Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Camille Galap, président de Paris-Saclay, était l'invité de Sandra Gandoin dans Good Morning Business, ce vendredi 22 août. Ils sont revenus sur les clés de la réussite de la France qui résiste dans le classement des principales universités mondiales , sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va parler d'enseignement avec Camille Gallat, président de Paris-Saclay.
00:03Bonjour, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:06Paris-Saclay, grand pôle d'enseignement, 4 grandes écoles, 2 universités,
00:11des centres de recherche, 50 000 étudiants, plus de 8 000 enseignants, chercheurs,
00:16220 laboratoires, vous représentez 13% de la recherche française.
00:21Et ce chiffre qu'on attend tous les étés, c'est le classement de Shanghai.
00:2413ème place pour Paris-Saclay, ce qui est un très bon résultat.
00:28Troisième au niveau européen, vous êtes.
00:31On rappelle peut-être, pour un peu mieux comprendre,
00:34les critères qui sont observés dans ce classement de Shanghai, Camille Gallat.
00:37Déjà, merci de l'invitation pour ce matin dans cette émission.
00:42C'est vrai que le classement de Shanghai, c'est un classement qui est assez stable
00:45depuis de très nombreuses années.
00:47Et c'est vrai qu'il y a des critères principaux qui sont essentiellement basés sur la recherche.
00:52Et donc, notamment sur le nombre de prix Nobel, le nombre de médailles fées,
00:58et c'est vrai qu'on est assez stable depuis 2020 dans ce classement de Shanghai,
01:04parce qu'effectivement, nous avons une communauté scientifique qui a été très productive.
01:09Et c'est vrai que cette évaluation de la recherche se fait sur du tendon.
01:13Donc, on ne peut pas acheter un prix Nobel quelque part,
01:18le faire venir de l'université pour faire un saut significatif dans le classement de Shanghai.
01:22Donc, c'est quelque chose qui est le dernier prix Nobel, d'ailleurs, en physique, c'est à l'aspect.
01:27Et donc, les médailles fées, sans mathématiques,
01:29on a effectivement un positionnement très fort au niveau de sa clé en physique et en mathématiques.
01:34En mathématiques, on est soit premier, soit deuxième au niveau mondial.
01:37Donc, c'est vrai qu'on est assez fiers de cela.
01:40Ce n'est pas notre boussole en termes d'orientation.
01:43On ne vit pas au quotidien pour être dans le classement de Shanghai.
01:46Mais c'est vrai que c'est une grande fierté pour nous d'avoir une vraie reconnaissance
01:50de la qualité de la recherche scientifique qui était effectuée
01:54sur l'ensemble des laboratoires de l'université.
01:57Et c'est vrai que ça valorise à la fois les anciens chercheurs, les chercheurs,
02:01tous les personnels administratifs et techniques qui sont mobilisés au quotidien
02:04et qui sont évidemment au service de nos étudiants.
02:08Puisque, évidemment, l'objectif dans cette affaire-là,
02:12c'est de pouvoir attirer des talents dans nos universités
02:14pour aller former le mieux possible pour qu'ils s'insèrent parfaitement.
02:19Vous avez raison de le dire.
02:20On le voit dans ce classement, la concurrence est hyper forte.
02:23Il y a huit universités dans les dix premières places qui sont américaines.
02:27Il y a la Chine qui monte aussi dans ce classement.
02:30Est-ce que ce classement, il vous aide justement à attirer du monde,
02:33à attirer les futurs talents de la science de demain et de la recherche ?
02:37Absolument, dans la mesure où ça permet de valoriser
02:41l'ensemble des compétences scientifiques qui sont portées par l'université.
02:46Nous avons un nombre d'étudiants internationaux assez important.
02:4935% de nos étudiants viennent de l'étranger.
02:52Nous formons à la recherche et pas à la recherche.
02:55nos étudiants.
02:58Et évidemment, de pouvoir attirer le maximum de jeunes à la fois au niveau national,
03:04européen et puis au niveau international, ça permet d'avoir une grande diversité de profils
03:09et de faire rayonner l'ensemble de nos activités au plus haut niveau européen et international.
03:16Je fais un pas de côté, mais vous dites que vous accueillez 35% d'étudiants étrangers.
03:19Est-ce que le contexte politique, est-ce que ce qui se passe aux Etats-Unis, par exemple,
03:22et le traitement des étudiants de façon générale et des scientifiques par Donald Trump,
03:27ça a aussi des incidences sur la fréquentation de Paris-Saclay ?
03:30Alors, ça pourrait en avoir, mais pour l'instant, on n'arrive pas encore beaucoup à l'évaluer.
03:35Évidemment, l'objectif, c'est de pouvoir effectivement accueillir tous les étudiants,
03:38quelle que soit leur origine.
03:41Et c'est vrai qu'on a des étudiants qui viennent du monde entier à l'Université Paris-Saclay,
03:45et c'est ce qui fait la vraie richesse de cette université.
03:48– Est-ce que le prix des universités augmente ?
03:52On parlait tout à l'heure dans le journal de l'augmentation des frais de scolarité,
03:55notamment sur les écoles de commerce.
03:57Est-ce que les universités, la vôtre par exemple,
03:59sont touchées par la hausse de ces frais de scolarité ?
04:01Et si oui, pourquoi ?
04:02– Alors, les droits d'inscription sont fixés par l'État,
04:05dans l'université publique française, et nous en sommes une, évidemment.
04:09Et c'est vrai que chaque année, il y a une évolution légère des droits d'inscription,
04:16mais c'est vrai que c'est le contexte un peu global qu'il faut regarder,
04:19parce qu'en fait, effectivement, il y a une augmentation des droits d'inscription,
04:23mais il y a en même temps le coût de la vie quotidien, le logement, les transports.
04:28– Les logements, bien sûr.
04:29– Et dans la région parisienne, c'est encore beaucoup plus important.
04:32Et pour le coup, nous sommes mobilisés dans les universités,
04:35et en particulier l'Université Paris-Saclay,
04:36pour justement accompagner au mieux nos étudiants,
04:40avec des aides sociales,
04:42les informer de tous les dispositifs d'accompagnement social, de santé.
04:49On a une responsabilité en termes de formation,
04:52pour pouvoir les insérer professionnellement,
04:55mais on a aussi une responsabilité en termes de formation citoyenne.
04:58Et donc, notre objectif, effectivement,
05:00c'est que les étudiants soient dans de très bonnes conditions d'études,
05:04pour pouvoir réussir, évidemment,
05:07et pour pouvoir mieux s'insérer dans une entreprise,
05:11ou bien alors dans la société.
05:13Donc, il y a énormément de choses qui sont faites dans les universités françaises,
05:18et à Saclay en particulier.
05:20Voilà, donc, on met un accent très fort sur l'accueil des étudiants.
05:27On anticipe beaucoup aussi sur, avant leur arrivée à l'université,
05:32puisque nous avons des partenariats avec certains lycées,
05:35dans le cadre des cordées de la réussite,
05:36pour pouvoir justement les informer de ce qui est offert au niveau de l'université,
05:41en termes de formation.
05:42Et c'est vrai qu'on travaille en interaction très forte,
05:44et c'est vrai que nous avons eu un certain nombre de CMA,
05:48ce qu'on appelle les compétences métiers d'avenir,
05:50dans différents domaines de l'énergie,
05:53notamment, mais pas seulement.
05:55Et c'est vrai que c'est un travail en étroite collaboration
05:58avec à la fois les institutions publiques de formation, de recherche,
06:03mais aussi avec les partenaires socio-économiques.
06:05Et c'est aussi une vraie chance pour nous de pouvoir, effectivement,
06:09travailler en interaction forte avec le monde socio-économique,
06:12pour faire évoluer justement un certain nombre de choses.
06:14On a un sujet de féminisation,
06:16dès qu'on parle des filières scientifiques,
06:1856% des étudiants sont des étudiantes,
06:21les femmes forment les effectifs à 95%
06:25des professions paramédicales et sociales,
06:28mais chez les ingénieurs,
06:29elles ne représentent que 30% de représentation dans les métiers.
06:33Qu'en est-il à Paris-Saclay ?
06:35Et comment vous faites pour les attirer ?
06:36C'est vrai que ça passe notamment aussi par les informer dès le lycée,
06:40peut-être même dès le collège,
06:41parce que c'est là que ça commence,
06:42c'est là qu'on renonce aux mathématiques.
06:44Comment vous faites-vous ?
06:45Alors nous, nous travaillons une étroite collaboration dès le collège,
06:49avec un certain nombre de partenaires, avec le rectorat,
06:52et c'est vrai que nous avons mis en place,
06:55enfin, moi je suis élu depuis un an,
06:57donc des choses ont été mises en place au niveau de l'Université Paris-Saclay,
07:00pour attirer le maximum de jeunes,
07:02et organiser par exemple des ateliers avec des filles uniquement,
07:06pour pouvoir les sensibiliser aux sciences,
07:09et nous avons une maison d'initiations et sensibilisation aux sciences,
07:14ce qu'on appelle la MIS à l'Université Paris-Saclay,
07:16où nous accueillons régulièrement près de 1000 jeunes chaque année,
07:20qui viennent de collèges de la région,
07:22et qui viennent assister à des ateliers d'animation scientifique,
07:27de médiation scientifique,
07:29et ça permet aussi effectivement de les familiariser
07:33avec ces domaines des sciences, en physique, en mathématiques,
07:37et c'est vrai qu'en fait, un des objets que nous développons
07:42au travers de notre fondation partenariale,
07:44c'est évidemment mettre des actions en place
07:46pour pouvoir soutenir davantage les filles
07:49pour aller vers certaines formations scientifiques,
07:52donc ça fait partie des chantiers sur lesquels nous travaillons actuellement.
07:55Pour finir, au moment où les étudiants ont été embêtés aux Etats-Unis,
08:01et certains ont été accueillis en France,
08:03on a parlé de la valorisation des métiers scientifiques en France,
08:08est-ce que vous qui êtes au début finalement du processus
08:11de formation, d'enseignement, de recherche,
08:14vous considérez que ces métiers sont assez valorisés en France,
08:18assez payés, ou qu'on a encore aussi là-dedans
08:21des gros progrès à faire par rapport aux pays étrangers ?
08:24Je pense qu'on pourrait aussi travailler en interaction forte,
08:27je rebondis sur votre question,
08:29avec les médias pour valoriser davantage les parcours,
08:32les profils de jeunes femmes qui réussissent dans l'enseignement supérieur,
08:36qui s'insèrent très bien,
08:37et qui créent parfois des start-up.
08:39Nous avons quasiment chaque année 50 start-up créées
08:43au sein de l'Université Paris-Saclay.
08:44C'est énorme, en termes de production,
08:48de partenariat avec le monde socio-économique,
08:49et nous avons un certain nombre de personnes
08:53qui sont passées par l'Université Paris-Saclay,
08:55et de femmes notamment,
08:57et qui pourraient témoigner de leur expérience,
08:59et ça je pense que c'est une façon aussi
09:00de montrer que tout est possible,
09:05et que tous les champs sont ouverts,
09:07et il y a de très belles carrières,
09:08et parfois on peut démarrer dans un certain domaine,
09:11et puis évoluer vers un autre domaine,
09:13et donc tout ça est possible à l'Université,
09:15et ça c'est vraiment une vraie richesse.
09:17Le travail effectivement dans les carrières scientifiques,
09:20il faut absolument le valoriser pour les femmes notamment.
09:22Merci beaucoup Camille Gallep d'être venue nous voir,
09:24président de Paris-Saclay dans la matinale de l'économie.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations