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  • il y a 8 mois
Avec François Nicard, secouriste en montagne et maître de chien d’avalanche, auteur de “Secours en immersion” aux éditions Glénat

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##A_VOTRE_ECOUTE-2025-08-06##

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Transcription
00:00qui connaît la montagne comme sa poche.
00:02Il s'appelle François Nicard, il est gendarme secouriste
00:04au peloton de gendarmerie de haute montagne depuis plus de 13 ans.
00:07Il intervient dans des conditions extrêmes, souvent suspendues à un fil,
00:11au sens propre d'ailleurs comme au sens figuré.
00:13A 39 ans, il est aussi maître chien d'Avalanche.
00:15Il a publié un très beau livre qui s'appelle Secours en immersion aux éditions Glénard.
00:20Alors si vous aussi, vous pouvez lui poser vos questions,
00:22vous aussi vous avez été sauvé par ce type de super héros de nos vies au quotidien,
00:27vous n'hésitez pas, vous pouvez venir témoigner au 0826 300 300.
00:33D'ailleurs Clément Barguin, depuis plusieurs années, les interventions se multiplient.
00:36Été comme hiver, ce fameux peloton de gendarmerie de haute montagne tourne à plein régime.
00:42Oui, la gendarmerie couvre l'ensemble des massifs français
00:45grâce au peloton de gendarmerie de montagne, les PGM,
00:48et au peloton de gendarmerie de haute montagne, les PGHM.
00:51Au total, 280 militaires spécialisés sont dispersés parmi 21 unités
00:56situés dans les Pyrénées, les Alpes, la Corse, la Réunion,
00:59et dans les 5 PGM en charge du Jura, des Vosges et du Massif Central.
01:04La montagne, milieu particulièrement hostile,
01:07le relief, le climat, l'altitude rendent les opérations difficiles.
01:11Avoir des unités et des personnels ultra formés,
01:14ça permet de garantir une présence de la gendarmerie sur l'ensemble du territoire,
01:18avec des opérations particulièrement périlleuses
01:21qui se font très souvent avec l'appui d'hélicoptères.
01:23Une promenade loin des sentiers balisés,
01:26un accident de ski ou de parapente, une cordée qui dévisse.
01:29En 2024, les pelotons de gendarmerie de haute montagne
01:32ont réalisé plus de 6500 interventions.
01:36Ils ont pris en charge plus de 7600 victimes.
01:39Des chiffres qui sont en hausse constante chaque année,
01:42d'où les messages de prévention qui sont martelés par les PGHM.
01:46La montagne, c'est magnifique, mais ça se prépare.
01:49Bonjour François Nicart.
01:51Bonjour.
01:51Il a raison Clément Barguin, dans ce qu'il nous dit sur toute la fin,
01:55la montagne c'est magnifique, mais ça se prépare.
01:59Exactement, la montagne ça se prépare.
02:01Et au fil des années, on s'aperçoit quand même que le comportement des pratiquants
02:06de la montagne au sens large du terme,
02:08que ce soit des randonneurs, des alpinistes, des grimpeurs, des parapentistes,
02:12on a des comportements qui tendent de plus en plus vers l'assistana,
02:15des gens qui sont quand même un petit peu moins préparés, un peu moins formés,
02:18qui ont tendance à appeler les secours un petit peu plus facilement qu'il y a une dizaine d'années en tout cas.
02:23Vous êtes, on l'a dit, vous êtes membre gendarme du peloton de gendarmerie de Haute-Montagne,
02:29vous avez signé un très beau livre aux éditions Gléna,
02:32Secours en immersion, où vous racontez toutes ces missions que vous avez tenues et que vous avez vécues.
02:39Je voudrais qu'on parle d'abord de votre parcours, François Nicart, si vous le voulez bien.
02:42C'est une vocation qui est née très tôt chez vous.
02:44Oui, c'est une vocation qui est née très tôt, alors je n'ai pas énormément de mérite,
02:50dans le sens où mon papa était secouriste en montagne et maître chien à l'avalanche avant moi.
02:54Du coup, j'ai grandi déjà dans cet univers, dans ce milieu-là.
02:58Quand on jouait dans la cour de la caserne étant gamin, on voyait atterrir les micos
03:01qui venaient chercher nos papas respectifs et on les voyait partir en secours.
03:05Du coup, c'est sûr que c'était une vocation un petit peu facile à trouver en tous les cas.
03:09Après, mon parcours est assez simple.
03:11Je suis plutôt un pur produit gendarmerie.
03:12Je suis rentré en gendarmerie très jeune, à 18 ans.
03:16Après un an d'école pour devenir sous-officier,
03:18j'ai passé cinq ans dans un escadron de gendarmerie mobile, en Isère, dans la ville de Ponchara.
03:23Pendant ces cinq ans, j'ai passé toute une batterie de stages
03:27à tourner vers l'alpinisme au sein du CNILAG.
03:31Le CNILAG, c'est un peu l'école de la montagne pour la gendarmerie.
03:34C'est une unité qui se trouve à Chamonix.
03:37Tous ces stages m'ont amené jusqu'au test d'entrée en PGHM,
03:40pour intégrer une unité de secours en montagne.
03:43Moi, je suis rentré en PGHM en 2011.
03:46Après, j'ai fait trois unités différentes.
03:48J'ai commencé par les Alpes-Maritimes.
03:50J'ai servi ensuite cinq ans à Chamonix.
03:52Là, ça fait une dizaine d'années que je suis au PGHM de Grenoble, en Isère.
03:55Il y a déjà une première réaction sur la page Facebook de Sud Radio
03:58où Stéphane dit que le PGHM de Chamonix sont des héros.
04:01Il dit qu'après qu'il devrait faire payer les inconsciences.
04:03On pourra évidemment en parler, mais on va aussi tout au début rester sur votre parcours.
04:08On va avoir Alban qui nous appelle au 0826 300 300 et qui lui aussi veut réagir.
04:14Comment on devient secouriste comme vous dans la gendarmerie, PGHM ?
04:19J'imagine que le parcours est très exigeant des cours, des stages, des concours, des tests, des stages mentaux, physiques.
04:26Ça doit être quand même quelque chose d'assez incroyable.
04:29C'est assez long.
04:30Le parcours est assez long.
04:32La base de ce métier est quand même tournée sur l'alpinisme.
04:36C'est-à-dire que la base d'un secouriste en montagne, c'est d'être à l'aise sur les terrains dans lesquels il est susceptible d'intervenir.
04:43De base, on est tous quand même skieurs, grimpeurs, alpinistes.
04:46Sans chercher un niveau exceptionnel dans une discipline, mais on a besoin de personnels qui soient relativement complets
04:52et qui soient susceptibles d'intervenir en sécurité un petit peu sur tous les terrains de la montagne.
04:57Ça va être en cascade de glace, en canyoning, en ski de randonnée, sur les pistes de ski alpin.
05:02Vraiment dans tous les milieux qu'on peut rencontrer en montagne au sens large du terme.
05:07Donc du coup, il faut avoir un petit peu ces prérequis physiques et techniques qu'on va maintenir et améliorer au fur et à mesure de nos stages
05:17pour arriver au niveau des tests d'entrée en PGHM qui sont effectivement relativement exigeants en termes de physique et de technique.
05:24Et une fois qu'on réussit ces tests, on s'engage dans un cursus de formation qui dure aujourd'hui deux ans,
05:30qu'on pourrait qualifier un petit peu de cursus en alternance.
05:32On commence à faire du secours réel sur le terrain dans l'unité dans laquelle on est affecté,
05:36tout en continuant à avoir des stages de formation au CNISAC, dans cette école de la montagne à Chamonix.
05:42Et après ces deux années, on devient réellement breveté, secouriste à part entière,
05:46pour embrasser une carrière entière au sein d'un PGHM ensuite.
05:50Alors, on va accueillir Alban qui est avec nous au 0826 300 300.
05:53En fait, comme Alban, n'hésitez pas, venez nous rejoindre, venez témoigner.
05:56Si vous-même d'ailleurs, vous avez été sauvé ou tout du moins,
05:59où vous avez eu besoin de l'aide du PGHM en haute montagne,
06:02notre invité François Nicard et son livre Secours en immersion aux éditions Glénard
06:07pourra aussi répondre à vos questions, vous donner son avis, son regard.
06:10Et tout à l'heure, François, je vous le demande maintenant,
06:13préparez-nous quand même quelques histoires que vous avez vécues en montagne.
06:17Bonjour Alban.
06:19Bonjour à tous, bonjour à François, bonjour Laurent.
06:21Merci d'être avec nous, vous habitez où vous Alban ?
06:24J'habite Grenoble.
06:24D'accord, ok, donc vous êtes très concerné.
06:26Vous êtes propre de ce qui me dit Manu ?
06:28Voilà, je suis moniteur de ski et puis également j'ai une activité de conseil en immobilier.
06:34Mais c'est amusant, un petit clin d'œil à François,
06:35j'ai travaillé pendant de nombreuses années dans la maison Glénard
06:38où j'étais en contact avec les grands alpinistes,
06:42notamment dans la société de presse à l'époque.
06:44Donc c'est amusant de voir cette boucle qui se fait.
06:47Alors pour tous ceux qui ne connaissent pas la maison Glénard,
06:49ou en tout cas qui ne savent pas pourquoi vous en parlez,
06:51vous êtes de Grenoble,
06:52c'est que historiquement et même encore aujourd'hui,
06:54le grand éditeur Glénard est à Grenoble.
