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  • il y a 1 an
Mardi 17 décembre 2024, SMART IMPACT reçoit Charlotte Delavenay (Fondatrice et associée, C-Durable) , Ralph Mansour (Cofondateur, Le Closet) , Clément Chenut (Auteur de "Génération circulaire", pourparler du White Friday) , François-Xavier Sallé (Associé, cabinet BCG) et Emmanuel Aymond (Président, Ocean Kiss)

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00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Et voici le sommaire. Mon invitée, c'est Charlotte Delavenais, la fondatrice de Cédurable, cabinet de conseil spécialisé dans la stratégie RSE.
00:24On verra ce que ces trois lettres, responsabilité sociale, sociétale et environnementale, des entreprises signifient aujourd'hui en s'appuyant notamment sur le dernier baromètre, Cantha Insight.
00:34Notre débat, il portera sur le Black Friday et les achats de Noël. Comment acheter responsable ceux qui combattent la surconsommation frénétique sont-ils toujours entendus ?
00:45Réponse tout à l'heure.
00:46Et puis dans notre rubrique start-up, on va parler d'une alternative aux saumons fumés avec les produits à base d'algues et de plantes d'Océan Kiss.
00:54Voilà pour les titres, 30 minutes pour les développer. C'est parti.
01:03L'invité de ce Smart Impact, c'est Charlotte Delavenais. Bonjour.
01:07Bonjour Thomas.
01:08Bienvenue, vous êtes la fondatrice de Cédurable, écrit avec François Soucaix, il y a trois ans maintenant, cabinet de conseil en stratégie RSE, responsabilité sociale, sociétale et environnementale des entreprises.
01:20Alors je commence à entendre certains amis-t-il dire, ah là là, mais RSE, c'est un peu ringard, c'est dépassé, il faut trouver autre chose, parler d'entreprise régénérative, être plus ambitieux.
01:30Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:32C'est une excellente question, on peut toujours être plus ambitieux, on peut toujours être plus royaliste que le roi, mais quand je vais sur le terrain et que je vois là où en sont aujourd'hui les chefs d'entreprise, je me dis que déjà la RSE c'est bien.
01:46Déjà, effectivement, accepter une autre paire de lunettes, accepter de challenger son modèle d'affaires, c'est déjà un grand pas.
01:57Et après, c'est l'envolée lyrique, après c'est un chemin, on peut aller jusqu'au bout et tant mieux si pour certains la RSE ne suffit pas, parfait, tant mieux.
02:10On va s'appuyer sur le baromètre 2024 de la RSE justement qui a été publié par Kantar Insight.
02:15Je commence par le bilan carbone des grandes entreprises. 74% des grandes entreprises interrogées ont réalisé un bilan carbone sur l'ensemble de leurs émissions, c'est-à-dire les scopes 1 et 2, mais aussi le scope 3, celui des sous-traitants, de tous ceux qui participent finalement au cycle d'un produit et à la valeur d'un produit d'une entreprise.
02:37Est-ce qu'avec l'arrivée de la CSRD, de ce bilan extra-financier, vous voyez justement de plus en plus de clients venir vous dire il faut qu'on s'y mette, la RSE c'est quoi, comment on peut se préparer ?
02:51Alors indéniablement. C'est malheureusement avec des lois, avec un cadre réglementaire que les entreprises s'y mettent. Le volontariat c'est très sympathique mais ça ne marche pas.
03:05La CSRD ruisselle effectivement puisque les grosses entreprises sont obligées de s'y mettre.
03:11Elles y sont déjà et petit à petit ça touchera tout le monde.
03:14Exactement. Le bilan carbone c'est vraiment l'étape numéro une pour se mettre en ordre de bataille.
03:25Vous n'êtes pas une agence de communication mais elle prend de plus en plus de part finalement dans votre travail.
03:31C'est vrai. En fait, France et moi on a fait toute notre carrière dans la communication et le marketing.
03:36Et puis on a eu une reconversion quand on a eu notre claque environnementale et donc on joint l'utile à l'agréable.
03:44Et effectivement c'est difficile de se séparer de 20 ans de carrière.
03:50Donc on essaye de faire de la communication responsable.
03:53On accompagne notamment un éco-organisme qui s'appelle l'Eco sur toute leur sensibilisation et geste de tri sur le grand public.
04:00Et alors ça passe par quoi ?
04:01On a essayé de faire une communication un peu différente où on a pris des influenceurs.
04:06On a pris Nicolas Merieux, un humoriste youtubeur très engagé.
04:10On a pris Chloé Nabédian et en fait on a décidé de monter du contenu en essayant de répondre aux questions que les gens se posaient vraiment.
04:21Mais les gens de notre entourage, ma maman, le papa de France, mon frère, ma soeur.
04:27Et on s'est dit mais en fait notre cercle 1 il n'est pas plus débile que les autres.
04:32Ils ne sont pas moins impétents que les autres.
04:34Et ils ne savent pas.
04:35Et bien on va répondre aux questions.
04:36Donc on a répondu aux questions.
04:38Donc on est allé visiter un centre de tri.
04:39On est allé suivre un camion en poubelle.
04:41On est allé interroger un ripper.
04:42On est allé regarder comment est-ce qu'on recyclait.
04:45En posant vraiment les questions aux gens qui font le travail.
04:48Et on se dit ben en fait les gens ne sont pas plus débiles que les autres.
04:50Et quand ils vont comprendre et bien ils vont certainement faire.
04:55Je reste sur l'étude Cantare.
