Passer au playerPasser au contenu principal
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:01Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1, désormais jusqu'à 10h, chaque matin et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08En cette veille de rentrée scolaire, la ministre de l'éducation nationale, madame Elisabeth Borne, a annoncé hier la nouvelle matière qui sera enseignée aux élèves, le charabia.
00:00:18Voilà, le charabia, langue officielle de madame Borne qui a accordé hier à nos confrères bruts un long entretien dans lequel il n'est jamais question de grammaire ou de vocabulaire, d'histoire de France ou de géographie du monde.
00:00:30Madame Borne parle de santé mentale, de réseaux sociaux, de violences à l'école, des thèmes importants sans doute mais jamais de l'essentiel, apprendre à écrire et à compter.
00:00:41Accepter aussi l'autorité du professeur dans la classe.
00:00:44Cerise sur le gâteau, madame Borne a sorti de son cartable la carte de la modernité.
00:00:50L'intelligence artificielle sera proposée aux professeurs pour préparer leur cours et dit-elle, pour débroussailler le travail.
00:00:59Madame Borne confond les instituteurs avec les jardiniers.
00:01:02J'ai pensé au hussard noir de la République, j'ai aussi pensé à Louis Germain, vous savez l'instituteur d'Albert Camus, à qui l'écrivain prix Nobel rendit hommage.
00:01:11Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue aux petits enfants pauvres que j'étais, sans votre enseignement et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé.
00:01:21Louis Germain n'avait pas besoin d'intelligence artificielle pour faire de l'école de la Troisième République la meilleure du monde.
00:01:28Il n'avait pas besoin qu'on lui débroussaille le travail.
00:01:31Quel mépris, quelle arrogance, quelle tristesse, enfin !
00:01:36Madame Borne est une caricature de ce que la haute administration produit, une parole de techno dans un corps de robot.
00:01:43On cherche ce qu'elle a dit après qu'elle a parlé.
00:01:47J'ai appris que Sheila avait fêté il y a quelques jours son anniversaire, cette fois-ci j'en ai bien peur.
00:01:52L'école est finie.
00:01:56Alice Sommerer
00:01:57Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:11On commence ce journal avec ces deux mineurs mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes criminels.
00:02:18Ils sont respectivement âgés de 15 et 17 ans.
00:02:20Ils sont soupçonnés d'avoir projeté un attentat contre des synagogues et la tour Eiffel.
00:02:24Ils auraient également envisagé de partir en terre de djihad.
00:02:28L'Allemagne va réintroduire le service militaire qu'elle avait supprimé en 2011.
00:02:33Il sera sur la base du volontariat dans un premier temps.
00:02:36Mais si les volontaires ne sont pas au rendez-vous, les conservateurs aimeraient introduire un mécanisme contraignant.
00:02:42L'objectif étant d'augmenter les effectifs de l'armée pour répondre aux exigences de l'OTAN.
00:02:48Et puis à l'international, Donald Trump présidera aujourd'hui une grande réunion sur Gaza.
00:02:52Une réunion qui se tiendra à la Maison Blanche, au programme la planification de l'après-conflit dans l'enclave.
00:02:58Selon Steve Whitcoff, l'émissaire spécial du président américain, ce plan reflète les motivations humanitaires du président Trump.
00:03:04Merci Alice.
00:03:05Sarah Salman est avec nous ce matin.
00:03:06Eric Nolot, Joachim Lefloc, Imad.
00:03:09Et on va parler évidemment de l'école.
00:03:11Main basse sur l'éducation nationale.
00:03:12Enquête sur un suicide assisté.
00:03:14Un suicide assisté qu'on peut encore interrompre, je crois.
00:03:19Je n'aurais pas écrit ce livre sinon.
00:03:22Pas avec ce que j'ai entendu hier de Madame Borde, mais je vais prendre les auditeurs.
00:03:26Avec l'homme d'État peut-être.
00:03:28Ça dépend comment on interprète.
00:03:30Donne-moi la main et prends la mienne.
00:03:31Eric Nolot, bien sûr.
00:03:33Joachim Lefloc, Imad.
00:03:34Olivier Delagarde, qu'on peut écouter le matin sur Europe 1.
00:03:37Vous intervenez déjà à deux reprises.
00:03:39Trois reprises.
00:03:40Avec la revue de presse.
00:03:42La première est à quelle heure ?
00:03:436h50, 7h45, 8h45.
00:03:46Et puis Thomas Bonnet qui nous dira des nouvelles peut-être de la vie politique française.
00:03:52Les nouvelles de ?
00:03:53De François Bayrou.
00:03:54Bah écoutez, François Bayrou il parle tous les jours.
00:03:55Il a parlé avant-hier, il a parlé hier de la CFDT.
00:03:57Il est ce soir au journal de TF1.
00:03:59Il y a demain au MEDEF.
00:04:00On ne sait pas.
00:04:01Alors Elisabeth Borne, je n'invente rien.
00:04:04C'est une interview qui est lunaire.
00:04:06Je vous préviens, je l'ai écoutée, elle est lunaire.
00:04:09On ne comprend rien, mais ça c'est la base quand Mme Borne parle.
00:04:13Donc je vous propose d'écouter ce qu'elle dit sur l'intelligence artificielle pour les professeurs.
00:04:18Pour les professeurs.
00:04:20C'est aussi un outil qui peut être assez formidable, l'intelligence artificielle.
00:04:25Donc on va proposer aux professeurs une intelligence artificielle pour les accompagner dans leur métier.
00:04:32Et notamment qui peut à la fois leur permettre de préparer les cours.
00:04:37Évidemment, à la fin, c'est le professeur qui doit finaliser son cours.
00:04:42Mais lui débroussailler le travail, si je peux dire.
00:04:45Et puis aussi permettre, et il y a des outils qui vont dans ce sens,
00:04:50permettre de mieux comprendre ce qu'un élève a compris et ce qu'il n'a pas compris et ce que sont ses blocages.
00:04:57J'ai l'impression qu'elle découvre son texte et qu'elle essaie de le lire.
00:05:01Juste, c'est votre prénom.
00:05:03Juste, c'est votre prénom.
00:05:04Juste le blanc.
00:05:05Non mais je vous assure, c'est inouï.
00:05:07Et toute l'interview est comme ça.
00:05:09C'est inouï.
00:05:10J'ai précisément consacré, intitulé un chapitre de mon ouvrage,
00:05:14« Se défier des modes ».
00:05:15Et il y a un sous-chapitre de cette partie qui porte sur la question de l'intelligence artificielle.
00:05:20Je pense qu'on est en plein dans ces propositions de façade,
00:05:24dans ces sujets périphériques qui sont ceux dont se saisissent
00:05:26des ministres de l'éducation nationale qui défilent à un rythme toujours plus éclair,
00:05:30des ministres sans volonté, sans vision, sans légitimité.
00:05:33D'ailleurs, même Mme Borne avait dit qu'elle n'avait pas d'expertise particulière en arrivant au ministère.
00:05:37Ça se voit.
00:05:37Et qu'est-ce qu'ils font ces ministres ?
00:05:39Ils laissent l'école naviguer à vue au gré de propositions de façade,
00:05:42sans jamais se saisir de l'essentiel.
00:05:44Et pendant ce temps-là, vous avez un État dans l'État
00:05:46qui les corsette, qui édulcore les réformes
00:05:48et qui prétend dicter le cap éducatif à la place du politique.
00:05:52Je pense que c'est une logique qui est très dangereuse pour la démocratie
00:05:54et qui est très néfaste pour l'école.
00:05:55Vous broussaillez le terrain pour des profs dont c'est le métier.
00:05:58Vous vous rendez compte ?
00:06:00L'intelligence artificielle, ça change quand même beaucoup, beaucoup de choses
00:06:03pour le métier d'enseignant aujourd'hui.
00:06:05Ils le disent tous.
00:06:06Olivier Delagarde.
00:06:06À la fois en termes d'enseignement, à proprement parler,
00:06:10et puis dans le rapport aux élèves.
00:06:11Parce que le problème aujourd'hui, quand vous êtes prof,
00:06:13c'est que vous ne pouvez plus demander à vos élèves
00:06:15de faire un devoir à la maison.
00:06:17Parce que vous avez 90% des élèves
00:06:21qui utilisent peu ou prou l'intelligence artificielle.
00:06:24Qu'est-ce que vous faites ?
00:06:24Comment est-ce que vous pouvez noter ?
00:06:25Comment est-ce que vous pouvez juger, finalement,
00:06:27quand vous êtes prof, qu'une leçon est su ou pas ?
00:06:30C'est un vrai sujet.
00:06:31Éric Nolot.
00:06:33Ministre, une ministre de l'Éducation nationale
00:06:34qui, devant le désastre de l'institution dont elle a la charge,
00:06:39l'effondrement du niveau, parle de l'intelligence artificielle.
00:06:43Là, le niveau de déconnexion, il est...
00:06:45Mais c'est...
00:06:46Il n'y a même pas de mots.
00:06:47Et vous avez un autre ancien ministre de l'Éducation nationale
00:06:50qui, dans le foutoir qu'est devenu la France,
00:06:52Gabriel Attal,
00:06:53lui, l'urgence, il estime que c'est la légalisation de la GPA.
00:06:56C'est-à-dire, ces gens-là sont complètement...
00:06:59C'est d'autant plus risible...
00:07:01...à des problèmes qui n'ont rien à voir avec...
00:07:03Alors, deuxième passage.
00:07:04Deuxième passage sur les points jury.
00:07:08Alors, les points jury, visiblement,
00:07:09quand tu passes le bac,
00:07:11on te donne parfois des points
00:07:13que tu n'as pas eus sur ta copie.
00:07:14Oui, si on vérifie que par rapport à obtenir une certaine note...
00:07:17Donc, on rehausse les notes.
00:07:19C'est bien ça.
00:07:20Et les corrections académiques.
00:07:21Donc, c'est grâce à ça qu'on a plus 1200% de mentions très bien au bac en 25 ans.
00:07:26Alors, même que le niveau n'a jamais été aussi calamiteux, absolument.
00:07:29Alors, écoutez, ce que dit Mme Borne sur les points jury.
00:07:33Deuxième passage.
00:07:35Juste, c'est votre prénom.
00:07:39Vous donnez des points jury.
00:07:40Des points jury, c'est-à-dire, vous avez moins de 8 sur 20.
00:07:438 sur 20, c'est la note qu'il faut avoir pour passer les épreuves de rattrapage.
00:07:47On vous donne des points et vous passez quand même l'épreuve de rattrapage.
00:07:50où vous avez 9 sur 10 et on vous donne des points et comme ça, vous avez le bac.
00:07:57Je pense qu'il faut être plus prudent sur la façon dont on donne ces points
00:08:02pour ne pas semer le doute sur le niveau du bac.
00:08:06Donc, à partir de la prochaine session, quand on a moins de 8 sur 20,
00:08:10on ne passera pas les épreuves de rattrapage.
00:08:12Donc, il n'y aura plus ces points.
00:08:13Il n'y aura plus ces points et, au total, les candidats ne pourront pas avoir plus d'un demi-point de moyenne
00:08:21avec ces fameux points jury.
00:08:24Non, mais déjà, les points jury, normalement, c'est quand on a 9,8 ou 9,9 et on va à 10.
00:08:29Ce n'est pas, on est à 9 et on va à 10.
00:08:31Et, dernier passage, alors vous pouvez douter comme ça, mais à aucun moment, je le répète,
00:08:37à aucun moment on dit, voilà, un élève qui entre en primaire doit apprendre à lire et à compter.
00:08:42Mais ce n'est pas son sujet.
00:08:43Un élève doit comprendre la chronologie de l'histoire de France.
00:08:48Nous allons rétablir les fondamentaux.
00:08:50Voilà ce que j'attends d'un ministre qui donne le cap et qui n'entre pas dans...
00:08:56Qu'est-ce que vous voulez attendre, Pascal, de quelqu'un qui est passé par le cabinet de Lionel Jospin
00:09:00et de Jack Lang à l'éducation nationale ?
00:09:02Elle n'a rien à proposer, Elisabeth Borne, si ce n'est colmater les brèches d'un système en déliquescence totale,
00:09:07si ce n'est traiter les conséquences pour ne pas agir sur les causes de fond.
00:09:10Vous avez raison, ce qu'il faut, c'est remettre de l'exigence intellectuelle à tous les niveaux.
00:09:14Et ça, ce n'est pas une question de comment on note le bac,
00:09:16c'est une question de rapport à la sélection, à l'évaluation plus large.
00:09:19Dernière chose, la réunion avec les parents,
00:09:21parce qu'on va demander aux parents de faire des chartes, etc.
00:09:27Ça ne sert à rien.
00:09:28Tout ça est de la pure com' et de la mauvaise com'.
00:09:31Madame Borne, écoutons-la.
00:09:33Dans chaque école, dans chaque collège, dans chaque lycée,
00:09:37il faut absolument qu'il y ait une réunion de rentrée avec les parents
00:09:39où on puisse aborder les objectifs qu'on doit porter ensemble.
00:09:44La lutte contre la violence,
00:09:45la lutte contre la circulation des armes blanches chez les jeunes,
00:09:48c'est quelque chose qu'on doit porter ensemble.
00:09:50La lutte contre la surexposition aux écrans,
00:09:55aux contenus violents,
00:09:56c'est quelque chose qu'on doit porter ensemble.
00:09:58Donc je pense que c'est indispensable
00:10:00qu'on puisse travailler la main dans la main avec les parents.
00:10:03Et c'est pour ça que j'ai souhaité,
00:10:05et qu'on va mettre en place dans chaque école,
00:10:07dans chaque collège, dans chaque lycée,
00:10:09une charte des relations école-parents
00:10:12qui fera l'objet d'échanges
00:10:14entre les équipes pédagogiques
00:10:16et les représentants des parents.
00:10:17Mais ce n'est pas le boulot des profs.
00:10:19On peut faire aussi un numéro vert.
00:10:22Tout ça est grotesque.
00:10:24La famille éduque les enfants.
00:10:27C'est quand même une bonne nouvelle,
00:10:28c'est qu'elle n'est plus là dans huit jours.
00:10:29Oui, mais c'est...
00:10:29Elle parle comme une chef d'entreprise.
00:10:31Vous remplacez le mot parent par client,
00:10:32à dire ce que vous voulez.
00:10:33Elle est l'incarnation d'une technocratie managériale de centre-gauche.
00:10:37Et puis tous ces mots qu'on doit porter ensemble.
00:10:39En fait, je n'en peux plus.
00:10:42Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:10:43Je n'en peux plus de ces gens.
00:10:45Je n'en peux plus.
00:10:45Mais les Français non plus.
00:10:46Mais vous gardez un très bon souvenir
00:10:48d'un autre ministre de l'Éducation nationale ?
00:10:50Monsieur Blanquer.
00:10:51Monsieur Blanquer, oui.
00:10:52Il avait un certain niveau.
00:10:54La question qui se pose,
00:10:55c'est quel est vraiment le pouvoir
00:10:56du ministre de l'Éducation nationale ?
00:10:58Mais qui donne...
00:10:59Mais qui simplement...
00:10:59Qui s'exprime, Olivier ?
00:11:00Qu'il dise, voilà, c'est quoi ?
00:11:02Alors, qu'Elisabeth Borne soit techno,
00:11:04je vous l'accorde.
00:11:05C'est tout ?
00:11:05Il n'y a pas de souci ?
00:11:06Ce n'est pas au niveau ?
00:11:07Moi, je pense que le problème,
00:11:08si vous voulez,
00:11:08c'est qu'ensuite, de toute façon,
00:11:10le prof, il est comme le capitaine dans un bateau.
00:11:13Il fait ce qu'il veut.
00:11:15Je vais vous raconter une anecdote.
00:11:16J'étais très surpris.
00:11:18C'était des Canadiens
00:11:19qui venaient vivre en France.
00:11:22Ils étaient très surpris
00:11:23du fonctionnement du collège et du lycée.
00:11:25En disant, mais en fait,
00:11:26les profs n'ont pas de bureau au collège.
00:11:29On ne peut pas les rencontrer.
00:11:30Ils ne se rencontrent pas eux-mêmes.
00:11:33Ils n'ont pas de réunion entre eux.
00:11:34Les profs de maths ne se rencontrent pas.
00:11:35Il y avait la salle des classes.
00:11:37Voilà, il y avait la salle des classes.
00:11:39Tu vas pas mettre un bureau...
00:11:40Mais en fait, les profs ne travaillent pas
00:11:42les uns avec les autres.
00:11:43Il n'y a pas de monitorat en plus.
00:11:46Je vais vous dire, je pense que les profs...
00:11:48Et je pense que quand on est ministre
00:11:49de l'Éducation nationale,
00:11:50on n'a pas beaucoup de pouvoir, en fait,
00:11:51sur ce qui se passe dans la réunion.
00:11:52On fait en sorte de ne plus avoir de pouvoir.
00:11:53Olivier Daguerre, je pense que les profs,
00:11:55justement, c'est les derniers soldats
00:11:59de l'enseignement.
00:12:00Parce qu'eux, ils n'entendent pas...
00:12:02Ils sont au front.
00:12:04Il y a des bons et des mauvais ensuite.
00:12:06Mais eux, ils sont dans les classes.
00:12:08Ils sont souvent, comment dire,
00:12:10très investis.
00:12:11Très investis.
00:12:12S'ils font ce métier,
00:12:13c'est vraiment par vocation,
00:12:15par conviction.
00:12:16Ce n'est pas pour le salaire
00:12:17de la fin du mois.
00:12:20Donc, les profs, moi,
00:12:22je ne leur jetterai pas la pierre.
00:12:24Loin de là.
00:12:25Mais quand j'entends...
00:12:25Ce n'est pas les profs,
00:12:26c'est l'organisation.
00:12:27Quand j'entends...
00:12:28En fait, ce que tu attends d'un politique,
00:12:29c'est du souffle.
00:12:30C'est toujours la même chose.
00:12:31C'est un peu d'émotion.
00:12:33C'est un cap.
00:12:34Là, on est mal.
00:12:34C'est de ne pas avoir cette parole-là.
00:12:37De dire, voilà,
00:12:39nous allons apprendre
00:12:40à compter
00:12:42et à lire
00:12:43et à écrire.
00:12:44Voilà.
00:12:44C'est un pouvoir de nuisance.
00:12:46On l'a bien vu.
00:12:46Il n'y a pas plein d'y ailles.
00:12:48Il y a quand même
00:12:48qui vont en plus
00:12:49qui aggravent la situation.
00:12:51Là, Mme Borne,
00:12:51on ne sait même pas
00:12:52ce qu'elle raconte.
00:12:52Je ne peux même pas dire...
00:12:53Mais si c'est ce qu'elle raconte,
00:12:55mais c'est une techno.
00:12:56Elle n'est pas faite.
00:12:57On l'a dit 20 de sa fois,
00:12:57elle n'est pas faite
00:12:58pour faire de la politique,
00:12:59Mme Borne.
00:13:00Elle est là pour exécuter
00:13:02ce que...
00:13:04Elle n'a pas exécuté
00:13:05quelqu'un qui imaginera.
00:13:07C'est 9 sur 20.
00:13:08C'est même pas
00:13:09ce qu'elle raconte.
00:13:10C'est même pas ce qu'elle raconte.
00:13:11Mains bas sur l'éducation nationale,
00:13:13enquête sur un suicide assisté.
00:13:14Ça fait 40 ans
00:13:15que j'entends ça.
00:13:16Ça fait vraiment 40 ans
00:13:17parce qu'Alain Decaux
00:13:19avait fait une tribune,
00:13:20je crois,
00:13:21dans le Figaro Magazine.
00:13:23On n'apprend plus
00:13:24l'histoire aux enfants.
00:13:25Donc ça fait 40 ans.
00:13:26On a reçu
00:13:27combien de fois
00:13:28la fabrique des crétins ?
00:13:30Brigéli.
00:13:31Comment ?
00:13:32Brigéli.
00:13:32Brigéli, etc.
00:13:33Donc, il n'y a rien de neuf.
00:13:34Il y a beaucoup de choses nouvelles,
00:13:36je crois, dans ce livre.