06:57C'est pour ça qu'il est très marqué et très connu dans cette région.
07:01Vous aviez envie de dire quelque chose à François ?
07:04Oui, j'écoutais le témoignage de François
07:06qui parlait avec beaucoup de respect et de reconnaissance de son père
07:12qui l'avait amené à cette profession.
07:14Moi je le trouve déjà remarquable et je voudrais louer tous les sauveteurs secouristes
07:17et du PGHM et autres qui interviennent en montagne.
07:22Moi-même, c'est justement au travers d'un lien familial avec ma grand-mère
07:26qui était paysanne à Bellevaux, dans un petit village qui s'appelle La Chèvrerie,
07:31en Haute-Savoie, que globalement j'ai tiré mes racines de la montagne
07:35et on est fidèles en fait à ce territoire.
07:37Et à un moment donné, il nous appartient d'en faire quelque chose
07:40et moi j'ai été compétiteur de ski et puis quand j'ai eu un niveau suffisant,
07:45je me suis dit qu'il faut que je fasse quelque chose
07:47et j'en ai fait également un métier et je suis moniteur de ski.
07:51La montagne, c'est quelque chose qui vous accroche le cœur, François Nicard ?
07:55Vous n'auriez pas pu faire votre métier autre part ?
07:57Alors je ne parle pas qu'un simplement secouriste au PGHM,
08:00vous voyez ce que je veux dire ?
08:02Alors c'est marrant déjà qu'Alban parle de Bellevaux
08:04qui est un tout petit village de Haute-Savoie
08:06parce que j'ai une bonne partie de ma famille qui est originaire d'Abondance,
08:09qui est un petit village pas très très loin.
08:11Que j'aime beaucoup.
08:11Oui, cet attachement à la montagne, effectivement, il est dans le sang,
08:18c'est quelque chose dans lequel on évolue pour la plupart d'entre nous
08:22depuis qu'on est enfant.
08:24Moi, j'ai toujours été attiré par ce métier du secours en montagne,
08:29par le milieu de la montagne,
08:31mais on a de la chance également, en plus d'être secouriste en montagne,
08:35on est déjà gendarme de base.
08:36Et la gendarmerie, c'est une institution qui offre un énorme panel de métiers différents.
08:40J'étais très très attiré par ce métier de secouriste en montagne,
08:43mais il y avait d'autres métiers au sein de la gendarmerie
08:46qui m'auraient attiré si, pour une raison X ou Y,
08:48je n'avais pas pu devenir secouriste.
08:50Merci beaucoup, Alban, de votre intervention sur Sud Radio 0826 300 300.
08:54Je vous souhaite une belle journée.
08:55Bonne journée.
08:56La montagne, ça vous gagne, mais ça vous emporte aussi.
08:58Attention.
08:59On peut faire attention.
09:00Tiens, d'ailleurs, merci pour la transition, Alban.
09:02Je vais vous engager aussi, encore un co-animateur de l'émission.
09:05J'aime beaucoup.
09:06Je trouve que tout est dans le partage.
09:08François, est-ce que vous pouvez déjà commencer par m'en raconter ?
09:13Votre intervention la plus marquante pour vous,
09:16qu'on peut retrouver dans votre livre,
09:18Secours en immersion, aux éditions Gléna.
09:22Alors, celle qui, vraiment, je pense,
09:24restera gravée dans ma mémoire pendant toute ma carrière,
09:27c'est une intervention en avalanche.
09:30J'ai fait, du coup, 13 ans de secours en montagne
09:34avec, en plus, un chien d'avalanche.
09:37Et en 2016, je suis parti du PGHM de Chamonix.
09:41Et lors de ma dernière journée de permanence au sein de cette unité,
09:44on a été sollicités pour faire une reconnaissance
09:46dans la face nord du Mont Maudi,
09:49qui est juste sous le Mont Blanc.
09:51C'est un des itinéraires qui permet aux alpinistes d'aller au Mont Blanc.
09:54Et trois alpinistes, une cordée de trois alpinistes
09:57qui n'étaient pas rentrés le soir.
09:59Du coup, l'entourage s'inquiétait.
10:01L'hélicoptère, du coup, a été sollicité avec nous-mêmes à bord,
10:05avec, du coup, un secouriste et moi-même,
10:08pour aller faire une reconnaissance à la fois visuelle
10:10et, potentiellement, une reconnaissance avalanche avec le chien.
10:13Et quand on est arrivé, donc, en fin de journée,
10:16au-dessus de cette montagne, quand même, qui est assez majestueuse,
10:19très impressionnante, parce que c'est une phase
10:21qui est quand même relativement raide,
10:22sur laquelle se trouvent de gros séraques.
10:24Les séraques, pour les gens qui ne connaissent pas,
10:26c'est une espèce d'énormes morceaux de glace
10:28qui peuvent avoir la taille d'un immeuble de plusieurs étages
10:30qui peuvent être parfois déversants
10:33et qui peuvent s'écrouler.
