00:00– C'est que l'Europe est un nain politique, c'est ça la réalité et ça apparaît de façon très évidente.
00:07D'abord la contestation au fond de la légitimité de la présidente de la Commission européenne
00:13qui n'est pas élue, qui est nommée sur ce sujet.
00:17Ensuite c'est depuis le mois de mars qu'on sait qu'on va être mangé à une sauce pas agréable
00:23par le président des États-Unis. Il n'y a eu ni dramatisation du sujet, ni plan européen concerté.
00:32Il y a eu effectivement une juxtaposition d'intérêts divergents.
00:36On le voit aux réactions de dimanche. L'Allemagne dit oui, c'est bien, on s'en sort bien.
00:40Je pense qu'il y a derrière ce discours de l'automobile allemande qui voit les taxations se réduire.
00:47Il y a l'Italie qui dit c'est mieux, on sait où on va. On voit bien qu'il n'y a pas une puissance politique européenne
00:54qui parle d'un même discours. Mais on pourra aller plus loin dans les mesures qui sont urgentes
00:59à mettre en place au-delà des négociations avec les États-Unis. Il y a la réindustrialisation de l'Europe.
01:05Il y a l'idée d'une Europe qui produit et d'une Europe qui est capable d'éviter de dépendre des autres.
01:11Il y a un plan qui a été fait, dont tout le monde a salué le côté remarquable par Mario Draghi,
01:16l'ancien patron de la Banque Centrale Européenne. Ce plan, il est sur le bureau de la Commission Européenne
01:23depuis septembre dernier. Ça n'a pas avancé d'un idiotin. Donc si l'Europe ne réagit pas en disant
01:29« Nous allons face à cet égoïsme américain, face à ce nouveau monde de guerre commerciale,
01:34nous muscler dans tous les sens du terme, à la fois politiquement pour défendre nos intérêts
01:39mais aussi économiquement pour défendre nos productions et pour renforcer nos productions »,
01:44« Effectivement, c'est le signe patent d'une Europe qui est un nain politique
01:48et qui semble incapable de répondre à un président des États-Unis brutal et pervers. »
Commentaires