quatre semaines, vous n'avez fait aucune erreur. C'est une somme de...
00:01:34... 40 000 nouveaux francs.
00:01:36Je vois que vous êtes au courant.
00:01:38Et bien, remplissons d'abord pour les téléspectateurs une petite fiche de renseignement.
00:01:43Vous vous appelez donc Marcel Piedsbois.
00:01:45Oui.
00:01:45Vous avez...
00:01:4630 ans.
00:01:49Oui.
00:01:51Qu'attendez-vous pour vous marier ?
00:01:54Les 40 000 nouveaux francs.
00:01:56Ah !
00:01:57Mais vous avez...
00:02:00... qui doit vous regarder en ce moment avec émotion ?
00:02:02Non, pas avec émotion.
00:02:05Ah !
00:02:06Vous attendez d'avoir les 40 000 nouveaux francs pour lui parler.
00:02:13Je vois que vous êtes au courant.
00:02:15Et bien, nous disons donc...
00:02:16Marcel Piedsbois, 30 ans...
00:02:19Huissier.
00:02:22Enfin, employé à la réception, aux usines Sigma.
00:02:26C'est une usine d'appareils de télévision, il me semble.
00:02:29Oui.
00:02:29En somme, vous êtes un peu du bâtiment.
00:02:32Un peu, de coup.
00:02:33Et bien, il est temps de dire maintenant aux téléspectateurs, quel est votre vieux nom dingue ?
00:02:38Homer.
00:02:41Homer.
00:02:41Vous avez bien entendu.
00:02:43À ces moments perdus, M. Piedsbois...
00:02:45Ce ne sont pas des moments perdus.
00:02:47Naturellement.
00:02:49Piedsbois étudie Homer.
00:02:52Le poète grec.
00:02:54Le chanteur de l'Iliade et de l'Odyssée.
00:02:57L'historien de la guerre de Troie.
00:02:59Je vous avertis, c'est précisément sur la guerre de Troie que je vous interrogerai aujourd'hui.
00:03:05Bon.
00:03:06Et maintenant, une dernière question personnelle intéressera les téléspectateurs.
00:03:12Comment et où avez-vous, si j'ose dire, rencontré Homer ?
00:03:19Dans le métro.
00:03:21Dans le métro ?
00:03:23Oui.
00:03:23J'ai trouvé un Homer qui traînait sur une banquette, oublié sans doute par un étudiant.
00:03:35J'avais fini mon journal, j'ai ouvert le bouquin, j'ai trouvé ça superbe.
00:03:43C'était une traduction.
00:03:44Oui, évidemment, mais...
00:03:46Après, vous avez appris le grec.
00:03:47Oui.
00:03:48Et vous avez eu le temps.
00:03:49On trouve toujours le temps de faire ce qu'on aime.
00:03:53C'est vrai.
00:03:54Et puis, comme huissier, vous devez avoir quelques loisirs.
00:03:57Oui.
00:04:01Je vous vois d'ici.
00:04:03Un oeil sur Sparte, Ménélas, la belle Hélène, l'autre sur l'usine Sigma.
00:04:09Je vous vois d'ici.
00:04:39Bonjour, Marcel.
00:04:41Oh, ça s'est bien passé, dis donc.
00:04:44Lucienne, tu as vu Marcel hier soir à la télé ?
00:04:48Lucienne demande qui vous avez envie avec les 40 000 francs.
00:05:00J'avais jamais entendu parler de cette gare de Troyes.
00:05:03Oh, je connaissais Troyes en Champagne.
00:05:06Oui ?
00:05:08Bonjour, M. Chabat.
00:05:08Vous êtes déjà là ?
00:05:10Depuis 6 heures ?
00:05:12On ne vous dérange pas ?
00:05:14Bon.
00:05:16Vous avez entendu ?
00:05:17Il est là depuis 6 heures.
00:05:18Comme tous les matins.
00:05:20Ah, il est fou.
00:05:22Qu'est-ce qu'on disait ?
00:05:24Ah oui, votre guerre ?
00:05:25C'est ça.
00:05:26C'est vieux.
00:05:28Ici la Sigma ?
00:05:30Non, M. Chabat, c'est en conférence.
00:05:33Puis-je prendre un message ?
00:05:35De rien, monsieur.
00:05:36Et c'est vraiment une femme, Hélène ?
00:05:41Il y avait d'autres raisons, va ?
00:05:44Mais ça a été la goutte d'eau.
00:05:47La goutte d'eau qui a fait déborder l'enfort.
00:05:51C'était le bon temps.
00:05:53On n'imaginerait pas maintenant.
00:05:56Ici la Sigma ?
00:05:59M. Chabat.
00:06:02Je ne sais pas, monsieur.
00:06:04Puis-je prendre un message ?
00:06:07De rien.
00:06:09Comme d'habitude, c'est à croire qu'il est tout seul dans la boîte.
00:06:12Mais il est tout seul.
00:06:13Les autres sont des...
00:06:14Choutez-vous, les voilà.
00:06:15C'est une guerre.
00:06:20Tu vois ça ?
00:06:21Deux tics qui se battent pour une femme, ça se fait déjà rare.
00:06:24On est évalués.
00:06:29Vous téléphonerez au commissariat de police qu'on chasse ce musicien.
00:06:33Il est inadmissible qu'on laisse traîner de la musique dans les rues.
00:06:40Ah, ancien homme célèbre.
00:06:42Monsieur.
00:06:43Vous êtes au courant ?
00:06:43Oui, naturellement, monsieur.
00:06:44Vous prierez le chef du personnel de congédier ce garçon à la fin du mois.
00:06:47Bien, monsieur.
00:06:48Mais monsieur.
00:06:49Vous pensez en tir que vous appreniez le grec pendant vos heures de service ?
00:06:53Le grec.
00:06:55C'est incroyable.
00:06:56La Sigma n'a pas besoin de pitres, mon garçon.
00:06:58C'est une entreprise à la...
00:06:59Il a consacré toutes ses forces.
00:07:01Monsieur la Sigma, excusez-moi, je ne peux pas l'éranger, monsieur Chabat.
00:07:05Monsieur Chabat, c'est déjà là ?
00:07:06Oui, depuis ce matin, 6 heures, monsieur, paraît-il.
00:07:09Monsieur Chabat devrait vous servir d'exemple.
00:07:12Vous servir d'exemple à tous.
00:07:13S'il ne vit que pour la Sigma.
00:07:17Ah ben, quoi ?
00:07:18Que se passe-t-il ?
00:07:19Enfin, ce type d'ascenseur n'est jamais en panne.
00:07:21Donc celui-ci ne peut être en panne.
00:07:23Certainement.
00:07:23Quelque chose fait qu'il ne fonctionne pas, mais il ne peut être en panne.
00:07:26Alors que faire ?
00:07:26Prendre l'escalier, monsieur le Président.
00:07:28C'est un...
00:07:29Enfin, où est-il cet escalier ?
00:07:31Par ici, monsieur le Président.
00:07:40Le garçon a un mauvais esprit.
00:07:42C'est un signe.
00:07:59L'ascenseur en panne, c'est un signe.
00:08:04De quoi ?
00:08:06D'ommer.
00:08:07Il y a toujours des signes.
00:08:10C'était peut-être le signe que vous mettez à la porte ?
00:08:13Peut-être.
00:08:15Ou alors...
00:08:16Oh, il vous travaille vraiment, votre Homer.
00:08:19C'est une qualité brûlante.
00:08:21Vous savez, il se passe toujours les mêmes choses.
00:08:24Vous croyez ?
00:08:25Oui, seulement...
00:08:29...de costumes.
00:08:31Mais comment ça s'est passé, cette guerre ?
00:08:34C'est bien simple.
00:08:37Il y avait un spa, en Grèce.
00:08:42Un petit roi qui s'appelait Ménéla.
00:08:53Tournez-moi.
00:08:55Bonjour !
00:09:01Alors, ça monte ?
00:09:18Ah, mais naturellement !
00:09:19Je peux te dire que...
00:09:20Allô, mariée ?
00:09:23Dis-donc, mon vieux, il y avait un petit ou dans votre dessin.
00:09:25Ah oui, si je ne m'en étais pas aperçu.
00:09:27Faites attention, hein.
00:09:33Je peux te dire que ça montra encore que le Sigma Color sortait.
00:09:36T'as fini, dis-donc.
00:09:42Eh, oui.
00:09:45Vous avez compté le temps que vous avez mis pour tracer trois...
00:09:48Vous aviez commencé une phrase, j'attendais que vous la finissiez.
00:09:54Et passer trois mois d'avance sur mes prévisions.
00:09:55Ah, c'est formidable.
00:09:57Maintenant, si ça ne te fait rien...
00:10:00Ah, dis-je...
00:10:03C'est ton déjeuner ?
00:10:05Non, mais comme je serais arrivé de bonheur, tu sais...
00:10:07Je pourrais te poser une question ?
00:10:15Oui, mais en vitesse, alors, hein.
00:10:17Ça t'amuse ?
00:10:18Quoi ?
00:10:20De cravacher comme ça ?
00:10:22Oui, bon...
00:10:23J'imagine qu'à la fin du mois, tu en touches un paquet.
00:10:26Ça, c'est normal, sans toi, la boîte.
00:10:29J'en voudrais pas, David.
00:10:31Eh bien, ça tombe bien, on te l'offre pas.
00:10:37Qu'est-ce que t'en fais de ton fric ?
00:11:00Tu le places ?
00:11:05Ou alors...
00:11:07Ou alors tu...
00:11:08Non, mais...
00:11:12Et ta femme, qu'est-ce qu'elle en dit ?
00:11:14Excuse-moi.
00:11:18Non, parce que...
00:11:19Non, parce que la mienne de femme...
00:11:22La mienne de femme est...
00:11:26Non, excuse-moi.
00:11:35Alors, voulez-vous signaler que mon numéro personnel,
00:11:44Molitor 11-22, doit être en dérangement ?
00:11:47Oui, ça ne répond pas, il y a sûrement quelqu'un.
