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  • il y a 10 mois
À quelques heures de la fin du conclave sur les retraites, ce mardi 17 juin, l’hypothèse d’un retour sur l’âge légal de départ est définitivement enterrée.


Au micro : Pascale Coton, vice-présidente de la CFTC

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Transcription
00:00Pascal Coton, vice-présidente de la CFTC en charge des négociations retraites.
00:05Donc ce matin, nous avons commencé par parler de l'âge et pénibilité.
00:10Alors, c'est pas une surprise, malheureusement nous n'arriverons pas à changer l'âge des 64 ans.
00:17Et donc on essaye de se battre en tant qu'organisation syndicale
00:20pour qu'un maximum de personnes puissent partir avant 64 ans par rapport à la pénibilité.
00:25On parle aux femmes, les carrières longues pour essayer de faire en sorte qu'un maximum puisse partir avant.
00:32C'est compliqué avec le MEDEF parce que sur toutes les propositions que nous faisons,
00:37notamment en termes de pénibilité,
00:39et bien eux sont sûrs de la prévention mais pas sur la réparation.
00:44Et la prévention ne permet pas à des salariés de partir plus tôt.
00:47Donc ils préfèrent que des salariés soient sur des périodes de reconversion.
00:51Moi je donne l'exemple, quelqu'un qui a travaillé toute sa vie en entreprise il y a 55 ans,
00:55on lui dit tu vas faire une reconversion, je pense que là c'est pas possible, il faut trouver d'autres solutions.
01:01On a un souci également par rapport aux femmes,
01:04puisqu'on avait émis l'idée et la proposition que les femmes ne soient pas comptabilisées
01:10lorsqu'elles ont des enfants avec un calcul de retraite sur leurs 25 meilleures années
01:14parce qu'elles ont souvent des trous dans la raquette due à la naissance des enfants, à l'éducation.
01:20Donc que ce soit calculé sur les 22 et 23 meilleures années.
01:23Le MEDEF souhaite que ce soit sur les 23 et 24 meilleures années.
01:27Ils veulent également supprimer la surcote de 5% qui a été donnée aux parents.
01:33Donc on voit qu'ils ne font aucun effort pour améliorer la situation.
01:36Ça fait des années, des années que les entreprises ne payent pas les femmes à égalité par rapport aux hommes.
01:43Aujourd'hui on a la possibilité de rectifier un peu les choses par rapport à la retraite
01:47et là même ceux, pas là, ils ne veulent pas le faire.
01:50Si nous n'avions pas en tant que femmes la pension de réversion,
01:54les trimestres pour les enfants,
01:56une sur deux vivraient en dessous de seuils de pauvreté.
01:59Mais ça, ça n'a pas l'air de les déranger.
02:00On a un souci également, c'est qu'ils ne veulent pas qu'on abaisse la décote à 66 ans.
02:09C'est-à-dire que tous les salariés qui n'ont pas tout leur trimestre
02:12peuvent partir à 67 ans et on leur donne une retraite à taux plein.
02:18Aujourd'hui, nous on dit, c'est FTC, ça ne peut pas être 67 ans.
02:21On a proposé 65, on voit que ça ne passe pas, donc on propose maintenant 66.
02:25Ça permettrait à 120 000 futurs retraités de partir à 66 ans et non pas à 67 ans.
02:33Là, pareil, le MEDEF n'en veut pas.
02:35Donc on voit qu'ils sont bloqués sur un certain nombre de choses.
02:39Je ne sais pas comment ça va se terminer cet après-midi,
02:42mais si l'heure du déjeuner ne leur permet pas de réfléchir
02:45et de revenir à une situation un peu plus humaine,
02:49je pense que ce soir, on va avoir un problème,
02:51soit pour finir le texte, soit pour y apposer un accord positif.
02:56Ce sera sûrement un accord négatif.
02:58En plus, ils connaissent nos lignes rouges.
03:01Nous, CFTC, si nous n'avons pas la décote,
03:03si nous n'avons pas la pénibilité avec réparation,
03:07il n'y aura pas de signature CFTC sur cet accord.
03:10Donc ils vont peut-être se retrouver tout seuls,
03:12ces PME et MEDEF, avec un texte qui ne sera pas applicable.
03:16Ça veut dire qu'il faut qu'ils apprennent à prendre
03:17toutes leurs responsabilités.
03:18En tout cas, si ce soir, nous n'avons pas eu ce que nous voulons obtenir,
03:24nous saurons dire aux salariés et aux Français
03:26que la responsabilité, elle ne vient pas des organisations syndicales,
03:30mais elle vient bien du côté patronal.
03:32Vous diriez que la situation est bloquée à la RFE ?
03:34Non, la situation n'est pas bloquée, d'une part,
03:36parce qu'on a d'autres points à mettre en place.
03:39Et puis chacun va se retrouver en mini-conclave,
03:43chacun dans son coin pendant trois heures.
03:45Ça permet parfois de faire évoluer la situation, on verra.
03:48On ira jusqu'au bout.
03:50Quand on dit de mitiger, ça veut dire qu'il y a quand même
03:52quelques avancées de la part du patronat ?
03:54Il y a eu quelques avancées sur la pénibilité,
03:59mais sur la prévention et pas sur la réparation.
04:02Les avancées, c'est qu'au départ, ils ne souhaitaient pas
04:04que l'on calcule la retraite des femmes sur les 23 ou 24 meilleures années.
04:07Ils étaient bloqués à 25.
04:09Maintenant, ça y est, ils ont reculé là-dessus.
04:11Donc on va voir peut-être qu'on n'a pas fini le dossier sur la pénibilité.
04:15On va voir ce qu'ils vont bouger ou pas cet après-midi.
04:17Et comment le critère chimique, ça a été évoqué ou pas ?
04:19Les trois critères ergonomiques sont réintégrés maintenant.
04:22Enfin, la demande est faite par écrit d'être réintégrée dans le C2P.
04:25Pour l'instant, en l'état, il n'y a pas d'accord.
04:32Ah non, du tout.
04:33Sur les trois critères ergonomiques réintégrés dans le C2P,
04:36le patronat l'a accepté ?
04:37L'a accepté, oui, effectivement.
04:39Mais comme il diminue un peu le pouvoir du C2P en termes de réparation,
04:45c'est-à-dire de pouvoir partir plus tôt,
04:47même s'ils sont d'accord avec ces trois critères ergonomiques réintégrés,
04:51s'ils ne peuvent pas permettre à ce que les gens utilisent leur C2P
04:54pour partir plus tôt quand ils sont cassés,
04:56ça ne sert pas à grand-chose.
04:57Nous, on veut la totalité du point ou rien du tout.
05:02Est-ce que vous seriez prêts à vous voler dans les prochains jours ?
05:06Ça doit s'arrêter ce soir ?
05:09Normalement, ça doit s'arrêter ce soir.
05:10On aimerait que ça s'arrête ce soir,
05:12parce que ça fait déjà quatre mois que nous sommes sur le sujet.
05:14Si on peut prouver ce soir qu'une demi-journée de plus de travail,
05:19une journée de plus de travail permettrait de débloquer la situation
05:22pour les salariés, notamment tous ceux qui sont venus manifester
05:26pendant des mois et des mois, les millions de salariés,
05:29on se devra d'aller jusqu'au bout du bout avec une autre journée,
05:32mais pas plus d'une journée.
05:33On va tout faire pour que ce soit terminé ce soir.
05:36Avec un oui ou avec un non, on veut que ce soit terminé ce soir.
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