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  • il y a 9 mois
Le vendredi, samedi et dimanche soir, Karine de Ménonville est à la tête de Week-End Soir : un rendez-vous pour décrypter et débattre, au cœur de l’actualité.

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Transcription
00:00Dans l'actualité, Donald Trump qui étrie, je crois que c'est le mot, Emmanuel Macron sur la question d'un État palestinien,
00:05alors que l'ONU et les ONG dénoncent un risque de famine imminente et généralisée dans la bande de Gaza.
00:11Il affirme que les déclarations d'Emmanuel Macron n'ont guère de poids et ne changeront rien.
00:18Écoutez, c'est un type différent. Il est sympa. C'est un joueur d'équipe, en gros.
00:24Mais voici la bonne nouvelle. Ce qu'il dit n'a pas d'importance.
00:30Ça ne va rien changer.
00:34Eh bien, il a fait une déclaration, mais sa déclaration n'a aucun poids.
00:39C'est un très bon gars. Je l'aime bien. Mais sa déclaration, elle, n'a aucun poids.
00:44Alors voilà pour la déclaration de Donald Trump.
00:46La reconnaissance d'un État de Palestine par la France peut-elle faire bouger les lignes ?
00:50Peut-elle faire réellement changer la situation sur place ?
00:53On va faire le point. On va aborder la question de l'aide humanitaire.
00:58Un tiers des habitants de la bande de Gaza ne mangent pas pendant des jours.
01:01Et la malnutrition est en forte augmentation.
01:03Déclaration aujourd'hui du programme alimentaire mondial.
01:06L'agence de l'ONU s'occupant de cette aide alimentaire.
01:10Israël a donné son feu vert aujourd'hui pour une reprise du largage d'aide humanitaire sur la bande de Gaza.
01:15A Tel Aviv, Clément Zibou.
01:19Des sources militaires relayées ce soir par les médias israéliens qui fait état d'une réautorisation de la part d'Israël,
01:26des pays étrangers, pour des largages humanitaires au-dessus de la bande de Gaza.
01:29Ça s'était déjà fait fin 2024 par la France notamment, qui avait, l'armée française,
01:34qui avait largué de l'aide humanitaire au-dessus de la bande de Gaza.
01:37A l'époque, cette solution avait été décriée parce que les quantités distribuées restent infimes.
01:42Et puis il y a des risques d'incidents au sol.
01:45Mais il semble que cette solution soit ré-envisagée ce soir en Israël.
01:49Et puis il y a eu cette opération communication hier de la part de l'armée israélienne, Akerem Shalom.
01:55Le point de passage entre Israël et la bande de Gaza, le seul point de passage pour l'aide humanitaire,
02:01a été ouvert à la presse internationale pour venir constater qu'il y a là, effectivement, des colis alimentaires,
02:08des colis humanitaires qui ont été contrôlés par l'armée israélienne et qui sont prêts à entrer dans la bande de Gaza.
02:14Mais qui restent là, faute de prise en charge de la part d'ONG et qui en appellent ce soir à l'aide humanitaire aux ONG
02:20pour venir distribuer cette aide humanitaire dans la bande de Gaza.
02:24Même son de cloche chez la très décriée ONG Gaza Humanitarian Foundation,
02:28la seule en ce moment qui distribue de l'aide alimentaire dans la bande de Gaza,
02:32qui propose ce soir, encore une fois, sur les réseaux sociaux à l'ONU,
02:36de venir lui prêter main forte pour distribuer ses colis alimentaires
02:39alors que les risques de famine se font de plus en plus pressants dans la bande de Gaza.
02:43Et pour en parler sur ce plateau, Lucille Grosjean, bonsoir.
02:46Vous êtes directrice de la communication du plaidoyer et des programmes à l'UNICEF France.
02:49Merci d'être là, Thierry Arnaud. Bonsoir Thierry, éditorialiste politique internationale BFM TV.