10:36Et en s'écroulant, même en été,
10:37créer de grosses avalanches.
10:39On est arrivé au-dessus de cette zone
10:40et on a vu, effectivement, une énorme coulée de neige
10:42qui est emportée, qui est passée sur la trace de Monté.
10:47De là, on s'est fait déposer par l'hélicoptère.
10:49Et, en fait, dans ces cas-là,
10:50pour exposer le moins de personnes possible,
10:52il y a un des secouristes qui reste dans une zone
10:54qui est relativement safe
10:55et l'autre secouriste, là, en l'occurrence, c'était moi,
10:58qui, avec le chien, va prospecter l'avalanche
11:01avec l'animal pour essayer de retrouver
11:03des personnes dessous, s'il y en a.
11:06Et en prospectant cette avalanche,
11:09au détour d'un espèce d'énorme bloc de glace
11:11derrière lequel je suis passé,
11:13le chien a commencé à marquer.
11:14Donc, quand un chien marque,
11:15il commence à gratter avec ses pattes la neige.
11:17Et ça veut dire qu'il y a une odeur qui sort du manteau neigeux.
11:20Et une vie de maître chien à l'avalanche,
11:22c'est assez frustrant parce que c'est beaucoup,
11:24beaucoup, beaucoup d'années d'entraînement,
11:25de préparation,
11:26de complicité avec son chien
11:27pour un nombre d'interventions relativement restreint,
11:30au final.
11:30Et parmi ces interventions,
11:32un nombre d'interventions avec un résultat positif
11:34encore plus restreint.
11:36Et donc, au moment où le chien s'est mis à gratter,
11:37je me suis dit,
11:38bah non, c'est pas possible,
11:38ça peut pas m'arriver maintenant,
11:40c'est quand même dingue.
11:41Et c'était vraiment mon dernier jour de travail à Chamonix.
11:44Et au final, le chien a marqué.
11:46Alors, l'issue est malheureusement tragique
11:47parce qu'on retrouve grâce au chien
11:49le corps sans vie de ces trois alpinistes.
11:53Mais c'est un souvenir qui est vraiment dans ma mémoire
11:56parce que c'est des années de travail avec cet animal
11:59pour un résultat au final positif.
12:01Parce que certes, c'est dramatique,
12:03c'est trois corps que la montagne a pris.
12:05Mais retrouver ces corps grâce au chien,
12:07ça permet aux familles de faire le deuil.
12:10Donc, c'était une intervention très particulière,
12:13très marquante,
12:13avec un petit côté particulier
12:16parce qu'on est dans un environnement très dangereux
12:18avec un risque de suravalanche.
12:19On sait qu'on est en train de s'exposer un petit peu
12:22à un danger prégnant.
12:23Par contre, étonnamment,
12:25on est sur un coucher de soleil
12:26avec le soleil qui fait scintiller un peu
12:28tous ces cristaux de glace,
12:30tous ces cristaux de neige.
12:31Donc, il y a une espèce d'ambivalence
12:32au niveau des sentiments
12:33où on se sent en danger
12:35et à la fois dans un environnement assez majestueux.
12:37C'est des moments très particuliers.
12:39Moi, ce que je vous propose, François,
12:41à faire une pause,
12:42le chien s'appelait ?
12:44Fidzi.
12:45Fidzi, le chien.
12:46Dans quelques instants,
12:47je vous demanderai aussi de me raconter
12:48parce qu'en préparant cette émission,
12:49vous m'avez raconté l'histoire
12:51de ces deux jeunes grimpeurs
12:52qui ont été bloqués sur le mont Aiguille.
12:54Et puis, une autre intervention plutôt insolite,
12:56le jeune homme accroché à un arbre avec son chien.
12:58Voilà, vous nous raconterez cela
12:59puis on reviendra bien sûr sur votre métier.
13:01Vous n'hésitez pas,
13:02vous êtes nombreux aussi à réagir
13:03sur la page Facebook de Sud Radio.
13:05Plein de questions qui nous arrivent pour vous aussi,
13:07François Nicard,
13:08comment se passe la maintenance
13:09des hélicoptères affectés au PGHM ?
13:11Il y a aussi les travailleurs de l'air
13:12qui font des travaux d'altitude en hélico,
13:14des gens incroyables, etc.
13:16Donc, on essaiera de faire le tour
13:17avec le temps qui nous est donné.
13:19Vous n'hésitez pas,
13:20vous avez été sauvé
13:21par un membre du PGHM.
13:24Vous n'hésitez pas,
13:25le ploteron de gendarmerie de Haute-Montagne
13:27à venir nous raconter au 0800 26 300 300.
13:30Vous avez une question à poser à notre invité,
13:31François Nicard ?