00:11:49Merci.
00:11:49Mon cher Chabas...
00:11:59Pardon, pardon, monsieur le président.
00:12:01Oui.
00:12:01C'est pour téléphoner chez lui qu'il a demandé une ligne directe.
00:12:13Il a prétendu que c'était plus intime.
00:12:16Coup, 2170 francs l'an dernier.
00:12:19Mais comme dans la même année, il a travaillé une moyenne de 71 heures par semaine, il m'a paru difficile...
00:12:24Ben oui, certainement.
00:12:25Excusez-moi, j'avais un chiffre à donner.
00:12:27Mon cher Chabas...
00:12:28Ah !
00:12:29Historie du Sigma Color.
00:12:31Ah, mais nous allons être en avance, alors.
00:12:34Mon cher Chabas...
00:12:35Pardon.
00:12:37Allô ?
00:12:38Ah non, c'est impossible, il y a sûrement quelqu'un.
00:12:40Oui, merci.
00:12:42Pardon.
00:12:43Mon cher Chabas...
00:12:47L'inspection, vous êtes de ceux qu'on ne contrôle pas.
00:12:52Non, seulement, j'avais refus nos avions pour vous.
00:12:54Une nouvelle, et sachant combien votre temps est précieux, alors nous sommes venus...
00:12:58Je suis confus.
00:12:58Allez, une excellente nouvelle se précise.
00:13:01Oui, certainement.
00:13:02Voilà.
00:13:03Vignal nous quitte pour raisons de santé.
00:13:06Alors vous devinez maintenant la bonne nouvelle, hein ?
00:13:08Vous êtes directeur technique.
00:13:10Vignal vous mettra au courant avant de nous quitter.
00:13:13Êtes-vous satisfait ?
00:13:14Bien sûr, monsieur.
00:13:17Juste récompense de votre travail, Chabas.
00:13:19Allez, venez.
00:13:19Le travail est toujours récompensé.
00:13:24Pauvre Vignal.
00:13:31C'est la jungle.
00:13:35Moreau ?
00:13:37Des fois, mon vieux, si c'est pas un discret, combien gagnait ?
00:13:39Enfin, je veux dire, combien gagne Vignal ?
00:13:42Ah non, non, non, non, non, merci.
00:13:44Alors, ça vient ce moniteur, oui ?
00:13:52Je viens pas vous mettre au courant, vous en savez sûrement autant que moi.
00:14:12Ah, sûrement pas, monsieur Vignal.
00:14:22Mais il y a une chose que vous semblez ne pas savoir, une chose importante.
00:14:27Je vous vois, Chabas.
00:14:34Vous arrivez le matin à 6 heures, vous partez tard le soir.
00:14:38Souvent, vous venez le samedi.
00:14:40Pourquoi ?
00:14:41Vous voulez arriver ?
00:14:42Oui, bon, je sais, j'ai fait comme vous, allez, Chabas.
00:14:44Eh bien, vous voyez, je suis arrivé.
00:14:47Oui.
00:14:47Une vie de travail, dira le président devant mon cercueil.
00:14:51Eh, pauvre crétin.
00:14:53Je voudrais que vous n'oubliez pas de vivre, Chabas.
00:14:56Vous m'entendez ?
00:14:57De vivre.
00:14:58Mais je vis, monsieur.
00:14:59Ah oui.
00:15:00Mais pour qui ?
00:15:01Pour la Sigma.
00:15:01Non, monsieur, pour...
00:15:03Héléna ?
00:15:05Comment ?
00:15:07Et puis ce que je vous dis...
00:15:08Excusez-moi, je vous en prie.
00:15:18J'ai peur que...
00:15:19Héléna.
00:15:27C'est pas joli, non ?
00:15:31Ménélas avait épousé une certaine Hélène.
00:15:35Elle était d'une grande beauté.
00:15:41Ménélas l'adorait.
00:15:42Vous sortez, monsieur ?
00:15:43Apparemment.
00:15:44Si on vous demande.
00:15:46Mais qu'est-ce qu'il a ?
00:15:47Oh.
00:15:49Mais, un bon jour, Ménélas rentra chez lui et...
00:15:59Hé, là !
00:16:05Hélène ?
00:16:09Hé, là !
00:16:10Merci.
00:16:40Merci.
00:17:10Merci.
00:17:41Vous savez où il est ?
00:17:42Chez lui, sans doute.
00:17:45L'appartement de M. Chabas.
00:17:47Oui, je suis dans son bureau.
00:17:50Elena ?
00:18:01Je vais vous demander d'aller voir.
00:18:02Mais oui.
00:18:03Non, non, non.
00:18:05Non, j'y vais moi-même. Je me demande.
00:18:10Hélène avait filé avec un certain Paris.
00:18:34Elena, je n'en crois pas mes yeux.
00:18:38Vous, ici, chez moi.
00:18:42Vous me l'avez bien demandé.
00:18:44Oui, oui.
00:18:45Oui, mais...
00:18:49C'était trop vite.
00:18:52Elena.
00:18:56Elena ?
00:18:59Chabas.
00:19:00J'ai salé, mais comme la porte était ouverte, je me suis permis...
00:19:10Si vous êtes souffrant, c'est une catastrophe, je ne vous le cache pas.
00:19:14Enfin, si vous ne l'êtes pas, vous savez mieux quoi que le travail...
00:19:18Il est inadmissible.
00:19:20Il est inadmissible.
00:19:22Le travail...
00:19:24Enfin, convenez pourtant que j'ai le droit de savoir, hein ?
00:19:27Juste.
00:19:29Lisez.
00:19:30Par exemple.
00:19:31Oui, évidemment.
00:19:32Évidemment.
00:19:33Évidemment.
00:19:34C'est...
00:19:35C'est ennuyeux, mais enfin quoi, ce n'est pas une raison.
00:19:36Voilà d'ailleurs plus de deux heures que vous avez reçu cette lettre.
00:19:39C'est...
00:19:40Évidemment.
00:19:41Évidemment.
00:19:42C'est...
00:19:43C'est ennuyeux, mais enfin quoi, ce n'est pas une raison.
00:19:45Voilà d'ailleurs plus de deux heures que vous avez reçu cette lettre.
00:19:47C'est...
00:19:49Écoutez, je vous laisse encore l'après-midi pour souffrir, hein ?
00:19:51Mais demain...
00:19:52Écoutez, je vous laisse encore l'après-midi pour souffrir, hein ?
00:19:56Mais demain...
00:19:58Le travail aussi et la grande consolation.
00:20:01Crétin.
00:20:03Quoi ?
00:20:05Avignel avait raison.
00:20:06Mais ça passe...
00:20:07Vous oubliez que vous parlez.
00:20:08Là, rien.
00:20:09Mais je suis...
00:20:10Pour moi, plus rien.
00:20:13Quoi ?
00:20:14Je vous colle ma démission, bien entendu.
00:20:16Mais vous êtes fou !
00:20:18Du tout.
00:20:19Raisonnable.
00:20:20Parce que votre femme s'en va.
00:20:21Vous n'allez tout de même pas me...
00:20:22Si.
00:20:24Bah, elle reviendra.
00:20:27Vous la connaissez pas.
00:20:30Si elle est partie...
00:20:31Si elle est partie, c'est que ça n'est pas une femme convenable.
00:20:35Vous croyez qu'on aime une femme parce qu'elle est convenable ?
00:20:40Je ne comprends pas.
00:20:45Monsieur le Président,
00:20:46Je fais dans votre boîte depuis cinq ans...
00:20:49Mais l'admiration de tous.
00:20:51L'imbécile.
00:20:54Arrivé le premier.
00:20:56Parti le dernier.
00:20:57Mais vous étiez...
00:20:59Royalement payé.
00:21:00Mais vous allez l'être encore plus.
00:21:03Je vais vous faire un avoué.
00:21:06Il y a deux choses au monde que je déteste.
00:21:09L'argent d'abord...
00:21:11Il travaille.
00:21:12Surtout le travail.
00:21:14Mais...
00:21:15Vous plaisantez, non ?
00:21:16Ça vous étonne que je vous dise ça, non ?
00:21:19Moi qui travaillais...
00:21:22J'ai horreur du travail.
00:21:23Je le vomi littéralement.
00:21:25Enfin, le père Vignard a raison.
00:21:26La noblesse du travail, sa beauté attrape Nigo.
00:21:29C'est une punition comme la prison.
00:21:30Ça n'est pas plus honorable.
00:21:32Lisez la Bible.
00:21:34Une punition.
00:21:35Alors expliquez-moi.
00:21:37Pourquoi je travaillais ?
00:21:38Ouais.
00:21:42Il y a peut-être une chose qui le sauve le travail.
00:21:46C'est de le faire...
00:21:48Pas pour soi.
00:21:50Pour les autres.
00:21:53Pour une autre.
00:21:56Les gens qui croient en Dieu travaillent pour lui.
00:22:01Il y a moi qui croyais seulement en Hélénas.
00:22:03Je travaillais pour elle.
00:22:11Alors vous la connaissez, elle est si belle.
00:22:15C'était agréable de lui donner de quoi entourer cette beauté.
00:22:19Des bijoux, des fourrures.
00:22:23Elle aimait ça d'ailleurs et...
00:22:24Et moi j'aimais...
00:22:25Enfin, j'en passe.
00:22:26C'est impossible.
00:22:27La place de Vignal.
00:22:28Hein ?
00:22:2910 000 francs par mois.
00:22:30Un bungalow pour elle dans le millier.
00:22:34Je n'ai pas une bien forte santé alors dans quelques années.
00:22:35Prenez votre temps, allez.
00:22:36Un bungalow pour elle dans le millier.
00:22:37Je n'ai pas une bien forte santé alors dans quelques années.
00:22:39Prenez votre temps, allez.
00:22:40Je n'ai pas une bien forte santé alors dans quelques années.
00:22:46Mais prenez votre temps, oui.
00:22:47Je n'ai pas une bien forte santé alors dans quelques années.
00:22:48Prenez votre temps, allez.
00:22:49Je n'ai pas une bien forte santé.
00:22:51Je n'ai pas une bonne idée.
00:22:52Je n'ai pas une bonne idée.
00:22:53Je n'ai pas une bonne idée.
00:22:54Je n'ai pas une bonne idée.
00:22:55Enfin, chabas, je vous en conjure, au nom de...
00:23:01Au nom de quoi ?
00:23:03Vous voyez ?
00:23:10Voilà des histoires pour...
00:23:12Hélène, unique entre les femmes, Hélène aux longs cheveux, à la robe brillante.
00:23:25Ah ! Quelle robe !
00:23:32Son visage était pareil à celui des immortels.
00:23:36Ça doit être exact.
00:23:38Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:23:41Ménélas avait des amis.
00:23:45Remarquez, ça n'est peut-être pas uniquement par amitié...
00:23:50Convoquez le conseil pour 14 heures. C'est très urgent. Conseil extraordinaire.
00:23:54Bien, Monsieur.
00:23:56Invraisemblable, votre histoire.
00:24:01Voilà la situation.
00:24:03Au moment où notre concurrente, la télé-union, n'attend qu'un geste de faiblesse de notre part pour nous sublanter,
00:24:08au moment où ce garçon met la dernière main à un procédé en couleur qui va révolutionner notre industrie...
00:24:13Vous ne pourrez pas croire qu'il abandonne une situation de 6 000 francs pour une femme.
00:24:18Mais cela m'a paru, à moi aussi, incroyable.
00:24:21La situation de 6 000 francs par mois ne compte pas les rues.
00:24:24Tandis que les femmes...
00:24:26Mon cher administrateur, je vous prierai de considérer la situation avec la gravité qu'elle comporte.
00:24:32Vous ne pensez pas qu'il va entrer à la télé-union ?
00:24:35Mais j'y ai pensé.
00:24:38Que Chabas ne soit un excellent comédien.
00:24:41Non, j'ai renoncé à cette idée.
00:24:44Eh bien, dans ces conditions.
00:24:46Faisons notre deuil de ce garçon.
00:24:48Mon cher administrateur, vous nous honorez de trop peu de présence et d'attention.
00:24:54S'il en avait été autrement, vous auriez pu constater que ce Chabas, c'est la chabas...
00:24:59Qu'il est indispensable que son départ représente...
00:25:03Mon cher président, si vous aviez tenu le conseil plus au courant de la marche de cette affaire, je me serais permis de vous dire, il faut veiller à ce que nul ne prenne trop d'importance, à ce que...
00:25:18Mon cher collègue n'en venit m'en parler.
00:25:22Vous avez raison.
00:25:24On ne peut rien changer au passé.
00:25:26Ni d'ailleurs au présent.
00:25:28Ça n'est pas...
00:25:30Mon cher président, ce garçon démissionne.
00:25:33Parce que sa femme a fichu le camp, et comme on ne peut pas le forcer à travailler, ni non plus courir après le présent.
00:25:41Pourquoi pas ?
00:25:43Oh, vous plaisantez...
00:25:46Voyez-vous une autre solution ?
00:25:47C'est dans tous les cas notre seule chance.
00:25:50Peut-être.
00:25:51Mais...
00:25:52Que risquons-nous à essayer quelque chose ?
00:25:55Encore, faudrait-il savoir...
00:25:57Où se trouve Mme Chabas ?
00:26:02Vous avez une idée, figurez-vous.
00:26:05Mon cher président, vous êtes là pour ça.
00:26:14Où es-tu, Héléna ?
00:26:17Ça t'étonne que je reste là sans bouger ?
00:26:20Sans rien faire au lieu de courir après toi de...
00:26:23De te reprendre aux besoins de force ?
00:26:27À quoi bon ?
00:26:29Si tu es parti, c'est que tu n'étais pas heureuse et puis que tu l'es maintenant ?
00:26:32Puis si en trois ans tu n'as pas compris que je t'aimais, si tous mes mots, tous mes gestes, tout le mal que je me suis donné ne t'ont pas appris ce que tu étais pour moi ?
00:26:44C'est pas maintenant, en cinq minutes, chez un autre que je te le ferais comprendre.
00:26:54Où es-tu, Héléna ?
00:26:55Messieurs, je suis en mesure de vous apprendre où se trouve Mme Chabas.
00:27:02Vous voyez que quelques heures à peine se sont écoulées.
00:27:06Mon cher président, je vous félicite.
00:27:08Mon cher président, vos félicitations ne sont d'autant plus précieuses qu'elles sont rares.
00:27:13Passons.
00:27:15Mais ce que j'ai appris, messieurs, m'a surpris à un tel point que...
00:27:23Faites entrer cette personne.
00:27:26Que je veux que vous entendiez vos propres oreilles.
00:27:32Messieurs ?
00:27:33Voici Monsieur Argus, détective privé.
00:27:37Non, ce n'est pas mon nom, bien.
00:27:40Voulez-vous répéter à ces messieurs ce que vous m'avez dit ?
00:27:43Mes recherches ont été d'autant plus faciles que je connais depuis longtemps votre société, vos collaborateurs.
00:27:49Je vous connais vous-même.
00:27:50Votre président m'a déjà consulté à main de surprise.
00:28:06Je lui ai fourni, sur vos concurrents en particulier, quelques renseignements.
00:28:16Quelques renseignements ?
00:28:18Messieurs ?
00:28:19Sur le principal de ses concurrents, la telle union.
00:28:24Je vous ai remis tout récemment un rapport...
00:28:26Remarquable.
00:28:28D'autant plus que je connais aussi bien la telle union que je vous connais vous-même.
00:28:35Je travaille également pour elle.
00:28:38Elle m'a même demandé tout récemment un rapport...
00:28:43C'est tellement plus simple.
00:28:54N'est-ce pas ?
00:28:56Bon.
00:28:58Bref, alors pour revenir à nos préoccupations actuelles,
00:29:01la femme de votre collaborateur, madame Elena Chabas,
00:29:08se trouve chez un certain Robert Martin,
00:29:12dont vous trouverez l'adresse sur mon rapport.
00:29:16Un.
00:29:17Vous y lirez également ce qui donne à cette affaire un tour un peu particulier.
00:29:22Ce Robert Martin est un employé de la telle union.
00:29:32Oui.
00:29:34Votre concurrente au service commercial.
00:29:39Naturellement, je me suis rendu à la telle union, où encore une fois, j'ai mes entrées,
00:29:54et en échange de quelques renseignements sur votre nouveau procédé, j'ai appris ce qui s'est fait.
00:29:59En échange de nous ?
00:30:02Écoutez, c'est tellement plus simple.
00:30:05Alors voyons...
00:30:11Il y a un mois environ, ce Robert Martin a reçu la visite du président de la telle union.
00:30:19Ce Robert Martin est un beau garçon.
00:30:23Le son ?
00:30:29Oui ?
00:30:32Ah, c'est toi, chérie.
00:30:35Non.
00:30:36Comment si je suis...
00:30:39Avec qui veux-tu ?
00:30:43Un instant, je veux...
00:30:53Un client.
00:31:08Pardon, je me faisais couler un bain.
00:31:12Mais oui.
00:31:14Mais qu'est-ce que tu veux, il n'y a pas d'air.
00:31:16Hein ?
00:31:18Quoi ?
00:31:19Te tromper ?
00:31:20Oh, tu es folle !
00:31:23Avec...
00:31:24J'ai justement là une de tes photos...
00:31:27Oui !
00:31:30Excuse-moi, on sonne.
00:31:32Hein ?
00:31:34C'est une femme ?
00:31:35Oh non, c'est impossible.
00:31:38Non, non, non, c'est impossible.
00:31:41Tu...
00:31:42Tu veux savoir ?
00:31:44Bon, mais attends une minute.
00:31:50C'est mon patron.
00:31:52Le patron de la telle union.
00:31:54Le patron lui-même.
00:31:55Excuse-moi, je te rappellerai.
00:31:57C'est mon patron.
00:31:59Le patron de la telle union.
00:32:01Le patron lui-même.
00:32:03Excuse-moi, je te rappellerai.
00:32:04Bonsoir, Martin.
00:32:06Bonsoir, Monsieur le Président.
00:32:08Je craignais que vous ne fussiez absent.
00:32:10Oh non, je sors très peu.
00:32:11Le samedi surtout.
00:32:12C'est...
00:32:13C'est bonjour de...
00:32:15De réception.
00:32:16Euh...
00:32:17De...
00:32:18De...
00:32:19De...
00:32:20De...
00:32:21De...
00:32:22De relaxation, Monsieur le Président.
00:32:24Je craignais que vous ne fussiez absent.
00:32:26Oh non, je sors très peu.
00:32:28Le samedi surtout.
00:32:29C'est...
00:32:30C'est bonjour de...
00:32:32De réception.
00:32:34Euh...
00:32:35De...
00:32:36De relaxation, Monsieur le Président.
00:32:37De relaxation.
00:32:39Maintenant.
00:32:41Non, merci.
00:32:42Non, je ne suis pas là d'ailleurs pour discuter vocabulaire.
00:32:44C'est une affaire sérieuse qui m'amène.
00:32:47J'aurais pu vous en parler...
00:32:50Elle est délicate aussi.
00:32:51Je préfère vous en parler discrètement.
00:32:53Et dans votre cadre.
00:32:56Ah, mais je suis tout à vos ordres, Monsieur le Président.
00:32:59C'est bien ainsi que je l'entends.
00:33:01Voici.
00:33:03Comme vous le savez, puisque vous êtes à nos services commerciaux,
00:33:05nous n'avons pratiquement qu'une concurrence, celle de Sigma.
00:33:10En fait, son chiffre d'affaires est même très supérieur au nôtre.
00:33:13Ah.
00:33:15Or, je me suis mis en tête de battre la Sigma, figurez-vous.
00:33:19C'est tout à votre ordre, Monsieur le Président.
00:33:21Je me suis donc informé d'abord.