04:5778% des entreprises interrogées comptent une équipe dédiée à la RSE.
05:01Et 76% comptent un budget RSE.
05:05C'était 68% en 2022.
05:08Donc on voit quand même un progrès qui est réel.
05:11Quand vous vous êtes confronté à un potentiel client,
05:15qu'est-ce que vous employez comme argument pour le convaincre ?
05:20Pour dire que c'est majeur.
05:21Ça ne marche pas.
05:22On a essayé.
05:23On n'arrive à convaincre personne.
05:25La personne vient à nous à un moment donné où il est prêt, où il est obligé.
05:30D'accord.
05:31Soit il y a l'aiguille en réglementaire, soit il a fait la démarche.
05:34Oui sinon c'est la phase du « ah ouais ouais ouais c'est vachement bien ton truc ».
05:36Et ça, ça peut durer des années.
05:38Donc on convainc personne.
05:41Il y a un chemin qui se fait et on arrive à un moment donné.
05:44Moi j'ai une autre étude à vous dire.
05:47PwC et France Invest ont sorti un livre blanc très récemment.
05:5245% des chefs d'entreprise français disent que leur business model,
05:58leur modèle d'affaires n'est pas viable à 10 ans.
06:00Oui.
06:01Ok.
06:02En fait c'est ça.
06:03Il est là le souci.
06:05Oui c'est-à-dire que ce n'est pas de la communication,
06:07ce n'est pas seulement du conseil,
06:09c'est réfléchir à ce à quoi sert mon entreprise et comment je la fais évoluer.
06:12Comment est-ce que l'entreprise que j'ai,
06:15je l'ai créée il y a X temps dans un univers qui était celui qu'il était.
06:20Et aujourd'hui, on a des limites planétaires,
06:23on a une cible, on a un marché qui se transforme,
06:25on a un cadre réglementaire qui évolue.
06:27Comment est-ce que moi, mon business model, je peux le faire évoluer ?
06:30Et oser se poser la question,
06:32je trouve que ça demande énormément de courage,
06:35mais c'est prioritaire.
06:37Vous avez un exemple, on va terminer là-dessus,
06:39de clients que vous avez accompagnés qui est vraiment dans cette démarche ?
06:42En tout cas, si on prend par exemple une boîte d'objets publicitaires,
06:48quand je dois remercier quelqu'un,
06:54qu'est-ce que ça veut dire de remercier un client ?
06:57Qu'est-ce que ça veut dire de générer du trafic ?
06:59Est-ce que c'est l'objet qui le fait ?
07:01Comment est-ce que je peux remplacer toute cette mécanique ?
07:05En général, ils commencent par remplacer leurs goodies
07:09par des goodies un peu plus écolos.
07:12On a maintenant tous 65 tote bags dans nos armoires,
07:15donc on voit bien que ça ne peut pas durer.
07:18Le travail, c'est de se dire,
07:20on va réfléchir avec toutes les parties prenantes de l'entreprise,
07:23les clients, les fournisseurs,
07:26tout ce qui constitue l'écosystème de l'entreprise,
07:30et on va travailler ensemble
07:32pour faire venir quelqu'un dans mon magasin,
07:35est-ce que c'est vraiment le tote bag qui va les faire venir ?
07:37Est-ce que ça peut être en service ?
07:39Je ne sais pas, je n'ai pas la réponse,
07:41et puis ça dépend vraiment de chaque entreprise.
07:44Mais en fait, ce travail est passionnant
07:48parce qu'il n'y a pas une solution écrite,
07:51il y a la solution de la personne qui aura décidé de s'y mettre,
07:54et puis ça ne peut être que pour du mieux,
07:57ça ne génère que de l'innovation,
07:59et c'est loin d'être rébarbatif et ennuyeux
08:02comme ça pourrait l'être.
08:05En tout cas, c'est durable, on y croit vraiment,
08:08et on a très envie d'accompagner tout ce petit monde
08:11pour que justement, les entreprises n'aient pas une transition trop brutale,
08:15parce qu'une entreprise qui doit se transformer brutalement,
08:18souvent elle n'y arrive pas,
08:20et donc ça ferme, et donc c'est du chômage,
08:23et on a envie de monter à 10 milliards dans le bateau nous,
08:26donc on ne veut laisser personne au bord de la route.
08:28Merci beaucoup Charlotte Delamney,
08:30et à bientôt sur Be Smart For Change.
08:32On passe à notre débat,
08:33comment acheter responsable à Noël ?
08:41Comment acheter responsable à Noël ?
08:43Voilà le thème de notre débat,
08:45avec François-Xavier Salé, bonjour,
08:48vous êtes associé au cabinet BCG,
08:50Ralph Mansour, bonjour,
08:51le cofondateur de Le Closet,
08:53et Clément Chenu, bonjour.
08:55Vous publiez ce livre, Génération circulaire,
08:58si je veux bien le montrer, il est là,
09:00aux éditions, contente.
09:02Vous avez publié, je commence avec vous François-Xavier Salé,
09:05une étude sur le Black Friday en 2024,
09:08on va voir les chiffres s'afficher,
09:1068% des Français prévoient de faire des achats
09:13à l'occasion du Black Friday,
09:1460% des Français en profitent pour faire leur cadeau de Noël.
09:17Ça veut dire quoi ?
09:18Ça veut dire que c'est devenu incontournable,
09:21il y a ce constat de départ,
09:23on peut toujours dire c'est pas bien le Black Friday,
09:25il est là.
09:26Absolument, donc on voit vraiment un essor
09:28de ces opérations promotionnelles en France
09:30depuis quelques années,
09:31et en tout premier lieu, le Black Friday,
09:33qui est vraiment devenu, comme vous le disiez,
09:34un incontournable,
09:35incontournable d'abord auprès des consommateurs,
09:37puisque 9 Français sur 10 déclarent connaître cet événement,
09:41et 7 Français sur 10 ont prévu cette année d'y participer.
09:44Ce qui est quand même assez dingue, parce qu'il y a quoi ?
09:46Je ne sais pas, 5 ans ?
09:47Une dizaine d'années.
09:48C'est ça, une dizaine d'années, c'était pas français.
09:50Quand on regarde l'historique,
09:52il faut se rappeler que ça a été introduit en 2010 par Amazon,
09:54à l'époque il n'y avait pas vraiment de traction
09:56autour de cet événement,
09:57ça a vraiment commencé à prendre son essor en 2014,
09:59donc en réalité, c'est un événement qui a 10 ans,
10:01et en 10 ans, qui est devenu complètement incontournable
10:03pour les clients.
10:04Donc 7 Français sur 10 qui ont prévu d'y participer
10:06cette année, c'est même une hausse par rapport à il y a 2 ans,
10:08c'était seulement la moitié des Français.
10:10Et puis c'est aussi devenu incontournable
10:12pour les distributeurs,
10:13qui ne peuvent plus faire l'impasse dessus,
10:15s'ils veulent préserver leur vente du mois de novembre,
10:18mais aussi des achats de Noël.
10:19Bien sûr.
10:20Raphaël Mansour,
10:21est-ce que ça veut dire qu'on ne peut plus lutter
10:23entre ces journées de frénésie de consommation ?
10:26Exactement, je pense qu'on ne peut pas lutter contre.
10:28Il y a des entreprises qui décident de ne pas faire
10:30le Black Friday,
10:31donc qui décident de ne pas prendre la parole,
10:33c'est dommage.
10:34Je pense que la meilleure approche,
10:36comme mon entreprise Le Closet,
10:37c'est d'avoir, de participer à des mouvements
10:39comme le Share Friday,
10:40qui met en lumière des boîtes de l'économie circulaire,
10:42qui s'inscrivent dans le mouvement du Black Friday,
10:44mais avec une approche un petit peu différente,
10:46qui permet de faire de la notoriété derrière.
10:48On rentrera dans le détail de ce Share Friday.
10:50Vous proposez un White Friday,
10:52alors c'est quoi un White Friday ?
10:54Un White Friday,
10:55c'est la capacité à trier et valoriser
10:58l'ensemble des produits qui dorment dans nos placards.
11:01Si on prend quelques chiffres,
11:02on se rend compte que 59% des Français
11:05possèdent un parfum qu'ils n'ont jamais mis,
11:07un tiers des smartphones qui circulent en Europe
11:10ne sont pas utilisés.
11:11Quand vous prenez bout à bout
11:12sur l'ensemble de ces catégories de produits,
11:14il y a un potentiel formidable
11:15pour les consommateurs à revaloriser.
11:17Le White Friday, c'est une possibilité de revente,
11:20de dons ou de recyclage de ces produits qui dorment
11:22pour recréer de la valeur derrière.
11:24Ça fait du bien pour le portefeuille
11:25et pour la planète.
11:26Effectivement.
11:27Vous avez signé avec une vingtaine de startups,
11:29c'était le mois dernier,
11:30une tribune sur ce Share Friday.
11:33Peut-être d'un mot d'abord,
11:34parce que peut-être que tout le monde
11:35ne connaît pas le Closet,
11:36c'est quoi ?
11:37C'est de la location de vêtements ?
11:38Le Closet, c'est une entreprise
11:39qui propose de la location de vêtements
11:40pour femmes par abonnement mensuel.
11:41Ça permet de louer ses vêtements
11:42de manière illimitée
11:43contre un abonnement mensuel qui est fixe.
11:45Ça inclut tout, le transport, la blanchisserie.
11:47Ça permet de renouveler sa garde-robe
11:49sans avoir à faire des achats compulsifs.
11:51On s'inscrit dans une logique d'économie circulaire
11:53et on permet de consommer la mode
11:55sans avoir à acheter, acheter, acheter
11:56et participer au mouvement de la face.
11:58Ce Share Friday, c'est quoi dans le détail ?
12:01Le Share Friday, c'est une initiative
12:03qui a été lancée par deux entreprises
12:06qui sont Give et Home Exchange
12:08qui a rassemblé une vingtaine d'entreprises
12:09comme la mienne, le Closet,
12:10et dont le but, c'est de s'inscrire
12:12dans un mouvement de notoriété
12:14de ce moment de novembre, Black Friday,
12:16de ne pas louper le coche,
12:17mais avec quand même un message
12:19qui est différenciant,
12:20qui est comment est-ce qu'on réussit
12:22à proposer une économie circulaire
12:24sans entrer dans la surconsommation
12:26du Black Friday.
12:27C'est des produits d'économie circulaire,
12:28des services de l'économie circulaire
12:30qui participent au mouvement du Black Friday
12:32avec une approche qui est très différente.
12:33Cette économie circulaire dont vous parlez
12:35dans votre livre, Clément Chenu,
12:37vous la voyez grandir ?
12:39Si on fait un petit bilan à 10 ans,
12:41quelle part elle prend finalement
12:43puisque vous parlez de recroissance
12:45dans ce livre ?
12:46Oui, effectivement.
12:47Déjà peut-être une petite définition
12:49sur l'économie circulaire
12:50qui est tout sauf du recyclage.
12:51Ce n'est pas que du recyclage,
12:52c'est comment je fais pour créer de la valeur
12:54sur l'ensemble du cycle de vie du produit.
12:56C'est-à-dire qu'on va passer d'une logique
12:58où la valeur est sur la production
12:59à la conception de produits
13:01qui sont conçus pour être durables,
13:02avec une durée de vie qui peut être rallongée
13:04avec des nouveaux services
13:05et même gérer cette fin de vie.
13:06Quand on prend un chiffre marché,
13:07cette économie circulaire aujourd'hui
13:09stagne à environ 8-9%,
13:11ce qui est relativement faible,
13:12mais qui est aussi lié au fait
13:13que le taux de circularité
13:14ne monte pas aussi vite
13:16que la croissance économique.
13:17Donc, c'est un des leviers
13:20qui fait qu'en ratio finalement,
13:22elle a du mal à suivre.
13:24Par contre, quand on regarde le potentiel,
13:25il est extraordinaire.
13:26C'est-à-dire que l'étude du WBCSD
13:29indique qu'il y a un potentiel
13:31de gain économique à horizon 2030
13:33de 7700 milliards d'euros.
13:37Quand les chiffres sont aussi élevés,
13:39on hésite.
13:407700 milliards d'euros.
13:41C'est-à-dire 2,5 fois le PIB de la France.
13:43Donc, vous voyez,
13:44il y a une sacrée part du gâteau
13:45et on a plutôt intérêt à y aller.
13:46Donc, c'est une opportunité économique.
13:48On voit effectivement des thématiques
13:49comme le Black Friday,
13:50et vous le dites,
13:51qui sont très présentes
13:52chez les consommateurs.
13:53Mais je crois fortement aussi
13:54à une diversification finalement
13:55de l'offre par l'économie circulaire.
13:57Parce que si on revient à notre thème,
13:58les achats de Noël,
13:59si on fait une sorte de bilan carbone
14:01de ces achats,
14:02on a trouvé ces chiffres.
14:03Les cadeaux, ça représente 57%
14:05des émissions de gaz à effet de serre
14:07de Noël.
14:08Puis alors, si on rentre dans le détail,
14:09objet numérique, c'est 2% des cadeaux,
14:11mais 15% des émissions.
14:13Bijoux, tu es un peu surpris de ça.
14:152% des cadeaux, 15% des émissions.
14:17Quand on promeut cette idée
14:20d'un Noël responsable,
14:22François-Xavier Salé,
14:23est-ce que ce n'est pas illusoire finalement ?
14:25Parce qu'on a ancré en nous
14:27de telles habitudes de consommation
14:28depuis aussi longtemps
14:30que se dire on va faire un Noël responsable,
14:32bon ok.
14:33Oui, alors effectivement,
14:34il y a toujours un peu
14:35une ambivalence sur ce sujet-là.
14:37Ce qu'on constate,
14:38c'est souvent une ambivalence
14:39entre besoin de pouvoir d'achat d'un côté
14:41et ses enjeux environnementaux
14:42et les responsabilités de l'autre.
14:44Quand on interroge les Français,
14:45on voit que 4 Français sur 10
14:47expriment,
14:49prennent en compte
14:50les sujets d'environnement
14:51et de responsabilité
14:52dans leurs décisions d'achat.
14:53Et ce qui est intéressant,
14:54c'est que quand on leur demande
14:56dans quelle mesure ils seraient prêts
14:57à payer plus cher
14:58pour un objet qui serait plus responsable,
14:59là on passe à seulement 1 Français sur 10.
15:01Donc en réalité,
15:02notamment dans cette période d'inflation
15:04et de baisse du pouvoir d'achat,
15:05on voit que s'il y a un compromis à faire,
15:07ça va être plutôt sur cet aspect environnemental
15:09pour l'instant,
15:10même si les habitudes ont tendance à changer,
15:12plutôt que sur le prix.
15:13Et puis je voudrais te parler
15:14du fait d'offrir un objet
15:16qui peut être un objet de seconde vie,
15:18d'offrir un objet de seconde vie à Noël.
15:20Ça crée presque des débats dans les familles,
15:22vous voyez ce que je veux dire ?
15:24C'est presque,
15:25je vais m'en plaider des grands mots,
15:27mais un engagement politique.
15:28Et donc ça peut ouvrir des débats
15:30à un moment où, au contraire,
15:31on veut que la famille soit réunie
15:33et que personne ne s'engueule autour de la table.
15:34Vous voyez ce que je veux dire ?
15:35Ça peut être un frein, ça, d'après vous ?
15:37Je pense que l'ambivalence principale
15:39est par rapport au prix.
15:40Je pense qu'il y a une conviction
15:42croissante des Français
15:43et que ces éléments doivent être pris en compte
15:45dans les décisions d'achat.
15:46On voit que c'est vraiment un comportement
15:48qui progresse,
15:49et c'est le cas en France,
15:50et c'est le cas en Europe,
15:51de manière générale.
15:52Je pense que petit à petit, on y va.
15:54Après, la question, c'est comment on fait
15:56pour trouver justement ce bon compromis.
15:58Et je pense que des sujets autour du reconditionnement
16:00et de la circularité
16:01permettent justement de casser ce compromis
16:03entre les deux
16:04et de répondre aux deux enjeux
16:05et de pouvoir d'achat et de responsabilité.
16:08Même question, Ralph Mansour,
16:09sur l'aspect psychologique
16:10d'offrir finalement un cadeau de seconde main.
16:12En fait, moi, je suis assez convaincu
16:14que les gens veulent continuer à se faire plaisir.
16:16Il faut continuer à se faire plaisir,
16:17il ne faut pas se priver dans la culpabilité toujours.
16:19On est d'accord,
16:20un discours positif, désirable de la transformation.
16:22Il faut faire attention au portefeuille.
16:24Il y a des soucis de pouvoir d'achat.
16:26Et donc, en fait,
16:27il faut réussir à trouver les produits
16:28qui permettent de se faire plaisir
16:29et qui permettent de faire attention
16:31à son portefeuille.
16:32Il y a un rôle des entreprises
16:33de s'inscrire là-dedans.
16:34Comment est-ce qu'on réussit
16:35à proposer une consommation plus responsable
16:38tout en permettant aux consommateurs
16:40de continuer à se faire plaisir
16:41en faisant des économies ?
16:42Donc, il y a un vrai rôle de l'entreprise
16:43de s'inscrire,
16:44d'offrir des bons produits
16:45qui respectent ses cases.
16:47Donc, ça demande d'être créatif.
16:49Mais c'est plus compliqué à Noël quand même, non ?
16:51C'est possible.
16:52C'est le meilleur moment pour le faire,
16:53mais c'est là que les gens consomment beaucoup.
16:55C'est pour ça que nous,
16:56le Closet,
16:57on a fait une offre de Noël
16:58avec un abonnement
16:59qui permet de louer ses vêtements.
17:00Donc, on se fait plaisir,
17:01on se fait même très plaisir.
17:02On économise
17:03parce qu'on achète moins de vêtements
17:05et c'est un beau cadeau.
17:06Donc, il y a plein de cadeaux
17:07qui s'inscrivent là-dedans.
17:08Il faut être créatif.
17:09Il faut sortir des bons produits,
17:10des bons projets.
17:11Clément Chenu,
17:12alors, il y a l'aspect psychologique,
17:14mais on peut peut-être
17:17lutter contre ce frein psychologique
17:19en rappelant tout simplement
17:20qu'il y a des filières,
17:21des magasins,
17:22enfin que ça existe, quoi.
17:23Vous voyez ce que je veux dire ?
17:24Exactement.
17:25Aujourd'hui, quand on regarde en France,
17:26la France est pionnière
17:27en plus en la matière.
17:28Il y a un nombre de filières
17:29qui se créent
17:30sur l'ensemble des catégories de produits.
17:31Prenons-en un d'ailleurs
17:32pour les fêtes de Noël
17:33qui est la filière jouet
17:34qui essaie d'accélérer
17:35et justement se mettre en mouvement
17:36sur ces thématiques
17:37de vente de produits seconde main
17:39ou même de gestion
17:40de la fin de vie de ces produits
17:41parce que quand vous prenez un jouet,
17:42en réalité,
17:43il est utilisé pendant huit mois
17:45avant de disparaître dans le placard,
17:46justement.
17:47Donc, il y a tout un intérêt économique
17:48et donc, c'est de plus en plus démystifié
17:50du moins chez les consommateurs
17:51qui comprennent aussi
17:52que la seconde main,
17:53c'est aussi une manière
17:54de se faire plaisir,
17:55de faire plaisir à son enfant
17:57et si le cas est chéant,
17:58avec les jouets.
17:59Et c'est en train vraiment
18:00de croître, comme je le disais,
18:01sur l'ensemble des dimensions.
18:02Mais ça veut dire que
18:03quand je dis qu'il y a
18:04un frein psychologique,
18:05ce constat, il est daté d'après vous
18:08ou il existe encore ?
18:09C'est-à-dire que
18:10le frein psychologique
18:11d'offrir un jouet
18:12ou un cadeau
18:13de seconde main à Noël.
18:14Je pense que c'est une barrière
18:15qui est en train d'être levée.
18:17On parlait de la contrainte prix.
18:18Quand vous prenez un produit
18:19de seconde main,
18:20il est naturellement
18:21avec un prix,
18:22avec une décote.
18:23Si on prend aussi
18:24dans les habitudes,
18:25dans les comportements
18:26des consommateurs,
18:28À l'origine, l'e-commerce
18:29était perçu comme étant
18:30quelque chose
18:31qui allait complètement
18:32déstructurer, être négatif
18:33pour la vente dans les magasins.
18:34Et là, on voit bien
18:35que c'est un complément
18:36finalement d'offre
18:37sur des produits
18:38de première main ou existants.
18:39Donc, on va avoir...
18:40Ça va être progressif.
18:41Ça ne se fait pas
18:42en un coup de baguette magique.
18:43Sinon, on aurait déjà
18:44trouvé la solution.
18:45Mais effectivement,
18:46ce sont des nouveaux comportements.
18:47Si je pouvais donner
18:48une grille de lecture,
18:49trois mots, trois termes.
18:51Utilité, la notion d'utilité
18:52sur le fait d'acheter.
18:53Est-ce que j'ai besoin
18:54de ce produit ?
18:55Est-ce que j'ai besoin
18:56de ce produit ?
18:57L'usage.
18:58Est-ce que c'est un usage
18:59intensif ou pas ?
19:00Donc, se poser vraiment
19:01cette question.
19:02Et quelle expérience
19:03je veux véhiculer au travers
19:04de ce geste d'achat ?
19:05Il est où le plaisir
19:06d'en parler à Alphonso
19:07à l'instant ?