00:13:36Vous avez raison
00:13:37de faire référence
00:13:38à des personnes
00:13:39comme Jean-Paul Brigéli,
00:13:40comme Jean-Claude Milner
00:13:41qui ont écrit
00:13:41des ouvrages remarquables
00:13:43il y a très longtemps.
00:13:43Bien avant moi,
00:13:44je le reconnais.
00:13:45Néanmoins, je crois
00:13:45qu'il y a énormément
00:13:46de dimensions nouvelles
00:13:47que j'aborde dans le livre
00:13:48parce qu'il y a 40 ans,
00:13:49je ne pense pas
00:13:49que l'immigration,
00:13:50par exemple,
00:13:51impactait de cette manière
00:13:52la vie de notre système éducatif.
00:13:54Je ne pense pas
00:13:55que les questions
00:13:55de l'intelligence artificielle
00:13:56se posaient à l'école.
00:13:57Je ne pense pas
00:13:58qu'on avait atteint
00:13:58un tel niveau de violence
00:13:59et de délitement du niveau
00:14:00il y a 40 ans.
00:14:01Pardonnez-moi, Pascal,
00:14:02mais on n'était pas
00:14:02entre le Monténégro
00:14:04et le Kazakhstan
00:14:05en niveau moyen,
00:14:06en mathématiques,
00:14:07aux primaires.
00:14:08Par ailleurs,
00:14:08si vous voulez,
00:14:10ça fait 40 ans, en effet,
00:14:11qu'on a des livres sur l'école,
00:14:12mais quel type d'ouvrage
00:14:12sur l'école on a ?
00:14:14Généralement,
00:14:14on a soit des catalogues
00:14:15de bonnes intentions,
00:14:16de politiques,
00:14:17ou alors on a des sortes
00:14:18de compilations d'anecdotes
00:14:19de terrain
00:14:20qui sont passionnantes.
00:14:21C'est très intéressant à lire,
00:14:22mais ce n'est pas
00:14:23ce que j'ai voulu faire
00:14:28ouvrir le capot
00:14:29et parler d'un mal
00:14:30dont on parle
00:14:31sur absolument
00:14:31tous les sujets ici.
00:14:34Ouvrir le capot.
00:14:35Je commence sur ça
00:14:35dans l'introduction.
00:14:36Vous noterez
00:14:37le petit clin d'œil
00:14:38à notre émission favori.
00:14:39On va faire un livre
00:14:40qui s'appelle
00:14:40Ouvrir le capot.
00:14:41J'ai voulu ouvrir le capot.
00:14:42Mais vous voyez,
00:14:43ouvrir le capot,
00:14:44c'est une expression
00:14:44très simple.
00:14:45Oui.
00:14:45Très simple.
00:14:46Et parce qu'il faut
00:14:47partir de choses simples
00:14:48dans l'école.
00:14:48Le problème,
00:14:49c'est qu'on a perdu
00:14:49le discours
00:14:51sur les choses simples,
00:14:52sur les idéaux régulateurs,
00:14:53sur l'exigence intellectuelle
00:14:55qui doit guider notre école.
00:14:56Et ce qu'il y a
00:14:57de fondamentalement nouveau
00:14:58par ailleurs dans ce livre,
00:14:59je crois,
00:15:00c'est la manière
00:15:01dont je pose
00:15:02la question
00:15:02de l'impuissance politique.
00:15:03On en parle
00:15:04à longueur de temps
00:15:05sur la question
00:15:06de l'impuissance
00:15:06en matière judiciaire,
00:15:07dans l'impuissance
00:15:07en matière migratoire,
00:15:08du rôle de Bercy
00:15:09en économie.
00:15:10Mais on ne comprend pas
00:15:11que dans l'éducation nationale,
00:15:13le ministre,
00:15:13depuis des années,
00:15:14a démissionné,
00:15:16qu'il a été réduit
00:15:16à un rôle de figurant,
00:15:18de communicant,
00:15:19de contre-pouvoir.
00:15:19Moi, je veux que le ministre
00:15:20reprenne le pouvoir
00:15:21et ça implique
00:15:22une reprise en main
00:15:23de ce que je nomme
00:15:24l'État profond
00:15:25avec, je donne énormément
00:15:27d'exemples qui sont nouveaux
00:15:28et qui n'existaient pas encore
00:15:29il y a 40 ans
00:15:29sur le rôle des associations,
00:15:31ce qui se passe
00:15:32dans les INSP
00:15:33où on forme nos professeurs,
00:15:34sur ces bureaucrates
00:15:35de centre-gauche
00:15:36qui défilent.
00:15:37Je parle de ce recteur,
00:15:38par exemple,
00:15:39qui a défilé
00:15:39contre l'islamophobie
00:15:40en 2019.
00:15:42Ça n'existait pas,
00:15:43je crois,
00:15:43il y a 40 ans.
00:15:43Il y a 40 ans,
00:15:44on n'avait pas
00:15:46une classe politique parfaite
00:15:47il y a 40 ans,
00:15:47mais on avait encore
00:15:48une élite, je crois.
00:15:49Aujourd'hui,
00:15:49on a une caste
00:15:50qui se prend
00:15:50pour une élite
00:15:51qui revendique
00:15:55le nom d'élite,
00:15:55qui revendique
00:15:56les privilèges
00:15:56mais qui n'assume pas
00:15:57les responsabilités
00:15:58qu'ils vont.
00:15:58Alors, je vais lire
00:15:58quelques passages
00:15:59qui sont intéressants.
00:16:00Les classes populaires
00:16:00qui n'ont que l'école
00:16:01pour accéder au savoir
00:16:02et élargir leur horizon
00:16:03sont les premières
00:16:04à payer le prix
00:16:04de la destruction
00:16:05de la transmission
00:16:06par l'égalitarisme niveleur.
00:16:08L'étérogénité des classes
00:16:11porte préjudice
00:16:12à la transmission
00:16:13en ce qu'elle fait
00:16:15perdre du temps de cours
00:16:16et pousse à aligner
00:16:16les exigences
00:16:17sur le niveau
00:16:18des plus faibles.
00:16:19tirant ainsi
00:16:20tout le monde
00:16:20vers le bas
00:16:21selon la DGESCO.
00:16:23Alors, DGESCO...
00:16:23La DGESCO,
00:16:25c'est...
00:16:26Normalement,
00:16:26le DGESCO,
00:16:27c'est la cheville ouvrière
00:16:28du ministre.
00:16:28C'est le directeur
00:16:29d'administration
00:16:29qui définit
00:16:30la politique éducative.
00:16:3080% des professeurs
00:16:33font ainsi part
00:16:34des difficultés
00:16:34suscitées
00:16:35par l'étérogénité
00:16:37des élèves.
00:16:38Donc, vous,
00:16:39si je comprends bien,
00:16:40c'est comme en sport,
00:16:41en fait.
00:16:42C'est la logique de sport.
00:16:43Vous mettez
00:16:43les meilleurs
00:16:43avec les meilleurs
00:16:44et les moins bons
00:16:45avec les moins bons.
00:16:45Oui, et aujourd'hui,
00:16:46on aligne
00:16:46le niveau des meilleurs,
00:16:48le niveau d'exigence.
00:16:50On aligne les contenus
00:16:51sur ce que peuvent
00:16:52accueillir les plus faibles.
00:16:54Je pense que c'est
00:16:54une logique très pernicieuse
00:16:55qui justifie
00:16:56de remettre
00:16:56de la sélection
00:16:57à tout niveau,
00:16:58de passer du collège unique
00:16:59au collège modulaire,
00:17:00de revenir à un bac
00:17:02plus exigeant
00:17:02et surtout de re-sélectionner
00:17:03à l'université
00:17:04parce que là,
00:17:05l'échec massif
00:17:06en premier cycle
00:17:06à l'université,
00:17:07c'est un demi-milliard
00:17:08d'euros par an.
00:17:09Mais on voit bien
00:17:09que la démagogie,
00:17:11parfois,
00:17:11c'est contre-intuitif
00:17:12de penser
00:17:13qu'il faut mettre
00:17:14les moins bons élèves
00:17:15avec les moins bons élèves
00:17:16parce que ce n'est pas agréable
00:17:17pour eux,
00:17:18c'est ce qui se passait
00:17:18dans le temps.
00:17:19Mais la vérité,
00:17:20c'est quand vous avez
00:17:20un élève qui est en difficulté,
00:17:22on est tous des parents,
00:17:23il est mieux
00:17:24dans une classe
00:17:25avec des gens
00:17:26de son niveau
00:17:27parce qu'il va pouvoir
00:17:28progresser,
00:17:29prendre confiance
00:17:30que si vous le mettez
00:17:31dans une classe
00:17:33avec quelqu'un
00:17:34qui est dix fois meilleur
00:17:35que lui.
00:17:35Ça peut le tirer vers l'eau.
00:17:36Mais je vous assure,
00:17:39en termes de...
00:17:40Ça ne marche pas en sport.
00:17:41Ça ne marche pas.
00:17:42Oui, ça c'est vrai,
00:17:42c'est toujours dans le groupe
00:17:43mais oui, on ne marche pas.
00:17:45Mais bien sûr.
00:17:45Donc, c'est ce qu'on faisait avant,
00:17:47on avait la meilleure école au monde,
00:17:48vous l'avez dit
00:17:48dans votre introduction
00:17:49et c'est extrêmement juste.
00:17:50Et c'est ce qui se passait,
00:17:51c'est mieux de mettre
00:17:51des classes avec des niveaux
00:17:53où les uns et les autres
00:17:54ont le même niveau.
00:17:56On vous affiche clairement
00:17:57comme pas bon.
00:17:58Et voilà.
00:17:58On vous affiche clairement
00:17:59comme pas bon.
00:17:59Mais alors,
00:18:00on vous donne la vérité.
00:18:01Et dans les quartiers
00:18:02où il y a beaucoup d'immigrés...
00:18:03Mais pardonnez-moi,
00:18:04on vous dit la vérité
00:18:05de ce que vous êtes
00:18:07et vous prenez conscience
00:18:09immédiatement...
00:18:10Si vous êtes dans une classe avec tout le monde
00:18:10c'est les notes de la meilleure
00:18:11à la moins bonne,
00:18:12on le voit aussi.
00:18:13Déjà, il n'y a plus de notes en primaire.
00:18:14Ça, c'est une connerie.
00:18:16Est-ce que je peux rebondir
00:18:17sur un autre point
00:18:17qui me semble absolument central ?
00:18:19C'est l'inégale répartition
00:18:20des conséquences
00:18:21de l'effondrement de notre école.
00:18:23Qui est-ce qui paye cet effondrement ?
00:18:25C'est d'abord et avant tout
00:18:26les classes populaires.
00:18:27Moi, je parle rarement de moi-même,
00:18:28je n'aime pas particulièrement ça
00:18:29mais je viens d'un milieu modeste.
00:18:31Je ne suis pas fils d'eux,
00:18:32je n'ai pas grandi au milieu des livres.
00:18:34Et si j'ai pu à un moment
00:18:35avoir un semblant d'ascension sociale,
00:18:37c'est grâce au trésor
00:18:38de dévouement des professeurs.
00:18:39C'est grâce à une école
00:18:39où j'ai été scolarisé à Nantes
00:18:40qui marche à peu près bien.
00:18:42J'ai eu mon bac en 2014.
00:18:43Donc, vous êtes entré en CP
00:18:45en quelle année ?
00:18:46Je suis rentré en CP en...
00:18:48C'est loin ça ?
00:18:49En 2001, 2002.
00:18:51Donc, il y a de l'espoir quand même.
00:18:52Vous êtes de 1995 ?
00:18:5496.
00:18:5596.
00:18:56En 96.
00:18:56Donc, il y a de l'espoir.
00:18:57Il y a de l'espoir.
00:18:58J'ai écrit ce livre pour dire
00:18:59quelle école ?
00:19:00On va rendre hommage à quelle école à Nantes ?
00:19:02La Perverie à Nantes.
00:19:03Vous connaissez bien, je crois.
00:19:04Attendez, j'ai eu mon bac à la Perverie.
00:19:06Je sais bien.
00:19:07Ils ont mis une plaque ?
00:19:08Mais ça montre qu'il y a encore...
00:19:11Je plaque, je plaque, je plaque.
00:19:13Ça montre qu'il y a encore
00:19:13des safe space éducatifs dans ce pays.
00:19:17Tout n'est pas foutu.
00:19:18Il est très tard,
00:19:19mais il n'est pas trop tard.
00:19:19Et je pense que si demain,
00:19:22on a un ministre valeureux
00:19:23qui se donne réellement
00:19:23les moyens de reprendre la main,
00:19:24qui a une vraie volonté politique,
00:19:26alors on pourra aller de l'avant
00:19:27pour notre école.
00:19:28Ce qui a été possible ailleurs en Europe
00:19:29sera possible chez nous, je crois.
00:19:31Les mauvais choix d'hier
00:19:31peuvent être défaits demain.
00:19:32J'en suis profondément convaincu.
00:19:34Il n'y aurait rien de pire
00:19:35aujourd'hui que la résignation.
00:19:35Les gestionnaires de Merci,
00:19:36le management et le manque de moyens
00:19:39ne forment plus des professeurs,
00:19:40mais on recrute des contractuels.
00:19:42En job dating de 30 minutes.
00:19:44Les administrations en crise
00:19:45face au drame scolaire,
00:19:47un fait du prince
00:19:47qui a suscité un tollé légitime,
00:19:49celle-ci ayant ensuite
00:19:51laissé un mauvais souvenir à ce poste
00:19:52que l'on songe
00:19:53à la gestion dramatique
00:19:55de la sphère Samuel Paty
00:19:56ou encore au courrier de la honte.
00:19:59Je fais référence à la rectrice
00:20:00de l'Académie de Versailles,
00:20:02Charline Avenel,
00:20:03qui était une camarade de promotion
00:20:04d'Emmanuel Macron
00:20:05et qui, je crois,
00:20:06est l'archétype
00:20:06de cette start-up nation
00:20:08qui a pris au fil des années
00:20:09le pouvoir dans l'éducation nationale
00:20:11au détriment
00:20:12de la vocation intellectuelle
00:20:14de celle-ci
00:20:15et avec des résultats
00:20:16toujours plus mauvais,
00:20:17tant sur le plan éducatif
00:20:18que sur le moral des personnels.
00:20:19Vous n'avez pas d'enfant
00:20:20qui va rentrer en CP
00:20:22ces prochains temps ?
00:20:23Rien du tout ?
00:20:24C'est pointin déjà.
00:20:25Monsieur Thomas Bonnet ?
00:20:26Non, mais je pensais
00:20:27à mon petit frère
00:20:28puisqu'on parlait de...
00:20:29Voilà, mon petit frère,
00:20:30on a 12 ans d'écart.
00:20:31Déjà, en l'espace de 12 ans,
00:20:32j'ai vu la dégradation
00:20:33du collège.
00:20:34Il fait partie des bons élèves
00:20:35qui ont été malheureusement
00:20:37impactés par le faible niveau
00:20:38de ce collège
00:20:39et les grandes écoles
00:20:39l'ont refusé pour ça.
00:20:40Et je ne vous parle pas
00:20:41de Parcoursup
00:20:42qui est juste une honte
00:20:43absolue.
00:20:44100 millions d'euros par an.
00:20:46C'est où les bons élèves
00:20:47ne sont pas avantagés,
00:20:51forcément.
00:20:52Ça met les parents
00:20:53dans une situation dramatique.
00:20:55Mais qui avait décidé
00:20:57Parcoursup ?
00:20:58Parcoursup, c'est Jean-Michel Blanquer.
00:20:59Oui, mais je crois
00:21:00que c'était surtout
00:21:01l'ancien secrétaire général
00:21:03de l'Elysée
00:21:04qui trouvait ça formidable,
00:21:05Monsieur Collère.
00:21:05Alexis Collère, oui.
00:21:06Alexis Collère,
00:21:07il trouvait ça formidable.
00:21:08Mon livre est très sévère
00:21:09sur Alexis Collère.
00:21:10Vous verrez,
00:21:10je parle de poujadisme budgétaire
00:21:12sur l'éducation nationale.
00:21:14Le problème de l'éducation nationale,
00:21:16ce n'est pas qu'elle a trop
00:21:17ou qu'elle n'a pas assez de moyens,
00:21:18c'est qu'on met mal les moyens.
00:21:19On a une allocation des moyens
00:21:20qui est catastrophique
00:21:21dans le ministère.
00:21:22Et vous avez de plus en plus
00:21:23de Français,
00:21:23il faut le dire,
00:21:24qui ont le sentiment
00:21:24qu'on leur fait les poches
00:21:25fiscalement pour une école
00:21:27de toujours plus piètre qualité.
00:21:29On dit qu'on n'a pas assez
00:21:30de moyens pour le primaire,
00:21:31on dit qu'on n'a pas assez
00:21:31de moyens pour les profs,
00:21:32mais des moyens,
00:21:32je vous en trouve.
00:21:33On met un demi milliard par an
00:21:35pour le supérieur,
00:21:36on est capable de mettre
00:21:36500 millions pour un logiciel RH
00:21:38qu'on abandonne.
00:21:40On a 20% de dépenses
00:21:41des enseignements
00:21:42qui va dans la bureaucratie,
00:21:43dans les personnels
00:21:44dits administratifs,
00:21:45des sources d'économie,
00:21:46il y en a plein.
00:21:47À moyen constant,
00:21:48on peut faire beaucoup de choses.
00:21:48Le floc Imad, ministre.
00:21:52Vous serez ministre
00:21:52de l'éducation nationale.
00:21:55Mais les ministres vont mal,
00:21:56et je vais vous dire
00:21:57pourquoi les ministres vont mal.
00:21:58Éric Lombard,
00:21:59vous savez qui est Éric Lombard ?
00:22:00C'est le ministre
00:22:01de l'économie française,
00:22:03pour quelques jours encore.
00:22:05Mais pour vous dire
00:22:06combien ces gens...
00:22:07Le matin,
00:22:09sur France Inter,
00:22:11il explique que le FMI
00:22:12est aux portes de la France.
00:22:14Aux portes,
00:22:14c'est ce qu'il dit.
00:22:15Le soir,
00:22:16il dit l'exact contraire.
00:22:17Dans la même journée,
00:22:18il dit ministre de l'économie.
00:22:20Donc tu te dis
00:22:21mais qui sont ces gens ?
00:22:23Ils jouent les gens.
00:22:24Mais pourquoi l'après-midi
00:22:25il dit le contraire ?
00:22:25C'est parce qu'il a du certain...
00:22:26Il a lu les bourses.
00:22:27On lui dit
00:22:28vous ne pouvez pas dire ça
00:22:29M. le ministre.
00:22:31Vous affolez les marchés.
00:22:32Les bourses,
00:22:32elles ont dégringolé
00:22:33toute la journée.
00:22:34Moi, je ne suis pas un spécialiste.
00:22:35Par dit que jamais
00:22:36le FMI viendra en France.
00:22:37C'est ce que disait
00:22:38Jules Torres hier
00:22:39qui était mieux renseigné
00:22:40que moi.
00:22:41Donc écoutez M. Éric Lombard
00:22:43hier matin
00:22:44sur France Inter,
00:22:45je n'invente rien.
00:22:46Écoutez ce qu'il dit.
00:22:48Amélie Monchalin disait
00:22:49si nous ne faisons pas
00:22:50ces choix maintenant
00:22:51ce seront nos créanciers
00:22:51ou nos FMI
00:22:52Fonds Monétaire International
00:22:53qui nous les imposeront.
00:22:54Elle exagérait.
00:22:56C'est un risque
00:22:57qui est devant nous.
00:22:58Souvent, on me dit
00:22:59dans telle ou telle émission
00:23:00mais pourquoi est-ce qu'on ne fait pas
00:23:01comme l'Espagne ou le Portugal ?
00:23:03Mais en Espagne ou au Portugal
00:23:04c'est effectivement
00:23:05le FMI
00:23:05et la Banque Centrale Européenne
00:23:06et la Commission.
00:23:06Donc il y a bien un risque
00:23:07que le FMI intervienne
00:23:10si d'aventure
00:23:11la situation financière
00:23:12se dégradait.