00:33:22Un détective privé m'a fourni un rapport.
00:33:25Le conseil d'administration de la Sigma est composé...
00:33:29Le directeur technique est usé.
00:33:32Le Président, comme tous les présidents...
00:33:35Bon.
00:33:36...
00:33:37Pratiquement toute la Sigma...
00:33:38...
00:33:39...
00:33:40...
00:33:41...
00:33:42...
00:33:43C'est à la fois une valeur professionnelle et un bourreau de travail.
00:33:45Il veille à tout, à la partie technique comme à la branche commerciale.
00:33:48C'est lui qui met au point actuellement un procédé nouveau.
00:33:51Oui, c'est formidable.
00:33:52Bon.
00:33:53C'est plus fréquent qu'on ne croit.
00:33:54Il y a ainsi dans beaucoup d'affaires quelqu'un qui souvent, heureusement, ne s'en doute pas.
00:33:59Oui. En somme, Monsieur le Président, si je comprends bien, il nous faudrait ce chabas.
00:34:04Mais j'y ai songé.
00:34:06C'est illusoire.
00:34:09À ce garçon, plus qu'on lui donne à la Sigma, il préviendra là-bas. On l'augmentera. C'est tout.
00:34:16Et alors, Monsieur le Président ?
00:34:19Alors, si nous ne l'avons pas, il faut au moins que la Sigma ne l'ait plus. Il faut encore, en quelque sorte, l'éliminer.
00:34:26C'est pour cela que j'ai besoin de vous.
00:34:28Comment ?
00:34:29Oh, je n'envisage rien de délicueux.
00:34:32J'avais songé, remarqué.
00:34:34J'avais pensé à faire supprimer ce garçon. J'en ai parlé à mon conseil.
00:34:39Devant le prix.
00:34:40Ah.
00:34:42Fort heureusement, j'ai su par mon informateur que ce garçon avait un point faible.
00:34:46Son talon d'achille, en quelque sorte.
00:34:49Sa femme.
00:34:51Sa femme.
00:34:52Il est plutôt secret, mais on a pu savoir. Il n'apparaît-il aucun besoin personnel, détestant même le travail et l'argent.
00:34:58Il ne travaille pas à la femme pour lui offrir la vie luxueuse qu'elle aime.
00:35:02Comme quoi, on peut être à la fois un bon technicien et un demi-fou.
00:35:06Oui.
00:35:07C'est très...
00:35:08Martin, pour atteindre la Sigma, il nous faut atteindre ce chabas. Et pour atteindre ce chabas, il nous faut atteindre sa femme.
00:35:19Et pas, je présume...
00:35:20Encore une fois, rien de violent. Vous allez la séduire, simplement.
00:35:25Comme moi ?
00:35:26Non seulement la séduire, mais l'enlever.
00:35:28Quoi ?
00:35:29D'après ce que je sais, la chose portera à son mari un coup très dur. Au pire, son travail s'en sentira. Au mieux, il abandonnera.
00:35:36Vous plaisantez, Monsieur le Président.
00:35:38Nous courrons cette chance, nous n'en avons pas d'autre.
00:35:42Et... et c'est à moi que vous avez pensé.
00:35:46Mais j'ai pris mes renseignements aussi sur vous. C'était à peine nécessaire. Dans les seuls services commerciaux, vous avez fait des ravages.
00:35:53Vous êtes ce qu'on appelle un séducteur.
00:35:57Oui, mais on ne va pas.
00:36:01Je précise, la femme de ce chabas, ça paraît-il ravissante.
00:36:05Elle doit aimer son mari, s'il travaille pour elle...
00:36:0715 heures par jour.
00:36:09Précisément. Je n'ai pas la prétention de connaître les femmes, mais...
00:36:13Écoutez, c'est impossible, Monsieur le Président.
00:36:16Je vous donne un mois pour enlever cette femme.
00:36:19Si vous n'y parvenez pas, il me faudra conclure que vous manquez les qualités nécessaires pour rester attaché à notre service des ventes.
00:36:27Si, au contraire, vous réussissez, je ne vous en dis pas plus.
00:36:31Bien entendu, vous présenterez aussi une note de frais et vous êtes au bureau dispensé de tout travail.
00:36:37J'ai prévenu votre chef de service.
00:36:39Ah, voici une petite note sur ces chabas, adresse, téléphone, etc.
00:36:44Alors, tenez-moi au courant.
00:36:47Bonsoir.
00:36:49Je ne sais pas, évidemment, les détails.
00:37:16Comment ce Robert Martin a fait la connaissance de Madame Chabas.
00:37:25Tout ce que vous voudrez, c'était une grue, votre Hélène.
00:37:28Ah, ça, on ne sait pas. Mais là, c'était peut-être...
00:37:33Ben, tu vois, je vais remettre une line de...
00:37:38Comment tu sors ?
00:37:42Une heure ou deux maximum.
00:37:43Mais c'est samedi.
00:37:44Oui, mon amour, samedi.
00:37:45On va faire des courses ?
00:37:46En revenant, j'en ferai une.
00:37:47J'ai aperçu dans une vitrine, j'ai aperçu dans une vitrine un sac.
00:37:54Hum, mais un sac !
00:37:56Michel, tu ne vas pas me dire...
00:37:57Que je t'adore, si !
00:37:59Tu ne vas pas me dire que tu vas à ta sale boîte ?
00:38:12J'en ai pas pour longtemps.
00:38:15J'entre et je sors presque.
00:38:18Elle fonctionne le samedi, ta boîte ?
00:38:23Ah ouais ?
00:38:24Moi et le con.
00:38:26Bonjour.
00:38:27Michel.
00:38:30Tu es le seul homme au monde à travailler le samedi.
00:38:32Oui.
00:38:33Mais c'est que je suis aussi le seul homme au monde à t'avoir épousé.
00:38:39Eh bien, étroit, mon amour, étroit.
00:38:43Suis mon raisonnement.
00:38:47Un certain Chabas Michel, en revue encore de la maison Sigma,
00:38:50met au point un récepteur permettant aux chers téléspectateurs
00:38:53de recevoir en couleur...
00:39:04Le crâme de Roger Ferral et les températures relevées sous un bris.
00:39:09Tu vois le progrès pour le génie humain ?
00:39:11Dès la chambre au coin, la Sigma gagne son petit milliard par an
00:39:14et elle ne peut moins faire que d'en ristourner un à rien
00:39:16au dénommé Chabas Michel.
00:39:18Et alors ?
00:39:19Et alors ?
00:39:20Et alors ?
00:39:21Oh, maligne !
00:39:22Si le dénommé Chabas Michel se fout personnellement du fric,
00:39:25il a, pour le bon équilibre économique, épousé une certaine...
00:39:32Qu'il adore ?
00:39:35Qu'il trouve la plus belle du monde ?
00:39:39Mais si ?
00:39:40Je sais que tu aimes les jolies robes, les voitures de sport,
00:39:46la Costa Brava en été, mes jèves en hiver ou le contraire, je ne sais plus.
00:39:52Je ne te demande rien Michel.
00:39:54C'est une raison de peur.
00:39:55C'est quoi pour une grue ?
00:40:00Tu veux une gifle ?
00:40:04Michel, je ne te vois jamais.
00:40:10Tu me verras plus tard.
00:40:12Quand nous serons vieux.
00:40:14L'absence a dit un philosophe et le cuir a repassé de l'affection.
00:40:25Reste Michel.
00:40:26À propos de le cuir, quand tu verras ce sac...
00:40:29Michel, fais attention.
00:40:30À quoi ?
00:40:33Fais attention.
00:40:34Tu veux me tromper ?
00:40:35Impossible.
00:40:38Tu crois ?
00:40:39Tu n'en trouveras jamais un.
00:40:41Du donc.
00:40:42Si t'aimes autant que moi, je suis bien tranquille.
00:40:49Tranquille ?
00:40:50Ce Martin, d'ailleurs, est loin d'être un imbécile.
00:41:00Comme il y a cent manières de faire connaissance avec une femme.
00:41:06Sans.
00:41:09Tranquille.
00:41:21Madame Chabas.
00:41:23Est-ce que je suis bien chez Monsieur Chabas ?
00:41:26Oui, Monsieur.
00:41:27Pourrais-je lui dire un mot ?
00:41:28Elle vient de sortir.
00:41:30Par exemple, c'est très fâcheux.
00:41:31C'était urgent ?
00:41:33Mon Dieu.
00:41:34Il est à son bureau.
00:41:35À la Sigma ?
00:41:36Enfin, il sera dans cinq minutes.
00:41:39Un samedi, je pensais...
00:41:41Marie travaille le samedi.
00:41:43Et aussi quelques fois le dimanche.
00:41:45C'est merveilleux.
00:41:47Voulez-vous devenir mon allié ?
00:41:49Votre allié ?
00:41:50Pas dans la mission que j'ai à remplir.
00:41:52Si je pouvais vous la confier,
00:41:53et si vous consentiez à transmettre à votre mari...
00:41:56Je suis confus, mais...
00:41:58Entrez.
00:41:59Merci.
00:42:07C'est ravissant.
00:42:09Merci.
00:42:11Voici.
00:42:12Je suis attaché à la direction de la Téunion.
00:42:14Oui, je sais.
00:42:16Nous connaissons les capacités de votre mari,
00:42:19et surtout nous le connaissons de réputation.
00:42:22Bien.
00:42:24Bref.
00:42:25On m'a chargé de prendre discrètement contact avec lui.
00:42:29Alors, je vous arrête tout de suite.
00:42:31Je me suis souvent demandé comment les gens chics faisaient pour se séduire.
00:42:36Comment, par exemple, votre...
00:42:38Paris.
00:42:40Paris a fait avec cette Hélène.
00:42:42Vous, par exemple, Marcel.
00:42:44Supposons que vous vouliez me séduire.
00:42:46C'est ça.
00:42:47Supposons.
00:42:49Par exemple, pour commencer...
00:42:51Si on allait au cinéma ce soir...