02:54Tout d'abord, j'aimerais, Lucille Grosjean, faire le point avec vous sur la situation dans la bande de Gaza.
03:01Selon le programme alimentaire mondial, le PAM, près d'une personne sur trois ne mange pas pendant des jours
03:05et la malnutrition est en très forte progression. Vous confirmez ?
03:08Je confirme tout à fait. Les équipes de l'UNICEF sur place le constatent tous les jours.
03:13C'est complètement tragique ce qui est en train de se passer.
03:16Sur l'étape d'après, la conséquence de la faim qui est la malnutrition,
03:21à partir du moment où ça devient vraiment un problème médical.
03:23Là, sur les 15 premiers jours de juillet, on a admis, les équipes de l'UNICEF et ses partenaires,
03:29plus de 5000 enfants. Donc c'est absolument énorme.
03:32Sur le mois de juin, on en était déjà à 6500 enfants admis.
03:35Donc là, juste en 15 jours, en juillet, on est quasiment au même niveau.
03:39Donc on voit une vraie augmentation de ces cas de malnutrition.
03:43Donc vraiment, c'est la forme la plus grave.
03:45Quand on n'a pas assez à manger, que ça devient un vrai problème médical
03:47et que ça nécessite un traitement, la situation est absolument catastrophique.
03:52Il faut absolument faire rentrer bien davantage d'aides, de médicaments, d'alimentation, d'eau, etc.
03:57pour faire face à ça.
03:58C'est ce que vous rapportent les équipes sur place.
04:00Je confirme vos chiffres par MSF, qui dit qu'un quart des enfants de moins de 5 ans
04:03souffrent de malnutrition.
04:05Quand on parle d'un enfant de moins de 5 ans qui souffre de malnutrition,
04:08expliquez-nous, c'est quoi exactement ?
04:10Ça veut dire que c'est notamment ces organes qui commencent à ne plus fonctionner normalement,
04:15notamment les reins, le foie, etc., parce que par manque de nutriments.
04:20Et ça mène petit à petit, si rien n'est fait, jusqu'à en général le dernier organe
04:25qui va lâcher, ça va être le cœur et ça provoquerait un arrêt cardiaque.
04:28Donc la malnutrition aiguë sévère, cette forme la plus grave,
04:31elle mène directement à la mort si elle n'est pas traitée.
04:34Ce qui est important à savoir, c'est que c'est aussi simple à traiter la malnutrition.
04:40À partir du moment où on a les bons médicaments et intrants,
04:44en l'espace de quelques semaines, ça peut être résolu.
04:47Donc encore une fois, on est vraiment ici sur une catastrophe humaine
04:51et on a des solutions qui existent.
04:54Il faut juste nous laisser, nous, travailleurs humanitaires,
04:56organisations humanitaires, faire notre travail.
04:59C'est-à-dire que vous, vous nous confirmez que l'aide humanitaire n'arrive pas sur place ?
05:03En quantité très très largement insuffisante.
05:07Il y a quelques camions qui arrivent à passer,
05:09notamment par les Nations Unies et comme l'UNICEF,
05:13mais c'est en quantité très largement insuffisante.
05:16Une fois qu'on se retrouve à l'intérieur de la bande de gazins,
05:20on a des stocks qui ont été bombardés,
05:22on a des bureaux, des hôpitaux, des centres de santé
05:25qui sont également bombardés, ciblés.
05:27Ce qui fait que tout ce qui est l'organisation des distributions
05:30est extrêmement compliqué.
05:32Donc c'est pour ça, encore une fois,
05:33qu'on demande vraiment à la fois l'ouverture massive de l'aide
05:37pour qu'elle circule largement,
05:38parce qu'on le sait aussi, il y a un tel niveau de tension
05:40aujourd'hui dans le Gaza, parce que les gens ont faim,
05:43et quand on a faim, on est prêt à tout, globalement.
05:46Que s'il n'y a pas une entrée massive,
05:48on n'arrivera pas à gérer cette demande qui est absolument énorme.