13:32Vous venez aussi au même numéro de téléphone,
13:35c'est celui de Sud Radio.
13:36Manu vous attend.
13:38Sud Radio.
13:39Parlons vrai.
13:39Parlons vrai.
13:40Sud Radio.
13:40Parlons vrai.
13:41Sud Radio.
13:41Parlons vrai.
13:42Sur les routes de l'été,
13:44Sud Radio vous écoute.
13:45Et on est ensemble évidemment
13:46pour ce moment qu'on a voulu
13:49pour cet été,
13:49pour ce mois d'août.
13:50Sud Radio vous écoute.
13:52Je vous rappelle,
13:52le simple concept,
13:54c'est venez vous raconter.
13:55Venez raconter vos vies.
13:56Vous pouvez vous inscrire au 0800 26 300 300
13:58ou envoyer un mail à
14:00je participe
14:01arrobas sudradio.fr.
14:02Vous vivez une vie un peu particulière,
14:04vous avez une expérience de vie
14:05comme ça que vous avez envie
14:06de partager.
14:07Écrivez-nous
14:08ou appelez-nous au 0800 26 300 300.
14:11Et puis,
14:11parmi ceux qui ont des vies
14:13qui nous semblent,
14:14nous,
14:14extraordinaires,
14:15il y a François Nicard.
14:17Il y a beaucoup de réactions
14:17sur le fait que
14:18les secouristes du peloton
14:20de gendarmerie de Haute-Montagne
14:22sont de véritables héros.
14:23François Nicard,
14:24vous êtes notre invité,
14:25vous avez signé aux éditions
14:26Glénat Secours en Immersion.
14:29Est-ce que vous recevez
14:30ces compliments
14:32d'être des héros ?
14:34On en a parlé,
14:34vous,
14:35vous êtes beaucoup plus humble
14:36que nous,
14:36en fait,
14:37vis-à-vis de vous.
14:39Oui,
14:39héros,
14:40le terme paraît un petit peu fort.
14:42On est des hommes,
14:44des femmes,
14:44vraiment comme tout le monde,
14:45qui avons suivi une formation
14:46pour porter assistance
14:48à nos pères,
14:48aux gens qui aiment le même milieu
14:50que nous,
14:51qui aimons la montagne.
14:52Alors après,
14:53c'est un métier dans lequel
14:54il y a un engagement certain.
14:55Le risque,
14:56il est omniprésent.
14:57Pour autant,
14:57on n'est absolument pas des héros.
14:59On a juste à cœur
14:59de faire notre travail correctement
15:01pour aller chercher
15:02en toute sécurité
15:03les gens qui ont besoin de nous,
15:04que ce soit des gens
15:05qui sont blessés,
15:06qui sont bloqués,
15:07qui ont besoin d'assistance.
15:09Mais le terme héros
15:10me paraît un petit peu fort.
15:11Est-ce que vous acceptez
15:12de me raconter
15:13cette histoire
15:14assez insolite
15:16dont vous m'avez parlé
15:18sur ce jeune homme
15:19accroché à un arbre
15:20avec son chien ?
15:22Oui,
15:23alors là,
15:23c'est un peu le thème du livre.
15:25C'est-à-dire,
15:25dans ce livre,
15:26Secours en Immersion,
15:27j'ai eu à cœur
15:27de raconter un peu
15:28la variété
15:29des interventions
15:30auxquelles on est amené
15:31à être confronté.
15:34Les médias,
15:35de ce qu'on voit
15:36à la télé,
15:37sur Internet,
15:38c'est beaucoup
15:39du sensationnel
15:40et des fois
15:41des interventions dramatiques.
15:43Mais ce n'est vraiment
15:44pas que ça
15:45notre quotidien.
15:46C'est aussi des interventions
15:47un peu atypiques
15:47de par l'environnement
15:48dans lequel on va
15:49ou de par la façon
15:51dont le secours
15:51va se dérouler.
15:53Puis des fois,
15:53c'est juste des interventions
15:54qui sont plutôt rigolotes.
15:55où un jour,
15:56on a été amené
15:57à aller chercher
15:57un jeune homme
15:58qui évoluait
15:59sur un terrain.
16:00C'est une montagne
16:00qui s'appelle
16:01Le Néron,
16:02qui est du coup
16:02à l'ouest de Grenoble.
16:04C'est une montagne
16:04assez atypique
16:05parce qu'elle est à la fois
16:06un terrain de jeu
16:07pour les gens
16:08qui sont très à l'aise
16:08en montagne
16:09et qui vont plutôt
16:10la parcourir
16:10en marchant
16:12ou en trottinant,
16:13mais qui,
16:14pour des alpinistes
16:15vraiment néophytes,
16:16va constituer
16:16une entrée en la matière
16:18assez sympa
16:19parce que c'est un itinéraire
16:20sur lequel
16:21c'est comme une arête
16:22si vous voulez
16:23sur laquelle il y a du vide
16:24un petit peu de chaque côté
16:24et on va grimper
16:25mais avec une difficulté
16:27plutôt modeste.
16:28Et c'est une montagne
16:29sur laquelle
16:30s'est perdu un jeune homme,
16:31il est redescendu
16:32sur un des côtés
16:33et sur ce côté
16:35de la falaise
16:36c'était quand même
16:36très très raide.
16:38Il évoluait
16:38avec un petit chien
16:40et au bout d'un moment
16:41il s'est retrouvé,
16:42dans notre métier
16:43on appelle ça communément
16:43quelqu'un
16:44qui est embarré,
16:45ça veut dire
16:45qu'il se retrouve
16:46un petit peu
16:46au milieu de barres rocheuses
16:47où il ne se sent plus
16:48ni de continuer à descendre
16:49parce que c'est trop dangereux
16:50ni de remonter
16:51parce que du coup
16:51il ne s'en sent pas
16:52les capacités
16:53ni physiques
16:53ni techniques.
16:54Du coup il nous a appelé,
16:56le PGHM
16:57a été déclenché
16:58et on s'est transporté
16:59sur les lieux
17:00avec l'hélicoptère
17:01qui s'appelle
17:01dans notre département
17:02le Dragon,
17:03c'est un hélicoptère
17:04de la sécurité civile
17:05et sur ces environnements
17:07très raides
17:08l'hélicoptère
17:08ne peut évidemment
17:09pas se poser
17:09donc du coup
17:10on se fait élitreiller
17:11au moyen d'un câble
17:13le secouriste
17:13est accroché
17:14et quand je suis arrivé
17:15au bout du câble
17:16pour venir sécuriser
17:18cet homme
17:18il était vraiment
17:19vraiment tétanisé
17:20il avait juste peur
17:22il n'était pas bien
17:23et au moment
17:23où j'ai attrapé
17:24l'arbre sur lequel
17:25lui était attaché
17:26il m'a attrapé
17:27pour m'embrasser
17:28pour me faire
17:28une espèce
17:29de gros câlin
17:30qui était assez gênant
17:32parce que du coup
17:32je n'avais plus accès
17:33à mon baudrier
17:33pour me sécuriser
17:34du coup il y a eu
17:35un petit moment
17:35de flottement
17:36dans lequel j'essayais
17:36de le réconforter
17:37mais j'étais toujours
17:38quand même pendu
17:38au bout du câble
17:39et j'avais besoin
17:40de pouvoir me libérer
17:42pour me sécuriser
17:43ça c'est très bien fini
17:44du coup je l'ai sécurisé
17:46on l'a remonté
17:47dans l'hélicoptère
17:47et pour la petite histoire
17:48qui était rigolote
17:49le chien était tellement petit
17:50que j'ai pu le mettre
17:50dans mon sac à dos
17:51pour le remonter
17:52au bout du câble
17:53et puis ce jeune homme
17:54a continué sa journée
17:56en toute sécurité
17:57après qu'on l'ait déposé
17:58sur un stade de foot
17:59dans le village avoisinant
18:00François-Lincard
18:01évidemment l'histoire
18:02se passe plutôt bien
18:03le gros câlin
18:03est plutôt chouette
18:04et puis être sauveteur
18:07de la police
18:08en tout cas de la gendarmerie
18:09pardon
18:10du peloton de gendarmerie
18:11de haute montagne
18:12c'est aussi
18:12de la très haute technicité
18:13y compris avec votre pilote d'hélico
18:15vous m'aviez aussi raconté
18:16une histoire
18:17sur ces deux jeunes grimpeurs
18:19bloqués sur le mont Aiguille
18:20oui
18:22alors le
18:23avant de vous raconter
18:24cette histoire
18:25sur le mont Aiguille
18:25juste que ça soit clair
18:26un peu pour les auditeurs
18:27les hélicoptères
18:28avec lesquels on travaille
18:29que ce soit
18:30les hélicoptères
18:31bleus
18:32de la gendarmerie
18:33qui s'appellent des choukas
18:34ou les hélicoptères
18:35jaunes et rouges
18:35de la sécurité civile
18:36qui s'appellent des dragons
18:37ce ne sont en aucun cas
18:38les hélicoptères du PGHM
18:39nous nous sommes secouristes
18:42on a une idée de secours
18:42en montagne
18:43et ces vecteurs aériens
18:44ces hélicoptères
18:45c'est des moyens
18:46pour nous de nous déplacer
18:47mais on n'utilise pas
18:48que l'hélicoptère
18:49on peut se déplacer à pied
18:50en ski de randonnée
18:51en quad, en 4x4
18:52on a plein d'autres moyens
18:53il y a souvent cette confusion
18:54les hélicoptères
18:55n'appartiennent absolument pas
18:56au PGHM
18:57et en l'occurrence
18:58dans le département de l'Isère
18:59dans lequel moi je travaille
19:00ce sont un à deux hélicoptères
19:02en fonction de la saison
19:03qui sont des hélicoptères
19:04de la sécurité civile
19:05avec lesquels on travaille
19:07cette intervention
19:08avait une saveur toute particulière
19:10parce que le mont Aiguille
19:11c'est la préhistoire
19:12de l'alpinisme
19:13c'est une montagne
19:14qui a été gravie
19:15en 1492
19:16pour la première fois
19:17dans ce département de l'Isère
19:21elle a vraiment
19:22un petit côté caractéristique
19:23parce que c'est
19:23une énorme montagne
19:24qui vraiment
19:26sort de terre
19:27et ça fait une espèce
19:28d'énorme aiguille
19:29qui sort
19:30ce qui est proéminente
19:31qui est vraiment
19:32très très belle
19:32et c'est très très raide
19:35toutes les parois autour
19:36sont raides
19:37et il y a énormément
19:39de voies d'escalade
19:40qui permettent de gravir
19:41le mont Aiguille
19:42avec des difficultés
19:43très différentes
19:44et il y a une de ces voies
19:45d'escalade
19:46dans laquelle un jour
19:47en été
19:48évolue un couple
19:50de jeunes grimpeurs
19:51pas très expérimentés
19:52mais qui se débrouillent
19:53quand même pas trop mal
19:54et ils partent
19:56faire cette voie d'escalade
19:56un petit peu trop dure
19:57pour eux
19:58et arriver à peu près
19:59à mi-paroi
19:59ils s'aperçoivent
20:00que la difficulté technique
20:01au-dessus devient
20:02vraiment trop
20:03enfin c'est trop pour eux
20:05ils n'arrivent plus
20:05à progresser en sécurité
20:06et ils se retrouvent
20:07du coup attachés
20:08à un relais
20:10donc un relais en montagne
20:11c'est comme des espèces
20:11de gros clous
20:12plantés dans le caillou
20:13reliés par une cordelette
20:15sur laquelle
20:15ils sont attachés
20:16mais malheureusement
20:17ils ne sont pas du tout
20:18équipés pour passer la nuit
20:19et au moment où
20:20ils passent l'alerte
20:21parce qu'ils sont bloqués
20:22on est déjà nuit tombante
20:24et des gens comme ça
20:26qui ne sont pas blessés
20:27en fonction des conditions
20:28on peut leur dire
20:29de passer la nuit dehors
20:29quand les conditions
20:30météorologiques le permettent
20:31parce qu'un secours
20:32de nuit en parois
20:33c'est jamais anodin
20:34c'est même plutôt
20:36ça peut avoir des côtés
20:37quand même plutôt dangereux
20:39et donc
20:39on s'aperçoit
20:40qu'ils sont en short
20:41en t-shirt
20:42sans même une baisse
20:42donc du coup
20:43pas trop de possibilités
20:44de passer la nuit
20:45en sécurité
20:45du coup il est décidé
20:46en accord avec
20:48le pilote de l'hélicoptère
20:49d'intervenir
20:50pour aller les extraire
20:51donc du coup
20:53c'est un secours
20:53qui est très technique
20:54parce que la paroi
20:54étant très raide
20:55le mécanicien dans l'hélicoptère
20:57doit dérouler
20:58énormément de câbles
20:59et là pour cette intervention
21:00il déroule quasiment
21:01toute la capacité de câbles
21:03qu'il a
21:03c'est à dire 90 mètres
21:04et donc du coup
21:05je me retrouve
21:06de nuit
21:06pendu 90 mètres
21:08sous l'hélicoptère
21:09pour que
21:10l'hélicoptère
21:11en s'approchant de la paroi
21:12n'ait pas les pales
21:13qui viennent toucher
21:14le caillou
21:14du coup
21:16plus il met de câbles
21:17et plus ça permet
21:17d'avoir de latitude
21:18pour s'approcher du relais
21:20et une fois que j'arrive au relais
21:22je me sécurise
21:22j'enlève le câble
21:24de mon armé
21:25et après
21:26du coup
21:27je vois un petit peu
21:28comment ils sont
21:28je renforce un petit peu
21:29leur relais
21:29pour qu'on travaille
21:30en sécurité
21:30on les a extraits
21:32c'est un secours
21:33qui en soi
21:33n'est pas très très compliqué
21:35parce qu'ils ne sont pas blessés
21:37parce que sur eux
21:38il n'y a pas grand chose à faire
21:39si ce n'est vérifier
21:40leur matériel
21:40pour les extraire
21:41en toute sécurité
21:42mais c'est très technique
21:44parce que vu que c'est de nuit
21:45les hélicoptères
21:46le pilote et le mécanicien
21:47sont sous JVN
21:48des jumelles de vision nocturne
21:49eux ils voient très bien
21:50mais nous du coup