00:23:12C'est un risque
00:23:12que nous souhaitons éviter
00:23:14que nous devons éviter
00:23:15mais je ne vais pas vous dire
00:23:16que le risque n'existe pas.
00:23:17Il dit que le risque
00:23:18n'existe pas à 10h
00:23:19il dit le contraire
00:23:19à 15h.
00:23:20Donc moi je veux bien
00:23:21la parole publique
00:23:21d'un ministre.
00:23:23La situation de nos finances publiques
00:23:24réclame du calme
00:23:25et de la délicité.
00:23:26Le calme c'est de constater
00:23:27que l'économie française
00:23:27est solide.
00:23:28Il s'adresse à lui-même là en fait.
00:23:29Que la signature de la France
00:23:30sur les marchés est reconnue
00:23:32et que nous finançons
00:23:33notre dette sans difficulté.
00:23:35Nous ne sommes aujourd'hui
00:23:35sous la menace
00:23:36d'aucune intervention.
00:23:37Emmanuel Macron
00:23:37n'a pas le mot de bol
00:23:38en même temps.
00:23:39Ni du FMI
00:23:40ni de la BCE
00:23:41ni d'aucune organisation internationale.
00:23:43Bon.
00:23:43Non mais Eric Lombard
00:23:45c'est pas un politique.
00:23:46C'est pas un politique Eric Lombard.
00:23:48C'est un haut fonctionnaire.
00:23:49Il a été nommé.
00:23:50Non mais il a été nommé.
00:23:51C'est pas parce que t'es pas politique
00:23:52que t'es pas obligé
00:23:53de dire des bêtises.
00:23:54Il est moins madré
00:23:55et il dit des bêtises.
00:23:57Quand on est ministre
00:23:58un ministre ne doit pas dire ça.
00:23:59Il dit des bêtises
00:24:00à quel moment ?
00:24:02Non mais en fait
00:24:03il ne faut pas le dire.
00:24:04C'est peut-être vrai
00:24:05mais il ne faut pas le dire
00:24:06parce que quand on est ministre des Finances
00:24:07et qu'on balance une phrase
00:24:09comme celle-là
00:24:09on affole les marchés.
00:24:10Olivier c'est fait à dessein.
00:24:11Thomas Bonnet.
00:24:12Il joue le chaos depuis le début.
00:24:13C'est moi ou le chaos.
00:24:14C'est moi ou le chaos.
00:24:14Ils sont tous pareils.
00:24:15Sur le Covid c'est pareil.
00:24:17C'est moi ou le chaos.
00:24:18Mais à force de dire moi ou le chaos
00:24:19un jour ça sera peut-être le chaos.
00:24:21Hélas.
00:24:22Parce que ça c'est la politique
00:24:23d'Emmanuel Macron.
00:24:24C'est Emmanuel Macron en 2022.
00:24:25Moi ou le chaos.
00:24:26Le chaos est déjà là
00:24:27dans certains secteurs d'ailleurs.
00:24:27C'est ça.
00:24:28Emmanuel Macron c'est moi ou le chaos.
00:24:30Ça va être le chaos.
00:24:31Mais certains disent d'ailleurs
00:24:33qu'on ne pourra s'en sortir
00:24:34qu'à partir d'un chaos.
00:24:35Madame Borne dont on a parlé
00:24:36Non, ne dites pas ça.
00:24:39Madame Borne dont on a parlé tout à l'heure
00:24:40avait dit les cartes vitales
00:24:41cesseront de fonctionner
00:24:42si vous faites tomber le gouvernement.
00:24:43C'est déjà le même niveau
00:24:45d'un gouvernement.
00:24:45Et ça sera les sept plaies d'Egypte.
00:24:48Les sept ou les dix ?
00:24:50Les sept.
00:24:51Ce qui est fascinant
00:24:51c'est de constater que les mêmes
00:24:52qui ont pris le pouvoir en 2017
00:24:54en reprochant aux populistes
00:24:55de jouer sur les peurs
00:24:56sont précisément
00:24:57ceux qui jouent sur les peurs aujourd'hui.
00:24:59Quand vous êtes incapables
00:25:00de gouverner
00:25:00quand vous êtes incapables
00:25:01de dominer les événements
00:25:02qu'est-ce qu'il reste ?
00:25:02Il reste la politique de la peur
00:25:04celle qu'on a eue pendant le Covid
00:25:05celle qu'on a eue sur l'Ukraine
00:25:06et celle qu'on a aujourd'hui
00:25:07sur ce sujet.
00:25:08J'ai pu parler du spectre
00:25:09agité, le spectre du FMI
00:25:10c'est pas la seule manière
00:25:11de faire comprendre aux Français
00:25:13qu'il y a un problème
00:25:13parce que j'ai l'impression
00:25:14que les Français n'y croient pas en fait.
00:25:15Vous parlez de surendettement
00:25:16c'est tellement abstrait
00:25:17ce sont des sommes tellement astronomiques
00:25:19que les Français n'y croient pas.
00:25:20Mais la gauche n'y croit pas.
00:25:22J'ai entendu l'avoue de M. Mélenchon
00:25:24ce qui était lunaire hier
00:25:25qui dit mais il n'y a pas
00:25:26de problème de dette
00:25:27on fait une politique
00:25:29de la demande
00:25:30et puis comme la dette
00:25:31est détenue par des étrangers
00:25:32on leur dit qu'on ne va pas
00:25:33les rembourser.
00:25:34Alors ça, ça agite les marchés
00:25:35parce que si vous dites aux gens
00:25:36vous pouvez toujours emprunter
00:25:38mais on ne vous rendra jamais l'argent
00:25:39Henri Guénaud disait des choses
00:25:40très intéressantes
00:25:41sur la dette hier
00:25:42le problème c'est pour les Français
00:25:43c'est pas la dette
00:25:44c'est comment l'argent public
00:25:46est utilisé.
00:25:47Pardonnez-moi de le dire comme ça.
00:25:49Donc l'argent public en France
00:25:51est utilisé n'importe comment
00:25:53et notamment avec des aides sociales
00:25:56qu'il faut entièrement revoir
00:25:57et notamment avec l'argent
00:25:59qui est dû à l'immigration.
00:26:00C'est ça le sujet.
00:26:02Mais quand on parle de dette
00:26:03à ce moment-là
00:26:04on ne parle pas de l'autre sujet.
00:26:06Le problème des Français
00:26:07effectivement
00:26:07c'est de leur dire
00:26:08comment votre argent
00:26:09est utilisé
00:26:10et il est utilisé n'importe comment
00:26:12et il est utilisé n'importe comment
00:26:14à travers des autorités administratives
00:26:16parfois indépendantes
00:26:17etc.
00:26:18Donc on ne va pas
00:26:19et les aides sociales
00:26:20moi je suis désolé
00:26:21il y a des aides sociales
00:26:23qu'il faut couper.
00:26:24Voilà.
00:26:25Et on a proposé des choses
00:26:26par exemple
00:26:26quand on dit qu'il faut changer
00:26:27le logiciel
00:26:28les jeunes gens
00:26:29je vous l'ai dit
00:26:30sur le chômage
00:26:30avant 30 ans
00:26:31tu pourrais imaginer
00:26:32plus de chômage.
00:26:34Je vous l'ai dit
00:26:34mais tu pourrais dire
00:26:35par exemple
00:26:36pour donner
00:26:38comment dire
00:26:39pour équilibrer
00:26:40plus d'impôts sur le revenu
00:26:41non plus
00:26:42pour les moins de 30 ans.
00:26:42Ça n'a aucun sens.
00:26:43C'est pour ça que les gens parlent
00:26:45les gens disent toujours
00:26:46la même chose
00:26:46c'est parce qu'ils ne sont pas d'accord
00:26:47vous trouvez que ça n'a pas de sens
00:26:48je trouve que ça en a
00:26:50en fait
00:26:50pourquoi ça en a ?
00:26:52Parce que c'est donner du sens
00:26:53et de l'énergie
00:26:54de dire
00:26:55avant 30 ans
00:26:56vous bossez.
00:26:57Et d'après vous
00:26:57pourquoi les gens
00:26:58prennent des aides ?
00:26:59Vous dites
00:27:00il faut supprimer les aides
00:27:01mais pourquoi ils ont ces aides ?
00:27:03De quelles aides vous parlez ?
00:27:04Là vous parlez des aides sociales
00:27:05qu'il faudrait supprimer
00:27:05donc pourquoi des gens
00:27:06demandent les aides ?
00:27:08Mais
00:27:08comment dire
00:27:10ils ne demandent pas d'aide
00:27:11parfois
00:27:12on leur donne des aides
00:27:13Alors pourquoi on leur donne des aides ?
00:27:14Mais parce que
00:27:14la société française
00:27:16a multiplié ses aides
00:27:17Parce qu'ils sont dans le besoin
00:27:18Il y a beaucoup de jeunes
00:27:20qui travaillent
00:27:21et qui au bout d'un an
00:27:22arrêtent de travailler
00:27:22en disant
00:27:23j'ai rechargé mes droits au chômage
00:27:25Mais pardonnez-moi
00:27:27nous connaissons tous
00:27:29notamment dans la restauration
00:27:31des jeunes gens
00:27:32qui travaillent 3 mois
00:27:334 mois
00:27:345 mois
00:27:346 mois
00:27:35qui ont le droit au chômage
00:27:36qui s'arrêtent
00:27:37et qui reprennent
00:27:37qui font des allers-retours
00:27:38Le boulot qu'on fait pendant l'été
00:27:40et le boulot qu'on fait pendant 25 ans
00:27:41Non mais ça existe
00:27:43Il y a aussi Pascal
00:27:45un problème avec le fait
00:27:46qu'on est le pays
00:27:46en Europe
00:27:47où les jeunes
00:27:47commencent à travailler le plus tard
00:27:49notamment parce qu'il y en a beaucoup
00:27:50qui étudient dans des voies de garage
00:27:51dans le supérieur
00:27:52et qui gagneraient peut-être
00:27:53à ne pas aller dans une filière généraliste
00:27:54à l'université
00:27:55mais à se diriger
00:27:56vers l'enseignement technique
00:27:58ça renvoie à ce que je disais tout à l'heure
00:27:59sur le coût
00:28:00de 0,5 milliards par an
00:28:01de l'échec à l'université
00:28:02Bon il est 9h27
00:28:03j'ai l'impression
00:28:04qu'on est très en retard
00:28:05Marine Anson
00:28:08Ce n'est pas marabouté
00:28:12c'est simplement
00:28:12moi j'ai été au contact du réel
00:28:14et je ne suis pas bloqué
00:28:16cornerisé dans le 7ème arrondissement
00:28:18je suis sorti
00:28:18j'ai vu
00:28:19et j'ai changé ma position
00:28:21ce que vous devriez peut-être faire
00:28:22C'est très bien
00:28:23et c'est pour ça qu'elle est sur le plateau
00:28:24Je trouve que c'est très bien
00:28:27qu'il y ait des positions
00:28:28Je ne suis pas obligée
00:28:29d'être toujours d'accord
00:28:30avec ce que dit Pascal
00:28:30Exactement
00:28:31je pense que c'est un état d'esprit
00:28:32moi je veux insuffler
00:28:33un état d'esprit
00:28:34c'est un état d'esprit
00:28:35de dire avant 30 ans
00:28:36il n'y a plus de chômage
00:28:37Et ça veut tellement rien dire
00:28:38Pourquoi 30 ans ?
00:28:39Pourquoi pas 27 ?
00:28:40Pourquoi pas 35 ?
00:28:41Ça ne veut rien dire
00:28:41De la même manière
00:28:43qu'il faut toujours
00:28:44comment dire
00:28:45de la même manière
00:28:46qu'on apprend à conduire
00:28:47à 18 ans
00:28:48pourquoi pas 17 ?
00:28:49Pourquoi pas 16 ?
00:28:50C'est 17
00:28:50C'est 17
00:28:52Et bien de la même manière
00:28:53c'est un signal
00:28:54mais nous ne sommes pas d'accord
00:28:55Mais on ne vit pas des aides
00:28:56par plaisir
00:28:57Je vous propose la pause
00:28:59et nous revenons
00:29:00dans une seconde
00:29:01Rive riche
00:29:02La midi est avec nous
00:29:06à 9h33
00:29:07alors que notre ami
00:29:09Eric Nolo
00:29:09disait à l'instant
00:29:11que Sarah Salman
00:29:13était sous l'emprise
00:29:14de François Ruffin
00:29:15De François Ruffin
00:29:16D'accord
00:29:17Alors il faut compléter
00:29:18Je ne suis plus en contact
00:29:19avec lui
00:29:19Sommayat
00:29:209h33
00:29:21Les titres
00:29:22Bonjour Pascal
00:29:25Bonjour à tous
00:29:26La plateforme australienne
00:29:28Kik va coopérer
00:29:29avec les autorités françaises
00:29:31après la mort en direct
00:29:32du streamer français
00:29:33Jean-Port Manov
00:29:34le 18 août
00:29:35Hier
00:29:36la ministre déléguée
00:29:37au numérique
00:29:37Clara Chapaz
00:29:38avait annoncé
00:29:38son intention
00:29:39d'attaquer en justice
00:29:40la plateforme
00:29:41pour manquement
00:29:4225 départements
00:29:44situés de la chaîne
00:29:45des Pyrénées
00:29:45à la Haute-Saône-Audou
00:29:46en passant par la Bourgogne
00:29:47sont placés en vigilance orange
00:29:49pour de violents orages
00:29:50dès cet après-midi 15h
00:29:51et la prudence
00:29:52est toujours de mise
00:29:53sur la façade atlantique
00:29:54qui fait face depuis hier
00:29:55à une forte houle
00:29:57comme vous pouvez le voir
00:29:57sur ces images
00:29:58Et puis je veux que ça s'arrête
00:30:01et ce ne sera pas
00:30:02une guerre mondiale
00:30:02mais ce sera
00:30:03une guerre économique
00:30:04Les mots de Donald Trump
00:30:05près de deux semaines
00:30:06après sa rencontre
00:30:07avec Vladimir Poutine
00:30:09qui se dit donc prêt
00:30:10à imposer
00:30:11des sanctions économiques
00:30:12à la Russie
00:30:12pour en finir
00:30:13avec la guerre en Ukraine
00:30:14Merci Sommaya
00:30:17Donc nous sommes
00:30:18sur les ministres
00:30:21on a parlé de Mme Borne
00:30:22on a parlé de M. Lombard
00:30:24et on va maintenant parler
00:30:25de Mme Clara Chapaz
00:30:27qui est la ministre déléguée
00:30:28au numérique
00:30:29mais manifestement
00:30:30elle a annoncé
00:30:31attaquer en justice
00:30:32la plateforme Kik
00:30:33c'est bien
00:30:33parce qu'il y a quelqu'un
00:30:35qui est décédé
00:30:35elle aurait pu le faire avant
00:30:36à quoi elle sert ?
00:30:37On ne sait pas non plus
00:30:38cette décision intervient
00:30:39après le décès
00:30:40en direct du streamer
00:30:42Jean Portmanov
00:30:43et le 18 août 2025
00:30:45on sait que ce monsieur
00:30:48est décédé
00:30:48dans les conditions
00:30:49que vous connaissez
00:30:50il s'était fait connaître
00:30:51en diffusant
00:30:52des parties de jeux vidéo
00:30:53accumulant des millions de vues
00:30:54des centaines de milliers
00:30:55d'abonnés
00:30:56sur les plateformes
00:30:57et il y avait eu quand même
00:30:58hier j'ai dit
00:30:59qu'ont fait les journalistes
00:31:01de France
00:31:01parce que les journalistes
00:31:01de France
00:31:02ils ont souvent pointé
00:31:04ces news
00:31:05parce que ça les excite
00:31:06mais cette plateforme
00:31:07ils n'en ont jamais parlé
00:31:07sauf Mediapart
00:31:08sauf Mediapart
00:31:11et Mediapart a fait
00:31:11une enquête
00:31:12une enquête
00:31:13visiblement
00:31:14Mme Clara
00:31:15Chapaz
00:31:16elle n'avait pas lu
00:31:17cette enquête
00:31:17c'est quand même son job
00:31:18elle a saisi l'ARCOM
00:31:20ce que je ne comprends pas
00:31:22c'est pourquoi l'ARCOM
00:31:23scrute
00:31:24CNews
00:31:25a fermé C8
00:31:26il n'y a pas eu mort d'homme
00:31:27avec C8 au contraire
00:31:28et pourquoi
00:31:29ils ne se sont pas occupés
00:31:30de cette plateforme
00:31:30alors laissons l'ARCOM
00:31:31de côté
00:31:32moi ce qui m'intéresse
00:31:34c'est le ministre
00:31:34parce que
00:31:35les autorités indépendantes
00:31:37je passe mon temps
00:31:39à dire
00:31:39qu'elles n'ont aucune légitimité
00:31:40à mes yeux
00:31:41ils ont quand même
00:31:42fermé une chaîne
00:31:42vous allez parler tout le temps
00:31:43en fait
00:31:44Sarah Salman
00:31:45dans l'émission
00:31:46ça va être le jeu
00:31:48vous allez parler tout le temps
00:31:49bon
00:31:50la ministre
00:31:52moi ce qui m'intéresse
00:31:53c'est le pouvoir politique
00:31:54il est chez le ministre
00:31:56il n'est pas pour moi
00:31:57dans une autorité indépendante
00:32:00qui n'a aucune légitimité
00:32:01ces autorités n'ont aucune légitimité
00:32:03en revanche la ministre
00:32:04elle doit intervenir
00:32:05elle est faite pour ça
00:32:06bon
00:32:06Clara Chappaz
00:32:07donc elle était
00:32:08sur l'antenne
00:32:09d'RTL hier
00:32:10et je vous propose
00:32:11de l'écouter
00:32:12sur Kik
00:32:14il y a un article
00:32:16de Mediapart
00:32:16qui est sorti
00:32:17le 13 décembre
00:32:18et je salue le travail
00:32:19de Mediapart
00:32:20sur cette question là
00:32:21parce que
00:32:22dès le 16 décembre
00:32:23les services de l'Etat
00:32:24ont engagé une enquête
00:32:26pour comprendre
00:32:27déjà
00:32:27les auteurs
00:32:28les créateurs de contenu
00:32:29sur cette plateforme
00:32:30quelles étaient leurs responsabilités
00:32:32et au mois de novembre
00:32:33donc un mois avant
00:32:33ils vous ont sollicité
00:32:35et vous ne leur avez pas répondu
00:32:36est-ce que c'était de la négligence ?
00:32:38oui
00:32:38ils nous ont contacté
00:32:39début décembre
00:32:40pour répondre
00:32:40à Mediapart
00:32:41il se trouve que
00:32:42j'appartenais au gouvernement
00:32:44Barnier
00:32:44qui venait d'être censuré
00:32:45j'avais ce qu'on appelle
00:32:46un devoir de réserve
00:32:46mais honnêtement
00:32:47je suis là pour en parler aujourd'hui
00:32:48j'ai échangé avec Mediapart
00:32:49lundi
00:32:49je n'ai aucun problème
00:32:50à en parler
00:32:51et on vous saisit souvent
00:32:52de ce genre de choses
00:32:53de genre de signalement ?
00:32:55mais ce qui est important
00:32:57dans cette histoire
00:32:57et ma première priorité
00:32:59en tant que ministre du numérique
00:33:00c'est pas de répondre
00:33:02ou de communiquer
00:33:03mais bien d'être dans l'action
00:33:03et moi depuis le tout premier jour
00:33:05c'est bien ce qu'on dit
00:33:05j'enchaîne
00:33:06j'enchaîne
00:33:07tous les combats
00:33:08pour faire du numérique
00:33:09un espace plus sûr
00:33:10le monde pour moi
00:33:12est effrayant
00:33:13effrayant
00:33:14ces gens sont effrayants
00:33:15pourquoi ?