05:50Au moment du cessez-le-feu,
05:52il y avait 400 points de distribution alimentaire
05:54un peu partout dans la bande de Gaza.
05:55Aujourd'hui, avec la fondation pour Gaza
06:00gérée par Israël et les Etats-Unis,
06:02il y a deux ou trois points qui existent.
06:04Donc forcément, à chaque fois, ça crée des énormes problèmes.
06:08En quoi, selon vous, la reconnaissance, par exemple, par la France,
06:10comme l'a évoqué Emmanuel Macron, d'un État palestinien,
06:12peut changer les choses ?
06:14À court terme, elle ne va pas changer grand-chose
06:16pour les Gazaouis et les Palestiniens de manière générale.
06:20C'est pour ça, encore une fois, l'urgence,
06:23selon nous, selon les acteurs humanitaires,
06:25c'est vraiment ce cessez-le-feu
06:27et la levée du blocus, la circulation libre de l'aide.
06:30Il y a dans quelques jours une conférence ministérielle
06:34en lien avec la situation à deux Etats.
06:36Nous, ce qu'on demande, c'est qu'il y ait vraiment
06:37un point spécifique sur la situation humanitaire
06:41et la levée de ce blocus,
06:42parce que c'est ça le point clé aujourd'hui.
06:44L'urgence, elle est vitale.
06:45Merci.
06:46Merci à vous d'être venu témoigner
06:48sur le plateau de week-end soir de la situation.
06:51Thierry Arnon, on a l'impression que les lignes bougent.
06:53Les lignes bougent, suite notamment à l'appel
06:55lancé par le secrétaire général de l'ONU,
06:57Antonio Guterres,
06:58et grâce aux JO-ONG qui alertent sur la famine imminente.
07:01On va l'écouter et je reviens vers vous.
07:08Je ne peux pas expliquer le niveau d'indifférence
07:11et d'inaction que nous constatons
07:12chez trop de personnes dans la communauté internationale.
07:15le manque de compassion,
07:17le manque de vérité,
07:19le manque d'humanité.
07:21Et il ne s'agit pas seulement d'une crise humanitaire,
07:23mais aussi d'une crise morale
07:24qui défie la conscience mondiale.
07:28Nous continuerons à nous exprimer
07:29à chaque occasion,
07:30mais les mots ne nourrissent pas
07:31les enfants affamés.
07:34Thierry Arnon, on entend les mots
07:36d'Antonio Guterres,
07:37ils sont extrêmement forts.
07:38Ce n'est pas seulement une crise humanitaire,
07:40c'est une crise morale
07:40qui défie la conscience mondiale.
07:42Oui, et avec clairement en ligne de mire
07:45Israël
07:47et les restrictions imposées par l'État hébreu
07:50sur la distribution de l'aide alimentaire.
07:52Et d'ailleurs, on retrouve aujourd'hui
07:54dans le communiqué commun
07:55que publient en fin d'après-midi
07:56le président français,
07:57le chancelier allemand
07:58et le Premier ministre britannique,
08:00cette même dénonciation
08:02d'une catastrophe humanitaire,
08:03je cite,
08:04d'une situation de famine
08:06qui est un mot que le gouvernement israélien
08:08continue de contester aujourd'hui,
08:10mais qui est affirmé au effort
08:11par ces trois dirigeants européens
08:14qui appelle le gouvernement israélien,
08:16je cite,
08:16à lever immédiatement
08:17les restrictions sur le flux d'aide
08:19pour permettre à l'ONU
08:20et aux ONG en urgence
08:22d'accomplir leur travail
08:23afin de lutter contre la famine.
08:25Et ils poursuivent ce communiqué commun
08:26en disant, je cite,
08:27qu'Israël doit respecter
08:29ses obligations
08:30en vertu du droit international humanitaire,
08:33ce qui est une autre façon de dire
08:34qu'aujourd'hui,
08:35ce droit n'est pas respecté par Israël.
08:37– Martine Gauzeland nous a rejoint
08:38sur ce plateau,
08:39bonsoir,
08:40grand porteur,
08:40spécialiste de mots,
08:41Yohann Norion,
08:42rédactrice en chef de la revue
08:43Écran de Veil,
08:44merci d'être là,
08:45à vos côtés Marc Lefebvre,
08:46bonsoir,
08:47expert en nucléaire,
08:47membre du parti Meretz,
08:49les démocrates,
08:49merci aussi à vous.
08:51Vous avez entendu
08:52cette déclaration
08:53du secrétaire général
08:54de l'ONU,
08:54Antonio Guterres,
08:55je ne peux expliquer
08:56le niveau d'indifférence
08:57et d'inaction
08:58que nous constatons
08:59chez trop de personnes
09:00dans la communauté internationale,
09:01le manque de compassion,
09:02le manque de vérité,
09:03le manque d'humanité,
09:04ce sont ces mots,
09:05des mots très forts,
09:06et il y a également
09:07ce dont parlait Thierry Arnaud,
09:08la réaction de Rome,
09:09Paris et Berlin
09:10qui évoque
09:11une catastrophe humanitaire.
09:14– Oui, bien sûr,
09:15il y a une catastrophe humanitaire,
09:17les Palestiniens,
09:20la tragédie des Palestiniens,
09:22c'est d'être pris,
09:23bien sûr,
09:24dans la nasse,
09:25en otage
09:26par le Hamas
09:28qui les a précipités
09:30dans ce trou noir.
09:32Israël,
09:33manifestement,
09:34ne parvient pas
09:36à aller jusqu'au bout
09:38de ses objectifs
09:40et en même temps
09:42se déroule la tragédie
09:43des otages
09:43et nous savons
09:45qu'aujourd'hui,
09:46la négociation
09:48sur les otages
09:49est interrompue.
09:51Elle est interrompue
09:52à tel point
09:52que Netanyahou
09:54a lâché.
09:55– A dit,
09:55envisagé,
09:56d'autres options.
09:57– D'autres options,
09:58d'autres options.
09:59On n'arrive pas
10:00à savoir
10:00ce que ça peut être
10:01mais en même temps,
10:02tout cela est concomitant
10:04avec la proclamation
10:05de l'État de Palestine
10:07par Emmanuel Macron
10:08et on peut se demander
10:10si le fait
10:11pour le Hamas
10:13de se figer
10:15comme ça
10:15sur sa position
10:16ne va pas être
10:18encore,
10:19si vous voulez,
10:21aggravé
10:22par la déclaration
10:24d'Emmanuel Macron
10:26parce qu'il faut bien dire
10:27que, bien sûr,
10:29je veux dire,
10:29il y a
10:29la plupart des acteurs
10:32de cette tragédie
10:33proche-orientale
10:34souhaitent
10:35depuis des décennies
10:36deux États.
10:39C'est évident.
10:40La solution
10:40à deux États,
10:42c'est l'horizon,
10:43c'est l'improbable
10:44horizon
10:45à une échelle
10:47très lointaine.
10:48Une fois
10:49que les haines
10:50interreligieuses,
10:51que les tabous,
10:53que les préjugés
10:54auront été vaincus.
10:56Et dans cette région
10:56du monde,
10:57ils sont bien loin
10:58d'être vaincus.
10:59Au contraire,
10:59il y a le brasier
11:01qui continue à flamber.
11:03Or,
11:03on peut se demander
11:04si, bien sûr,
11:06le fait de proclamer
11:07un État,
11:08un État
11:08qui est l'horizon
11:09évident
11:10et qui a d'ailleurs
11:12été, bien sûr,
11:14rejeté
11:15à plusieurs reprises
11:17par les responsables
11:21palestiniens
11:21à plusieurs reprises
11:23bien avant
11:242007.