21:51on est à l'oeil nu
21:52avec simplement
21:52la lumière de nos frontales
21:53et ça confère
21:54un environnement
21:55quand même très très particulier
21:57que ce soit de nuit
21:57avec 1000 mètres de vide
22:00sous les pieds
22:00en venant s'accrocher
22:01à cette paroi
22:02juste à la lumière
22:03de la frontale
22:03il y a un côté
22:04réellement féérique
22:05mais sur le moment
22:06on ne pense pas trop
22:06à la féerie
22:07parce qu'il faut
22:07le faire en sécurité
22:08pour pouvoir les extraire
22:09rapidement
22:10et que ça se termine bien
22:13mais le fait
22:13que ce soit sur cette montagne
22:14dans la caractéristique
22:16ce Montaiguille
22:17c'était assez chouette
22:18dans le Vercors
22:18c'est du côté du Vercors
22:19le Montaiguille
22:20oui c'est ça
22:21c'est super
22:22en tout cas
22:23merci beaucoup François
22:24juste une dernière chose
22:24qu'on arrive à la fin
22:25de notre Sud Radio
22:27vous écoute
22:28et merci pour ces témoignages
22:29des choses que vous m'avez dit
22:31qui effectivement
22:32quand on n'est pas dessus
22:33on ne peut pas s'en rendre compte
22:34attention aux réseaux sociaux
22:36qui vous donnent
22:37l'image d'un site magnifique
22:39alors que c'est dangereux
22:40pour des gens
22:40qui ne sont pas préparés
22:42ni habitués
22:42oui c'est vraiment
22:45les réseaux sociaux
22:47les influenceurs
22:48il y a plein de côtés
22:49très très positifs
22:50à ça
22:50les gens qui
22:51grâce à eux
22:52ça permet de faire découvrir
22:53des environnements
22:54des milieux
22:54qui sont superbes
22:55comme celui de la montagne
22:57avec des images
22:59et des vidéos
23:00qu'il faut prendre
23:00avec beaucoup de discernement
23:01parce qu'il y a des endroits
23:03qui effectivement
23:03ne sont pas vraiment accessibles
23:04sans préparation
23:05sans matériel adapté
23:06même pour de la randonnée
23:07pédestre
23:07assez simple
23:09et on s'aperçoit
23:10effectivement
23:10qu'il y a étonnamment
23:12des massifs
23:13qui sont très très sauvages
23:13dans lesquels
23:14les gens vont assez peu
23:15par contre
23:15les gens vont aller
23:16tous souvent
23:17au même endroit
23:17parce que ça a été
23:18relayé par des jolies images
23:19et parmi ces jolies images
23:22il y a des endroits
23:22dans lesquels
23:24c'est pas forcément
23:24autorisé d'aller
23:25notamment des réserves
23:26naturelles très très protégées
23:27où on ne peut pas avoir
23:29un comportement
23:30inadéquat
23:32notamment
23:32il y a des endroits
23:33où le bivouac est interdit
23:34faire des feux
23:35c'est interdit
23:36et on s'aperçoit
23:37qu'avec la surfréquentation
23:38ça crée un petit peu
23:39des soucis
23:40donc très très chouette
23:41de regarder les images
23:42des influenceurs
23:42et des jolies vidéos
23:44mais à prendre avec
23:45quand même discernement
23:46si on veut s'y rendre
23:48pour faire ses propres photos
23:49à soi quoi
23:49François Nicard a été notre invité
23:51gendarme secouriste
23:52au peloton
23:52de gendarmerie de Haute-Montagne
23:54et auteur de ce livre
23:56Secours en immersion
23:57aux éditions Gléna
23:59que je vous invite
24:00à dévorer
24:01pendant vos vacances d'été
24:02merci beaucoup
24:03François Nicard
24:03pour tout
24:04pour aujourd'hui
24:05pour ce que vous êtes
24:05au quotidien
24:06et merci aussi
24:07et bravo à toutes vos équipes
24:08et à tous ceux
24:09avec lesquels vous travaillez
24:10au quotidien
24:11merci beaucoup
24:12je vous embrasse
24:13merci beaucoup
24:14allez dans quelques instants
24:15on va quitter la montagne
24:16et on va aller du côté
24:17de pas très loin
24:18de Morlaix
24:20Carantec
24:20au large
24:21il y a une île incroyable
24:22qui s'appelle l'île Louette
24:23et si je vous propose
24:24de dormir en haut d'un phare
24:25de devenir comme ça
24:27l'homme ou la femme du phare
24:29allez on en parle
24:30dans quelques instants
24:31Sud Radio
24:32Sud Radio
24:33pardon

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