00:33:17t'as une enquête
00:33:18de Mediapart
00:33:18qui sort
00:33:19tu te mets
00:33:20à l'instant même
00:33:21sur la plateforme
00:33:23tu vas voir
00:33:24t'as pas besoin
00:33:25de demander une enquête
00:33:26qu'est-ce qu'elle nous dit
00:33:27qu'elle fait une enquête
00:33:27tu le fais toi-même
00:33:28tu dis
00:33:29madame, messieurs
00:33:30vous avez vu
00:33:30montrez-moi ce qui se passe
00:33:31et t'interviens
00:33:32en 24 heures
00:33:34tu fais pas une enquête
00:33:35tu vas voir
00:33:36ce qui se passe
00:33:37et tu dis
00:33:38c'est horrible
00:33:38et tu saisis
00:33:39mais ces gens
00:33:40pardonnez-moi
00:33:41je vais pas dire
00:33:42non
00:33:43je vais pas dire
00:33:43ce que je pense
00:33:44mais ils sont
00:33:46elle est incompétente
00:33:47elle est incompétente
00:33:50qui contestera
00:33:51ce que je dis
00:33:53c'est-à-dire que
00:33:54tu vas voir
00:33:55immédiatement
00:33:56ce qui se passe
00:33:56sur cette plateforme
00:33:58et tu entres en contact
00:33:59avec le diffuseur
00:34:00pour l'arrêter
00:34:01de la diffusion
00:34:01en France quand même
00:34:02et elle t'a dit
00:34:06qu'elle était démissionnaire
00:34:07qu'elle pouvait pas
00:34:08mais qu'elle vient quand même
00:34:09elle t'a dit
00:34:10qu'elle a parlé lundi
00:34:10écoutez
00:34:11vous avez trois ministres
00:34:13à qui on a donné la parole
00:34:14ce matin
00:34:14Borne
00:34:15Lombard
00:34:16Chapaz
00:34:16et après on s'étonne
00:34:18que les gens
00:34:19ne s'intéressent pas
00:34:19à la politique
00:34:20mais on est à un niveau
00:34:21de nullité
00:34:23de médiocrité
00:34:24trouver le mot
00:34:24que vous voulez
00:34:25c'est insupportable
00:34:26en fait
00:34:27c'est tellement
00:34:27le comportement
00:34:29de la ministre
00:34:29qui m'interpelle
00:34:31c'est la plateforme
00:34:31en elle-même
00:34:32parce qu'il y a quand même
00:34:33un nouveau signe
00:34:34d'une décadence générale
00:34:35parce que
00:34:36kick
00:34:36c'est en fait
00:34:37les jeux du cirque
00:34:38moderne
00:34:39c'est-à-dire qu'on jette
00:34:40un homme à des bêtes sauvages
00:34:42qui ont des apparences humaines
00:34:43mais enfin
00:34:43ils sont là pour le mettre à mort
00:34:45ou en tout cas
00:34:45le maltraiter
00:34:47moi je pense
00:34:47que c'est un indice
00:34:48vraiment très fort
00:34:49d'une régression générale
00:34:51on pensait que la civilisation
00:34:52c'était un mouvement continu
00:34:54vers le mieux
00:34:55et on voit que maintenant
00:34:56c'est une régression
00:34:57vers le pire
00:34:57mais c'est ce que j'attends
00:35:02d'un ministre
00:35:03c'est précisément
00:35:04ce que vous dites
00:35:05c'est-à-dire
00:35:06qu'il vienne
00:35:07un jour
00:35:07dans un journal
00:35:08à une heure
00:35:09de grande écoute
00:35:10dire
00:35:10vous savez ce que j'ai vu
00:35:11sur une plateforme
00:35:12voilà ce que j'ai vu
00:35:13j'ai trouvé ça scandaleux
00:35:15je voulais avertir
00:35:16les français
00:35:17parce qu'on est
00:35:18dans une civilisation
00:35:19qui va mal
00:35:20c'est ce sens-là
00:35:21je veux pas
00:35:22des petits hommes gris
00:35:24qui connaissent
00:35:25en fait
00:35:26il y a un vrai problème
00:35:27de culture générale
00:35:28chez ces gens-là
00:35:29c'est-à-dire
00:35:30qu'elle ne comprend pas
00:35:30ce qu'elle voit
00:35:31elle ne voit pas
00:35:33elle ne voit pas
00:35:33ce qu'elle voit
00:35:34pour reprendre
00:35:36en fait
00:35:36elle ne l'a pas vue
00:35:38elle ne l'a pas vue
00:35:40mais la réalité
00:35:40j'en suis sûr
00:35:41ce qui l'intéresse
00:35:43c'est l'IA
00:35:44c'est d'aller au CES
00:35:46à Las Vegas
00:35:47c'est de discuter
00:35:47avec les géants de la tech
00:35:48là qu'on lui amène
00:35:50un problème
00:35:51en disant
00:35:51il y a une plateforme
00:35:52une plateforme australienne
00:35:54avec un pauvre type
00:35:55qui se fait saliser
00:35:55mais je pense
00:35:56qu'elle ne s'en est
00:35:57même pas souciée
00:35:58à un moment
00:35:59alors ensuite
00:36:00non mais je pense
00:36:00la réalité elle est là
00:36:01alors elle revient
00:36:02ensuite maintenant
00:36:02elle est rétro-pédale
00:36:03en disant
00:36:04ah oui alors
00:36:04il y a eu une enquête
00:36:05de Mediapart
00:36:06elle l'a découverte
00:36:07je pense
00:36:07c'est pas remonté
00:36:08jusqu'au ministre
00:36:09puis c'est un petit ministère
00:36:10en plus
00:36:10ce ministère
00:36:12c'est sans doute
00:36:16une bonne question
00:36:17mais c'est pour ça
00:36:17pardon
00:36:18mais je pense
00:36:18que ça avait raison
00:36:19c'est le rôle de
00:36:20c'est le rôle de l'ARCOM
00:36:22l'ARCOM pour vous
00:36:24il n'a pas de légitimité
00:36:25sans doute
00:36:26mais il a du pouvoir
00:36:27et ce que vous dites
00:36:28Pascal
00:36:28impliquerait le courage
00:36:29de tenir un discours
00:36:30qui est civilisationnel
00:36:30là on nous parle
00:36:31des plateformes
00:36:32et les plateformes
00:36:32ce n'est rien d'autre
00:36:33qu'une caisse de résonance
00:36:33d'une société
00:36:34qui est malade
00:36:35qui est décivilisée
00:36:36où il y a une élargie
00:36:37à la frustration
00:36:37qui sévit
00:36:38une jubilation
00:36:39à faire le mal
00:36:39ça ça implique
00:36:40une reprise en main
00:36:41beaucoup plus globale
00:36:42là comme d'habitude
00:36:42on a un discours
00:36:43qui vise à traiter
00:36:44les conséquences
00:36:44mais sans jamais agir
00:36:45sur les causes
00:36:46Clara Chapaz en tout cas
00:36:47si elle veut répondre
00:36:48à notre discussion
00:36:49elle peut évidemment venir
00:36:51mais à quoi sert-elle
00:36:52t'as envie de dire
00:36:53mais à quoi vous servez madame
00:36:54elle est plus là
00:36:55pour longtemps
00:36:56de toute manière
00:36:56donc vous ne pourrez même pas
00:36:57la lui poser la question
00:36:58non mais à quoi vous servez
00:36:59parce que si vous ne servez pas
00:37:00vous ne servez à rien en fait
00:37:01les confidences
00:37:03d'Emmanuel Macron
00:37:04au JD News
00:37:05il a fait la une hier
00:37:06au JD News
00:37:08après avoir protégé
00:37:11il faut désormais
00:37:11rembourser
00:37:12la cigale est venue
00:37:13je trouve cette phrase
00:37:15on vous a prêté
00:37:16mais rend la thune
00:37:19non mais c'est vrai
00:37:20il dit
00:37:21il faut travailler
00:37:21pour rembourser
00:37:22encore une fois
00:37:24est-ce que le message
00:37:24passe bien aujourd'hui
00:37:25auprès des gens
00:37:26je ne suis pas sûr du tout
00:37:27et alors
00:37:27cette interview
00:37:27c'est aujourd'hui
00:37:28le JD News
00:37:29aujourd'hui sort le JD News
00:37:31elle date d'avant
00:37:33la décision de Bayrou
00:37:34elle date d'avant
00:37:35la décision de Bayrou
00:37:36il dit aussi
00:37:36qu'il va rester jusqu'au bout
00:37:37si certains encore
00:37:38en doutaient
00:37:38sur la question de l'élection
00:37:39oui mais ça c'est
00:37:40on a à nouveau
00:37:41l'assurance de ça
00:37:42moi ce que je trouve
00:37:43absolument formidable
00:37:44avec Emmanuel Macron
00:37:45c'est qu'on a beau
00:37:45lui mettre sous les yeux
00:37:46l'échec de sa politique
00:37:48il trouvera toujours
00:37:49un moyen de rebondir
00:37:50on lui montre
00:37:50les chiffres de la dette
00:37:51qui sont passés
00:37:52de 2200 milliards
00:37:53à 3300
00:37:54en l'espace de 7-8 ans
00:37:55il dit oui mais
00:37:56écoutez
00:37:57il a fallu protéger
00:37:58les français
00:37:58personne à l'époque
00:37:59ne disait qu'on allait
00:38:00dans le mur
00:38:00etc
00:38:01et surtout Sarkozy
00:38:02Sarkozy a fait pire
00:38:04Roland a fait pire
00:38:05il oublie qu'il était
00:38:06ministre de l'économie
00:38:06de François Hollande
00:38:07au passage
00:38:07ça c'est confortable
00:38:08ils sont tous pareils
00:38:09il n'arrive jamais
00:38:10à faire un mais à coup
00:38:10mais Clara Chapaz
00:38:12ils sont tous
00:38:13sur ce modèle
00:38:14Clara Chapaz
00:38:15elle dit
00:38:15ce n'est pas de ma faute
00:38:17il n'y en a pas un
00:38:18qui dit
00:38:18oui je suis responsable
00:38:21de ce qui arrive
00:38:21tu exclues
00:38:22ta responsabilité
00:38:23sur les dommages
00:38:25qui arrivent
00:38:26il se défaut
00:38:27savoir même
00:38:27qu'on est le pays
00:38:27en Europe
00:38:28qui a le plus creusé
00:38:29la dette depuis le Covid
00:38:30donc le Covid
00:38:30il a bon dos
00:38:31dans cette histoire
00:38:31je pense en effet
00:38:32que les français
00:38:32méritent une classe politique
00:38:33responsable
00:38:34qui est capable
00:38:35de reconnaître ses erreurs
00:38:36et d'en tirer
00:38:36des conséquences politiques
00:38:37c'est ce que De Gaulle
00:38:38avait fait en 69
00:38:39et je pense qu'Emmanuel Macron
00:38:40se nourrait à réfléchir
00:38:42à cette éventualité
00:38:43c'est vrai que le moment du Covid
00:38:43tout le monde voulait
00:38:44il y a peu de forces politiques
00:38:45qui se sont exprimées
00:38:46pour aller contre
00:38:47le quoi qu'il en coûte
00:38:47ça c'est vrai aussi
00:38:48ça c'est vrai
00:38:49c'est indéniable
00:38:50après il y avait des discours
00:38:50médiatiques
00:38:51mais en tout cas politiquement
00:38:53il y a eu
00:38:53attendez
00:38:54je crois que le Covid
00:38:57je crois que c'est 200 milliards
00:38:58ce que ça a coûté
00:38:58et là on est sur une augmentation
00:39:00de 1200 milliards
00:39:02ensuite
00:39:02moi je pense que c'est une assurance
00:39:03Olivier de la Garde
00:39:04effectivement
00:39:05au moment du Covid
00:39:06on est sur une situation
00:39:07tout à fait exceptionnelle
00:39:09qu'à ce moment là
00:39:10on débloque des fonds
00:39:11exceptionnels
00:39:12parce qu'on est face
00:39:13à une situation exceptionnelle
00:39:14me paraît normal
00:39:15le problème c'est
00:39:16avant le Covid
00:39:16et puis après le Covid
00:39:17c'est un mode de fonctionnement
00:39:19qu'on a depuis maintenant
00:39:2050 ans en France
00:39:21on dépense plus d'argent
00:39:23qu'on en a
00:39:24quand on est à la tête de l'Etat
00:39:26Sarah veut continuer
00:39:27elle veut dépenser
00:39:28elle veut dépenser
00:39:30elle ne veut pas
00:39:31il ne faut pas la laisser faire
00:39:32il ne faut pas la laisser faire
00:39:33déjà c'est pas moi
00:39:34qui suis aux commandes
00:39:34et je n'ai pas envie de l'être
00:39:35c'est bien dommage
00:39:36bon je n'ai pas envie
00:39:37mais je dis simplement
00:39:39que vous avez des gens
00:39:39qui sont dans le besoin
00:39:40et qu'il faut les aider
00:39:41c'est tout
00:39:41et il y en a d'autres
00:39:42qui ne sont pas dans le besoin
00:39:43vous les aiderez mieux
00:39:44vous les aiderez mieux
00:39:46précisément
00:39:47en leur permettant
00:39:48de travailler
00:39:49et parfois pourquoi pas
00:39:50en ne leur donnant
00:39:52pas d'argent facile
00:39:53et en les incitant
00:39:55à travailler
00:39:57alors il y a des travaux
00:39:57qui sont quand même
00:39:58très pénibles
00:39:58et incités à travailler
00:40:00à des travaux très pénibles
00:40:01vous parlez de deux choses différentes
00:40:03il y a le sort des travailleurs
00:40:04qui font des boulots pas marrants
00:40:05et puis il y a une partie de la France
00:40:07qui vit de combines
00:40:08et de rapides
00:40:08oui il y a sûrement
00:40:081 ou 2% sur
00:40:10non mais c'est quand même la réalité
00:40:11il doit y avoir 1%
00:40:13de tous les gens
00:40:13qui touchent les allocs
00:40:14qui vivent comme ça
00:40:15je vous assure
00:40:16c'est un phénomène
00:40:17qui est très documenté
00:40:18en économie
00:40:18c'est les trappes à inactivité
00:40:20et si on avait
00:40:20des métiers
00:40:21qui payaient davantage
00:40:22je pense qu'on aurait
00:40:22beaucoup moins
00:40:23ah oui
00:40:23non mais ça je suis d'accord
00:40:24mais c'est absolument sous-payé
00:40:26bon en tout cas
00:40:27mais il y a aussi
00:40:28des personnes
00:40:29dont on pourrait supprimer l'emploi
00:40:30on a beaucoup de ministres
00:40:32là on aurait pu supprimer
00:40:33ce poste
00:40:33mais là c'est du symbole
00:40:34là c'est du symbole
00:40:35non on a beaucoup plus
00:40:36de ministres qu'en Allemagne
00:40:37par exemple
00:40:37même si le système est différent
00:40:39sur l'immigration
00:40:39sur la bureaucratie
00:40:40là il y a des vraies marges
00:40:41de main
00:40:41c'est la sur-administration
00:40:43et sur l'énergie
00:40:43c'est la sur-administration
00:40:45on a donné le pouvoir
00:40:47aux énarques
00:40:48les énarques
00:40:48qu'est-ce qu'ils font ?
00:40:49ils font de l'administration
00:40:53aujourd'hui qu'après avoir
00:40:54beaucoup dépensé pour protéger
00:40:56il faut économiser
00:40:57et travailler pour rembourser
00:40:58bon c'est la pyramide de Ponzi
00:41:00il y a un moment
00:41:00il faut payer
00:41:01la chaîne de Ponzi
00:41:01c'est exactement
00:41:03la pyramide de Ponzi
00:41:03il y a un moment
00:41:04tu payes
00:41:05c'est Ponzi
00:41:06donc c'est exactement ça
00:41:08et je trouve singulier
00:41:09que les partis politiques
00:41:09qui pensaient qu'il fallait
00:41:10dépenser plus
00:41:11durant les crises
00:41:11affirment qu'il faut
00:41:12rembourser moins aujourd'hui
00:41:13bon il a écrit également
00:41:14une lettre
00:41:15le quotidien Le Monde
00:41:16a publié ce mardi
00:41:17la réponse d'Emmanuel Macron
00:41:18à la lettre de Benjamin
00:41:19Benjamin Netanyahou
00:41:21le chef de l'État
00:41:22affirme que la lutte
00:41:23contre l'antisémitisme
00:41:24ne saurait faire l'objet
00:41:25d'une instrumentalisation
00:41:26et assure que la protection
00:41:27de nos compatriotes juifs
00:41:28est une priorité absolue
00:41:29il a estimé que les accusations
00:41:32d'inaction portées
00:41:33par Benjamin Benjamin Netanyahou
00:41:35envers la France
00:41:36en matière de lutte
00:41:37contre l'antisémitisme
00:41:38constituent une offense
00:41:39pour le pays tout entier
00:41:41ces accusations d'inaction
00:41:42face à un fléau
00:41:43que nous combattons
00:41:44de toutes nos forces
00:41:46sont inacceptables
00:41:47et offensent la France
00:41:48toute entière
00:41:49c'est un courrier
00:41:49très très important
00:41:50alors on pourrait dire
00:41:52qu'il aurait pu répondre
00:41:52par exemple
00:41:53à Anne-Laure Abidbol
00:41:55qui avait pris la parole
00:41:56et qui est la soeur
00:41:57d'Ilan Halimi
00:41:58qui a dit des choses
00:41:59très fortes
00:42:00et qui a dit
00:42:00ce que pensent
00:42:01beaucoup de juifs français
00:42:02Emmanuel Macron
00:42:04alimente l'antisémitisme
00:42:05évidemment ses propos
00:42:06sont très forts
00:42:07moi je ne les reprendrai pas
00:42:08dans ma voix
00:42:10de cette manière là
00:42:11alimente
00:42:12je ne dirais pas cela
00:42:13je dirais simplement
00:42:14qu'effectivement
00:42:15de ne pas avoir marché
00:42:17dans la lutte
00:42:20contre l'antisémitisme
00:42:21de ne pas avoir répondu
00:42:23à la question
00:42:23sur le jédocide
00:42:24de reconnaître
00:42:25l'état palestinien
00:42:26dans ce timing
00:42:27crée forcément
00:42:29les conditions
00:42:30d'une interprétation
00:42:32notamment pour les juifs français
00:42:33qui pensent
00:42:34plus que la reconnaissance
00:42:35c'est le fait
00:42:36que ça ne s'accompagne pas
00:42:37aussi de gestes forts
00:42:39symboliques aussi
00:42:39pourquoi pas
00:42:40du président de la république
00:42:41un grand discours
00:42:42sur la question
00:42:43de l'antisémitisme
00:42:44un geste même
00:42:45d'ordre symbolique
00:42:45alors évidemment
00:42:46il y a la marche
00:42:46pourquoi pas
00:42:47je sais que cette idée
00:42:48a été émise
00:42:49pourquoi pas aller planter
00:42:50lui-même un arbre
00:42:50pour rendre hommage
00:42:51à l'analémie
00:42:52alors même
00:42:53qu'un arbre a été scié
00:42:54ce sont des petits gestes
00:42:55mais ce sont des gestes
00:42:56un arbre à l'Elysée
00:42:57par exemple
00:42:58un arbre à l'Elysée
00:43:00non mais vous avez raison
00:43:01c'est pas sa priorité
00:43:01là on parle de gestes symboliques
00:43:03mais je pense que le principal
00:43:04problème avec Emmanuel Macron
00:43:05sur l'antisémitisme
00:43:06c'est pas ça
00:43:06c'est qu'il a mené
00:43:07depuis 2017
00:43:08une politique migratoire
00:43:09totalement incohérente
00:43:11puisque toutes les études
00:43:12montrent qu'il y a
00:43:12une surexposition
00:43:13des nouveaux venus
00:43:14notamment extra-européens
00:43:15aux préjugés antisémites
00:43:16ça veut pas dire
00:43:16qu'il faut essentialiser
00:43:17mais ça veut dire
00:43:18qu'il faut ouvrir les yeux
00:43:19et je pense qu'on peut pas
00:43:20prétendre lutter
00:43:21contre l'antisémitisme
00:43:22en France
00:43:22en important chaque année
00:43:23des dizaines de milliers
00:43:24d'antisémites sur notre sol
00:43:25il parle des juifs français
00:43:28à Benjamin Netanyahou
00:43:31mais je le disais tout à l'heure
00:43:32il ne répond pas
00:43:33à Anne-Laure Abitbar
00:43:34Abitbol
00:43:35la soeur d'Elana Limi
00:43:36donc il ne parle pas
00:43:37aux juifs français
00:43:39et c'est ça
00:43:40la difficulté
00:43:42je me dis parfois
00:43:43mais c'est le problème
00:43:45de la déconnexion
00:43:46c'est-à-dire que
00:43:48t'as l'impression
00:43:48que ce président
00:43:49mais c'est vrai
00:43:50à son hôte
00:43:50pour tous les hommes politiques
00:43:51il suffit d'aller parler
00:43:52aux juifs français
00:43:53il suffit de leur parler
00:43:55et de les écouter
00:43:56alors
00:43:58sur Emmanuel Macron
00:43:59à 95%
00:44:01moi je n'ai même pas
00:44:02entendu une voix discordante
00:44:04forcément
00:44:05ils ne comprennent pas
00:44:06ils ne comprennent pas
00:44:07souvent ils ont voté pour lui
00:44:09bien sûr
00:44:10souvent ils ont voté pour lui
00:44:12c'est ça le drame
00:44:12ils ont voté pour lui
00:44:13ils ont de l'estime pour lui
00:44:14intellectuel
00:44:16ils ont de l'estime
00:44:17pour le camp qu'il représente
00:44:18pour la traduire
00:44:19donc ils ne comprennent pas
00:44:20ils disent si ça venait
00:44:21de Jean-Luc Mélenchon
00:44:21bon là
00:44:22de Jean-Luc Mélenchon
00:44:22ils savent
00:44:23mais
00:44:24ils ne comprennent pas
00:44:25ils sont démunis
00:44:27c'est vrai qu'Arnaud Klarsfeld
00:44:28a envoyé un message
00:44:28au président de la république
00:44:29avant la marche
00:44:30en lui disant
00:44:30en lui conseillant
00:44:31d'aller à cette marche
00:44:32contre l'antisémitisme
00:44:33accompagné de Serge Klarsfeld
00:44:34il aurait été un symbole fort
00:44:36il n'a même pas reçu
00:44:37la moindre réponse
00:44:37le président de la république
00:44:38mais ce qu'a dit hier
00:44:39David Listard
00:44:40sur notre plateau
00:44:41est très fort
00:44:42la raison
00:44:43pour laquelle
00:44:44il a refusé la marche
00:44:45parce qu'il imaginait
00:44:47que
00:44:48que ça avait fracturé le pays
00:44:49la peur des banlieues
00:44:50sur le bon conseil
00:44:51avisé de monsieur Bellatar
00:44:52mais c'est fou
00:44:52bah oui oui
00:44:53c'est ça
00:44:53comme si les banlieues
00:44:54étaient à une prise en charge
00:44:56c'est l'insulte
00:44:56mais enfin là
00:44:57le vrai problème
00:44:58le vrai problème
00:44:59c'est pas l'antisémitisme
00:45:00le vrai problème
00:45:00c'est la reconnaissance
00:45:01par la France
00:45:02d'un état palestinien
00:45:03c'est la ZU
00:45:04que Benjamin Netanyahou
00:45:05et Emmanuel Macron
00:45:06se mettent là
00:45:07oui oui
00:45:08mais c'est pour ça
00:45:09mais c'est pas le moment
00:45:10c'est la position française
00:45:12depuis toujours
00:45:12là dessus
00:45:12c'est vraiment le problème
00:45:13aujourd'hui oui
00:45:15pour Benjamin Netanyahou
00:45:16c'est ça le problème
00:45:17c'est un état d'un pays
00:45:18où il se produit
00:45:19non pas chaque mois
00:45:19non pas chaque semaine
00:45:20mais chaque jour
00:45:21un acte antisémite grave
00:45:22vous prenez la parole
00:45:23ça veut dire qu'une partie
00:45:24de la population
00:45:25que vous êtes censé protéger
00:45:26est en danger
00:45:27vous prenez la parole
00:45:28indépendamment de toute
00:45:29polémique avec
00:45:31Israël, Netanyahou
00:45:32il me semble que
00:45:33ça relève de quelque chose
00:45:34d'élémentaire
00:45:34il y aura des conseillers
00:45:37qui vont dire
00:45:37attention monsieur le président
00:45:38écoutez le courage
00:45:40d'Amin El Khatmi
00:45:42parce que
00:45:43vraiment
00:45:44sa parole est forte
00:45:45puissante
00:45:46il va à mon avis
00:45:47d'ailleurs se faire
00:45:48chahuter
00:45:50effectivement
00:45:51sur les réseaux sociaux
00:45:52écoutez
00:45:53la qualité de ce qu'il dit
00:45:55et le courage
00:45:55d'Amin El Khatmi
00:45:57qui est régulièrement
00:45:57sur nos plateaux
00:45:58quand on voit
00:46:00quand on voit
00:46:00ce qui s'est passé
00:46:00cet été
00:46:01qui restera
00:46:02dans l'histoire
00:46:03récente
00:46:04de ce pays
00:46:05comme l'été
00:46:06où des dizaines
00:46:08de milliers
00:46:09de français
00:46:10de confession juive
00:46:11sont passés
00:46:12d'une question
00:46:13qui était
00:46:14est-ce qu'il faut
00:46:15quitter ce pays
00:46:16un jour
00:46:16à une question
00:46:18qui est
00:46:18quand est-ce
00:46:19qu'on va quitter
00:46:20ce pays
00:46:20j'ai listé
00:46:22et je n'ai
00:46:24pas tout listé
00:46:25mais j'ai listé
00:46:25ce qui s'est passé
00:46:26ces dernières semaines
00:46:28à Orléans
00:46:29l'agression
00:46:31du rabbin
00:46:32Angèle Berg
00:46:33j'ai noté
00:46:34parce que j'avais peur
00:46:35d'oublier
00:46:35à Neuilly-sur-Seine
00:46:36le rabbin
00:46:37Lemel
00:46:38on s'en souvient
00:46:39à Levalois-Péré
00:46:40le rabbin
00:46:41Elbaz
00:46:41les croix gammées
00:46:43les slogans
00:46:43pro-hitler
00:46:44à Paris et Rouen
00:46:45les voitures à châtel
00:46:46de touristes
00:46:47juifs
00:46:48sur lesquelles
00:46:49l'inscription
00:46:49Free Palestine
00:46:50a été noté
00:46:52le parc de loisirs
00:46:53dans le sud
00:46:54le vandalisme
00:46:55du bureau d'Elal
00:46:56ce qui s'est passé
00:46:58autour des concerts
00:46:59d'Amir
00:46:59ce qui s'est passé
00:47:00la dégradation
00:47:01de la plaque
00:47:02des enfants d'Isieux
00:47:02je voudrais qu'on m'explique
00:47:03quelle est la responsabilité
00:47:05des enfants d'Isieux
00:47:06qui ont été raflés
00:47:07il y a 80 ans
00:47:08dans la situation
00:47:10à Gaza
00:47:10il y a eu
00:47:11l'Olivier
00:47:13d'Ilan Halimi
00:47:13qui a été scié
00:47:14quelle est la responsabilité
00:47:16d'Ilan Halimi
00:47:17dans ce qui se passe
00:47:17à Gaza
00:47:17il y a eu
00:47:18encore d'autres
00:47:20événements
00:47:20et moi j'ai entendu
00:47:22des choses
00:47:22qui m'ont glacé
00:47:24le sang cet été
00:47:25d'amis
00:47:25de confession juive
00:47:26j'en ai entendu
00:47:28me dire
00:47:28dans 20 ans
00:47:29il n'y aura plus
00:47:30de juifs en France
00:47:31j'en ai entendu
00:47:33j'ai un ami
00:47:34et je le salue
00:47:35Jérémy et Johanna
00:47:36qui ont eu le plaisir
00:47:37que vous avez eu cet été
00:47:38d'avoir un bébé
00:47:39et Jérémy
00:47:41en me parlant
00:47:42de son fils
00:47:42qui venait de naître
00:47:43la première chose
00:47:44qu'il m'a dit
00:47:45c'est
00:47:45je suis devenu père
00:47:47et ma première inquiétude
00:47:49c'est de savoir
00:47:50si mon fils
00:47:51aura un avenir
00:47:52dans ce pays
00:47:53et a-t-il ajouté
00:47:54je ne crois pas
00:47:55qu'il ait un avenir
00:47:56dans ce pays
00:47:57et je veux dire
00:47:59une chose simple
00:47:59le principe
00:48:02du canari dans la mine
00:48:04qui veut que
00:48:06les persécutions
00:48:07qui touchent
00:48:08les juifs
00:48:08annoncent toujours
00:48:10les persécutions
00:48:11qui en toucheront
00:48:12d'autres
00:48:12dans l'Allemagne nazie
00:48:14les nazis
00:48:15s'en sont pris
00:48:16aux juifs
00:48:16puis à d'autres
00:48:18des opposants politiques
00:48:19des minorités sexuelles
00:48:21des roms
00:48:21des personnes
00:48:22en situation
00:48:23de handicap
00:48:24les persécutions
00:48:25qui ont touché
00:48:26les juifs
00:48:26en France
00:48:27il y a 90 ans
00:48:30ont annoncé
00:48:32l'immense
00:48:33infamie
00:48:34qu'a été
00:48:35l'arrivée
00:48:36du régime
00:48:37de l'état français
00:48:38et de Pétain
00:48:39qui s'en est pris
00:48:40aux juifs
00:48:40et à beaucoup d'autres
00:48:41et donc je veux dire
00:48:43et pardon je le dis
00:48:44avec émotion
00:48:45aux français qui nous regardent
00:48:46et qui ne sont pas juifs
00:48:47cette histoire
00:48:48est la vôtre
00:48:49ne considérez pas
00:48:51que ce qui vise
00:48:51aujourd'hui les juifs
00:48:53est une affaire
00:48:54d'antisémitisme
00:48:55vous serez visé après
00:48:57et moi pour la première fois
00:48:59qui ne suis pas juif
00:49:01cet été
00:49:02et vous me connaissez
00:49:03vous savez à quel point
00:49:05j'aime ce pays
00:49:05du plus profond
00:49:07de mon être
00:49:07je vibre pour la France
00:49:09pour la première fois
00:49:10de ma vie
00:49:11cet été
00:49:12je me suis dit
00:49:13que si mes amis juifs
00:49:14partaient
00:49:14je partirais avec eux
00:49:16je ne sais pas où
00:49:17je ne sais pas quand
00:49:18mais je refuse
00:49:20je refuse
00:49:21de vivre dans un pays
00:49:22qui n'aurait pas eu
00:49:24ce sursaut
00:49:24qui aurait laissé
00:49:25ses enfants juifs
00:49:26sans protection
00:49:27et qui aurait consenti
00:49:29à les voir partir
00:49:30ce pays là
00:49:31ne sera plus le mien
00:49:32et donc j'appelle
00:49:33vraiment avec force
00:49:35les français
00:49:36qui voient tout cela
00:49:37à se mobiliser
00:49:38à se lever
00:49:39parce que le sort
00:49:40des français juifs
00:49:41est le sort
00:49:41des français tout entier
00:49:43parole très puissante
00:49:45d'Aminel Katmy
00:49:46on a le discours
00:49:47qu'on attendait
00:49:47d'Emmanuel Macron
00:49:48Lorsque les nazis
00:49:49sont venus chercher
00:49:50les communistes
00:49:51je n'ai rien dit
00:49:51je n'étais pas communiste
00:49:52Lorsqu'ils sont venus
00:49:53chercher les sociodémocrates
00:49:55je n'ai rien dit
00:49:55je n'étais pas social-démocrate
00:49:57Lorsqu'ils sont venus
00:49:58chercher les syndicalistes
00:49:59je n'ai rien dit
00:50:00je n'étais pas syndicaliste
00:50:01Lorsqu'ils sont venus
00:50:02chercher les catholiques
00:50:03je n'ai rien dit
00:50:03je n'étais pas catholique
00:50:04Lorsqu'ils sont venus
00:50:05chercher les juifs
00:50:06je n'ai rien dit
00:50:06je n'étais pas juif
00:50:07puis ils sont venus
00:50:08me chercher
00:50:09il ne restait plus personne
00:50:10pour protester
00:50:11et c'est un poème
00:50:13très célèbre
00:50:13de Martin Niemöller
00:50:15traduction
00:50:17évidemment en français
00:50:19de ce poème très célèbre
00:50:20l'actualité n'est pas très réjouissante
00:50:23mais heureusement Thomas Hill nous donne
00:50:25parfois un peu de légèreté avec la
00:50:27culture
00:50:28là ça va être compliqué d'enchaîner après ça
00:50:31Pascal
00:50:32c'est toujours compliqué parfois mais quel sera
00:50:35votre programme
00:50:36c'est vrai qu'on va être un peu plus dans la légèreté
00:50:39puisqu'on va s'intéresser à une grande chanteuse
00:50:41je suis sûr que vous allez chanter
00:50:43ses tubes Céline Dion
00:50:45et notamment son album 2
00:50:47qui a 30 ans maintenant
00:50:49et qui est sans doute son meilleur album
00:50:51j'irai chercher mon coeur
00:50:54ton coeur
00:50:55même si tu l'emportes ailleurs
00:50:57bien sûr
00:50:58même aussi dans ses danses
00:51:01d'autres danses au désert
00:51:02mais la dernière fois qu'elle a chanté
00:51:05en France c'était
00:51:06pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques
00:51:09nous sommes d'accord
00:51:09c'était absolument magnifique
00:51:11et il est question figurez-vous
00:51:13peut-être
00:51:14il y a des rumeurs en tout cas
00:51:15qui circulent sur le fait que
00:51:16Jean-Jacques Goldman
00:51:17travaillerait un nouvel album
00:51:18avec elle
00:51:19donc on l'espère
00:51:20on va en parler en tout cas
00:51:21avec le réalisateur de ce doc
00:51:24pour M6 ce soir
00:51:25qui a interviewé
00:51:26Céline Dion
00:51:28et c'est assez rare
00:51:29et c'est une interview exclusive
00:51:31qu'on écoutera ce soir
00:51:32donc chez nos confrères
00:51:34absolument
00:51:35chez nos confrères
00:51:35et bien écoutez
00:51:37merci
00:51:37cher Thomas
00:51:39il on va marquer
00:51:39une pause
00:51:41et puis
00:51:41nous allons
00:51:42revenir
00:51:43pour évoquer
00:51:45le reste
00:51:46de l'actualité
00:51:47on écoutera ce qu'a dit
00:51:48d'ailleurs Gérard Carrero
00:51:49on réécoutera ce qu'il a dit
00:51:50sur les juifs
00:51:51aux Etats-Unis
00:51:52on pourra revenir
00:51:53également sur
00:51:54François Bayrou
00:51:55ses prises de position
00:51:57et puis une interview
00:51:58de la veuve
00:51:59d'Éric Comine
00:52:00que vous avez peut-être
00:52:01déjà écouté
00:52:03hier soir
00:52:04par Monique Comine
00:52:05elle était interrogée
00:52:07par Elliot Deval
00:52:08à tout de suite
00:52:09Soumaïa Labidi
00:52:13à 10h
00:52:13et nous sommes à l'heure
00:52:14Soumaïa
00:52:15Je lance un appel
00:52:20à la responsabilité
00:52:22la situation est assez critique
00:52:24ça suffit
00:52:25on ne joue pas
00:52:25avec l'économie
00:52:26il y a un risque majeur
00:52:28d'affaissement
00:52:28de l'économie
00:52:29et si l'économie s'affaisse
00:52:31le pays s'affaisse
00:52:32les mots ce matin
00:52:33de Patrick Martin
00:52:34président du MEDEF
00:52:35qui tire à boulet rouge
00:52:36sur la politique gouvernementale
00:52:37en matière de finances publiques
00:52:39la tranquillité
00:52:41de la petite commune
00:52:42de Sénarpon
00:52:42dans la Somme bouleversée
00:52:44dans la nuit du 24 au 25 août
00:52:46au moins 5 véhicules
00:52:48ont été vandalisés
00:52:49et la mairie
00:52:49a subi des dégradations
00:52:51des actes gratuits
00:52:53et inquiétants
00:52:53qui ont poussé
00:52:54les autorités locales
00:52:55à envisager
00:52:56l'installation
00:52:56de caméras de surveillance
00:52:58et puis heureuse nouvelle
00:53:00pour la superstar américaine
00:53:01Taylor Swift
00:53:02la chanteuse
00:53:03a annoncé ses fiançailles
00:53:04avec son compagnon
00:53:05le joueur de football américain
00:53:06Travis Kells
00:53:07dans un post Instagram
00:53:09que vous découvrez
00:53:10sur votre écran
00:53:11la raison
00:53:12le président du MEDEF
00:53:14parce qu'il y a quelque chose
00:53:15qui marche très bien en France
00:53:16ce sont les entreprises
00:53:17et les chefs d'entreprise
00:53:19parce qu'eux
00:53:20ils prennent des risques
00:53:21et c'est eux
00:53:21qui créent
00:53:23de l'emploi
00:53:23c'est eux
00:53:24qu'il faut encourager
00:53:25et surtout
00:53:26ne jamais décourager
00:53:27au contraire
00:53:28de la situation
00:53:29d'aujourd'hui
00:53:30qu'est-ce qui marche pas
00:53:31en France ?