11:27Si le fait
11:28comme ça
11:30de lâcher
11:31ce qui peut sembler
11:33une incitation
11:35à la paix
11:36ne fait
11:37en fait
11:38que jeter
11:39de l'huile
11:40sur le feu.
11:41Marc Lefebvre,
11:42ce soir,
11:43il y a eu plusieurs déclarations
11:44qui ont été extrêmement importantes.
11:45Il y a évidemment
11:46celle d'Emmanuel Macron
11:47hier.
11:47Il y a aussi
11:48la situation
11:48à Gaza,
11:49ce que disent
11:50les ONG,
11:51ce que dit
11:51le secrétaire général
11:52de l'ONU.
11:53Il y a aussi
11:54ce qu'a dit
11:55le Premier ministre
11:56israélien
11:56qui a dit
11:56que les négociations,
11:59les négociations
12:00indirectes entre Israël
12:00et le Hamas
12:01en vue d'un cessez-le-feu
12:02sont dans l'impasse.
12:02Et il dit
12:04envisager
12:04d'autres options.
12:06Écoutez,
12:08pour un Israélien
12:09comme moi,
12:10ce qui se vit
12:12ces jours-là,
12:13c'est une véritable tragédie.
12:15Une véritable tragédie
12:16parce que
12:17que ce soit
12:18le peuple palestinien
12:19ou le peuple israélien,
12:21nous sommes
12:22victimes
12:23de dirigeants
12:24qui poussent
12:25le cynisme
12:26au-delà des limites
12:27imaginables.
12:28le cynisme
12:31de Netanyahou
12:33et de ses alliés
12:34d'extrême-droite
12:35qui perpétuent
12:37une campagne militaire
12:38sans issue,
12:40sans résultat possible,
12:42avec à terme,
12:43peut-être d'ici
12:44une semaine,
12:45si les négociations
12:46sont toujours bloquées,
12:48une décision
12:48d'occuper militairement
12:50Gaza
12:50parce qu'il n'y a
12:51pas d'autre solution
12:52en l'absence
12:54d'une initiative
12:55arabe
12:56conséquente
12:57et visible
12:58et forte
12:59de dire
12:59nous prenons le relais,
13:01s'il n'y a pas
13:02une initiative
13:02des pays arabes
13:04modérés,
13:04sunnites,
13:05disant nous prenons
13:06le relais
13:07de la gestion
13:07de Gaza,
13:10d'ici une semaine,
13:11vu la façon
13:12dont les choses
13:13évoluent,
13:14c'est l'occupation
13:15militaire
13:16de Gaza
13:16qui sera
13:17mise en place.
13:19Donc,
13:19cette politique
13:20cynique
13:21de Netanyahou
13:23fait aussi
13:24le jeu du Hamas.
13:25vous avez deux extrémistes
13:27qui cèdent
13:28mutuellement
13:29parce que le Hamas
13:30joue la crise
13:31humanitaire
13:32pour continuer
13:34à décriviliser
13:36Israël
13:37et ça marche,
13:38ça fonctionne.
13:39La stratégie du Hamas
13:40fonctionne
13:40et la stratégie du Hamas
13:42fonctionne d'un côté
13:43et les impasses
13:45dans lesquelles
13:46Netanyahou
13:47nous entraîne
13:48fonctionnent aussi
13:50et pendant ce temps-là,
13:51il y a
13:52un président Macron
13:56qui prend des initiatives
13:57sans se consulter
13:59avec qui que ce soit
14:00et qui prononce
14:02cette reconnaissance,
14:04cette volonté de reconnaissance
14:05au pire des moments,
14:07au pire des moments,
14:09alors que les otages
14:10sont toujours...
