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Les Vraies Voix avec Arthur Delaporte, député PS du Calvados
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-08-26##
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NewsTranscription
00:00Attention, ça va débattre. Et avec nos deux vraies voix, je peux vous le dire, ça va déménager.
00:05Madi Saïdi, directrice de communication et d'influence et auteur, est avec nous.
00:09Eric Haddad, PDG du groupe Connect Travail Temporaire.
00:12Ce sont nos deux gladiateurs du soir.
00:1517h33, c'est le grand débat du jour sur Sud Radio.
00:18Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:22François Bayrou joue gros.
00:23A peine annoncé, sa décision d'engager la responsabilité de son gouvernement a déclenché le compte à rebours.
00:28Le 8 septembre, l'Assemblée nationale devra dire si elle accorde sa confiance au Premier ministre.
00:32D'un côté, le socle de la majorité présidentielle épaulée par une partie de la droite, soit environ 210 voix.
00:37De l'autre côté, les oppositions vendent debout.
00:40Le RN, LFI, le PCF et les Verts, qui ont déjà annoncé leur refus, soit 264 voix contre la confiance.
00:46Le PS risque de s'abstenir, ce qui rend encore plus incertain l'équilibre final.
00:51Contrairement à une motion de censure, le vote de confiance ne nécessite pas 289 voix contre le gouvernement,
00:56mais bien une majorité absolue des suffrages exprimés.
00:58Ça sent un peu la dissolution.
01:00Mais attendons, attendons.
01:02Parce que cet après-midi, depuis Boissy, la rivière en Essonne, lors de l'université d'été de la CFDT,
01:08François Bayrou a repris la parole et a déclaré.
01:11Dans les 13 jours qui viennent, les Français vont choisir s'ils se placent du côté du chaos ou de la responsabilité.
01:17Le Premier ministre y croit encore et espère convaincre les députés.
01:20Il se voit poursuivre son périple à Matignon.
01:23Nous vous posons la question sur le compte X de Sud Radio et puis intervenez aussi à l'antenne.
01:28Vote de confiance.
01:29Le gouvernement Bayrou va-t-il sauter ?
01:32Vous dites pour l'instant oui à 94%.
01:35Continuez à voter puis appelez-nous si vous avez envie de dire quelque chose et à réagir.
01:39Est-ce que vous entendez au 0 826 300 300 ?
01:41Pour en parler, nous sommes avec Arthur Delaporte qui est député PS du Calvados.
01:45Rebonsoir Arthur.
01:47Rebonsoir.
01:47Alors Arthur, vous êtes bien remonté, on peut le dire.
01:50Et vous avez commencé par nous dire, ma question c'était, est-ce que c'est le premier vrai test ou le dernier test pour François Bayrou ce vote de confiance ?
01:56Vous nous avez dit que c'était bien l'ultime dernier test qu'il allait passer puisqu'il ne serait plus là dans une semaine grosso modo quoi.
02:02D'ailleurs, j'aimerais bien que les 6% de votre sondage m'expliquent qui leur fait dire que François Bayrou a des chances de survie.
02:09Oui, je vous avais inscrit dans les 94.
02:13Voilà, mais il restera peut-être à la fin 0,01%.
02:16Ça sera peut-être François Bayrou lui-même qui continuera.
02:18Non, il y a Emmanuel Macron qui le soutient, on l'a dit Arthur Delaporte.
02:21Oui, mais bon, vous savez, un soutien d'un président de la République, c'est peut-être quelque chose de plus symbolique qu'autre chose.
02:26Il y a finalement une forme de compassion en disant, oui, oui, vas-y, vas-y.
02:30Mais c'est très bien qu'il va au casse-pipe Emmanuel Macron.
02:32Finalement, personne n'avait de suspense sur le fait que François Bayrou ne survivrait pas à son propre budget tant il était lui-même borné.
02:41Je veux dire, il a présenté son budget le 15 juillet dernier en disant, c'est à prendre ou à laisser, c'est ça qui va sauver la France et rien d'autre.