19:08Dans cette expérience.
19:09Là, les mots que vous employez,
19:10moi, je ne les associe pas
19:11à la notion de plaisir,
19:12par exemple.
19:13La notion de plaisir,
19:14pour moi, est associée
19:15à cette expérience
19:16englobante, finalement.
19:17Si vous avez acheté
19:18un produit et que vous
19:19en faites l'usage,
19:20à ce moment-là,
19:21vous en faites autre chose.
19:22Mais je joue ce rôle
19:23exprès parce que je suis
19:24en train de recréer
19:25la discussion de famille.
19:26Vous voyez ce que je veux dire ?
19:27Ok, tu m'as offert
19:28un cadeau de seconde main,
19:29mais bon, t'es bien gentil,
19:30mais ça veut dire quoi ?
19:31Ça veut dire que je suis
19:32moins important que celui
19:33à qui tu as offert
19:34un cadeau de première main ?
19:35Voilà, c'est ça
19:36la discussion potentielle.
19:37Donc, ce n'est pas si simple.
19:38Bon, allez, ça, c'est mon opinion.
19:39Je sors simplement
19:40des achats de Noël,
19:41François-Xavier Salé,
19:42sur ce Black Friday
19:43parce qu'on parle
19:44de pouvoir d'achat
19:45les uns les autres
19:46depuis un moment.
19:47C'est aussi, évidemment,
19:49un moyen de faire
19:50des bonnes affaires.
19:51Ça veut dire quoi ?
19:52Dans votre étude,
19:53on voit que les Français
19:54s'y préparent de plus en plus tôt.
19:55Absolument.
19:56Donc, effectivement,
19:57si on regarde les chiffres
19:58sur le Black Friday,
19:59cette année, les Français
20:00ont prévu dépenser
20:01en moyenne 315 euros
20:02pendant cet événement.
20:03Il y a eu une augmentation
20:04d'à peu près 20 %
20:05par rapport à l'année précédente.
20:06En fait, cette augmentation
20:07est un peu double.
20:08D'un côté, il y a
20:09une démarche très pragmatique
20:10liée à cette baisse
20:11de pouvoir d'achat
20:12et l'inflation
20:13où, en fait,
20:14on va avoir beaucoup
20:15de consommateurs
20:16qui vont préparer
20:17et 60 % des consommateurs
20:18vont profiter du Black Friday
20:19pour faire leurs achats de Noël
20:20et qui vont aussi profiter
20:21des promotions très attractives
20:22aux alentours de 35 %.
20:23Ça, c'est plutôt bon signe
20:24parce que ça veut dire
20:25qu'on évite peut-être
20:26une petite partie
20:27de la surconsommation
20:28ou de la consommation frénétique
20:29ce jour-là.
20:30Exactement.
20:31Plus on a préparé,
20:32plus on achète des objets
20:33utiles et d'usages.
20:34Exactement.
20:35Il y a une partie
20:36qui est du transfert
20:37vers l'avant
20:38de courses
20:39qui auraient été faites après.
20:40Après, on ne peut pas nier
20:41qu'il y a quand même
20:42une certaine part
20:43d'augmentation
20:44et de consommation
20:45un peu débridée
20:46pendant ces événements.
20:47Encore une fois,
20:48cette ambivalence
20:49dont je parlais précédemment,
20:50elle se retrouve aussi
20:51dans les types de consommation
20:52au moment du Black Friday.
20:53Avec une logique de prix
20:54dont vous nous avez parlé.
20:55Si on prend votre exemple,
20:56on va rentrer dans le détail.
20:57Un abonnement, c'est quoi
20:58et c'est combien
20:59de vêtements potentiels ?
21:00Si on fait la différence
21:01entre ce que j'aurais acheté
21:02et ce que je porte
21:03avec le closet ?
21:04Le closet, en fait,
21:05propose des abonnements
21:06qui coûtent 70 euros
21:07par mois.
21:08C'est-à-dire
21:09qu'il n'y a pas
21:10d'abonnement
21:11pour les vêtements.
21:12Si on compare par rapport
21:13à l'achat,
21:14on réussit
21:15à faire des économies
21:16sur l'année
21:17qui vont jusqu'à une centaine
21:18de vêtements
21:19que je ne vais pas acheter.
21:20Plus de 1 000 euros
21:21en faisant la différence
21:22entre l'équation d'économie.
21:23Ça permet de continuer
21:24à se faire plaisir,
21:25s'habiller,
21:26renouveler ses tenues,
21:27renouveler sa garde-robe
21:28sans avoir à acheter
21:29parce qu'un vêtement
21:30sur deux,
21:31c'est plus cher
21:32qu'un vêtement sur trois.
21:33C'est-à-dire
21:34qu'il y a plus d'économies
21:35sur l'année
21:36et plus d'achats.
21:37C'est-à-dire qu'il y a
21:39sa garde-robe
21:40sans avoir à acheter
21:41parce qu'un vêtement sur deux
21:42qu'on achète
21:43dans le commerce classique
21:44n'est jamais mis
21:45ou il est mis
21:46moins de deux fois.
21:47Oui, c'est ça.
21:48Il est à peine porté.
21:49Ça aussi, c'est un élément
21:50assez dingue.
21:51Le chip, c'est
21:52moins de deux fois
21:53sur un vêtement sur deux
21:54que j'achète dans le commerce.
21:55C'est énorme.
21:56Ça permet d'éviter ça.
21:57Une dernière question
21:58sur ce mot de recroissance
21:59dont vous parliez,
22:00Clément Chenu,
22:01dans votre livre.
22:02Qu'est-ce que ça veut dire ?
22:03C'est une nouvelle croissance ?
22:04C'est quoi ?
22:05C'est une nouvelle croissance.
22:06Il faut faire attention
22:07avec les termes
22:08qui peuvent être galvaudés.
22:09On parle beaucoup
22:10de décroissance
22:11quand on parle
22:12développement durable.
22:13Là, l'objectif,
22:14c'est vraiment de se dire
22:15que l'économie circulaire
22:16offre une légitimité nouvelle
22:17au développement durable
22:18puisque certains produits
22:19sur le long terme
22:20vont être remplacés par d'autres.
22:21Il suffit de regarder
22:22les énergies renouvelables
22:23qui vont remplacer les fossiles.
22:24Vous prenez une voiture…
22:25Ça prend du temps.
22:26Ça prend du temps, malheureusement.
22:27Je recevais des gens
22:28qui sont dans le domaine
22:29de l'aviation.
22:30Ce n'est pas si simple
22:31l'équation.
22:32Si on prend cette bascule
22:34de la valeur qui est
22:35sur la production
22:36et sur l'ensemble
22:37du cycle de vie,
22:38il y aura de nouveaux services
22:39qui vont émerger.
22:40Il y aura plus de valeurs
22:41générées par produit.
22:42On va optimiser
22:43l'usage des ressources
22:44naturelles dès l'amont
22:45en faisant le bon choix
22:46dans les produits,
22:47la bonne éco-conception
22:48pour que ça dure bien
22:49sur le cycle de vie.
22:50On va aussi optimiser
22:51avec des nouveaux modèles
22:52comme fait le Closet
22:53qui vont mettre l'usage
22:54au cœur du débat
22:55et se dire
22:56que peut-être
22:57je n'ai pas besoin
22:58de posséder une voiture
22:59mais d'accéder
23:00à des services de mobilité
23:01pour aller d'un point A à un point B.
23:02Merci beaucoup.
23:03Merci à tous les trois.
23:04C'était très intéressant.
23:05Je rappelle le titre
23:06de votre livre,
23:07Clément Chenu,
23:08Génération circulaire,
23:09publié aux éditions Contente.
23:10À très bientôt et bonne fête
23:13puisqu'on est encore dans la période.
23:15On peut se le souhaiter.
23:16On passe tout de suite
23:17à notre rubrique Start-up.
23:24Smart Ideas
23:25avec Emmanuel Hémon.
23:26Bonjour.
23:27Bonjour.
23:28Bienvenue.
23:29Vous êtes le président
23:30d'Ocean Keys,
23:31en 2016.
23:32C'est quoi le principe
23:33d'Ocean Keys ?
23:34Qu'est-ce que vous proposez ?
23:35On est un peu révolutionnaire
23:36dans le monde de l'alimentation.
23:38On est la première start-up
23:40qui a inventé
23:41et breveté
23:42le saumon fumé végétal.
23:44100% à base d'algues
23:46et de plantes.
23:47Comment on fait ?
23:48J'imagine que ça a demandé
23:49quelques années
23:50de recherche et développement,
23:51d'itération sur le goût,
23:52la texture.
23:53Racontez-nous ça.
23:54Exactement.
23:55De nombreuses années
23:56de recherche
23:57en reprenant
23:58avec Michel Laroche
23:59et Arnaud Bachelier,
24:00mes associés actionnaires,
24:02on a même eu un petit peu
24:05cet impact sur la société
24:08en travaillant la recette,
24:09en arrêtant de prospecter
24:11la dimension commerciale
24:13pour refaire la recette
24:14entièrement pendant un an.
24:16On l'a fait à base d'algues,
24:18principalement,
24:19de plantes,
24:20de maïs et de pois.
24:21Avec l'idée d'avoir
24:22une texture
24:23qui ressemble au saumon ?
24:24C'était votre point de départ ?
24:26Absolument.
24:27Le premier item,
24:28c'est qu'il faut que ça ressemble
24:29à un aspect en couleur.
24:30Avec les cerises blanches,
24:31on a, visuellement,
24:32vous pouvez les constater,
24:3380 % des gens
24:34qui voient le produit
24:35disent que ça ressemble
24:36à du saumon.
24:37On voit les photos
24:38en même temps.
24:39Après, la question
24:40qui est peut-être
24:41la plus importante,
24:42c'est la question
24:43des qualités nutritionnelles
24:44de ce produit.
24:45Qu'est-ce qu'on y trouve ?
24:46On est nutriscorp B,
24:47le saumon est D aujourd'hui,
24:48E demain,
24:49à cause du sel.
24:50Donc, on est B,
24:51on est sain
24:52et on est surtout
24:53en sécurité alimentaire.
24:54On n'a pas de pesticides,
24:55on n'a pas d'antibiotiques,
24:56on n'a pas de soja,
25:00et on n'a surtout
25:01pas de métaux lourds.
25:02C'est-à-dire que
25:03tous les métaux lourds
25:04que vous rencontrez dans la mer
25:05et qui sont un peu absorbés
25:06par le saumon fumé,
25:07parce qu'il est naturel,
25:08mais il absorbe...
25:09C'est un carnivore,
25:10donc c'est le dernier
25:11de la chaîne alimentaire.
25:12Donc, il absorbe
25:13tous les métaux lourds
25:14des petits poissons.
25:15Nous, on n'en a pas.
25:16Et on n'a pas
25:17de microplastique non plus.
25:18Désolé.
25:19Effectivement,
25:20c'est une bonne nouvelle.
25:21Mais vous avez quand même
25:22des oméga-3,
25:23parce que les produits
25:24de la mer,
25:25ils sont très riches
25:27Les oméga-3,
25:28il faut savoir,
25:29c'est fondamental
25:30parce qu'on ne synthétise pas
25:31dans notre corps
25:32les oméga-3.
25:33On est bien
25:34en ce qui concerne
25:35les oméga-6,
25:36mais pas les oméga-3.
25:37Et il nous faut des oméga-3
25:38pour le cœur,
25:39la vision
25:40et surtout le cerveau.
25:41Et on parle d'oméga-3,
25:42c'est un peu technique,
25:43mais de DHA, EPA.
25:44Et grâce aux algues
25:45que l'on intègre
25:46dans notre produit,
25:47nous avons le même...
25:48On a même
25:49autant d'oméga-3
25:50que le saumon fumé.
25:51C'est ce qu'on garantit.
25:52Et il vous faut
25:53des oméga-3,
25:54notamment pour les femmes
25:55enceintes,
25:56où il faut un apport.
25:57En principe,
25:58ce n'est pas conseillé
25:59de consommer du saumon fumé
26:00pendant les trois premiers mois
26:01de la grossesse.
26:02Mais nous,
26:03on peut, avec notre produit,
26:04apporter les oméga-3
26:05qu'il y a dans le saumon fumé.
26:06C'est le même taux.
26:07Donc ça,
26:08c'est pour les qualités,
26:09le comparatif
26:10et les qualités nutritionnelles.
26:11Après, il y a évidemment
26:12l'impact environnemental.
26:13Si on compare
26:14du saumon d'élevage,
26:15parce que ce qu'on consomme,
26:16c'est principalement
26:17du saumon d'élevage,
26:18et l'alternative
26:19que vous proposez
26:21On aimerait bien,
26:22on a le coutume
26:23de dire également
26:24qu'on veut être
26:25la troisième voie.
26:26Vous avez le saumon sauvage,
26:27il y en a de moins en moins,
26:28parce que 98%,
26:2995% du saumon
26:30que vous consommez,
26:31c'est du saumon d'élevage.
26:32Mais malheureusement,
26:33ce saumon d'élevage
26:34qui est une solution,
26:35c'est très consommateur
26:36d'énergie.
26:37On dit qu'une ferme
26:38ou un élevage
26:39de plusieurs milliers,
26:4010 000 tonnes
26:41de saumon,
26:42ça consomme l'énergie
26:43d'une ville
26:44de 40 000 habitants.
26:45Donc c'est très énergétique.
26:46C'est une solution
26:47qui consomme
26:4840 000 habitants.
26:49Donc c'est très énergivore.
26:50Et puis ça pollue
26:51aussi un petit peu.
26:52Et puis il y a aussi
26:53une surpopulation
26:54de saumon.
26:55C'est des animaux
26:56de 5 kilos.
26:57Donc il y a une surpopulation
26:58par mètre cube.
26:59Nous on n'a pas
27:00ce problème là.
27:01Déjà,
27:02on a un peu plus
27:03en dépense de CO2,
27:04on a trois fois moins
27:05d'impact carbone
27:06que les fermes.
27:07Et puis surtout,
27:08on ne pollue pas
27:09à la même hauteur.
27:10Donc on a le coutume
27:11de dire,
27:12on ne dit pas d'arrêter
27:13de consommer du saumon.
27:14Parce que
27:15les gens
27:16les français
27:17adorent le saumon.
27:18Mais on dit parfois
27:19de substituer,
27:20notamment dans
27:21des plats chauds
27:22ou froids,
27:23parce qu'on peut être
27:24chaud ou froid,
27:25de consommer
27:26notre produit.
27:27Et surtout un plat chaud,
27:28c'est l'illusion.
27:29Vous ne verrez pas
27:30la différence.
27:31Est-ce que vous dites,
27:32on va terminer là-dessus,
27:33que finalement,
27:34se nourrir autrement,
27:35parce que c'est ça
27:36le point de départ
27:37de Shenki,
27:38est-ce que vous dites
27:39que c'est une obligation
27:40aujourd'hui,
27:41avec vos produits,
27:42mais d'une manière générale ?
27:43On ne veut pas que ça
27:44soit une obligation,
27:45parce qu'il a dit
27:46avant nous,
27:47avec la surpopulation,
27:48avec les impacts environnementaux,
27:49il faut qu'on commence
27:50à penser végétal.
27:51Alors lui,
27:52il va très loin,
27:53il dit qu'il faut que
27:5480% de la nourriture,
27:55de l'alimentation,
27:56commencent à être
27:5780% végétal,
27:5820% animal.
27:59Il y a des protéines
28:00dans les deux cas.
28:01Nous, on dit
28:02qu'on peut substituer
28:03un cas ou deux cas
28:04sur dix
28:05du saumon fumé,
28:06en prenant notre produit
28:07par exemple.
28:08Il y a des protéines
28:09et il y a surtout
28:10des oméga-3
28:11qui sont les nutriments
28:12nécessaires.
28:13Merci beaucoup
28:14Emmanuel Émond
28:15et bon vent
28:16à Océan Kiss.
28:17Voilà, c'est la fin
28:18de ce numéro de Smart Impact.
28:19Merci à toutes et à tous
28:20de votre fidélité
28:21à la chaîne des Audacieuses
28:22et les Audacieux.
28:23Salut !
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