14:11Imaginez que
14:12Macron
14:14et d'autres puissances
14:15européennes
14:16imaginent une stratégie
14:18qui aient fait pression
14:20sur l'autorité
14:22palestinienne
14:23et sur les mouvements
14:23palestiniens
14:24en disant
14:24nous, pays européens
14:26responsables,
14:28nous sommes prêts
14:29à reconnaître
14:29l'État de Palestine
14:31à condition que
14:32à condition
14:34que les otages
14:35soient libérés
14:36demain,
14:37à condition
14:37que les vagues
14:39engagements
14:40pris par Abou Mazen
14:41actuellement
14:42ne sont pas
14:44très conséquents
14:45dans la mesure
14:45où si on veut
14:47un État palestinien,
14:49il faut en même temps
14:49que cet État palestinien
14:51dise qu'il renonce
14:52au droit du retour
14:53des réfugiés de 48.
14:54Donc il y a beaucoup
14:55de choses
14:55qui ne sont pas
14:57sur la table
14:57et pendant ce temps-là
14:58on fait des politiques
14:59d'annonce
15:00qui sont la plupart
15:01du temps
15:01contre-productives.
15:02Thierry Arnaud,
15:03l'un des problèmes
15:04dans la déclaration
15:05d'Emmanuel Macron
15:06c'est le côté seul
15:07du président français
15:09quand on regarde
15:10la déclaration
15:10de l'Allemagne,
15:11Berlin n'envisage pas
15:12de reconnaître
15:13un État palestinien
15:14à court terme.
15:14Côté italien,
15:15on dit
15:16on veut une double
15:16reconnaissance
15:17et un cessez-le-feu
15:18et on est très loin
15:20d'une unité
15:20et d'un vrai message européen.
15:22Oui parce qu'il y a
15:22une différence fondamentale
15:24dans la philosophie
15:25et dans l'intérêt
15:26de la reconnaissance
15:27à ce stade
15:27de l'État palestinien
15:29parmi tous ceux
15:30qui sont d'accord
15:31pour dire
15:31il faut le point
15:32d'aboutissement
15:33ne peut être
15:34que deux États
15:35qui coexistent.
15:36Simplement
15:37la position majoritaire
15:39pour l'instant
15:39qui n'est pas celle
15:40d'Emmanuel Macron
15:41qui était jusqu'à
15:42ces derniers mois
15:43celle de la France
15:44consiste à dire
15:44que la reconnaissance
15:45de l'État palestinien
15:46c'est un point
15:47d'aboutissement.
15:48C'est en quelque sorte
15:49la récompense
15:51à la fin
15:51d'un certain nombre
15:53de mesures
15:53qui ont été prises
15:54d'abord
15:55dans un premier temps
15:56s'agissant de la situation
15:57actuelle évidemment
15:58d'un cessez-le-feu
15:59de la démunitarisation
16:01du Hamas
16:02de l'abandon
16:03par le Hamas
16:03du pouvoir
16:03dans la banque de Gaza
16:04et puis
16:05s'agissant
16:06des territoires palestiniens
16:07dans leur ensemble
16:08d'un certain nombre
16:09de réformes institutionnelles
16:11de garanties
16:12de probité
16:13et de démocratie
16:15évidemment
16:15d'organisation
16:16dans un monde idéal
16:17d'élections
16:18je rappelle qu'il n'y a pas eu
16:18d'élections
16:19dans les territoires palestiniens
16:20depuis 2006
16:21et si on arrive progressivement
16:23à mettre en place
16:24tout ça
16:25on reconnaît
16:26l'État palestinien
16:27et c'est à la fois
16:28un point d'aboutissement
16:29une récompense
16:30et aussi
16:30une façon de dire
16:31une motivation
16:33en quelque sorte
16:34c'est de dire
16:34aller dans cette réduction
16:35parce que
16:36au bout du compte
16:37vous serez récompensé
16:38l'analyse que fait aujourd'hui
16:39Emmanuel Macron
16:40consiste à dire
16:41que la situation
16:41humanitaire
16:43dans la bande de Gaza
16:44est à ce point
16:45tragique
16:45la situation
16:47de colonisation
16:49radicale
16:50agressive
16:50violente
16:51en Cisjordanie
16:52est devenue
16:53à ce point grave
16:54qu'on ne peut plus
16:55attendre
16:55pour faire ce geste
16:56il est effectivement
16:57minoritaire
16:58dans cette analyse
16:59Martine Gauzeland
17:02comment vous
17:03vous interprétez
17:04la déclaration
17:05du premier ministre
17:06israélien
17:07il dit
17:08pour le citer
17:09nous étudions
17:10d'autres options
17:11que les négociations
17:11pour un accord de trèfle
17:12pour ramener nos otages
17:13chez eux
17:14et il parle aussi
17:16de l'allié américain
17:17alors forcément
17:18on se dit que
17:18tout peut arriver
17:20oui bien sûr
17:21mais tout est déjà arrivé
17:22oui mais tout peut
17:23à nouveau arriver
17:24oui bien sûr
17:25non mais ce qui est
17:26ce qui est certain
17:27c'est que
17:28là il y a
17:29il y a un échec
17:30de la négociation
17:31y compris menée
17:32par l'envoyé
17:34l'envoyé des Etats-Unis
17:35Steve Whitcoff
17:36Steve Whitcoff
17:37et que ça
17:38c'est très très grave
17:39les options
17:42qu'envisage Netanyahou
17:43de toute façon
17:44c'est vrai
17:45qu'il est poussé
17:46par ses alliés extrémistes
17:48comme vous le disiez
17:48très bien
17:49pour réoccuper
17:51mais en même temps
17:52il faut bien voir
17:53que du côté israélien
17:54et vous le savez
17:55il y a des soldats
17:57alors évidemment
17:57on ne peut pas le mentionner
17:58parce qu'il y a
17:59une espèce de ratio
18:00qui fait que
18:02la tragédie palestinienne
18:04semble occulter
18:06ce qui se passe
18:07du côté israélien
18:08mais du côté israélien
18:09qui est un pays
18:10absolument minuscule
18:11il y a des soldats
18:12qui tombent tous les jours
18:13d'ailleurs il y a des soldats
18:14qui sont
18:15qui tombent
18:17précisément
18:17parce que
18:18il y a
18:19parce que
18:21bien entendu
18:22la stratégie
18:23la stratégie
18:24ne marche pas
18:25parce que
18:26donc cette guerre
18:27cette guerre doit s'arrêter
18:28et c'est pour ça
18:29que je vous rejoins
18:29quand vous dites
18:30que ça devait être
18:31l'aboutissement
18:31la proclamation
18:32d'un état
18:33ça devait être
18:34l'aboutissement
18:34mais aujourd'hui
18:36Emmanuel Macron
18:37commence par la fin
18:38il commence
18:39c'est à dire
18:39qu'on est
18:40il commence par la fin
18:41parce que Thierry Arnaud
18:41le disait
18:42il y a une situation
18:43d'urgence extrême
18:44tout ce que disent
18:45les ONG
18:45tout ce que disent
18:46l'ONU
18:46c'est que la famine arrive
18:48que la famine
18:49s'installe
18:49oui la famine s'installe
18:50mais est-ce qu'on peut
18:51est-ce qu'on peut
18:52prendre une décision
18:53comme vous l'avez souligné
18:54aussi solitaire
18:56aussi aussi solitaire
18:57se positionner
18:59dans une Europe
19:00dont on prétend
19:01être un des leaders
19:02de manière aussi
19:04aussi finalement
19:07brutalement
19:08se situer en dehors
19:11en dehors du
19:12quand même
19:13de la communauté
19:13et se retrouver
19:15aux côtés
19:16aux côtés
19:17de ce fameux sud global
19:18qui n'est finalement
19:19qu'une sorte
19:21d'amoncellement
19:22de dictature
19:23Marc Lefebvre
19:24oui