00:53:32c'est le public
00:53:32c'est l'administration
00:53:33c'est ça qui ne marche pas
00:53:35mais des chefs d'entreprise
00:53:37innovants
00:53:38des jeunes gens
00:53:39c'est pour ça
00:53:39qu'il y a beaucoup d'espoir
00:53:40en même temps
00:53:41mais on leur met
00:53:42parfois des bâtons
00:53:43dans les roues
00:53:44en permanence
00:53:45avec des normes
00:53:45avec des suradministrations
00:53:47écoutez ce que disait
00:53:48le patron de Michelin
00:53:49par exemple
00:53:49qu'on avait diffusé ici
00:53:51monsieur Menégo
00:53:51toutes les normes
00:53:53abracadabantresques
00:53:54de l'état français
00:53:55et européen
00:53:56et européen
00:53:57parce que la saison dernière
00:53:59ça a été un marqueur
00:54:00c'est-à-dire que
00:54:01des chefs d'entreprise
00:54:02Bernard Arnault
00:54:03il a pris la parole
00:54:04Alexandre
00:54:06effectivement
00:54:06le patron de Michelin
00:54:07pardon
00:54:08le patron de Michelin
00:54:09avait pris la parole
00:54:10de mémoire
00:54:11Safran aussi
00:54:12Safran le patron
00:54:13avec les gens de Rennes
00:54:14donc
00:54:14bien sûr
00:54:17mais il faut
00:54:18effectivement
00:54:19encourager
00:54:21et j'ai cité l'exemple
00:54:23alors peut-être
00:54:23que ça va s'arranger
00:54:24j'ai cité l'exemple
00:54:25en Corse
00:54:25d'un restaurant
00:54:26qui a eu
00:54:28une fermeture administrative
00:54:29parce que le préfet
00:54:30démissionnaire
00:54:31ou partant
00:54:32son dernier acte
00:54:34ça a été de fermer
00:54:34parce qu'il y avait
00:54:36sur les plages
00:54:37on ne peut pas faire de fête
00:54:39aujourd'hui
00:54:39sur les plages en Corse
00:54:40on ne peut plus se marier
00:54:41je l'ai dit
00:54:42ça fait 3-4 jours
00:54:42que j'en parle
00:54:43il y a un préfet
00:54:44qui a décidé
00:54:44qu'on ne faisait plus
00:54:45de mariage
00:54:46sur les plages
00:54:47qui est une tradition
00:54:48depuis toujours
00:54:49etc
00:54:49donc on leur met
00:54:51en permanence
00:54:51des bâtons dans les roues
00:54:52en permanence
00:54:53c'est l'administration
00:54:54les Français sont d'accord
00:54:56avec vous
00:54:56il y a un sondage
00:54:56qui est dans l'opinion
00:54:57aujourd'hui
00:54:58un sondage
00:54:59pour confluence
00:55:00et l'opinion
00:55:01qui dit que 70%
00:55:03des gens trouvent
00:55:03que les patrons
00:55:04devraient s'exprimer plus
00:55:05devraient plus intervenir
00:55:06dans le débat public
00:55:07et j'espère que
00:55:08le nouveau préfet
00:55:09de Corse
00:55:10parce que c'est très important
00:55:11le préfet en Corse
00:55:11c'est le représentant de l'Etat
00:55:13c'est vraiment
00:55:13plus que dans un autre département
00:55:15il ne sera pas
00:55:16sur la même ligne
00:55:17que l'ancien préfet
00:55:18et je lui conseille
00:55:19je le répète
00:55:20de partir avec Astérix
00:55:21en Corse
00:55:22qu'il lise ça
00:55:23c'est mieux
00:55:24que n'importe quel manuel
00:55:25pour comprendre
00:55:25effectivement
00:55:26beaucoup de choses
00:55:28donc on termine
00:55:28sur le débat
00:55:29sur l'antisémitisme
00:55:30et je vous disais
00:55:32qu'on pouvait écouter
00:55:33ce qu'a dit Gérard Carreau
00:55:34sur les juifs américains
00:55:35parce que ça aussi
00:55:36c'est intéressant
00:55:37aux Etats-Unis
00:55:39il n'y a pas de vagues
00:55:40de vagues anti-juives
00:55:42comparables à ce qui se passe
00:55:43en France
00:55:44là il y a eu
00:55:44au début
00:55:45et Dieu sait si on en a fait
00:55:46nos choux gras
00:55:47dans la presse française
00:55:48il y a eu
00:55:49dans quelques universités
00:55:50des mouvements
00:55:51effectivement
00:55:52pro-palestiniens
00:55:53et il y a eu
00:55:54une réaction brutale
00:55:55on a viré
00:55:57un certain
00:55:57immédiatement
00:55:58on a viré
00:55:59des présidents d'universités
00:56:00est-ce qu'on a viré
00:56:01en France
00:56:02quelqu'un
00:56:02pour avoir
00:56:03dans son établissement
00:56:04laissé se développer
00:56:06des manifestations
00:56:07pro-palestiniennes
00:56:08anti-juives
00:56:09etc
00:56:10évidemment
00:56:10non
00:56:11personne aux Etats-Unis
00:56:12pendant que j'y étais
00:56:13ne m'a dit
00:56:13dans la communauté juive
00:56:15j'ai des amis juifs
00:56:16américains
00:56:16personne ne m'a dit
00:56:17oh là là
00:56:18on est inquiet
00:56:18nous en Amérique
00:56:19il n'y a pas d'inquiétude
00:56:20en Amérique
00:56:21sur la communauté juive
00:56:22américaine
00:56:23ça c'est vraiment intéressant
00:56:24parce que personne ne le dit
00:56:25ça
00:56:26vous voyez Gérard
00:56:26il est resté un mois
00:56:27aux Etats-Unis
00:56:28c'est vraiment
00:56:28son analyse
00:56:30de ce point de vue là
00:56:31un chef d'établissement
00:56:32en France
00:56:32qui a à peu près
00:56:33fait le ménage
00:56:33sur le sujet
00:56:34c'est Louis Vassier
00:56:34à Sciences Po
00:56:35et on voit qu'il a obtenu
00:56:36des vrais résultats
00:56:37très vite
00:56:37avec une volonté politique
00:56:38mais sinon
00:56:38dans toutes les universités
00:56:39en effet
00:56:40on laisse le poisson pourrir
00:56:42il n'y a qu'à voir
00:56:43ce qui se passe
00:56:43à Sciences Po
00:56:44et là on est en plein
00:56:45dans la dérive
00:56:45académo-militante
00:56:46des universités
00:56:47qui ne sont plus
00:56:47des espaces
00:56:48de compréhension du monde
00:56:49mais de transformation
00:56:50c'était ce que Bourdieu voulait
00:56:52et il a réussi son
00:56:54il y a des choses
00:56:54qui marchent bien
00:56:55en France quand même
00:56:56c'est la police
00:56:58et notamment
00:56:59les brigades
00:56:59anti-terroristes
00:57:00qui se mettent en place
00:57:01parce qu'on a déjoué
00:57:02visiblement un attentat possible
00:57:03avec des mineurs
00:57:04je vous propose de voir
00:57:05le sujet de Sarah Fenzari
00:57:07parce que c'était
00:57:08des synagogues
00:57:09qui étaient ciblées
00:57:09Ils n'ont que 15
00:57:12et 17 ans
00:57:14mais déjà
00:57:15un projet terroriste
00:57:16en tête
00:57:17arrêtés fin juillet
00:57:18selon le Figaro
00:57:19les deux adolescents
00:57:21échangés sur une messagerie
00:57:22cryptée
00:57:22leur obsession
00:57:24l'état islamique
00:57:25ils diffusaient
00:57:27sa propagande
00:57:28consommée
00:57:28des vidéos
00:57:29ultra violentes
00:57:30et auraient même
00:57:31cherché à se procurer
00:57:32des armes
00:57:33sur le dark web
00:57:34leur cible
00:57:35des synagogues
00:57:36dans un contexte
00:57:37d'antisémitisme croissant
00:57:39et la tour Eiffel
00:57:41symbole récurrent
00:57:42du djihadisme
00:57:43au-delà de ce dossier
00:57:45c'est une tendance
00:57:46inquiétante
00:57:47le terrorisme
00:57:48rajeuni
00:57:49deux mineurs
00:57:50ont été arrêtés
00:57:51en 2022
00:57:5215
00:57:52en 2023
00:57:5318
00:57:54en 2024
00:57:55et déjà 13
00:57:57depuis le début
00:57:58de l'année
00:57:58et ce phénomène
00:58:00est européen
00:58:01selon Europol
00:58:02un tiers des suspects
00:58:03interpellés
00:58:04en 2024
00:58:05avaient moins de 20 ans
00:58:06en réponse
00:58:08le parquet national
00:58:09antiterroriste
00:58:10a créé une section
00:58:11dédiée aux mineurs
00:58:12objectif
00:58:13détecter
00:58:14et neutraliser
00:58:15ces profils
00:58:16toujours plus jeunes
00:58:17l'antisémitisme
00:58:20que nous déplorions
00:58:21qui gangrène
00:58:22l'université
00:58:23et les milieux
00:58:24intellectuels
00:58:24c'est la théorie
00:58:25et ça c'est la pratique
00:58:26on ne peut pas
00:58:26tenir des discours
00:58:27à longueur de journée
00:58:28et penser qu'ils ne vont pas
00:58:29un jour ou l'autre
00:58:30tomber dans une cervelle
00:58:31de quelqu'un
00:58:31qui va passer à l'acte
00:58:32donc c'est un problème
00:58:33global
00:58:33ce n'est pas seulement
00:58:34des types égarés
00:58:35qui sont intoxiqués
00:58:36aux vidéos
00:58:37c'est des gens
00:58:38qui se nourrissent
00:58:38des discours ambiants
00:58:39en France
00:58:40et c'est d'ailleurs
00:58:40l'angle mort
00:58:41de la réponse
00:58:41d'Emmanuel Macron
00:58:42à Benyamin Netanyahou
00:58:43jamais il ne parle
00:58:44de la question
00:58:44de l'islamisme
00:58:45dans son courrier
00:58:45alors même
00:58:46qu'on voit là
00:58:47qu'il y a un attentat
00:58:47qui a été déjoué
00:58:48et que la France
00:58:48a été touchée
00:58:49à plusieurs reprises
00:58:50par des attentats
00:58:51islamistes
00:58:51qui ont touché
00:58:52des juifs
00:58:53évidemment on pense
00:58:53à Mohamed Mera
00:58:54ou à Libère Kacher
00:58:55et à tant d'autres
00:58:55C'est l'université Eric
00:58:56mais c'est aussi l'école
00:58:57on a 1000 mineurs
00:58:58fichés S dans ce pays
00:58:59on est incapable
00:59:00de les sortir
00:59:01du circuit ordinaire
00:59:02d'avoir des vrais
00:59:02établissements dédiés
00:59:03pour les accueillir
00:59:04aucun ministre
00:59:05de l'éducation nationale
00:59:06n'a pris cette question
00:59:07à bras le corps
00:59:07on ne sait pas faire
00:59:08avec les mineurs
00:59:09et Anne-Laure Abidbol
00:59:11la sœur d'Ilan Halimi
00:59:12elle a pris la parole
00:59:13ces dernières heures
00:59:14et elle a eu des mots
00:59:15je le répète
00:59:16que je ne reprendrai pas
00:59:17dans ma voix
00:59:18je trouve que ce mot
00:59:19est trop fort
00:59:19alimente l'antisémitisme
00:59:21je trouve que c'est
00:59:23je ne pense pas
00:59:24qu'il veuille ça
00:59:26il est impuissant
00:59:27je ne pense pas
00:59:28qu'il ne veuille ça
00:59:29le président de la république
00:59:29je ne lui ferai pas
00:59:30ce procès là
00:59:30bien évidemment
00:59:31donc je vous propose
00:59:32d'écouter ce qu'elle a dit
00:59:33Anne-Laure Abidbol
00:59:34il alimente
00:59:36et il ne fait rien
00:59:38pour prendre des mesures
00:59:40pour tout ce qui se passe
00:59:41sur les actes antisémites
00:59:42en France
00:59:42que ce soit le fait
00:59:44qu'on n'accepte pas
00:59:46que des enfants israéliens
00:59:48rentrent dans un parc
00:59:49ou ne serait-ce que
00:59:51pour des citoyens juifs
00:59:52tout ce qui se passe
00:59:53en France
00:59:53il ne fait rien pour
00:59:54enfin aujourd'hui
00:59:55c'est des actes qu'on veut
00:59:56vous disiez tout à l'heure
00:59:59vous êtes d'accord avec elle ?
01:00:00je n'irais pas dire alimente
01:00:02mais ce n'est pas non plus
01:00:03une priorité pour lui
01:00:03vous diriez qu'il ne fait rien ?
01:00:04évidemment qu'il ne fait rien
01:00:05vous disiez
01:00:06il y a beaucoup de juifs
01:00:07qui ont voté pour Emmanuel Macron
01:00:08moi j'ai voté pour lui
01:00:09à chaque fois
01:00:10et là je suis extrêmement déçu
01:00:12voilà je le dis franchement
01:00:13je trouve qu'il a lâché
01:00:14la communauté juive
01:00:15quand il dit
01:00:15l'antisémitisme
01:00:16est une priorité
01:00:17non ce n'est pas une priorité
01:00:19de plus en plus de juifs
01:00:20veulent aller vivre
01:00:21en Israël
01:00:22qui est un pays en guerre
01:00:23et aussi bien des juifs libéraux
01:00:25des juifs non pratiquants
01:00:26que des juifs orthodoxes
01:00:27non mais il n'alimente pas
01:00:29mais il est coupable
01:00:29de non-assistance
01:00:30à personne en danger
01:00:31voilà
01:00:32après ça répond à des critères
01:00:34il y a des gens qui ont
01:00:35oui je sais bien
01:00:36l'infraction au terme pénal du terme
01:00:37non
01:00:38je ne suis pas juriste
01:00:39c'est pour ça que j'utilise ça
01:00:40dans un sens imagé
01:00:41mais simplement
01:00:42les gens ont peur
01:00:42ont besoin d'être rassurés
01:00:43moi je pense
01:00:44ils n'ont pas besoin d'être rassurés
01:00:45ils ont besoin
01:00:45qu'on prenne des mesures concrètes
01:00:46c'est pas normal
01:00:47pour aller dans une synagogue
01:00:48que ce soit barricadé comme ça
01:00:50vous ne pouvez pas aller dans une synagogue
01:00:51le fait même de s'adresser
01:00:53aux juifs français
01:00:54je pense que ce serait
01:00:55très important pour eux
01:00:56parce que dans la communauté
01:00:57il y a un sentiment de peur
01:00:59je vais vous dire ce que je pense
01:01:00je pense que la communauté juive
01:01:01c'est à peu près 400 000 personnes
01:01:02en France
01:01:03et ça ne l'intéresse pas
01:01:04parce que d'un point de vue électoral
01:01:05ça ne pèse absolument rien
01:01:07voilà ce que je pense
01:01:08c'est un calcul politique
01:01:09et cynique
01:01:09c'est terrible
01:01:10mais c'est ce que je pense
01:01:11ce cynisme là
01:01:12est terrible
01:01:14il se dit communauté juive
01:01:15allez 400 000
01:01:15400 000 voix
01:01:16je ne dis pas que j'ai raison
01:01:20les politiques français
01:01:21depuis Jacques Chirac
01:01:22il faut bien le dire
01:01:23vivent dans la hantise
01:01:25d'un embrasement des cités
01:01:26et à chaque fois
01:01:28les types marchent sur des oeufs
01:01:30sur ces questions
01:01:31parce qu'en plus
01:01:31dire que les cités
01:01:33se lèveraient
01:01:34parce qu'Emmanuel Macron
01:01:34ferait un geste
01:01:35pour les juifs de France
01:01:36moi je trouve ça
01:01:37un peu caricatural
01:01:38je pense que déjà
01:01:39il y a une erreur d'analyse
01:01:40et d'ailleurs
01:01:41quand Yassine Bellatar lui dit
01:01:42vous allez réveiller les banlieues
01:01:43si vous allez pas
01:01:43ils se trompent totalement
01:01:45et que le conseil
01:01:46est très mauvais
01:01:46c'est simplement
01:01:47qu'Emmanuel Macron
01:01:48aujourd'hui
01:01:48on a bien compris
01:01:49qu'il avait des ambitions
01:01:50pour l'avenir
01:01:50il veut incarner quelque chose
01:01:52une forme d'opposition
01:01:53à Benyamin Netanyahou
01:01:55et donc il s'est un peu
01:01:56enfermé dans ce personnage
01:01:57le problème
01:01:57c'est que ça s'accompagnera
01:01:58de l'est pour la communauté
01:01:59Emmanuel Macron
01:02:00vous avez raison
01:02:01en fait c'est un problème
01:02:02diplomatique
01:02:03Emmanuel Macron
01:02:05justement
01:02:06Jean-Luc Mélenchon
01:02:07a annoncé qu'il déposerait
01:02:07une nouvelle motion
01:02:08de destitution
01:02:09alors la destitution
01:02:10ça n'existe pas en France
01:02:11c'est pas un impeachment
01:02:11article 68 de la Constitution
01:02:12ça n'existe pas
01:02:13on va voir le sujet
01:02:14d'une atteinte d'Angour
01:02:16mais c'est un peu complexe
01:02:17mais il n'y a aucune probabilité
01:02:18il manquait à ses devoirs
01:02:20etc
01:02:20enfin bref
01:02:20c'est une chance
01:02:21écoutons
01:02:22la haute trahison
01:02:22c'est l'article 68
01:02:25de la Constitution
01:02:26qui prévoit
01:02:27la destitution
01:02:28du Président de la République
01:02:29mais ce dernier
01:02:30ne s'applique
01:02:32qu'à certaines conditions
01:02:33le Président de la République
01:02:34ne peut être destitué
01:02:36qu'en cas de manquement
01:02:37à ses devoirs
01:02:38manifestement incompatibles
01:02:39avec l'exercice
01:02:40de son mandat
01:02:41la destitution
01:02:42est prononcée
01:02:42par le Parlement
01:02:43constitué en haute cour
01:02:45une procédure
01:02:46loin d'être facile
01:02:47à mettre en oeuvre
01:02:48première étape
01:02:49la proposition
01:02:51d'une réunion
01:02:51du Parlement
01:02:52en haute cour
01:02:53composée d'au moins
01:02:5458 députés
01:02:55ou 35 sénateurs
01:02:56c'est le bureau
01:02:58de l'Assemblée
01:02:58qui juge ensuite
01:02:59de la recevabilité
01:03:01de la requête
01:03:01enfin
01:03:02la décision
01:03:03de destitution
01:03:04doit être votée
01:03:06par les deux tiers
01:03:07de chacune
01:03:07des deux assemblées
01:03:08puis adoptée
01:03:09par le bureau
01:03:10de la haute cour
01:03:10dans l'histoire française
01:03:12aucun président
01:03:13n'a été destitué
01:03:14Gabriel Attal
01:03:17a pris la parole
01:03:18ce matin
01:03:18sur ce sujet
01:03:19très intéressant
01:03:20je pense que la seule
01:03:23clé de lecture
01:03:24qu'on doit avoir
01:03:25dans le moment
01:03:25c'est de savoir
01:03:26ce qui apporte
01:03:27de la stabilité
01:03:28ou pas
01:03:28est-ce qu'une nouvelle
01:03:29dissolution apporterait
01:03:31de la stabilité
01:03:32je ne le crois pas
01:03:32d'abord parce que
01:03:33la situation politique
01:03:34est ce qu'elle est
01:03:35il y a trois forces
01:03:36politiques dans le pays
01:03:37aucune n'est majoritaire
01:03:38alors certains peuvent dire
01:03:39il faut une dissolution
01:03:41de clarification
01:03:41il me semble que
01:03:42c'est ce qui avait été dit
01:03:43il y a un an
01:03:44je n'ai pas le sentiment
01:03:45que la situation politique
01:03:46ait été particulièrement
01:03:47clarifiée à ce moment-là
01:03:48et ensuite pardon
01:03:49mais quand on en est
01:03:50à se demander
01:03:50chaque année
01:03:51s'il faut que les français
01:03:52revotent
01:03:54à un moment
01:03:54l'assemblée
01:03:54c'est l'assemblée
01:03:55pour laquelle
01:03:55les français ont voté
01:03:56si on se demande
01:03:57chaque année
01:03:58s'il faut que les français
01:03:59revotent
01:03:59c'est que le problème
01:04:00ne vient peut-être
01:04:01pas des français
01:04:02mais vient de l'assemblée
01:04:03elle-même
01:04:04ah bah oui
01:04:04très intéressant
01:04:05parce qu'il parle
01:04:05à Emmanuel Macron
01:04:06évidemment ce matin
01:04:07quand il tient ses propos-là
01:04:08pas de clarification
01:04:09autant dire
01:04:10monsieur le président
01:04:10vous allez être
01:04:11complètement trompé
01:04:11et surtout
01:04:12ce qu'il oublie de dire
01:04:13mais que tout le monde
01:04:14a en tête
01:04:14quand on l'entend
01:04:15c'est pourquoi
01:04:16il n'y a pas eu
01:04:16la clarification
01:04:16parce qu'il y a eu
01:04:17le barrage républicain
01:04:18et qui a instauré
01:04:19le barrage républicain
01:04:19c'est Gabriel Attal
01:04:20Emmanuel Macron
01:04:21quand il prononce
01:04:23la dissolution
01:04:23il n'a pas pour idée
01:04:24d'avoir le barrage républicain
01:04:26et les trois forces
01:04:27la fragmentation
01:04:27de l'assemblée
01:04:28il pense que le RN
01:04:29va être majoritaire
01:04:30ça n'arrive pas
01:04:30on pourrait le recevoir
01:04:31Gabriel Attal
01:04:32il était un peu fâché
01:04:32contre nous
01:04:33en tout cas pas contre nous
01:04:34mais contre moi
01:04:35au printemps
01:04:36parce qu'on n'a pas eu
01:04:37que des mots aimables
01:04:38mais c'est vrai
01:04:39qu'on pourrait l'interroger
01:04:44il est à l'origine
01:04:46peut-être
01:04:47de l'absence de clarification
01:04:48lui-même
01:04:48il a en tout cas
01:04:49participé grandement
01:04:50puisque le front républicain
01:04:52je rappelle
01:04:53qu'il a préféré
01:04:54lui voter
01:04:55pour LFI
01:04:56que pour le RN
01:04:58ce qu'il vous dira
01:04:58c'est que le RN
01:04:59était encore en mesure
01:05:01d'avoir une majorité
01:05:02à votre contour
01:05:03ce qui n'était plus
01:05:03le cas de LFI
01:05:04raison pour laquelle
01:05:05il a voté LFI
01:05:06mais le résultat
01:05:07est le même à la fin
01:05:08mais le résultat
01:05:09en tout cas
01:05:09on peut lui lancer
01:05:10l'invitation
01:05:11s'il le souhaite
01:05:11ça me fait de la peine
01:05:12vous lancez beaucoup
01:05:13d'invitations
01:05:13et personne ne vient
01:05:14oui c'est vrai
01:05:15on dirait sur Tinder
01:05:16vous n'avez aucun match
01:05:17c'est vrai
01:05:20et à votre avis
01:05:20pourquoi ?