00:42:54Avec plaisir.
00:42:59Mon mari ne quittera pas la Sigma.
00:43:02Bien.
00:43:03Il ne me reste alors qu'à m'excuser.
00:43:04Ma mission m'aura du moins procurer le plaisir de...
00:43:08...de recevoir.
00:43:10Non, je vous en veux.
00:43:12Vous êtes musicienne ?
00:43:14Ah, c'est beaucoup dire.
00:43:16J'aime la musique.
00:43:17Tu es déjà dans ta sale boîte ?
00:43:29Trop vite.
00:43:31Tu avais une affiche.
00:43:33Quelle affiche ?
00:43:35Là, il y a 5 heures.
00:43:38Ah, tu n'auras pas le temps.
00:43:41J'aurais dû m'en douter.
00:43:43Mais non.
00:43:45Il n'aura plus une place.
00:43:47Mais sûrement plus une place.
00:43:49Je ne disais pas ça pour que vous m'invitiez, M. Marcel.
00:43:53Mais...
00:43:54Ça me ferait plaisir.
00:43:56Et puis...
00:43:57Il faut que vous patassiez votre garde-trois.
00:43:59Je la sais par cœur, alors.
00:44:02Deux places pour Pleiène ce soir à 5 heures.
00:44:05Mais je m'en fuis, je trouvais-les.
00:44:07À n'importe quel prix, oui.
00:44:13Ah, je savais bien.
00:44:16Oui, oui, je passe les prends.
00:44:19Qu'est-ce qu'on joue ce soir ?
00:44:23Hein ?
00:44:24Ah...
00:44:25Concerto pour...
00:44:39Oui ?
00:44:41Ah, chère madame.
00:44:43Quoi ?
00:44:45Les scrupules ?
00:44:47Non, non, non.
00:44:48Je vous assure, je vais facilement y aller avec...
00:44:50Avec ma chère maman.
00:44:52Mais...
00:44:53Elle n'est pas bien.
00:44:55Non, non, non.
00:44:56Ce n'est rien.
00:45:00Ah, oui.
00:45:01Et j'avais loué depuis...
00:45:04On les a vus pour la première fois ensemble.
00:45:06Au concert.
00:45:08Salle Pleiène.
00:45:10Voilà.
00:45:11Vous savez tout.
00:45:13Et ce matin, elle était chez lui.
00:45:15Trois semaines après.
00:45:17Ah, évidemment, je reconnais que c'est un peu rapide.
00:45:20En général, il faut compter.
00:45:22C'est bien.
00:45:23C'est bien, mon ami.
00:45:24Nous allons aviser.
00:45:25Veuillez passer à la caisse où vous prie.
00:45:26Je donne les ordres.
00:45:27Je n'y manquerai pas.
00:45:46Votre femme est brune ?
00:45:48Hein ?
00:45:49Oui, brune.
00:45:50Pourquoi ?
00:45:52Alors, brossez-vous avant de rentrer.
00:45:56Ça vous évitera bien des ennuis.
00:45:59Voilà.
00:46:00Allez.
00:46:01Et quand il sûre où était Hélène, les ailes de la classe, Agamemnon, roi des guerriers, le bouillant Tachille, le prudent Tachille, tous bavards, très bavards, après maintes discussions, s'embarquaient.
00:46:27Pour Trois ou Hélène auprès du pont Paris.
00:46:37Hélène, c'est merveilleux.
00:46:38Mais…
00:46:39Vous me faites la cour pendant trois semaines.
00:46:40J'accepte que vous m'enleviez ceci.
00:46:41Oui, oui, bien sûr.
00:46:42Que vouliez-vous de plus ?
00:46:43Ce que je veux de plus.
00:46:44Vous deviez même penser que j'étais plus inexpugnable.
00:46:48Oui, ça, ça, j'avoue que je suis surprise.
00:46:49Un peu.
00:46:50Vous me surprenez.
00:46:51Vous êtes une femme.
00:46:52Surprenante.
00:46:53Je commence à vous faire la cour.
00:46:54Vous me prenez ça très mal.
00:46:55Mais non.
00:46:56Vous m'enleviez.
00:46:57Vous m'enleviez ceci.
00:46:58Oui, oui, bien sûr.
00:46:59Ce que vous vouliez vous de plus.
00:47:00Ce que je veux de plus.
00:47:01Ce que je veux de plus.
00:47:02Vous deviez même penser que j'étais plus inexpugnable.
00:47:05Un peu.
00:47:06Vous me surprenez.
00:47:08Vous êtes une femme...
00:47:09Surprenante.
00:47:12Je commence à vous faire la cour.
00:47:14Vous me prenez ça très mal.
00:47:16Mais non.
00:47:17Vous m'autorisez cependant...
00:47:20A m'emmener au concert une seconde fois.
00:47:22Oui, c'était d'accord.
00:47:25Vous n'êtes pas musicien ?
00:47:27Si, si, si.
00:47:28Je veux dire votre attitude devant mon amour.
00:47:31En prenez-vous.
00:47:33Ecoutez, je me plains de ne pas comprendre.
00:47:36Vous me rembarrez trois semaines.
00:47:39Au soir, un coup de téléphone.
00:47:41Vous m'aimez toujours.
00:47:42Venez me prendre demain matin.
00:47:45C'est bien simple.
00:47:46J'ai cru que c'était une blague.
00:47:50Oui, mais ça n'était pas une.
00:47:52Du moins jusqu'à nouvel ordre.
00:47:55Je vous ramène ici le coeur battant à 9h du matin.
00:47:59À 9h du matin, vous n'y pensez pas ?
00:48:01Écoutez, quand on donne une femme à 9h du matin, on est en droit à 9h du soir.
00:48:05Hier soir, j'étais dans votre lit, Robert.
00:48:08Oui, ça c'est vrai.
00:48:11Moi, j'étais sur ce divan.
00:48:14Pourquoi ai-je accepté, d'ailleurs ?
00:48:17Il n'y a qu'une raison.
00:48:19Vous m'aimez un peu.
00:48:20Vraiment.
00:48:23C'est vrai.
00:48:24Comme c'est curieux.
00:48:36C'est vrai que je vous aime.
00:48:38Vous le dites depuis trois semaines.
00:48:40Non, mais maintenant...
00:48:41Ah, vous le dites mieux, c'est exact.
00:48:44Au début, vous le disiez d'ailleurs d'une curieuse façon.
00:48:47Vous aviez l'ennuisé.
00:48:49Et... vous avez accepté tout de même ?
00:48:52Qu'est-ce que j'ai accepté ?
00:48:54Ah, de... de venir chez vous.
00:48:56Vous voyez ?
00:48:58C'est... c'est par amour, non ?
00:49:00Ah oui, bien sûr.
00:49:01Vous m'aimez ?
00:49:03Alors c'est merveilleux.
00:49:05Qu'est-ce que vous dites ?
00:49:06Vous m'avouez que vous êtes venu ici par amour.
00:49:08Je conclue.
00:49:09Vous m'aimez, c'est merveilleux.
00:49:10Ah oui, vous concluez.
00:49:12Oui, mais alors pourquoi vous n'avez pas voulu hier soir ?
00:49:15Ça ne va pas avec vos conclusions.
00:49:20Non, vous avez bien fait, d'ailleurs.
00:49:22Il valait mieux ça.
00:49:24Ah.
00:49:27Écoutez, il faut...
00:49:30Il faut avant...
00:49:31Avant ?
00:49:32Oui, que vous me pardonniez.
00:49:33Ah.
00:49:35Je suis...
00:49:36Non, plutôt, j'étais.
00:49:41Mais ouvrez !
00:49:42Mais ouvrez !
00:49:43Enfin, vous ne voulez pas me faire des confidences avec une sonnerie toutes les 10 secondes, tout de même.
00:49:47Oui, c'est juste.
00:49:49Ta chambre.
00:49:55Monsieur ?
00:49:56Monsieur Martin ?
00:49:57Eh oui, monsieur.
00:49:58Pardon.
00:49:59Mais monsieur...
00:50:00Voici ma carte, mon ami.
00:50:02Tenez, lisez-la.
00:50:04Ah.
00:50:05Je serai bref.
00:50:06Une question léminaire, toutefois.
00:50:07Vous êtes seul...
00:50:09Entend-on des pièces voisines ?
00:50:12Je ne crois pas.
00:50:13Ce n'est d'ailleurs qu'un mot à vous dire.
00:50:15Combien ?
00:50:17Pardon ?
00:50:18Vous me dites un chiffre raisonnable.
00:50:20Je vous règle.
00:50:21Combien ?
00:50:22Vous tenez à ce que je précise.
00:50:24Vous avez été chargé de détourner, madame Chabas.
00:50:27Ah, vous êtes au courant.
00:50:28Vous êtes au courant.
00:50:29De tout ce qui concerne mes affaires, oui, c'est une habitude.
00:50:33Et l'enlèvement de madame Chabas a eu des conséquences...
00:50:38Incroyables.
00:50:40Incompréhensibles.
00:50:41Ça ne m'étonne pas.
00:50:45Ah.
00:50:47Non, il y a trois semaines, vous m'auriez dit...
00:50:51Pour une femme.
00:50:54Mais maintenant...
00:50:55Maintenant...
00:50:56Je connais madame Chabas.
00:51:02Oui, mais je ne suis pas là pour apprécier ses charmes.
00:51:05Mais...
00:51:06Ou plutôt aussi...
00:51:07Disons un million...
00:51:09... chez son mari et vous touchez...
00:51:13Vous vous plaisantez ?
00:51:14Oh, du tout.
00:51:16Monsieur...
00:51:19D'abord, monsieur, je suis un employé consciencieux.
00:51:21Consciencieux.
00:51:22Bah, alors disons un million et demi.
00:51:24Ensuite, si madame Chabas a été pour moi...
00:51:26Oui, une place chez nous.
00:51:28Elle n'a pas tardé à devenir...
00:51:30Non, au service commercial, vous avez le physique.
00:51:35Alors, admettons que je ramène chez elle madame Chabas.
00:51:40Vous oubliez l'essentiel.
00:51:41L'essentiel.
00:51:43Il faudrait qu'elle...
00:51:50Attendez !
00:51:51Elle n'y tenait peut-être pas ?
00:51:54Madame Chabas.
00:51:55Eugène Duplanton, président directeur.
00:51:57Parfaitement.
00:51:58Madame, j'irai droit au but.
00:51:59Ce n'est pas à savoir les motifs d'une décision qui, au premier abord, paraît intéressée que votre mari et vous.
00:52:05Mais je ne parle pas de ce garçon.
00:52:07Alors, n'en parlez pas.
00:52:08Mais dans la mesure où votre comportement a un retentissement sur la marche de mes affaires, j'interviens. Je déclare la guerre.
00:52:21À qui ?
00:52:22J'avoue.
00:52:23Mais dans la mesure où votre comportement a un retentissement sur la marche de mes affaires, j'interviens. Je déclare la guerre.
00:52:34À qui ?
00:52:35J'avoue bien entendu ne pas comprendre le comportement de votre mari. Mais je suis bien forcé de constater les faits. Je suis un scientifique. Moi alors, je constate, je déduis et j'agis.
00:52:47Quelle femme.
00:53:00Je vous demande pardon, mais comme la porte était ouverte, n'importe qui pourrait entrer.
00:53:08C'est pour recommander. Vous voulez que je... Vous n'êtes pas souffrant ? Parce que je pourrais prévenir le docteur...
00:53:23Je suis en pleine santé.
00:53:25Alors, la petite signature ?
00:53:28Non.
00:53:29Comment ?
00:53:31Plus de signature, plus rien.
00:53:34Vous rigolez ?
00:53:38Ah, ben alors, je ne peux pas vous la donner.
00:53:43De toute façon...
00:53:44Comment ?
00:53:46Je ne l'ouvrirai pas.
00:53:49Oh...
00:53:51Faut.
00:53:53Tactère.
00:53:55Ça vous amuse de porter des lettres ?
00:53:58Mais...
00:54:00Surtout recommandé.
00:54:03Mais...
00:54:05Il faut bien, Monsieur...
00:54:07C'est très curieux.
00:54:08Vous voyez, j'ai fait appel à tous les sentiments raisonnables.
00:54:20Ah, il y a des sentiments raisonnables.
00:54:24C'est son intérêt, celui de la Sigma, votre indignité.
00:54:28Vous êtes bien aimable.
00:54:29Il m'a tenu sur le travail des propos indécents, anarchistes.
00:54:36Et, comme je lui demandais pourquoi il avait tant travaillé, il m'a répondu que c'était pour vous.
00:54:41Concevez-vous cela.
00:54:42Oui.
00:54:43Un alieniste consulté m'a indiqué deux remèdes.
00:54:54Vous le prometz la maison de santé, avec un traitement approprié, mais c'est long et aléatoire.
00:54:58Et le second ?
00:55:00C'est votre retour.
00:55:02Ah.
00:55:03Et c'est pourquoi je suis ici, chère madame.
00:55:06Pour que nous nous mettions d'accord.
00:55:08D'accord.
00:55:09Mais au sujet de ce retour.
00:55:11Ah, parce que vous pensez que c'est avec vous qu'il faut que je sois d'accord.
00:55:15Madame, encore une fois, je ne l'ai pas à connaître, mais je sais que tout peut être estimé.
00:55:21Alors, je vous dis à votre tour combien ?
00:55:25Combien ?
00:55:26Oui, des esprits non scientifiques pourraient être tentés de développer des arguments moraux, sentimentaux.
00:55:33Ils peuvent tous être chiffrés. On y gagne beaucoup de temps.
00:55:36C'est un point de vue.
00:55:38Je vous demande simplement de réintégrer le domicile conjugal, s'il vous plaît, de revenir ici, assez discrètement, ici ou ailleurs.
00:55:45Et moi, je vais vous demander de vous retirer, monsieur le président.
00:55:48Et pourquoi ?
00:55:51Vous entrez par mes gardes, je pense, dans une histoire d'amour.
00:55:57Qu'entendez-vous par ce terme ?
00:56:02Amour ?
00:56:04A ce propos, puis-je vous communiquer un renseignement ? Monsieur, qui est employé d'une société concurrente, a été chargé par elle.
00:56:16Oui, je sais.
00:56:20Vous saviez ?
00:56:22Au début, je me doutais bien de quelque chose. Et puis, maintenant, j'ai tout entendu vers la porte.
00:56:31Et c'est ce que vous appelez l'histoire d'amour ?
00:56:34Tout ce qui ressemble à de l'amour, c'est de l'amour. Ce n'est pas de moi.
00:56:49Mon amour.
00:56:53Ça passe.
00:56:55Mon amour.
00:56:56Hein ?
00:56:57Qui est-vous ?
00:57:07Vous ne...
00:57:09Moi, j'ai quitté cette planète.
00:57:12Ou plutôt, c'est elle qui m'a quitté.
00:57:15Cette planète qui s'appelait Elena.
00:57:18Je viens de la voir, votre planète.
00:57:21Je vous apporte de ses nouvelles.
00:57:23C'est impossible.
00:57:24Ben, comment impossible ?
00:57:26Il n'y a qu'une nouvelle, elle est partie, elle n'est plus...
00:57:29Elle est la victime d'un individu... Il l'a enlevé de force ?
00:57:32Non.
00:57:33Non.
00:57:34Mais...
00:57:35Voilà.
00:57:36Mais cet individu a été payé.
00:57:38Pourquoi ne revient-elle pas ?
00:57:41Il la retient de force ?
00:57:42Non.
00:57:43Non.
00:57:44Mais...
00:57:45Voilà.
00:57:46Ouf.
00:57:47Votre femme ne mérite pas...
00:57:48Vous ne me direz pas qu'une femme qui s'en va...
00:57:51Elle a eu raison.
00:57:52Quoi ?
00:57:53C'est ma faute.
00:57:54Tout est de ma faute.
00:57:56Ben, elle reviendra...
00:57:57Attendons.
00:57:58Ben oui, mais moi, je ne peux pas attendons.
00:58:00La Sigma ne peut pas attendre.
00:58:03Mais si, tout peut attendre.
00:58:05Tout peut attendre, Elena.
00:58:13Eugène.
00:58:16Hein ?
00:58:19Bien Eugène.
00:58:21Euh...
00:58:22Oui ?
00:58:24Quand vous avez vu Elena, elle souriait ?
00:58:27M'assemblée ?
00:58:30Ah ben, vous voyez.
00:58:32C'est le principal remarqué.
00:58:34Hum hum.
00:58:36Vous êtes marié...
00:58:38Je n'ai pas l'honneur de connaître votre femme.
00:58:43J'ai épousé la fille du fondateur de la Sigma.
00:58:53Ah, je comprends.
00:58:55Hum.
00:58:56Que comprenez-vous ?
00:58:58Je ne comprends pas.
00:59:02Je ne comprends pas.
00:59:03Je suis un saligo et vous n'avez pas l'air de m'en vouloir.
00:59:08Vous avez raison du reste.
00:59:12J'allais tout vous dire au moment où ce type est arrivé.
00:59:15Je vais leur flanquer ma démission, ma déunion.
00:59:18Je vais leur...
00:59:19Vous voyez.
00:59:21Une circulaire.
00:59:27Puisque vous êtes là.
00:59:30Puisque vous me pardonnez.
00:59:33Puisque vous l'avez dit vous-même.
00:59:36C'est une histoire d'amour.
00:59:40Oui.
00:59:43C'est une histoire d'amour ou non, votre garde-trois ?
00:59:46C'est-à-dire au début.
00:59:49Et puis après, vous savez ce que c'est.
00:59:52Hum.
00:59:54Tout le monde s'en mêle.
00:59:56Dommage.
00:59:59Vous...
01:00:01Vous aimez les histoires d'amour ?
01:00:03L'amour.
01:00:17Et non que ce mot...
01:00:19Je n'y comprends rien.
01:00:22L'amour.
01:00:24Que dites-vous, Vignol ?
01:00:26Ah, quelle satise.
01:00:28Tant qu'à me claquer le coeur, j'aurais mieux fait de...
01:00:30Quoi ?
01:00:33J'avais 20 ans.
01:00:36Elle en avait 17.
01:00:38Elle était blonde.
01:00:40Oh, Vignol, je vous en prie.
01:00:42Mon père m'a dit, fais d'abord ta situation.
01:00:45Il a eu raison.
01:00:47Vous avez raison.
01:00:49Nous avons besoin d'amour.
01:00:50Moi qui vous parle.
01:00:52Tous les vendredis.
01:00:53Sauf vendredi, ça, naturellement.
01:00:56J'ai dit au chauffeur...
01:00:58à Pigain.
01:01:01Et vous, mon cher ?
01:01:02Vous ne me dites jamais rien ?
01:01:04La situation est grave.
01:01:08Bon.
01:01:09C'est effrayant.
01:01:11Et vous, mon cher ?
01:01:12Moi ?
01:01:14J'en fiche mes marques.
01:01:18L'amour.
01:01:21J'ai voulu m'enseigner.
01:01:23J'ai questionné ma femme.
01:01:24Elle lit beaucoup.
01:01:25On parle beaucoup d'amour dans les livres.
01:01:27Elle s'occupe même d'une...
01:01:29Elle va plusieurs fois par semaine.
01:01:31Je l'aime guère.
01:01:32Elle revient toujours très fatiguée.
01:01:33Les yeux battus.
01:01:34Enfin bref.
01:01:35Hier, j'ai voulu l'interroger.
01:01:36Elle revenait, justement, d'une de ses séances.
01:01:39Que vous a répondu, madame Duplanton ?
01:01:42Elle m'a répondu, l'amour ne m'en parlait pas.
01:01:45Ça n'avait aucun sens.
01:01:47Je n'en avais jamais parlé.
01:01:55Mais oui, c'est...
01:02:00J'aurais dû te parler plus, te dire...
01:02:03Comment s'appelle ce type ?
01:02:09Martin.
01:02:11Robert Martin.
01:02:13C'est original.
01:02:24Naturellement, c'est un jasmin.
01:02:29Oh non, c'est trop tard.
01:02:33Vous n'avez pas faim ?
01:02:43Non.
01:02:47Pas soif ?
01:02:49Merci.
01:02:54Vous ne voulez pas que nous allions faire un tour ensemble ?
01:02:56Enfin...
01:03:00Elena, je vous ai enlevé.
01:03:02Et vous restez là.
01:03:03Je n'ai pas d'idées bien arrêtées sur les enlèvements.
01:03:05Mais...
01:03:06Je suis sûre que vous avez faim.
01:03:08Allez, mon...
01:03:10Oui, un effet géo-frigidaire.
01:03:12Allez.
01:03:13Vous ne voulez vraiment pas une aile de poulet ?
01:03:21Non.
01:03:22Je ne comprends pas.
01:03:27Je ne comprends pas.
01:03:31Naturellement, il ne t'est pas ou pas ?
01:03:37Et toi, Michel ?
01:03:39Comment se tiens à comprendre ?
01:03:42Et toi, Michel ?
01:03:45Comment se tiens à comprendre ?
01:04:00C'est trop tôt.
01:04:02C'est trop tôt.
01:04:06Et ça aurait pu durer...
01:04:09Indéfiniment.
01:04:12Non.
01:04:13Ces messieurs sont toujours en conseil.
01:04:15Non, monsieur Chabat, c'est toujours absent.
01:04:18Vous disiez votre guerre ?
01:04:20Non, monsieur Chabat, c'est absent.
01:04:25Vous attendez les cotes.
01:04:27Je ne suis pas au courant.
01:04:30J'ai déjà demandé, personne n'est au courant.
01:04:33Deux jours qu'il est absent, la boîte tombe à Javel.
01:04:38Vous disiez ?
01:04:41Que le siège de Troyes aurait pu durer...
01:04:44La situation ne pouvant se prolonger, je fais de nouveau appel à...
01:04:57Faites entrer.
01:05:03Ah, messieurs.
01:05:05J'ai trouvé votre affaire, monsieur le président.
01:05:07Je les ai convoqués ici.
01:05:10Mais, au bout de dix ans,
01:05:12les Grecs ont eu une idée.
01:05:18C'est Ulysse qui l'a eu.
01:05:21C'est le plus malin, Ulysse.
01:05:24Comme les deux Ajax, c'était les plus bêtes, d'ailleurs.
01:05:31Mesdames.
01:05:33La...
01:05:35La Sigma.
01:05:37Oui, c'est ici. Vous désirez ?
01:05:38On nous a dit quatre heures pour un travail.
01:05:41On nous a dit quatre heures.
01:05:45Quatre heures.
01:05:47Pour un travail.
01:05:49Ça m'étonne, j'ai pas été...
01:05:52Monsieur le président ?
01:05:54Oui, ils sont là, monsieur le président.
01:05:57Bien, monsieur le président.
01:05:59C'est pour le président.
01:06:02Attendez une minute.
01:06:04On nous avait dit quatre heures.
01:06:05On est précis.
01:06:07Il faut de la précision.
01:06:18De la précision.
01:06:19C'est le genre éléphant.
01:06:23Il est fort, mais doux.
01:06:29Ils vont s'emparer de cette personne
01:06:31et la ramener au mari avec un minimum de casse.
01:06:35J'ai consulté un avocat.
01:06:37De ramener une femme sans violence au domicile conjugal
01:06:44ne comporte pas, ne comporte pas de grand risque.
01:06:47Mais c'est idiot, elle repartira.
01:06:49Non, mais c'était la seule chance à tenter.
01:06:52Mais deux gaillards resteront d'ailleurs quelque temps
01:06:55chez monsieur Chabas,
01:06:57après avoir, évidemment, amené sa femme.
01:07:00Personnellement, je réprouve ces méthodes.
01:07:02Mais nous les réprouvons tous, n'est-ce pas, monsieur ?
01:07:03Enfin, vous aussi, mon cher, j'espère bien.
01:07:07Alors, prenez acte que nous réprouvons ces méthodes
01:07:13et que nous acceptons vos propositions à l'unanimité.
01:07:15La séance est levée, monsieur.
01:07:21Dix ans.
01:07:23Ça faisait long pour Menélas.
01:07:25Il imaginait Hélène.
01:07:27Il va faire nuit.
01:07:31Une nouvelle nuit.
01:07:33Ah, j'ai l'impression qu'elle est partie depuis...
01:07:37dix ans.
01:07:43Remarquez, au bout de dix ans, votre Hélène,
01:07:46elle en avait peut-être assez.
01:07:48Oui.
01:07:49Deux jours.
01:07:53Il me semble.
01:07:55Si tu m'aimais, Michel,
01:07:59tu ferais quelque chose.
01:08:08Donc, les Grecs imaginaient le fameux cheval.
01:08:15Le cheval ?
01:08:16Oui.
01:08:17Tu as compris le truc pour entrer chez ce type ?
01:08:20Facile.
01:08:21Toutes les indications sont sur ce papier.
01:08:24Inutile.
01:08:27Tout est là.
01:08:29Il a dit du doigté.
01:08:31Tu me connais.
01:08:33Je te connais.
01:08:35En plus, c'est une bonne action.
01:08:37Tu entends ?
01:08:38On touche combien ?
01:08:44Deux cents chacun.
01:08:46Oui, c'est une bonne action.
01:08:49Une BA, comme je disais.
01:08:52Comme tu disais.
01:08:53Oui.
01:08:55Quand j'étais louveteau.
01:08:59Allez, viens.
01:09:00Vous dites un cheval ?
01:09:04Oui.
01:09:06En bois.
01:09:09Excusez-moi, ça ne peut plus durer.
01:09:12Je ne suis pas en bois.
01:09:14J'espère bien pour vous.
01:09:15Non, mais écoutez, je deviens fou, moi.
01:09:18Vous êtes ici chez moi depuis deux jours.
01:09:20C'est long, deux jours.
01:09:23Oh oui.
01:09:26Non, vous avez été merveilleuse.
01:09:29Un peu lointaine, peut-être.
01:09:33Mais merveilleuse.
01:09:39C'est vrai que je veux plaire.
01:09:42C'est vrai qu'on peut m'aimer.
01:09:45Beaucoup.
01:09:47Vous êtes folle.
01:09:48Vous ne voyez pas ?
01:09:51Ah non.
01:09:52Non, vous ne pouvez pas voir, puisque jusqu'à présent...
01:09:55Non, écoutez, je vous préviens, je deviens fou.
01:09:58Ça ne peut plus rien.
01:10:00Vous n'allez pas rester ici chez moi, tranquillement.
01:10:03Ah, tranquillement, vous croyez ?
01:10:05Où allez-vous ?
01:10:07Prendre une douche.
01:10:08Froide.
01:10:12Elle va prendre une douche.
01:10:14Et moi, je vais rester là, l'imaginer, sous la douche.
01:10:20Bon, elle est là, hein ?
01:10:23Si c'est une allumeuse...
01:10:24Eh bien, j'ai pris feu.
01:10:29D'ailleurs, elle a l'air de s'énerver aussi.
01:10:33Ce qu'il faut, maintenant, c'est que j'insiste un peu.
01:10:43Après la douche, ce sera le bon moment.
01:10:45Quand elle sera sèche, sans être en train d'entendier.
01:10:50Eh oui, en calculant...
01:10:52Elle doit être...
01:10:54Elle doit être...
01:10:57Oh, tant pis, j'appelle, on verra bien.
01:10:58Si elle s'appelle, on verra bien.
01:11:25Eh bien, elle n'est pas tout à fait sèche.
01:11:28Mais au contraire.
01:11:33Je suis complètement idiot.
01:11:35Mais excellent prétexte.
01:11:37Je la sèche.
01:11:39Je la frictionne.
01:11:43C'est très émouvant de se dire.
01:11:45Dans une minute, je vais être...
01:11:50Zut.
01:11:51On a sonné.
01:11:52Non, non, non, c'est une erreur.
01:11:54Oh, mais vous plaisantez, allez ouvrir.
01:11:56Bon.
01:11:58Mais ils ne l'emporteront pas en paradis.
01:12:02Hein ?
01:12:03Monsieur et madame.
01:12:04Qu'est-ce que c'est ?
01:12:05Une mâle.
01:12:07On la porte.
01:12:09Vous êtes bien...
01:12:11Oh mon Dieu.
01:12:12Mais ce sont ses affaires.
01:12:13Vous avez bien une dame.
01:12:14Alors s'il a fait apporter ses affaires, c'est que...
01:12:17Vous permettez qu'on la rentre...
01:12:18Oui, oui, bien sûr.
01:12:30Ah non, mais je ne comprends pas.
01:12:31Vous comprendrez.
01:12:32Ah bon.
01:12:33Dites-moi, elle n'a pas l'air bien lourde ou alors ?
01:12:35Vous êtes rudement fort.
01:12:36Les deux.
01:12:38Elle est bien là, cette dame.
01:12:40Oui.
01:12:41Vous en avez besoin ?
01:12:42Parcèlement.
01:12:44Si c'est pour vous régler...
01:12:45Non, non, on sera réglé.
01:12:46Ou bien pour le pourboire, vous savez, je...
01:12:48Je ne sais jamais.
01:12:50On s'excuse.
01:12:51Hein, Joseph ?
01:12:53Oh, mais il n'y a pas de quoi.
01:12:54Oui, on s'excuse.
01:12:55Au contraire.
01:13:01On s'est excusé.
01:13:03La politesse ne gâte rien.
01:13:14Qu'est-ce qui se passe ?
01:13:15On parlait gentiment et...
01:13:16Tout d'un coup, là, il est tombé.
01:13:19Mais c'est rien de grave au moins.
01:13:20Plus rien.
01:13:21Il en a pour.
01:13:23On a l'habitude, vous pensez.
01:13:25L'habitude ?
01:13:26Voilà.
01:13:27Maintenant, la malle.
01:13:30Mais qu'est-ce que c'est, cette malle ?
01:13:32Vous n'auriez pas une écharpe, un foulard ?
01:13:34Que faire ?
01:13:35Il y a mais des coussins.
01:13:36Il est à vous.
01:13:41On a bien nos mouchoirs, mais...
01:13:43On ne se permettrait pas.
01:13:45On s'excuse.
01:13:47Hein, Joseph ?
01:13:48On s'excuse.
01:13:58C'est ainsi que les Grecs entrèrent dans Troie, s'emparèrent des lègnes, ils détruisirent entièrement, la brûlèrent, en passèrent tous les habitants au fil de l'épée, avec une sauvage.
01:14:05sauvagerie inouïe.
01:14:19Enouïe.
01:14:49Elle n'ouvre pas un mot.
01:14:50Je lui casse la figure simplement.
01:14:51Elle...
01:14:52Je sais que vous êtes là, ouvrez.
01:14:53Elle n'ouvre pas un mot.
01:15:07Je lui casse la figure simplement.
01:15:08Elle...
01:15:12Je sais que vous êtes là, ouvrez.
01:15:17Oui, oui, voilà, voilà.
01:15:22Où est-elle, monsieur ?
01:15:29Il est là !
01:15:37Le retour n'allait pas sans difficulté.
01:15:46Ici la Sigma.
01:15:50Vous disiez ?
01:15:52Je disais que la mer égée est fertile en tempère.
01:16:04Nous devrions avoir des nouvelles.
01:16:07Et tout ça pour une fois, vous vous demandez à maman de m'expliquer.
01:16:13Crétin.
01:16:15Ah, quel crétin j'ai été.
01:16:19Oui, c'est curieux.
01:16:21Hier, c'était vendredi, mon jour de...
01:16:26J'ai rencontré une certaine madou.
01:16:31Madou.
01:16:34Un bifou.
01:16:36Eh bien, vous me croirez, si vous voulez.
01:16:40Je me suis demandé si elle m'aimait vraiment.
01:16:46Qu'en pensez-vous ?
01:16:48Hier, j'ai voulu de nouveau questionner ma femme.
01:16:52Elle revenait encore de cette bibliothèque.
01:16:56Je l'ai dit, expliquez-moi.
01:16:59Alors, elle m'a expliqué.
01:17:01Et ce matin, toutes nos condoléances.
01:17:13Je pense que vous vous joignez.
01:17:15Mais enfin,
01:17:20Pire tout le long de nos conseils.
01:17:22Vous permettez.
01:17:27Ma chérie,
01:17:28pendant...
01:17:29Raconte des âneries.
01:17:33Je veux te dire,
01:17:38mon amour...
01:17:43Et alors, où es-tu, mon amour ?
01:17:46Oh, la police.
01:17:47Ah, moi, je suis très bien.
01:17:50Mais dis détective privée.
01:17:52Elena, c'est toi ?
01:17:55Qu'est-ce que c'est que ça ?
01:17:58Une malle.
01:17:58J'adore pas de malle.
01:17:59On nous a dit...
01:18:00Vous allez me faire plaisir ?
01:18:01Non.
01:18:01Bon, après tout...
01:18:02Non plus.
01:18:03Hein ?
01:18:03On nous a dit aussi...
01:18:04Vous prétendez m'empêcher de sortir ?
01:18:06On s'excuse.
01:18:06Vous allez voir.
01:18:07Ah, Joseph.
01:18:08Oui.
01:18:18Oh, non, hein, c'est trop.
01:18:20Je vais leur montrer, hein.
01:18:22Les trous n'est pas assez.
01:18:25Oui.
01:18:27Hein ?
01:18:30Comment ?
01:18:31Si je t'aime toujours.
01:18:34Pourquoi ?
01:18:36Ton mari t'ennuie.
01:18:39Ah, et-tu voudrais que...
01:18:41Oh, oh.
01:18:43Hein, ce que je dis, je dis...
01:18:44Non, non, non.
01:18:49On va voir sur place.
01:18:52La sœur s'élever, monsieur.
01:18:52Auriez-vous un timbre ?
01:18:59Monsieur la Sigma ?
01:19:02Non, monsieur Chabas n'est pas là.
01:19:04Je ne sais pas, monsieur.
01:19:07Vous savez...
01:19:08Non.
01:19:10Il paraît que ça, Sam.
01:19:12Non.
01:19:12Et ça lui a fait un coup.
01:19:15Ah, c'est beau l'amour.
01:19:18Je pense bien.
01:19:20Comme vous dites ça, on dirait bien...
01:19:23Que je suis amoureux ?
01:19:24Eh bien...
01:19:25Je ne vous demande pas de qui.
01:19:27Pourquoi ?
01:19:27À propos, vous allez continuer ?
01:19:32Quoi ?
01:19:32À être amoureux ?
01:19:34Votre truc sur Homère.
01:19:36La guerre de Troie.
01:19:37Bien sûr.
01:19:38Vous ne m'avez pas entendu.
01:19:40Et vous espérez gagner les 40 000 francs ?
01:19:43Oui.
01:19:44Mais...
01:19:44Je ne vois pas le rappeur.
01:19:47Avec quoi ?
01:19:48Que j'étais amoureux.
01:19:51Évidemment.
01:19:53L'amour.
01:19:56Je sors.
01:19:59Si on me demande...
01:20:00A propos de vos singeries, là.
01:20:03À la télévision, sur la guerre de Troie.
01:20:07Si vous pouviez glisser chaque fois que...
01:20:09Les postes Sigma sont les meilleurs.
01:20:11Je pourrais peut-être envisager...
01:20:18Il est fou.
01:20:21D'abord, la publicité à la télévision.
01:20:25Hein ?
01:20:26Oui.
01:20:27Oui, évidemment.
01:20:29Mais vous me voyez dire...
01:20:31Ménélas et Hélène rentrez chez eux...
01:20:35On s'excuse.
01:20:40Ah oui ?
01:20:41Hélène !
01:20:43Mais qu'est-ce que vous faites, là, vous ?
01:20:45On nous a dit d'attendre.
01:20:46Où es-tu partie ? Pourquoi ?
01:20:47Pourquoi ?
01:20:50Ils ont tout de même dû avoir une explication.
01:20:53Qui ça ?
01:20:54Ah !
01:20:55Ménélas, c'est Hélène !
01:20:57Mais on...
01:20:57Sûrement, sûrement.
01:21:00Mais...
01:21:00Ça n'est pas dans Homer.
01:21:04Elle a dû lui dire.
01:21:05Alors, tu voudrais me faire croire que tu es resté deux jours et deux nuits chez Stips...
01:21:11Dans ma chambre.
01:21:12Sans que...
01:21:13Oui.
01:21:13C'est un peu un vrai semblable à moi de te le dire.
01:21:15Eh bien, je vous le jure.
01:21:16Eh bien, si c'est vrai, monsieur, vous êtes un imbécile.
01:21:17Et un mufle, monsieur.
01:21:18Et un mufle.
01:21:19Quand une femme comme Héléna vous fait l'honneur de venir chez vous, on ne couche pas dans le salon.
01:21:22Mais...
01:21:23Mais vous ne serez pas...
01:21:24Absolument pas ce que vous avez perdu.
01:21:26Vous ne reverrez jamais une femme comme la mienne.
01:21:28Moi, j'aurais été à votre place.
01:21:28Ah, c'est !
01:21:29Moi, j'aurais été à votre place.
01:21:30Eh bien, je l'aurais gardé !
01:21:34Oui, ben, vous voyez...
01:21:36Nous sommes bien d'accord.
01:21:41Monsieur.
01:21:41Monsieur.
01:21:46Adieu, Héléna.
01:21:49On se l'excuse.
01:21:58C'est un mufle, mais il a raison.
01:22:03Michel.
01:22:06Mon amour.
01:22:10Non.
01:22:12Non, pas là, il y a trop de monde.
01:22:15Bien.
01:22:19Vous nous excuserez, hein ?
01:22:25Je vous en prie.
01:22:33Je crois qu'on peut disposer.
01:22:39Où sont-ils ?
01:22:41Là.
01:22:42Là ?
01:22:43Joseph.
01:22:46Allez, on s'en va.
01:22:50Donnez-moi votre carte.
01:22:52Non, on ne sait pas.
01:22:54Voilà.
01:22:56On reçoit de 11h à midi.
01:22:58Et...
01:22:59On a le téléphone.
01:23:02Allez, viens.
01:23:03Bien.
01:23:03N'entrez pas.
01:23:16Qu'est-ce que c'est ?
01:23:18C'est moi.
01:23:19Eugène ?
01:23:22Quel convent vous amène ?
01:23:23Quand reprenez-vous le travail, Shabbas ?
01:23:28Dans un mois.
01:23:30Shabbas.
01:23:32Je le reprendrai doucement, Michel.
01:23:34Doucement.
01:23:36Mais pourquoi dans un mois ?
01:23:39J'ai envie de faire un voyage.
01:23:43Encore plus.
01:23:45Moi ?
01:23:46Je voudrais aller en Grèce.
01:23:48Eh bien, au début de cette seconde semaine, nous allons imaginer deux touristes qui visitent la Grèce d'Homère.
01:23:57Je vais vous citer quelques villes qu'ils visitent.
01:24:01Vous voudrez bien me dire comment Homer les qualifiait au champ de, je crois, de l'Iliade.
01:24:08Vous y êtes ?
01:24:09Je commence.
01:24:12Athènes.
01:24:12La Bien-Bâtie.
01:24:15La Cédémone.
01:24:16C'est avec ses ravins.
01:24:23Mais c'est ?
01:24:24Mais c'est plein de colombes.
01:24:29Pleine de colombes.
01:24:31Bonne.
01:24:47Je vais vous citer.
01:24:48Bien, non.
01:24:53C'est très Jerry.
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