02:48Sauf qu'en fait, si vous aviez suivi un peu ce qui s'est passé cet été, moi j'ai été dans des cafés, les gens m'ont dit,
02:53ah ben non, mais attendez, c'est quoi ces histoires de jours fériés ? C'est impossible.
02:55Mais il a dit qu'il voulait discuter quand même, il ouvrait la discussion.
03:00Il ne faut pas non plus se braquer, j'ai l'impression que la classe politique se braque systématiquement si on n'est pas de son côté.
03:06Oui, sauf qu'il a quand même dit une chose, il a dit, oui, je veux bien discuter, ça peut être le 11 novembre ou le 15 août.
03:11Mais bon, quand même, rigolez pas, le 15 août tout le monde est en vacances, donc haha, ça n'arrivera pas.
03:15Donc vous voyez bien que c'était de la discussion sur les jours, mais rien sur l'ampleur de son plan d'économie.
03:21Et lui-même, il l'a redit cet après-midi, est arc-bouté sur la nécessité des 44 milliards.
03:26Alors, rentrons un peu dans le concret, Arthur Delaporte, qu'est-ce que vous reprochez objectivement et concrètement à son projet ?
03:33Tout. Je veux dire, il n'y a rien qui va.
03:35Si vous écoutez un peu, quand il nous dit, on va geler, par exemple, les prestations sociales,
03:41ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en gros, si vous êtes aujourd'hui au minima sociaux, vous perdez 300-400 euros par an si vous n'êtes pas revalorisé avec l'implation.
03:49Quand il nous dit, on va geler les pensions de retraite, ça veut dire qu'un retraité, ça va lui coûter 300 balles.
03:55Quand il nous dit, par an, quand il nous dit, on va faire rentrer des nouveaux retraités dans l'impôt,
03:59parce que c'est ça qu'il dit quand il dit, on gèle le barème de l'impôt, c'est pareil, c'est 300 balles par an.
04:03Donc, à la fin, les gens, ils finissent par raquer.
04:06Raquer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, on va aller chercher chez les travailleurs, chez les retraitées les plus pauvres,
04:10c'est eux qui, en proportion, vont payer le plus cher.
04:12C'est pas normal, c'est même l'inverse de ce que devrait défendre un gouvernement.
04:16Moi, je défends un travail qui rémunère, je ne défends pas un travail gratuit.
04:20C'est un bon exemple, Arthur.
04:23Alors, bon, Arthur Delaporte, on en discute bien sûr aussi avec nos vrais voix.
04:26On a la chance d'avoir Madi Saidi, qui est une spécialiste de la communication.
04:30On va peut-être reprendre le problème au début.
04:32Quand il est arrivé à sa conférence de presse hier, on a l'impression qu'il sortait de trois enterrements à la suite.
04:39Ah oui, il était déprimé.
04:39Comment, ouais, c'est ça le problème.
04:42Et comment on peut essayer de convaincre déjà dans cet esprit ?
04:47Est-ce qu'il y a chez lui une réalité d'être alarmant ou il en fait trop ?
04:52Enfin, on a envie de se suicider quoi.
04:54Après, il faut dire que ça, c'est aussi une marque très Beyrou.
04:58Beyrou, quand il arrive, soit il perd des ordonnées, soit on ne sait pas où il va.
05:01Mais c'est vrai qu'hier, il y avait quand même sur son visage quelque chose de très fort, d'alarmant.
05:06Après, la Macronie nous a aussi habitués à être très alarmants, faire peur aux Français et de leur dire, en gros, c'est maintenant ou jamais.
05:14En revanche, ce que je trouve pas très sympa, pas très couche chez Beyrou, c'est que depuis quelques temps, il a cette propension à prendre les Français à témoin en leur disant, en gros, c'est maintenant, ici et maintenant, soit vous choisissez, soit ça va être le chaos.
05:28Sauf que les Français ne sont pas responsables de ce chaos.