19:24cette annonce
19:27du président Macron
19:28si vous voulez
19:28c'est une défaite
19:29pour Netanyahou
19:30parce qu'elle symbolise
19:31l'isolement
19:32que la politique
19:34de Netanyahou
19:34a créé
19:35pour Israël
19:36et aussi
19:37la mise en danger
19:38des juifs
19:38en dehors d'Israël
19:39il faut quand même
19:39aussi le souligner
19:40donc c'est une défaite
19:42pour Netanyahou
19:43mais c'est pas une victoire
19:43pour Macron
19:44compte tenu du timing
19:45qui a été choisi
19:46quand le jour
19:48où le Hamas
19:49durcit ses positions
19:51dans ses négociations
19:52qui sont actuellement
19:53bloquées
19:53c'est le jour
19:54qui est choisi
19:55pour faire cette annonce
19:56et quelles sont
19:58les félicitations
19:58d'où reçoivent-ils
19:59d'où reçoivent-ils
20:00les félicitations
20:01du Hamas d'un côté
20:03et en France
20:03de LFI
20:04vous savez
20:05j'ai un ami
20:05qui m'a rappelé
20:07cette citation
20:07du socialiste
20:09allemand
20:11Auguste Bebel
20:11qui disait
20:12quand la bourgeoisie
20:14m'applaudit
20:15je me demande
20:16quelle bêtise
20:17j'ai bien pu commettre
20:18et donc
20:19je pense que
20:20c'est une citation
20:21qu'il faudrait donner
20:22si vous voulez
20:22moi en tant qu'Israélien
20:24sur la question palestinienne
20:26je passe
20:27ma vie
20:28toute mon énergie
20:29à convaincre
20:30que
20:30la seule paix
20:32la seule sécurité
20:33c'est résoudre
20:34la question palestinienne
20:35mais pour ça
20:36je me heurte à quoi
20:37je me heurte à quelque chose
20:38d'objectif
20:39qui est la réalité
20:40qui est le manque
20:42de confiance
20:42dans la majorité
20:43la majorité
20:44des Israéliens
20:45dans la bonne volonté
20:46des Palestiniens
20:47les Palestiniens
20:48n'ont pas confiance
20:48dans la bonne volonté
20:49de paix des Israéliens
20:50ils ont des raisons
20:51ils ont tout un
20:52il y a tout un tas de choses
20:53qui peuvent le prouver
20:54mais les Israéliens
20:55n'ont pas confiance
20:56non plus
20:57entièrement
20:58c'est le moins
20:58qu'on puisse dire
20:59le geste de Sadat
21:01Sadat est venu à Jérusalem
21:04il est allé à Yad Vashem
21:05le jour
21:06où Abou Mazen
21:07viendra
21:08à Jérusalem
21:09et ira
21:10à Yad Vashem
21:11ce jour là
21:12vous avez
21:13la moitié des Israéliens
21:15qui sont contre
21:15et qui sont sceptiques
21:16qui du jour au lendemain
21:18comme ils ont fait
21:18avec Sadat
21:19changeront d'avis
21:20mais pour ça
21:21il faut des gestes
21:22du point de vue aussi
21:23des Palestiniens
21:24il faut
21:25ne pas tomber
21:26en permanence
21:27dans la stratégie
21:28de la victimisation
21:29actuellement
21:30nous sommes en plein
21:31et c'est le panel
21:32de ce soir
21:33dans la stratégie
21:33de la victimisation
21:34et ça marche
21:34et ça fonctionne
21:35et ça fait que les Israéliens
21:37que j'essaye de convaincre
21:38se referment sur eux-mêmes
21:40se bloquent
21:41se braquent
21:41et donc ce n'est absolument
21:43pas la stratégie
21:44de la victimisation
21:46de la victimisation
21:47de la victimisation
21:47se reçoit
21:48de celle-là
21:49et ça fait un altre
21:50cas de la victimisation
21:50de la victimisation
21:50et la victimisation
21:51de la victimisation
21:51sur eux-mêmes
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