01:05:21vous tentez
01:05:23d'inviter Elisabeth Borne
01:05:25après l'édito
01:05:25que vous avez fait
01:05:26oui Elisabeth Borne
01:05:27peut-être que vous pourriez
01:05:27l'inviter
01:05:28il va y avoir du temps
01:05:28je vous assure
01:05:29je suis frappé
01:05:31d'une forme
01:05:33sur la Macronie
01:05:34mais je sais pourquoi
01:05:35les journalistes
01:05:36ont tellement
01:05:37la trouille
01:05:38du Rassemblement National
01:05:40que quand ils invitent
01:05:42la Macronie
01:05:43ils ne veulent pas
01:05:44mettre en péril
01:05:46la Macronie
01:05:46parce que pour eux
01:05:48c'est
01:05:48ils ont tellement
01:05:49c'est pas qu'ils soient
01:05:50très macronistes
01:05:51les journalistes de France
01:05:52mais en revanche
01:05:54pour eux
01:05:55c'est participer
01:05:56c'est toujours la même chose
01:05:56vous faites le jeu
01:05:57du Rassemblement National
01:05:58etc.
01:05:59donc ils sont plutôt aimables
01:06:01globalement
01:06:02à grand trait
01:06:03bien sûr
01:06:04tout ça
01:06:05à grand trait
01:06:05il y a forcément
01:06:06des exceptions
01:06:07et puis mes confrères
01:06:08sont des gens marquables
01:06:09bien évidemment
01:06:10mais ils ont le droit
01:06:11d'ailleurs
01:06:11c'est leur opinion
01:06:12c'est ce qu'ils pensent
01:06:14ils ont le droit
01:06:14de penser
01:06:15vous seriez aussi aimable
01:06:16si vous receviez quelqu'un
01:06:18mais je serais aimable
01:06:19bien sûr
01:06:19mais Madame Borne
01:06:20je lui dirais
01:06:20Madame Borne
01:06:21pourquoi
01:06:22vous parlez
01:06:23pas de l'essentiel
01:06:25pourquoi vous pensez
01:06:26est-ce que vous pensez
01:06:29vraiment qu'un prof
01:06:30a besoin de l'intelligence
01:06:31artificielle
01:06:32pour débroussailler
01:06:33elle va vous dire
01:06:33comme vous l'avez dit
01:06:34mais c'est son métier
01:06:36vous avez besoin
01:06:36de l'intelligence artificielle
01:06:38après ça réforme
01:06:39des concours de l'enseignement
01:06:40qui crée toujours plus
01:06:41de recrutement au rabais
01:06:42les profs vont sans doute
01:06:42avoir besoin
01:06:43d'avantages de dirige
01:06:44je le crains
01:06:44mais en fait
01:06:44t'as besoin de
01:06:45quand t'es prof
01:06:46t'as besoin d'une bibliothèque
01:06:48de maîtriser ta discipline
01:06:50voilà
01:06:50et de savoir
01:06:51transmettre l'impression
01:06:51et tu prendras tous les outils
01:06:53mais t'as aussi besoin de Google
01:06:54t'as besoin de tout le monde
01:06:54tout ça est grotesque
01:06:55mais Born elle est dans la logique
01:06:56du prof animateur
01:06:57oui
01:06:58on va pas en revenir
01:07:00vous voyez
01:07:00vous me refaites dire
01:07:01du mal de madame Born
01:07:02bon
01:07:03écoutez ce qu'a dit
01:07:04monsieur Bardella
01:07:04sur démission
01:07:05ou pas
01:07:06sur revenir aux urnes
01:07:07ou pas
01:07:08dissolution
01:07:09Jordan Bardella
01:07:09c'était hier soir
01:07:10sur TF1
01:07:11il n'y a qu'une seule
01:07:15possibilité
01:07:16pour sortir
01:07:17de cette impasse politique
01:07:18dans laquelle nous sommes
01:07:18c'est d'en revenir aux urnes
01:07:20c'est de se rendre
01:07:21devant le peuple français
01:07:22et c'est qu'Emmanuel Macron
01:07:23entendent aujourd'hui
01:07:24ce blocage institutionnel
01:07:25qu'il a lui-même suscité
01:07:26et qu'il prononce
01:07:28soit la dissolution
01:07:29de l'Assemblée nationale
01:07:30soit évidemment
01:07:31qu'il remette sa démission
01:07:32et qu'une nouvelle élection
01:07:33présidentielle
01:07:33puisse permettre aux français
01:07:35de se choisir
01:07:36un cas pour le pays
01:07:37je salue Sonia Mabrouk
01:07:39qui nous écoute
01:07:40et que vous retrouverez
01:07:41à l'heure du déjeuner
01:07:42et elle me dit
01:07:43Gabriel Attal
01:07:44est constamment invité
01:07:45mais il refuse
01:07:46il a peur de la clarification
01:07:48parce que venir sur CNews
01:07:49c'est pas venir sur France Inter
01:07:51sur France Inter
01:07:52c'est pas les mêmes questions
01:07:53c'est pour ça
01:07:54c'est pour ça que le président
01:07:55de la République
01:07:56n'est jamais venu ici
01:07:57pourquoi il n'est jamais venu
01:07:57à votre avis
01:07:58pourquoi ils ne viennent pas
01:08:00pourquoi ils ont peur de venir
01:08:01pourquoi M. Dupond-Moretti
01:08:02n'est pas venu
01:08:02pourquoi ils ne viennent pas
01:08:04s'ils étaient forts
01:08:05ils viendraient
01:08:05ils ont la couille
01:08:07Gabriel Attal est beaucoup venu
01:08:09quand on disait du bien de lui
01:08:10Eric Dupond-Moretti
01:08:10est venu chez Sonia Mabrouk
01:08:11quand on disait du bien de lui
01:08:13sur Europe 1
01:08:14il était venu
01:08:15chez Sonia Mabrouk
01:08:15oui mais avant qu'il soit
01:08:17il y a très longtemps
01:08:18je pense que
01:08:19Gabriel Attal
01:08:21on l'a dit beaucoup
01:08:21bien de lui
01:08:22Darmanin est venu
01:08:23bien sûr
01:08:24mais Gérald Darmanin
01:08:25il est très politique
01:08:26et il accepte la contradiction
01:08:27et il accepte
01:08:29effectivement
01:08:31qu'on puisse lui proposer
01:08:32des idées
01:08:33qui ne sont pas forcément
01:08:34les siennes
01:08:34en fait il accepte le débat
01:08:36bon
01:08:36M. Jacobelli
01:08:39oui mais je veux bien
01:08:40écouter M. Jacobelli
01:08:41mais c'est le Rassemblement
01:08:42National également
01:08:43mais écoutons ce qu'il a dit
01:08:44ce matin
01:08:44non je crois que bloquer
01:08:47ce n'est pas avancer
01:08:48c'est une évidence
01:08:48mais pas favorable à ça
01:08:50c'est pas ça
01:08:50c'est que nous
01:08:51quand un mouvement social
01:08:52n'est pas organisé par nous
01:08:53nous laissons les gens libres
01:08:54parce que Jean-Luc Mélenchon
01:08:55lui appelle à rejoindre le mouvement
01:08:57oui mais c'est la grande récup
01:08:58et c'est bien le problème
01:08:59c'est à dire que
01:08:59Jean-Luc Mélenchon
01:09:00va torpiller ce mouvement
01:09:02vous avez sûrement
01:09:03des gens sincères
01:09:04qui veulent
01:09:04que l'étouffoire fiscale
01:09:06s'arrête
01:09:07qui veulent
01:09:07un peu plus de pouvoir d'achat
01:09:09qui vont vouloir défiler
01:09:09mais vous ne croyez pas
01:09:10que dans ce mouvement
01:09:10du 10 septembre
01:09:11on entend des voix
01:09:14il y a un grand nombre
01:09:16de vos électeurs
01:09:17mais s'ils veulent y participer
01:09:18ils peuvent y participer
01:09:20mais je vais vous dire quelque chose
01:09:21dans la mesure où il y a
01:09:22du LFI dedans
01:09:23ce sera forcément
01:09:24excusez-moi l'expression
01:09:25quand c'est LFI c'est pourri
01:09:26bon François Bayrou
01:09:27si LFI c'est pourri
01:09:29c'est une formule
01:09:29c'est la sienne
01:09:31François Bayrou
01:09:31moi ou le chaos
01:09:32bon il n'y a aucune chance
01:09:34on est d'accord
01:09:34il n'y a aucune chance
01:09:35il est alors
01:09:36publiquement il essaye
01:09:37de retourner le parti socialiste
01:09:39mais on a bien compris
01:09:39que le parti socialiste
01:09:40votera aussi contre la confiance
01:09:41donc là on va avoir
01:09:42en fait presque deux semaines
01:09:44où François Bayrou
01:09:45va s'agiter
01:09:46il parle tous les jours
01:09:47pour l'instant
01:09:47on verra s'il tiendra ce rythme
01:09:49essayer de convaincre
01:09:49en tout cas faire croire
01:09:50qu'il essaye de convaincre
01:09:51mais finalement
01:09:52ça ne fonctionnera pas
01:09:53quand même une interrogation
01:09:54c'est le rôle des LR
01:09:55moi c'est vraiment
01:09:55la question que je me pose
01:09:56les LR hier ont dit
01:09:57qu'ils voteraient pour la confiance
01:09:58qu'ils restent loyaux
01:10:00en clair
01:10:00c'est logique
01:10:01Bruno Retailleau était là
01:10:03c'est logique évidemment
01:10:04pour Bruno Retailleau
01:10:05on a entendu hier
01:10:06David Lissnard
01:10:07sur notre antenne
01:10:07chez Christine Kelly
01:10:08tenir un autre discours
01:10:09donc je vois quand même
01:10:10que les LR sont tiraillés
01:10:11parce que ça se joue aussi
01:10:12pour l'avenir
01:10:13ils sont gentils les LR
01:10:14parce que je rappelle
01:10:15que François Bayrou
01:10:16n'a jamais voté
01:10:17un seul budget
01:10:17et n'a jamais voté une fois
01:10:19avec Nicolas Sarkozy
01:10:20entre 2007 et 2012
01:10:21je vais même plus loin
01:10:21en 2017
01:10:22les propos de François Bayrou
01:10:23sur la candidature
01:10:24de François Fillon
01:10:24qui portait l'orthodoxie
01:10:26GTR
01:10:27il l'a massacré
01:10:28à chaque fois qu'il a pu
01:10:29vous voyez
01:10:30on parle du fait
01:10:31qu'il a son combat
01:10:32là depuis des années
01:10:32ensuite le vote des LR
01:10:33sera quand même
01:10:34anecdotique
01:10:35pas pour les Français
01:10:36je crois pas
01:10:37si la gauche
01:10:38et le Rassemblement National
01:10:40votent
01:10:41c'est un signal
01:10:41que vous envoyez aux électeurs
01:10:42Francis Tiskevich
01:10:43François pardon
01:10:44Tiskevich
01:10:45voyez écoutez
01:10:47M. Bayrou hier
01:10:48devant la CFDT
01:10:49il a presque chuté
01:10:55mais François Bayrou
01:10:56refuse de baisser les bras
01:10:57et dès le début
01:10:58de son intervention
01:10:59le Premier ministre prévient
01:11:01dans les 13 jours
01:11:03qui viennent
01:11:03les Français
01:11:05vont choisir
01:11:07vont influencer
01:11:09leurs représentants
01:11:10pour qu'ils choisissent
01:11:12et disent
01:11:13s'ils se placent
01:11:15du côté du chaos
01:11:16ou du côté
01:11:17de la conscience
01:11:18et de la responsabilité
01:11:19l'espoir de François Bayrou
01:11:21faire valider
01:11:22la nécessité
01:11:22d'un tel plan
01:11:23de réduction
01:11:24du déficit public
01:11:25avant d'en négocier
01:11:26les mesures
01:11:26dans son viseur
01:11:28les socialistes
01:11:29ont annoncé
01:11:29dès lundi
01:11:30qu'ils voteraient
01:11:30contre la confiance
01:11:31alors que Matignon
01:11:32espérait trouver
01:11:32un compromis avec eux
01:11:33y a-t-il ou pas
01:11:35urgence nationale
01:11:37à rééquilibrer
01:11:40les comptes
01:11:40du pays
01:11:41voilà la question
01:11:43centrale
01:11:44mais les réactions
01:11:45ne semblent laisser
01:11:45aucune chance
01:11:46de réussite
01:11:47au gouvernement
01:11:47le Rassemblement
01:11:48national
01:11:49réitère son souhait
01:11:50d'une dissolution
01:11:50avec l'espoir
01:11:51cette fois
01:11:51d'obtenir une majorité
01:11:53à gauche
01:11:54parti socialiste
01:11:55écologiste
01:11:56se disent prêts
01:11:56à prendre la suite
01:11:57du gouvernement Bayrou
01:11:58Jean-Luc Mélenchon
01:11:59lui va plus loin
01:12:00le leader insoumis
01:12:01annonce le dépôt
01:12:02à l'Assemblée nationale
01:12:03d'une nouvelle motion
01:12:04de destitution
01:12:04contre le chef de l'Etat
01:12:06tout à l'heure
01:12:08écoutez
01:12:08monsieur Bayrou
01:12:09il est en direct
01:12:10maintenant
01:12:10il fait sa chaîne
01:12:12Youtube
01:12:12je ne suis pas sûr
01:12:14que ce soit une grande réussite
01:12:15mais écoutons-le quand même
01:12:16le choix
01:12:17tout le monde croit
01:12:19qu'il appartient
01:12:19au parti politique
01:12:20et il appartient
01:12:23à vous
01:12:23il appartient
01:12:25à ceux
01:12:25celles
01:12:27qui disent
01:12:29quand même
01:12:30il faut qu'on convainque
01:12:32les responsables politiques
01:12:34de ne pas aller
01:12:34dans ce sens
01:12:35il faut que
01:12:37on fasse
01:12:38de toutes les manières
01:12:39entendre
01:12:41la conviction
01:12:41que
01:12:42la responsabilité
01:12:44ce n'est pas un reniement
01:12:45la responsabilité
01:12:46c'est de dire
01:12:47tous ensemble
01:12:48même si nous sommes
01:12:50en désaccord politique
01:12:51tous ensemble
01:12:52nous allons relever le pays
01:12:53voilà
01:12:54l'explication
01:12:55du choix
01:12:57et du moment
01:12:58que nous sommes
01:12:59en train de vivre
01:13:00vous l'avez aussi dit
01:13:02tout à l'heure
01:13:02je rappelle
01:13:03qu'il serait évidemment
01:13:03plus crédible
01:13:04s'il lui-même
01:13:05avait voté
01:13:07contre
01:13:08le non-remplacement
01:13:10d'un fonctionnaire
01:13:12sur deux
01:13:13voilà
01:13:14oui qu'il avait voté
01:13:15les budgets
01:13:15il a voté contre
01:13:16pardonnez-moi
01:13:17il a voté contre
01:13:18il serait plus crédible
01:13:19également
01:13:19s'il avait été capable
01:13:20de faire montre
01:13:21davantage d'imagination
01:13:22dans son budget
01:13:23de proposer un budget
01:13:24qui ne fait pas toujours
01:13:25opposer l'effort sur les mêmes
01:13:26on en parlait tout à l'heure
01:13:27mais il n'y a rien
01:13:27sur l'immigration
01:13:28alors que c'est 3,4% du PIB
01:13:30il n'y a rien
01:13:30sur la bureaucratie pléthorique
01:13:324% du PIB
01:13:33rien sur le millefeuille administratif
01:13:35rien sur l'aide sociale
01:13:36un tiers du PIB
01:13:37c'est toujours la même logique
01:13:38il y a ceux qui bossent
01:13:39c'est uniquement ceux qui bossent
01:13:39il ne reste que
01:13:40à moi ou le cas où
01:13:40les deux jours fériés
01:13:41ceux qui bossent
01:13:42c'est un impôt supplémentaire
01:13:43pour ceux qui bossent
01:13:43les actifs
01:13:44toujours les actifs
01:13:45on peut prendre François Bayrou
01:13:46comme bouc émissaire
01:13:47mais la vérité
01:13:48c'est que tous les partis
01:13:49sont des starting blocks
01:13:50pour 2027
01:13:51donc c'est un jeu de posture
01:13:52il peut annoncer ce qu'il veut
01:13:53ils seront contre
01:13:54parce que là
01:13:55il faut faire preuve de radicalité
01:13:56dire qu'on ne partisse pas
01:13:58avec Bayrou
01:13:58avec la Macronie
01:14:00pour se mettre
01:14:00en meilleure position
01:14:01pour 2027
01:14:02donc c'est un jeu de dupe
01:14:03alors moi je veux bien
01:14:03qu'on s'acharne
01:14:04mais les municipales
01:14:05c'est la même idée
01:14:06qu'adime François Bayrou
01:14:07c'est parce que lui aussi
01:14:08pense à 2027
01:14:09mais moi je trouve
01:14:10que des boutiques
01:14:11pourquoi je désigne les partis
01:14:12sont en train de tuer le pays
01:14:13il n'y a aucun esprit
01:14:16de responsabilité
01:14:17mais cher ami
01:14:18qui disait ça ?
01:14:19il reste un an et demi
01:14:20mais qui disait ça ?
01:14:21De Gaulle
01:14:21De Gaulle ?
01:14:23les partis c'était bien sûr
01:14:24vous découvrez
01:14:25le Pérou à Orléans
01:14:27non c'est pas ça
01:14:27c'est qu'on avait pensé
01:14:29que De Gaulle
01:14:29avec la 5ème République
01:14:30voulait en finir avec ça
01:14:31on voit que
01:14:32c'est plutôt la 4ème République
01:14:34qui revient
01:14:34mais parce que
01:14:35qui peut incarner ?
01:14:37mais je ne vous dis pas le contraire
01:14:38quel est l'homme providentiel
01:14:40ou la femme providentielle ?
01:14:41vous connaissez une bonne solution ?
01:14:42l'esprit boutique
01:14:42l'emporte sur l'esprit
01:14:43de responsabilité
01:14:44qui sont en train de tuer
01:14:46j'entends bien
01:14:47c'est pas idiot
01:14:48d'en appeler aux français
01:14:48contre les partis
01:14:49je ne trouve pas ça
01:14:51totalement idiot
01:14:51mais encore faut-il
01:14:53il peut y avoir
01:14:55quelqu'un
01:14:56qui se dégage
01:14:57par exemple
01:14:58David Lysnard
01:14:59hier
01:15:00c'est intéressant
01:15:01ce qu'il dit
01:15:03David Lysnard
01:15:03il y a un certain souffle
01:15:05sur le plan libéral
01:15:07sur le plan économique
01:15:09ce qu'il peut dire
01:15:10c'est vraiment
01:15:11c'est quelqu'un qui
01:15:12d'ailleurs
01:15:13Sarah Knafo
01:15:14c'est intéressant
01:15:15ce qu'elle peut dire
01:15:16forcément
01:15:18parce que ce sont
01:15:18des politiques différentes
01:15:19là aussi
01:15:20qui sont proposées
01:15:21plus effectivement
01:15:22que ce soit
01:15:24Bruno Retailleau
01:15:25Gérald Darmanin
01:15:26et puis d'autres politiques
01:15:28j'imagine que
01:15:29monsieur Gabriel Attal
01:15:30a aussi ses supporters
01:15:31bien évidemment
01:15:32je ne sais pas
01:15:33si la GPA
01:15:33est le sujet numéro 1
01:15:34aujourd'hui
01:15:35pour les français
01:15:36il y a la société civile
01:15:37pourquoi pas
01:15:37quelqu'un issu
01:15:38de la société civile
01:15:38ça peut arriver
01:15:39oui c'est ça
01:15:39on nous a déjà fait le coup
01:15:41Edouard Leclerc
01:15:43Michel
01:15:44Edouard Leclerc
01:15:45non mais
01:15:46Michel Edouard Leclerc
01:15:47on parle déjà d'entreprise
01:15:48pourquoi pas
01:15:49Teddy Riner
01:15:49on a évoqué
01:15:50on avait évoqué
01:15:51le nom de Teddy Riner
01:15:52pour être préconisant
01:15:54j'ai dit des gens
01:15:56pour le voile dans le sport
01:15:57il y en avait un
01:15:58qui revenait régulièrement
01:16:00vous savez celui
01:16:00qui revenait régulièrement
01:16:01c'était Vincent Landon
01:16:03ah bon
01:16:03Vincent Landon
01:16:04oui Vincent Landon
01:16:05son nom revenait
01:16:06dans les enquêtes
01:16:07il incarnait
01:16:08alors vous voyez
01:16:08c'est pas
01:16:09c'est pas dans le même camp
01:16:11c'est dans un camp
01:16:11on en est là alors
01:16:13d'accord
01:16:13et pourquoi pas
01:16:15c'est le nom de Teddy Riner
01:16:16Vincent Landon
01:16:16attendez
01:16:18soyez pas méprisant
01:16:19ni pour l'un
01:16:20ni pour l'autre
01:16:20c'est simplement
01:16:21que c'est pas un bon signe
01:16:22c'est pas un bon signe démocratique
01:16:23écoutez
01:16:24regardez Zelensky
01:16:25écoutez
01:16:27oui non mais
01:16:27quand il a été élu
01:16:28on s'est dit
01:16:29mais qu'est-ce que c'est
01:16:29que ce guignol
01:16:30un acteur
01:16:31il serait peut-être bien meilleur
01:16:32que certains
01:16:32ça serait pas pire
01:16:34qu'aujourd'hui
01:16:34c'est aussi un avantage
01:16:36ça sera pas pire
01:16:38comment ?
