00:00Je commence avec vous, Philippe Brun. Après la prise de parole d'Éric Lombard, est-ce que vous êtes rassuré ?
00:07Non, je crois que c'est lamentable. On a des inquiétudes très importantes.
00:10On est en train de détruire des pans entiers de notre économie.
00:13La France a une puissance pharmaceutique. Les produits pharmaceutiques seront taxés à 15%.
00:17La France a une puissance automobile. Les automobiles seront taxés à 15%.
00:21Et qu'est-ce que nous propose le ministre ? C'est un site internet.
00:24On a de la chance. On a pu penser à un moment avoir un numéro vert ou un numéro de Minitel.
00:28Ce qui est assez paradoxal, parce qu'ils disent qu'ils n'ont pas vraiment d'infos, mais ils nous envoient vers un site internet.
00:33Donc il y aura quoi sur ce site internet ?
00:35La vérité, c'est que la France a renoncé à être une grande puissance.
00:39La France a renoncé à dire à la Commission européenne qu'il fallait revoir sa copie.
00:42Et elle en a le droit. L'article 31 du traité européen permet à la France de s'y opposer.
00:49Et je le dis ici, nous demandons que le Parlement en soit saisi.
00:52Cet accord de la honte, ce Munich commercial, doit être discuté devant le Parlement.
00:56Le Parlement doit le ratifier ou ne pas le ratifier.
00:59Nous ne pouvons pas accepter que dans le concert des nations, notre économie soit autant mise à mal par l'impérialisme américain.
01:05Et face à Donald Trump, la seule méthode possible, c'est la fermeté.
01:09Et la fermeté, c'est la réciprocité.
01:11On ne peut pas accepter cet accord de la honte.
01:14Et nous sommes extrêmement inquiets des déclarations du ministre.
01:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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