05:31Quelque part, il faut aussi que les politiques se remettent en cause et qu'ils réfléchissent à pourquoi on est dans cette situation-là aujourd'hui.
05:36Et les Français, honnêtement, ne sont pas vraiment responsables de cette situation.
05:40Éric Haddad, vous qui êtes chef d'entreprise, on sait dans une entreprise que quand on traverse une période de crise, en général, c'est là qu'on investit.
05:46Parce que c'est comme ça qu'on tient. On est d'accord ? On continue pas à s'endetter. On investit, on prend des risques.
05:51Exactement. En-delà de ça, j'écoutais M. le député, effectivement, et j'abonde un petit peu dans le sens où c'est vrai qu'en fait, on en a marre de payer.
06:01Aussi bien à titre personnel qu'au niveau des entreprises.
06:05Après, quelles sont les solutions aujourd'hui ? Parce que vous avez un pays qui est aujourd'hui malade, qui a une grave maladie.
06:13Donc quel est aujourd'hui, en fait, le traitement que nous devons mettre en place pour un pays qui a atteint ce stade d'endettement catastrophique ?
06:21Aujourd'hui, on s'endette sur les marchés encore plus cher en termes de taux d'intérêt que la Grèce, l'Italie et l'Espagne.
06:29Ça devient quand même dramatique de nous mettre au niveau de ces pays-là, avec tout le respect qu'on a pour ces pays-là, bien sûr.
06:36Aujourd'hui, l'État est endetté et archi-endetté.
06:40Que doit-on faire ?
06:41Que doit-on faire ?
06:42Parce que c'est le problème.
06:43Il faut trouver une solution.
06:44Il faut trouver une solution.
06:45Moi, j'aurais été...
06:46Excusez-moi, Frédéric.
06:48Moi, je suis un utopique, parce que quand on est chef d'entreprise, il faut quand même être utopique.
06:52Sauf que nous, on a le pragmatisme et la réalité.
06:55Vous savez, quand une entreprise va mal, qu'est-ce qu'on fait ?
06:57Des fois, en fait, on a tellement la tête dans le guidon qu'on ne voit plus ce qui se passe.
07:01Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
07:02On sollicite des auditeurs, des experts comptables, etc.
07:05Et dire, voilà, écoute, fais-moi un audit de ma société, parce qu'aujourd'hui, je n'arrive plus à m'en sortir.
07:11J'ai peut-être de déposer le bilan, de licencier ou quoi que ce soit.
07:14Et là, on vous fait un audit.
07:15À partir de ce moment-là, vous avez un audit.
07:17On vous dit, écoute, c'est simple.
07:18Tu vas mettre en place une restriction budgétaire.
07:20Tu vas arrêter de dépenser ci, dépenser ça, dépenser là.
07:23Tu vas peut-être réduire ta masse salariale.
07:25Si tu veux protéger et sauver ton entreprise pour ceux qui resteront et pour l'avenir de l'entreprise.
07:30Si vous ne le faites pas, vous allez droit au mur.
07:32Et il faut avoir le courage de le faire.
07:35Moi, aujourd'hui, par exemple, quand j'entends effectivement tous ces politiciens, c'est très facile.
07:39Qui se proposent de faire ce travail d'audit.
07:41Mais qu'ils le font.
07:42Mais qu'il y en a une qui l'a très bien fait.
07:44Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, c'est Sarah Knafo.
07:46Sarah Knafo est une ancienne de la...
07:48Elle a fait des propositions.
07:50Elle a fait des propositions aujourd'hui.
07:51Et elle a travaillé à la Cour des comptes.
07:53Je peux vous dire que quand elle dit au gouvernement, j'ai 63 milliards d'économies à vous faire.
07:58Pourquoi le gouvernement ne se réveille pas et ne met pas en place un certain nombre de mesures ?
08:03Parce que c'est trop facile.
08:04Est-ce que vous, vous avez concrètement un scénario ?
08:07Qu'est-ce que vous nous proposez ?
08:09Le 8 septembre, on l'a compris.
08:10Bon, il y a très peu de chances que ça continue.
08:13Admettons qu'il y ait une dissolution de l'Assemblée.
08:15Est-ce qu'aujourd'hui, la solution peut venir des politiques, Arthur Delaporte ?
08:19Déjà, je vais vous dire une chose très simple.
08:22Aujourd'hui, il faut arrêter de dire que la France augmente à des taux démesurés.
08:25Il faut arrêter ce catastrophisme.
08:26Parce que c'est ce catastrophisme qui produit la crise.
08:29François Bayrou, il participe au gouvernement.
08:30C'est une réalité.
08:32C'est une réalité.
08:33Je vous invite, comme vous êtes chef d'entreprise et que vous parlez d'économie,
08:35à aller regarder ce qu'on appelle l'espresse, c'est-à-dire les taux différentiels
08:38à laquelle la France emprunte aujourd'hui.
08:41Elle emprunte moins cher que la Grèce.
08:42Je suis désolé.
08:43Elle emprunte moins cher que l'Italie.
08:44Elle emprunte un peu plus cher que l'Allemagne.
08:46Donc, en fait, finalement, il faut arrêter d'être dans cette espèce de délire.
08:50Non, ce n'est pas un délire, c'est une réalité.
08:51C'est-à-dire que notre pays n'a pas une dette soutenable.
08:53Ça n'est pas vrai.
08:59De croire que la signature de la France n'est pas une signature de qualité.
09:02En France, aujourd'hui, on a la chance, non seulement parce qu'on est dans la zone euro,
09:06contrairement à ce que souhaite Sarah Knafou, je rappelle,
09:08mais aussi, par ailleurs, parce qu'on est une économie solide
09:12et qu'on est en croissance d'être un pays qui peut encore emprunter sur les marchés financiers.
09:17Et donc, moi, je vais en faux contre ce discours.
09:20Et le deuxième élément que je vous donne, c'est qu'on n'est pas obligé
09:23de produire la politique injuste de François Bayrou.
09:27Lui, il a focalisé en disant qu'il faut 44 milliards.
09:29Mais en fait, on peut faire la même chose avec des économies.
09:32Oui, bien sûr qu'il faut faire des économies.
09:34Parce qu'il y a parfois des dépenses inutiles.
09:36Je le reconnais.
09:37Mais pour autant, est-ce que ça veut dire qu'on va aller mettre des coupes dans l'hôpital ?
09:41Est-ce que ça veut dire qu'on va augmenter les franchises ?
09:43Arthur Delaporte, est-ce que vous pouvez réagir sur le plan de proposition d'économie
09:47que faisait Sarah Knafou, dont vient de nous parler, Eric Haddad, justement ?
09:50Non, mais le plan d'économie de Sarah Knafou, moi, je l'ai regardé, c'est du pipeau.
09:54Je ne sais pas, Mme Knafou, elle n'est pas économiste.
09:57Elle a fait six mois à la Cour des comptes.
10:00Et en fait, son plan d'économie, c'est un plan d'économie raciste.
10:03C'est juste pour dire qu'on arrête de donner des aides aux étrangers, point barre.
10:06C'est à peu près ça.
10:07Je veux dire, vous regarderez le détail, c'est absolument pas sérieux.
10:10Et évidemment que ce type de mesures, c'est juste destiné à draguer un électorat
10:14qui souhaite finalement dire que le problème, c'est les étrangers.
10:18Vous voyez, François Bayrou, il a un autre truc, c'est que le problème, c'est la dette.
10:21C'est le mal de la dette.
10:22En vrai, le problème n'est pas là.
10:23Et le PS, il dit quoi ?
10:24Nous, on dit, le sujet, c'est qu'on a un président de la République
10:28qui a mené depuis maintenant 2018 une politique de 2017, économique profondément injuste.
10:34Qu'est-ce qui fait qu'on a besoin de 40 milliards d'euros ?
10:37On a besoin de 40 milliards d'euros parce qu'Emmanuel Macron a réduit les recettes de l'État de 60 milliards d'euros.
10:43On a fait des cadeaux.
10:44On a donné 20 milliards d'euros par-ci aux entreprises.
10:48Mais ça a permis de relancer l'emploi.
10:50Il y avait moins de chômage, bien sûr.
10:51Pas vrai. Je peux vous raconter une chose.
10:54Les courbes du chômage, elles se sont inversées en 2016.
10:56Je ne crois pas qu'Emmanuel Macron était président de la République à l'époque.
10:59Donc, en fait, l'amélioration de la situation économique, elle est antérieure à l'arrivée d'Emmanuel Macron.
11:04Parce que François Hollande avait fait des cadeaux aux entreprises aussi.
11:06Oui, bien sûr.
11:07C'est ce qui lui avait été approché.
11:08Parce que François Hollande avait mené une politique qui était décritée à l'époque,
11:12qui était une politique qui a permis de réduire le taux de pauvreté dans le pays,
11:15et de réduire les inégalités, et d'augmenter la contribution des plus riches à l'impôt,
11:19avec notamment une hausse de la fiscalité sur le patrimoine.
11:22Dès qu'on a arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron a fait l'inverse.
11:27Il a mis en place la flat tax, par exemple,
11:29qui a aligné la fiscalité du capital sur la fiscalité du travail.
11:32Qu'est-ce qui s'est passé ?
11:33C'est qu'en même temps que notre dette avait progressé de 1 200 milliards sous Emmanuel Macron,
11:37les patrimoines les plus riches ont progressé de 1 200 milliards aussi.
11:41Donc, moi, je ne crois pas que cette politique soit juste,
11:44et je pense qu'il faut changer de braquet.
11:46Le problème, c'est que François Bayrou n'en a cru.
11:48Alors, on va demander à notre auditeur.
11:51Tiens, vous le savez, sur Sud Radio, vous pouvez donner votre opinion au 0826-300-300.
11:55Nous sommes toujours avec Gabin, qui nous appelle d'Albi.
11:58Gabin, on va vous demander un peu votre opinion sur tout ce que vous venez d'entendre à l'antenne.
12:02Est-ce que, selon vous, on va droit à la catastrophe ?
12:06Oh, droit à la catastrophe ?
12:09Je pense qu'on est déjà dans la catastrophe.
12:11Il ne faut pas faire l'autruche.
12:13Le vote de confiance, le 8 septembre, c'est vraiment pour l'apparat,
12:20parce que, de toute façon, il n'y a aucune chance que le vote soit validé.
12:28Et vous, vous espérez une dissolution ?
12:30Vous voulez aller retourner aux urnes pour les députés ou pas ?
12:34S'il y avait une dissolution, je retournerais aux urnes, évidemment.
12:37Mais par contre, il ne faut pas se leurrer.
12:41Ça changerait...
12:42Enfin, est-ce que la question, c'est est-ce qu'il doit y avoir une dissolution ?
12:44Parce que peut-être que ça ne changerait rien.
12:46Parce que, finalement, ça serait remplacé par quelqu'un d'autre
12:48qui ferait des mesures tout à fait similaires.
12:51Parce que, ben, c'est les politiques gouvernementales,
12:53elle est comme ça.
12:54Et puis, on a l'impression que ça ne change pas.
12:56Sauf s'il y a une nouvelle majorité à l'Assemblée nationale.
12:58Ça peut arriver.
12:59Ça pourrait.
13:00Après, la question, c'est...
13:02Est-ce qu'elle nous permettrait de sortir ?
13:05Voilà.
13:06Qui va gagner ?
13:07Qui va gagner ?
13:07Le prochain.
13:09Est-ce qu'elle serait pleine de bonnes intentions ?
13:11C'est une vraie question, aussi.
13:12Madi Saïdi, c'est qui le prochain à votre avis ?
13:14Ben, écoutez, si je le savais...
13:16Vous ne pouvez pas nous faire madame Irma un peu, là ?