01:16:39de dire que c'est pas pire
01:16:40ah ça sera pas pire
01:16:41ah ça sera pas pire
01:16:42c'est pas pire
01:16:44puisqu'on est au pire
01:16:44si c'est ça la seule solution
01:16:46bon
01:16:46on se fera rachiri tous
01:16:47ah non après
01:16:48non mais ça dit quelque chose
01:16:49la défiance des français
01:16:50à l'égard des partis politiques
01:16:52ça c'est intéressant
01:16:54notre ami Cyril Yanouna
01:16:54il a pas fait ça rentrer encore
01:16:56Cyril
01:16:56il va la faire la semaine prochaine
01:16:58mais j'ai vu qu'il avait
01:16:59quelques intentions de voile
01:17:01parfois dans les
01:17:01parce qu'il incarne
01:17:03aussi une parole
01:17:05populaire
01:17:06Donald Trump était un chef d'entreprise
01:17:07avant d'être le président
01:17:08des Etats-Unis
01:17:08et un animateur de télévision
01:17:10comme quoi
01:17:12tout est possible
01:17:12Pascal
01:17:13un an après la mort
01:17:14d'abord non
01:17:16déjà après la mairie de Nantes
01:17:17parce que vous faisiez la une
01:17:19de Paris-Normandie
01:17:21de Paris-Normandie
01:17:21de presse-océan
01:17:22mais non mais
01:17:23ne me branchez pas
01:17:24sur la mairie de Nantes
01:17:24s'il vous plaît
01:17:25laissez ça
01:17:26si si je sais que ça marche bien
01:17:27ça
01:17:28non non
01:17:28ne me branchez pas
01:17:29un an après la mort
01:17:30du gendarme Eric Comine
01:17:31et c'est un sujet dramatique
01:17:32une cérémonie d'hommage
01:17:33a eu lieu ce mardi
01:17:34à l'hôtel de police
01:17:35municipal de Cannes
01:17:37Mandelieu
01:17:37la Napoule
01:17:38je vous propose d'écouter
01:17:39on va voir d'ailleurs
01:17:40les images
01:17:40c'était il y a un an
01:17:42jour pour jour
01:17:43et on va voir
01:17:45on va entendre
01:17:46Harmonie Comine
01:17:47qu'Eliott Deval
01:17:48a rencontré
01:17:49et ses phrases
01:17:51évidemment sont particulièrement
01:17:52fortes et émouvantes
01:17:53Eric Comine
01:17:56c'était un homme extraordinaire
01:17:58c'était un papa
01:17:59merveilleux
01:18:00qui savait être juste
01:18:01qui était bienveillant
01:18:03qui a apporté
01:18:06énormément de valeur
01:18:07à mes enfants
01:18:08le résultat est là d'ailleurs
01:18:10on était deux
01:18:11pour les éduquer
01:18:12mais je n'aurais pas pu
01:18:14espérer mieux
01:18:15comme image paternaliste
01:18:19j'étais en colère
01:18:20très rapidement
01:18:21j'en voulais bien évidemment
01:18:22à la terre entière
01:18:23je pense que c'est une étape
01:18:24de deuil
01:18:25d'être en colère
01:18:26et je voulais aussi
01:18:29manifester
01:18:30ma colère
01:18:31envers la justice
01:18:32envers l'état français
01:18:33qui pour moi
01:18:36sont directement coupables
01:18:37de ce qui s'est passé
01:18:38concrètement
01:18:40je suis
01:18:41je l'affirme totalement
01:18:43je le pense sincèrement
01:18:46pour eux
01:18:46pour moi
01:18:47ils ont donné le permis
01:18:49de tuer à cet homme
01:18:50un homme multirécidiviste
01:18:52par 10 condamnations
01:18:53ça n'aurait jamais
01:18:55dû avoir lieu
01:18:56je pense sincèrement
01:18:57qu'effectivement
01:18:58l'état français
01:18:59est en défaut
01:19:01par rapport
01:19:02à cet ensauvagement
01:19:03mon mari
01:19:05le pensait
01:19:05sincèrement
01:19:06et
01:19:06il n'avait qu'une hâte
01:19:08c'était
01:19:08partir à la retraite
01:19:09parce que
01:19:10les
01:19:11les faits
01:19:13redoublaient
01:19:14on leur demandait
01:19:15plus de
01:19:15plus d'action
01:19:17moins de moyens
01:19:18et donc
01:19:20malheureusement
01:19:21ceux qui sont
01:19:22directement
01:19:22en première ligne
01:19:23sont en souffrance
01:19:24et Harmonie Comine
01:19:25qui a eu un échange
01:19:26avec le président
01:19:27Macron
01:19:27je n'ai pas eu
01:19:31de retour
01:19:32pas d'appel
01:19:33téléphonique
01:19:33de sa part
01:19:34j'ai juste eu
01:19:35un courrier
01:19:36émergé
01:19:36de sa main
01:19:37pour les fêtes
01:19:38de Noël
01:19:38et le seul échange
01:19:42en physique
01:19:42que j'ai pu avoir
01:19:43avec ce monsieur
01:19:44a été le 14 juillet
01:19:45à la fin de la cérémonie
01:19:47du défilé
01:19:47et que s'est-il passé
01:19:48à ce moment-là ?
01:19:49très brièvement
01:19:50je lui ai serré la main
01:19:51et je lui ai dit
01:19:53ouvertement
01:19:54que les pompiers
01:19:56les gendarmes
01:19:56et les policiers
01:19:58n'étaient pas des cibles
01:19:58et encore moins
01:19:59des exutoires
01:20:00et
01:20:01et il vous a répondu ?
01:20:04oui il m'a répondu
01:20:05qu'il ne comprenait
01:20:06pas mes propos
01:20:07et je lui ai dit
01:20:08ouvertement
01:20:09que
01:20:09je lui ai répété
01:20:11la même chose
01:20:12et donc il m'a demandé
01:20:13concrètement
01:20:14à quoi je voulais en venir
01:20:16et je lui ai dit
01:20:17je pensais notamment
01:20:18à Florian
01:20:18et à ses propos
01:20:20qu'il a pu avoir
01:20:21lorsqu'il a eu
01:20:23les faits avec Naël
01:20:24Florian évidemment
01:20:26vous l'avez compris
01:20:27Florian M
01:20:27c'est le gendarme
01:20:31qui a tué
01:20:32Naël
01:20:33policier
01:20:34policier pardonnez-moi
01:20:35le policier
01:20:36qui a tué Naël
01:20:37et qui sera jugé
01:20:38pour meurtre
01:20:40exactement
01:20:41pour meurtre
01:20:41dans un procès
01:20:42oui
01:20:43c'est assez
01:20:44un appel est en cours
01:20:46concernant la qualification
01:20:47bien évidemment
01:20:48bon il est 10h28
01:20:49il nous reste juste
01:20:50deux minutes
01:20:51pour saluer
01:20:52parce que c'est notre histoire
01:20:54parce que c'est la France
01:20:55c'est Sheila
01:20:56Sheila
01:20:57qui a souhaité
01:20:59a célébré son anniversaire
01:21:01on l'embrasse
01:21:03je sais qu'elle nous écoute
01:21:04de temps en temps
01:21:05et on a retrouvé
01:21:06une archive
01:21:07de Sheila
01:21:08lorsqu'elle faisait
01:21:10sa première tournée
01:21:12en France
01:21:13on est en 1964
01:21:15elle a
01:21:1617 ans
01:21:18me dit
01:21:18Marine Nançon
01:21:20je pense même
01:21:20qu'elle a
01:21:20oui
01:21:2117 ans
01:21:21c'est ta première tournée
01:21:24oui c'est la première
01:21:25c'est ta première tournée
01:21:26t'as pas l'air du tout fatiguée
01:21:28ah non non non
01:21:29ça a marché du tonnerre
01:21:31ça a été formidable
01:21:32le moral est bon
01:21:33moi je me souviens
01:21:34l'autre soir à Limoges
01:21:35c'était un rush dans la salle
01:21:36les mots m'auraient facilement
01:21:37ils ont passé la rampe
01:21:38s'ils avaient pu
01:21:39et tous les soirs
01:21:40ça a été comme ça
01:21:41au moins chaque soir
01:21:41où j'étais là
01:21:42c'était formidable
01:21:43mais alors
01:21:43j'ai tout de même remarqué
01:21:44qu'à un an et demi
01:21:46car il y a un an et demi
01:21:47que tu as commencé
01:21:47oui c'est ça
01:21:48que tu as tout de même
01:21:48un petit peu évolué
01:21:49tu es beaucoup moins
01:21:50aïeillée
01:21:51tu deviens un petit peu bourgeoise
01:21:52il y a des slow
01:21:53dans ton tour de chant
01:21:54alors explique-moi
01:21:55qu'est-ce qui se passe
01:21:56je ne sais pas
01:21:57Sheila
01:21:58Sheila évolue sûrement
01:22:00Sheila ne les dit pas
01:22:02quand même
01:22:02non ?
01:22:03j'ai vieillé
01:22:04j'ai un an de plus
01:22:05que l'année dernière
01:22:05t'es quel âge maintenant ?
01:22:06j'ai 17 ans et demi
01:22:07est-ce que parmi
01:22:08toutes les choses
01:22:09qui se passent autour de toi
01:22:10en dehors de la chanson
01:22:11il n'y en a pas un certain nombre
01:22:12qui t'étonnent
01:22:13par exemple
01:22:13tu viens de chanter
01:22:15une nouvelle chanson
01:22:16qui s'appelle
01:22:16Elle aux petites filles
01:22:17et j'ai remarqué
01:22:19dans beaucoup des villes
01:22:20où nous nous sommes trouvés
01:22:21pendant ta tournée
01:22:21que les petits garçons
01:22:23enfin les jeunes gens
01:22:24pour attirer l'attention
01:22:25des jeunes filles
01:22:26les appellent
01:22:26elle aux petites filles
01:22:27quel effet ça te fait
01:22:27tout ça toi ?
01:22:28oui bien sûr
01:22:28j'avais remarqué
01:22:29ça me fait très plaisir
01:22:31bien sûr
01:22:31alors écoute
01:22:32tu veux nous faire plaisir ?
01:22:35tu vas nous rechanter
01:22:36Elle aux petites filles
01:22:36j'ai trouvé que c'était
01:22:37très très bon ça
01:22:38bon et bien d'accord
01:22:39j'ai osé le regarder
01:22:41malgré moi
01:22:41elle aux petites filles
01:22:45et j'ai vu un beau garçon
01:22:46devant moi
01:22:47elle aux petites filles
01:22:50et vous savez
01:22:51qui interrogeait
01:22:52cette celle-là ?
01:22:53c'était un journaliste
01:22:54reporter
01:22:55documentariste
01:22:56réalisateur
01:22:57qui s'appelait
01:22:57François Barnolle
01:22:59qui est mort
01:23:00il y a très longtemps
01:23:01et qui a fait
01:23:01beaucoup de documentaires
01:23:02à la télévision française
01:23:04comme on en faisait
01:23:04à l'époque
01:23:04avec une proximité
01:23:05avec celui
01:23:08ou celle
01:23:08qu'on interrogeait
01:23:09Sommeil à l'Abidi
01:23:10à 10h31
01:23:11Selon nos informations
01:23:16un projet d'évasion
01:23:17potentiellement violent
01:23:18préparé par un détenu
01:23:20du centre pénitentiaire
01:23:21d'Aix-en-Provence
01:23:22vient d'être déjoué
01:23:23Toufik
01:23:24né en 96
01:23:25a immédiatement
01:23:26été transféré
01:23:27au quartier d'isolement
01:23:28des Beaumettes
01:23:29à Marseille
01:23:29une tentative
01:23:30avortée
01:23:31grâce aux consignes
01:23:32de vigilance
01:23:33renforcées
01:23:33mises en place
01:23:34par le garde des Sceaux
01:23:35les soignants
01:23:37des urgences
01:23:37d'Agin
01:23:38tirent la sonnette
01:23:39d'alarme
01:23:39sous tension
01:23:40depuis plusieurs semaines
01:23:41les urgences
01:23:41du centre hospitalier
01:23:42fonctionnent
01:23:43grâce aux sacrifices
01:23:44des médecins
01:23:45qui ne comptent plus
01:23:46leurs heures
01:23:46mais face à l'épuisement
01:23:48des discussions
01:23:49sont en cours
01:23:49pour tenter
01:23:50de trouver des solutions
01:23:51et puis
01:23:52ils balaient
01:23:53d'un revers de main
01:23:54l'hypothèse
01:23:54d'un retour aux urnes
01:23:55une nouvelle dissolution
01:23:56n'apporterait
01:23:57pas plus de stabilité
01:23:59au pays
01:23:59déclaration ce matin
01:24:01de Gabriel Attal
01:24:02selon le chef de file
01:24:04des macronistes
01:24:04c'est aux députés
01:24:05actuels
01:24:06de s'entendre
01:24:06et non aux français
01:24:08de voter à nouveau
01:24:09merci
01:24:11Somaïa Labidi
01:24:12bon je ne sais pas
01:24:13si vous êtes
01:24:13des amoureux
01:24:14de Sheila
01:24:15j'aime beaucoup
01:24:15beaucoup
01:24:16une amie
01:24:17c'est vrai
01:24:18oui
01:24:18cher
01:24:19très cher
01:24:20elle était de passage
01:24:21à Paris
01:24:21il y a quelques temps
01:24:22elle faisait la couverture
01:24:23de Schnock
01:24:23une revue
01:24:25que vous lisez
01:24:26je sais
01:24:26j'ai eu le plaisir
01:24:27de la revoir
01:24:28et je l'embrasse
01:24:28et vous savez
01:24:29que le nouveau numéro
01:24:31de Schnock
01:24:32va sortir
01:24:32et vous savez
01:24:33qui est en couverture
01:24:34c'est un spécial
01:24:35Laboum
01:24:36ah oui
01:24:38Laboum
01:24:39avec Sophie Marceau
01:24:42avec Schnock
01:24:43alors je le dis
01:24:43je ne vais pas faire
01:24:44de publicité pour Schnock
01:24:45c'est une revue
01:24:46qui est trimestrielle
01:24:47et qui évoque
01:24:50les années 70-80
01:24:52à travers la littérature
01:24:53le cinéma
01:24:53etc
01:24:54et grâce à Schnock
01:24:55j'ai découvert
01:24:56un film absolument incroyable
01:24:57que j'ai revu
01:24:58il y a quelques jours
01:24:59je vous assure
01:24:59je crois qu'il est sur
01:25:00My Canal
01:25:01regardez-le
01:25:02ça s'appelle
01:25:02Le Téléphone Rose
01:25:04ah oui
01:25:04regardez ce film
01:25:05Pierre Mondi
01:25:06il y a Pierre Mondi
01:25:07mais c'est un
01:25:08j'ai envie de dire
01:25:09c'est à la fois un petit film
01:25:10et un grand film
01:25:10c'est ça qui est formidable
01:25:11Le Téléphone Rose
01:25:13c'est un film d'Edouard Molinaro
01:25:14qui avait un talent fou
01:25:15mais il y a
01:25:16Daniel Sicaldi
01:25:18qui est un génie
01:25:18des années 70
01:25:20c'est qu'elle dit
01:25:21ça suffit à la limite
01:25:22vous avez
01:25:24Michael Lonsdal
01:25:26qui est formidable
01:25:27vous avez
01:25:28Pierre Mondi
01:25:29qui est formidable
01:25:29vous avez
01:25:30Gérard Erold
01:25:30qu'on voyait régulièrement
01:25:31vous savez
01:25:32dans ces films là
01:25:33et vous avez
01:25:34Mireille Dard
01:25:34qui est somptueuse
01:25:35et quand vous voyez
01:25:37la qualité de l'écriture
01:25:38la qualité de la mise en scène
01:25:40de la réalisation
01:25:41et puis
01:25:41le film qui est très drôle
01:25:43mais pas que drôle
01:25:44justement
01:25:44pas que drôle
01:25:45vous voyez ce film
01:25:47c'est un film de 75
01:25:48qui a pile 50 ans
01:25:50je vous le répète
01:25:51il est sur My Canal
01:25:52il faut l'acheter
01:25:53ça vaut 9 euros
01:25:55je crois
01:25:55c'est pas donné peut-être
01:25:57et vous regarderez
01:25:59la qualité du cinéma français
01:26:01des années 70
01:26:03qui vous fera plaisir
01:26:05j'en suis sûr
01:26:06ça c'est Spacer
01:26:07c'est la deuxième carrière
01:26:09de Chella ça
01:26:10exactement
01:26:10avec
01:26:11le côté disco
01:26:14la Chella disco
01:26:15après avoir
01:26:16la Chella
01:26:17Jean-Marc Morigny
01:26:17il est là
01:26:18qu'on lui dise bonjour
01:26:18ou pas ?
01:26:19non
01:26:19il n'est pas là
01:26:20il est où Jean-Marc
01:26:22qu'on lui dise bonjour
01:26:23parce qu'on est en retard
01:26:24manifestement
01:26:25il est 10h34
01:26:26ah mais alors
01:26:28il pourrait être
01:26:29à l'heure
01:26:30quand même
01:26:30on débordait
01:26:31toujours d'habitude
01:26:32je déborde
01:26:34je déborde
01:26:35bon
01:26:35vous allez nous parler
01:26:36de quoi
01:26:36vous le connaissez
01:26:39Max Quasini
01:26:39mais on était hier
01:26:40avec lui
01:26:40parce qu'on a parlé
01:26:41c'est la journée
01:26:42internationale du chien
01:26:44alors nous on va pas
01:26:44parler du chien
01:26:45mais on va parler
01:26:45des tweets qu'il a fait
01:26:46hier
01:26:46je sais pas si vous
01:26:47les avez vus
01:26:47dans lesquels
01:26:47il s'étonne
01:26:48que personne ne parle
01:26:49des agressions
01:26:50et des dégâts
01:26:51qui ont lieu
01:26:52dans les églises
01:26:52et dans tous les lieux
01:26:53de culte
01:26:54et donc il vient pousser
01:26:55un coup de gueule
01:26:55là-dessus
01:26:56on sera avec l'avocat
01:26:56de l'imam Chalgoumi
01:26:57également
01:26:57puisque l'imam Chalgoumi
01:26:59va porter plainte
01:27:00contre Rima Hassan
01:27:01et bah vous avez raison
01:27:06de la grande qualité
01:27:07que nous aimons
01:27:08dans une seconde
01:27:09Jean-Marc
01:27:10à ce soir
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations