00:00– Cet accord est donc en cela une bonne chose, il a permis également de montrer aux États-Unis
00:08que nous pouvions avoir une position qui soit une position partagée par l'ensemble des États de l'Union européenne.
00:19Vous ne m'estimez pas la volonté du président des États-Unis de mettre quelques coins dans l'unité européenne.
00:26Et donc en cela c'est une bonne chose. Alors est-ce que c'est un accord qui pour autant est bon ?
00:34Nous considérons, le gouvernement considère, vous le savez, que c'est un accord qui est déséquilibré,
00:40qui donne de la visibilité mais qui est déséquilibré. Nous sommes satisfaits qu'un certain nombre de lignes rouges
00:47qui avaient été posées par la France et par un certain nombre de partenaires aient été tenues,
00:52par exemple sur les produits agricoles, par exemple sur les normes en matière de qualité sanitaire,
00:58en matière de normes sanitaires, en matière de normes sur le numérique et notamment sur notre législation européenne
01:03sur le numérique. Nous n'avons pas fait non plus de concession sur la TVA qui était une demande des États-Unis
01:09ainsi que sur le numérique. Alors nous considérons, et nous avons, protégé un certain nombre d'industries
01:16qui sont très importantes pour la France. Vous connaissez l'accord d'exemption sur l'aéronautique
01:22et nous attendons des précisions. Je dois dire immédiatement que l'accord n'est pas connu dans les détails.
01:27Donc je ne peux pas vous donner aujourd'hui de détails sur les secteurs qui vont être exemptés de droits de douane
01:34ou ceux qui auront des conditions particulières d'application. Et je pense en cela, par exemple, à l'acier et l'aluminium.
01:40Je pense qu'il y a une discussion qui est encore incertaine. En tout cas, nous ne connaissons pas les termes exacts de l'accord.
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