13:18Non, non, même pas.
13:19On va approcher les jeux, là.
13:20C'est le moment de jouer.
13:21Non, mais là, personne ne sait ce que ça va être.
13:25C'est sûr qu'aujourd'hui, la situation de la France,
13:27elle est catastrophique.
13:28Mais honnêtement, quand j'entends dire que la situation économique de la France,
13:32on peut encore aller emprunter, moi, je ne comprends pas.
13:35Et tout à l'heure, vous disiez...
13:36Je parle à monsieur le député.
13:38Vous disiez tout à l'heure que François Hollande avait fait en sorte de réduire les inégalités,
13:44et notamment la pauvreté.
13:45Parfois, je me demande si, honnêtement,
13:47les politiques, vous avez déjà vu des pauvres pour de vrai.
13:50Honnêtement.
13:51Honnêtement.
13:51Sortez de vos bureaux, sortez de vos permanences.
13:53Mais alors, pas du tout.
13:54On va arrêter un peu ces types d'accusations à la noire.
13:59Non, non, ce n'est pas une accusation, c'est une question que je pose.
14:01Chacun son tour, s'il vous plaît.
14:03C'est une question que je pose.
14:04Je me pose la question de savoir si vous avez déjà vu des pauvres.
14:06C'est tout.
14:06Allez-y, Arthur Delaportant.
14:08Vous avez le tour.
14:09Je vais vous répondre.
14:10Moi, je vous invite à venir une journée en circonscription avec moi.
14:12Vous allez voir ce que c'est.
14:13C'est aller à l'aide alimentaire pour discuter avec les personnes qui le font,
14:16et les bénéficiaires.
14:17C'est accompagner les personnes qui sont à la rue.
14:19C'est ça que je fais tous les jours.
14:20Donc, maintenant, je veux bien que vous veniez voir comment on accompagne les personnes
14:24en situation de grande précarité chez moi,
14:26et comment elles ont subi les réformes d'Emmanuel Macron.
14:28Je ne perds pas ce type d'accusation.
14:29Non, mais moi, je ne défends pas Emmanuel Macron, cher monsieur.
14:31Venez, madame, une journée.
14:32Vis ma vie dans la vie d'un élu, et on dira autre chose.
14:34Monsieur le député.
14:37C'est des journées qui commencent à 7h du matin, qui finissent à minuit,
14:39et notre seul objectif, c'est l'intérêt du pays.
14:41Très bien, cher monsieur le député.
14:42Vous savez, vous ne m'apprenez rien.
14:43Moi, j'ai 25 ans d'engagement.
14:44Je me suis engagé la première fois, j'avais 14 ans.
14:47Moi, le terrain, je le connais.
14:48La Seine-Sandy, je la connais par cœur.
14:49J'ai même fait le tour de la frontière.
14:51Alors, s'il vous plaît, ne me donnez pas de leçons.
14:53Alors, si vous êtes un peu matin, moi, je les connais.
14:55Ceux qui galèrent, je les connais.
14:57On n'est pas là pour s'engager, et en plus, on est à la fin du débat.
15:00Vraiment, ne nous donnez pas de leçons.
15:02Merci.
15:04Arthur Delaporte m'a dit, ça a dit.
15:06Les réalités, je les connais autant que les réalités.
15:08Vous connaissez tous les deux des réalités différentes.
15:11Nous sommes sur l'antenne de Sud Radio.
15:13Je vous remercie de votre intervention, cher monsieur Arthur Delaporte.
15:17Vous êtes député PS du Calvados.
15:19Merci d'être venu intervenir à notre antenne aujourd'hui.
15:23Et puis, vous restez avec nous, chères auditrices, chers auditeurs,
15:25parce qu'on va se détendre un peu dans un instant.
15:27Oui, oui, c'est monté.
15:28C'est bien, c'est sympa.
15:29On va se faire du bien avec un peu de musique.
15:31Mais attention, Judith, il va y avoir match aussi.
15:34A tout de suite.
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